04.01.2011
2010 a été l'année de la crise de la dette publique, 2011 sera celle du chômage
(Easybourse.com) Croissance faible et réduction des déficits publics auront un impact sur l'emploi.
Le chômage en France ne fait pas l'objet de toutes les attentions et de toutes les craintes. La crise économique qui s’est abattue dès 2008 en France a rapidement viré en crise de la dette publique avec pour conséquence immédiate la nécessité de réduire les déficits. Des mesures drastiques ont été prises pour 2011, on sait que tout le monde va devoir passer à la caisse, que ce soient les entreprises ou les ménages pour réduire le cumul abyssal de la dette publique. Le coût de l’effort fiscal qui sera demandé, aura sans aucun doute un effet sur l’emploi, mais pour l’heure personne n’en parle…On connaît l’adage trop d’impôt, tue l’impôt. Il ne faut pas oublier que cette équation passe par la case emploi. Les entreprises françaises ont déjà du mal à investir, on sait que notre croissance est essentiellement tirée par la capacité des ménages à dépenser. Alors accroître les prélèvements va, sans aucun
On connaît l’adage trop d’impôt, tue l’impôt. Il ne faut pas oublier que cette équation passe par la case emploi.

doute, freiner les sociétés à investir et les particuliers à consommer. Par quel miracle, pourrions-nous envisager l’inverse? Rien ne sert de jouer les oiseaux de mauvais augure mais une question se pose tout de même: Comment une hausse des impôts associée à une baisse des transferts sociaux dans un contexte de croissance atone pourrait ne pas avoir d’effets dévastateurs sur l’emploi?
Pour l’instant, personne ne s’en émeut. Il est préférable de ne pas parler de sujets qui fâchent … Le gouvernement ferme les yeux en particulier à Bercy mais la menace d’une résurgence du chômage est logiquement inévitable. Il faudrait pour que le taux des sans emploi recule que les entreprises françaises deviennent compétitives pour que leurs exportations repartent et qu’elles aient de nouveau envie d’investir et d’embaucher localement. En résumé, il faut que la croissance se dynamise. Or, nous sommes bien incapables en France de relancer seuls la machine.
Le scenario d’une reprise du chômage pouvait être anticipé depuis bien longtemps. A partir du moment où l’Etat est intervenu massivement pour enrayer l’hémorragie sur la sphère financière, on savait que cela aurait un coût sur nos impôts. Mais augmenter les prélèvements en période de crise n’a jamais rapporté en termes de croissance et d’emplois. On nous annonce la disette en matière de dépenses publiques, le gouvernement a compris que les marchés financiers attaqueraient tant que des mesures drastiques sur le budget de l’Etat ne seraient pas prises. Mais toutes ces mesures aussi nécessaires soient elles, ne pourront être indolores sur l’emploi.
LA SUITE http://www.easybourse.com/bourse/france/article/18332/201...
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05.12.2008
On peut redouter une baisse des prix de 30 à 40% en cinq ans
Capital.fr : Vous avez été un des premiers, dès 2005, à parler de « bulle immobilière ». Cette même bulle qui se dégonfle aujourd’hui. Quelle va être selon vous l’ampleur de la crise ?
Jean-Pierre Petit : De 1997 à 2007, les prix de l’immobilier ont augmenté quatre fois plus vite que le pouvoir d’achat du revenu des ménages. En cause, une financiarisation du logement poussée à l’extrême. Les banques ont artificiellement encouragé la demande et l’emprunt alors que l’emploi et les revenus n’ont pas suivi. Une situation encore aggravée par la multiplication des politiques incitatives de l’Etat. Nous entrons désormais dans un cycle baissier qui va certainement s’étendre sur plusieurs années. On peut clairement redouter une baisse des prix de l’ordre de 30 à 40% sur les cinq années à venir. Ceci vaut pour la France, mais ce retournement va également toucher l’ensemble des pays développés qui connaissent tous aujourd’hui les mêmes problèmes. Seuls l’Allemagne et le Japon n’ont pas produit de bulle immobilière durant les années 2000. L’Allemagne ne s’est jamais véritablement remise du boom de la construction observé suite à la réunification. Le Japon connaît quant à lui un marché tendanciellement baissier depuis près de 20 ans…
Le Président de la République annoncera demain un plan de relance. Les mesures politiques évoquées vous paraissent-elles être à la hauteur du problème ?
Jean-Pierre Petit : Le rachat organisé de 30 000 logements par les bailleurs sociaux est une mesure d’urgence salutaire. En revanche, je ne pense pas que doubler le prêt à taux 0 % ou favoriser l’investissement locatif soit judicieux. Avec de telles mesures nous reproduisons les erreurs des années 2000.
Capital.fr : Faut-il vraiment soutenir la demande ?
Jean-Pierre Petit : Il faut arrêter de penser que l’accès à la propriété est un objectif fondamental. Au contraire, il serait à mon sens, beaucoup plus urgent de mettre en place des politiques d’amélioration des conditions de logement : outre le logement social, repenser l’aménagement urbain, développer des politiques de transport plus efficaces…
La volonté de prohiber les bulles immobilières devrait par ailleurs constituer un objectif public prioritaire. Il serait ainsi bon de penser à des dispositifs prudentiels permettant de réguler les pratiques bancaires excessives, mais aussi de limiter les politiques fiscales incitatives... Les banques centrales devraient par ailleurs à l’avenir intégrer les prix du logement dans leurs objectifs. Il est totalement absurde de les voir passives, comme ce fut le cas ces dernières années, lorsque la hausse des prix s’approche de 10 ou 15%.
Propos recueillis par Guillaume Chazouillères - Capital.fr
06:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise, sarkosy, crise immobilière, logement social |
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13.11.2008
Strasbourg : Conférence de Frédéric Lordon "Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières"
Le mardi 18 novembre 2008 à 19h30, les Amis du Monde Diplomatique en partenariat avec Justice et Libertés et Attac Strasbourg vous invitent à une conférence sur les crises financières, intitulée : « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières ».
Frédéric Lordon, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris - Chercheur au CNRS et au CEPREMAP - Économiste - Écrivain, animera cette conférence.
Rendez-vous dans le Patio de l’Université Marc Bloch, amphithéâtre 2 (22 rue René Descartes, Strasbourg).
05:38 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06.11.2008
C'est quoi ce blog ?
Objectif : mettre les compétences des membres d’Attac au service d’une contre-information face au déferlement médiatique quotidien sur la crise.
Contenus : des textes courts et signés qui collent à l’actualité, des images et vidéos avec possibilité de réaction des internautes.
06:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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19.06.2008
Spéculation et crises... Premier séminaire européen à Paris
Premier séminaire européen à Paris
La pétition européenne "Spéculation et crises : ça suffit !" a atteint 39 000 signatures.
Pour poursuivre sur cette lancée, le collectif initiateur vous invite à un premier séminaire européen qui se tiendra :
Samedi 21 juin, de 9h à 17h
à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Amphithéâtre Richelieu - 17, Rue de la Sorbonne - 75005
PROGRAMME
"SPÉCULATION ET CRISES : ÇA SUFFIT ! : ANALYSES ET PROPOSITIONS"
9h : Introduction :
Jean-Marie Harribey (Université Bordeaux IV), Frédéric Lordon (CNRS)
9h15-11h. Session 1 : Genèses de la crise.
Présidente de séance : Stéphanie Treillet (IUFM Créteil)
Interventions : Isaac Johsua (Université Paris XI), Gérard Duménil (CNRS)
11h15-12h30. Session 2 : L'onde de choc : du risque systémique au ralentissement économique.
Présidente de séance : Hélène Tordjmann (Université Paris XIII)
Interventions : Esther Jeffers (Université Paris VIII), Jacques Sapir (EHESS)
12h30-14h : Pause déjeuner
14h-17h. Session 3 : De l'extension de la crise... au coup d'arrêt à la finance !
Présidents de séance : Jacques Cossart
Interventions : Peter Wahl (WEED, World Economy, Ecology and Development, Bonn) Frédéric Lordon (CNRS), Dominique Plihon (Université Paris XIII)
Conclusions : Jean-Marie Harribey (Université Bordeaux IV)
Information/inscription : 01 41 58 17 40 ou caroline.robert@attac.org
07:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : spéculation, crise, spéculation et crise ça suffit, pétition, déréglementation financière |
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23.04.2008
spéculation et crises, ça suffit : Déjà plus de 30 000 signatures
Et peut-être bientôt votre signature...
http://www.stop-finance.org/Speculation-et-crises-ca-suff...
La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.
05:24 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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