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27.04.2009

FORUM SOCIAL. Partis et associations vont échanger pendant une semaine pour trouver une alternative à la politique libérale du gouvernement

Un front alternatif contre la crise

La crise économique et sociale a révélé le manque de répondant des partis de gauche, atomisés dans une opposition plus verbeuse que concrète à la politique du gouvernement. C'est en tout cas l'avis des acteurs du sixième Forum social européen (FSL) de Gironde qui s'intitule « Résister pour bâtir un autre monde ».

Ce forum, créé en 2003 par AC 33, reprend nombre d'idées du forum social mondial. Il réunit des partis politiques comme le PCF et le Nouveau Parti anticapitaliste, des mouvements alternatifs comme Attac ou MAGJR 33, des collectifs comme La Santé un droit pour tous, des associations comme Droit au logement ou Espaces Marx, la Ligue des droits de l'Homme et le Réseau éducation sans frontières, Palestine 33 et l'Union juive française pour la paix, mais aussi des syndicats d'avocats et de magistrats.

Cette diversité, les participants la voient comme une richesse. Mais elle peut être une faiblesse si aucune alternative crédible au système libéral et aucune piste à court terme ne donnent à espérer aux couches populaires. Celles-ci, premières victimes de la crise, attendent autre chose que des débats d'idées et semblent parfois anesthésiées par les différents discours, ce que réfutent les organisateurs du FSL : « On ne peut pas parler d'"anesthésie", car la douleur est partout, les gens sont mécontents et le disent, mais ils sont paralysés par le manque de réponse politique. Notre but est d'agglomérer nos idées pour les rendre plus efficaces. »

De lundi à samedi

Cette semaine, tous les jours jusqu'à samedi (sauf vendredi, faute de salle et manifestation du 1er mai oblige), des ateliers se dérouleront à l'Athénée municipal de Bordeaux, place Saint-Christoly. En voici les principales lignes du programme.

Lundi (19 h 30-23 heures) : « La culture de paix contre une Europe forteresse » ; « Comment faire converger les luttes » ; « Diplomatie, bu- siness et dictature en Françafrique ».

Mardi (18 h 30-23 heures) : « Les Antilles et la transformation sociale » ; « Le rôle de l'état » ; « Pour des états généraux du droit et des libertés ».

Mercredi (19 h 30-23 heures) : « Que faire de nos déchets ? », « à qui profite la pollution des terres nourricières » ; « L'accès aux droits fondamentaux au sein de l'UE ».

Jeudi (19 h 30-23 heures) : « Des olives et des murs » (projection-débat) ; « Luttes pour le logement » ; « Marche du ras-le-bol » ; « Semons la biodiversité » ; « Faut-il changer l'école ? ».

Samedi (9 h 30-12 heures) : « être citoyen en Europe » ; « L'eau en bassin Adour Garonne » ; « 11-Septembre » ; « Crises et alternatives » ; « La santé et la solidarité ».

20.11.2008

33 La Halde mène une campagne d'information auprès des gens du voyage

Pour lutter contre les discriminations

L'Association départementale des Amis des Voyageurs 33 accueillait à Talence, jeudi 13 novembre, une journée d'information sur les discriminations.

« Ce dispositif national entre dans le cadre de l'année européenne de lutte contre les discriminations. La Halde (1), en partenariat avec la Fnasat Gens du voyage (2), organise une campagne de communication pour faire comprendre ce que sont les discriminations », précise Didier Botton, directeur de la Fnasat Gens du vosyage.

Effectivement, en 2007, sur l'ensemble des saisines, seules quinze émanaient de cette population. « Cinq rencontres ont eu lieu sur tout le territoire français pour favoriser l'information auprès des associations mais également favoriser les rencontres avec les gens du voyage et les correspondants de la Halde.

Une manière de faire comprendre la distinction entre sentiment d'injustice et discrimination. Les situations discriminatoires existent mais ne sont pas portées à la connaissance de la Halde », poursuit Didier Botton.

Approche pédagogique

Documents à l'appui, Jérôme Wenhard, travailleur social de la Sarthe, a proposé une première approche pédagogique. La terminologie « Gens du voyage », apparue dans les années 1970, regroupe les personnes qui résident en habitat mobile, qui sont sans domicile fixe et circulent en France ou exercent des activités ambulantes, comme les forains par exemple. Dans la loi française, cette appellation ne comporte aucune connotation ni ethnique ni communautariste. Dans la salle, de nombreuses questions fusent sur le titre de circulation, la commune de rattachement, la sédentarité, l'habitat.

« De toute manière, la loi s'applique toujours contre nous », explique une personne.

Pour Hélène Beaupère, directrice de l'Association départementale des Amis des Voyageurs, la complexité des dispositifs est un frein à la démarche de lutte contre les discriminations pour les gens du voyage. « Ils se sont habitués à la discrimination et font avec. »

À travers ces rencontres régionales, environ 150 personnes sont sensibilisées et informées et pourront transmettre pour réduire les pratiques discriminatoires.

Contact : Association départementale des Amis des Voyageurs 33.

Renseignements : 05 56 04 13 75.

(1) Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (2) Fédération nationale des associations solidaires d'actions avec les Tziganes, gens du voyage.

 
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