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13.04.2011

Pendant ce temps là , les français sont préoccupés, les libéraux aussi

Les préoccupation des gens, les vôtres, les nôtres, sont dans l'ordre quand on leur demande de répondre à la question "Parmi les sujets suivants, quels sont ceux qui vous préoccupe le plus?" :

* Le chômage
* L'évolution du pouvoir d'achat
* La santé et la qualité des soins
* Le financement des retraites
* L'école et la qualité de l'enseignement.
* Les inégalités sociales.
* L'environnement et la pollution.
* Le financement de l'assurance maladie.
* Le logement.
* La sécurité des biens & personnes.
* La sécurité alimentaires et la qualité de la nourriture
etc


LIRE L'ARTICLE COMPLET sur le blog d'Intox2007: http://www.intox2007.info/index.php?post/2011/04/12/penda...

27.02.2011

Pour les cantonales à l'UMP faut afficher sa solidarité, un peu, pas trop

A moins d'être aveugle, sourd, personne ne peut ignorer les précarités galopantes. Du coup, pas un programme sans que le mot "solidarité" soit imprimé... J'avoue que sur les tracts UMP-FN c'est devenu choquant ; la ficelle est trop grosse et le contexte si difficile que ça me donne envie de gerber.

Les gens dans la précarité de logement, d'emploi, de santé, de revenus, devraient être soutenus par la solidarité nationale., car c'est l'un des premiers devoirs de l'état.

Ça fait des décennies que ce "devoir" n'est pas observé, que des secteurs entiers sont sinistrés, comme celui de l'hébergement des  personnes sans-abri. Avec Sarkozy la solidarité a été réduite à sa portion congrue et il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas comprendre que le pire est à venir.

Ces élus UMP d'Alsace représentent tous cette politique violente, ils ont votés toutes ces lois, tous ces décrets qui jettent les gens à la rue, détruisent les emplois, réduisent nos droits à la santé, à la liberté, tous ont accepté sans sourciller le pillage des caisses... Leur imagination perverse ne connaît aucune limite. Ces gens sont dangereux.

Ils n'hésitent pas pour se conforter dans ces attitudes criminelles à nous jetter en pature à la vindicte populaire. Présentés comme des débiles, des malades mentaux, des alcooliques, des toxicos, des homos, des feignants, des bons à rien... Tout y passe pour faire de nous des parias de cette société.

Aujourd'hui ces monstres assoiffés de pouvoir et d'argent en sont réduits à faire les poches de cette immense "classe moyenne"... Il va être beaucoup plus difficile de leur coller un masque de paria... Le combat arrive les Umpétistes, c'est votre avidité qui le nourrit.

C'est le 4e remaniement en un an, des conflits d’intérêts permanents en sont les raisons les plus courantes.

08:18 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantonales, 2012, sarkozy, précarité, logement, chômage, santé | | |  Facebook

15.01.2011

Pierre Méhaignerie et les allocations chômage : voici venue l'ère des "Rantanplan" de la politique

Source: actuchomage.org

Exister, en politique, c'est aligner les polémiques : des déclarations fracassantes truffées de contre-vérités. Après Manuel Valls et son "déverrouillage" des 35 heures, Christian Jacob et sa défense des députés tricheurs puis sa saillie sur "l’emploi à vie" des fonctionnaires, voici Pierre Méhaignerie et l'indemnisation du chômage, qu'il juge excessive.

Ils nous fatiguent !!!
Une chose est sûre : la campagne électorale des présidentielles a déjà commencé et colonisera toute l'année 2011, en dépit des préoccupations des Français. La bataille idéologique est engagée et, d'ici mai 2012, chacun défendra son bout de gras… comprenez : son emploi, ses privilèges et sa protection sociale à vie.

Pour l'instant, on assiste au spectacle affligeant d'imposteurs qui, en mal de visibilité, l'ouvrent pour se distinguer, quitte à dire n'importe quoi et passer doublement pour des cons : 1) en révélant leur profond dilettantisme quant aux sujets qu'ils abordent; 2) en s'imaginant que les Français sont, eux aussi, des imbéciles toujours prêts à tomber dans les panneaux qu'on leur tend. C'est négliger l'aspect positif du règne de Nicolas Sarkozy, qui leur a tant menti et les a tant de fois désavoués : grâce à lui, de la ratification du traité de Lisbonne à la réforme des retraites en passant par la "valeur travail" puis la crise, nombre de Français ont ouvert les yeux et se sont réappropriés le champ politique.

Dans le cas de Monsieur Valls, candidat aux primaires du PS, il s'agissait de tirer son épingle du jeu (c'est loupé). Chez quelques éminences grises de droite désireuses de justifier leur existence au sein de l'UMP, il s'agit d'enfoncer (grossièrement) le clou des multiples réformes particulièrement injustes et régressives adoptées depuis 2007. Deux stratégies de com’ vouées à l'échec. Car, d'un côté comme de l'autre, la confusion règne et nous assistons à un véritable sabordage. Tandis que le Parti socialiste montre son vrai visage — celui d'une fausse gauche qui ne cesse de se discréditer —, l'UMP sortante entonne un chant du cygne disgracieux, truffé de couacs. Mais nous y reviendrons en temps utile...

L'épouvantail des allocations chômage

Pas besoin de radoter : vous trouverez ici et là tous les éléments de la dernière polémique qui agite le Landerneau et à laquelle nous nous sentons, hélas, obligés de réagir...

• D'abord, nous vous invitons à prendre connaissance de l'interview vidéo de Monsieur Méhaignerie sur le blog de Marc Landré, du Figaro, à l'origine du "buzz"... "Décapante" et "instructive" ? De biens grands mots. Si certains n'ont pas "la langue dans leur poche", ils feraient mieux de la tourner sept fois dans la bouche avant de l'ouvrir.
Côté technique, notez le magnifique contre-jour digne d'un professionnel. Et n'oubliez pas de lire les commentaires qui suivent (car les lecteurs des “Dessous du social” ne sont visiblement pas dupes, ce qui est plutôt rassurant).

• Ensuite, lisez ce recadrage de Samuel Laurent pour Le Monde...

• Puis celui de L'Expansion, tout aussi bien envoyé.

Ce à quoi nous rajoutons :

• Depuis plus de dix ans, la plupart des pays membres de l'OCDE n'ont cessé de rogner sur leur système d'indemnisation en montant et en durée sous prétexte que, s'il y a des chômeurs, c'est de la faute… aux allocations. Le chômage a-t-il baissé pour autant ? Non, bien au contraire. Depuis trente ans, le chômage s'est massifié malgré les restrictions successives. Il n'y a donc aucune corrélation entre le taux de chômage et son niveau d'indemnisation.

Constat récemment confirmé par la DARES : en France, convention Unedic après convention Unedic, les exclus de l'emploi — qui n'ont même pas voix au chapitre, puisque les associations qui les défendent ne sont pas consultées et sont, au contraire, priées de rester sur le trottoir d'en face — demeurent les dindons de la farce... La prochaine révision de l'assurance chômage doit débuter le 24 janvier : en cela, Monsieur Méhaignerie joue les opportunistes et s'imagine, à tort, qu'il va pouvoir empiéter sur le champ de négociation des "partenaires sociaux"… qui lui ont adressé une fin de non-recevoir.

La norme, c'est le Smic

Il est prouvé que, plus les allocations chômage sont généreuses, moindre est l'intensité de la recherche, mais supérieure est la qualité de l'emploi retrouvé : ce sont les trois heureux gagnants du «prix [2010] de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel», les dénommés Diamond, Mortensen et Pissarides, qui l'ont dit. Or, pas question de faire du qualitatif, l'objectif est purement quantitatif : il faut que les chômeurs se remettent le plus vite possible au boulot, non seulement pour réduire les statistiques mais, surtout, accélérer la baisse du coût du travail. En les acculant financièrement, ils finissent par accepter des postes, des salaires et des conditions d'emploi dégradées, à la grande joie du patronat et de l'actionnariat.

Actuellement, 80% des chômeurs indemnisés perçoivent entre 1.000 et 1.200 € par mois, tandis que plus de 80% des emplois disponibles sont précaires et rémunérés au Smic. Pour Monsieur Méhaignerie, qui estime que c'est encore trop et que ça les dissuade d'accepter tous ces jobs de merde — ce qui est faux, puisque la moitié des 2,6 millions de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage exerce une activité réduite ou occasionnelle (1,3 million d'inscrits en catégories B et C de Pôle Emploi) contre 20% des privés d'emploi non indemnisés par le régime —, il serait salvateur de les "inciter" davantage en abaissant cette moyenne sous le niveau du Smic : ainsi seraient-ils totalement disposés à ne pas faire la fine bouche. De création d'emplois dignes de ce nom, il n'est nullement question.

Monsieur Méhaignerie prétend viser les cadres, alors qu'ils sont moins touchés par le chômage que les autres : en réalité, il vise tout le monde. Monsieur Méhaignerie veut mettre le paquet sur l'emploi des jeunes… en encensant les stages. Augmenter le nombre de travailleurs pauvres, jeunes ou vieux, qualifiés ou non, tel est son rêve.

Monsieur Méhaignerie a fait carrière sous les ors de la République. Bien qu'il ait 71 ans, il s'accroche au pouvoir tel un vigoureux pthirus à un poil pubien. A l'image de cette oligarchie qui, de sa tour d'ivoire, décide de nos vies, il adopte le dangereux comportement d'une noblesse d'ancien régime, contribuant ainsi à creuser un peu plus la tombe de son parti. Qui en profitera en 2012 ? Telle est la question. (SH)

14.01.2011

2012 : un pacte contre l’insécurité sociale ?

Source : Marc Vasseur

Je relaie cette appel du site ActuChômage… sur le thème des petits ruisseaux voire des tous petits ruisseaux… je le relaie d’autant plus facilement que j’estime que ces thématiques de l’emploi, du travail sont des enjeux majeurs de la prochaine présidentielle – non ce débat n’est pas derrière nous mais bien devant pour peu qu’on veuille bien sortir des anathèmes au sein de l’opposition- .

Actuchomage appelle les Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires à rejoindre le PACTE contre l’insécurité sociale. Ce mouvement autonome 100% indépendant a pour objet de placer l’Emploi, le Travail, le Chômage et la Précarité professionnelle au cœur des débats électoraux de 2012. Notre mot d’ordre : Ne laissons pas à d’autres le soin de décider de notre avenir.

Le Travail et l’Emploi sont la première préoccupation de nos Concitoyennes et Concitoyens.

La perte d’un emploi est aujourd’hui la principale source d’insécurité sociale. Elle concerne 2,7 millions de personnes dans la seule catégorie A de Pôle Emploi, et près de 5 millions dans toutes les catégories de Chômeurs et Précaires.

Sans compter les centaines de milliers d’autres qui ne sont pas inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi car trop jeunes, trop vieux ou parce qu’ils n’ont droit à aucune allocation.

L’insécurité de l’Emploi conditionne directement ou indirectement tous les Droits : à la santé, à l’éducation, à la formation, à la retraite, aux vacances, à la sécurité des personnes et des biens…

Le Travail et l’Emploi sont donc au cœur des questions sociales, économiques et politiques, et animent les grands enjeux de société. Ils constituent le principal thème des échéances électorales de 2012, voire même le SEUL.

Mais nous ne pouvons pas nous permettre de confier, une fois de plus, ce débat à celles et ceux qui, de Gauche comme de Droite, dirigent notre pays depuis des décennies.

Depuis 30 ans, ils n’ont su garantir un Emploi pour chacun et un revenu décent. Et on assiste actuellement à la casse du Droit du Travail et des Protections sociales.

Les inégalités s’accroissent sur fond de bipolarisation du monde du travail. Une petite minorité voit ses revenus augmenter quand une grande majorité constate que ses conditions d’existence – de subsistance souvent même – se dégradent.

Nous ne pouvons attendre les bras croisés que d’autres nous imposent leurs dogmes et modèles inégalitaires, et plus encoreleur refus d’envisager les choses différemment par un partage équitable des richesses.

Smicards, Travailleurs précaires, Chômeurs intermittents, Exclus du travail… représentent entre 7 et 8 millions de personnes, entre un quart et un tiers de la Population active française, tous unis par une même préoccupation : des salaires au rabais, des conditions de travail précaires, des allocations chômage réduites, des minima sociaux dérisoires et, pour un nombre croissant, aucune source de revenu.

Si cette France des sous-sols de la République représente entre 25 à 33% des Forces vives de notre pays, elle reste invisible dans les hautes sphères politiques (Assemblée nationale, Sénat…), sociales (Unédic…) et économiques.

Pourtant, si 10% de ces Actifs unissaient leur force, ils pèseraient plus lourd que tous les «encartés» des grandes formations politiques.

Et si 1% d’entre eux (entre 70.000 et 80.000) se mobilisaient, ils pourraient peser sur les orientations qui concernent tous les «sans grades» de la République.

Sur le papier, le constat est irréfutable.

Mais nous savons aussi, depuis longtemps, que ces calculs ne trouvent pas à s’enraciner sur le terrain.

Cet énorme potentiel de mobilisation reste donc virtuel. Il est dispersé sur toutes les cases de l’échiquier politique, syndical, associatif… et plus encore sur celui de l’abstention et de la résignation.

Pour autant, devons-nous attendre passivement que les urnes désignent le prochain candidat UMP ou PS à la Présience de la République, sans rien tenter, sans rien entreprendre ?

Nous avons le devoir de nous opposer aux scénarii qui se dessinent. C’est dans ce but que nous lançons le PACTE.

Le PACTE - Protections Actives du Chômage, du Travail et de l’Emploi – est un mouvement autonome initié par Actuchomage.org, une association qui se bat depuis maintenant près de 7 ans pour la Défense des Droits des Actifs avec ou sans Emploi (Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires).

Le PACTE n’est pas un parti, pas une fédération ni même une association.

Le PACTE est l’expression d’une Dynamique Collective portée par plusieurs centaines de personnes issues de tous les horizons, qui militent depuis des années au travers et autour du site Actuchomage.org.

Ce travail collectif initié en 2004 a été suivi par des milliers de sympathisants qui, à un moment ou un autre, ont adhéré à nos engagements (en faveur des Recalculés de l’Assédic en 2003/2004, de l’Emploi des Seniors en 2005/2006, de la Rénovation de notre Démocratie en 2006/2009…).

Mais le PACTE ne se résume pas à une intention virtuelle de peser dans les débats à venir.

C’est un engagement citoyen que nous prenons avec le ferme espoir de nous faire voir et entendre pendant les élections de 2012 en vue d’obtenir des résultats tangibles.

Nous appuierons notre démarche sur une plateforme de propositions qui est en cours d’élaboration. Le débat est ouvert sur notre forum «Exprimez-vous», sujet «Chômage, emploi : Des propositions pour 2012».

Il s’agit – dans un premier temps – d’évaluer notre capacité à mobiliser le premier cercle de nos Ami-E-s : nos Adhérentes et Adhérents, et les 4.500 personnes qui nous suivent régulièrement ou épisodiquement.

Pour l’instant, nous n’attendons rien d’autre qu’une manifestation de votre intention à rejoindre le PACTE contre l’insécurité sociale.

Pour cela, rien de plus simple : Un seul mail suffit.

Quand nous aurons compté nos premières forces, il sera alors temps de poser les bases de notre représentation par des porte-parole qui se distingueront par leur volonté d’incarner notre dynamique collective.

Depuis 7 ans, plusieurs d’entre nous se sont déjà exprimés sur des chaînes et des radios nationales, dans des quotidiens et dans la presse magazine. Nous n’en sommes plus à notre coup d’essai.

Notre projet est clair : Réunir autour du PACTE, d’ici 12 mois, un nombre significatif de Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires.

Mais, sans Vous, cette initiative est sans avenir !

Il vous faudra relayer partout ce message auprès de vos réseaux familiaux, amicaux, militants, associatifs, professionnels… et les inviter à se témoigner par mail tout simplement à l’adresse suivante : contact@actuchomage.org avec pour objet : PACTE, en y adjoignant vos nom et prénom (facultatif).

Ensemble, tentons d’initier un grand mouvement Citoyen et Solidaire qui donnera une voix à celles et ceux qui en sont privés !

Le PACTE – Actuchomage.org

10.01.2011

2011 sera pire

Les entreprises du CAC 40 font des records de dividendes, les banques responsables de la crise sont aidées avec l'argent du contribuable à qui le gouvernement prend, prend, prend sans discontinuer...

Vivre quelque part

• Hausse des loyers

• Hausse de l'électricité et du gaz

• Hausse des assurances et des mutuelles

Manger

• Hausse des denrées alimentaires : lait, blé, céréales, huile, sucre, viande, ...

• Hausse du prix de l'eau

S'habiller

• Hausse du coton

Se soigner

• Hausse des franchises médicales, des actes médicaux,

• Non remboursement de beaucoup de médicaments et des transports en ambulance

Se déplacer

• Hausse des transports

• Hausse des carburants : gasoil, essence, ...

S'informer, s'inscrire à Pôle-emploi, ...

• Hausse des offres triplay (tel, internet, tv)

L'avenir des enfants

• Hausse de la papeterie

• Hausse des inscriptions en Fac

Et puis

• Hausse du tabac,

• Hausse de la taxe d'habitation

• Retraite volée

Plus d'emploi à plein temps! Partout la création d'emplois est précaire...

08.01.2011

Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles

INSEE / Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles
La situation dans les années 2000

Pierrette Briant, Nathalie Donzeau, division Logement, Insee

Résumé - En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d'hébergement social ou dans un logement bénéficiant d'un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d'hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers).

En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.

Sommaire
Qualifier et quantifier la privation de logement ou de confort
Si une grande majorité des ménages ont profité de l'amélioration du parc de logements depuis 50 ans, certains en sont restés exclus. Les situations de grande difficulté vont de l'absence de logement à la privation de confort, mentionnées dans la loi Dalo (encadré 1). Ces situations sont souvent délicates à repérer (sources) et ne peuvent donc être mesurées que de manière approchée par les statistiques.

133 000 personnes sans domicile dont 33 000 sans abri ou hébergées pour des durées très courtes
Des établissements sociaux, spécialisés dans l'hébergement d'urgence, accueillent des personnes sans abri, dormant habituellement dans un lieu non prévu pour l'habitation. Ces structures complétées par les nuitées d'hôtel, offrent un hébergement inconditionnel, mais d'une durée limitée (de quelques jours à quelques semaines). Les passages entre la rue ou les abris de fortune et les centres d'urgence sont donc fréquents. Au total, 33 000 personnes étaient dans l'une ou l'autre de ces situations dans la deuxième moitié des années 2000 en France métropolitaine. Il s'agit d'une population masculine, urbaine, et pour près de la moitié, francilienne. D'autres établissements sociaux (centres d'hébergement et de réinsertion sociale, établissements d'accueil mère-enfant, centres dédiés aux demandeurs d'asile etc.) accueillent pour des durées plus longues des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et de logement : ils hébergent 66 000 personnes dont 30 % de mineurs et 40 % de femmes (ces dernières ne représentent que 21 % des personnes sans abri et en centre d'urgence). L'Île-de-France concentre le quart des places, un autre quart est réparti entre Rhône-Alpes, Provence - Alpes - Côte d'Azur et Nord - Pas-de-Calais. Par ailleurs, 34 000 personnes environ étaient accueillies dans des logements ou des chambres conventionnés à l'aide au logement temporaire , en places d'urgence ou de plus longue durée.

38 000 personnes à l'hôtel et au moins 79 000 hébergées chez des particuliers
Outre les personnes sans domicile, d'autres encore n'ont pas de logement personnel : elles résident à l'hôtel à leurs frais ou sont hébergées par un parent ou un ami. En 2006, 38 000 personnes vivaient à l'hôtel. Une partie d'entre elles, que l'on ne peut dénombrer, relevaient de la catégorie précédente des personnes dont le loyer est pris en charge au titre de l'hébergement social, mais toutes ont en commun des conditions de logement médiocres, les chambres ne disposant pas de sanitaires dans la majorité des cas et ne permettant pas de cuisiner. Un quart de ces chambres abritent plus d'une personne. Ce type d'hébergement est essentiellement francilien et masculin. On compte très peu de personnes âgées, mais des enfants en proportion presque équivalente à la moyenne métropolitaine (17 % des résidants à l'hôtel ont moins de 18 ans contre 22 % dans la population métropolitaine).

Une solution en principe moins onéreuse est de se faire héberger chez un parent, un ami ou une connaissance. En 2002, sans compter les étudiants, 79 000 personnes de 17 à 59 ans résidaient dans des ménages avec lesquels elles n'avaient pas de lien familial direct (ascendant ou descendant). Elles indiquaient ne pas avoir les moyens financiers d'occuper un logement indépendant. Ces situations touchent plus particulièrement des hommes, des Franciliens et des jeunes ; 43 % de ces personnes travaillaient, le plus souvent en tant qu'ouvriers ou employés.

À ce « noyau dur », on peut ajouter les enfants (ou petits-enfants) qui vivent chez leurs parents ou grands-parents, faute de pouvoir accéder à l'autonomie résidentielle. Sont probablement dans ce cas une majorité des plus de 25 ans revenus au domicile familial après quelques mois dans un logement indépendant. En excluant les étudiants et ceux qui ont tout juste achevé leurs études, 282 000 enfants adultes, plutôt des hommes, pouvaient être considérés en hébergement contraint en 2002. Pour ces personnes, plus encore que pour les hébergés du « noyau dur », être hébergé et occuper un emploi, y compris de niveau cadre, peuvent aller de pair.

Enfin, parmi les personnes de 60 ans et plus résidant chez un tiers, 50 000 expliquaient notamment leur situation par une rupture familiale, un deuil, des difficultés financières ou de santé. Contrairement aux situations précédentes, 53 % d'entre elles vivaient dans des communes rurales et il s'agissait plus souvent de femmes.

Plus d'un million de ménages dans des habitations de fortune, des logements sans confort ou surpeuplés
Difficultés de logement et difficultés financières

Occuper en titre un logement ne signifie pas que la qualité de celui-ci est satisfaisante. Ainsi en 2006, 40 000 logements, abritant 85 000 personnes, étaient qualifiés par leurs occupants, à l'occasion du recensement, d'habitations de fortune dont les trois quarts étaient des constructions provisoires ou des mobile homes (sans possibilité de mobilité) ; 20 % n'avaient ni douche ni baignoire ; environ 10 % étaient surpeuplés , soit 10 fois plus que la moyenne.

À un degré moindre que les habitations de fortune, certains logements peuvent néanmoins représenter un danger pour la santé ou la sécurité de leurs habitants, ou manquer des équipements élémentaires. Par analogie avec les critères édictés par la loi Dalo, on considérera comme « privés de confort » les logements situés dans des immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine ou ayant au moins deux défauts parmi les suivants : installation de chauffage insuffisante ou mauvaise isolation, infiltrations d'eau, électricité non conforme, absence d'installation sanitaire ou de coin cuisine.

En 2006, selon l'enquête Logement, 947 000 logements, soit 3,6 % des résidences principales, abritant 2,1 millions de personnes, étaient concernés. Certains défauts sont relativement rares : 1 % des ménages ont déclaré que leur immeuble était insalubre ou menaçait de tomber en ruine (tableau 2). Les sanitaires ou le coin cuisine manquent surtout à Paris. D'autres défauts sont plus fréquents : les infiltrations d'eau concernaient 5 % des logements et la perception de froid liée à une installation de chauffage insuffisante ou une mauvaise isolation, 9 %. Ces défauts concernent plus souvent les logements les plus anciens et, dans une moindre mesure, les logements collectifs.

Enfin, un peu plus de 183 000 logements (0,7 % de l'ensemble) étaient surpeuplés, abritant 800 000 personnes, surtout dans l'agglomération parisienne (2,4 %) où les petits logements sont nombreux et les loyers élevés.

Surpeuplement et privation de confort ne vont pas forcément de pair puisque leur cumul ne concernait que 28 000 logements en 2006. Les catégories les plus touchées sont néanmoins les mêmes : les locataires du parc privé, les ménages du bas de l'échelle des niveaux de vie, les familles monoparentales.

Difficultés de logement et difficultés financières
1,1 million de ménages, occupants en titre de leur logement, soit 2,9 millions de personnes, souffraient ainsi de mauvaises conditions de logement (soit surpeuplement soit privation de confort). Avec les 133 000 sans-domicile et près de 117 000 autres personnes sans logement personnel dans une acception restreinte (chambres d'hôtel et « noyau dur » de l'hébergement contraint), elles composent la population qui ne peut accéder à un logement satisfaisant, soit au total, 3,2 millions de personnes.

On pourrait y inclure tout ou partie des 110 000 personnes qui vivaient dans des habitations mobiles terrestres (gens du voyage, forains...) dont les conditions de logement sont liées à la qualité des infrastructures d'accueil dans les communes.

L'analyse pourrait également être élargie aux ménages dont le logement ponctionne fortement les ressources. Ainsi, un million de ménages à faibles ressources déclaraient avoir des difficultés à régler leurs dépenses en logement ou être en situation d'impayés ; 144 000 d'entre eux cumulaient ces difficultés et le fait d'occuper un logement inconfortable ou surpeuplé et, parmi ces derniers, 41 000 avaient fait une demande de logement HLM, que ce soit pour entrer dans le parc HLM (24 000) ou y rester en changeant de logement (17 000 ménages).

Enfin, en 2006, plus de 100 000 ménages à faibles ressources (41 000 pour la seule agglomération de Paris) attendaient depuis au moins trois ans un logement social.

POUR EN SAVOIR PLUS

04.01.2011

2010 a été l'année de la crise de la dette publique, 2011 sera celle du chômage

(Easybourse.com) Croissance faible et réduction des déficits publics auront un impact sur l'emploi.

Le chômage en France ne fait pas l'objet de toutes les attentions et de toutes les craintes. La crise économique qui s’est abattue dès 2008 en France a rapidement viré en crise de la dette publique avec pour conséquence immédiate la nécessité de réduire les déficits. Des mesures drastiques ont été prises pour 2011, on sait que tout le monde va devoir passer à la caisse, que ce soient les entreprises ou les ménages pour réduire le cumul abyssal de la dette publique. Le coût de l’effort fiscal qui sera demandé, aura sans aucun doute un effet sur l’emploi, mais pour l’heure personne n’en parle…

On connaît l’adage trop d’impôt, tue l’impôt. Il ne faut pas oublier que cette équation passe par la case emploi. Les entreprises françaises ont déjà du mal à investir, on sait que notre croissance est essentiellement tirée par la capacité des ménages à dépenser. Alors accroître les prélèvements va, sans aucun

On connaît l’adage trop d’impôt, tue l’impôt. Il ne faut pas oublier que cette équation passe par la case emploi.

doute, freiner les sociétés à investir et les particuliers à consommer. Par quel miracle, pourrions-nous envisager l’inverse? Rien ne sert de jouer les oiseaux de mauvais augure mais une question se pose tout de même: Comment une hausse des impôts associée à une baisse des transferts sociaux dans un contexte de croissance atone pourrait ne pas avoir d’effets dévastateurs sur l’emploi?

Pour l’instant, personne ne s’en émeut. Il est préférable de ne pas parler de sujets qui fâchent … Le gouvernement ferme les yeux en particulier à Bercy mais la menace d’une résurgence du chômage est logiquement inévitable. Il faudrait pour que le taux des sans emploi recule que les entreprises françaises deviennent compétitives pour que leurs exportations repartent et qu’elles aient de nouveau envie d’investir et d’embaucher localement. En résumé, il faut que la croissance se dynamise. Or, nous sommes bien incapables en France de relancer seuls la machine.

Le scenario d’une reprise du chômage pouvait être anticipé depuis bien longtemps. A partir du moment où l’Etat est intervenu massivement pour enrayer l’hémorragie sur la sphère financière, on savait que cela aurait un coût sur nos impôts. Mais augmenter les prélèvements en période de crise n’a jamais rapporté en termes de croissance et d’emplois. On nous annonce la disette en matière de dépenses publiques, le gouvernement a compris que les marchés financiers attaqueraient tant que des mesures drastiques sur le budget de l’Etat ne seraient pas prises. Mais toutes ces mesures aussi nécessaires soient elles, ne pourront être indolores sur l’emploi.

LA SUITE http://www.easybourse.com/bourse/france/article/18332/201...

05:43 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chomage, crise, sdf alsace, croissance, emploi france, dette publique | | |  Facebook

03.01.2011

Crédit RSA : prêt pour bénéficiaire RSA et minima sociaux ?

Le RSA, Revenu de Solidarité Active, est venu remplacer le RMI en 2009. Face aux défauts du RMI, principalement au niveau de la réinsertion sociale et du retour à l’emploi, le RSA permet à ceux qui ont la chance de ne plus être sans travail de ne pas voir leurs revenus diminuer. En effet, beaucoup de RMIstes préféraient ne pas travailler plutôt que de perdre le RMI : pourquoi travailler pour gagner la même chose qu’au RMI? Le RSA permet donc d’augmenter les revenus des anciens bénéficiaires du RMI, pour peu qu’ils trouvent un boulot. L’objectif du RSA est de venir compléter les revenus d’un éventuel travail, et non de s’y substituer. Le RSA, qui est une aide de l’état plus large que le RMI, touche une population de 3 millions de personnes en France.

L’ancien RMI équivaut au nouveau « RSA socle », le revenu minimum. Le RSA, contrairement au RMI, peut venir compléter les revenus issus d’un emploi, même à temps partiel, pour que le bénéficiaire des minima sociaux ne se retrouve pas à gagner moins d’argent en travaillant qu’en ne faisant rien. Le RSA est ainsi une aide sociale visant à encourager le retour à l’activité. Il est considéré comme étant un revenu plus stable que le RMI, qui peut progresser et favorisant le retour au plein emploi. En théorie, les banques sont donc moins réfractaires à faire un dossier de crédit aux personnes qui sont au RSA et qui travaillent en même temps.

. La suite est ici CLIC

06:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rsa, crÉdit rsa, chÔmeurs, chÔmage, rmi, rsa socle | | |  Facebook

23.07.2010

Nous sommes les SANS ! Sans parti, sans syndicat, sans logement, sans emploi, sans santé, sans écoute MAIS PAS SANS VOIX. LE 07 SEPTEMBRE TOUS DANS LES RUES

LA TARTUFFERIE UMP DU JOUR : Wauquiez : Pôle emploi va consulter les chômeurs

10:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, pôle emploi, wauquiez, chômage, retraites, chômeurs | | |  Facebook

17.04.2010

Crise mondiale de l'emploi : Le FMI nous propose de partager ... le chômage !

Doit-on partager le travail ou le chômage ?

La question, loin d'être anodine, pourrait être en ces temps de chômage de masse à la base d'un choix de société pour le futur !

Dans le cas du FMI, on a une solution : Mettre fin rapidement aux "privilèges scandaleux" des salariés en CDI !

Quelle est l'analyse du FMI sur la situation du chômage ?

Le FMI s'inquiète de la situation et écrit dans un chapitre des "Prévisions économiques mondiales" semestrielles :

" ... / ... Le FMI a basé ces prévisions sur un examen des tendances de l'emploi lors des phases qui ont suivi les précédentes récessions mondiales. Pour plusieurs économies développées, la possibilité d'une reprise lente de l'activité et la nature de la récession récente présage de taux de chômages élevés à court terme", a prévenu le Fonds ... / ... Comme un chômage élevé peut rapidement devenir un problème structurel, cela pourrait entraîner des difficultés politiques et sociales graves ... / ... La profondeur et la durée de la Grande récession dans plusieurs économies développées a créé la nécessité de certains ajustements structurelles pour leurs marchés du travail ... / ... La tâche des responsables politiques est de faire en sorte que cet ajustement se fasse le plus en douceur possible et de minimiser les conséquences économiques et sociales de long terme d'un taux de chômage obstinément élevé .. / ... "

Et quelle sont ses suggestions proposées dans son rapport ?

• LIRE LA SUITE

10:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, emploi, cdd, cdi, fmi, dsk | | |  Facebook

25.11.2009

Alsace : 2e trimestre 2009 Un taux de chômage toujours en hausse

Au 2e trimestre 2009, le taux de chômage localisé s'établit à 8,4 % en Alsace, soit son plus haut niveau depuis 25 ans (9,1 % en France métropolitaine) ; il a augmenté de 0,7 point par rapport au 1er trimestre 2009 et de 2 points sur un an (1,8 point en France métropolitaine). Cette tendance s'observe dans les deux départements. Le taux de chômage localisé dans le Haut-Rhin (9 %) est supérieur de 1 point à celui dans le Bas-Rhin (8 %).
Fin juin, l'Alsace compte 74 544 demandeurs d'emploi n'ayant pas travaillé au cours du mois (catégorie A, données cvs), en hausse de près de 6 % par rapport à fin mars 2009 (+3,1 % en France métropolitaine).

• Suite, tableaux et détails sur le site de l'insee

ces chiffres "officiels" sont bien sûr à prendre avec beaucoup de pincettes : chômeurs radiés, intérim, découragés, évincés, non comptabilisés...

06:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, bas-rhin, haut-rhin, chomage, taux de chomage | | |  Facebook

22.11.2009

Faits d’hiver !

Source DAL Nord-Pas-De-Calais - A Lambersart, une personne refuse de quitter son logement. La démolition de l’immeuble attendra.

Grâce à de nouvelles dispositions légales, les locataires vont devoir aider les propriétaires  pour le financement des travaux visant à réduire la consommation d’énergie. Pour montrer que Borloo et Apparu ont une fibre sociale, ils s’engagent à généraliser l’implantation de compteurs individuels pour le chauffage qui ne représentent que 10% du parc des immeubles. Dans ce domaine, les délais n’ont pas été indiqués ! « un coup à droite, un coup à gauche » ! NON : « un coup à droite, peut-être un coup de l’autre côté ! C’est cela la justice. Tout le monde sait que les locataires sont riches.

A Lambersart, un monsieur de 98 ans avait  des problèmes de chaudière qui a été changée en décembre 07 mais n’a jamais fonctionné correctement. Intervention de huissier, d’avocat ; le tribunal botte en touche. L’expert vient six mois après ; la chaudière est remise en route ; le locataire doit payer 2000 € ; la chaudière ne fonctionne toujours pas bien (il faut remettre de l’eau tous les deux jours !!!). La propriétaire fait la morte. Il faut dire qu’elle habite Paris. Le Monsieur locataire est assez jeune pour attendre et supporter le froid !

A Hénin, un monsieur a une amie ; cet amie a un fils ; ce fils est marié, a une femme une enfant et une qui vient d’arriver ce mois-ci. Je résume : 6 personnes pour un logement de 2 personnes !! Bien sûr, comme le fils a eu un mot trop haut avec un employé de bailleur social, il est perçu comme dangereux. Il est rayé en rouge pour une attribution de logement social. La demande date d’au moins deux ans. La jeune famille n’a pas de raison de se plaindre : elle a un toit !!!!

A Waziers, une dame a un logement trop grand. Son loyer est trop élevé. Elle demande un logement plus petit. Comme elle a un impayé  de loyer, on lui dit qu’on s’occupera de sa demande de mutation de logement lorsqu’elle aura remboursé sa dette ! La quadrature du cercle ! Cela dure depuis plus de 2 ans. Il y a de quoi déprimer.

A Hénin, une dame a comme ressource 400 €. Quand on retire l’eau, l’électricité, le gaz, le loyer, il lui reste 50 € pour manger !  Elle fait ses demandes de mutation depuis trop longtemps et en vain. Elle connaît pourtant une maison vide rue Portenart. Elle sait qu’il y a des possibilités du côté de Bois Bernard … Cette dame est déjà passée par des périodes de dépression.

En conclusion très partielle :

- Les élus font leur boulot

- Les employés de bailleurs font leur boulot

- Les propriétaires sont tous corrects

- Les locataires sont trop exigeants.

Tout va bien. L’hiver va bien se passer.

04.09.2009

Première depuis 1998 : les loyers « atterrissent »

Logement : L’heure est à l’attentisme.

L'HUMANITÉ - En cette période de crise, l’inquiétude exacerbée des ménages rejaillit nettement sur le marché de l’immobilier. Ainsi, pour la première fois depuis quinze ans, l’activité du locatif privé marque un net recul.

Premier signe : la mobilité des familles se réduit : à 25,7 % en 2009, elle atteint son taux le plus bas depuis 1998. De 2006 à 2009, l’activité du marché a reculé de 12 points et, cette année, « ce sont donc plus de 180 000 candidats à un logement locatif privé qui n’auront pas réalisé leur projet », explique l’observatoire des loyers CLAMEUR (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux).

Désormais, en France, les locations nouvelles se font à 40 % à un niveau de loyer inférieur ou égal au plafond de loyer du PLS, c’est-à-dire en programme de logements sociaux intermédiaires. « Ce qui influe sur le marché locatif ce ne sont pas les taux d’intérêt et l’évolution des crédits mais l’emploi et la montée du chômage », décrit Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Nanterre et directeur scientifique de CLAMEUR. En cette période de morosité, les loyers baissent de 0,8 % sur un an. Une première depuis la crise du début des années 1990.

Seuls les studios et les appartements d’une pièce se maintiennent à la hausse

- même timide - avec + 0,1 % depuis début 2009 (contre + 3,5 % en moyenne entre 1998 et 2009). La baisse est surtout conséquente lorsque la surface augmente : - 0,5 % pour les deux-pièces et - 2,3 % pour les quatre-pièces. « Le marché se bloque surtout sur

les beaux produits car les projets de mobilité sont remisés », note Michel Mouillart. Les ménages sont également plus exigeants. « Si le bien présente des défauts ou des dégradations, la demande se fera plus hésitante. »

Par conséquent, « l’effort d’amélioration se relève alors à haut niveau » afin également de réduire les risques de vacance. Pourtant, les propriétaires ne sont pas assurés du retour sur investissement, et ce d’autant plus que les loyers baissent. Au final, « les niveaux de loyers ne permettent plus, dans la plupart des villes petites ou moyennes, d’entretenir ou d’améliorer le parc privé ». Les bailleurs devraient donc se réjouir des décrets issus du Grenelle de l’environnement qui prévoient désormais que locataires et propriétaires partagent les travaux d’économies d’énergie via une augmentation des charges.

Lina Sankari

http://www.humanite.fr/2009-09-03_Societe_Premiere-depuis-1998-les-loyers-atterrissent

22.07.2009

RSA et épargne disponible : Martin Hirsch nous a menti !

Actuchômage - Avec les liens sur le site :

http://www.actuchomage.org/Mobilisa..

Déclarer les quelques sous qu’on a de côté a une réelle incidence sur le montant du RSA, contrairement à ce que nous a affirmé le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Mercredi 8 juillet, nous avons été invités dans ses locaux de l’avenue de Ségur afin de "dissiper les zones d’ombres" sur son dispositif flambant neuf => Compte-rendu à (re)lire sur le site..

Notamment, il nous avait certifié que tout demandeur disposant d’un petit bas de laine ne risquait rien (les montants déclarés étant évalués selon les barèmes fixés par le décret sur le "train de vie" des RMIstes - patrimoine, voiture, bijoux, œuvres d’art, etc…) et que nous ne prenions pas le chemin de l’Allemagne avec un "Hartz 4 à la française" : pas question d’amputer le RSA d’une personne qui a un LEP, par exemple...

OR, C’EST TOTALEMENT FAUX. Pour preuve le cas d’une "ex-RMIste" qui nous signale avoir déclaré en toute honnêteté quelque 10.000 € d’économies, et qui vient de recevoir un courrier de la CAF lui précisant que son RSA "socle" sera désormais rabotté de 28 € : "forfait logement" déduit (53 €), elle touchera donc 371 € par mois au lieu de 399 !

Pourtant, ce précieux matelas lui permet de compléter son budget de misère. D’ailleurs, beaucoup de personnes aux minima sociaux sont obligées de procéder ainsi. En effet, quand le montant du RMI et de l’APL couvrent tout juste le prix du loyer et de l’électricité, comment faire face aux dépenses imprévues (frigo qui tombe en panne, par exemple…) ou, tout bonnement, se nourrir ? Que cet argent utilisé avec parcimonie provienne d’une vie antérieure — car, avant de devenir chômeurs de longue durée, les personnes aux minima sociaux avaient, elles aussi, un emploi et une situation — ou d’un héritage/don de la famille, il sert surtout à ne pas finir à la rue.

Martin Hirsch ne maîtrise pas son sujet : il a omis de préciser que les intérêts d’épargne versés par les banques sont considérés comme "ressources", et donc décomptés du RSA (dans le cas de notre "ex-RMIste", c’est 336 € à l’année… un vrai luxe !). Impossible d’y échapper avec le croisement des fichiers et le nouveau système de déclaration pré-remplie des impôts où leur montant figure : la CAF est ainsi renseignée automatiquement. C’est d’ailleurs pourquoi sa déclaration de ressources annuelle a été supprimée.

Quant à la déclaration de l’épargne disponible en elle-même, l’opacité règne. Selon l’article R262-74 modifié par le décret n°2009-404 du 15 avril 2009 - Art. 2 : L’évaluation forfaitaire du train de vie prévue à l’article L. 262-41 prend en compte les éléments et barèmes suivants : .../... 10° Capitaux : 2,5% du montant à la fin de la période de référence.
Or, aucun texte de loi ne précise qu’un LEP, un LDD ou un Livret A font (ou ne font pas) partie des "capitaux" mentionnés à l’article R.262-6 du Code de l’action Sociale et des Familles !

Moralité : Ne déclarez rien !!!

On l’a compris : pour les intérêts des comptes d’épargne, considérés comme "ressources", le fisc se charge de remonter les sommes, elles-mêmes communiquées par les banques. C’est automatique, il n’y a plus rien à faire. Mais alors, pourquoi obliger les allocataires à déclarer en sus le montant de leur "épargne disponible" ?

Dans un précédent article sur le formulaire RSA, nous dénoncions l’intrusion dans la vie privée et le flicage accru dont fait montre ce nouveau questionnaire. (D’ailleurs, nous attendons toujours l’avis de la CNIL à son sujet...) Intrigués par cette obligation de tout déclarer, de la solidarité familiale aux aides extra-légales et associatives, nous avons jugé qu’il outrepassait sa fonction.

En France, le secret bancaire — tant défendu par les "libéraux" qui, selon eux, garantit un droit fondamental : celui du respect de la propriété et de la vie privée des individus (mais pour les libéraux qui nous gouvernent, le secret bancaire est à géométrie variable quand il concerne… les pauvres) — est un secret professionnel comme un autre, selon l’article L.511-33 du Code monétaire et financier, mais avec une restriction importante : certaines administrations ont automatiquement accès aux informations qu’elles demandent. Il s’agit de l’administration fiscale, des services des Douanes, de la Banque de France, de la Commission bancaire et de l’Autorité des marchés financiers. On peut donc dire que, par chez nous, le secret bancaire ne correspond pas à un fort respect de la vie privée, puisque des administrations de plus en plus nombreuses possèdent un droit d’accès direct sans contrôle judiciaire aux informations détenues par les banques. Mais quand la justice, dans le cadre d’une procédure pénale, met son nez dans les informations visées par le secret bancaire, ses motifs se limitent à la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent.

En ce qui concerne le RSA, le formulaire déborde largement, puisqu’il ne s’agit pas de dépister ces deux phénomènes mais que le demandeur déclare son "patrimoine" et ses "ressources". Or, l’état du compte bancaire (à la base fluctuant) et l’existence de livrets d’épargne (pour les petits chanceux qui survivent avec), hormis leurs intérêts, ne sont pas des "ressources à déclarer" et, de ce fait, ces questions ne devraient donc pas figurer sur un formulaire de demande d’allocation.

Aujourd’hui, on découvre que Martin Hirsch nous a menti : lentement mais sûrement, nous allons bien sur le chemin de l’Allemagne où les comptes des Hartzi sont surveillés et, au moindre mouvement créditeur, les allocations suspendues. Petit à petit, l’oiseau du contrôle social des pauvres fait son nid.

06:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : rsa, pel, chômage, apl, rmi, caf | | |  Facebook

29.06.2009

1 % à compter du 1er juillet pour les allocations chômage

Les allocations de près d'1,9 million de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage seront revalorisées de 1 % au 1er juillet.

Patronat et syndicats en ont décidé lors d'un conseil d'administration de l'Unedic qui s'est déroulé hier. Quelques centimes pour les chômeurs, c'est lamentable !

06:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, chômeurs, unedic | | |  Facebook

26.04.2009

"Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année"

Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année." C'est ce qu'a estimé le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, dans une interview paru le 26 avril dans le Journal du Dimanche. Le ministère de l'emploi publiera lundi le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en mars, dont l'augmentation devrait être du même ordre que les mois précédents (+80 000 environ).

"Nous sommes face à une crise très dure" mais "la France résiste mieux que ses voisins", note M. Wauquiez. En "un an, le chômage a augmenté de 16 % dans notre pays, contre 30 % au Royaume-Uni et 107 % en Espagne", a-t-il souligné. D'après le secrétaire d'Etat, cela montre que "si on se bat, on peut amortir le choc" et "c'est la seule vraie réponse au désespoir et à la violence sociale" qui "ne résout rien", juge-t-il.

"LE RÔLE DES POLITIQUES N'EST PAS DE SOUFFLER SUR LES BRAISES"

Il a ajouté ne pas avoir "beaucoup d'estime pour les politiques comme Ségolène Royal ou Olivier Besancenot qui instrumentalisent la situation pour faire peur aux Français" selon lui. "Le rôle des politiques n'est pas de souffler sur les braises mais d'éteindre les incendies", a-t-il affirmé. Par rapport aux mesures prises par le gouvernement face à la crise, M. Wauquiez a assuré que "s'il faut aller plus loin, on le fera".

Dans une autre interview parue samedi dans le même journal, qui concernait cette fois le chômage des jeunes, M. Wauquiez a souligné que le gouvernement voulait obtenir des entreprises et des branches professionnelles "des engagements chiffrés" sur l'emploi de jeunes en alternance, espérant "10 000 promesses d'embauche" dès cet été. "Nous souhaitons que les grands groupes et les branches professionnelles signent des engagements chiffrés. Nous savons que le BTP, l'hôtellerie-restauration, et des groupes comme Eiffage, Vinci, Total, EDF ou Air France sont prêts à jouer le jeu très vite", a-t-il déclaré. LEMONDE.FR avec AFP

13:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, chômage, france, travail le dimanche, hortefeux | | |  Facebook

16.04.2009

demandeurs d'emploi 2008 : étude insee alsace

Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 4 34 516 25 860 60 376
3 30 824 22 021 52 845
2 28 782 20 789 49 571
1 30 733 23 246 53 979

06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : demandeurs d'emploi, alsace, bas-rhin, haut-rhin, chômage | | |  Facebook

07.03.2009

AGENDA DE L'ASSOCIATION ABCDE

L'Association ABCDE (Association Bas-Rhinoise des Chômeurs et Demandeurs d'Emploi) s'adresse à toutes les personnes en situation de chômage ou de précarité (CDD, contrats aidés, Rmistes, jeunes à la recherche d'emploi) et vous propose de venir vous informer et échanger sur votre situation, vos droits et sur les nouveaux dispositifs concernant l'Offre Raisonnable d'Emploi (O.R.E.), le nouveau Projet Personnalisé d'Accés à l'Emploi (P.P.A.E.), la nouvelle convention UNEDIC, le RSA, etc.

INVITATIONS mars 2009 Groupe ILLKIRCH
MARDI 10 Mars à 18h30
au Pôle Associatif de l'Illiade,
11, allée François Mitterand

Groupe HAGUENAU
MERCREDI 11 Mars à 18h30
6, place Robert Schuman (derrière la M.L.C,dans la cour)

Groupe STRASBOURG
LUNDI 16 Mars à 18h30
à l'A.R.E.S,centre socio-culturel de l'Esplanade 10, rue d'Ankara(tram esplanade, ligne C et E)

Groupe BISCHWILLER
MARDI 17 Mars de 14h à 16h
au CASF 7, rue des Casernes

Groupe SCHILTIGHEIM
Mardi 17 Mars à 18h30
au centre socio-culturel du marais 8, rue de Touraine
(tram marais ligne B)

LE SITE : http://abcde67.monsite.orange.fr/index.jhtml

05.01.2009

chômage en hausse et pourtant

30 000 postes de fonctionnaires vont être supprimés

licenciements partout

chômage partiel voté...

Le chômage partiel étendu : travailler moins et gagner moins

http://eco.rue89.com/2009/01/04/le-chomage-partiel-etendu-travailler-moins-et-gagner-moins

Le chômage partiel étendu : travailler moins et gagner moins
Par David Servenay | Rue89
Nicolas Sarkozy l'avait promis, le gouvernement l'a fait: imposer l'activité partielle dans l'industrie. En clair, doubler les possibilités de recours au chômage partiel, de 600 à 800 heures par an. Voire 1 000 heures dans le textile, l'habillement et l'automobile. Qui paiera l'addition? Les ouvriers et les contribuables.

Le décret a été publié en catimini (samedi 3 janvier) au Journal officiel. Signé par les ministres compétents Christine Lagarde (économie), Eric Woerth (budget) et Laurent Waucquiez (emploi), il institue de nouveaux seuils pour le recours au chômage partiel.
Article 1:
« A compter du 1er janvier 2009, le contingent annuel d'heures indemnisables au titre de l'allocation spécifique de chômage partiel prévu à l'article R. 5122-6 du code du travail est fixé à 800 heures pour l'ensemble des branches professionnelles.
Toutefois, ce contingent annuel est fixé à 1 000 heures pour les industries du textile, de l'habillement et du cuir, pour l'industrie automobile et ses sous-traitants, qui réalisent avec elle au minimum 50% de leur chiffre d'affaires ainsi que pour le commerce de véhicules automobiles.
Or, depuis 2003, le seuil maximal fixé par la loi était de 600 heures par salarié et par an. L'augmentation est donc de 25% pour tout le monde et de 66% pour les secteurs industriels visés. Pourquoi?
Nicolas Sarkozy préfère "l'activité partielle au chômage total"
L'argument politique fut énoncé le 25 novembre dernier lors d'un déplacement du président de la République à Valenciennes, puis répété lors de l'annonce du plan de relance à Douai, début décembre. Rue89 le relevait ainsi
12h44 Encouragement au travail partiel. "L'Etat engagera 500 millions d'euros" pour venir en aide aux salariés licenciés économiquement. Nicolas Sarkozy "préfère l'activité partielle au chômage total", l'Etat aidera donc "les entreprises à avoir un travail partiel pour leurs salariés plutôt qu'un plan social".

Les salariés bénéficieront pendant un an de leur salaire antérieur.
"Activité partielle", pour ne pas dire chômage tout court. Dans la réalité, les choses sont (un peu) différentes. Le champ d'application du chômage technique est large. Dans le contexte actuel, les entreprises n'auront aucun mal à obtenir l'autorisation de la direction du travail, vue la liste des critères retenus pour justifier une telle mesure :

1. La conjoncture économique
2. Des difficultés d'approvisionnement en matières premières ou en énergie
3. Un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel
4. La transformation, restructuration ou modernisation de l'entreprise
5. Toute autre circonstance de caractère exceptionnel
Les travailleurs touchent 60% de leur salaire

Qui paie ce chômage partiel?
Le mécanisme en vigueur revient à faire payer à l'Etat et aux travailleurs une bonne partie de la compensation versée aux salariés placés en arrêt d'activité.
En effet, une fois l'autorisation obtenue, l'employeur verse une partie de la rémunération brute (aujourd'hui 60%, alors qu'elle n'était que de 50%), puis il se fait rembourser par l'Etat l'allocation spécifique.
Le régime d'indemnisation limite la part de l'entreprise à 60% de la rémunération brute (contre 50% jusqu'en décembre 2008), mais également à un quart de Smic la part de l'Etat (de 2,44 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés à 2,13 euros pour les autres). Détail: ces allocations ne sont pas soumises à cotisations sociales.
Les augmenter revient donc à appauvrir l'Etat et les salariés.

Comme le raconte l'Usine nouvelle, Renault vient tout juste de ranimer un accord de 1986 qui instaure un prélèvement obligatoire de 0,15% sur tous les salaires de novembre et décembre pour améliorer le régime d'indemnisation:
"Au total, ces mesures devraient permettre d'indemniser le chômage partiel à hauteur de 75% environ du salaire net, contre 60% pour le minimum légal."
Dans tous les cas, les salariés sont les premiers financeurs de "l'activité partielle". Si trois syndicats (CFDT, CFTC et CGC) ont signé l'accord proposé par Renault, la CGT et FO crient au scandale, estimant que le milliard d'euros reversés en dividende pour l'année 2008 aurait pu servir à financer cette solidarité. La CGT souligne aussi qu'en terme d'organisation du travail, il faudrait revoir certains modèles, car les salariés de Renault, en dehors de ces périodes d'arrêt, travaillent de plus en plus longtemps.

Le chômage partiel, nouvel outil de flexibilité
C'est donc un grand retournement qu'anticipe le gouvernement pour 2009.
Selon les Echos, ces trois dernières années, le nombre de salariés passés par le chômage partiel est resté faible (données OCDE) :

• En 2005, 171 500 salariés
• En 2006, 105 600 salariés
• En 2007, 117 800 salariés

Mais, en y regardant de plus près, la Dares a constaté dans une étude comparative (1995-2005) que les secteurs industriels concentrent l'essentiel de ces mesures de chômage partiel:
"Au cours de ces onze années, les cinq secteurs industriels bénéficiant du plus grand nombre de jours autorisés de chômage partiel sont, par ordre décroissant:
1. Le textile
2. L’habillement-cuir
3. La métallurgie et la transformation des métaux
4. L’automobile et les équipements mécaniques."

Or, le nombre de journées indemnisées est loin d'être négligeable, puisqu'il atteint parfois l'équivalent de la durée des congés payés:
"Le textile se distingue par un nombre de jours par salarié particulièrement élevé (31 jours). L’industrie automobile (12 jours )et la métallurgie (17 jours) se situent en dessous de la moyenne."

Sachant que la durée moyenne du travail, dans les secteurs de l'habillement et de l'automobile, est déjà parmi les plus basses (1 610 heures par an pour l'automobile), cette réforme des seuils vient entériner la possibilité pour les sociétés de "flexibiliser" les deux tiers du temps de travail annuel de leurs salariés.
Paradoxe: alors que les 35 heures, explique la Dares, avaient considérablement réduit le chômage partiel en donnant de la souplesse aux entreprises, le gouvernement réintroduit cette souplesse, mais en la défiscalisant. 2009 marque donc le début de l'ère du "travailler moins pour gagner moins".

16.11.2008

Réunions de l'Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi (ABCDE)

Réunions du mois de novembre

Groupe de Strasbourg

Réunion le lundi 17 novembre, à 18 h 30, à l'ARES, centre socioculturel de l'Esplanade, 10 rue d'Ankara

Groupe de Haguenau

Réunion le mercredi 19 novembre à 18 h 30, 6 place Robert-Schumann (derrière la MLC, dans la cour)

Collectif de solidarité de Bischwiller et environs

Réunion à Bischwiller le mardi 25 novembre, de 14 h à 16 h, au CASF, 7 rue des Casernes

Groupe d'Illkirch

Réunion à Illkirch le mardi 25 novembre à 18 h 30, au Pôle associatif de l'Illiade, 11 allée François-Mitterrand

Groupe de Schiltigheim

Réunion à Schiltigheim le mardi 2 décembre à 18 h 30 au centre socioculturel du Marais, 8 rue de Touraine (tram : Marais, ligne B)

CONTACT : ABCDE : 2 rue de Sélestat, 67100 Strasbourg. Tél: 03 88 41 14 49. Courriel : abcde67@orange.fr

Attention danger !

Conseil aux personnes au chômage et tous demandeurs d'emploi

Il va vous être demandé d'élaborer avec un conseiller un projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), "au plus tard dans les quinze jours" suivant son inscription à l'ANPE.

C'est à partir de ce projet, actualisé tous les trois mois, que seront définies les offres raisonnables d'emploi (ORE). Au bout de deux refus, les allocations peuvent être temporairement suspendues.

NE SIGNEZ PAS TOUT DE SUITE
"Exigez que soit inscrit que vous cherchez un emploi à temps complet en CDI" afin que Pôle emploi (l'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic) "ne puisse pas vous imposer un emploi précaire", précise le MNCP auquel ABCD 67 est affilié

EXIGEZ que votre "droit au refus d'un emploi précaire ou à temps partiel soit respecté".

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07.11.2008

Chiffres pour l'Alsace - Conjoncture (Insee)

Ce point conjoncturel trimestriel met l'accent sur un ensemble d'indicateurs commentés (évolution de l'emploi salarié et du chômage, situation dans l'industrie et dans le bâtiment en Alsace...), complété par une synthèse qui situe l'Alsace dans le contexte économique national.

Activité encore bien orientée, mais des signes de ralentissement

Dans un environnement international sous l'effet d'une embellie passagère, la croissance de l'économie française continue de progresser au premier trimestre 2008. Le PIB augmente de 0,5 % après 0,4 % au dernier trimestre 2007.
Les exportations se redressent et le solde extérieur contribue pour 0,2 point à l'évolution du PIB. La contribution de la demande intérieure remonte à 0,3 point, encore soutenue par les investissements des entreprises en hausse de 1,3 %. Par contre, les dépenses de consommation des ménages stagnent, après plusieurs trimestres de progression.
Les enquêtes de conjoncture d'avril signalent un retournement des anticipations des chefs d'entreprises qui touche tous les secteurs.
En Alsace, cette évolution est également perceptible. En début d'année, l'activité industrielle est encore restée ferme, mais les carnets sont moins étoffés. Au cours des mois à venir, la demande pourrait fléchir et l'activité perdre de sa vigueur.
Dans le bâtiment, la construction de locaux non résidentiels s'est maintenue à un bon niveau. Mais l'environnement est moins favorable à la construction de logements, secteur où l'activité est en repli au premier trimestre et les perspectives peu encourageantes.
Pour l'hôtellerie alsacienne, ce trimestre hivernal a été satisfaisant. Des clients français venus plus nombreux et le week-end pascal en mars ont contribué à améliorer la fréquentation par rapport à 2007.
Autre indicateur positif, signe de l'activité industrielle encore restée dynamique : les exportations au départ de l'Alsace ont augmenté et le solde commercial s'est redressé.
Sur le marché du travail, l'amélioration se poursuit. Le taux de chômage a de nouveau baissé et les demandes d'emplois sont restées stables.

Documents à télécharger ici

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04.11.2008

Au secours, le chômage revient !

Alternat ives Economique - Après trois années de baisse, le nombre de demandeurs d'emploi est de nouveau en forte hausse. Remettant en cause la politique de l'emploi du gouvernement.

Au secours, le chômage revient !

06:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, précarité, flexibilité, emploi | | |  Facebook

26.10.2008

NPDC Première réunion d'AC agir ensemble contre le chômage

 

LA CHAPELLE-D'ARMENTIÈRES - Jeudi après-midi, la nouvelle association armentiéroise AC a tenu sa première réunion à La Chapelle-d'Armentières, au centre socio-éducatif de la rue Nationale.

 

Cette antenne locale, créée début 2008, rayonnera sur les communes du canton d'Armentières et de Nieppe. AC est un mouvement populaire qui regroupe chômeurs, retraités et toutes les personnes en situation précaire, afin de les aider dans leurs démarches auprès des divers organismes : ANPE, ASSEDIC, DAL (droit au logement), EDF... pour tous les problèmes inhérents à leur situation.

Le but de l'association est aussi d'interpeller les politiques, les élus et les institutions, afin de faire bouger les choses. Les réunions sont prévues tous les jeudis de 14 h 30 à 16 h 30, au centre socio-éducatif du 129, route Nationale, local prêté gracieusement par la mairie. Une permanence d'accueil y recevra tous ceux qui le souhaitent, de façon simple et conviviale, autour d'un café. Un bon moyen de se sentir moins seul et peut-être aussi de résoudre quelques difficultés.

Le 28 novembre, 70, place Jules-Guesde à Armentières, à 18 h 30, débat « Chômage, emploi, retraite » avec des représentants syndicaux.

- Contacts AC Armentières et environ: Valérie Vandenbossche, présidente, Tél : 06 26 87 31 34, mel : ac.armentieres-et-environs@voila.fr site internet: www.ac-chomage.org

Source La voix du Nord

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13.10.2008

INSEE ALSACE: CHÔMAGE AU 2e TRIMESTRE

Demandeurs d'emploi de longue durée


Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 2 6 192 4 595 10 787
1 6 546 5 118 11 664

Demandeurs d'emploi de moins de 25 ans


Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 2 4 941 3 824 8 765
1 5 387 4 499 9 886

Demandeurs d'emploi


Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 2 28 782 20 789 49 571
1 30 733 23 246 53 979

06:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chÔmage, alsace, bas-rhin, haut-rhin | | |  Facebook

05.10.2008

l'argent des chômeurs n'est pas perdu pour tout le monde

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=281

04:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, précarité, flexibilité, emploi | | |  Facebook

22.09.2008

Chômage, précarité, flexibilité : une alternative, La garantie de revenu pour tous

auteur-e(s) : Evelyne PERRIN

Le chômage reste élevé et la précarité continue à se développer en France, alors que les gouvernements successifs appliquent les recettes néo-libérales de la « Stratégie de Lisbonne », adoptée en mars 2000, pour « fluidifier » le marché du travail et imposer aux travailleurs une flexibilité étroitement ajustée aux besoins du patronat. Face aux attaques récentes (lois du 12 juin de « modernisation du marché du travail » et du 23 juillet de sanctions contre les chômeurs), il est plus que jamais nécessaire de se battre pour arracher un statut de vie sociale et professionnelle pour tous, c’est-à-dire une garantie de revenu décent et la continuité des droits pour tous, avec ou sans emploi, comme le réclament 15 organisations.


Chômage et précarité restent la donne

Si le chiffre officiel du chômage semble baisser, le Collectif ACDC (Autres Chiffres du Chômage) évalue le nombre réel de chômeurs en France à plus de 4,5 millions, en intégrant les non inscrits, les chômeurs des DOM-TOM et ceux dispensés de recherche d’emploi. La principale cause d’entrée au chômage n’est plus les licenciements, mais les fins de CDD et de missions d’intérim. Si le pourcentage de contrats de travail atypiques (CDD, emplois aidés, intérim) reste à hauteur d’environ 13 % des emplois en France, les contrats précaires deviennent le lot des nouveaux entrants sur le marché du travail : plus de 70 % des embauches se faisaient en 2005, selon la DARES, en CDD d’une durée moyenne d’un mois et demi. Les jeunes sont particulièrement touchés par cette précarité, car ils mettent de plus en plus longtemps à obtenir des CDI. Les plus diplômés sont souvent exploités sans être payés sous forme de stages (800 000 par an). A cela s’ajoute une sévère discrimination sur le marché du travail à l’égard des populations descendantes d’immigrations post-coloniales. Quant aux femmes, elles cumulent salaires inférieurs, temps partiel imposé élevé.
Face à cette situation, l’indemnisation du chômage, créée en 1958 pour couvrir toutes les personnes perdant leur emploi, n’a cessé de se dégrader, avec des reculs successifs entérinés par les syndicats cogestionnaires de l’UNEDIC (à l’exception de la CGT). Aujourd’hui, plus de la moitié des chômeurs inscrits ne sont pas indemnisés par l’assurance-chômage ; ceux qui le sont encore par les ASSEDIC touchent en moyenne 57 % de leur ancien salaire, pour des durées de plus en plus courtes ; ainsi les chômeurs sont-ils de plus en plus nombreux, soit à ne rien toucher pour vivre, soit à basculer dans le régime de l’assistance payée par l’Etat, Allocation de solidarité spécifique pour les plus âgés, ou RMI pour les plus de 25 ans sans autre ressource familiale, dont les montants (autour de 400 euros) sont insuffisants pour vivre.
Il se développe ainsi une paupérisation accrue des personnes à la recherche d’un emploi, tandis que la qualité de l’emploi se détériore, que le sous-emploi s’étend – ACDC parle d’ « emploi inadéquat » - , et ceci au moment où les profits n’ont jamais été aussi élevés. Cette situation est de toutes pièces créée par les politiques néo-libérales qui démantèlent brutalement ce qui avait fait la force des Etats-Providence et créent la concurrence de tous contre tous (salariés entre pays, salariés contre chômeurs), à travers le « dumping social » érigé en dogme de l’Union Européenne (Cf. les 4 arrêts récents de la Cour de Justice Européenne).

Les attaques récentes contre salariés et chômeurs

En 2008, le gouvernement français vient de faire voter deux lois qui instaurent une flexibilité accrue et constituent des reculs gravissimes en matière de droit du travail et de droits des chômeurs. La première loi, dite de « modernisation du marché du travail », votée le 12 juin, a entériné un accord conclu au forceps, sous la pression du gouvernement, entre le patronat et les syndicats (la CGT ayant été la seule à refuser de le signer) le 11 janvier 2008. Cet accord et cette loi qui le reprend en partie créent la « séparabilité à l’amiable », sans recours possible pour le salarié au bout de…15 jours ( !), le CDD de mission dont la durée est, entre 18 et 36 mois, inconnue à l’avance, et doublent la durée des périodes d’essai, jusqu’à 8 mois pour les cadres ! (Il s’agit presque d’un retour du CPE, retiré sous la pression de la rue, et du CNE, abrogé suite à sa condamnation par la jurisprudence et par l’OIT). De plus, la saisie des prud’hommes est rendue plus difficile, et le patron peut modifier plus facilement les clauses essentielles du contrat de travail. En échange, les avancées en terme de sécurité sont aléatoires, car conditionnées à des négociations ultérieures, et symboliques.
Non content de ces reculs, et avant même que ne s’ouvre la renégociation de la convention d’assurance-chômage entre partenaires sociaux, le gouvernement impose dans la foulée une nouvelle loi, dite « Droits et devoirs des demandeurs d’emploi », votée le 23 juillet ; celle-ci instaure des sanctions sans précédent contre les chômeurs qui refuseraient une offre dite « raisonnable » d’emploi, celle-ci pouvant être au bout d’un an de chômage éloignée géographiquement et d’un salaire juste supérieur au montant de l’allocation de chômage ! En matière de droits nouveaux, par contre, rien.
Enfin, la fusion de l’UNEDIC et de l’ANPE, opératoire en 2009, entérine une mainmise de fait du patronat sur l’accompagnement et l’indemnisation des chômeurs, ces deux missions jusque là distinctes étant pour la première fois confiées au même organisme.
Face à ces attaques d’une extrême gravité, il faut bien reconnaître que les syndicats n’ont absolument pas mobilisé, ni fait appel à l’opinion des salariés et des chômeurs, tenus à l’écart des négociations ; et que la gauche parlementaire s’est très peu fait entendre contre ces deux lois, à l’exception du PC et des Verts. Seul un front d’organisations constitué des associations de chômeurs et de précaires et de Solidaires a essayé de faire passer l’information, par des appels que la presse n’a pas daigné relayer.

L’alternative : une garantie de revenu décent pour tous

Il importe de s’opposer à cette flexibilité accrue par la lutte pour une sécurité des salariés ou demandeurs d’emploi, ou une sécurité sociale professionnelle, conçue comme une 5e branche de la sécurité sociale. Depuis 2006, les associations de chômeurs (AC !, APEIS, MNCP) ont mis en place un front commun avec Solidaires, qui s’est élargi à 15 organisations : Collectif National Droits des Femmes, Stop Précarité et Génération Précaire, la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France, le DAL, No Vox, le réseau OUPS (Observatoire Unitaire des Politiques Sociales), la Fondation Copernic, la Confédération Paysanne, les Marches Européennes…. Ce réseau, après avoir pris connaissance des revendications de nouveau statut du travail salarié de la CGT, de nouveau statut du travailleur de la CFTC, de nouveau statut du salarié de Solidaires, et de nouveau modèle de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France, a élaboré une plate-forme commune pour un « statut de vie sociale et professionnelle". Pourquoi statut de vie sociale et professionnelle ? Parce qu’il importe de ne pas penser à la seule garantie de revenu des salarié(e)s suite à la perte de leur emploi, mais à celle de l’ensemble des personnes qui sont privées d’emploi et de revenu pour vivre (les revendications syndicales citées plus haut comportant à certains égards un certain flou à ce sujet).
Ce statut de vie sociale et professionnelle devrait assurer une garantie de revenu décent et la continuité des droits pour tous, avec ou sans emploi : chômeurs, primo-demandeurs d’emploi, temps partiels imposés, paysans, stagiaires, étudiants… Ce revenu devrait être de l’ordre de 80 à 100 % du SMIC – Ce montant est en débat entre les organisations signataires de la plate-forme - . Il devrait être versé par un fonds interprofessionnel mutualisé au niveau national, reposant essentiellement sur la cotisation sociale, avec des compléments de recettes fiscales pour assurer une autre répartition de la richesse ; ce fonds devrait être cogéré de façon quadripartite par les syndicats, les associations de chômeurs, le patronat et l’Etat.
Il faut bien voir qu’une telle revendication n’a rien d’utopique ni d’irréalisable. Elle doit être distinguée clairement de la revendication d’un revenu d’existence minimum payé par l’Etat, qui est portée par divers courants jusqu’à certaines fractions de la droite (dont Christine Boutin). Elle n’est en rien utopique, car elle est la déclinaison des axes revendicatifs de trois syndicats en France, dont la CGT, c’est-à-dire le plus important, et Solidaires, le plus radical. Elle opère seulement une projection de cette revendication sur les primo-demandeurs d’emploi et autres personnes sans revenu ou avec des revenus insuffisants pour vivre, ce qui paraît logique si l’on ne veut pas laisser subsister des poches de grave exclusion sociale. Elle n’est que l’application de la Constitution française qui prévoit que chacun a droit à un emploi, ou, à défaut, un revenu lui permettant de vivre.
Elle n’est nullement hors de portée économique. En effet, en vingt ans, le partage de la valeur ajoutée, ou de la richesse nationale, entre le capital et le salariat s’est déplacé de 20 points vers le premier, ce qui équivaut à 180 milliards d’euros. La taxation du capital permet amplement de financer ce statut de vie sociale et professionnelle.
Une discussion a cours entre partisans et opposants de ce revenu garanti : les premiers affirment le droit à un revenu garanti inconditionnel (ni workfare ni learnfare), individuel et correspondant à un revenu décent. Les opposants font valoir que s’il n’y a pas de contre-partie à ce revenu, des gens en profiteront pour rester à la charge de la société sans rien faire. Ce débat est important, car il soulève la question de la validation des activités économiques – marchandes, non marchandes – qui donneront lieu à versement du revenu (Cf. position de Jean-Marie Harribey à ce sujet). Mais comment juger du caractère utile pour la société d’activités ? Van Gogh aurait-il eu droit à ce revenu ?
Tout en reconnaissant que ce débat a lieu d’être, je citerai André Gorz [1] : « Le revenu garanti doit rendre possibles toutes ces activités hors marché, hors comptabilité et hors normes qui ne sont et ne produisent rien d’échangeable contre autre chose, rien de mesurable et de traduisible en son équivalent monétaire. L’importance du principe d’inconditionnalité est là : il doit soustraire la valeur intrinsèque des activités hors mesure à toute prédéfinition et à toute prescription sociales. Il doit empêcher que, institutionnellement prévues comme conditions du droit au revenu d’existence, ces activités se trouvent transformées en moyens de gagner sa vie. Il doit empêcher le bénévolat de devenir obligatoire pour les chômeurs. Il doit faire de l’ « épanouissement de toutes les dispositions créatrices » une « fin en lui-même, mesuré selon nul étalon préétabli », poursuivi parce qu’on le désire et non comme une production de soi sous contrainte, exigée par l’impératif d’employabilité. »

ATTAC France a été informé de cette plate-forme et même s’il ne l’a pas encore signée la considère comme intéressante, car elle est très proche de sa revendication de sécurité sociale professionnelle. Elle a été présentée à l’université d’été européenne d’ATTAC à Sarrebruck en août 2008 et y a reçu un accueil favorable de la part des autres ATTAC européens, ATTAC Belgique ayant une revendication à peu près similaire (Cf. interventions de Henri Houben et de Sophie Heine dans les ateliers consacrés à la flexisécurité). L’université européenne a retenu dans ses résolutions la revendication d’une sécurité sociale professionnelle et d’un revenu pour tous. Cela devra être mis à l’agenda des campagnes coordonnées des ATTAC d’Europe au cours des prochains mois, et devrait être proposé dans la campagne des élections européennes en faveur de l’Europe sociale que nous voulons.
Il ne s’agit pas de pousser au productivisme, et à la surconsommation. Il s’agit de développer une société solidaire. Le droit à un emploi de qualité, et à défaut à un revenu permettant de vivre, doit être revendiqué comme un droit fondamental, au même titre que les autres droits sociaux que reconnaît par ailleurs la Déclaration universelle des droits de l’homme. En ce qui concerne l’emploi, une politique de développement de l’emploi devra impérativement s’appuyer sur une réduction du temps de travail forte (32H), sans augmentation de la flexibilité et avec création d’emploi correspondante, et d’un développement des services publics. Bien évidemment, elle ne sera pas possible sans une taxation importante des flux de capitaux, des fortunes, de la spéculation financière et des profits, ce qui suppose une mise en œuvre au niveau européen.

Notes

[1] André GORZ, L’immatériel. Connaissance, valeur et capital, Paris, Galilée, 2003, pp. 102-104.

ATTAC FRANCE

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17.09.2008

Un million de jeunes absents des statistiques du chômage

"Environ un million de jeunes ne sont pas pris en compte dans les statistiques officielles du chômage." Pour Annie Jeanne, la présidente de l'ANDML (Association nationale des directeurs de missions locales), il y a urgence à trouver des solutions "durables". "Il faut un changement radical, une vrai politique pour la jeunesse", insiste-t-elle, en échos au plan Espoir Banlieues lancé en début d'année. Et à quelques semaines du nouveau "plan de relance" annoncé par Laurent Wauquiez, la semaine dernière, le Réseau insertion jeunes, créé en avril dernier autour de quatre associations d'insertion des jeunes (ANDML, UNML Afij et Uncllaj*), alerte les pouvoirs publics sur "la situation des jeunes en insertion en 2008". "En dépit d'une baisse du chômage, l'insertion professionnelle des jeunes demeure pour beaucoup d'entre eux hypothétique", souligne le document. D'où l'importance de l'accompagnement, alors que la remise sur les rails peut s'avérer très longue. "Les enquêtes, celles du Céreq notamment, montrent que le processus d'insertion des jeunes dure au-delà de dix ans avec de nombreux allers et retours entre phases d'activité et d'inactivité", explique Annie Jeanne. "Le passage par la case précarité est devenu la norme : les premiers emplois sont des emplois yoyos et cela n'émeut personne."
Autres écueils soulignés : le manque de ressources (71% des jeunes inscrits dans les missions locales sont jugés "sans ressource"), la difficulté d'accès au logement ou encore la mobilité. "On constate un allongement inquiétant de la durée des transports. Avec le financement du permis de conduire se pose le problème de l'accès à l'autonomie", insiste la directrice de la mission locale de Rouen.
Les acteurs de l'insertion, qui se sont sentis déconsidérés par le lancement au printemps du contrat d'autonomie (sur appels d'offres ouverts aux opérateurs privés), entendent rappeler leurs spécificités à l'approche de la fusion ANPE-Unedic. "Un constat de bon sens conduit à éviter la confusion entre, d'une part, les acteurs associatifs ouverts à tous les publics qui ont besoin de leurs services et, d'autre part, les entreprises marchandes qui effectuent une commande sur une population prescrite dans un délai précis", relève encore le document. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a récemment accordé son soutien aux missions locales dans le cadre du futur service public de l'emploi (en attendant les conclusions du Conseil national des missions locales fin septembre). Mais les associations du Réseau insertion jeunes n'ont toujours pas été consultées quant au "plan de relance".

Source localtis info

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13.09.2008

Un projet de décret durcit les sanctions contre les chômeurs refusant deux offres d'emploi

Un projet de décret, sera soumis aux membres du Conseil supérieur de l'emploi mardi 16 septembre.

Il durcit les sanctions pour les chômeurs qui refuseront deux "offres raisonnables d'emploi" (ORE), et définit les modalités d'application de la loi du 1er août 2008 "relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d'emploi", dont l'un des objectifs est de diminuer le nombre d'offres d'emplois non pourvues (quelque 300 000, selon l'ANPE).

La "stigmatisation" des chômeurs est en route.

15:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, chômeurs, exclusion, france, sarkosy, anpe, assedic | | |  Facebook

 
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