12.11.2008
Pour en finir avec les crises financière
Les Amis du Monde Diplomatique
En partenariat avec JUSTICE et LIBERTES et ATTAC
V o u s i n v i t e n t à l a c o n f é r e n c e d e FREDERIC LORDON
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris
Chercheur au CNRS et au CEPREMAP
Economiste -- Ecrivain
Thème :
Jusqu'à quand ?
Pour en finir avec les crises financière
Mardi, 18 novembre 2008 à 19h3
Patio de l'Université Marc Bloc
Amphithéâtre n°
22, rue René Descartes
Strasbourg
Entrée libre dans la limite des places disponibles
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| Tags : crise financière, banque dexia, livret a, la poste, gouvernement français |
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11.10.2008
La crise financière, immorale jusqu’au bout !
Source / auteur : http://www.solidaires.org/
La crise financière, immorale jusqu’au bout !
Les images de petits traders, le regard rivé sur la descente vertigineuse des indices boursiers de la planète et de leurs collègues, petits banquiers chassés la corbeille sous le bras du siège de leur banque sont devenues le spectacle favori des médias ces jours ci. Il est aisé pour certains politiques et économistes de faire porter la crise du capitalisme sur des financiers véreux ou des patrons bénéficiaires de parachutes dorés. Que de tels personnages existent, c’est vrai. Qu’ils soient écoeurants, c’est vrai. Mais cela ne disculpent d’aucune manière les politiques qui les ont soutenus et même encouragés. Monsieur Sarkozy a beau jeu de dénoncer le scandale des subprimes. Il oublie que c’est lui qui voulait, il y a un an, développer le crédit hypothécaire (c’est la même chose) en France. Un bal des faux-culs dont nous risquons bien d’être les dindons de la farce !
Une perte de 3 milliards nationalisée !
Comment accepter qu’en une journée, le gouvernement Français toujours prompt à pointer les déficits publics trouve 3 milliards d’€ pour participer au renflouement de la banque DEXIA ? Rappelons que cette institution bancaire au service du financement des collectivités locales était publique avant d’être privatisée, pour acquérir plus d’autonomie, être libre de se lancer à l’international. Ca nous rappelle un certain discours ! La somme destinée à sauver les impécunieux banquiers correspond curieusement à celle que cherchent les patrons de La Poste pour se développer... à l’international !
DEXIA était ainsi libre de se payer FSA (Financial Security Assurance Inc.), un réassureur de crédit américain dans une relation « gagnant gagnant ». C’est perdu ou plutôt c’est la collectivité qui y perd sur sa feuille d’impôt !
Les capitalistes, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît... !
Le 1er octobre, le premier ministre Fillon proposait une solution miracle pour sauver ses amis banquiers : puisque ses concitoyens n’ont plus confiance dans les banques et jouent la carte de la prudence en épargnant massivement sur le Livret A (près de 20 milliards d’€ supplémentaires prévus fin 2008 sur les comptes de la Caisse des Dépôts, Livret A + Livret bleu capitaliseront près de 160 milliards d’€), il allait rééquilibrer tout cela et refaire descendre les « excédents d’épargne » vers le bilan des banques aux abois.
Après une levée de boucliers, c’est le Président de La République qui a tranché en offrant les fonds du Livret Développement Durable en pâture, près de 60 Milliards dont les banques disposent déjà en grande partie. Belle arnaque quand on sait que le 1er janvier 2009 Livret A, Livret Bleu et LDD seront « fusionnés », bien malin qui pourra distinguer les fonds « sécurisés » de ceux engouffrés dans le bilan des banques.
Plus de fondations, les travaux continuent !
C’est dans ce contexte que se joue l’avenir de La Poste, avec un gouvernement aveugle et sourd aux réels besoins de la société. Plus que jamais la volonté de privatiser La Poste apparaît comme un verrou idéologique à faire sauter pour les tenants du libéralisme le plus forcené. Les privatiseurs sont parfaitement conscients des conséquences directes de leur stratégie sur l’emploi, sur la cohésion sociale, sur les territoires. Ils savent comme ils savaient parfaitement que la bulle spéculative des subprimes américaines allait tôt ou tard éclater. Ce sont les mêmes qui croient encore aux vertus salutaires du marché. Facile avec un salaire annuel de 500 000€ !
La crise actuelle est un exemple plus parlant que tous les longs discours : le changement de statut de La Poste est un non-sens absolu ! La mobilisation contre sa privatisation est toujours plus d’actualité.
Le samedi 22 novembre, grande journée de manifestations !
Postiers, usagers, tous ensemble !
07:22 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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