Quatre banques partenaires
«Attention, il ne s’agit pas de prêt à la consommation ! On ne va pas prêter pour l’achat du nouvel écran plat ! explique Bernard Candiart, directeur du Crédit municipal de Paris, la banque publique parisienne (l’ancien mont-de-piété) chargée de piloter le microcrédit. Ces prêts sont octroyés pour des projets personnels, des dépenses vitales comme par exemple des soins, des dettes à la Sécurité sociale, des formations. »
Expérimenté à Angers depuis 2005, le microcrédit personnel prend une ampleur inégalée à Paris grâce à un partenariat avec quatre banques : la Banque postale, la Caisse d’épargne, le Crédit coopératif et Laser Cofinoga. Ces établissements font le prêt et prennent en charge le risque pour moitié, le reste venant de la Caisse des dépôts. « Avec un tel taux, il est clair que personne ne gagnera d’argent sur ces prêts. C’est normal, il n’était pas question de laisser penser que des banques allaient faire des bénéfices sur le dos des plus fragiles », poursuit Bernard Candiart. Le Crédit municipal de Paris espère octroyer mille microcrédits d’ici à un an, et mille autres en Ile-de-France.
Sur le terrain, les travailleurs sociaux seront chargés d’orienter les personnes susceptibles d’avoir besoin de prêt. « Ce sont surtout des emplois précaires, des temps partiels, des contrats aidés, mais aussi de plus en plus de gens payés au smic, explique Thierry, travailleur social dans le XVIII e . Depuis six mois, on en voit de plus aux services d’aides municipaux, pour la facture EDF par exemple. Aujourd’hui, avec 1 000 € ou 1 200 € par mois, certains ne peuvent plus joindre les deux bouts. Le microcrédit pourra les aider. »
Le Parisien













