La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

21.11.2008

Une étape pour les mal logés

Un bus, affrété par les Enfants de Don Quichotte, la fondation Abbé-Pierre et le Secours catholique, présente, ville après ville, le droit au logement opposable..

par Constance Molle-Proudhon

Massinissa, 43 ans, habite dans 40 m2 avec sa femme et ses deux enfants. Trop à l’étroit, il aimerait changer de logement. « Ce n’est pas évident, on me demande des garanties que je ne peux pas apporter. J’ai déjà déposé un dossier à la préfecture, mais de nombreuses situations sont pires que la mienne. » Comme lui, beaucoup de Marseillais bravent la pluie et le froid pour venir se renseigner sur le Vieux-Port. On ne peut y manquer le bus à impériale bleue sur lequel on lit, en grosses lettres jaunes : « Dalo, un toit, c’est un droit. »

Marseille est la deuxième étape d’un tour de France du logement. Affrété par le Secours catholique et la fondation Abbé-Pierre, avec l’appui des Enfants de Don Quichotte, le véhicule doit faire escale dans 9 villes françaises pour promouvoir la loi sur le droit au logement opposable (loi Dalo). Adoptée le 5 mars 2007, elle permet aux mal-logés de déposer un recours amiable auprès d’une commission de médiation. À partir du 1er décembre, ceux dont le dossier aura été accepté mais qui n’auront pas reçu de proposition de relogement dans un délai de trois à six mois pour ront déposer cet te fois un recours contentieux auprès du tribunal administratif, et ainsi faire condamner l’État.
Marseille était une étape obligée du tour de France. Il faut dire que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des plus touchées par le mallogement, la deuxième derrière l’Île-de-France. « Sur le département, 109 000 personnes sont mal-logées. Marseille a dix ans de retard en matière de logement social et le taux de rotation dans les HLM est très faible », rappelle Robert Burkel, directeur adjoint pour l’action en France du Secours catholique. C’est pourquoi les associations en font une région pilote, dans laquelle cinq permanences Dalo viennent d’ouvrir.

Au premier étage du bus, Danielle expose son problème à la déléguée du Secours catholique, Anne Quantin : « J’ai un retard de loyer de 9 000 €. Ma propriétaire m’a dit que je serais expulsée dans deux jours. » Avec 570 € de salaire mensuel et un loyer de 530 €, elle ne peut pas s’en sortir. Anne Quantin appelle directement l’huissier pour y voir plus clair, puis raccroche, triomphante. « Vous ne serez pas expulsée, on a trois mois devant nous pour agir. Nous allons enclencher un dossier de surendettement. » Danielle semble rassurée et promet de revenir le lendemain avec tous ses papiers administratifs. « Comme elle, beaucoup de gens ne connaissent pas la loi, ils ne savent pas à quoi ils ont droit », déplore Anne Quantin. Claude Lobreaux, membre de l’association Droit au logement (Dal), est venu discuter devant le bus. « Si déjà les lois existantes étaient appliquées… Ce n’est pas l’État qui devrait être poursuivi lors des problèmes de relogement, mais les collectivités locales. L’État sait très bien se défiler lorsqu’il est condamné. » Mais, pour les associations, cette loi est une victoire sur l’indifférence.

Pourtant, l’aventure ne se présentait pas sous les meilleurs auspices. Lors de sa première étape à Grenoble, le bus est arrivé avec une journée de retard suite à une avarie technique. Mais les participants à l’événement étaient là quand même, lors d’une conférence sur le logement. Avec, à la bouche, un constat désagréable : « Fin 2006, Nicolas Sarkozy avait déclaré que, s’il était élu, d’ici à deux ans, plus personne ne dormirait dans la rue », rappelle Christophe Robert de la fondation Abbé-Pierre. « Les deux ans se terminent dans deux mois et nous sommes bien loin de ce résultat. » C’est ce qui a poussé les associations à organiser ce tour de France. « Le bus a pour but de se substituer aux pouvoirs publics et de continuer le rapport de force, déclare Augustin Legrand, médiatique porte- parole des Enfants de Don Quichotte, à qui l’on doit l’installation de tentes le long du canal Saint-Martin, l’hiver 2006. Nous venons dans les départements pour observer l’action mise en place dans le cadre du logement et pour tenter de fédérer les associations autour de ce problème. »

Ecoutez Augustin Legrand sur la question des mal logés

Les intervenants s’inquiètent du peu de dossiers déposés, par manque d’information, selon eux, et du fait de la complexité administrative. « On estime à 600 000 le nombre de ménages concernés par la loi mais, aujourd’hui, seuls 40 000 dossiers ont été déposés. à peine la moitié ont été examinés et 8 000, acceptés. Et seuls 2 000 demandeurs ont été relogés », regrette Charlotte Nieviadowsky, du Secours catholique. Les associations craignent aussi les inégalités entre les départements, car les critères d’acceptation des dossiers Dalo sont plus ou moins stricts. « Peut-être que nous allons prolonger cette opération du bus Dalo dans les mois à venir… », révèle Augustin Legrand. En attendant le 30 novembre, veille de l’ouverture du recours contentieux, le don Quichotte annonce une action d’envergure, « un appel citoyen très fort », pour ramener le problème sur le devant de la scène.

 

 

06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, campement, rÉquisition | | |  Facebook

29.10.2008

CAEN : Les sans-abri lèvent le camp, le préfet promet des chalets

Les sans-abri ont quitté, cet après-midi, le terrain qu'ils occupaient près de la gare de Caen. Une opération menée par l'association Les enfants de Don Quichotte, pour alerter sur leur situation à la veille de l'hiver. Le préfet du Calvados, Christian Leyrit, s'est engagé à étudier "toutes les solutions possibles" et n'exclut pas des réquisitions de logements vacants. Il a évoqué l'installation d'une cinquantaine de chalets pour loger temporairement les SDF. Il a demandé à la Ville de Caen de lui trouver un terrain.

09:32 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, campement, rÉquisition | | |  Facebook

23.03.2008

STRASBOURG : PLUIE, VENT, FRAICHEUR

PENSEZ À TOUS CEUX QUI "CAMPENT" BIEN MALGRÉ EUX AU JARDIN DES DEUX RIVES
• Des bâches plastiques, des tapis de sol, des vêtements d'hommes, des chaussettes, ...
• Des jus de fruits, du lait, de l'eau, ...
Et puis allez zou du chocolat de Pâques !
Pour en savoir plus : http://edq-strasbourg.joueb.com/

10:17 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edq strasbourg, Campement | | |  Facebook

14.03.2008

COMMUNIQUE DE PRESSE DON QUICHOTTE STRASBOURG

ENCORE UN MENSONGE DE LA PART DES SERVICES DE L’ETAT !

L’opération de communication « bien huilée » des services de l’Etat du jeudi 21 février au Neuhof se révèle être un véritable mensonge :
Il s’agissait pour la Préfecture de tenter de répondre à notre annonce de l’installation d’un nouveau campement sur le Quai Sturm. La Préfecture, accompagnée de la DDASS ont donc brandi un nouveau dispositif sur le point d’ouvrir (ceci sans aucune concertation avec notre association) : 6 appartements, correspondant à 10 places d’hébergement…pour répondre à la situation des personnes à la rue !

Les services de la Préfecture ont alors affirmé publiquement que ces appartements accueilleraient sans limite de temps et sans distinctions les personnes sans abris.

Qu’en est-il réellement aujourd’hui ?
Ce projet reproduit tout ce que l’action des Enfants de Don Quichotte a dénoncé depuis un an ; à savoir :

- Un hébergement d’urgence avec remise à la rue tous les matins à 9H15,
- Des places attribuées pour un maximum de 4 nuitées (c’est-à-dire que tous les 4 jours, il est nécessaire de renouveler la demande),
- Des logements équipés au strict minimum : deux lits, pas de vaisselle, aucun équipement pour faire la cuisine, pas de table (même de nuit), pas de télévision, ni de radio, pas de nécessaire de toilette,
- Pas de travailleur social sur place.

Ce dispositif est l’exacte réplique de l’hébergement d’urgence à l’heure actuelle ; seul le fait que les personnes ne soient que deux par chambre semble différent.

Ce projet, que les services de l’Etat ont tenté d’imposer comme émanant de notre association, va à l’encontre de tout ce que nous portons depuis un an, mais également à l’encontre des recommandations récemment émises lors de la conférence de consensus organisée par la FNARS, et reprises ensuite par le Député Pinte dans ses propositions.

Encore plus récemment, dans une circulaire ministérielle du 22 février 2008 (n°5279/SG), publiée à l’intention des Préfets, ces recommandations ont été réaffirmées par le Premier Ministre lui-même, insistant sur ces points :

- « offrir des solutions adaptées à tous ceux qui veulent sortir de la rue »
- « offrir des solutions dignes d’hébergement ».

Cas concret concernant le dispositif précédemment cité :
Un jeune homme de 28 ans, sans domicile, que nous avions accueilli sur le campement, s’est cassé le pied lundi dernier : il se trouve coincé dans un fauteuil roulant pendant 8 semaines. Nous avons alors tenté de trouver aussitôt une place adaptée non seulement à sa situation médicale, mais aussi à son chien qui ne le quitte pas « depuis 3 ans et 7 mois » comme il le dit lui-même (depuis qu’il l’a trouvé encore tout chiot abandonné dans la rue) : Pour lui, c’est hors de question de dormir sans son chien.

Seule place adaptée disponible : un lit dans ce dispositif.

Mais que peut-il faire à 9H15 le matin ? Il est dans l’incapacité de se déplacer seul, il a besoin d’aide et d’être accompagné au quotidien. Nous devons donc le garder sur le campement la journée, aller le chercher et le ramener par nos propres moyens. L’humidité extérieure de ces derniers jours n’aide pas à soulager sa douleur : une triple fracture du pied, ça lance… encore plus sous une tente, et c’est difficile de faire rouler un fauteuil dans l’herbe et la terre mouillée…

Il est plus que temps que la remise à la rue ne soit plus considérée comme normale, et que toutes les structures d’hébergement ouvrent 24h sur 24h. (L’année dernière 80% des places d’hébergement s’étaient transformées en places de stabilisation, ouverte 24h sur 24h, 7 jour sur 7, et avec un maximum de 2 personnes par chambre = PARSA).

Aucun travail d’accompagnement n’est possible avec des personnes remisent à la rue tous les matins et insuffisamment reposées. De plus, reprendre ses affaires tous les jours ne peut que contribuer à l’instabilité de leur situation.

Malgré nos demandes incessantes, ce dispositif n’est pas voué à évoluer, non pas faute de budget, mais faute de volonté réelle de la part des services de l’Etat.

En effet, une enveloppe de 250 millions d’euros vient d’être débloquée pour satisfaire aux objectifs donnés par le Premier Ministre (cf. circulaire citée ci-dessus).

Encore un mensonge de plus sous la pluie et les tentes…

Encore une raison de plus de poursuivre notre combat :
D’ailleurs les raisons ne manquent pas : le 15 mars sonne la fin de la trêve hivernale (expulsions locatives) et le début des fermetures des structures d’hébergement pour les sans abris ouvertes provisoirement pendant l’hiver.

C’est pourquoi, nous appelons à une mobilisation sans précèdent en faveur des sans abris et des mal logés ce samedi 15 mars 2008 à partir de 11h, rue des Grandes Arcades.

Nous rappelons que cette situation est intolérable et qu’elle peut toucher chacun d’entre nous !!!

PS : Nous en profitons pour remercier toutes les personnes et toutes les associations qui viennent nous soutenir sur notre campement au Jardin des Deux Rives qui compte, à l’heure actuelle, près de 25 tentes.

Les Enfant de Don Quichotte – Quai Sturm - Strasbourg
Association Les Enfants de Don Quichotte - Strasbourg – Quai Sturm
1 rue de Lausanne 67000 Strasbourg

Blog : http://edq-strasbourg.joueb.com
Email : edq.strasbourg@gmail.com
Téléphone :
Angélique Huguin, secrétaire : 06 37 98 30 87
Renaud Engel, trésorier : 06 74 53 51 72
Alexandre Glardon, président : 06 66 41 92 07

06:20 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DON QUICHOTTE, STRASBOURG, CAMPEMENT | | |  Facebook

10.03.2008

Communiqué des Don Quichotte Strasbourg

Merci à toutes les personnes qui nous ont déjà apporté leurs dons et leur soutien
depuis notre installation le 23 février au Jardin des Deux Rives (tout au bout, tout au bout, près de l'auberge de jeunesse)

Vous êtes nombreux(ses) à poser cette question : "De quoi avez-vous besoin ?"

D'abord de votre présence :
N'hésitez pas nous rendre visite, à rester un peu pour discuter, boire un petit café, faire un petit basket ou un foot (si les chiens n'ont pas croquer les ballons une nouvelle fois d'ici là...bah oui, faut dire que c'est tentant !)

Ensuite, plus concrètement;

En vivres :
- Jus de fruit (en grande quantité), - eau en bouteilles, - pâtes, riz, semoule - légume frais : pomme de terre, carottes, navets, choux, etc... - oignon, ail - ketchup (en grosse quantité !), mayonnaise, moutarde - huile, vinaigre - sel, poivre, épices, fines herbes - sauce tomate - pain - café soluble - thé - lait - sucre - gâteaux secs, chocolat, - confiture, miel - compote, crème dessert (type Mont blanc qui se conserve mieux), riz au lait, etc...

- éventuellement des produits frais mais en petite quantité ou se conservant facilement comme le saucisson sec, ou du beurre type margarine longue conservation, et de la crème liquide en petite brique.

En matériel :
- Vélo, rustines et pompe y compris (le campement étant éloigné du centre, le vélo permet de rejoindre l'arrêt de tram Aristide Brian)
- Bois de chauffage ou palettes pour le barbecue (demi tonneau) qui est allumé au moins une fois par jour
- Bougies ou matériel d'éclairage - Piles - Gobelets plastiques - papier toilette/essuie-tout - sacs poubelle (50 litres minimum) - produit vaisselle - éponges - produit WC (eh oui cette année, nous avons des toilettes...) - javel - bouteille de gaz (grosse butane bleu) - vieilles toiles cirées (pour faire nos banderoles et pancartes pour vous indiquer où nous sommes !)
- très grandes casseroles

En linge :
- Vêtements d'hommes : chaussettes, slips/caleçons, maillots de corps, pulls, pantalons (plutôt type jean's), manteaux (type anorak/protégeant de la pluie) - serviettes et gants de toilette - couvertures

En produit d'hygiène :
- savon - mousse à raser - rasoirs jetables - dentifrice

En chaussures :
- "Commande spéciale" pour Thomas : taille 45/46, chaussures de marche, type rando ou basket
- Chaussures d'homme à partir de 40/41, de préférence de marche (eh oui quand on est à la rue, on marche beaucoup, et surtout on les porte toute la journée, voire la nuit...pas l'occasion de se glisser dans des pantoufles...)

Pour les chiens :
- croquettes, - gamelle, - laisses/muselières (elles s'abîment vite)

Pour les tentes et leur matériel (tapis isolant, couvertures de survie), il est préférable que nous nous en chargions nous-même car nous les achetons en gros, et obtenons ainsi des réductions, c'est pourquoi les dons financiers sont les bienvenus. Cet argent sert également à combler au jour le jour les besoins du campement, nos déplacements en voiture ou en tram, les frais téléphoniques et les photocopies.

Pour les vêtements de femmes, d'enfants, vous pouvez adresser vos dons au Secours Populaire, ou encore à VETIS, entreprise d'insertion que nous remercions de nous avoir dépanné en couverture la semaine dernière. (Vous pouvez retrouver les coordonnées de leurs points de dépôt de vêtements sur leur site : http://www.vetis.org, tél. siège 03 90 40 27 60)

Nous ferons le point régulièrement sur nos besoins, en espérant que nous n'aurons plus longtemps la nécessité de faire vivre ce campement...

Merci d'avance.

Association Les Enfants de Don Quichotte - Strasbourg – Quai Sturm
1 rue de Lausanne 67000 Strasbourg
Blog : http://edq-strasbourg.joueb.com
Email : edq.strasbourg@gmail.com

Téléphone :
Angélique Huguin, secrétaire : 06 37 98 30 87
Renaud Engel, trésorier : 06 74 53 51 72
Alexandre Glardon, président : 06 66 41 92 07



06:53 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DON QUICHOTTE, STRASBOURG, CAMPEMENT | | |  Facebook

24.02.2008

STRASBOURG : DES SANS-ABRIS CAMPENT AU JARDIN DES DEUX RIVES

Source auteur Collectif SDF Alsace

STRASBOURG : DES SANS-ABRIS CAMPENT AU JARDIN DES DEUX RIVES
Hier matin, les Don Quichotte ont renoncé à installer un nouveau campement sauvage sur le quai Sturm après une réunion avec Monsieur Ory Directeur de Cabinet du Préfet et Monique Alba en présence de notre Porte-Parole Monique Maitte (Collectif SDF Alsace).

Lorsque les premiers soutiens (associations, citoyens, Ts...) sont arrivés une camionnette de policiers attendait Quai Sturm.
Alexandre Glardon a tenté de négocier pour installer ce nouveau campement Quai Sturm, lieu symbolique...
La Préfecture peut désireuse d'avoir à gérer un nouveau campement a insisté pour une rencontre. Entre les deux, notre porte parole présente aux négociations, a senti une incompréhension. Chacun est sur sa position !

Pour Alexandre Glardon les 10 places nouvellement créées ne suffisent pas. À elle seule leur maraude a rencontré 30 personnes environ qui sont toujours sans-abris. Pour 30 personnes Monsieur Ory proposait de trouver une solution immédiate. Protestations de notre Porte Parole sur cette proposition, car nous savons tous qu'il y à beaucoup plus de personnes sans-abris à Strasbourg et que toutes les associations ont leur mot à dire sur l'hébergement...
Elle a rappelé que Jeudi dernier elles étaient quelques unes a exprimer leur mécontentement devant leurs difficultés à obtenir des places, des appartements et des moyens. La proposition de Mr Ory ajouterait à leur mécontentement et non sans raison.

Mais la situation à Strasbourg ne sera plus vue par une seule association ! Les Don Quichotte ont apprit que les négociations devaient être plus larges...
Alexandre Glardon a donc accepté treize places en foyer accessibles par le 115; donc par tout le monde car a t-il précisé il n'y à plus de SDF-EDQ il y à des SDF à Strasbourg.

Monsieur Ory a accepté la mise en place d'un campement temporaire dans le jardin des Deux-Rives pour les sans-abris qui ont des chiens et les couples ou tout simplement pour tous les SDF à qui les maraudes ne trouveront pas d'hébergement. Ils pourront bénéficier de l'eau et de l'électricité dans le jardin des Deux-Rives.

L'objectif était d'arriver à une solution qui satisfassent tout le monde sans mettre les sans-abris en danger. Le 29 février prochain, une "réunion de travail et d'échanges" est organisée par le préfet avec les associations et partenaires publics pour examiner les différents projets et les financements en vue de résorber l'habitat indigne. Cette réunion est une déclinaison locale des négociations faites à Paris et se basera sur les propositions d'E. Pinte. Toutes les associations sont invitées !
Les propositions à télécharger

16.12.2007

Don Quichotte: Pas de droit de Cité

<a href="http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200750/don-quichotte-pas-de-droit-de-cite_79684.html" target="_blank">Par William MONTJEAN le JDD.fr, avec Reuters</a>
Comme ils l'avaient annoncé, les Enfants de Don Quichotte ont tenté d'installer samedi matin plus de 200 tentes près de Notre-Dame de Paris et sur les quais de Seine. Mais, conformément à ce qu'avait indiqué Christine Boutin vendredi, le campement a été évacué par la police. L'association dénonce "les promesses non tenues" faites par le gouvernement il y a un an.
Pas de répit pour Christine Boutin. Quelques heures après l'accord mettant fin à la situation rue de la Banque où des mal-logés avaient installé un campement trois mois plus tôt, la ministre du Logement a dû faire face à une nouvelle offensive des Enfants de Don Quichotte. L'association, soutenue par le Secours catholique, avait prévenu de l'imminence d'une nouvelle action, elle a tenu parole. Près de 250 tentes rouges ont en effet été installées samedi matin aux abords de Notre-Dame de Paris, sur l'île de la Cité, pour loger des sans-abris.
Mais le campement a rapidement été démonté par la police. Vendredi, Christine Boutin avait prévenu qu'elle se montrerait intransigeante et que toute tentative d'installation de nouveau campement ferait l'objet d'une évacuation policière. "L'Etat ne renouvellera en aucun cas un accord de ce type si de nouveaux campements urbains étaient organisés par les associations signataires ou d'autres associations". Arrivés massivement sur place, notamment par voie fluviale, les policiers ont démonté samedi toutes les tentes dans un climat de tension certaine et dans la bousculade, un homme serait ainsi tombé dans la Seine. "Comme nous ne sommes pas des terroristes, nous n'avons pas résisté", a déclaré l'un des organisateurs de l'opération, Jean-Baptiste Legrand. Les militants de l'association, après l'évacuation, ont décidé de se regrouper sur le parvis de Notre-Dame.
A travers cette opération menée un an après celle très médiatique du canal Saint-Martin, les Don Quichotte entendaient alerter l'opinion et les pouvoirs publics alors que, selon eux, les promesses faites par le gouvernement l'hiver dernier n'ont pas été tenues. "Les engagements pris le 8 janvier 2007 ne sont qu'à moitié respectés, expliquent les Enfants de Don Quichotte. "Alors que 27100 places devaient être créées ou transformées en 2007, moins de 14 000 le seront. Il manque plus de 13 000 places en logement".
L'association dirigée par les frères Legrand reproche au gouvernement d'avoir établi un budget pour le logement et la lutte contre l'exclusion "en décalage total" avec les objectifs de la loi Dalo (droit au logement opposable) censée assurer, à partir de 2008, un logement décent à toutes les personnes qui en sont dépourvues.

04:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Enfants de Don Quichotte, campement, sans abri, sdf | | |  Facebook

14.12.2007

APPEL Les enfants de don quichotte Paris

Chers sympathisant(e)s, citoyens et citoyennes,

1 an après le campement solidaire du canal Saint Martin, 1 an après avoir poussé l'Etat, les partis politiques et les associations à se concerter ensemble pour obtenir le droit à un logement décent pour tous, les Enfants de Don Quichotte tirent le bilan leur action passée, des promesses non tenues du gouvernement, et des enjeux à venir concernant la politique du logement.

1 an après cette première manifestation citoyenne, nous sommes plus que jamais déterminés à démontrer qu'il n'y a pas de fatalité à la misère et à l'indignité.

C'est pourquoi face au sous-financement annoncé du DALO, devant l'approche de l'hiver, et en l'absence de solution d'hébergement pour des milliers de personnes, nous souhaitons continuer avec vous notre combat pour la dignité des personnes en réoccupant l'espace publique, médiatique et politique.

Depuis le mois d'octobre nous préparons l'organisation de campements sécurisés et gérés en coopération avec d'autres associations investies dans l'action sociale. Dans un esprit fraternel et républicain, nous souhaitons rassembler au coeur de Paris, sans logis, mal logés et bien logés.

Ces campements doivent tout d'abord permettre une mise à l'abri physique des personnes dormant actuellement dans la rue, mais ils seront également dressés dans le but d'imposer la parole des sans abris auprès de nos concitoyens et de nos dirigeants, d'accélérer le relogement des personnes présentes sur les campements et d'exiger du gouvernement l'application la plus juste de la loi et des promesses faites depuis l'an dernier sur les dossiers de l'hébergement et du logement.

Nous vous donnons donc rendez vous ce samedi 15 décembre à 10H30 sur le pont d'Austerlitz (à coté de la gare) pour l'installation d'un campement citoyen. Sans bannières ni drapeau, manifestons pacifiquement notre solidarité avec les sans abris et les mal logés.

Pour tous nos sympathisants de province, nous vous donnerons plus d'informations à partir du lundi 17 pour vous aider à organiser vos campements citoyens.
Merci de faire circuler et de venir nombreux, Les enfants de Don Quichotte

13:50 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Enfants de Don Quichotte, campement, sans abri | | |  Facebook

06.12.2007

Don Quichotte : les assos réfléchissent !!

L'Eglise est réticente à accueillir des tentes dans les lieux de culte
Alors que l'association des Enfants de Don Quichotte étudie la possibilité de monter des tentes dans des lieux de culte, le diocèse de Paris travaille, avec le Secours catholique, sur d'autres pistes

« Nous préparons un nouveau campement, qui sera installé avant le 15 décembre dans Paris, et dont le but premier est de mettre à l’abri des gens qui sont à la rue cet hiver. (…) Nous hésitons encore sur les lieux, nous pensons aux bords de la Seine. (…) On a aussi dans l’idée de mettre des tentes dans les églises, les temples, les lieux de culte. »

Dans un entretien au Journal du dimanche du 2 décembre, Augustin Legrand a redit sa détermination à monter une nouvelle opération médiatique. Si le responsable de l’association des Enfants de Don Quichotte, à l’origine du spectaculaire campement le long du canal Saint-Martin à Paris, l’hiver dernier, estime avoir alors obtenu des avancées (nouvelles places d’hébergement de stabilisation et surtout vote de la loi sur le droit opposable au logement), il juge aujourd’hui « le verre plutôt vide que plein ».

Les modalités envisagées suscitent des réserves du côté des instances catholiques. À la Conférence des évêques de France, on estime que « ce n’est pas une bonne idée, pour plusieurs raisons, à commencer par des raisons pratiques et sanitaires ». Vicaire épiscopal à la solidarité pour le diocèse de Paris, le P. Olivier Ribadeau-Dumas est plus catégorique : « Les églises ne sont pas des lieux pour installer des tentes. Et l’Église n’est pas pour les opérations médiatiques. »

"Il faut sortir de l’idée que l’Église possède des locaux inoccupés"
Du côté des associations avec lesquelles Augustin Legrand affirme être « en contact », les réactions sont diverses. « Nous ne sommes pas très chauds pour un campement dehors, indique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Le risque est que des gens quittent des hébergements de stabilisation ou des hôtels pour le rejoindre. En revanche, des lieux de culte, pourquoi pas ? Symboliquement, c’est plus fort. »

Le Secours catholique, qui se dit « d’accord » avec les Enfants de Don Quichotte « sur la plupart des constats et revendications », attend toutefois une "proposition claire pour se prononcer" : "Ils devaient nous envoyer un projet précis, mais ils ne l’ont pas encore fait, remarque un porte-parole. Il y aura plein de paramètres à prendre en compte, et il faudra voir comment l’Église réagit."

Le diocèse de Paris, conscient de la nécessité de « mettre en valeur la problématique du logement », déclare travailler sur plusieurs autres pistes avec le Secours catholique. Ainsi, il « n’exclut pas », ces prochains jours, de mettre à la disposition de celui-ci des « locaux ecclésiaux » – salles paroissiales, par exemple – avec « l’accord du clergé local » et à condition que les activités prévues puissent s’y tenir. « Il faut sortir de l’idée que l’Église possède des locaux inoccupés », martèle le P. Ribadeau-Dumas.
Anne-Bénédicte HOFFNER

02.12.2007

Les Enfants de Don Quichotte sont de retour

Nous étions les premiers à l'annoncer : un nouveau campement va être levé à Paris au plus tard le 15 Décembre. Aujourd'hui c'est confirmé par Augustin Legrand.

À Strasbourg que va t-il se passer?

Nous dénonçons l'innéficacité du PARSA dans notre ville, faute de moyens donnés aux travailleurs sociaux et cela depuis des mois, néanmoins nous appelons au calme. L'enjeu est trop important, le sujet trop grave : ne mettons pas les copains en danger. Nous mettons en garde ceux qui seraien tentés de se lancer dans un nouveau campement sans une réflexion préalable.

Un campement sans le soutien des associations pourrait faire courir un risque aux copains, les actions prises à la hâte dans un contexte d'agitation médiatique et sans véritable concertation avec les acteurs de terrain sont dangereuses.

L'ITW d'Augustin Legrand à lire sur le jdd : http://www.lejdd.fr/cmc/paris/200748/augustin-legrand-des...

 

ITW de Monique Maitte Porte parole du Collectif SDF Alsace

• Un an après, les Don Quichotte Paris annonce la levée d'un campement avant le 15 décembre. Qu'en pensez-vous?
Peu de choses ont été faites pour répondre à l'immédiat, à Paris beaucoup sont restés dans la rue. Bien sur, grâce au mouvement il y à eut de nouvelles lois, un nouveau dispositif... Nous savons tous que cette façon de répondre à des crises graves ne règlent rien, le problème est repoussé, écarté... Le mouvement est tué.
En province, à Strasbourg, un an après la situation n'est pas meilleure. Nous avons perdu trop de temps.

• Diriez-vous que vous êtes pour que de nouvelles structures d'hébergement voient le jour ?
Non, je ne le dirai pas. Pourtant il nous faut des réponses immédiates. Les associations ne semblent pas vouloir proposer autre chose que ce qu'elles proposent déjà. Elles sont encore trop nombreuses à réclamer plus de moyens pour continuer dans l'hébergement même précaire. A Paris il y a eut une série de rencontres, de réunions, de débat, de conférence "consensus"; pourquoi? Nous connaissons la situation, le bilan existe. Si les SDF refusent d'aller dans les hébergements aujourd'hui, c'est parce que ceux-ci ne sont pas adaptés. L'hébergement doit être une transition vers le logement, quoi qu'il arrive. Mais trop de gens s'acharnent à vouloir apporter des réponses globales à un problème qui touche des gens différents.

• Et vous, que proposez-vous ?
Un logement pour tous; c'est dans la constitution française. Pour cela il y à des moyens immédiats comme la réquisition des bâtiments et des logements vacants. Mais l'état refuse d'appliquer ses propres lois. Il semble, préférer la gestion de l'urgence, les opérations sparadrap...
Nous sommes la preuve vivante que tout le monde peut vivre dans un logement. Notre combat est juste!

• Pouvez-vous nous dire ce qui a freiné et permis au Collectif d'obtenir des logements ?
Ce qui nous a freiné c'est le mépris de certaines personnes vis-à-vis des SDFs et, en même temps nous avons gagné, sans doute parce que nos demandes sont justement portées par des gens qui "pratiquent" la misère. Pour nous ce n'est pas un "concept". Nous sommes les "bénéficiaires", les "clients" de ces structures d'hébergement, nous avons donc un avis sur tous ces dispositifs.
C'est pourquoi notre première revendication est "donnez la parole aux SDFs". Malheureusement cette revendication est carrément occultée ou refusée depuis un an. Le regard sur les SDFs reste critique, le changement des mentalités va demander du temps.

La petite victoire obtenue vient du fait que Le Collectif s'est acharné à "faire ses preuves", à parler vrai, à balayer l'hypocrisie. Nous n'avons pas triché; pas de promesses aux copains, pas d'espoir irréalisable, le respect tout simplement. Ensuite nous reconnaissons n'avoir pas de compétences en "matière de social" et avons négocié avec des associations autour de nous... Ce dont je suis la plus heureuse c'est d'avoir demandé la présence de "mon" travailleur social en négociation et de l'avoir obtenue. Il s'est battu pour nous, je pense même qu'il s'est mouillé pour nous, comme on dit.
Nous n'étions jamais en position de faiblesse, on ne réclame pas un job, on ne demande pas de subventions pour nous! On veut être entendu. Le projet F1 est porté et géré par l'association qui en est à l'origine. Nous avons revendiqué plus de moyens pour elle. Notre revendication est "un suivi social adapté" ce qui implique plus de travailleurs sociaux et plus de moyens pour qu'ils travaillent vers le même objectif que nous : la réussite des gens, à leur rythme! Nous ne subissons aucune pression, notre rythme est prit en compte. La notion de temps est enfin considérée comme LE facteur de la réussite.

• Pourtant, votre projet est déjà critiqué, qu'avez-vous à répondre ?
Si ce projet est raté ou mauvais, les critiqueurs ont du souci à se faire car deux associations se sont acharnées sur nous et en même temps acharnées à le piquer. Nous avons des copieurs-colleurs partout en France et nous-même n'avons fait qu'appliquer de l'existant.
Ce projet est une réussite. Je sais que certains mettent systématiquement en avant ce qui ne fonctionne pas. Mais de quoi s'agit-il? Le bailleur social traîne à remplir les dossiers, les commissions d'attribution sont repoussées... Cette attitude frileuse nous freine mais ne nous empêche pas.
D'autres pensent qu'un SDF ne peut pas payer son loyer, sous-entendu "il va le boire ou se shooter". Aucun de nous n'a failli et puis "un suivi social adapté" ça veut dire que tous les aspects de notre vie sont accompagnés si besoin est. Le bail glissant est aussi une sécurité pour le bailleur et pour nous.

• Est-ce que le droit au logement opposable est vraiment réalisable ?
Si la construction de logements HLM n'est pas lancée, si la réquisition des vacances est toujours refusée, si le gel des loyers n'est pas appliqué, si les démolitions des HLM ne sont pas stoppées un moment... Si la politique de l'état n'est pas ferme, si l'état n'a pas la volonté d'aider efficacement les plus fragiles, si tout l'argent qui est injecté dans ces opérations sparadrap n'est pas mieux utilisé, si la gestion de l'état ne s'améliore pas... cette loi, comme les autres ne servira à rien. Peu de gens tenteront de l'utiliser, peu de structures la défendront...
La réquisition est un moyen pour fournir immédiatement des logements à des gens qui en ont besoin.
Les propositions qu'on a faites sont faites depuis des années par les associations spécialisées comme la Fédération DAL, le CDSL (Comité Des Sans Logis), ...
Ce n'est donc pas une réponse dans l'urgence que nous demandons, c'est juste de sortir le dossier du placard dans lequel il est enfermé. On propose de vraies solutions aujourd'hui, que les associations proposent depuis des années. Notamment sur l'hébergement, sortir du système de l'urgence pour passer à un système de longue durée, d'accompagnement vers un logement. Cela, ce n'est pas nouveau, et ce sont encore les associations spécialisées qui vont gérer ça, on ne leur enlève pas leurs attributions.

• Vous êtes contre la rénovation des quartiers ?
Certainement pas! Je suis 100% pour la rénovation de tous les quartiers ET 200% pour le relogement de tous, aux mêmes conditions en terme d'espace et de montant des loyers.

• Vous êtes soutenu par la Fédération DAL, qu'est-ce que ça signifie pour vous?
Concrètement ça signifie que nous pouvons suivre des formations sur les lois et plein de choses passionnantes. Nous pouvons demander leur avis aux militants, ce serait complètement fou de se priver de leurs connaissances et de leurs compétences. Avec la Fédération, nous restons entièrement libre dans nos revendications, dans nos actions...
Avec la Fédération il y a concordance, notre combat est le leur, sauf que nous nous focalisons sur le problème des SDFs en étendant cela à tous les mal-logés.

• Le Dal Bas-Rhin ne semble pas vous soutenir ?
Tant mieux. Le Collectif ne veut plus rien avoir à faire avec ce comité là.
Plusieurs Comités de province sont là si besoin est. Le Dal Bas-Rhin semble penser qu'il sait tout et que nous n'avons rien a lui apprendre, il semble penser qu'il est plus militant que nous... Pour ces gens là nous sommes un stock potentiel, des dossiers à récupérer...

• Qu'elle est l'attitude de la Fédération vis-à-vis de ce comité qui a des problèmes avec d'autres que vous ?
Je n'en sais rien. Mais je pense qu'il vaut mieux un comité qui fait quelques relogement que pas de comité du tout.

• Que répondez-vous aux Don Quichotte-Strasbourg qui critiquent parfois assez vivement votre action ?
Je leur réponds qu'ils se trompent de cible et que le temps est précieux, le gaspiller dans des guerres fratricides n'aide pas les copains.

• Si un campement voit le jour à Strasbourg que ferez-vous?
Si notre soutient est sollicité, nous serons là; nous serons auprès d'eux. ça restera leur lutte mais nous ne refuserons pas notre soutien.

• Une dernière chose à dire avant de se quitter ?
Il faut sortir de ce système qui existe depuis des années et qui ne compte que sur la charité. Il faut donner la possibilité à tous de prendre son destin en main, d'agir sur sa vie et, pour finir, donnons la parole... aux travailleurs sociaux.

Don Quichotte: Nouveau campement avant le 15

Les Enfants de Don Quichotte, qui se sont fait connaître il y a un an en installant des tentes au coeur de Paris pour aider les sans-abri, préparent "un nouveau campement qui sera installé avant le 15 décembre", révèle l'un de leurs fondateurs, Augustin Legrand, dans un entretien au Journal du Dimanche à paraître demain. "Nous hésitons encore sur les lieux, nous pensons aux bords de la Seine", explique-t-il, même si la ministre "a prévenu" que les CRS interviendront dans tous les cas de figure, ajoute-t-il. Une action autour des lieux de culte est également envisagée. Un an après, Augustin Legrand estime qu'"il y a eu des avancées", mais qu'elles sont insuffisantes. Selon son mouvement, "12 000 personnes qui ont un travail pourraient quitter les centres d'hébergement et occuper des logements", mais ce sont ces derniers qui manquent.

04:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Enfants de Don Quichotte, campement, sans abri | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu