24.04.2011
un pour cent seulement ? On est mal barrés
Pour la Fondation Abbé Pierre on serait 100.000 à la rue et 493.500 privés de domicile personnel, ce qui fait environ 600.000 personnes.
Et c'est moins de 1% de la population française ... On est mal barrés les poliques vont pas se faire chier pour un petit pour cent... Pour le département du Bas-Rhin on est quoi, entre 500 et 600 peut-être, c'est difficile d'avoir un vrai chiffre... Mais même en l'augmentant un peu... C'est quoi 600 personnes a loger pour un département ?
07:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans abri, sans domicile fixe, plan hivernal, hébergement d'urgence, cada, sans papiers, travailleurs sociaux, strasbourg, citoyen |
|
|
Facebook
sdf et citoyen
La fin du plan hivernal se passe mal... Pour les sans-abri ça devient difficile d'accepter la dernière nuit dans un lit...
Les interminables journées recommencent. Aller d'un point à l'autre de la Ville pour des actes quotidiens qui ne vous prennent qu'une heure. Les associations sont toutes éloignées les unes des autres alors qu'on est obligé d'en fréquenter plusieurs. Je me demande pourquoi mais bon, je marche.
Moi aussi je l'ai lue l'article des dna, sur l'école des travailleurs sociaux et je me dis que pour certains le métier de journaliste semble trop facile. Pas un mot de travers, pas une question qui dérange, tout est lisse. Ça doit être ça de se sentir citoyen; on est lisse.
J'ai 42 ans et 8 ans de galère, je picole un peu pour tenir le coup.
J'en ai rencontré des travailleurs sociaux en huit ans, pas tous travailleurs et pas tous sociaux d'ailleurs. Mais ces gens là c'est comme les profs on y touche pas, faut pas critiquer, ils sont intouchables. C'est fou quand tu vois le nombre de ratés qui s'accumulent et le nombre de jeunes qui débarquent à la rue. Et je parle pas des étrangers. Faut pas en parler parce que dès que tu l'ouvres on te taxe de raciste. Être citoyen c'est fermer sa gueule, pour être bien lisse, comme les journalistes, les profs et les travailleurs sociaux et du coup comme les politiques.
Moi je manque pas de lassitude mais j'ai pas assez de lissitude pour suivre le plan que les éducateurs ont tracé pour moi.
Pour obtenir une place dans une bonne baraque où tu es peinard car tu as ta clef faut suivre le plan. En fait je sens bien que derrière les phrases on va observer mon comportement. Faut que je devienne lisse. En plus je suis classé alcoolique ça complique qu'ils me disent. Je poserai bien la question qui me vient à l'esprit "combien tu en connais des sdf qui sont déjà prêts à être pérenisés?".
File moi une place je suis fatigué, je veux juste un petit coin avec un vrai lit et une douche.
Je sais, je sais, tu le répètes à chaque fois, y'a pas de place pour tout le monde, tu es obligé de donner des priorités. Mais ça fait plus d'un an maintenant et il serait temps que je devienne ta priorité. J'en ai marre de ces rendez-vous où tu n'as rien à m'apprendre, rien d'espérant à me dire. Non, ne prends pas la mouche ; tu ne comprends pas que je suis épuisé? Oui, j'ai vu un médecin, mais ce n'est pas un magicien, il ne peut rien contre la tristesse, il ne peut pas ressusciter l'espoir qui meurt.
07:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans abri, sans domicile fixe, plan hivernal, hébergement d'urgence, cada, sans papiers, travailleurs sociaux, strasbourg, citoyen |
|
|
Facebook
23.04.2011
SANS CONVERGENCE DANS LES LUTTES, PAS DE LUTTES !
À la rue et l'espoir d'un droit au logement qui se rétrécie et d'un refus d'hébergement avoué
En Rhône-Alpes, en Paca, en Alsace, en Bretagne en Ile-de-France…, chaque soir, en France, de nombreux sans-abri pour qui l’on ne trouve pas de solutions pour la nuit restent sur le carreau.
Pour Strasbourg tout le monde semble accepter l'idée d'un chiffre approximatif de 400 personnes sans solution.
Les autorités parlent de SDF de droits communs, SDF demandeurs d'asile, SDF sans-papiers…
Le droit à l'hébergement est valable pour tous. Qui a envie d'une société où le gouvernement ne porte pas assistance comme il le doit? Et où vos "élus" vous disent froidement qu'ils ne substitueront pas à l'État ?
Chômeurs en fins de droit, personnes retraitées, jeunes, réfugiés, demandeurs d'asile, enfants… Même honte et pourtant...
Les effets de la crise économique commencent en parallèle à se faire sentir. Les salariés licenciés depuis 2008/2009 arrivent en fin de droits, et certains viennent grossir les rangs des précaires. Par ailleurs, les demandeurs d’asile, de plus en plus nombreux, ne trouvent plus de places dans les centres d’accueil qui leur sont réservés (centre d’accueil des demandeurs d’asile, Cada). Du coup, ils se retrouvent dans le système commun.
Allo le 115 ?
Après la publication en novembre dernier, dans Libération de documents administratifs encourageant à donner la priorité aux personnes en situation régulière nous avons espérer une convergence des luttes entre associations militantes.
• Depuis octobre 15 personnes sont mortes à Strasbourg dans l'indifférence totale ;
• Hébergements d'urgence, 20 % des appelants du 115 sont des jeunes entre 18 et 24 ans ;
• 10 % de la population pénale est SDF, sans solution à la sortie et souffrant de discrimination (double peine) ;
• Une personne sans-abri sur trois est une femme. Une femme sur trois est accompagnée d'enfants ;
• …
SANS CONVERGENCE DANS LES LUTTES, PAS DE LUTTES !
Dernièrement Resf67 et Dal67 se sont associées pour réquisitionner ...
Le maire de Strasbourg interpellé lors de sa réunion mi-mandat de neudorf a dit ceci "nous ne nous ssubstituerons pas à l'état pour loger les sans-abri... nous avons une réunion demain avec le préfet pour quelques familles avec enfants en bas-âge"
L'opération de réquisition qui a suivie (hasard?) cette rencontre, a abouti au relogement des familles présentes dès le premier moment... Les mêmes que celles soutenues par la mairie ?
Pourquoi, avoir si rapidement lâché des lieux qui auraient pu accueillir d'autres personnes ?
Pourquoi avoir fait ce "coup" sans appeler au soutien les autres associations et sans avoir tenu informés les quelques soutiens présents des négociations ?
Pourquoi cette discrimination "acceptée" par des associations et qui déjà fait le lit de la droite et de l'extrême droite ?
Les élus Verts impliqués dans ces deux associations sont-ils derrière cette ... opération ?
06:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans-abri, demandeurs d'asile, strasbourg, bas-rhin, hébergement d'urgence, cada, sans domicile fixe |
|
|
Facebook
14.05.2008
Les barèmes pour le calcul des ressources des personnes hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile
MAIRE INFO - Les barèmes pour le calcul des ressources des personnes hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile
Un récent arrêté (1) fixe les barèmes pour le calcul du montant de la participation financière dont les personnes hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) doivent s'acquitter, en application de l'article R. 348-4 du Code de l'action sociale et des familles.
Les personnes hébergées dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile dont le niveau de ressources mensuelles est égal ou supérieur au montant du revenu minimum d'insertion (RMI) (soit 447,91 € au 1er janvier 2008), doivent s'acquitter d'une participation financière dont le montant est fixé par le préfet dans chaque département, sur la base du barème suivant:
-s'agissant d'une personne isolée, avec ou non un enfant, ou d'un couple, la fourchette se situe entre 20 et 40% des ressources en cas d'hébergement avec restauration collective ; entre 20 et 30% en cas d'hébergement avec restauration mixte; et entre 15 et 30% en cas d'hébergement sans restauration ;
-s'agissant de familles à partir de 3 personnes, la fourchette se situe entre15 et 30% des ressources en cas d'hébergement avec restauration collective ou mixte, et entre 10 et 20% en cas d'hébergement sans restauration.
Par ailleurs, les personnes accueillies dans les établissements pour demandeurs d'asile peuvent bénéficier de l'allocation mensuelle de subsistance prévue à l'article R. 348-4, II, du Code de l'action sociale et des familles à condition de justifier de ressources inférieures au montant de l'allocation définie en application du barème fixé par le présent arrêté, et tenant compte de sa situation familiale ainsi que de la nature des prestations offertes par l'établissement d'accueil. Cette allocation est versée par le centre d'accueil.
Sont prises en considération les ressources de l'intéressé (et, le cas échéant, de son conjoint, de son concubin ou de son partenaire lié par un PACS) effectivement perçues au cours des trois derniers mois civils précédant l'entrée dans l'établissement, telles qu'elles doivent être déclarées à l'administration fiscale pour le calcul de l'impôt sur le revenu avant déduction des divers abattements. La situation familiale, de même que la condition de ressources, sont appréciées au jour de l'entrée dans le centre d'accueil pour demandeurs d'asile, et à chaque changement de situation signalé par la personne hébergée.
(1) Arrêté du 31 mars 2008, JO du 3 mai 2008- Accéder au texte, lien ci-dessous
Liens complémentaires :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=A...
06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : centre d'accueil pour demandeurs d'asile, rmi, cada, action sociale, hébergement d'urgence |
|
|
Facebook











