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01.11.2009

CE N'EST PAS LA TRÊVE HIVERNALE POUR TOUT LE MONDE

PAS DE TRÊVE POUR LA MORT DANS VOS RUES !
280 MORTS DE LA RUE RECENSÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE : morts de froid, morts de faim, morts de maladie, ...

Combien doivent mourir pour qu'enfin les personnes privées d'un hébergement ou d'un logement soient prises en compte ?

PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI S'INSTALLENT DANS DES MAISONS, DES BÂTIMENTS POURTANT ABANDONNÉS ;

PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI VIVENT EN CARAVANE ;

ET POUR CEUX QUI RENCONTRENT UNE DIFFICULTÉ (perte d'emploi, maladie, décès, divorce...) LA TRÊVE EST DE COURTE DURÉE.

Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés.

La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.

Qui somme nous ?
* 22 % des personnes privées de logement, sont des femmes ;
* 1 femme sans-abri sur 3 est accompagnée d'enfants ;
* 25 % des personnes sans-abri travaillent, en CDD, en intérim ou autre petit boulot, les emplois précaires dominent, et font augmenter le nombre de personnes jeunes sans-abri ;

Ce sont le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux à prix très modérés qui les maintiennent à la rue, et l'absence totale de solutions alternatives.

Pourtant, en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique. Un chiffre en augmentation de plus de 150% en dix ans.

En 2009 en France : 3,5 millions de mal logés, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s'acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont aujourd'hui en situation d'impayés.

Le pire est à venir : la crise financière mondiale et ses conséquences sur tous les secteurs, notamment l’immobilier, aggravent encore la situation.

La loi DALO : En juin, plus de 7.000 ménages pourtant désignés comme prioritaires pour un logement n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal.

Que font nos municipalités, nos départements, nos régions pour pallier au désengagement réel de l'État ?
Des solutions existent ...

"notre seul tort, est d'être pauvre"

07.03.2009

“La crise va s’accroître en termes de logements sociaux”

Le 19 février dernier, le Sénat adoptait le projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion (Loi BOUTIN) après un débat animé, marqué par de vrais débats de fonds puisqu’un recours à une commission mixte paritaire a été nécessaire, mais un débat constructif avec la volonté d’aller de l’avant, dont la bonne ambiance fut d’ailleurs soulignée. Marie-Noëlle Lienemann, ancienne Ministre du logement, revient avec nous sur les problématiques autour de ce sujet

Délits d’Opinion : En 2005, soit avant le début de la crise du logement, 83% des Français estimaient que le problème principal lié au logement était le coût trop élevé du loyer : est-ce que vous pensez que cette réforme peut permettre de remédier, ne serait-ce qu’en partie, à ce problème ?

Marie-Noëlle Lienemann : Absolument pas, je pense même qu’existe le risque d’effet inverse. La part du coût du logement a littéralement explosé depuis dix ans, notamment auprès des ménages les plus défavorisés : celle-ci est passée de 20% en 2000 à 27% aujourd’hui.

Cela notamment en raison de la loi de Robien qui a entretenu la spéculation déjà engagée dans l’immobilier grâce aux avantages fiscaux qu’elle permet. Aujourd’hui la loi Scellier va engendrer le même phénomène. Elle va même contrecarrer la tendance à la baisse des prix. En ce sens, elle va amortir les avantages engendrés par la baisse des prix pour l’accession aux loyers des foyers les plus modestes. Vous avez aujourd’hui une situation extrêmement difficile pour les locataires où l’indice ne baisse pas, en partie pour ceux qui sont en sur-loyers en raison de l’abaissement du seuil au-delà duquel ils ne peuvent plus résider dans des logements sociaux. Or sur toutes ces questions, la loi Boutin ne règle rien, elle aggrave leur difficultés.

Cette loi prétend favoriser l’accès aux logements sociaux en faisant sortir une partie des gens, ceux dont les revenus sont trop importants pour pouvoir désormais prétendre à ce type de logements : c’est une vaste fumisterie, le nombre de personnes vraiment au-dessus de ce seuil est très limité. On ne répondra pas ainsi aux immenses besoins en termes de logements locatifs sociaux. On pense et on fait croire qu’avec la rotation du parc social on va améliorer le droit au logement, ce qui n’est évidemment pas le cas. Cette loi ne sera pas suffisante, d’autant que la part affectée aux logements sociaux dans le plan de relance est faible, et rétablit à peine les budgets de l’année précédente. La crise va s’accroître en termes de logements sociaux

Délits d’Opinion : Le texte abaisse de 10% les plafonds de ressources pour accéder au logement social pour ramener la proportion des ménages y ayant droit de 70% à 60% : cela devrait permettre de réserver les logements sociaux aux personnes qui en ont le plus besoin ? De même, le « pass foncier » (baptisé « maison à 15€ ») va dans le sens d’une accession à la propriété par les foyers populaires ?

Marie-Noëlle Lienemann : Cela va surtout permettre d’augmenter les loyers des gens qui sont au-dessus du nouveau seuil. La seule vraie façon de libérer des logements sociaux reste tout d’abord d’en construire de nouveaux et ensuite de permettre aux classes populaires d’accéder à la propriété. Or en 2000, 240 000 foyers qui touchaient moins de deux smic et demi accédaient à la propriété : en 2006, c’est 170 000. Il y a donc un décalage de 70 000 foyers : ces personnes-là ne peuvent plus accéder à un logement à cause de la flambée des prix, en partie par la faute de la loi Robien.

Le pass-foncier n’est pas une mauvaise idée en soi mais il ne résout pas le problème du niveau global de l’endettement, qu’il prolonge. Son seul avantage réel repose dans le taux de TVA à 5,5% qui peut permettre pour ces foyers de baisser le coût réel de l’habitation. En outre, le pass-foncier concernait avant le logement individuel, désormais il concernera également le logement collectif : c’est un progrès indéniable.

Il reste cependant un souci : le pass-foncier est financé par le 1% logement, or le prélèvement important, voté dans la loi Boutin, va assécher les fonds disponibles et nécessaires à cette mesure. Le 1% logement va s’amenuiser, au nom de la transparence, c’est un réel problème qu’il faudra, hélas, aborder dans l’avenir

Délits d’Opinion : Vous vous êtes déclarée favorable à la réquisition de logements vacants. Pensez-vous que la crise du logement va imposer ce thème dans le débat public et que la pression de l’opinion peut obliger les pouvoirs publics à légiférer dans ce sens, comme ce fut le cas avec le droit opposable au logement ?

Marie-Noëlle Lienemann : Concernant la réquisition, les sondages sont souvent bons mais cela ne fait pas réagir les pouvoirs publics car ils estiment que cette mesure ferait peur aux propriétaires et que ceux-ci n’oseraient plus investir dans la pierre. Il y a cette idée en France que si les petits propriétaires n’investissent pas, le logement se stoppera net. Or si on n’a pas assez d’investissement locatif privé, ce n’est pas à cause des petits investisseurs mais du fait que les grandes banques, les assurances, les institutionnels se sont éloignés de ce genre de projet. Le général De Gaulle avait imposé que ce type d’établissements ait un patrimoine important dans la pierre. Dans les années 80, cette obligation a sauté : les banques et assurances ont fui ce type d’investissements pour préférer des placements plus financiers. Nous avons ici une des nombreuses conséquences de la dérégulation financière. Il faut revenir à de telles obligations.

Je pense qu’à chaque crise il y a un grand mouvement, alors j’espère que la réquisition va être mise en place concrètement. Mais la réquisition n’est pas une solution miracle. Cela ne marchera que si cette pratique se fait à rythme continu. Elle nécessite un travail rigoureux et progressif de repérage du parc immobilier. Il y a en outre une surestimation du nombre de logements vides annoncés. Dans les faits, ces locaux ne sont pas forcément adaptés ou adaptables à ce type de mesure

Propos recueillis par Olivier.

03.02.2009

La crise immobilière va aggraver la crise du logement (Fondation Abbé Pierre)

La Fondation Abbé Pierre exprime la crainte, dans son rapport 2009 qui sera présenté aujourd'hui, que la crise immobilière, qui s’accompagne d’un ralentissement de la construction, n’aggrave la crise du logement déjà conséquente.

La crise immobilière va avoir de lourdes conséquences sur la résorption du déficit de logements, avertit la Fondation pour qui ce déficit risque de passer de 800.000 à 900.000 logements à la fin de 2009.

Elle critique vigoureusement les mesures prises en décembre par le président Sarkozy dans le cadre du plan de relance : un programme de construction de 70.000 logements supplémentaires sur 2009-2010 qui s’ajoute aux 30.000 logements que les organismes HLM doivent racheter à des promoteurs privés. Faisant valoir que ces 100.000 logements supplémentaires comporteront moins de 50% de véritables logements sociaux, la Fondation dénonce "le développement d’une offre totalement décalée par rapport à une demande sociale qui elle-même continue à se fragiliser". La part des dépenses engagées par la collectivité publique en faveur du logement (1,79 % du PIB en 2008) est en recul, connaissant son niveau le plus bas depuis 30 ans, un recul essentiellement imputable à la diminution de la contribution de l’Etat, passée de 1,36% du PIB en 2000 à 1,1% en 2008, souligne par ailleurs la Fondation dans son "tableau de bord" du suivi des politiques du logement. Dans son rapport, la Fondation s’attaque par ailleurs à plusieurs thématiques comme les "territoires d’exclusion", le droit au logement opposable (Dalo) et le logement des personnes âgées. De ce point de vue, l’étude souligne qu’aujourd’hui 600.000 personnes âgées vivent avec une allocation de solidarité de 628 euros qui les situent sous le seuil de pauvreté. Après une "parenthèse heureuse", le recul de la pauvreté des plus de 65 ans, enregistré sur la période récente, est aujourd’hui terminé, indique le rapport. La Fondation dénonce également la relégation des 4,6 millions de personnes vivant dans les 750 quartiers définis comme ZUS (zone urbaine sensible). Elle pointe ainsi le "blocage de la mobilité résidentielle" et la "spécialisation" des 750 ZUS dans l’accueil des immigrés (18% contre 7,5% pour l’ensemble de la population) et des ménages pauvres (27% soit 3 fois plus que dans le reste de l’espace urbain)

Rapport 2009 sur l’état du mal-logement en France

Prochaine présentation du Rapport de la Fondation le mardi 3 février 2009 à la Maison de la Mutualité (Paris V)

Dans un contexte social particulièrement préoccupant qui accentue la dégradation de la situation des mal-logés en France, le prochain rapport de la Fondation Abbé Pierre s’arrêtera notamment sur les thématiques suivantes : la situation des personnes âgées, la dérive des territoires d’exclusion et l’analyse des politiques publiques avec un regard particulier sur le Droit au logement opposable.

L’augmentation de la population âgée suscite de multiples interrogations chez les acteurs du logement. Le minimum vieillesse actuel se situant au dessous du seuil de pauvreté (normes européennes), les personnes âgées sont appelées à se retrouver en grand nombre parmi les exclus. Leur situation conduisant inéluctablement à une réorganisation de la vie et à un nouveau rapport à l’habitat. Comment et où se loger quand les ressources diminuent ou lorsque survient la perte d’autonomie ? Des questions que la Fondation Abbé Pierre a voulu poser et développer.

D’autre part, les travaux effectués dans le cadre des précédents rapports avaient permis de constater que les populations et leur habitat se répartissent sur des territoires donnés selon différents paramètres : leur accessibilité vis-à-vis des pôles d’emplois, leur niveau d’équipements, la forme urbaine, les services scolaires, etc... Il en résulte que les territoires concernés par le mal-logement sont souvent les secteurs les plus stigmatisés des agglomérations, où se concentrent les ménages pauvres ou modestes. La banlieue révèle aujourd’hui des trajectoires résidentielles contraintes par la crise du logement et qui renforcent les ségrégations socio-spatiales.

Autant de territoires qui fonctionnent comme des « nasses », des lieux spécialisés dans l’accueil des plus démunis d’où il est très difficile de sortir…

Enfin, deux ans après l’annonce de son instauration, on dispose enfin des premiers éléments permettant de s’interroger sur les espoirs suscités par le du Droit au logement opposable et sur la portée des politiques publiques qui peuvent en accompagner sa mise en œuvre.

Forte de ces analyses, la Fondation Abbé Pierre formulera également de nouvelles propositions pour contribuer à résoudre une situation sociale extrêmement préoccupante au regard de l’accès et du maintien dans le logement et les risques d’aggravation...

11.11.2008

La crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue

La crise devient sociale

La crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue, alerte le Bureau international du travail (BIT).
Le BIT considère que le nombre de chômeurs dans le monde où l'on peut le mesurer ..  risque d'augmenter de 20 millions, passant  à 210 millions fin 2009.
Ce record du nombre de chômeurs, calculé à partir de données de l'ONU et du Fonds monétaire international , pourrait ensuite s'aggraver en fonction de l'impact de la crise sur l'économie réelle.
Le directeur général du BIT prédit une crise sociale sévère, longue et globale et réclame un plan de sauvetage concentré sur l' économie réelle et les questions sociales.
Les plus vulnérables seront les plus affectés par la crise. Le nombre de «travailleurs pauvres» qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.
Redonner sa place à l'économie réelle
Il estime que «l'impact» de la crise financière sera de toute façon «mondial». Parmi les secteurs les plus touchés : le bâtiment, la finance, les services, la construction et le tourisme. Seuls «les pays qui exportent peu» devraient moins souffrir.
Le directeur du BIT, Juan Somavia, souhaite que la question du travail décent, promue par son organisation, soit au coeur des discussions sur la refonte du système financier international. 
La crise doit être saisie comme une «opportunité» de rééquilibrer la mondialisation demande Juan Somavia. Selon lui, le «niveau des profits notamment du secteur financier était devenu si élevé que les banques préféraient la finance au soutien des entreprises créatrices d'emploi et il faut que le système financier revienne à sa vocation initiale ..
Encore des voeux pieux ....

source le blog : modèle antisocial français

22.10.2008

"Quelques réflexions sur la crise financière et celle du logement" par Vincent Belly, architecte

La crise financière de ces dernières semaines a mobilisé beaucoup d’énergie et des milliards d’euros pour préserver le système bancaire. Faut-il rappeler que cette crise née aux Etats-Unis a laissé de nombreux sans-abri devant abandonner leurs logements faute de pouvoir les payer.

En France, alors que le congrès des HLM s’est achevé dernièrement dans un contexte difficile, il semble que la politique financière mobilise tous les esprits au détriment d’autres politiques, à commencer par celle du Logement.
Et pourtant, jamais notre pays n’a connu tant de difficultés pour loger correctement ses habitants et nous connaissons désormais ce paradoxe d’avoir construit des logements inaccessibles au plus grand nombre car trop chers, ou réalisés en surnombre dans des villes où la demande s’essouffle.
Et pourtant, nous disposons d’un acquis culturel, technique et social incontestable pour imaginer, produire et gérer un habitat social de qualité.
Mais, on ne saurait produire ce type d’habitat, sans moyens financiers publics dignes de ce nom et sans la forte volonté de l’Etat, seul garant de l’aménagement du territoire et de la juste répartition des aides pour compenser les déséquilibres entre les régions. Dans ce domaine comme dans d’autres, le désengagement de la nation accentue les inégalités d’accès au logement notamment dans les territoires en difficulté économique où les collectivités locales ne peuvent abonder au financement de l’habitat, faute de ressources suffisantes.

Il est regrettable que l’Etat, qui a su sauver grâce à des fonds publics certaines banques privées d’un désastre annoncé, ne puisse se saisir de cette grande question du Logement en apportant les solutions techniques et financières réellement adaptées pour répondre aux enjeux démographiques, sociaux, environnementaux et économiques actuels . La fièvre immobilière de ces dernières années, portée par les investisseurs privés a montré ses limites et n’a pas répondu aux attentes de la population en terme d’habitat. Soutenir la filière de la construction a toujours été indirectement un des rôles du logement social.
Cette crise nous montre que tout est lié et rappelle qu’effectivement l’argent (public) reste le nerf de la guerre... notamment pour produire ou améliorer des logements accessibles à tous, plus que jamais «écrins de la vie».

Source LE MONITEUR

20.09.2008

Contre la crise du logement et la loi Boutin : Un logement pour tous !

La crise du logement bat son plein :

En hausse : Les expulsions et le désespoir qui les accompagnent, les sans logis, les mal-logés, les surendettés, les galériens du logement, les bidonvilles, le camping imposé ….

En hausse : le harcèlement et la répression des précaires du logement, des gens du voyage, des Roms, des migrants ou des occupants d’habitats alternatifs, les placements d’enfants faute de logement décent, les discriminations…

En hausse les difficultés pour se loger, les loyers et les charges, les profits immobiliers, fonciers et locatifs, les aides financières aux gros propriétaires, la spéculation immobilière, la destruction des quartiers populaires dans les centres ville et les quartiers HLM …

En baisse : les attributions HLM, les logements accessibles à tous, les conditions de logement des ménages modestes, les moyens d’hébergement, le budget logement de l’État pour 2009, les droits des locataires et des mal-logés..

Un projet de loi logement rétrograde :

Présenté par Mme Boutin en octobre, ce projet renforce la crise du logement, et soutient le monde de l’immobilier, de la spéculation et de la finance.

Après avoir baissé le budget logement de 2009 (-7%) et privatisé une grande partie du Livret A (qui finance la construction des HLM), elle présente cette loi pour accélérer les expulsions, imposer la dérégulation des loyer et la vente des HLM, détourner l’argent des bailleurs sociaux et du 1% logement, attaquer le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM, vider de son contenu la loi SRU qui impose des HLM (par exemple à Neuilly) …

Nous exigeons :

L’arrêt des expulsions • la mise en œuvre concrète du droit au logement et à un habitat choisi • les mesures pour rendre accessible à tous le logement l’énergie et le foncier, pour construire massivement et soutenir le logement social de qualité • l’application de la loi de réquisition des logements vacants • le retrait de la plus grande part du projet de loi Boutin…

Nous appelons à la mobilisation de tous, de ceux et celles qui veulent s’en sortir, et de ceux et celles qui les soutiennent :

- Manifestation samedi 11 octobre, 3 jours avant l’examen de la loi Boutin et date anniversaire de la loi de réquisition, …

- Caravane de la crise du logement (de Pau à Paris du 14 octobre au 2 novembre) (AppelCaravane.doc)

- Tous à Marseille les 23 et 24 novembre contre L’Europe des spéculateurs, de la crise du logement, du logement cher, de la marchandisation du logement …

Agissons tout au long de l’examen de la loi Boutin !

Premiers : signataires : AITEC, ATTAC, CDSL, DAL, Exception Culturelle, PCF, SDF ALSACE...

12.08.2008

Crise du logement, crise du foncier (les nouvelles formes de l'aménagement)

Crise du logement, crise du foncier (les nouvelles formes de l'aménagement)

• prochain colloque de l'Adef,  qui se tiendra à Paris le 29 septembre prochain.

On connaîtra alors les termes précis du projet de loi Boutin, le fameux PAL

Le programme et le bulletin d'inscription en téléchargement accessibles via ce lien.

28.07.2008

Le projet de loi sur le logement promet une rupture

Reuters - Christine Boutin a présenté en conseil des ministres son projet de loi sur le logement, qui vise à répondre à la crise actuelle avec notamment le dispositif de la maison à 15 euros par jour.

De nombreuses associations reprochent à la ministre du Logement de détricoter à cette occasion la loi SRU et lui demandent de revoir son texte. En outre, des interrogations demeurent sur le financement, patronat et gouvernement ayant révélé la semaine dernière leur désaccord sur l'utilisation du 1% Logement.

"C'est un projet de loi global, ça va bousculer certaines habitudes", a affirmé Christine Boutin à la sortie du conseil des ministres.

Sur Canal+ dans la matinée, la ministre n'avait pas exclu d'amender son texte tout en restant ferme sur les grandes lignes.

"Je n'ai pas prévu de revoir ma copie, il est possible que je vais l'amender (...) J'ai toujours pratiqué le dialogue, le texte n'est pas figé", a-t-elle déclaré.

Le texte s'articulera autour de quatre priorités : construire plus de logements, favoriser l'accession des plus modestes à la propriété, permettre l'accès du parc HLM à plus de personnes, et lutter contre l'habitat indigne.

La mesure emblématique est la maison à 15 euros par jour, un dispositif qui permet de payer d'abord la maison, sur 25 ans maximum, puis le terrain, grâce au 1% Logement.

La ministre espère vendre 10.000 maisons de ce type en 2009, après 5.000 en 2008. Ce montage rappelle la maison à 100.000 euros de son prédécesseur Jean-Louis Borloo, qui a été cependant un échec.
LEVÉE DE BOUCLIERS

Le but est de développer l'accession à la propriété, un engagement de campagne du président Nicolas Sarkozy.

Le texte prévoit l'intégration du dispositif à la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), qui impose aux communes un quota de 20% de logements sociaux.

Or, ce projet a déclenché une levée de boucliers lors de son annonce le 10 juillet.

Un collectif de 25 associations, dont la Fondation Abbé Pierre et les Enfants de Don Quichotte, a dénoncé une mesure affaiblissant "l'obligation faite aux communes (...) de construire des logements locatifs sociaux".

"Les ménages les plus modestes ne sont pas en mesure d'accéder à la propriété", ont-elles souligné.

"Le gouvernement détricote la loi SRU comme il a détricoté les 35 heures. Cette disposition va permettre aux communes de se soustraire à leur obligation", s'est indigné Michel Fréchet, président de la Confédération nationale du logement.

Des critiques rejetées par Christine Boutin.
"Comment peut-on imaginer que Christine Boutin qui toute sa vie politique a tourné son action vers les plus fragiles pourrait avoir des attitudes qui ne soient pas sociales ?", a-t-elle demandé.

Afin de favoriser la rotation au sein du parc HLM, le texte de Christine Boutin donne trois ans pour quitter leur appartement aux ménages dont les revenus atteignent au moins le double des plafonds de ressources d'accès aux HLM, lesquels seraient diminués de 10%.

En outre, le délai d'expulsion sera ramené de trois ans à un an.
"Faire partir du logement social les locataires les plus solvables, ceux qui assurent une mixité économique et sociale ne résoudra certainement pas la crise du logement", déplorent des associations nationales de locataires dans un communiqué commun publié lundi.

Gérard Bon, édité par Véronique Tison - l'express.fr

27.07.2008

''Sœur Boutin, priez pour nous'': La ministre présente lundi son projet 'de démobilisation pour le logement et d'aggravation de l'exclusion'

Le Secours catholique, Emmaüs, ATD Quart-Monde, la Croix-Rouge française, les Enfants de Don Quichotte, la Fédération de l’entraide protestante, la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), la Fondation Abbé Pierre, France Terre d’Asile, les Restos du Cœur ou encore la Ligue des droits de l’Homme (LDH) : ce sont en tout 25 associations qui se sont regroupées au sein du collectif baptisé "Pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans-abri et mal-logés". Toutes, elles partent en guerre contre la future loi Boutin dite, avec l’hypocrisie habituelle du législateur UMPiste, "de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion". En réalité, l’avant-projet que présentera la ministre du Logement et de la Ville représente une "régression" par rapport aux droits acquis par les précédentes lois, notamment la "loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions" de 1998, dénonce le front associatif uni. Si bien qu’il conviendrait plutôt de nommer la future loi "de démobilisation pour le logement et d’aggravation de l’exclusion" ! Les dispositions concentrant le feu des critiques sont les suivantes :

Obligation de la construction de logements sociaux allégée.
La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) "oblige" à construire 20% de logement social mais quelque 330 villes (sur 730 concernées) ne la respectent pas, préférant payer des amendes. Le 13 février dernier, Christine Boutin avertissait, dans un communiqué : "la volonté de l’État d’appliquer avec la plus grande détermination la loi SRU ne peut être mise en cause". Aujourd’hui, elle veut inclure dans les 20% de logements sociaux l’accession sociale à la propriété. "Les ménages les plus modestes ne sont pas en mesure d’accéder à la propriété", tempêtent les associations. Alors que ces derniers ont désespérément besoin que l’on construise de nouveaux logements pour eux, les communes récalcitrantes pourront légalement diminuer leur nombre. Selon Boutin, l’accès à la propriété ne doit pas être "réservé aux plus riches d’entre nous mais (...) ouvert aux plus modestes". Balivernes ! Prenons son programme de maisons à 15 euros par jour : les "plus modestes" peuvent-ils dépenser 450 euros par mois ? L’accession populaire à la propriété, pourquoi pas, mais pas au détriment des ménages les plus modestes ! "Parfaitement scandaleux", tranche la Confédération nationale du logement.

Facilitation des expulsions.
Jusqu’alors, le juge pouvait suspendre une expulsion durant trois ans. Le projet prévoit de raccourcir ce délai à un an. En outre, il ajoute à la notion de "relogement" en cas d’expulsion celle de simple "hébergement". Verdict des associations : la loi va "accroître le nombre des expulsions effectives".

Un sous-droit au logement.
Seront créés dans le parc social des "logements de transition", et les bailleurs sociaux seront autorisés à sous-louer des logements dans le privé : les associations protestent que la loi va développer "une forme de sous-droit au logement".

Le collectif de 25 associations d’aide aux démunis, sur le terrain toute l’année, connaît parfaitement la situation réelle et les besoins. Comment dès lors ne pas s’alarmer lorsqu’il dénonce unanimement : "Non seulement ce projet ne marque pas une avancée dans les droits conférés aux personnes en matière de logement, mais il apparaît comme un recul par rapport aux droits acquis par les lois de 1990, 1998, 2000 et la loi DALO de 2007 qui, pourtant, désignait l’État comme ’garant du droit au logement’. Ces régressions sont visibles notamment dans les mesures qui concourent à l’accélération de l’expulsion, au développement d’un sous-logement pour les plus pauvres ainsi qu’à l’affaiblissement de l’obligation de construction de logements locatifs sociaux par les communes".
Le rapport 2007 de la Fondation abbé Pierre dénombre en France 3,2 millions de mal-logés : 100 000 SDF, autant d’habitants à l’année en camping ou mobile home, 1,15 millions dans des logements sans WC, salle d’eau ou chauffage et 1 million en situation de "surpeuplement accentué". Ce qui n’a pas empêché le Premier ministre, François Fillon, de déclarer dans une scandaleuse interview au Financial Times en janvier dernier : "il n’y a pas de crise du logement aujourd’hui dans notre pays". Parce qu’en réalité, la droite s’en moque. Et les 3,2 millions de mal-logés n’ont plus qu’à implorer : "Sœur Boutin, priez pour nous !"

Olivier Bonnet - alterinfo.net

15.05.2008

Logement: Christine Boutin veut donner plus de pouvoirs aux préfets

LA TRIBUNE - La ministre du Logement a plaidé mardi en faveur d'un renforcement de leurs outils d'intervention afin d'atteindre l'objectif gouvernemental de 500.000 logements par an, dont 120.000 sociaux.

Christine Boutin a trouvé un truc pour tenter de résorber la crise du logement en France: renforcer les pouvoirs des préfets, ces représentants de l'Etat dans les départements et les régions. La loi sur le droit au logement opposable (Dalo) entrée partiellement en vigueur le 1er janvier - seules certaines catégories de personnes pas ou mal logées peuvent s'en prévaloir, et les recours devant les tribunaux ne seront possibles qu'à la fin de l'année - ne portera ses fruits que si l'offre de logements est capable de répondre aux besoins.

Selon la Fondation Abbé Pierre, il y a en France plus de 3,3 millions de personnes qui sont dans une situation d'absence de logement ou de mal-logement criant: meublés, hôtel, foyer, hébergement chez des tiers, etc. Or, il ne suffit pas de construire des logements pour répondre aux besoins, encore faut-il que ceux-ci soient financièrement accessibles aux personnes qui en recherchent un. Le gouvernement s'est fixé pour objectif de construire 500.000 logements par an, dont 120.000 sociaux, et de faire accéder 70% de la population à la propriété.

"Le préfet pourra se substituer au maire pour imposer la construction de logements qui n'ont pas été réalisés", a déclaré Christine Boutin lors d'un point presse. Il pourrait s'agir d'un droit de préemption urbaine sur les communes "en carence" ou de la fixation d'objectifs en matière de construction de logements. La ministre du logement estime également qu'il est nécessaire de "développer le partenariat privé-public".

Christine Boutin a insisté sur une politique du logement "territorialisée, dans la mesure où les effets de la crise observée touchent essentiellement les grandes agglomérations, avec une nette prédominance de la région Ile-de-France". Pour répondre à la crise du logement dans cette région, son président Jean-Paul Huchon (PS) propose l'instauration d'un plan d'urgence pour le logement social, avec le triplement des sanctions pour non-respect de la loi SRU, qui prévoit 20% de logements sociaux dans chaque commune.

latribune.fr

30.03.2008

Chiffres de la construction : maintenir l’effort en 2008

«Après les records de mises en chantier depuis 25 ans de 2007, les efforts doivent être poursuivis en 2008 sur l’ensemble du territoire national et en particulier sur les zones où le marché du logement est le plus tendu, grâce à la mobilisation et à l’engagement de tous les acteurs, en premier lieu les élus », déclare Mme Christine BOUTIN, Ministre du Logement et de la Ville, à propos des chiffres de la construction du mois de février 2008.

Avec un nombre de logements commencés de 433 000 sur un an, de février 2007 à février 2008, le rythme de construction demeure à un niveau élevé. Dans les zones tendues que sont l’Ile-de-France et Rhône-Alpes, la hausse de la production se poursuit avec une augmentation des mises en chantier d’environ 17 % par rapport à l’année précédente. Par contre, on observe un ralentissement dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, avec une baisse de près de 4 % sur un an.

La dynamique de construction est soutenue par celle des logements collectifs qui progresse sur un an de près de 6 % avec 184 000 mises en chantier. Cette tendance est encore plus marquée dans la période récente : au cours des trois derniers mois, le nombre de logements collectifs commencés par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente est en hausse de 15 %, alors que la dynamique de construction globale connaît un léger recul de 0,6%, au cours des trois derniers mois.

La forte progression des logements collectifs est le fruit de la politique mise en oeuvre par le Gouvernement pour soutenir la production d’une offre nouvelle de logements locatifs privés et sociaux. « Elle répond aux ambitions de la mise en œuvre du Droit Au Logement Opposable (DALO) », se félicite le Ministre.

• Mais alors d'où vient la crise du logement ? Ce gouvernement nous prend pour des cons ! RÉSISTANCE

06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CRISE DU LOGEMENT, LOGEMENT SOCIAL, BOUTIN, HLM, MAL LOGÉS | | |  Facebook

20.03.2008

Saint-Brieuc : Enceinte de huit mois, Alex habite un squat

SDF, Alex vit avec l'angoisse de voir son futur bébé confié aux services sociaux. Entamées en décembre, ses recherches de logement restent vaines.

Rangers, pantalon treillis soutenu par des bretelles et longue veste kaki, Alex, 29 ans, écume les squats depuis mai 2007. « À l'époque, j'ai rencontré mon copain, un Polonais. Et je l'ai suivi dans la rue. » Son logement de fortune, « une maison pas loin de la Croix-Rouge, déjà squattée donc assez abîmée. On vit là à cinq. Sans eau, chauffage, ni électricité ». En décembre dernier, la Briochine réalise qu'elle est enceinte. De cinq mois. « Impossible de le détecter avant de sentir les mouvements. Le traitement médical que je subis perturbe mon cycle, même si l'ovulation est normale. Et puis, j'ai bientôt trente ans. Je rêve d'avoir un enfant. »

Du coup, l'annonce de la grossesse sonne aussi l'heure de dénicher un toit, un vrai. En vain. « Je devais emménager dans un appartement fin janvier. Le propriétaire avait donné son accord trois semaines avant. Entre temps, il m'a croisée dans la rue avec mon copain et mon croisé-boxer. Et il a changé d'avis, soi-disant parce que j'avais un chien. Je crois surtout qu'il craignait que sa propriété devienne un refuge de punks. Moi, je veux juste accueillir mon bébé. »

« Les moyens de payer »
Seconde tentative infructueuse, deux semaines plus tard. Alex lorgne sur un 30 m2, place de la Liberté, à 400 € mensuels. « J'ai les moyens de payer, mais l'agence du bailleur a posé ses conditions : il fallait que je gagne trois fois le loyer. Or, je vis des Assedic, soit 800 € par mois. S'il prend des cours, mon copain ne parle pas encore français. Il n'a donc pas de boulot pour compléter mes revenus. De plus, l'agence a exigé que j'aie deux cautionnaires, en plus de mes parents. Avec de telles garanties, tout le monde va se retrouver à la rue. »

Déterminée, la SDF aux cheveux courts pousse les portes de l'office HLM. « Je suis toujours sur liste d'attente. Pourtant, la plupart des gens qui attendent ont déjà un logement. À la rue, enceinte, j'estime être prioritaire. Par conséquent, aidée par des travailleurs sociaux, j'appelle souvent les HLM. Et on me répond qu'ils ne constituent pas des hébergements d'urgence. À chaque fois, on me redirige vers le foyer. »

Le foyer d'accueil en question ? L'Adalea, rue du Docteur-Rochard. Là où Alex se douche, dispose d'une boîte aux lettres et d'une consigne pour entreposer quelques affaires, dont les vêtements de son futur enfant. « Hélas, l'hébergement est destiné aux personnes en situation de réinsertion sociale et professionnelle. Je ne rentre pas dans ces critères. » Quant à la famille et les amis, « je ne me vois pas squatter chez quelqu'un avec mon copain, mon chien et un bébé qui passe ses nuits à pleurer ».

Toujours est-il que Maïwenn verra le jour mi-avril. « J'ai acheté le lit et la poussette. Mais si je n'ai pas d'adresse, la maternité confiera ma fille aux services sociaux », s'inquiète Alex, la voix tremblante. Avis aux loueurs...

Donatien HUET. - Ouest-France

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28.02.2008

Logements neufs : sombre perspective pour 2008 après des années d'euphorie

PARIS (AFP) — La vente de logements neufs s'apprête à connaître une année 2008 difficile, après des chiffres record de ventes en 2007 qui ne parviennent pas à masquer un ralentissement de la croissance des constructions depuis le début des années 2000.

Sur l'année 2007, les ventes de logements neufs ont atteint un niveau "jamais observé depuis 1985" à 127.400 unités, indique le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable qui a publié ces chiffres mardi.

Mais si le secteur a continué à croître, la progression des ventes s'est limitée à 0,9% l'an dernier, bien loin du bond de 20,8% de 2002-2003, ou de la hausse plus modeste de 4% de 2005-2006.

Par ailleurs, d'autres chiffres publiés mardi par le ministère ont montré une chute des permis de construire (-19,1% entre novembre et janvier) et des mises en chantier qui reculent (-7,1%).

Alors que la France est confrontée à une grave crise de logement - premier poste de dépense des Français et première de leur préoccupation devant l'emploi -, "la situation est préoccupante", admet Henry Buzy-Cazaux, vice-président du groupe immobilier Tagerim.

"Tous les indicateurs montrent un ralentissement très clair", indique-t-il à l'AFP, "pour la première fois, tous les maillons de la chaine sont grippés".

Le ministère relève un stock de logements disponibles à la vente qui continue à progresser, à 102.600 logements, "chiffre qui n'avait jamais été atteint" et des délais d'écoulement qui s'allongent.

"Ces évolutions confirment que le bâtiment, l'un des principaux moteurs de l'économie, va connaître ses premiers ratés cette année", s'alarme le cabinet d'études Xerfi pour qui "la mécanique s'est brisée en cours d'année" et "le millésime 2008 s'annonce amer".

D'autant que les chiffres de la fin de l'année 2007 sont particulièrement mauvais, avec des ventes de logement neufs en chute de 12,4% par rapport à 2006.

Pour 2008, la Fédération des promoteurs et constructeurs prévoit un recul des ventes dans une fourchette de 110.000 à 115.000 logements, avec pour "conséquence inéluctable" une baisse des mises en chantier.

"On savait que l'activité est en train de ralentir", relativise Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X-Nanterre, qui ne "veut pas parler de catastrophe annoncée". Selon lui, la baisse de la construction pour le logement locatif, la plus sensible, est due à la mauvaise lisibilité du dispositif Borloo, qui a remplacé le dispositif Robien fiscalement très attractif pour les investisseurs.

En outre, "l'accession à la propriété est dans une phase d'attentisme en raison du retard de la mise en place du dispositif de crédit d'impôt" sur les intérêts d'emprunts immobiliers. Reste également une inconnue: l'évolution des conditions pour les prêts immobiliers qui pourraient se durcir en raison de la crise financière.

A la Fédération française du bâtiment (FFB), on se dit "pas très inquiet" et on parle d'"atterrissage en douceur" après des années euphoriques. "Le locatif social marche bien, ainsi que l'accession dans le collectif", précise-t-on.

Pour autant, les promoteurs français ne vont pas échapper à une remise en cause profonde de leur stratégie. Face à un marché moins facile, ils vont voir "leurs marges s'éroder", admet Henry Buzy-Cazaux.

Dans tous les cas, on est encore loin de pouvoir offrir de devenir propriétaires à 70% des Français, comme le veut Nicolas Sarkozy. Et, avec 420.000 logements construits en 2007, on est encore très loin du chiffre de 500.000 logements par an - dont 120.000 sociaux - promis par la ministre du Logement Christine Boutin.

30.01.2008

Genève: 200 manifestants ont défilé dimanche pour défendre les squats.

Plus de 200 manifestants ont défilé dimanche après-midi à Genève pour soutenir les squats. Les sympathisants à vélo ou en rollers ont fait halte devant des anciens squats. La manif s'est terminée par un jeu du chat et de la souris avec la police. Ce rassemblement non-autorisé était fortement encadré par la police.La première partie de la manifestation s'est déroulée dans une ambiance bon enfant. Les manifestants ont ensuite voulu occuper une maison vide au 5 rue des Falaises, en vain. Ils ont dans la foulée bloqué la circulation sur plusieurs gros carrefours du centre ville. Aucun débordement n'a été signalé. (SWISS TXT)

06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squat, squatteurs, crise du logement | | |  Facebook

19.01.2008

Un logement pour tous, une urgence nationale

La Fédération des Elu-es Ecologistes demande que l’Etat engage des moyens conséquents pour répondre à l’urgence sociale.

Elle soutient l’action de ses élu-es à Paris et dans diverses grandes villes de France qui, en situation de gestion, apporte les réponses qui s’imposent en termes de réhabilitation et de relogement des familles les plus en difficulté et ceci malgré les désengagements successifs des gouvernements en matière de logement social.

Les évènements dramatiques de ses derniers jours ne font que mettre en lumière une situation inadmissible concernant le logement et le logement social en particulier.

Elle demande que la loi de réquisition soit mise en œuvre pour les logements vacants issus de la spéculation foncière et immobilière.

La Fédération demande que soit appliquée strictement la règle des 20% de logements sociaux dans chaque commune et que l’on revienne sur les amendements des députés de l’UMP qui ont vidé la loi SRU en permettant aux communes « riches » de droite de s’exonérer de construire des logements sociaux en payant.

La Fédération propose que dans chaque programme de plus de 10 logements, le promoteur privé soit dans l’obligation de respecter une règle des 3 tiers

* 1/3 de promotion privée stricte
* 1/3 de PLI (Prêt Locatif Intermédiaire)
* 1/3 de PLA (Prêt Locatif Aidé) et ceci avant toute autorisation des permis de construire. Une telle mesure irait dans le sens d’établir une vraie mixité sociale et équitable.

http://www.elus-ecologistes.org/spip.php?article189

Publié dans le blog de Jean-Christophe POULET

Bruxelles: Soirée sur les squats et la gestion publique des logements

Rencontre "DROIT DE GESTION ET SQUAT"
Mardi 22 Janvier 2008 - 19h
Droit de gestion publique et squat - Alternative à la crise du logement?

Bruxelles compte 15000 logements vides. Le squat semble apporter un réponse temporaire, là ou le droit de gestion publique ne s'applique toujours pas.

Conférence-débat avec José Garcia (Syndicat des locataires) et Thomas Dawance (Chercheur à l'ULB) et projection du documentaire "Heron City" de Fréderic Guillaume.

"Heron City" - un film documentaire de Fréderic Guillaume (Production: AJC! - Querelle - CVB / Belgique / 2002 / 30 min)

Une multinationale achète un ensemble d'immeuble à XL dans le but d'y construire un méga-complexe de loisir et du logement de haute-gamme. Des squatters prennent possessions de quelques immeubles pour y revendiquer une autre manière de vivre ensemble et revendiquer le droit au logement.

Le film est dédié à Igor, peintre plasticien ukrainien, victime de l'incendie criminel qui mit fin à l'occupation d'une des maisons.

COLECTIVO GARCIA LORCA COLLECTIF
Société coopérative à finalité sociale
47/49, Rue des Foulons
1000 Bruxelles
ul_saintgilles at yahoo.fr

07:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squat, squatteurs, crise du logement | | |  Facebook

11.01.2008

EDQ PARIS «La loi est violée depuis 30 ans, il est temps que ça change»

Dix-neuf associations de défense des sans-abris et des mal-logés ont pressé ce jeudi matin le gouvernement de «s’engager sur 13 points» pour «sortir de la crise du logement». Elles espèrent obtenir satisfaction lors de leur prochain rendez-vous avec le Premier ministre François Fillon, prévu pour le 15 janvier. L’association des « Enfants de Don Quichotte» - qui avait contribué à la médiatisation des problèmes des sans domiciles fixes au mois de décembre 2006, en plantant des tentes sur le canal Saint-Martin – était présente. Son porte-parole Augustin Legrand a répondu à 20 minutes.fr.

Comment s’est mis en place ce collectif d’association ?
Tout s’est mis en place très naturellement après l'action de Notre-Dame. Il y avait un diagnostic commun à toutes les associations : le droit de vivre dans un logement décent fait partie de la constitution, la loi est violée depuis 30 ans, il est temps que ça change.
Depuis un an le dossier a beaucoup avancé. Le fait que les médias aient rendu compte des actions menées par les Don Quichotte a permis d’expliquer aux Français que les difficultés de logement concernent un grand nombre de personnes, de la classe moyenne aux sans abris. Mais les Don Quichotte n’ont été que la pièce manquante qui a contribué au déclenchement. Le problème des autres associations c’est qu’elles sont subventionnées par l’Etat. Les Don Quichotte ne sont liés à personne: c’est leur force.

Qu’attendez-vous du rendez-vous avec François Fillon le 15 janvier ?
Que l’Etat tienne ses promesses. Nicolas Sarkozy avait dit «zéro SDF fin 2008». Mais ils n’y arriveront pas en disant aux 600.000 ménages prioritaires de la loi «droit au logement opposable»: «voilà nous avons 60:000 logements à vous proposer».
Il faut que nos propositions soient chiffrées et évaluées. Ils ont tout à y gagner. Loger des gens dans des hôtels ça leur coûte 1 million d’euros par jour ! C’est pour cela que nous proposons par exemple de développer les logements sociaux dans le privé. L’Etat subventionne le propriétaire. Ce qui est casse-gueule pour le gouvernement, c’est que ça prend du temps et qu’un autre gouvernement pourrait en récolter les lauriers.

Ça vous semblerait paradoxal qu’un gouvernement de droite règle le problème du logement?
Oui, mais aujourd’hui le seuil de l’insupportable a été atteint. Si rien a été fait pendant aussi longtemps par les gouvernements successifs, c’est que ces gens qui vivent dehors, qui luttent pour acheter un sandwich à leurs enfants, ne sont pas fédérés et ne peuvent pas se faire entendre. Nous, en tant qu’associations, notre rôle est de parler en leur nom. Nous transmettons ce que nous savons de leurs conditions de vie. Aujourd’hui, les associations ont conscience leur force.

Que ferez-vous si vous n’obtenez pas satisfaction lors de votre rendez-vous avec François Fillon?
Planter des tentes pour protéger les gens qui dorment dehors, ce n’est pas de l’activisme, c’est un geste citoyen. S’ils restent des gens dehors, les tentes ne sont pas loin.

Propos recueillis par Anne-Louise Sautreuil - 20Minutes.fr, éditions du 10/01/2008

05:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : CRISE DU LOGEMENT | | |  Facebook

05.12.2007

Revalorisation aides au logement: 3% d'augmentation

A la mi-novembre, le Premier ministre François Fillon avait déclaré que l'aide personnalisée au logement "que touchent 8 millions de Français va augmenter au 1er janvier de près de 3%, ce qui sera l'augmentation la plus importante de ces dernières années".

On va pas dire merci ! Car depuis 10 ans les loyers augmentent et que dire des charges.  

06:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loyers modérés, APL, crise du logement | | |  Facebook

03.12.2007

Les loyers indexés sur les prix au 01/01

Le premier ministre François Fillon a annoncé qu'une concertation serait immédiatement ouverte pour que "dès le 1er janvier, les loyers soient indexés sur les prix et non plus sur l'indice de la construction".
Mais le Collectif va pas dire merci!
Depuis 10 ans la fameuse bulle immobilière a profité aux propriétaires au détriment des plus pauvres. C'est une première étape; nous souhaitons le gel des loyers. À chaque changement de locataire nous constatons que les loyers peuvent augmenter de façon phénoménale, il faut bloquer cela.

04:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loyers modérés, APL, crise du logement | | |  Facebook

22.11.2007

Logement des étudiants : Jeudi-Noir chez Mme Pécresse

Saint-Lazare Jeudi Noir chez Pécresse rdv jeudi 22 novembre 16h

On ne résoudra pas la crise du logement avec des bouts de ficelle + rdv jeudi 22 nov à 16h à St Lazare

mardi 20 novembre 2007

Après le ministère du logement le 8 novembre, le collectif Jeudi Noir a été reçu ce matin au ministère de l'enseignement supérieur. Nous sortons très inquiets de ces deux rendez-vous, car on ne résoudra pas la crise du logement avec des bouts de ficelle.

Jeudi Noir préfère penser que le gouvernement ne croit pas lui-même à ce qu'il propose pour résoudre la crise du logement des jeunes. Aujourd'hui, les membres du cabinet de Valérie Pécresse ont affirmé sans sourire pouvoir loger les jeunes grâce aux mesures suivantes :

une rallonge budgétaire de 16 millions d'euros, l'encouragement de la colocation, l'apologie de la cohabitation «intergénérationnelle».

Contrairement à Christine Boutin qui semble découvrir le problème, le cabinet de Valérie Pécresse n'a pas sous-estimé la gravité de la crise du logement. Mais découvre apparemment le problème des effets inflationnistes des APL (14 milliards d'euros par an !) récupérés par les propriétaires. Voici l'étude de l'Insee qui le prouve : http://www.jourdan.ens.fr/~fack/documents/fack%5B2005%5D.... et nous restons à disposition pour une table ronde entre les ministères et les associations concernés pour conditionner les APL à des loyers modérés et transférer une partie des aides à la personne vers les aides à la pierre.

Concernant le blocage des loyers que nous défendons, les différents représentants du gouvernement refusent tout geste en direction des locataires, dont le loyer augmente chaque année deux à trois fois plus vite que l'inflation et préfèrent des mesures «gagnant-gagnant». Dans le village idéal des schtroumpfs, cette approche serait pertinente, mais sur un marché dérégulé et en proie à la bulle immobilière, elle est un peu faible. Continuer à ne rien faire, c'est accepter le transfert de richesses massif qui s'accomplit tous les mois à chaque fois que les locataires paient leur loyer.

Constatant une fois de plus que les arguments rationnels ne suffisent pas à convaincre, Jeudi Noir appelle à un de ces happenings festifs et pédagogiques dont il a le secret :

Rdv Jeudi 22 novembre à 16h à la sortie de la gare St Lazare près de la bulle…

Contacts : infos@jeudi-noir.org - http://www.jeudi-noir.org

Contexte : Quelque chiffres pour cerner le malaise générationnel du logement

Merci à l'Observatoire des Inégalités ! http://www.inegalites.fr/

Synthèse en 3 points...

I - La dépense du logement selon l'âge...

Le taux deffort net (part du loyer sur le revenu), après allocations logement s'élève à 22 % du revenu des moins de 25 ans : il grève d'autant leur niveau de vie. Il n'est que de 4,5 % pour les 60 ans et plus. Quelques détails ici : http://www.inegalites.fr/spip.php?article559

II - Cout annuel brut du logement selon l'âge :

Le montant annuel moyen des frais de loyer hors charges s'élevait à 3.356 euros pour les ménages dont la personne de référence était âgée de moins de 25 ans, 3.059 euros pour les 25-34 ans, alors qu'il descendait à 1.957 euros pour les 35-44 ans et ne cessait ensuite de décliner pour les tranches d'âges supérieures, atteignant 838 euros pour les 65-74ans c'est ici : http://www.jeudi-noir.org/spip.php?article22

III - Des générations moins bien payées :

En 1975, les salariés de 50 ans gagnaient en moyenne 15 % de plus que les salariés de 30 ans, les classes d'âge adultes vivant alors sur un pied d'égalité. Aujourd'hui, l'écart est de 40 %. En 1977, les salariés de 30 à 34 ans gagnaient 1,5 % de moins que la moyenne des salariés... 10 % de moins en 2000. http://www.inegalites.fr/spip.php?article57

==> Conclusion en forme de provocation par Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique à Exane BNP Paribas

"Les baby-boomers n'hésitent pas à multiplier les engagements qui pèsent sur les autres classes d'âge. [Cela] illustre les choix d'une génération égocentrique et rentière qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être"

c'est ici : http://www.jeudi-noir.org/spip.php?article43

Voir l'article Jeudi Noir chez Pécresse + rdv jeudi 22 novembre 16h à St Lazare

07:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loyers modérés, APL, crise du logement, Jeudi-Noir | | |  Facebook

 
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