09.04.2009
Alsace Bâtiment : l’Alsace résiste vaillamment mais guette le bout du tunnel
L'ALSACE.FR - Moitié moins d’offres, moitié plus de demandes : le BTP alsacien peine à justifier son statut de pourvoyeur d’emplois. Crise oblige.
Au 31 décembre dernier, les demandes d’emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics alsacien (7500 entreprises, 45 000 salariés, près de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires) étaient en hausse de 48 % ; les offres en chute de 49 %. Soit 7238 demandes pour 745 offres.
Un déséquilibre historique
Le déséquilibre est historique : il témoigne cruellement de la violente dégradation de la conjoncture, dans l’immobilier surtout. L’Insee affirme d’ailleurs que les professionnels du bâtiment prévoient une nouvelle baisse de l’effectif d’ici l’été et n’attendent rien de bon en 2009. Début avril, selon sa fédération nationale, le bâtiment avouait un carnet de commandes moyen inférieur à 6 mois.
Si le bilan national 2008 montre que le secteur est parvenu à créer près de 20 000 emplois permanents, le ministère de l’Économie estime qu’il devrait en perdre 30 000 cette année (sur près de 1,5 million), malgré l’arrivée de l’éco-prêt à taux zéro. Jean-Pierre Talamona, président de la fédération régionale du bâtiment, estime que ce prêt devrait doper — lentement — l’activité dans la rénovation, un secteur lui aussi moins fringant actuellement.
Mulhouse résiste bien
Un rapide coup d’oeil sur les dernières statistiques du secteur suffit à comprendre. La Cellule du BTP Alsace (CEBTP) note que les mises en chantiers de logements ont chuté de près de 12 % depuis janvier, deux fois plus dans le collectif que dans l’individuel et davantage dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin. L’agglomération de Mulhouse affiche néanmoins une hausse de 2,8 % quand celle de Strasbourg perd 13,3 %.
Même tendance pour les autorisations de logement, en baisse de 20,3 % sur un an (- 8,9 % dans le Haut-Rhin), et pour la commercialisation du neuf (- 51 % pour les mises en vente, - 42 % pour les ventes) sur la base d’un prix en hausse de 3 %.
La CEBTP relève que si la baisse des autorisations de construire est intervenue au plan national courant 2007, l’Alsace était déjà touchée un an auparavant, le sursaut de 2007 ayant cédé la place assez brutalement à la chute de 2008
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Textes : Jacques Prost
06:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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01.06.2008
La construction croîtra moins que le PIB français en 2008
LA TRIBUNE - PARIS (Reuters) - Après avoir tiré la croissance ces dernières années, le secteur français de la construction connaîtra en 2008 une progression inférieure à celle du produit intérieur brut, selon des prévisions du ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.
Les chiffres déjà disponibles pour 2008 témoignent d'un fort ralentissement des mises en chantier de logements (-18% sur les trois mois à fin avril, -0,7% sur un an) et d'une chute des ventes de logements (-28% au premier trimestre sur un an).
Mais le ministère relativise ces données en rappelant que les ventes avaient culminé au premier trimestre 2007 et en notant que la réforme du droit du sol entrée en vigueur en octobre a encore des effets sur l'enregistrement des mises en chantier.
Avec un chiffre d'affaires estimé à 178 milliards d'euros, le secteur de la construction a connu en 2007 une croissance de 4,2% en volume, près du double de l'économie nationale (+2,2%), et a accru ses effectifs de 67.000 personnes, intérim compris, pour un total de 1.621.000 emplois.
En 2008 la croissance serait comprise entre +1,2% et +2,1% avec 17.000 à 28.000 emplois créés (+1,1% à +1,7%), selon les hypothèses basses et hautes établies par la direction des affaires économiques et internationales (DAEI) du ministère.
En milieu de fourchette, cela donne une prévision de 1,7% pour le secteur en 2008, alors que le gouvernement vise une croissance du PIB comprise entre 1,7 et 2,0%.
"Le BTP ne tirera plus la croissance, il sera dans la croissance", a expliqué Dominique Bureau, directeur de la DAEI, lors d'une présentation au ministère.
ATTERRISSAGE EN DOUCEUR
Dans le secteur du bâtiment, le ministère prévoit une croissance de 1,7% après +3,2% en 2007, due en particulier au secteur du bâtiment non résidentiel neuf (+3,4%) et à l'entretien de logements (+2,5%). La construction de logements neufs connaîtrait un "atterrissage en douceur" de la production, prévue en repli de 1,1% avec 420.000 logements mis en chantier contre 435.000 en 2007 et 421.000 en 2006.
"La déductibilité des intérêts d'emprunt devrait soutenir les mises en chantier dans l'accession à la propriété, mais les niveaux des prix et des taux d'intérêt devraient au contraire freiner la production, surtout dans le secteur privé, l'encours de logements proposés à la vente s'accroissant assez substantiellement", lit-on dans un communiqué remis à la présentation.
Le stock de logements en vente était de 105.600 à la fin mars, un chiffre record, selon des chiffres publiés mardi par le ministère.
L'activité des travaux publics progresserait quant à elle à un rythme de 1,4% en volume cette année après un bond de 7,7% en 2007. L'investissement des collectivités locales est prévu en repli de 0,3% après avoir fortement augmenté en 2007 du fait des élections. Les projets des grandes entreprises publiques et les travaux privés de voirie et réseaux divers compensent cependant la baisse probable des investissements du premier donneur d'ordres du secteur.
FACTEURS DE RÉSILIENCE
Dominique Bureau a mis en garde contre une "surextrapolation" du ralentissement de la croissance du secteur.
Le secteur de la construction, a-t-il fait valoir, bénéficie aussi bien de facteurs d'inertie forts - la durée des chantiers est en général d'un an - et de perspectives toujours favorables.
"Sur les 12 derniers mois, 416.000 logements ont été commencés qui sont en chantier aujourd'hui. Cela fait l'activité de l'année, il n'y a pas de doute", a-t-il dit.
A plus long terme, l'activité du secteur devrait bénéficier des mesures du Grenelle de l'environnement et en particulier de l'amplification des travaux d'économie d'énergie, ces derniers étant encore encouragés par la flambée actuelle des prix du pétrole.
A plus long terme, l'évolution démographique constitue aussi un facteur de résilience avec l'augmentation du nombre de ménages et leur aspiration à plus d'espace.
"On a clairement et structurellement un secteur dont la demande reste forte sur le moyen-long terme", a noté Dominique Bureau en estimant la construction de logements neufs "entre 400 et 500.000 en moyenne sur les 10 prochaines années".
Selon les données de l'Insee, la construction pèse 6% du produit intérieur brut de la France avec une valeur ajoutée de 76 milliards d'euros en 2007. Son effet d'entraînement sur l'économie nationale est amplifié par le fait que l'activité du secteur est très largement concentrée sur le territoire.
Véronique Tison
http://www.latribune.fr/info/La-construction-croitra-moin...
08:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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