09.01.2008
Le CES fait 80 propositions pour réunifier et réconcilier la Ville
Le Conseil économique et social fait 80 propositions dans un avis qui a été présenté mardi à la presse par son rapporteur Gérard le Gall. Conscient que malgré les lois de rénovation urbaine (2003) et de programmation pour la cohésion sociale (2005) et malgré les mesures prises après les émeutes de novembre 2005 "la vie quotidienne reste difficile et s'est même aggravée à certains égards", le CES propose une série de mesures touchant justement à la vie quotidienne.
Pour l'école, il préconise notamment de lutter contre l'absence de mixité sociale dans les écoles, de réduire le nombre des élèves par classe, d'organiser un suivi scolaire personnalisé. Pour la famille, il propose de développer les services à la personne, les solidarités intergénérationnelles, de renforcer les services publics. Il estime aussi que "la politique culturelle doit considérer les quartiers déshérités comme une priorité au plan des moyens humains et financiers".
Concernant le logement et la rénovation urbaine, il insiste d'abord sur la nécessité d'investir "massivement" pour le logement, suggère de revoir "la pertinence des démolitions et de s'assurer des conditions de relogement des habitants des programmes voués à la démolition et surtout de faire appliquer par les maires l'obligation de construire du logement social.
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi qu'il présenterait "début février" le plan Banlieues déjà reporté à fin janvier. La secrétaire d'Etat à la politique de la ville Fadela Amara avait indiqué que la présentation aurait lieu à Vaux--en-Velin (Rhône) mais M. Sarkozy a indiqué qu'il ira en banlieue mais "pas forcément" dans cette ville symbole. (Source AFP)
Précisions sur la Dalo
Le Conseil s’inquiète de la mise en œuvre du droit au logement opposable et il souhaite que les bénéficiaires prioritaires du droit au logement opposable ne soient pas relogés dans les ZUS, où sont déjà concentrées les populations les plus en butte aux difficultés sociales. Il demande que l'attribution de l'ensemble du logement social soit organisée à l'échelle de l'agglomération et que soit facilitée la coordination en amont, à l'échelle intercommunale, de la gestion des ménages prioritaires.
Enfin, si la rénovation des logements est nécessaire, elle n'est pas suffisante pour assurer une amélioration durable. Il convient de renforcer la dimension d'aménagement présente dans les projets de l'ANRU, et de veiller à sa prise en compte jusqu'à l'échelle de l'agglomération. La satisfaction des besoins de mobilité des habitants est de ce point de vue essentielle.
Pour ce qui concerne l’emploi, l’avis souligne c'est un enjeu majeur, compte tenu des difficultés d'emploi des habitants des ZUS. «Pourtant, la politique conduite apparaît peu lisible», et «l’incertitude pèse sur le devenir de mesures comme les maisons de l'emploi», souligne le rapport. Six propositions sont formulées sur ce thème:
- Mettre en place un programme national d'action ciblé sur les quartiers;
- Relancer la mise en place des maisons de l'emploi;
- Encourager financièrement les initiatives associatives en faveur de la réinsertion professionnelle;
- Anticiper en matière de formation sur les évolutions du tissu économique du bassin d'emploi;
- Favoriser l'insertion/réinsertion des jeunes très éloignés de l'emploi;
- Agir contre les discriminations qui touchent les jeunes quel que soit le niveau de diplôme.
09:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : LOGEMENTS SOCIAUX, mal-logement, démolition de logement |
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