12.11.2009
Chartres - Accueil d'urgence : le plan hiver débute dans un contexte tendu
Source LA REPUBLIQUE DU CENTRE - Ils étaient 300 à être hébergés la nuit en urgence en 2005, 400 l'hiver dernier et on craint un nouvel afflux cette année. C'est le moment que choisit Chartres pour se retirer du dispositif et ne plus offrir de locaux.
Elle ne cesse de progresser, de grignoter, de morceau de trottoir en pile de pont, de renfoncement de porte en abri de fortune. Elle, c'est la précarité et son lot de gens, de plus en plus nombreux, qui un soir ou un autre, se trouvent dehors pour dormir.
300 personnes accueillies à l'hiver 2005-2006 ; 400 l'an dernier ; combien pour le plan hiver 2009-2010 ? « Les chiffres augmentent vraiment, s'inquiétait la semaine passée Alain Espinasse, secrétaire général de la préfecture et pilote du plan d'urgence d'hiver, qui vient de commencer le 1er novembre dans un contexte économique particulièrement tendu. Mais il ne faut se voiler la face. Ce n'est pas dû au froid, c'est bien qu'il y a de plus en plus de monde à la rue. »
Le plan hiver a donc été renforcé cette année, là où c'était possible. Pour l'ensemble du dispositif géré par le numéro de téléphone d'urgence 115, un écoutant supplémentaire a été recruté. À Dreux, le relais logement de la rue du Bois-Sabot repart sur les mêmes bases que l'an passé. L'adresse est connue de ceux qui en ont besoin et s'y dirigent spontanément. Il offrira dix places d'hébergement de nuit cette année, contre sept l'an passé, auxquelles s'ajouteront cinq places supplémentaires si besoin au Foyer de jeunes travailleurs. Le dispositif est bien rodé et fonctionne sans accroc, grâce notamment à un accueil de jour qui permet de faire le lien avec l'hébergement de nuit, voire d'amorcer un travail social de plus longue durée si besoin.
À Chartres, les « maraudes » qui permettent d'aller à la rencontre deux qui sont à la rue sont elles aussi renforcées. Aux partenaires habituels, Foyer d'accueil chartrain et Croix-Rouge, s'ajoutent cette année les Restos du coeur. Rappelons que 9.090 repas avaient été servis l'an passé... Le point refuge, d'ordinaire accueil de jour, restera comme l'an passé ouvert la nuit pendant l'hiver. Il avait accueilli l'hiver dernier 203 personnes en quête simplement d'un coin au chaud.
À Chartres, toutes les places déjà complètes...
Mais le plan départemental butte sur un écueil de taille. À Chartres, principale agglomération du département et forcément la plus sollicitée pour l'hébergement d'urgence (5.762 nuitées sur 7.146 nuits dans le département), la ville a décidé de ne plus mettre de locaux à disposition via l'office HLM, décision en passe de provoquer un tollé politique. Et qui se traduit pratiquement par une difficulté concrète : faute de structure d'accueil, la préfecture va recourir aux nuits d'hôtel...
Si toutefois les deux hôtels qui accueillent traditionnellement en urgence ont suffisamment de place pour faire face à une demande croissante. Toutes les places disponibles ont été occupées dès les premiers jours, la semaine passée. Et les températures étaient encore clémentes...
300 personnes accueillies à l'hiver 2005-2006 ; 400 l'an dernier ; combien pour le plan hiver 2009-2010 ? « Les chiffres augmentent vraiment, s'inquiétait la semaine passée Alain Espinasse, secrétaire général de la préfecture et pilote du plan d'urgence d'hiver, qui vient de commencer le 1er novembre dans un contexte économique particulièrement tendu. Mais il ne faut se voiler la face. Ce n'est pas dû au froid, c'est bien qu'il y a de plus en plus de monde à la rue. »
Le plan hiver a donc été renforcé cette année, là où c'était possible. Pour l'ensemble du dispositif géré par le numéro de téléphone d'urgence 115, un écoutant supplémentaire a été recruté. À Dreux, le relais logement de la rue du Bois-Sabot repart sur les mêmes bases que l'an passé. L'adresse est connue de ceux qui en ont besoin et s'y dirigent spontanément. Il offrira dix places d'hébergement de nuit cette année, contre sept l'an passé, auxquelles s'ajouteront cinq places supplémentaires si besoin au Foyer de jeunes travailleurs. Le dispositif est bien rodé et fonctionne sans accroc, grâce notamment à un accueil de jour qui permet de faire le lien avec l'hébergement de nuit, voire d'amorcer un travail social de plus longue durée si besoin.
À Chartres, les « maraudes » qui permettent d'aller à la rencontre deux qui sont à la rue sont elles aussi renforcées. Aux partenaires habituels, Foyer d'accueil chartrain et Croix-Rouge, s'ajoutent cette année les Restos du coeur. Rappelons que 9.090 repas avaient été servis l'an passé... Le point refuge, d'ordinaire accueil de jour, restera comme l'an passé ouvert la nuit pendant l'hiver. Il avait accueilli l'hiver dernier 203 personnes en quête simplement d'un coin au chaud.
À Chartres, toutes les places déjà complètes...
Mais le plan départemental butte sur un écueil de taille. À Chartres, principale agglomération du département et forcément la plus sollicitée pour l'hébergement d'urgence (5.762 nuitées sur 7.146 nuits dans le département), la ville a décidé de ne plus mettre de locaux à disposition via l'office HLM, décision en passe de provoquer un tollé politique. Et qui se traduit pratiquement par une difficulté concrète : faute de structure d'accueil, la préfecture va recourir aux nuits d'hôtel...
Si toutefois les deux hôtels qui accueillent traditionnellement en urgence ont suffisamment de place pour faire face à une demande croissante. Toutes les places disponibles ont été occupées dès les premiers jours, la semaine passée. Et les températures étaient encore clémentes...
Isabelle Gabrion
20:32 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans domicile fixe, sans abri, hébergement d'urgence, chartres |
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