15.07.2008
Médecine de ville. Gagner plus sans travailler plus
Alors que le gouvernement affirme sa volonté de traquer tous les délinquants, une corporation bafoue les lois sans subir la moindre sanction: les médecins de ville.
Ceux-ci se divisent en deux catégories dits "secteurs": les praticiens du secteur 1 doivent respecter les tarifs conventionnels. Ils bénéficient en contrepartie d'une prise en charge de leurs cotisations sociales par l'assurance maladie. Ceux qui relèvent du secteur 2 peuvent pratiquer des honoraires dits "libres", au-delà des tarifs conventionnels mais avec "tact et mesure".
Une récente étude du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) confirme ce que chacun a pu constater: les dépassements pratiqués sont désormais sans tact ni mesure, alors qu'il est quasi impossible de trouver des spécialistes en secteur 1 dans de nombreuses agglomérations.
En outre, nombre de praticiens de ce secteur 1 pratiquent désormais des dépassements sauvages, sans que les caisses d'assurance maladie ne réagissent.
Enfin, nombre de médecins refusent de soigner les bénéficiaires de la CMU ou de l'aide médicale gratuite. Un sérieux problème en termes d'accès aux soins des moins aisés.
À consulter : le site du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) http://www.leciss.org/
06:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cmu, médecins, honoraires libres, honoraires "libres", accès aux soins, ciss |
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