20.07.2008
Fichier "cristina", demi-soeur cachée d'Edvige
C'est en lisant la délibération de la Cnil consacrée au projet de décret créant le fichier Edvige [1] que l'on apprend la création d'un autre fichier. Mais aucune information n'est donnée sur Cristina (centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux), en dehors du fait que cet outil sera mis à la disposition du tout nouveau "FBI à la française"
La réforme des services de renseignement a conduit à la création, le 1er juillet 2008, d"un service de renseignement intérieur unique, la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), obtenu par "fusion" de la DST (direction de la surveillance du territoire) et des RG (Renseignements généraux). Mais alors que les effectifs de la DST tournaient autour de 2000 personnes, la DCRI disposera du double ! Le décret portant création de la DCRI [2] précise qu'elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l'Etat ; Cristina pourra garder traces des données provenant des écoutes (téléphoniques et internet) de ceux que les autorités voudront surveiller.
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2788
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26.06.2008
Naissance du "FBI à la française"
Par papier annoncé AP
PARIS - Le "FBI à la française" voulu par Nicolas Sarkozy est né. Le conseil des ministres a examiné mercredi le décret de création de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui regroupera les Renseignements généraux (RG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST).
La nouvelle entité, qui verra le jour le 1er juillet, doit doter la France d'un "renseignement fiable et efficace", selon l'expression employée par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, un temps réticente à cette évolution souhaitée par le président de la République.
Outre la "modernisation de l'Etat" dont témoigne la création de cette nouvelle direction, elle permettra "une meilleure efficacité du renseignement dans notre pays, qui est une exigence absolue dans le monde d'aujourd'hui, de plus en plus incertain", a avancé Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement lors de son compte-rendu du conseil des ministres. Le Livre blanc sur les grandes lignes de la réforme de la défense insistait lui aussi sur la nécessité de renforcer le renseignement.
Au terme du rapprochement engagé, la nouvelle direction devra assurer quatre missions principales: le contre-espionnage et la lutte contre les ingérences étrangères, le contre-terrorisme, la protection du patrimoine et la sécurité économique, ainsi que "la surveillance des mouvements subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces". "Ce projet est très cohérent", juge Bruno Beshizza, secrétaire général du syndicat Synergie-officiers.
Les attributions des services ont fait l'objet de longues discussions puisqu'il s'agissait de réunir deux maisons aux traditions différentes. D'un côté la DST, créée après la Seconde guerre mondiale, compte aujourd'hui 1.800 policiers chargés de la protection de la France contre le terrorisme et les menaces extérieures, et de l'autre, les 3.800 fonctionnaires de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG), dont les missions disparates s'étaient empilées au fil des décennies. Celle-ci devrait voir partir 20% de ses effectifs.
Le renseignement sur les questions institutionnelles, économique et social, ainsi que la surveillance des violences urbaines, qui incombaient jusque là aux RG, va en effet revenir à la Direction centrale de la sécurité publique. La surveillance des hippodromes et des casinos reviendra à la police judiciaire.
Forte de 5.000 personnes, la DCRI devrait être dirigée par Bernard Squarcini, un proche de Nicolas Sarkozy, ancien No2 des RG et directeur de la DST depuis un an. Les services seront centralisés dans les nouveaux locaux high tech qu'ils occupent déjà depuis plus d'un an à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et dont l'aménagement a coûté 200 millions d'euros. Elle pourra aussi compter sur la présence de policiers dans toute la France, grâce aux effectifs issus des RG. AP
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