12.09.2009
Trois grands chantiers prioritaires pour le secrétaire d'Etat au Logement et à l'Urbanisme, Benoist Apparu
Le secrétaire d'Etat au Logement et à l'Urbanisme, Benoist Apparu, a fait le point lors d'une rencontre le 9 septembre avec les journalistes de l'Ajibat (Association des journalistes de l'habitat et de la ville). Le message est clair : "En six ans on a eu 6 lois sur le logement, ne comptez pas sur moi pour être l'auteur d'une septième loi !, il est temps de stabiliser les outils juridiques, il faut utiliser les dispositifs en notre possession et sortir les décrets d'application des dernières lois."
Benoist Apparu s'est donné trois grands chantiers prioritaires : l'hébergement, l'urbanisme et la construction.
Politique de l'hébergement
Benoist Apparu regrette que cette question soit toujours traitée sur le mode de l'urgence : "Il faut monter un vrai service public de l'hébergement en France. Le système doit être coordonné, avec 100.000 places en 2009 on respecte les objectifs mais pas en terme de qualité. De plus, nous n'avons pas d'indicateurs de coût sur le fonctionnement du service." Une consultation avec les associations est programmée d'ici à la fin octobre pour rediscuter les bases de cette politique.
Simplification de l'urbanisme
Benoist Apparu a rappelé que la simplification du droit de l'urbanisme était une commande du président de la république avec quatre textes en préparation : le Grenelle II pour "verdir les outils d'urbanisme et donner l'habilitation au gouvernement pour procéder par ordonnances ", la proposition de loi de Jean-Luc Warsmann qui réforme notamment le droit de préemption urbain (examen par le parlement au second semestre), le Grand Paris qui devrait faire l'objet d'au moins une première lecture d'ici 6 à 8 mois et la réforme des collectivités locales qui soulèvera la question des compétences en matière d'urbanisme et de logement, prévue dans les quatre mois à venir.
Benoist Apparu a précisé à ce sujet : "une clarification des compétences est nécessaire". Il a jugé que l'existence d'un PLU intercommunal et la délivrance du permis de construire au niveau communal n'étaient pas incompatibles.
Il a indiqué que la réforme du permis de construire démarrée il y deux ans allait se poursuivre puisqu'il reste encore les 2/3 des textes à légiférer et qu'elle donnerait lieu à une évaluation.
Construction
"Il faut construire plus, là où on en a besoin, notamment en matière de logement social ", a souligné Benoist Apparu. "Nous devons mieux territorialiser le politique du logement social", a-t-il assuré. "Il faut construire là où le différentiel entre les prix du marché et le prix du logement social est le plus important", a-t-il précisé ensuite.
Il a d'ailleurs promis d'être "un ardent défenseur de l'article 55 de la loi SRU, notamment à l'heure du Dalo".
Lors de l'échange avec l'assistance, il a répondu à quelques questions des journalistes.
Benoist Apparu a indiqué que le grand emprunt décidé par le gouvernement pour 2010 ne devait pas servir à combler le retard de logements en France, estimé à 900.000 unités : "Le grand emprunt, ce n'est pas un nouveau plan de relance, ce n'est pas un complément du budget, c'est clairement un investissement d'avenir, porteur de croissance". Il a complété sa réponse en déclarant que : " la problématique du grand emprunt, c'est cibler aujourd'hui des politiques qui apporteront une croissance forte à la France pour les décennies à venir comme la France l'avait fait dans les années 1960 en misant sur le nucléaire et l'industrie aéronautique."
A une question sur la sortie attendue des chiffres des mises en chantier, il a mis l'accent sur le manque de lisibilité des indicateurs statistiques pour le logement sachant qu'en période de crise on a besoin plus que jamais de précisions. il a aussi indiqué que les chiffres des mises en chantier allaient bien être publiés fin septembre par "relance papier", le nouveau système informatique (sitadel2) devrait être opérationnel en janvier.
Interrogé sur la prolongation au-delà de 2009 du doublement du prêt à taux zéro, il a indiqué : "il faut envisager une sortie mais il faut évidemment l'apprécier en fonction de la conjoncture". Mais il a précisé aussi que : "la suppression du prêt à taux zéro dans l'ancien n'est pas à l'ordre du jour".
Concernant la requalification des quartiers anciens dégradés Benoist Apparu a indiqué : "Nous avons reçu pas moins de 87 candidatures pour une enveloppe de 300 millions d'euros sur un an, ce qui devrait permettre de lancer un programme de travaux compris entre 1 et 1,5 milliard d'euros par effet de levier. Le choix d'une quarantaine de villes éligibles au programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) sera effectué fin octobre." L'Anah (Agence nationale de l'habitat) et l'Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) seront les principaux contributeurs de ce programme, le complément étant apporté par des aides à la pierre, prises sur le budget du Logement
Source : http://www.ajibat.com/
Rencontre avec les membres de l'Ajibat (association des journalistes de l'habitat et de la ville) le 9 septembre 2009
07:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : hébergement, urbanisme, construction, plu intercommunal, logement social, dalo, sru |
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01.06.2008
La construction croîtra moins que le PIB français en 2008
LA TRIBUNE - PARIS (Reuters) - Après avoir tiré la croissance ces dernières années, le secteur français de la construction connaîtra en 2008 une progression inférieure à celle du produit intérieur brut, selon des prévisions du ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.
Les chiffres déjà disponibles pour 2008 témoignent d'un fort ralentissement des mises en chantier de logements (-18% sur les trois mois à fin avril, -0,7% sur un an) et d'une chute des ventes de logements (-28% au premier trimestre sur un an).
Mais le ministère relativise ces données en rappelant que les ventes avaient culminé au premier trimestre 2007 et en notant que la réforme du droit du sol entrée en vigueur en octobre a encore des effets sur l'enregistrement des mises en chantier.
Avec un chiffre d'affaires estimé à 178 milliards d'euros, le secteur de la construction a connu en 2007 une croissance de 4,2% en volume, près du double de l'économie nationale (+2,2%), et a accru ses effectifs de 67.000 personnes, intérim compris, pour un total de 1.621.000 emplois.
En 2008 la croissance serait comprise entre +1,2% et +2,1% avec 17.000 à 28.000 emplois créés (+1,1% à +1,7%), selon les hypothèses basses et hautes établies par la direction des affaires économiques et internationales (DAEI) du ministère.
En milieu de fourchette, cela donne une prévision de 1,7% pour le secteur en 2008, alors que le gouvernement vise une croissance du PIB comprise entre 1,7 et 2,0%.
"Le BTP ne tirera plus la croissance, il sera dans la croissance", a expliqué Dominique Bureau, directeur de la DAEI, lors d'une présentation au ministère.
ATTERRISSAGE EN DOUCEUR
Dans le secteur du bâtiment, le ministère prévoit une croissance de 1,7% après +3,2% en 2007, due en particulier au secteur du bâtiment non résidentiel neuf (+3,4%) et à l'entretien de logements (+2,5%). La construction de logements neufs connaîtrait un "atterrissage en douceur" de la production, prévue en repli de 1,1% avec 420.000 logements mis en chantier contre 435.000 en 2007 et 421.000 en 2006.
"La déductibilité des intérêts d'emprunt devrait soutenir les mises en chantier dans l'accession à la propriété, mais les niveaux des prix et des taux d'intérêt devraient au contraire freiner la production, surtout dans le secteur privé, l'encours de logements proposés à la vente s'accroissant assez substantiellement", lit-on dans un communiqué remis à la présentation.
Le stock de logements en vente était de 105.600 à la fin mars, un chiffre record, selon des chiffres publiés mardi par le ministère.
L'activité des travaux publics progresserait quant à elle à un rythme de 1,4% en volume cette année après un bond de 7,7% en 2007. L'investissement des collectivités locales est prévu en repli de 0,3% après avoir fortement augmenté en 2007 du fait des élections. Les projets des grandes entreprises publiques et les travaux privés de voirie et réseaux divers compensent cependant la baisse probable des investissements du premier donneur d'ordres du secteur.
FACTEURS DE RÉSILIENCE
Dominique Bureau a mis en garde contre une "surextrapolation" du ralentissement de la croissance du secteur.
Le secteur de la construction, a-t-il fait valoir, bénéficie aussi bien de facteurs d'inertie forts - la durée des chantiers est en général d'un an - et de perspectives toujours favorables.
"Sur les 12 derniers mois, 416.000 logements ont été commencés qui sont en chantier aujourd'hui. Cela fait l'activité de l'année, il n'y a pas de doute", a-t-il dit.
A plus long terme, l'activité du secteur devrait bénéficier des mesures du Grenelle de l'environnement et en particulier de l'amplification des travaux d'économie d'énergie, ces derniers étant encore encouragés par la flambée actuelle des prix du pétrole.
A plus long terme, l'évolution démographique constitue aussi un facteur de résilience avec l'augmentation du nombre de ménages et leur aspiration à plus d'espace.
"On a clairement et structurellement un secteur dont la demande reste forte sur le moyen-long terme", a noté Dominique Bureau en estimant la construction de logements neufs "entre 400 et 500.000 en moyenne sur les 10 prochaines années".
Selon les données de l'Insee, la construction pèse 6% du produit intérieur brut de la France avec une valeur ajoutée de 76 milliards d'euros en 2007. Son effet d'entraînement sur l'économie nationale est amplifié par le fait que l'activité du secteur est très largement concentrée sur le territoire.
Véronique Tison
http://www.latribune.fr/info/La-construction-croitra-moin...
08:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : immobilier, construction, pib, croissance, france, sarkosy, btp |
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