30.04.2011
SIAO : l'annonce d'un échec
Un détenu de l'Elsau reçoit la visite au parloir de "son AS".
C'est l'association qui l'héberge qui via une "antenne RSA" gère son fric. Pratique pour lui faire signer un papier de règlement du loyer et des charges qui assèche le compte du gars.
Il passe donc directement à la case "indigent".
Dans la foulée la gentille AS lui dit ceci "Nous ne vous garderons pas votre place et à votre sortie nous ne pourrons pas vous reprendre. À partir de maintenant ce n'est plus nous qui décidons des places, c'est une nouvelle super structure qui décide en commission".
Nous supposons que cette aimable AS parle du SIAO ou système intégré d'accueil et d'orientation.
Quel va être le rôle de ce SIAO ?
À Strasbourg la situation est particulière. Dernièrement un article publicitaire sur l'ESTES mettait en avant les pratiques scandaleuses de cette école de formation aux métiers du "social". Ceux qui sortiront de cette école seront prêts à choisir sur dossier ce qui "sera bon" pour le SDF et bien formés à TRIER les SDF...
Une semaine avant le même journal faisait de la pub pour la fondation auteuil qui est justement et comme par hasard "impliquée" dans cette soit-disant école... La fondation auteuil : un paquet de pognon venu du privé qui lui permet de rafler tous les marchés de la misère... Tu peux tomber dans son filet dès l'enfance et y rester jusqu'à ta majorité, ta vie d'adulte... Ça ressemble à une secte non?.
Mais qui en parle à Strasbourg, qui dénonce ? Les associations de Strasbourg ont, depuis longtemps, laissés de côté "tous esprit associatif", elles sont devenues clairement "politiques". Il suffit de voir le travail fait par celles de Mulhouse pour se faire une idée, sans parler de l'école de Mulhouse... Le service social et de la solidarité de Mulhouse est également beaucoup plus impliqué.
Il y a fort à parier, que le SIAO va gérer les échecs de la non politique d'hébergement et pratiquer la "sélection".
En début d'année nous dénonçions le tri pratiqué par le 115. Nous étions bien seuls à nous étonner du nombre croissant de refus d'hébergement alors que nous savions qu'il y avait des places libres, notamment dans les logements mis à disposition par la Ville.
Lorsque nous contactions les associations à ce sujet, en leur présentant des gens en danger, toutes nous répondaient "c'est le 115 qui gère"... QUINZE MORTS depuis Octobre et personne n'est responsable ?
La loi Molle (Mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion) crée l'obligation de créer une place d'hébergement pour 1 000 habitants. Qui fera respecter la loi, le Préfet ? Il y a fort à parier que le futur SIAO de strasbourg ne viendra pas l'ennuyer...
Dans cet échec annoncé, que vont devenir les : sortants de prison, les personnes avec addiction, les malades et les étrangers en attente ou sans titre de séjour ?
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| Tags : sdf, siao, strasbourg, hébergement d'urgence, sans-abri, sans domicile fixe, benoist apparu, alsace, bas-rhin, sdf alsace |
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22.01.2011
Communiqué : Plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010 : Info ou Intox ?
C’est avec un certain culot que Benoit APPARU, secrétaire d’Etat au logement, a annoncé hier à la presse le financement de plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010, soit un niveau inégalé depuis plus de 30 ans. Hélas, la réalité est tout autre et ce chiffrage nécessite quelques explications supplémentaires. Ce « bidonnage » pourrait être amusant s’il ne servait à masquer un sujet aussi grave que les difficultés croissantes d’accès au logement de la population ; qu’il s’agissent des ménages modestes, des jeunes et des personnes âgées, des travailleurs migrants et même des « classes moyennes » dans les métropoles !
Le chiffrage annoncé (131 509) provient en fait de la concaténation des volumes de prêts programmés par la Caisse des dépôts en 2010 sur la ressource des fonds d’épargne (c'est-à-dire les ressources d’épargne populaire (LA, LDD, LEP) qu’elle centralise partiellement). Il y a évidemment un décalage temporel important (3 à 4 ans) entre la programmation d’un financement de programme et la livraison effective de logements ; en outre, pour des raisons diverses, un certain nombre de programmes autorisés et financés (entre 5 et 10 %) n’aboutit jamais.
Selon les chiffres produits par la CDC, seuls 50,2 % des prêts consentis en 2010 concernent des Prêts locatifs à usage social (PLUS), c'est-à-dire de « vrais HLM ». Près de 30 % constituent des PLS qui en fait s’adressent aux populations ayant des conditions de ressources 20 % supérieures au plafond exigé pour les HLM (qui couvre pourtant de 60 % des ménages). Les 20 % restant concernent les PLAI, c'est-à-dire essentiellement de petits logements (studios et 2 pièces) réservés aux personnes en difficulté et accompagnées d’un dispositif d’insertion et de suivi social.
A l’intérieur de ce volume global et en l’absence de tout fléchage ou traçabilité des financements, on ne peut discerner les programmes correspondants en fait à des reconstructions de logements sociaux démolis dans le cadre des opérations ANRU par exemple ou de ceux qui sont devenus obsolètes ou insalubres (rappelons qu’une bonne partie du parc social a plus de 50 ans). Il est en effet bon de souligner que chaque année des dizaines de milliers de logements sociaux disparaissent soit par suite de démolitions, soit par suite d’opérations d’accessions sociales (l’objectif fixé par le gouvernement est de 40 000 par an) soit par suite de « déconventionnements »…
Enfin, il faut aussi noter que 2010 fut l’année de réalisation de la cession en bloc, par ICADE (ex-SCIC) de près de 30 000 logements à vocation sociale en région parisienne à un consortium d’OLS (organismes HLM) ; opération réalisée et financée sur fonds d’épargne (au bénéfice des actionnaires publics et privés d’ICADE, filiale de la CDC) mais ne changeant rien, dans les faits, à la situation des demandeurs de logements sociaux. C’est également en 2010 que furent réalisées les opérations dites de rachat de VEFA (ventes en l’état futur d’achèvement) ; c’est à dire le rachat en bloc, moyennant une décote légère, à des promoteurs privés par des organismes HLM (OLS) de programmes de constructions de logements…ces opérations dont l’objectif réel était le « sauvetage » économique de certains promoteurs suite à crise financière de la fin 2008 devaient concerner globalement 30 00O logements, suivant les déclarations réitérées par N.SARKOZY.
Conclusion :
S’il est incontestable que le volume de prêts consentis en 2010 par la CDC sur fonds d’épargne a très fortement progressé en 2010 pour atteindre un niveau inégalé depuis longtemps, il est tout aussi patent que ceci correspondra dans les faits , et hors éléments exceptionnels, au financement de la construction d’environ 30 à 40 000 logements sociaux réellement nouveaux , soit le rythme observé effectivement depuis une vingtaine d’années.
Ce alors, que le nombre de demandeurs de logements sociaux vient d’atteindre les 1,2 millions, que le nombre de sans logis et de mal logés atteint des niveaux records (plus de 3 millions) et que le poids des dépenses de logement dans le budget des ménages ne cesse de croitre dangereusement.
Dans ce contexte catastrophique, il y a fort à parier que les motivations du secrétaire d’état au logement à se dresser un tel satisfecit sont multiples ; nous en relèveront deux :
Masquer les effets du désengagement de l’Etat en matière d’aide à la pierre : la contribution de l’Etat au financement du logement social en 2011 ne devrait pas dépasser 500 millions d’euros (soit pour le coup, un record à la baisse inégalé).
Laisser croire, alors que la bataille sur le niveau de centralisation à la CDC des fonds d’épargne populaire fait rage entre les banques et la Caisse des dépôts, que cette dernière dispose d’ores et déjà de ressources suffisantes pour répondre aux besoins actuels et futurs de logement sociaux.
Paris, le 21 janvier 2011
Contact : jean-philippe Gasparotto (06 07 94 11 20)
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| Tags : benoist apparu, logements sociaux, mal logement, plai, icade |
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16.12.2009
Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, a exigé, hier, des préfets la mise à l'abri de tous les sans domicile fixe qui la réclament. Mais oui, mais oui ...
il suffit que le grand froid s'installe et voilà que tout le monde découvre les sans-abris. Faut-il encore dire, et redire que la rue tue toute l'année et plutôt plus l'été ?
La rue n'est pas un problème de calendrier, ni de saison. Tout le monde s'affole, les médias articlent ... et rien ne change, la situation s'aggrave.
STOP AUX EXPULSIONS LOCATIVES, STOP AUX MARCHANDS DE SOMMEIL, STOP AUX LOGEMENTS INSALUBRES
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10.11.2009
Sans-abri: «Il faut d'abord régler la question de l'hébergement»
INTERVIEW - Olivier Bernard, président de Médecins du Monde, réagit au plan «pour un service public de l'hébergement» présenté ce mardi par le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu.
Recueilli par Marie Piquemal pour Libération
Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, a présenté ce mardi une série de mesures pour une meilleure prise en charge des mal-logés et des sans-abri. Entretien avec Olivier Bernard, président de Médecins du Monde, dont les maraudes sont présentes au quotidien dans la rue.
Quel est votre sentiment général sur ces annonces?
Chaque année, c'est la même chose. A l'approche de l'hiver, le gouvernement fait de nouvelles annonces en matière de logement. On se souvient par exemple de l'entrée en vigueur du dispositif Dalo (le droit au logement opposable, ndlr)... Et des décalages entre les intentions et la réalité : selon une récente étude, en Ile-de-France, seules 25% des personnes ayant obtenu un avis favorable des commissions de médiation ont été relogées.
Cela étant dit, il y a des choses intéressantes dans les annonces de Benoist Apparu aujourd'hui, comme cette notion de suivi individualisé des personnes vivant dans la rue.
Vous voulez parler de la proposition de «référent personnel» des sans-abri. Cette annonce est-elle réaliste ?
L'intention est intéressante. Sur le terrain, nos équipes essaient déjà de mettre en œuvre ce suivi personnalisé, en nouant des liens de proximité avec les personnes vivant dans la rue. L'idée d'un référent unique n'est donc pas une mauvaise idée. On est prêt à travailler sur la question. Même si rappelons-le, le meilleur moyen d'aider les sans-abri, c'est d'abord de régler la question de l'hébergement d'urgence. Et le volet logement du plan Apparu n'est pas suffisant.
On manque de places dans les hébergements d'urgence?
Oui, il faut plus de places mais surtout une offre plus adaptée. Médecins du monde se bat sur cette question depuis 2002: il faut absolument développer des structures d'hébergement plus souples, gérées en collaboration avec les associations. On le constate tous les jours: de nombreux sans-abri refusent de dormir dans ces centres car ils ne sentent pas en sécurité. En pratique, on demande des structures à taille humaine, accueillant 20 à 25 personnes. Il faut aussi leur permettre de venir avec leurs chiens, tolérer une certaine consommation d'alcool et les autoriser à rester plusieurs jours. Et mettre à leur disposition un casier personnel pour ranger leurs affaires.
Avez-vous été auditionné par Benoist Apparu ?
Non, pas directement. Mais on est en contact régulier avec le ministère. Et certaines des propositions présentées aujourd'hui s'inspirent d'expérimentations de terrain. Par exemple, Benoist Apparu a annoncé le développement d'équipes mobiles pour traiter les troubles psychiatriques des personnes vivant dans la rue. On a déjà mis en place un tel dispositif à Marseille après s'être rendu compte que les troubles psychiatriques sont 5 à 20 fois plus présents chez les sans-abri que dans le reste de la population.
20:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans domicile fixe, sans abri, plan hivernal, benoist apparu |
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24.06.2009
Le logement est il vraiment une préoccupation pour le gouvernement et tous les politiques ?
Plus de ministre donc, mais un simple secrétairiat d’Etat pour Benoist Apparu, jeune ump ambitieux, auprès de Jean-Louis Borloo !.
son blog avec quedalle sur le logement : http://www.benoistapparu.com/
Manifestement, le logement n'est pas une priorité du gouvernement. Le mépris, clairement affiché, pour la question de l'immobilier ne peut nous surprendre alors que le nombre de morts dans la rue a explosé cet hiver ...
18:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : benoist apparu, logement, urbanisme |
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