29.08.2009
PARTOUT EN FRANCE, DIRE "LE 115 EST SATURÉ" EST UN PLÉONASME
Depuis des années, nous l'avons tous fait ce numéro 115. Et nous avons tous entendu, plus d'une fois, "pas de place" ... Rappellez demain.
Aujourd'hui la situation est pire ! Des petits projets voient le jour par ci par là, les villages de l'espoir, la maison ceci, le château là-bas. Ces projets concernent 10 à 30 places à chaque fois, alors que dans les villes, les personnes à la rue se comptent par centaines, par milliers en région parisienne.
L'afflut de demandeurs d'asile n'a, bien évidemment, rien arrangé. Des familles, avec des enfants, sont laissées à la rue. Parfois, l'une d'elle va se voir proposer l'hôtel pour 1 ou 3 jours, après quoi elle devra refaire le numéro : 115.
À partir de là il arrive que plus rien ne lui soit proposé, l'hôtel ça coûte cher vous comprennez.
Dans la plupart des villes, de tous bords politiques, confrontées à la venue de demandeurs d'asile, la solution trouvée est simple : on ne fait plus rien, pour personne, comme ça on évite "l'appel d'air".
Les jeunes en errance sont de plus en plus nombreux ? Tant pis. Il y à des travailleurs pauvres à la rue ? Ils doivent faire une demande de logement. Il y à de plus en plus de retraités dans la misère ? ... Bref, vous l'avez compris, chacun se renvoit la responsabilité, chacun accuse l'autre, et rien ne se fait ... En France, des gens ont faim, des gens meurent à la rue.
Le droit d'asile, le droit au logement sont chaque jour, un peu plus, bafoués. Et tous ceux qui sont aujourd'hui aux manettes du pouvoir, qui manifestaient, manifestent encore, contre la politique d'immigration du gouvernement, devraient se poser des questions sur leur politique d'hébergement et d'accueil.
L'hiver va être très difficile pour les sans-abri.
07:34 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : 115, hébergement d'urgence, sdf, sans-abri, strasbourg, droit d'asile |
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