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30.01.2012

Loi Camping : le député Léonard renonce

Le député J.Louis Léonard, s'engage à retirer l'article régressif sur les camping et à soutenir la levée à titre “transitoire” de l'interdiction de résider dans un camping

A l'issue d'une manifestation ayant réuni samedi après midi 300 personnes à Chatelaillon Plage (Charente maritime) contre l'interdiction de résider dans un camping plus de trois mois, le député maire Mr Jean Louis Léonard a reçu une nouvelle fois une délégation de DAL fédération, DAL 17, HALEM, soutenus par Mgr Gaillot et le LDH.

Il s'est engagé à retirer l'article du projet de loi qui menace les habitants de camping à l'année, et à autoriser à titre transitoire la domiciliation dans un camping. Il s'agit d'entériner une situation de fait qui concerne environ 70 000 personnes, et traduit l'aggravation de la crise du logement, provoquée par la cherté des loyers et de l'immobilier, ainsi que le climat spéculatif. Les habitants de camping qui y ont établi leur résidence faute de mieux, fréquement après un accident de la vie, sont trop souvent privés des droits civiques et sociaux élémentaires rattachés à la notion de domicile, ou ont des difficultés pour y accéder (Droit de vote, scolarisation, accès aux prestations sociales, ...)

Cette annonce du député maire, auteur de la Loi a été faite en présence de journalistes locaux  et par un communiqué publié sur le site du député. Elle lève l’opposition du DAL et HALEM à la poursuite de l’examen de ce projet de loi. L’AG des habitants de camping des environs de Toulouse , qui s’est tenue  samedi partage cette oritentation.

Nous restons vigilants  après cette première avancée : Nous poursuivons la lutte et militons pour encourager les habitants de camping et d’habitats précaires à se faire entendre, oubliés de la campagne électorale comme tant d’autres sans-droit. Nous demandons qu'un statut plus protecteur soit élaboré pour les habitants de camping, et d’habitations précaires ou de fortune, créant un droit au maintien dans les lieux et un droit au relogement, notamment dans le cadre d’améliorations indispensables de la procédure DALO.

DAL 17 Mehdi  06 58 56 54 16

HALEM Paulot : 06 18 94 75 16

DAL fédération : 06 09 59 19 74

15.01.2011

Pierre Méhaignerie et les allocations chômage : voici venue l'ère des "Rantanplan" de la politique

Source: actuchomage.org

Exister, en politique, c'est aligner les polémiques : des déclarations fracassantes truffées de contre-vérités. Après Manuel Valls et son "déverrouillage" des 35 heures, Christian Jacob et sa défense des députés tricheurs puis sa saillie sur "l’emploi à vie" des fonctionnaires, voici Pierre Méhaignerie et l'indemnisation du chômage, qu'il juge excessive.

Ils nous fatiguent !!!
Une chose est sûre : la campagne électorale des présidentielles a déjà commencé et colonisera toute l'année 2011, en dépit des préoccupations des Français. La bataille idéologique est engagée et, d'ici mai 2012, chacun défendra son bout de gras… comprenez : son emploi, ses privilèges et sa protection sociale à vie.

Pour l'instant, on assiste au spectacle affligeant d'imposteurs qui, en mal de visibilité, l'ouvrent pour se distinguer, quitte à dire n'importe quoi et passer doublement pour des cons : 1) en révélant leur profond dilettantisme quant aux sujets qu'ils abordent; 2) en s'imaginant que les Français sont, eux aussi, des imbéciles toujours prêts à tomber dans les panneaux qu'on leur tend. C'est négliger l'aspect positif du règne de Nicolas Sarkozy, qui leur a tant menti et les a tant de fois désavoués : grâce à lui, de la ratification du traité de Lisbonne à la réforme des retraites en passant par la "valeur travail" puis la crise, nombre de Français ont ouvert les yeux et se sont réappropriés le champ politique.

Dans le cas de Monsieur Valls, candidat aux primaires du PS, il s'agissait de tirer son épingle du jeu (c'est loupé). Chez quelques éminences grises de droite désireuses de justifier leur existence au sein de l'UMP, il s'agit d'enfoncer (grossièrement) le clou des multiples réformes particulièrement injustes et régressives adoptées depuis 2007. Deux stratégies de com’ vouées à l'échec. Car, d'un côté comme de l'autre, la confusion règne et nous assistons à un véritable sabordage. Tandis que le Parti socialiste montre son vrai visage — celui d'une fausse gauche qui ne cesse de se discréditer —, l'UMP sortante entonne un chant du cygne disgracieux, truffé de couacs. Mais nous y reviendrons en temps utile...

L'épouvantail des allocations chômage

Pas besoin de radoter : vous trouverez ici et là tous les éléments de la dernière polémique qui agite le Landerneau et à laquelle nous nous sentons, hélas, obligés de réagir...

• D'abord, nous vous invitons à prendre connaissance de l'interview vidéo de Monsieur Méhaignerie sur le blog de Marc Landré, du Figaro, à l'origine du "buzz"... "Décapante" et "instructive" ? De biens grands mots. Si certains n'ont pas "la langue dans leur poche", ils feraient mieux de la tourner sept fois dans la bouche avant de l'ouvrir.
Côté technique, notez le magnifique contre-jour digne d'un professionnel. Et n'oubliez pas de lire les commentaires qui suivent (car les lecteurs des “Dessous du social” ne sont visiblement pas dupes, ce qui est plutôt rassurant).

• Ensuite, lisez ce recadrage de Samuel Laurent pour Le Monde...

• Puis celui de L'Expansion, tout aussi bien envoyé.

Ce à quoi nous rajoutons :

• Depuis plus de dix ans, la plupart des pays membres de l'OCDE n'ont cessé de rogner sur leur système d'indemnisation en montant et en durée sous prétexte que, s'il y a des chômeurs, c'est de la faute… aux allocations. Le chômage a-t-il baissé pour autant ? Non, bien au contraire. Depuis trente ans, le chômage s'est massifié malgré les restrictions successives. Il n'y a donc aucune corrélation entre le taux de chômage et son niveau d'indemnisation.

Constat récemment confirmé par la DARES : en France, convention Unedic après convention Unedic, les exclus de l'emploi — qui n'ont même pas voix au chapitre, puisque les associations qui les défendent ne sont pas consultées et sont, au contraire, priées de rester sur le trottoir d'en face — demeurent les dindons de la farce... La prochaine révision de l'assurance chômage doit débuter le 24 janvier : en cela, Monsieur Méhaignerie joue les opportunistes et s'imagine, à tort, qu'il va pouvoir empiéter sur le champ de négociation des "partenaires sociaux"… qui lui ont adressé une fin de non-recevoir.

La norme, c'est le Smic

Il est prouvé que, plus les allocations chômage sont généreuses, moindre est l'intensité de la recherche, mais supérieure est la qualité de l'emploi retrouvé : ce sont les trois heureux gagnants du «prix [2010] de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel», les dénommés Diamond, Mortensen et Pissarides, qui l'ont dit. Or, pas question de faire du qualitatif, l'objectif est purement quantitatif : il faut que les chômeurs se remettent le plus vite possible au boulot, non seulement pour réduire les statistiques mais, surtout, accélérer la baisse du coût du travail. En les acculant financièrement, ils finissent par accepter des postes, des salaires et des conditions d'emploi dégradées, à la grande joie du patronat et de l'actionnariat.

Actuellement, 80% des chômeurs indemnisés perçoivent entre 1.000 et 1.200 € par mois, tandis que plus de 80% des emplois disponibles sont précaires et rémunérés au Smic. Pour Monsieur Méhaignerie, qui estime que c'est encore trop et que ça les dissuade d'accepter tous ces jobs de merde — ce qui est faux, puisque la moitié des 2,6 millions de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage exerce une activité réduite ou occasionnelle (1,3 million d'inscrits en catégories B et C de Pôle Emploi) contre 20% des privés d'emploi non indemnisés par le régime —, il serait salvateur de les "inciter" davantage en abaissant cette moyenne sous le niveau du Smic : ainsi seraient-ils totalement disposés à ne pas faire la fine bouche. De création d'emplois dignes de ce nom, il n'est nullement question.

Monsieur Méhaignerie prétend viser les cadres, alors qu'ils sont moins touchés par le chômage que les autres : en réalité, il vise tout le monde. Monsieur Méhaignerie veut mettre le paquet sur l'emploi des jeunes… en encensant les stages. Augmenter le nombre de travailleurs pauvres, jeunes ou vieux, qualifiés ou non, tel est son rêve.

Monsieur Méhaignerie a fait carrière sous les ors de la République. Bien qu'il ait 71 ans, il s'accroche au pouvoir tel un vigoureux pthirus à un poil pubien. A l'image de cette oligarchie qui, de sa tour d'ivoire, décide de nos vies, il adopte le dangereux comportement d'une noblesse d'ancien régime, contribuant ainsi à creuser un peu plus la tombe de son parti. Qui en profitera en 2012 ? Telle est la question. (SH)

08.01.2011

Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles

INSEE / Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles
La situation dans les années 2000

Pierrette Briant, Nathalie Donzeau, division Logement, Insee

Résumé - En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d'hébergement social ou dans un logement bénéficiant d'un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d'hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers).

En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.

Sommaire
Qualifier et quantifier la privation de logement ou de confort
Si une grande majorité des ménages ont profité de l'amélioration du parc de logements depuis 50 ans, certains en sont restés exclus. Les situations de grande difficulté vont de l'absence de logement à la privation de confort, mentionnées dans la loi Dalo (encadré 1). Ces situations sont souvent délicates à repérer (sources) et ne peuvent donc être mesurées que de manière approchée par les statistiques.

133 000 personnes sans domicile dont 33 000 sans abri ou hébergées pour des durées très courtes
Des établissements sociaux, spécialisés dans l'hébergement d'urgence, accueillent des personnes sans abri, dormant habituellement dans un lieu non prévu pour l'habitation. Ces structures complétées par les nuitées d'hôtel, offrent un hébergement inconditionnel, mais d'une durée limitée (de quelques jours à quelques semaines). Les passages entre la rue ou les abris de fortune et les centres d'urgence sont donc fréquents. Au total, 33 000 personnes étaient dans l'une ou l'autre de ces situations dans la deuxième moitié des années 2000 en France métropolitaine. Il s'agit d'une population masculine, urbaine, et pour près de la moitié, francilienne. D'autres établissements sociaux (centres d'hébergement et de réinsertion sociale, établissements d'accueil mère-enfant, centres dédiés aux demandeurs d'asile etc.) accueillent pour des durées plus longues des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et de logement : ils hébergent 66 000 personnes dont 30 % de mineurs et 40 % de femmes (ces dernières ne représentent que 21 % des personnes sans abri et en centre d'urgence). L'Île-de-France concentre le quart des places, un autre quart est réparti entre Rhône-Alpes, Provence - Alpes - Côte d'Azur et Nord - Pas-de-Calais. Par ailleurs, 34 000 personnes environ étaient accueillies dans des logements ou des chambres conventionnés à l'aide au logement temporaire , en places d'urgence ou de plus longue durée.

38 000 personnes à l'hôtel et au moins 79 000 hébergées chez des particuliers
Outre les personnes sans domicile, d'autres encore n'ont pas de logement personnel : elles résident à l'hôtel à leurs frais ou sont hébergées par un parent ou un ami. En 2006, 38 000 personnes vivaient à l'hôtel. Une partie d'entre elles, que l'on ne peut dénombrer, relevaient de la catégorie précédente des personnes dont le loyer est pris en charge au titre de l'hébergement social, mais toutes ont en commun des conditions de logement médiocres, les chambres ne disposant pas de sanitaires dans la majorité des cas et ne permettant pas de cuisiner. Un quart de ces chambres abritent plus d'une personne. Ce type d'hébergement est essentiellement francilien et masculin. On compte très peu de personnes âgées, mais des enfants en proportion presque équivalente à la moyenne métropolitaine (17 % des résidants à l'hôtel ont moins de 18 ans contre 22 % dans la population métropolitaine).

Une solution en principe moins onéreuse est de se faire héberger chez un parent, un ami ou une connaissance. En 2002, sans compter les étudiants, 79 000 personnes de 17 à 59 ans résidaient dans des ménages avec lesquels elles n'avaient pas de lien familial direct (ascendant ou descendant). Elles indiquaient ne pas avoir les moyens financiers d'occuper un logement indépendant. Ces situations touchent plus particulièrement des hommes, des Franciliens et des jeunes ; 43 % de ces personnes travaillaient, le plus souvent en tant qu'ouvriers ou employés.

À ce « noyau dur », on peut ajouter les enfants (ou petits-enfants) qui vivent chez leurs parents ou grands-parents, faute de pouvoir accéder à l'autonomie résidentielle. Sont probablement dans ce cas une majorité des plus de 25 ans revenus au domicile familial après quelques mois dans un logement indépendant. En excluant les étudiants et ceux qui ont tout juste achevé leurs études, 282 000 enfants adultes, plutôt des hommes, pouvaient être considérés en hébergement contraint en 2002. Pour ces personnes, plus encore que pour les hébergés du « noyau dur », être hébergé et occuper un emploi, y compris de niveau cadre, peuvent aller de pair.

Enfin, parmi les personnes de 60 ans et plus résidant chez un tiers, 50 000 expliquaient notamment leur situation par une rupture familiale, un deuil, des difficultés financières ou de santé. Contrairement aux situations précédentes, 53 % d'entre elles vivaient dans des communes rurales et il s'agissait plus souvent de femmes.

Plus d'un million de ménages dans des habitations de fortune, des logements sans confort ou surpeuplés
Difficultés de logement et difficultés financières

Occuper en titre un logement ne signifie pas que la qualité de celui-ci est satisfaisante. Ainsi en 2006, 40 000 logements, abritant 85 000 personnes, étaient qualifiés par leurs occupants, à l'occasion du recensement, d'habitations de fortune dont les trois quarts étaient des constructions provisoires ou des mobile homes (sans possibilité de mobilité) ; 20 % n'avaient ni douche ni baignoire ; environ 10 % étaient surpeuplés , soit 10 fois plus que la moyenne.

À un degré moindre que les habitations de fortune, certains logements peuvent néanmoins représenter un danger pour la santé ou la sécurité de leurs habitants, ou manquer des équipements élémentaires. Par analogie avec les critères édictés par la loi Dalo, on considérera comme « privés de confort » les logements situés dans des immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine ou ayant au moins deux défauts parmi les suivants : installation de chauffage insuffisante ou mauvaise isolation, infiltrations d'eau, électricité non conforme, absence d'installation sanitaire ou de coin cuisine.

En 2006, selon l'enquête Logement, 947 000 logements, soit 3,6 % des résidences principales, abritant 2,1 millions de personnes, étaient concernés. Certains défauts sont relativement rares : 1 % des ménages ont déclaré que leur immeuble était insalubre ou menaçait de tomber en ruine (tableau 2). Les sanitaires ou le coin cuisine manquent surtout à Paris. D'autres défauts sont plus fréquents : les infiltrations d'eau concernaient 5 % des logements et la perception de froid liée à une installation de chauffage insuffisante ou une mauvaise isolation, 9 %. Ces défauts concernent plus souvent les logements les plus anciens et, dans une moindre mesure, les logements collectifs.

Enfin, un peu plus de 183 000 logements (0,7 % de l'ensemble) étaient surpeuplés, abritant 800 000 personnes, surtout dans l'agglomération parisienne (2,4 %) où les petits logements sont nombreux et les loyers élevés.

Surpeuplement et privation de confort ne vont pas forcément de pair puisque leur cumul ne concernait que 28 000 logements en 2006. Les catégories les plus touchées sont néanmoins les mêmes : les locataires du parc privé, les ménages du bas de l'échelle des niveaux de vie, les familles monoparentales.

Difficultés de logement et difficultés financières
1,1 million de ménages, occupants en titre de leur logement, soit 2,9 millions de personnes, souffraient ainsi de mauvaises conditions de logement (soit surpeuplement soit privation de confort). Avec les 133 000 sans-domicile et près de 117 000 autres personnes sans logement personnel dans une acception restreinte (chambres d'hôtel et « noyau dur » de l'hébergement contraint), elles composent la population qui ne peut accéder à un logement satisfaisant, soit au total, 3,2 millions de personnes.

On pourrait y inclure tout ou partie des 110 000 personnes qui vivaient dans des habitations mobiles terrestres (gens du voyage, forains...) dont les conditions de logement sont liées à la qualité des infrastructures d'accueil dans les communes.

L'analyse pourrait également être élargie aux ménages dont le logement ponctionne fortement les ressources. Ainsi, un million de ménages à faibles ressources déclaraient avoir des difficultés à régler leurs dépenses en logement ou être en situation d'impayés ; 144 000 d'entre eux cumulaient ces difficultés et le fait d'occuper un logement inconfortable ou surpeuplé et, parmi ces derniers, 41 000 avaient fait une demande de logement HLM, que ce soit pour entrer dans le parc HLM (24 000) ou y rester en changeant de logement (17 000 ménages).

Enfin, en 2006, plus de 100 000 ménages à faibles ressources (41 000 pour la seule agglomération de Paris) attendaient depuis au moins trois ans un logement social.

POUR EN SAVOIR PLUS

03.01.2011

Crédit RSA : prêt pour bénéficiaire RSA et minima sociaux ?

Le RSA, Revenu de Solidarité Active, est venu remplacer le RMI en 2009. Face aux défauts du RMI, principalement au niveau de la réinsertion sociale et du retour à l’emploi, le RSA permet à ceux qui ont la chance de ne plus être sans travail de ne pas voir leurs revenus diminuer. En effet, beaucoup de RMIstes préféraient ne pas travailler plutôt que de perdre le RMI : pourquoi travailler pour gagner la même chose qu’au RMI? Le RSA permet donc d’augmenter les revenus des anciens bénéficiaires du RMI, pour peu qu’ils trouvent un boulot. L’objectif du RSA est de venir compléter les revenus d’un éventuel travail, et non de s’y substituer. Le RSA, qui est une aide de l’état plus large que le RMI, touche une population de 3 millions de personnes en France.

L’ancien RMI équivaut au nouveau « RSA socle », le revenu minimum. Le RSA, contrairement au RMI, peut venir compléter les revenus issus d’un emploi, même à temps partiel, pour que le bénéficiaire des minima sociaux ne se retrouve pas à gagner moins d’argent en travaillant qu’en ne faisant rien. Le RSA est ainsi une aide sociale visant à encourager le retour à l’activité. Il est considéré comme étant un revenu plus stable que le RMI, qui peut progresser et favorisant le retour au plein emploi. En théorie, les banques sont donc moins réfractaires à faire un dossier de crédit aux personnes qui sont au RSA et qui travaillent en même temps.

. La suite est ici CLIC

06:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rsa, crÉdit rsa, chÔmeurs, chÔmage, rmi, rsa socle | | |  Facebook

23.07.2010

LA TARTUFFERIE UMP DU JOUR : Wauquiez : Pôle emploi va consulter les chômeurs

10:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, pôle emploi, wauquiez, chômage, retraites, chômeurs | | |  Facebook

03.01.2010

2010 sera militante

Bonne année aux sans-domicile, aux mal logés et aux locataires mobilisés, aux  salariés en lutte, aux chômeurs, aux malades mobilisés, aux retraités actifs, aux fonctionnaires du service du public, aux authentiques écologistes, aux étudiants et à leurs professeurs, aux femmes battues, ...

29.06.2009

1 % à compter du 1er juillet pour les allocations chômage

Les allocations de près d'1,9 million de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage seront revalorisées de 1 % au 1er juillet.

Patronat et syndicats en ont décidé lors d'un conseil d'administration de l'Unedic qui s'est déroulé hier. Quelques centimes pour les chômeurs, c'est lamentable !

06:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, chômeurs, unedic | | |  Facebook

21.05.2009

Jackpot pour Johnny Hallyday !

L'histoire en fera probablement sourire plus d'un. Et d'autres grinceront des dents !

Pour le traditionnel concert du 14 juillet, Nicolas Sarkozy a choisi d'offrir aux Français un spectacle gratuit de Johnny Hallyday. Jusque-là, rien d'anormal. Surtout lorsqu'on sait que les deux hommes entretiennent une amitié de longue date.

Sauf que cette récréation coûtera 1 million d'euros à l'État français et que la moitié de cette somme est destinée à la rémunération du chanteur. Johnny Hallyday devrait ainsi toucher 500.000 euros. (soit 327.950.000 anciens francs !) pour 3h de spectacle ! ...

Smicards, chômeurs soyez cons ... allez l'applaudir ... il s'en tape de vos misères !

09:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, france, crise financière, hallyday, chômeurs, smicards | | |  Facebook

01.04.2009

Réunions d'avril de A.B.C.D.E.

Réunions mensuelles de A.B.C.D.E. (Association Bas-Rhinoise des Chômeurs et Demandeurs d'Emploi), programme de Avril.
Sur leur site avec le calendrier mensuel des activités: http://abcde67.monsite.orange.fr

07.03.2009

AGENDA DE L'ASSOCIATION ABCDE

L'Association ABCDE (Association Bas-Rhinoise des Chômeurs et Demandeurs d'Emploi) s'adresse à toutes les personnes en situation de chômage ou de précarité (CDD, contrats aidés, Rmistes, jeunes à la recherche d'emploi) et vous propose de venir vous informer et échanger sur votre situation, vos droits et sur les nouveaux dispositifs concernant l'Offre Raisonnable d'Emploi (O.R.E.), le nouveau Projet Personnalisé d'Accés à l'Emploi (P.P.A.E.), la nouvelle convention UNEDIC, le RSA, etc.

INVITATIONS mars 2009 Groupe ILLKIRCH
MARDI 10 Mars à 18h30
au Pôle Associatif de l'Illiade,
11, allée François Mitterand

Groupe HAGUENAU
MERCREDI 11 Mars à 18h30
6, place Robert Schuman (derrière la M.L.C,dans la cour)

Groupe STRASBOURG
LUNDI 16 Mars à 18h30
à l'A.R.E.S,centre socio-culturel de l'Esplanade 10, rue d'Ankara(tram esplanade, ligne C et E)

Groupe BISCHWILLER
MARDI 17 Mars de 14h à 16h
au CASF 7, rue des Casernes

Groupe SCHILTIGHEIM
Mardi 17 Mars à 18h30
au centre socio-culturel du marais 8, rue de Touraine
(tram marais ligne B)

LE SITE : http://abcde67.monsite.orange.fr/index.jhtml

01.03.2009

Mars 2009 : Chômeurs, Précaires, Intermittents, ne restez pas seuls !

Vous êtes 90.200 à vous être retrouvés inscrits dans la catégorie 1 du Pôle Emploi le mois dernier, soit l’équivalent de la population active d’une ville comme Rennes. L’année dernière vous étiez 218.000, soit l’équivalent de la population active de Lyon et Bordeaux réunies !

Le rythme s’accélère : en janvier vous étiez 3.000, chaque jour, à perdre votre gagne-pain. Deux de plus chaque minute. Combien les mois prochains ?

Toutes catégories confondues (Pôle Emploi en compte huit mais on ne parle toujours que de la numéro 1, le taux officiel du chômage), vous êtes 3,5 millions en France, soit trois fois la population active de Paris. Sans compter ceux qui découvrent les joies du chômage partiel et dont on ne nous communique pas le nombre, ceux qui cumulent allocs et petits jobs qui ne permettent pas de vivre, ceux qui n’ont droit à aucune indemnisation parce qu’ils n’ont pas assez cotisé, et ceux qui croupissent aux minimas sociaux (RMI, ASS… quand ils y ont droit).

Pendant ce temps, le nombre d’offres enregistrées par Pôle Emploi a chuté de 30% en un an.

VOUS N’ÊTES PAS SEULS, vous êtes même TRÈS NOMBREUX... A vous tous, c’est comme si Lyon, Bordeaux et Rennes avaient totalement cessé de travailler.

... NE RESTEZ PAS ISOLÉS !

Tournez-vous vers les organisations qui peuvent vous renseigner et vous défendre : les associations de chômeurs (AC !, MNCP, APEIS), certains syndicats dont le Comité national CGT des Chômeurs et Précaires, la Coordination des Intermittents si vous êtes dans ce cas, le Réseau Stop-Précarité... Dans notre sélection de liens, en bas à gauche de notre page d’accueil, vous trouverez de nombreux sites qui vous permettront de connaître vos droits et vous aider. Dans nos forums, vous pourrez poser vos questions.

Plus généralement, vous trouverez ici de quoi vous informer, comprendre ce qu’il vous arrive, ce qu’est le chômage, pourquoi il existe et, surtout, vous déculpabiliser.

Car les chômeurs, s’ils sont « la principale richesse du pays » comme disait Jean-Louis Borloo en 2006 au micro de RTL, n’en sont pas moins les citoyens les plus méprisés qui soient, que cette morgue émane de leur entourage ou de la société toute entière (Etat, employeurs, Pôle Emploi, CAF, banques, etc). Les chômeurs sont aussi des citoyens fragilisés, financièrement et psychologiquement. La culpabilité et la honte sont leurs premiers ennemis.

Pour toutes ces raisons, les chômeurs oublient qu’ils sont la première force sociale du pays.

Pour échapper au désespoir, une seule alternative : NE RESTEZ PAS SEULS et BATTEZ-VOUS !

Source / auteur : http://www.actuchomage.org/

12:47 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômeurs, précaires, etat, employeurs, pôle emploi, caf, banques | | |  Facebook

09.12.2008

le proces de Ludovic et Michel a lieu ce jeudi !

Nous vous espérons nombreux au Palais de Justice de Paris, M° Cité, jeudi 11 décembre à 13h pour soutenir Ludovic et Michel, attaqués par la direction nationale de la CFDT suite à une action des intermittents et des précaires en avril 2005.

A cette époque une centaine d'intermittents, de chômeurs, de précaires... étaient allés demander au siège national de la CFDT au nom de qui et au nom de quoi ils avaient signé des accords remettant en cause l'indemnisation des chômeurs et des intermittents.

La CFDT porte plainte pour "violation de domicile" !
Elle tente donc de criminaliser une pratique pourtant courante de l'action syndicale qui consiste à aller demander en nombre une réponse à celui qui devrait être au moins un interlocuteur, voire un défenseur de nos droits et non un partenaire du MEDEF et un plaignant.

Rendez-vous à 13h jeudi 11 décembre 2008
14eme chambre correctionnelle
Palais de justice de Paris, M° Cité

www.cie-joliemome.org
www.hns-info.net
www.cip-idf.org

28.11.2008

Procès cfdt contre LUDO ET MICHEL

Procès CFDT contre Ludo et Michel (11 dec 2008) : les rendez-vous de la mobilisation

samedi 22 novembre 2008, par Ludo

Fidèles lectrices et lecteurs de HNS-info, il ne vous aura pas échappé qu’un des membres de notre rédaction, ludo, et Michel de la Compagnie Jolie Môme, sont donc convoqués devant la 14ème chambre du tribunal de Paris le jeudi 11 décembre 2008 à 13h suite à une plainte produite par la Direction nationale de la CFDT invoquant "la violation de domicile".

Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore au courant de cette pitoyable "affaire", voici un bref résumé des faits :
En avril 2005, une centaine de chômeurs, intermittents, retraités, allocataires de minima sociaux se rend au siège parisien de la CFDT. Ils veulent rencontrer des dirigeants de la centrale syndicale : ils ont des questions à leur poser mais aussi des choses à leur dire !
En première réponse, la CFDT appelle la police. Celle-ci arrive sur les lieux, elle n’aura pas à faire évacuer la centaine de précaires qui quittera les lieux de son propre gré.
Comme deuxième réponse, la CFDT s’engage dans une enquête à charges pour tenter d’identifier quelques présentEs. Après des mois d’investigation, la procédure judiciaire est lancée. Une dizaine de personnes est convoquée au commissariat, parmi elles, Ludo et Michel qui reconnaissent avoir été présents sur les lieux. Dans le bureau d’un juge d’instruction, Michel et Ludo se voient confirmer leur mise en examen pour « violation de domicile ».

Comme le démontre cette photo prise lors de notre visite à la CFDT, l’entrée était annoncée "libre"... No comment !

La mobilisation - lancée au travers d’une pétition à laquelle ont déjà souscrit plus de 10.000 signataires et d’une journée de juin fort réussie où, à l’initiative de la Compagnie Jolie Môme, un millier de personnes a participé au « Cabaret dé-chaîné » au Théâtre de L’Epée de Bois (Cartoucherie de Vincennes) - rentre dans sa dernière ligne droite et s’inscrit dans l’actualité...

Si la CFDT avait gain de cause à l’issue de ce procès, l’action "d’occupation" connaîtrait une jurisprudence négative pour tous les militants et activistes. Ce serait aussi une nouvelle claque infligée aux précaires et à leurs luttes !

Plusieurs rendez-vous sont déjà fixés :

Du 6 novembre au 7 décembre, la compagnie Jolie Môme fait le procès du militantisme. Plus d’infos sur :
- http://www.hns-info.net/spip.php ?article16014
- http://www.cie-joliemome.org/

Samedi 29 novembre 2008, HNS-info vous invite au débat :
Quel avenir pour les médias alternatifs sous Sarkozy et dans la globalisation libérale ?

http://www.hns-info.net/article.php3 ?id_article=16132

Samedi 6 décembre 2008 à Paris
Manifestation pour les droits des chômeurs et précaires
. Plus d’infos sur :
- http://www.hns-info.net/spip.php ?article16193
- http://www.hns-info.net/spip.php ?article16199
- http://www.cip-idf.org/

jeudi 11 décembre 2008 dès 13h
Rassemblement de soutien à Ludo et Michel devant le palais de justice
.

Il y aura bien d’autres rendez-vous au regard des différentes luttes en cours et en préparation... vous les retrouverez bien entendu sur HNS-info.

Faites circuler l’info, participez activement à la mobilisation.

Merci d’avance
HNS-info

Pour lire l’ensemble des communiqués produits par HNS-info sur le sujet, allez à la rubrique Nos billets.

Téléchargez ce communiqué (pdf) :

PDF - 158.7 ko

20.11.2008

ABCDE 67 INFOS PPAE ET ORE

Nous vous prions de trouver joint plusieurs infos concernant le P.P.A.E. et l'O.R.E. :
- un tract d'explication,
- une lettre ouverte aux Conseillers ANPE et aux personnels de Pôle Emploi,
- une pétition à faire signer et nous transmettre.
Merci à tous de votre soutien et de votre vigilance.


"Ce n'est pas les chômeurs qu'il faut combattre, c'est le chômage"

Lettre ouverte -Pel P.E. - 7-11-08.doc
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Pétition - 7-11-08.doc
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tractPPAE2.pdf
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16.11.2008

Réunions de l'Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi (ABCDE)

Réunions du mois de novembre

Groupe de Strasbourg

Réunion le lundi 17 novembre, à 18 h 30, à l'ARES, centre socioculturel de l'Esplanade, 10 rue d'Ankara

Groupe de Haguenau

Réunion le mercredi 19 novembre à 18 h 30, 6 place Robert-Schumann (derrière la MLC, dans la cour)

Collectif de solidarité de Bischwiller et environs

Réunion à Bischwiller le mardi 25 novembre, de 14 h à 16 h, au CASF, 7 rue des Casernes

Groupe d'Illkirch

Réunion à Illkirch le mardi 25 novembre à 18 h 30, au Pôle associatif de l'Illiade, 11 allée François-Mitterrand

Groupe de Schiltigheim

Réunion à Schiltigheim le mardi 2 décembre à 18 h 30 au centre socioculturel du Marais, 8 rue de Touraine (tram : Marais, ligne B)

CONTACT : ABCDE : 2 rue de Sélestat, 67100 Strasbourg. Tél: 03 88 41 14 49. Courriel : abcde67@orange.fr

Attention danger !

Conseil aux personnes au chômage et tous demandeurs d'emploi

Il va vous être demandé d'élaborer avec un conseiller un projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), "au plus tard dans les quinze jours" suivant son inscription à l'ANPE.

C'est à partir de ce projet, actualisé tous les trois mois, que seront définies les offres raisonnables d'emploi (ORE). Au bout de deux refus, les allocations peuvent être temporairement suspendues.

NE SIGNEZ PAS TOUT DE SUITE
"Exigez que soit inscrit que vous cherchez un emploi à temps complet en CDI" afin que Pôle emploi (l'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic) "ne puisse pas vous imposer un emploi précaire", précise le MNCP auquel ABCD 67 est affilié

EXIGEZ que votre "droit au refus d'un emploi précaire ou à temps partiel soit respecté".

08:37 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ppae, chÔmage, assedic, anpe, abcde 67, chÔmeurs, prÉcaires | | |  Facebook

13.09.2008

Un projet de décret durcit les sanctions contre les chômeurs refusant deux offres d'emploi

Un projet de décret, sera soumis aux membres du Conseil supérieur de l'emploi mardi 16 septembre.

Il durcit les sanctions pour les chômeurs qui refuseront deux "offres raisonnables d'emploi" (ORE), et définit les modalités d'application de la loi du 1er août 2008 "relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d'emploi", dont l'un des objectifs est de diminuer le nombre d'offres d'emplois non pourvues (quelque 300 000, selon l'ANPE).

La "stigmatisation" des chômeurs est en route.

15:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, chômeurs, exclusion, france, sarkosy, anpe, assedic | | |  Facebook

07.09.2008

Eric Besson : la validation des acquis de l'expérience est « une déception »

« Faible notoriété ».

Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de l'Evaluation des politiques publiques, a remis, hier, à Xavier Bertrand, ministre du Travail, un rapport sans concession sur la validation des acquis de l'expérience (VAE). Le gouvernement souhaite faire de ce dispositif, qui permet de valoriser par l'obtention d'un diplôme toute expérience professionnelle d'au moins trois ans, un outil majeur d'aide à la mobilité et à la reconversion. Mais, six ans après son lancement, la VAE reste « une déception » et un « semi-échec », souligne Eric Besson. Alors que le dispositif est ouvert à 6 millions de salariés, on ne recense que 75.000 candidats par an. Et à peine un sur trois va avec succès au bout de la démarche (26.000 diplômés en 2006). Un résultat très éloigné de l'objectif de 60.000 diplômés par an.

Le dispositif, analyse le rapport, souffre de sa « faible notoriété » auprès des publics cibles (chômeurs et peu qualifiés), et de la « longueur et de la complexité des procédures ». Celles-ci provoquent une forte déperdition de candidats, « pas assez accompagnés » dans leur démarche. Selon Xavier Bertrand, « l'enjeu n'est pas financier : chaque année, les crédits ne sont pas tous dépensés ». Pour relancer le dispositif, il mise, comme le recommande le rapport, sur une meilleure information, une simplification des procédures et un accompagnement accru des candidats. Des groupes de travail dédiés à ces questions seront lancés cet automne dans le cadre de la négociation sur la formation professionnelle.

http://www.lesechos.fr/info/france/4768453.htm?xtor=RSS-2...

04.09.2008

ABCDE 67 ASSOCIATION DE CHÔMEURS ET PRÉCAIRES - AGENDA

INVITATIONS aux activités de Septembre

A tous les chômeurs et Demandeurs d’Emploi :

Cher(e)s Ami(e)s,

Vous êtes cordialement invité(e)s aux différentes activités de groupes du mois de Septembre dont voici le programme :

Les réunions mensuelles des Groupes :

Groupe de Haguenau :
Mercredi 10 Septembre 18 h 30
6 place Robert Schumann                                                                                                            (derrière la MLC, dans la cour)

Groupe de Strasbourg :
Lundi 15 Septembre à 18h30
à l’ARES, centre socioculturel de l’Esplanade
10 rue d’Ankara (tram : esplanade, lignes C et E)

BISCHWILLER :
Mardi 23 Septembre de 14h à 16h
au CASF, 7 rue des Casernes

Groupe de Illkirch :
Mardi 23 Septembre à 18h30
au Pôle associatif de l’Illiade
11 allée François Mitterand (sur la droite)

06:51 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : abcde 67, chÔmeurs, prÉcaires, strasbourg, haguenau, bas-rhin | | |  Facebook

05.08.2008

Promulguée, la loi sur les obligations des chômeurs s'appliquera cet automne

PARIS (AFP) — La loi imposant aux chômeurs de réduire progressivement leurs prétentions de salaires et de lieu de travail sous peine d'être radiés, après trois, six et douze mois de chômage, promulguée le 1er août, n'entrera pas en vigueur avant cet automne.

Dénoncée par les syndicats, le PS et les Verts comme un texte "humiliant les chômeurs" pour "faire plaisir à l'électorat de droite", la loi nécessite pour s'appliquer un décret qui paraîtra "probablement en octobre", selon l'entourage du secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez.

La loi stipule que tout demandeur d'emploi est "tenu d'accepter les offres raisonnables d'emploi" telles que définies dans le texte.

Elle supprime aussi progressivement d'ici 2012 la dispense de recherche d'emploi (DRE) accordée jusqu'à présent aux salariés au chômage, à partir de 57 ans et demi voire de 55 ans.

Refuser, sans motif légitime, à deux reprises une offre raisonnable d'emploi expose à une radiation, et le cas échéant à la perte de ses indemnités.

La philosophie, selon le gouvernement, est de "mieux accompagner" les chômeurs et de "mieux contrôler les abus", par ailleurs "infimes" avait indiqué fin juin le directeur de l'ANPE.

Le chiffre de 500.000 à 600.000 offres d'emploi non pourvues mis en avant par le gouvernement est "un chiffre approché" dont "on n'est pas très sûr", selon un récent rapport au Conseil national d'information statistique (Cnis).

Un chômeur ne peut pas se retourner contre l'ANPE si elle ne lui propose pas d'emploi raisonnable.

En revanche, s'il est "inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis plus de trois mois, est considérée comme raisonnable l'offre d'un emploi compatible avec ses qualifications et compétences professionnelles et rémunéré au moins 95% du salaire antérieurement perçu", indique la loi.

Après six mois de chômage, le demandeur est tenu d'accepter une offre d'emploi, même si le salaire proposé atteint 85% de la rémunération précédente.

Il doit aussi accepter d'aller travailler plus loin, une offre d'emploi étant considérée comme raisonnable si elle implique 60 km aller-retour ou deux heures de transports en commun, selon le texte voté en urgence au Parlement en juillet.

Après un an d'inscription à l'ANPE, une offre d'emploi est "raisonnable" dès lors qu'elle est "compatible avec les qualifications et les compétences du demandeur d'emploi et rémunéré au moins à hauteur du revenu de remplacement" versé par les Assedic ou, pour les chômeurs en fin de droit, l'Etat.

En moyenne, l'indemnité chômage est de 900 à 1.000 euros net mensuels, et l'allocation de solidarité (ASS) de 400 euros net mensuels.

Un demandeur d'emploi ne peut toutefois être obligé d'accepter un salaire inférieur à celui normalement pratiqué dans la région et pour la profession concernée. Et s'il cherche un travail à temps plein, il "ne peut être obligé d'accepter un emploi à temps partiel", ajoute la loi.

Le compte à rebours se déclenchera à partir de la définition du "projet personnalisé d'accès à l'emploi" et sera suspendu pendant les formations.

Pour les 3,053 millions de personnes inscrites à l'ANPE fin juin, "l'idée est qu'à l'occasion de leur prochain entretien après parution du décret, on actualisera leur projet professionnel, et à partir de là, on décomptera les délais de trois, six et douze mois", selon l'entourage de M. Wauquiez.

"Quelqu'un qui a un an d'ancienneté au chômage repartira à zéro", selon la même source.

Echaudé par l'affaire des "recalculés", le gouvernement a souhaité "être carré" sur ce problème de rétroactivité.

L'affaire des "recalculés" avait opposé l'Unedic à plus de 400.000 chômeurs radiés avec l'entrée en vigueur de la convention chômage de 2002, qui recalculait les durées d'indemnisation. Après un an de conflit, en 2004, ils avaient été rétablis dans leurs droits.

Les taux de pauvreté sont plus élevés dans les villes de plus de 20.000 habitants (hors agglomération parisienne)

Le taux de pauvreté en France était d'environ 13,2% en 2006 en France métropolitaine, soit 7,9 millions de personnes, selon une enquête de l'Insee sur les niveaux de vie, communiquée vendredi 18 juillet.

Le taux de pauvreté correspond à un revenu inférieur à 880 euros par mois.
La moitié d'entre ces personnes vivent même avec moins de 720 euros par mois, précise l'enquête.
«De 2005 à 2006, l'évolution du taux de pauvreté (+0,1%) ne peut pas être considérée comme significative», souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté reste donc stable, mais il n'empêche que le niveau de vie global des Français se détériore.
L'étude révèle en effet que la moitié des habitants de métropole ont un niveau de vie annuel inférieur à 17.600 euros, en hausse de 1,7% en euros constants (inflation comprise) par rapport à 2005.

Le grand écart est immense entre les 10% les plus aisés, qui bénéficient d'un niveau de vie d'au moins 33.190 euros par an, et les 10% les plus modestes, qui ont un niveau de vie inférieur à 9.720 euros annuels.

Le niveau de vie moyen des actifs (chômeurs compris) au sens du Bureau international du travail (BIT) s'élève à 21.760 euros par an en 2006, soit 6% de plus que les inactifs.

La disparité est également importante lorsque se pose la question de l'âge.
En effet, toujours selon l'enquête, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population: 18.270 euros par an contre 21.620 euros pour les plus de 25 ans. Celui des retraités est de 21.540 euros.

Les familles monoparentales sont les plus touchées par la pauvreté. 30,3% des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale vivent au-dessous du seuil de 880 euros par mois, soit 2,3 fois plus élevé que pour le reste de la population.
Toutefois la part des familles monoparentales pauvres est stable par rapport à 2005.

Les couples sans enfants sont les ménages les moins touchés par la pauvreté (6,4% de pauvres).
Enfin, dernière indication de cette enquête de l'Insee, la pauvreté est urbaine: les taux de pauvreté sont en effet plus forts dans les villes de plus de 20.000 habitants (hors agglomération parisienne).
Accéder à l’étude de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=2303®_id=0

29.07.2008

L'ÉTAT FAIT MAIN BASSE SUR LE FRIC DU 1% LOGEMENT. TRAVAILLEURS PAUVRES, CHÔMEURS ET SANS-ABRI : TOUS ENSEMBLE À LA RUE... Avant d'y "tomber"

Les gens que ce gouvernement nomment "travailleurs pauvres vont être virés de leur HLM à la moindre merde que la vie te réserve.
Tout est prévu : tu divorces; viré, un décès dans la famille; viré, les gosses déménagent; viré, mémé part en maison de retraite; viré...
Toi le travailleur pauvre tu vivras dans ta cage à misère... l'espace est un luxe, et le luxe n'est pas pour toi.
Le gouvernement te fera 3 offres de relogement "raisonnables" (houps) si tu les refuses ...

Toi la divorcée, la veuve, toi le chômeur... Pas de pot si tu fais un impayé de loyer; viré

Quant à toi le sans-abri, tu restes où tu es... Mais le gouvernement va te fabriquer plein de copains qui vont te rejoindre.
Zéro SDF a dit sarkosy... Ce qui se traduit par : il y à 100.000 sans-abri, avec moi vous deviendrez 1.000.000 soit un zéro de plus, c'est bien parti pour.

Le gouvernement veut l’accession "populaire" à la propriété, ben oui, les temps changent, le populaire aussi.

Par contre le gouvernement ne change pas, il veut aussi et surtout le pognon.
Le Palo va l'aider à faire main basse sur le 1% logement. Dans la foulée il prend le contrôle des SA d’HLM -ESH, qui en sont les filiales, donc d’une part très importante du logement social.

Extraits :
Le rôle de l’agence nationale de participation des employeurs à l’effort de construction (ANPEEC) est recentré sur les missions de contrôle de l’ensemble des acteurs du 1 % logement. Sa gouvernance relève désormais uniquement de l’Etat. (...) »

Là-dessus, le gouvernement a toujours été clair...

18.07.2008

CHÔMEUR

Voici tes devoirs
Tu seras radié si tu refuses deux "offres raisonnables".
Au bout de 3 mois, tu devras accepter un emploi rémunéré à au moins 95 % de ton salaire antérieur,
Au bout de 6 mois, tu devras accepter 85 % de ton ancien salaire
Au bout d'un an tu n'as plus le choix, tu fais ce qu'on te dit
Nous n'avons pas trouvé tes droits

le blabla officiel à télécharger

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17.07.2008

L'ANPE n'aurait pas les moyens d'assurer le suivi des chômeurs

Alors que les députés ont commencé, mercredi 16 juillet, l'examen du projet de loi sur les droits et devoirs des chômeurs, qui accorde un rôle clé au premier entretien à l'ANPE, une étude de la CFDT-ANPE conclut que ses conseillers ne sont pas en mesure d'assurer le "suivi mensuel personnalisé" des chômeurs mis en œuvre depuis 2006.
 
Le syndicat a passé au crible le travail de plus de huit cents des quelque mille conseillers d'une "région-test", en mars. Premier constat : ils suivent chacun un nombre de chômeurs "nettement" supérieur aux prévisions de la direction générale. Ils doivent recevoir onze chômeurs par demi-journée, mais les plannings ne prévoient pas suffisamment de plages de rendez-vous. Et ils ne sont pas sûrs, à l'heure dite, d'avoir un poste de travail pour recevoir le demandeur d'emploi. Ensuite, le premier entretien dure plus souvent trente minutes que les trois quarts d'heure prévus, et les suivants se limitent souvent à vingt , quinze voire dix minutes. Sans compter que la quantité de saisies informatiques imposées au conseiller "dépersonnalise" la rencontre. Quand elle existe... La CFDT a constaté que le suivi de plus de deux mille trois cents chômeurs était "attribué à des agents partis en retraite, mutés, ayant quitté l'agence, voire décédés".
 
"CE N'EST PAS UNE MISSION IMPOSSIBLE"
La directrice régionale de l'ANPE Nord–Pas-de-Calais, où la CFDT avait mené son enquête, a regretté la diffusion d'un document "incomplet" et sorti de son contexte. Catherine d'Hervé reconnaît que 22 % des conseillers suivent plus de cent trente chômeurs, mais que, dans une autre agence, la moyenne est de soixante-quatre dossiers, quand la moyenne nationale est de quatre-vingts. Elle explique qu'il n'est pas possible de transférer les demandeurs d'emploi d'un centre à l'autre, que le transfert des conseillers prend du temps, et qu'un important plan social suffit à saturer une agence. Reste que, selon elle, "le suivi personnalisé des chômeurs est une mission difficile, mais ce n'est pas une mission impossible".

Une récente évaluation supervisée par l'Ecole d'économie de Paris montre que, quand ils suivent de façon renforcée un nombre limité de chômeurs, les conseillers ANPE aboutissent à de meilleurs résultats que les cabinets privés, souvent plus chers.
SOURCE LE MONDE http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/16/l-anpe-n-aurait-pas-les-moyens-d-assurer-le-suivi-des-chomeurs_1074119_823448.html

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25.04.2008

383 117

383 117 chômeurs de plus de 57 ans étaient officiellement dispensés de recherche d’emploi (DRE), selon les chiffres de l’Unedic. Quelques jours après l’annonce de Christine Lagarde, ministre de l’Emploi, de lever cette dispense, le gouvernement a confirmé qu’un projet de loi serait présenté « avant la fin de l’année » pour « inciter les seniors chômeurs ainsi que les retraités à travailler ». Non comptabilisée dans la statistique des demandeurs d’emploi (catégorie 1), qui sert de baromètre officiel au chômage, la suppression des DRE entraînera une forte hausse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE. Et augmentera le nombre de pauvres touchant l’allocation spécifique de solidarité, puisque les droits à l’assurance chômage des seniors chômeurs seront réduits, eux aussi. Source POLITIS

06:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômeurs, dre, anpe, demandeurs d'emploi, assurance chômage | | |  Facebook

20.04.2008

Sanctions accrues des chômeurs: une pression "inadmissible" selon le MNCP

Le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) a jugé "inadmissible", vendredi à Sète, "la pression exercée sur les chômeurs" par le gouvernement qui prévoit de durcir les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi refusant des offres d'emploi.

"Il y a un nouveau tour de vis que proposent (Nicolas) Sarkozy et (la ministre de l'Economie Catherine) Lagarde, qui pour nous est totalement inacceptable", a déclaré Jean-François Yon, le président du MNCP à l'occasion de l'Assemblée générale de son mouvement dans la cité héraultaise.

Il y a 300-400.000 offres d'emploi sur le marché, pour cinq millions de chômeurs. Il n'y a donc pas assez d'offres pour l'ensemble des demandeurs d'emploi et cette pression sur les chômeurs est inadmissible".

Dans le projet du gouvernement, un demandeur d'emploi devra accepter une offre dite "raisonnable", sous peine de perdre tout ou partie de ses indemnités après deux refus, même si le poste est éloigné de chez lui, de son métier ou de son salaire antérieurs.

Pour le MNCP, 70% des emplois qui se créent sont des emplois précaires et "on veut que ces emplois précaires soient absolument occupés par des gens".

"Nous, a dit Jean-François Yon, on considère que des personnes qui ont galéré avec des emplois précaires pendant des années ont le droit de refuser la chaîne des emplois précaires pour exiger un emploi stable qui leur permette de rompre avec une vie indécente".

Autre question abordée lors de cette Assemblée générale: le Revenu de solidarité active (RSA). "On n'est pas hostile à l'idée, a assuré M. Yon, dans la mesure où le RSA serait un tremplin vers un emploi stable. Mais si le RSA ne fait que concourir à l'institutionnalisation de la précarité de l'emploi, on sera contre".

Une expérimentation du RSA qui garantit à un allocataire de minima social une augmentation de ses revenus lorsqu'il trouve un emploi, est en cours dans 34 départements. Le MNCP souhaite que les conclusions de cette expérimentation soient tirées par des groupes de travail réunissant des représentants des associations de chômeurs, des syndicats patronaux et de salariés, en vue d'une généralisation ou non du RSA.

Enfin, le MNCP entend être représenté dans les instances "où se décide le sort des chômeurs et précaires". "Le Grenelle de l'Insertion, s'est félicité M. Yon, a fait le constat que les usagers, c'est-à-dire les chômeurs et les précaires, ne sont pas assez intégrés dans la définition des politiques publiques les concernant".

SOURCE AFP/LE MONDE 

18.04.2008

LE MONDE - Retranscription du chat organisé avec Christine Boutin

Redbull :  c'est pour qui la maison à 15 euros par jour ? 

Christine Boutin :  C'est une maison qui est accessible à une famille de quatre personnes, qui a un revenu compris entre un smic et demi et deux smics, et qui a l'APL. Vous pouvez consulter le site www.mamaisonpourquinzeeurosparjour.fr. 

marcelhazan :  Un million de mal logés, 5 000 maisons à 15€/jour en 2008. A ce rythme il faudra 50 ans pour loger décemment les personnes les plus fragiles. N'est-il pas scandaleux comme vous dites de faire si peu et de prétendre faire autant ? Vous annoncez en grandes pompes vos mesures, alors que les loyers ne cessent d'augmenter et que le marché de l'immobilier ne favorise que les plus riches. Ne faut-il pas bloquer l'augmentation, voire réviser à la baisse les loyers pour limiter la spéculation immobilière ?  

Christine Boutin :  La maison pour 15 euros n'a pas vocation à répondre à la crise actuelle du logement. Elle est dirigée pour permettre l'accession à la propriété pour les revenus modestes. Mon ambition pour l'instant est d'en réaliser 5 000 dans l'année. Cette maison est un produit parmi d'autres. 

En ce qui concerne le blocage des loyers, tous ceux de mes prédécesseurs qui l'ont utilisé ont été amenés à revenir en arrière, car les propriétaires ne mettaient plus en location leurs appartements. 

lili :  J'aimerais savoir comment vont se loger les classes moyennes qui dépasseront de peu le plafond pour avoir droit à une HLM mais pas assez pour aller dans le privé sans APL puisque là aussi ils dépassent le plafond ? 

Christine Boutin :  Aujourd'hui, 60 % de la population française répond aux critères d'attribution des logements sociaux. 20 % seulement y accèdent. 50 % donc de la population est obligée de se loger dans le privé. Il faut donc construire davantage de logements sociaux, que ce soit pour le locatif ou l'accession à la propriété. 

lol :  18 000 dossiers ont été déposés au titre de la loi sur le logement opposable ? Pensez-vous pouvoir répondre à toutes ces demandes ? Sous quel délais ? 

Christine Boutin :  On nous annonçait 600 000 personnes relevant de la loi DALO. Aujourd'hui, alors que toutes les procédures ont été respectées, effectivement, moins de 18 000 dossiers ont été déposés. Nous serons donc très en dessous du chiffre annoncé. Et 18 000 dossiers ne signifient pas 18 000 dossiers éligibles. 

Cela étant dit, je pense que toutes les personnes relevant du DALO n'ont pas encore déposé leur dossier. Les associations doivent se mettre en marche pour aller chercher ceux qui pourraient y prétendre. Nous pourrions être heureux de constater un chiffre aussi faible, mais je ne suis pas sûre qu'il représente la réalité. 

Il faut savoir que la situation est très inégale sur le territoire français. 75 % des dossiers déposés le sont en Ile-de-France. Et 50 % de ces 75 % sont sur Paris. 

Donc il va falloir mettre tout en route pour pouvoir loger tous ceux qui relèvent des six catégories prioritaires. Ce n'est pas une chose facile, mais j'ai l'intention de mobiliser l'ensemble des préfets afin que tous les partenaires, publics ou privés, participent à la proposition de logement pour ces publics prioritaires. 

papere :  partagez-vous les inquiétudes sur l'avenir du financement du logement social à l'occasion de la réforme du livret A ? 

Christine Boutin :  J'aurais préféré que la réforme du Livret A soit étudiée à l'occasion de la discussion du projet de loi sur le logement qui sera présenté prochainement au Parlement. Parce que la loi de modernisation de l'économie est inscrite d'ores et déjà, le Livret A sera discuté dans ce contexte. 

Mais j'ai pris toutes garanties pour faire en sorte que le financement du logement soit assuré dans le cadre de cette réforme. C'est ainsi que 70 % de la collecte du Livret A et du Livret de développement durable seront bien fléchés en direction du logement. 

créteil :  Quelle sont les hypothèses envisagées pour la réforme du 1 % logement et de sa gouvernance ? 

Christine Boutin :  Vous me permettrez de ne pas répondre avec précision à cette question aujourd'hui, car les négociations vont bientôt commencer. Cela dit, il y aura une réforme dans la gouvernance pour assurer davantage de transparence et de contrôle, et le fléchage des fonds devra être précisé. 

Loula :  Les familles de la rue de la banque ont-elles été relogées comme vous vous y êtiez engagée ? 

Christine Boutin :  Elles ne l'ont pas été toutes. Parmi les 374 familles, 250 dossiers de relogement ont été reconstitués par les services de l'Etat, qui ont travaillé en un temps extrêmement rapide malgré le refus de certaines associations à aider les familles à établir leur dossier DALO. 

Une trentaine de familles en hôtel ont été relogées, et les commissions d'attribution poursuivent l'examen des dossiers les plus prioritaires dans le respect de la loi DALO. 

cris :  Est-ce que vous prévoyez de faciliter les expulsions de locataires indélicats dans votre futur projet de loi sur le logement ? 

Christine Boutin :  L'expulsion est un échec. Mon objectif n'est pas de favoriser les expulsions, mais de garantir à tous un toit. C'est la raison pour laquelle nous réfléchissons à l'extension de la garantie du risque locatif, qui assure aux propriétaires de ne plus avoir d'impayés ni de logement abîmé. 

Les négociations sont en cours et la garantie du risque locatif sera dans la future loi sur le logement. Je veux, dans ce domaine comme dans tous les autres, une réponse gagnant-gagnant. 

liska :  n'y a-t-il pas de contradiction entre la loi DALO et les démolitions subventionnées par l'ANRU ? 

Christine Boutin :  Non, il n'y a pas de contradiction. Il est certain que de nombreux quartiers de nos villes ont besoin de restructuration. C'est le rôle de l'ANRU. Pour cela, il faut détruire et reconstruire. J'ai demandé à ce que, dans la mesure du possible, on construise avant de démolir. 

En ce qui concerne la loi DALO, elle est une contrainte imposée à l'Etat de loger tous ses citoyens. 

pignouf :  récemment, le collectif jeudi noir a réquisitionné des locaux inutilisés dans Paris : 5 000 m², inoccupés depuis 10 ans !! Le gouvernement a-t-il une proposition afin de mieux utiliser les bâtiments vides existant déjà ? 

Christine Boutin :  Cette affaire me préoccupe beaucoup, car d'après les informations que j'ai, ces locaux sont dangereux et je ne souhaite évidemment pas qu'il y ait d'accident. 

J'ai lancé le principe de la réquisition. Cela étant dit, la loi s'impose même aux ministres, il faut donc faire une enquête pour voir quelle est la nature de ces locaux, s'ils sont véritablement vides. 

J'ai donc saisi le ministère du budget, qui fait une analyse fine à partir de la fiscalité pour savoir quelle est la réalité des locaux apparemment vides. Cela est très long.

Mes prédécesseurs qui ont utilisé cette procédure sont arrivés, après des mois d'investigation, à reloger 43 personnes. Ce n'est donc pas à la hauteur, malheureusement, des besoins existants. Mais je ne laisse aucune piste de côté. 

zetv :  L'Etat n'a jamais fait usage de son droit de préemption des terrains en situation de carence avéré des 20% de logements sociaux, pourquoi ? 

Christine Boutin :  Pardonnez-moi, là encore, la loi s'impose aux ministres. J'ai toujours dit que j'appliquerais de façon ferme l'article 55 de la loi SRU. Que dit-elle ? Obligation pour les communes de plus de 3 500 habitants d'avoir en 2022 20 % de logements sociaux sur leur territoire. Une courbe idéale est dressée de la commune considérée à partir du pourcentage qu'elle possède, jusqu'à 2022. 

Tous les trois ans, l'Etat doit vérifier quelle est la situation de l'effort de la commune par rapport à la courbe idéale. La première période triennale permettant cette vérification et cette comparaison est arrivée en décembre 2007. J'ai donc demandé à tous les préfets de dresser les courbes des communes considérées. Cela réclame donc un certain temps. 

Lorsque j'aurai les éléments, je ferai dresser des états de carence, avec sanctions. Je pense que ce sera possible avant l'été. 

Claire_D :  Que pensez-vous de la proposition de Philippe Marini (sénateur) de créer des sociétés immobilières cotées (c'est-à-dire complètement privées) pour faire du logement social ? 

Christine Boutin :  J'ai l'habitude de dire que la lutte des classes est terminée. Je ne veux éliminer aucun des instruments qui permettent de construire. Si les partenaires privés, même sous forme de SCI, sont prêts à construire, je suis prête à examiner leurs propositions. 

Stéphanie :  Qu'en est-il de la mobilisation autour des personnes sans-abri ? Ne pensez-vous pas qu'il serait possible d'adopter un objectif tel que mettre fin au sans-abrisme d'ici 2015 ? 

Christine Boutin :  Normalement, nous devons y arriver avant 2015. La loi DALO nous oblige en 2012 à offrir un logement à tous. Sinon, l'Etat sera condamné. 

liska :  La mixité sociale est-elle un objectif à atteindre ? Si oui, n'y a-t-il pas un risque de remplacer la gestion sociale de la pauvreté (tenter de réduire la pauvreté) par une gestion spatiale (uniquement la disperser) ? 

Christine Boutin :  La mixité sociale me semble être un objectif à prendre en compte. Lorsqu'on écoute les gens, on s'aperçoit qu'une trop grande concentration d'un type de population dans un espace provoque des déséquilibres. Je pense donc que l'objectif de la mixité est une bonne chose. 

yes_1 :  Comment se passe maintenant la collaboration avec Fadela Amara ? 

Christine Boutin :  Le "maintenant" est de trop. Ca s'est toujours bien passé, même si nous avons pu avoir des approches différentes sur la ville. Heureusement qu'il est possible de débattre entre nous. 

Et je vous le garantis, cela n'a jamais été mal entre Fadela et moi. Certes, nous sommes différentes, mais nous nous enrichissons de notre différence. 

Fadela Amara a en charge maintenant la mise en place du discours du président de la République le 8 février dernier à l'Elysée. 

Alaru :  Pouvez-vous me donner des nouvelles de votre secrétaire d'état Fadele Amara qui a disparu depuis la présentation de son plan banlieue ? 

Christine Boutin :  Je vous rassure, elle va très bien. Actuellement, elle travaille avec tous les ministères pour obtenir les mesures demandées par le président de la République, qui les concernent tous. C'est sans doute moins médiatique. 

famillesnombreuses :  Qu'est-ce que madame Boutin peut bien avoir à dire en général alors que tout le monde l'a entendue si éloquemment se taire lors de l'annonce, depuis retirée, de la carte familles nombreuses ? Ou depuis l'annonce de la baisse des allocations familiales pour les familles avec des adolescents ? 

Christine Boutin :  Si j'ai bien compris votre question subtile, Mme Boutin est présidente du Forum des républicains sociaux, qui n'a pas manqué de parler. Je vous renvoie donc sur le site du FRS. 

Claire_D :  qu'entendez-vous - dans la RGPP - par réforme des APL ? 

Christine Boutin :  L'objectif de la RGPP est de réformer, bien sûr, mais de réformer avec une préoccupation de justice. En ce qui concerne les APL, il convient de regarder s'il n'existerait pas, pour certaines d'entre elles, quelques versements injustifiés sur le plan de l'équité. 

Je rassure tout de suite, il ne s'agit pas de les supprimer, en particulier pour tous ceux qui en ont vraiment besoin. Je m'en porte garant. 

Claire_D :  comme les étudiants dont les parents ont beaucoup de moyens ? 

Christine Boutin :  Joker ! 

Henri :  vous aviez soutenu l'idée que le sacrifice des générations antérieures appartenait à tous et qu'il justifiait un revenu d'existence. Cherchant à appuyer votre thèse, je me demandais si le RSA de Martin Hirsh va dans le sens que vous souhaitiez alors ?  

Christine Boutin :  Oui, je soutiens toujours avec force la nécessité de réfléchir au partage de la richesse. Le dividende universel que nous portons au FRS est une réponse à cette préoccupation. 

Je constate avec joie qu'un certain nombre d'élus de très haut niveau, européens, partagent ce concept du dividende universel. Le RSA de Martin Hirsch est, de mon point de vue, une étape. 

Marino :  Nous avons vécu un débat difficile sur l'euthanasie qui s'est terminé sur l'acquittement d'une mère amenée à assassiner sa fille handicapée. Acquittement prononcé dans un silence politique total. Est-ce que ça veut dire qu'il faut accepter cette situation comme une "évolution sociale normale" ?  

Christine Boutin :  J'ai appris ce matin que le parquet avait fait appel de cette décision. 

liska :  Revenez-vous sur vos propos tenus lors des débats sur le PACS ? 

Christine Boutin :  Quels propos ? Ceux que l'on m'a prêtés, ou ceux que j'ai tenus ? Sur ceux que j'ai tenus, je ne reviens pas. 

Samy :  Etes-vous favorable au mariage gay ? L'adoption d'enfants par des couples homosexuels ? 

Christine Boutin :  Ce n'est pas un scoop : non, toujours pas. 

Samy :  Regrettez-vous que le président ne nous dise plus rien de Dieu ? 

Christine Boutin :  Je suis attachée à la laïcité à la française, et en particulier à l'article 1 de la Constitution, qui indique que la France est une République laïque et qu'elle accepte toutes les croyances et toutes les religions. C'est la grandeur de notre pays : la tolérance. 

Alry :  Carla Bruni correspond-t-elle à l'idée que vous vous faites d'une 1ère Dame de France ?  

Christine Boutin :  Carla Bruni-Sarkozy sera une grande première dame de France. Elle est belle, elle est intelligente, elle a du savoir-vivre, et elle incarnera bien l'élégance française, même si elle est italienne. 

Benjamin :  Aimez-vous votre ministère? 

Christine Boutin :  C'est un ministère très difficile, très exposé. Quand on ne parle pas de lui, ce n'est parce qu'on n'y fait rien, mais parce qu'on a réglé les problèmes. Et j'aime ce ministère, car son objet est de répondre concrètement aux attentes légitimes de mes compatriotes.

Constance Baudry et Emmanuelle Chevallereau

18.01.2008

Unedic : l'argent de la formation dépensé qu'à moitié

Rien qu'au sein de notre Collectif je connais trois personnes qui ont essuyé un refus pour une formation et les voilà qui galèrent de contrat intérim à contrat intérim...

En 2007, seuls 203 millions d'euros ont été dépensés par l'Unedic au titre des aides à la formation, soit la moitié du budget prévu. Seuls 5 % des chômeurs en ont bénéficié.

Les syndicats ont beau avoir obtenu le maintien du droit à la formation des chômeurs, ils ne sont pas certains d'améliorer leur niveau de qualification. A en croire le bilan annuel 2007 établi par l'assurance-chômage (Unedic), la modestie des « aides au reclassement » est, en effet, loin de s'expliquer par des restrictions budgétaires : l'an dernier, l'Unedic n'a pas dépensé plus de la moitié du budget qu'elle aurait pu consacrer à la formation. Aucune Assedic n'a utilisé l'intégralité de l'enveloppe qui lui avait été allouée. Dans certains départements, les programmes de reclassement sont même réduits à leur plus strict minimum. L'Assedic du Languedoc-Roussillon utilise moins du quart (24,8 %) de son budget. C'est également le cas en outre-mer, en Guadeloupe (22,7 %) et en Martinique (33,7 %).
Manque d'initiative

Les chômeurs sont ainsi toujours aussi peu nombreux à disposer d'une formation : sur les 2 millions de personnes actuellement au chômage, seuls 5 % (82.172) ont eu accès à un programme financé par l'Unedic. Seuls 10.000 ont suivi une formation homologuée, jugée la moins efficace pour retrouver un emploi. Un peu plus de 40.000 ont disposé d'une formation conventionnée, destinée à répondre à des besoins immédiats non satisfaits. Les actions de formation préalable à l'embauche, qui garantissent un recrutement aussitôt le programme achevé, n'ont bénéficié, quant à elles, qu'à 30.000 chômeurs. Les résultats sont pourtant positifs : les demandeurs d'emploi qui ont suivi une action de formation préalable à l'embauche sont plus de 70 % à avoir un emploi trois mois après. C'est également le cas de la moitié des chômeurs ayant suivi une formation conventionnée, et 40 % de ceux ayant fait une formation homologuée.

Les explications sont multiples : les agences, indique l'Unedic, n'ont pas su pleinement utiliser les ressources supplémentaires qui leur ont été confiées en 2007, par rapport à l'année précédente. Mais les chômeurs semblent surtout pénalisés par le manque d'initiative des branches et des organismes de formation chargés de monter, avec les Assedic, les programmes de formations conventionnées. Sans emploi à la clef, la prescription de formation préalable à l'embauche et de formation conventionnée semble tout simplement exclue.
L. R. sur LES ECHOS.FR

07:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UNEDIC, FORMATION, CHÔMAGE, CHÔMEURS | | |  Facebook

 
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