17.04.2010
Crise mondiale de l'emploi : Le FMI nous propose de partager ... le chômage !
Doit-on partager le travail ou le chômage ?
La question, loin d'être anodine, pourrait être en ces temps de chômage de masse à la base d'un choix de société pour le futur !
Dans le cas du FMI, on a une solution : Mettre fin rapidement aux "privilèges scandaleux" des salariés en CDI !
Quelle est l'analyse du FMI sur la situation du chômage ?
Le FMI s'inquiète de la situation et écrit dans un chapitre des "Prévisions économiques mondiales" semestrielles :
" ... / ... Le FMI a basé ces prévisions sur un examen des tendances de l'emploi lors des phases qui ont suivi les précédentes récessions mondiales. Pour plusieurs économies développées, la possibilité d'une reprise lente de l'activité et la nature de la récession récente présage de taux de chômages élevés à court terme", a prévenu le Fonds ... / ... Comme un chômage élevé peut rapidement devenir un problème structurel, cela pourrait entraîner des difficultés politiques et sociales graves ... / ... La profondeur et la durée de la Grande récession dans plusieurs économies développées a créé la nécessité de certains ajustements structurelles pour leurs marchés du travail ... / ... La tâche des responsables politiques est de faire en sorte que cet ajustement se fasse le plus en douceur possible et de minimiser les conséquences économiques et sociales de long terme d'un taux de chômage obstinément élevé .. / ... "
Et quelle sont ses suggestions proposées dans son rapport ?
10:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chômage, emploi, cdd, cdi, fmi, dsk |
|
|
Facebook
13.06.2009
Formulaire RSA : Un flicage de plus en plus intolérable !
ACTUCHOMAGE - Mercredi, 10 Juin 2009
Choqués, plusieurs de nos lecteurs «ex-RMIstes» nous alertent sur la teneur douteuse du document de six pages à remplir afin de prétendre au Revenu de solidarité active qui, non seulement, fait montre d'un contrôle social hautement intensifié, mais scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale dont pourraient bénéficier les allocataires.
=> Voir le formulaire en PDF1521_formulaire_rsa.pdf

Plus que jamais, la situation familiale (célibat ou vie commune, divorce ou séparation, enfants…) et les ressources (tous types de revenus, allocations, indemnités y compris Sécu, pensions, rentes, biens immobiliers, épargne disponible, aides financières de la famille ou autres…) sont passés au crible à travers un questionnaire hyper poussé, limite indiscret qui, par sa précision et sa densité, surpasse de très loin la traditionnelle déclaration aux impôts.
On est en plein dans l'examen du «train de vie» des RMIstes… désormais élargi aux ex-allocataires de l'API et aux «travailleurs pauvres» ! Sans compter que ces informations financières et sociales — qui doivent être réitérées tous les 3 mois afin que la CAF puisse tenir compte au plus près des «variations de ressources» — feront l'objet d'un énorme fichier consultable par un grand nombre d'intervenants parmi les administrations sociales et fiscales. Administrations dont nous ne connaissons ni la qualité ni la diversité exactes, ni l'éventail des usages qu'elles pourraient en faire.
Le RMI était un revenu de droit mais pas le RSA. Au nom des «droits et devoirs» de tous ces «assistés», on monte d'un cran dans l'intrusion dans la vie privée et dans l'atteinte aux libertés individuelles.
Côté logement, la CAF semble plus évasive car elle connaît déjà la situation de ses allocataires, soit parce qu'elle ampute chaque mois leur RSA flambant neuf d'un «forfait logement» (53 € pour une personne seule, 106 € pour une personne seule avec enfant ou un couple sans enfant, etc) s'ils sont logés gratuitement ou bien propriétaires ne remboursant plus d'emprunt, soit parce qu'elle leur verse une APL. Mais avec toutes ces questions particulièrement inquisitoires autour des revenus, il est évident que, par exemple pour le chômeur dont le montant du loyer est supérieur ou égal à ses allocations — ce qui n'est pas rare, hélas —, la CAF n'aura aucune peine à deviner qu'il bénéficie soit de la solidarité familiale, soit qu'il pompe dans ses économies. En pages 4 et 5, il lui est donc demandé de déclarer ses sommes placées (comptes ou livrets d'épargne, etc). Par conséquent, on devine que ce formulaire vise à lever le voile sur le montant et/ou la provenance de ces petits «à-côtés» qui lui permettent de survivre et de ne pas finir à la rue... Subrepticement, par une pression larvée, on tente ainsi de violer le secret bancaire.
Le RSA rétablit… l'obligation alimentaire !
Un détail des plus étranges nous a aussi interpelés. Jusqu'à présent, on parlait de «pension alimentaire» au sujet de parents séparés dans le cadre de la charge des enfants mineurs, ou bien majeurs mais poursuivant leurs études. Or figurez-vous qu'avec le RSA, même les «enfants» de plus de 25 ans — puisqu'il est interdit aux jeunes — et non scolarisés sont concernés !
Voyez en bas de la page 2, dans la rubrique "Vos droits à pension alimentaire". Pour les célibataires vivant seul(e)s, on lit : «Percevez-vous une pension alimentaire ? OUI - NON
Si non, vous êtes susceptible d'engager une action envers vos parents pour obtenir une pension alimentaire. Si vous souhaitez être dispensé de cette démarche, précisez le motif (logé gratuitement par les parents, aide financière versée par eux…)»
Ce questionnaire informe clairement qu'un célibataire très majeur, vivant seul mais n'étant pas en mesure d'assurer sa subsistance, peut engager une action en justice envers ses ascendants (s'ils ne l'aident pas spontanément) afin d'obtenir une pension, comme prévu par la loi. Hormis une «dispense» qu'il doit motiver, le candidat au RSA est-il, effectivement, obligé d'entamer «cette démarche» ? Que signifie le terme «susceptible», ici employé ?
Mieux. Page 3, à "Pensions alimentaires reçues", on demande : «Précisez qui vous verse cette pension (parents, amis, ex-conjoint…)» ! Outre les parents, même les «amis» sont dans le collimateur, dites donc ! Faut-il, eux aussi, les assigner au tribunal ? (On plaisante...)
Toujours à la page 3, à "Aides et secours financiers réguliers", on demande : «Précisez qui vous verse cette aide (parents, amis, ex-conjoint, associations…)». Visiblement, un SDF abonné au Secours Populaire doit aussi le déclarer !
En clair : considérant que, si vous avez quelques sous de côté, si les proches peuvent — doivent ? — vous aider ou si vous êtes secouru régulièrement par les Restos du Cœur, ces compléments viendront en déduction du RSA versé, Martin Hirsch et le gouvernement montrent ainsi leur intention de substituer au maximum la solidarité nationale à toute autre forme de solidarité, privée ou associative.
Pire ! Lentement mais sûrement, on se rapproche du système Hartz IV instauré en Allemagne où tout chômeur recevant un cadeau ou une aide de sa famille, si cela est détecté sur son compte en banque, se voit suspendre son allocation à hauteur du montant perçu (on rappelle que là-bas, la surveillance bancaire des Hartzi est autorisée de longue date et que leur vie privée est totalement mise à nu).
Nous allons, par conséquent et dans un premier temps, saisir la CNIL sur le bien-fondé de ce questionnaire. Puis nous aviserons pour la suite et ne manquerons pas de vous tenir informés.
APNÉE/Actuchomage.org
18:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : rsa, rmi, actuchomage, caf, aide logement, emploi |
|
|
Facebook
09.06.2009
Smic. Pas de coup de pouce au 1er juillet
Au 1er juillet, la hausse du smic devrait être limitée au minimum légal. Pour la troisième année de suite, les 3,4 millions de smicards ne profiteront pas d'un coup de pouce.
C'est vendredi, après la publication du dernier indice de l'inflation, que sera connu le montant de la revalorisation du smic au 1erjuillet. Une nouvelle attendue par les 3,4millions de Français rémunérés au salaire minimum. Pas de cadeau à attendre: hier, le groupe d'experts chargé par le gouvernement de se prononcer sur l'évolution du Smic a préconisé une revalorisation limitée au minimum légal. Soit+1,25 à+1,4%. Dans leur rapport, les cinq experts choisis par le gouvernement estiment que «les hausses du smic ont été particulièrement soutenues depuis une quinzaine d'années». Ils jugent que les politiques comme la PPE (prime pour l'emploi) et le RSA (revenu de solidarité active) «apparaissent plus appropriées pour réduire les inégalités de revenus du travail.» Le Smic s'élève depuis juillet2008 à 8,71euros/heure, soit 1.321,02euros brut mensuels (environ 1.037euros net) pour 35heures hebdomadaires.
Toujours plus de smicards
3,4millions de personnes sont payées sur la base du smic horaire, dont 940.000 à temps partiel. Selon l'économiste Eric Heyer, la part croissante des salariés payés au salaire minimum (14,1 % contre seulement 8% environ il y a quinze ans) tient au développement des allégements de cotisations patronales visant les bas salaires, qui encouragent les employeurs à privilégier des embauches à ce niveau-là. Ce sera la troisième année sans coup de pouce, la dernière remontant à juillet2006, un an avant l'élection présidentielle. En 2008, les salariés au smic ont eu un simple rattrapage de l'inflation.
http://www.letelegramme.com/
06:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : smic, économie, bas-salaire, emploi, france |
|
|
Facebook
05.06.2009
À qui s’adresser pour bénéficier du RSA ?
Les allocataires du RMI ou de l’API n’ont aucune démarche à accomplir, le versement du RSA prenant automatiquement la suite des anciennes prestations. Les "travailleurs pauvres", eux, sont invités à se manifester auprès de leur CAF ou de leur caisse de MSA, du conseil général ou du CCAS.
Le site de la CAF (cliquer sur "Test RSA" sur la page d’accueil) met à leur disposition un simulateur pour estimer le montant de leur RSA (ne pas indiquer les aides au logement, le calculateur déduit directement le forfait).
Le calcul du RSA s’effectue à partir de la moyenne de vos ressources des trois mois précédant votre demande. Ensuite, chaque trimestre, vous recevez une déclaration de revenus à compléter pour réactualiser votre profil et redéfinir le montant de l’aide.
Il est conseillé aux bénéficiaires du RSA de signaler à la CAF tout changement de revenus ou de situation familiale. Ils éviteront ainsi de devoir ultérieurement rembourser un trop-perçu.
07:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : rsa, emploi, france |
|
|
Facebook
27.05.2009
CAFÉ CONTACT SOLIDAIRE
06:10 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : strasbourg, bas-rhin, emploi, cafÉ contact pour l'emploi |
|
|
Facebook
26.04.2009
"Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année"
Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année." C'est ce qu'a estimé le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, dans une interview paru le 26 avril dans le Journal du Dimanche. Le ministère de l'emploi publiera lundi le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en mars, dont l'augmentation devrait être du même ordre que les mois précédents (+80 000 environ).
"Nous sommes face à une crise très dure" mais "la France résiste mieux que ses voisins", note M. Wauquiez. En "un an, le chômage a augmenté de 16 % dans notre pays, contre 30 % au Royaume-Uni et 107 % en Espagne", a-t-il souligné. D'après le secrétaire d'Etat, cela montre que "si on se bat, on peut amortir le choc" et "c'est la seule vraie réponse au désespoir et à la violence sociale" qui "ne résout rien", juge-t-il.
"LE RÔLE DES POLITIQUES N'EST PAS DE SOUFFLER SUR LES BRAISES"
Il a ajouté ne pas avoir "beaucoup d'estime pour les politiques comme Ségolène Royal ou Olivier Besancenot qui instrumentalisent la situation pour faire peur aux Français" selon lui. "Le rôle des politiques n'est pas de souffler sur les braises mais d'éteindre les incendies", a-t-il affirmé. Par rapport aux mesures prises par le gouvernement face à la crise, M. Wauquiez a assuré que "s'il faut aller plus loin, on le fera".
Dans une autre interview parue samedi dans le même journal, qui concernait cette fois le chômage des jeunes, M. Wauquiez a souligné que le gouvernement voulait obtenir des entreprises et des branches professionnelles "des engagements chiffrés" sur l'emploi de jeunes en alternance, espérant "10 000 promesses d'embauche" dès cet été. "Nous souhaitons que les grands groupes et les branches professionnelles signent des engagements chiffrés. Nous savons que le BTP, l'hôtellerie-restauration, et des groupes comme Eiffage, Vinci, Total, EDF ou Air France sont prêts à jouer le jeu très vite", a-t-il déclaré. LEMONDE.FR avec AFP
13:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, chômage, france, travail le dimanche, hortefeux |
|
|
Facebook
Une nouvelle proposition de loi sur le travail dominical
SOCIETE - Le gouvernement ne baisse pas les bras sur la question...
La question du travail le dimanche revient sur la scène politique. Le ministre du Travail Brice Hortefeux vient d’annoncer, lors du «grand rendez vous» Europe 1/Le Parisien, qu'une nouvelle proposition de loi «sera déposée dans les toutes prochaines semaines». L'occasion de remettre sur la table cette question, qui avait l'objet d'une véritable guerilla parlementaire en décembre dernier, divisant jusqu'à la majorité.
Hortefeux a jugé nécessaire qu'il soit possible de faire ses courses «dans tous les commerces de détails» dans «les zones touristiques et thermales», ainsi que dans certaines «grandes agglomérations», comme Paris, Marseille et Lille. En revanche, dans les autres zones, a-t-il souligné, «je n'ai pas évoqué l'augmentation du nombre de dimanches» durant lesquels les commerces peuvent être ouverts.
Calendrier
«Nous allons débloquer le dossier. Une proposition de loi, donc d'initiative parlementaire, sera déposée dans les toutes les prochaines semaines», a repris le ministre. Un texte qui devrait être débattu en juillet au Parlement.
>> Voir ou revoir la vidéo de 20minutes.fr sur Nicolas Sarkozy et le travail du dimanche >>
13:43 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, travail le dimanche, hortefeux |
|
|
Facebook
19.11.2008
Emploi des handicapés: le «cadeau» aux entreprises d'un député UMP
Simple bourde ou acte délibéré ? En voulant «encourager» le travail à temps partiel des personnes handicapées, un député de la majorité a failli faire disparaître leur emploi à temps plein !
Employer 6% de handicapés, c’est la règle à laquelle toute entreprise de plus de 20 personnes doit se soumettre. Un élu UMP éclairé, Jean-François Chossy , a bien failli offrir une « formidable » opportunité à ceux qui auraient aimé la contourner… Le député de la Loire a profité du débat sur le revenu de solidarité active (RSA) pour faire voter de façon cavalière un amendement pour le moins ambigu : « Pour encourager l’embauche de travailleurs handicapés à temps partiel, le handicap nécessitant très souvent le recours à ce type de recrutement, le travail à temps partiel (article L. 3123-14 du code du travail) sera assimilé à un travail à temps plein » (le texte intégral est téléchargeable ci-dessous).
« Avec cet amendement, explique Jean-Claude Lebarbier, conseiller national « emploi » pour l’Association des paralysés de France (APF), tout temps partiel comptera comme un temps plein. C'est un cadeau fait aux entreprises qui seraient malveillantes ». Un « cadeau aux entreprises » ? Jean-François Chossy s'en défend : « S’il y a un cadeau, il n’est pas du côté des patrons mais de ceux qui n’ont pas la capacité de faire un travail à temps plein. Le temps partiel est une manière de s’exprimer dans le monde du travail. J’ai voulu défendre cet esprit-là. »
Des « ayatollahs associatifs » !
Au regard de son parcours, difficile de douter de l'honnêteté du député. Depuis fin 2002, l’homme préside à l’Assemblée nationale le groupe d’études sur les personnes fragilisées et handicapées. En 2003, Jean-Pierre Raffarin lui a confié une mission sur l’autisme. Enfin, comme l’indique son site internet , « en bon connaisseur du dossier du handicap, Jean-François Chossy a été nommé rapporteur de la loi (du 11 février 2005, ndlr) pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. » L’homme est même membre de l’Association des paralysés de France. C'est dire s'il maîtrise le sujet. Et pourtant, les faits sont là : son amendement aurait permis de « faire remonter mathématiquement mais artificiellement le taux d’emploi des personnes en situation de handicap » comme l’explique l’APF dans un communiqué de presse daté du 30 octobre.
Depuis, l’association a réussi à faire voter un nouvel amendement en commission mixte paritaire. Cet amendement dit l’exact contraire du premier et permet ainsi d’enrayer la machine législative. Mais le député refuse toujours de reconnaître son erreur. Au contraire, il persiste et signe même des deux mains : « La commission mixte paritaire s’est fait avoir par le lobbying d’une association. Pour moi, ce sont des ayatollahs associatifs. Je suis adhérent de l’APF mais je me demande ce que je fais là-dedans. Ce sont des mecs qui ne font qu’éplucher les textes. C’est une association de réflexion qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. » L’élu, lui, voit beaucoup plus loin. Tellement loin même qu'il se voit remporter la guerre : « Ils ont gagné la bataille : pour l’instant la situation est bloquée. On trouvera peut-être une autre niche parlementaire pour la débloquer… » Et les « ayatollahs » parlementaires, est-ce que ça existe ?
05:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : apf, association paralysés france, chossy, emploi, handicap, handicapés, lebarbier |
|
|
Facebook
17.11.2008
3000
C'EST LE NOMBRE DE LICENCIEMENTS PROGRAMMÉS POUR JANVIER
06:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : licenciements, emploi, france, sarkosy |
|
|
Facebook
07.11.2008
Chiffres pour l'Alsace - Conjoncture (Insee)
Ce point conjoncturel trimestriel met l'accent sur un ensemble d'indicateurs commentés (évolution de l'emploi salarié et du chômage, situation dans l'industrie et dans le bâtiment en Alsace...), complété par une synthèse qui situe l'Alsace dans le contexte économique national.
Activité encore bien orientée, mais des signes de ralentissement
Dans un environnement international sous l'effet d'une embellie passagère, la croissance de l'économie française continue de progresser au premier trimestre 2008. Le PIB augmente de 0,5 % après 0,4 % au dernier trimestre 2007.
Les exportations se redressent et le solde extérieur contribue pour 0,2 point à l'évolution du PIB. La contribution de la demande intérieure remonte à 0,3 point, encore soutenue par les investissements des entreprises en hausse de 1,3 %. Par contre, les dépenses de consommation des ménages stagnent, après plusieurs trimestres de progression.
Les enquêtes de conjoncture d'avril signalent un retournement des anticipations des chefs d'entreprises qui touche tous les secteurs.
En Alsace, cette évolution est également perceptible. En début d'année, l'activité industrielle est encore restée ferme, mais les carnets sont moins étoffés. Au cours des mois à venir, la demande pourrait fléchir et l'activité perdre de sa vigueur.
Dans le bâtiment, la construction de locaux non résidentiels s'est maintenue à un bon niveau. Mais l'environnement est moins favorable à la construction de logements, secteur où l'activité est en repli au premier trimestre et les perspectives peu encourageantes.
Pour l'hôtellerie alsacienne, ce trimestre hivernal a été satisfaisant. Des clients français venus plus nombreux et le week-end pascal en mars ont contribué à améliorer la fréquentation par rapport à 2007.
Autre indicateur positif, signe de l'activité industrielle encore restée dynamique : les exportations au départ de l'Alsace ont augmenté et le solde commercial s'est redressé.
Sur le marché du travail, l'amélioration se poursuit. Le taux de chômage a de nouveau baissé et les demandes d'emplois sont restées stables.
06:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : alsace, emploi, chômage, croissance, économie française |
|
|
Facebook
04.11.2008
Au secours, le chômage revient !
Alternat
06:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chômage, précarité, flexibilité, emploi |
|
|
Facebook
05.10.2008
l'argent des chômeurs n'est pas perdu pour tout le monde
04:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chômage, précarité, flexibilité, emploi |
|
|
Facebook
22.09.2008
Chômage, précarité, flexibilité : une alternative, La garantie de revenu pour tous
Le chômage reste élevé et la précarité continue à se développer en France, alors que les gouvernements successifs appliquent les recettes néo-libérales de la « Stratégie de Lisbonne », adoptée en mars 2000, pour « fluidifier » le marché du travail et imposer aux travailleurs une flexibilité étroitement ajustée aux besoins du patronat. Face aux attaques récentes (lois du 12 juin de « modernisation du marché du travail » et du 23 juillet de sanctions contre les chômeurs), il est plus que jamais nécessaire de se battre pour arracher un statut de vie sociale et professionnelle pour tous, c’est-à-dire une garantie de revenu décent et la continuité des droits pour tous, avec ou sans emploi, comme le réclament 15 organisations.
Chômage et précarité restent la donne
Si le chiffre officiel du chômage semble baisser, le Collectif ACDC (Autres Chiffres du Chômage) évalue le nombre réel de chômeurs en France à plus de 4,5 millions, en intégrant les non inscrits, les chômeurs des DOM-TOM et ceux dispensés de recherche d’emploi. La principale cause d’entrée au chômage n’est plus les licenciements, mais les fins de CDD et de missions d’intérim. Si le pourcentage de contrats de travail atypiques (CDD, emplois aidés, intérim) reste à hauteur d’environ 13 % des emplois en France, les contrats précaires deviennent le lot des nouveaux entrants sur le marché du travail : plus de 70 % des embauches se faisaient en 2005, selon la DARES, en CDD d’une durée moyenne d’un mois et demi. Les jeunes sont particulièrement touchés par cette précarité, car ils mettent de plus en plus longtemps à obtenir des CDI. Les plus diplômés sont souvent exploités sans être payés sous forme de stages (800 000 par an). A cela s’ajoute une sévère discrimination sur le marché du travail à l’égard des populations descendantes d’immigrations post-coloniales. Quant aux femmes, elles cumulent salaires inférieurs, temps partiel imposé élevé.
Face à cette situation, l’indemnisation du chômage, créée en 1958 pour couvrir toutes les personnes perdant leur emploi, n’a cessé de se dégrader, avec des reculs successifs entérinés par les syndicats cogestionnaires de l’UNEDIC (à l’exception de la CGT). Aujourd’hui, plus de la moitié des chômeurs inscrits ne sont pas indemnisés par l’assurance-chômage ; ceux qui le sont encore par les ASSEDIC touchent en moyenne 57 % de leur ancien salaire, pour des durées de plus en plus courtes ; ainsi les chômeurs sont-ils de plus en plus nombreux, soit à ne rien toucher pour vivre, soit à basculer dans le régime de l’assistance payée par l’Etat, Allocation de solidarité spécifique pour les plus âgés, ou RMI pour les plus de 25 ans sans autre ressource familiale, dont les montants (autour de 400 euros) sont insuffisants pour vivre.
Il se développe ainsi une paupérisation accrue des personnes à la recherche d’un emploi, tandis que la qualité de l’emploi se détériore, que le sous-emploi s’étend – ACDC parle d’ « emploi inadéquat » - , et ceci au moment où les profits n’ont jamais été aussi élevés. Cette situation est de toutes pièces créée par les politiques néo-libérales qui démantèlent brutalement ce qui avait fait la force des Etats-Providence et créent la concurrence de tous contre tous (salariés entre pays, salariés contre chômeurs), à travers le « dumping social » érigé en dogme de l’Union Européenne (Cf. les 4 arrêts récents de la Cour de Justice Européenne).
Les attaques récentes contre salariés et chômeurs
En 2008, le gouvernement français vient de faire voter deux lois qui instaurent une flexibilité accrue et constituent des reculs gravissimes en matière de droit du travail et de droits des chômeurs. La première loi, dite de « modernisation du marché du travail », votée le 12 juin, a entériné un accord conclu au forceps, sous la pression du gouvernement, entre le patronat et les syndicats (la CGT ayant été la seule à refuser de le signer) le 11 janvier 2008. Cet accord et cette loi qui le reprend en partie créent la « séparabilité à l’amiable », sans recours possible pour le salarié au bout de…15 jours ( !), le CDD de mission dont la durée est, entre 18 et 36 mois, inconnue à l’avance, et doublent la durée des périodes d’essai, jusqu’à 8 mois pour les cadres ! (Il s’agit presque d’un retour du CPE, retiré sous la pression de la rue, et du CNE, abrogé suite à sa condamnation par la jurisprudence et par l’OIT). De plus, la saisie des prud’hommes est rendue plus difficile, et le patron peut modifier plus facilement les clauses essentielles du contrat de travail. En échange, les avancées en terme de sécurité sont aléatoires, car conditionnées à des négociations ultérieures, et symboliques.
Non content de ces reculs, et avant même que ne s’ouvre la renégociation de la convention d’assurance-chômage entre partenaires sociaux, le gouvernement impose dans la foulée une nouvelle loi, dite « Droits et devoirs des demandeurs d’emploi », votée le 23 juillet ; celle-ci instaure des sanctions sans précédent contre les chômeurs qui refuseraient une offre dite « raisonnable » d’emploi, celle-ci pouvant être au bout d’un an de chômage éloignée géographiquement et d’un salaire juste supérieur au montant de l’allocation de chômage ! En matière de droits nouveaux, par contre, rien.
Enfin, la fusion de l’UNEDIC et de l’ANPE, opératoire en 2009, entérine une mainmise de fait du patronat sur l’accompagnement et l’indemnisation des chômeurs, ces deux missions jusque là distinctes étant pour la première fois confiées au même organisme.
Face à ces attaques d’une extrême gravité, il faut bien reconnaître que les syndicats n’ont absolument pas mobilisé, ni fait appel à l’opinion des salariés et des chômeurs, tenus à l’écart des négociations ; et que la gauche parlementaire s’est très peu fait entendre contre ces deux lois, à l’exception du PC et des Verts. Seul un front d’organisations constitué des associations de chômeurs et de précaires et de Solidaires a essayé de faire passer l’information, par des appels que la presse n’a pas daigné relayer.
L’alternative : une garantie de revenu décent pour tous
Il importe de s’opposer à cette flexibilité accrue par la lutte pour une sécurité des salariés ou demandeurs d’emploi, ou une sécurité sociale professionnelle, conçue comme une 5e branche de la sécurité sociale. Depuis 2006, les associations de chômeurs (AC !, APEIS, MNCP) ont mis en place un front commun avec Solidaires, qui s’est élargi à 15 organisations : Collectif National Droits des Femmes, Stop Précarité et Génération Précaire, la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France, le DAL, No Vox, le réseau OUPS (Observatoire Unitaire des Politiques Sociales), la Fondation Copernic, la Confédération Paysanne, les Marches Européennes…. Ce réseau, après avoir pris connaissance des revendications de nouveau statut du travail salarié de la CGT, de nouveau statut du travailleur de la CFTC, de nouveau statut du salarié de Solidaires, et de nouveau modèle de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France, a élaboré une plate-forme commune pour un « statut de vie sociale et professionnelle". Pourquoi statut de vie sociale et professionnelle ? Parce qu’il importe de ne pas penser à la seule garantie de revenu des salarié(e)s suite à la perte de leur emploi, mais à celle de l’ensemble des personnes qui sont privées d’emploi et de revenu pour vivre (les revendications syndicales citées plus haut comportant à certains égards un certain flou à ce sujet).
Ce statut de vie sociale et professionnelle devrait assurer une garantie de revenu décent et la continuité des droits pour tous, avec ou sans emploi : chômeurs, primo-demandeurs d’emploi, temps partiels imposés, paysans, stagiaires, étudiants… Ce revenu devrait être de l’ordre de 80 à 100 % du SMIC – Ce montant est en débat entre les organisations signataires de la plate-forme - . Il devrait être versé par un fonds interprofessionnel mutualisé au niveau national, reposant essentiellement sur la cotisation sociale, avec des compléments de recettes fiscales pour assurer une autre répartition de la richesse ; ce fonds devrait être cogéré de façon quadripartite par les syndicats, les associations de chômeurs, le patronat et l’Etat.
Il faut bien voir qu’une telle revendication n’a rien d’utopique ni d’irréalisable. Elle doit être distinguée clairement de la revendication d’un revenu d’existence minimum payé par l’Etat, qui est portée par divers courants jusqu’à certaines fractions de la droite (dont Christine Boutin). Elle n’est en rien utopique, car elle est la déclinaison des axes revendicatifs de trois syndicats en France, dont la CGT, c’est-à-dire le plus important, et Solidaires, le plus radical. Elle opère seulement une projection de cette revendication sur les primo-demandeurs d’emploi et autres personnes sans revenu ou avec des revenus insuffisants pour vivre, ce qui paraît logique si l’on ne veut pas laisser subsister des poches de grave exclusion sociale. Elle n’est que l’application de la Constitution française qui prévoit que chacun a droit à un emploi, ou, à défaut, un revenu lui permettant de vivre.
Elle n’est nullement hors de portée économique. En effet, en vingt ans, le partage de la valeur ajoutée, ou de la richesse nationale, entre le capital et le salariat s’est déplacé de 20 points vers le premier, ce qui équivaut à 180 milliards d’euros. La taxation du capital permet amplement de financer ce statut de vie sociale et professionnelle.
Une discussion a cours entre partisans et opposants de ce revenu garanti : les premiers affirment le droit à un revenu garanti inconditionnel (ni workfare ni learnfare), individuel et correspondant à un revenu décent. Les opposants font valoir que s’il n’y a pas de contre-partie à ce revenu, des gens en profiteront pour rester à la charge de la société sans rien faire. Ce débat est important, car il soulève la question de la validation des activités économiques – marchandes, non marchandes – qui donneront lieu à versement du revenu (Cf. position de Jean-Marie Harribey à ce sujet). Mais comment juger du caractère utile pour la société d’activités ? Van Gogh aurait-il eu droit à ce revenu ?
Tout en reconnaissant que ce débat a lieu d’être, je citerai André Gorz [1] : « Le revenu garanti doit rendre possibles toutes ces activités hors marché, hors comptabilité et hors normes qui ne sont et ne produisent rien d’échangeable contre autre chose, rien de mesurable et de traduisible en son équivalent monétaire. L’importance du principe d’inconditionnalité est là : il doit soustraire la valeur intrinsèque des activités hors mesure à toute prédéfinition et à toute prescription sociales. Il doit empêcher que, institutionnellement prévues comme conditions du droit au revenu d’existence, ces activités se trouvent transformées en moyens de gagner sa vie. Il doit empêcher le bénévolat de devenir obligatoire pour les chômeurs. Il doit faire de l’ « épanouissement de toutes les dispositions créatrices » une « fin en lui-même, mesuré selon nul étalon préétabli », poursuivi parce qu’on le désire et non comme une production de soi sous contrainte, exigée par l’impératif d’employabilité. »
ATTAC France a été informé de cette plate-forme et même s’il ne l’a pas encore signée la considère comme intéressante, car elle est très proche de sa revendication de sécurité sociale professionnelle. Elle a été présentée à l’université d’été européenne d’ATTAC à Sarrebruck en août 2008 et y a reçu un accueil favorable de la part des autres ATTAC européens, ATTAC Belgique ayant une revendication à peu près similaire (Cf. interventions de Henri Houben et de Sophie Heine dans les ateliers consacrés à la flexisécurité). L’université européenne a retenu dans ses résolutions la revendication d’une sécurité sociale professionnelle et d’un revenu pour tous. Cela devra être mis à l’agenda des campagnes coordonnées des ATTAC d’Europe au cours des prochains mois, et devrait être proposé dans la campagne des élections européennes en faveur de l’Europe sociale que nous voulons.
Il ne s’agit pas de pousser au productivisme, et à la surconsommation. Il s’agit de développer une société solidaire. Le droit à un emploi de qualité, et à défaut à un revenu permettant de vivre, doit être revendiqué comme un droit fondamental, au même titre que les autres droits sociaux que reconnaît par ailleurs la Déclaration universelle des droits de l’homme. En ce qui concerne l’emploi, une politique de développement de l’emploi devra impérativement s’appuyer sur une réduction du temps de travail forte (32H), sans augmentation de la flexibilité et avec création d’emploi correspondante, et d’un développement des services publics. Bien évidemment, elle ne sera pas possible sans une taxation importante des flux de capitaux, des fortunes, de la spéculation financière et des profits, ce qui suppose une mise en œuvre au niveau européen.
Notes
[1] André GORZ, L’immatériel. Connaissance, valeur et capital, Paris, Galilée, 2003, pp. 102-104.
06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chômage, précarité, flexibilité, emploi |
|
|
Facebook
29.08.2008
Étude Insee : Aux frontières de l’emploi, du chômage et de l’inactivité
Aux frontières de l’emploi, du chômage et de l’inactivité
Par Hélène Thélot, département Emploi et revenus d’activité, Insee
Insee Emploi, chômage
10:27 Publié dans À télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, chômage, inactivité, emploi précaire |
|
|
Facebook
26.08.2008
Fusion ANPE/ASSEDIC: ça commence mal pour les salariés!
Lors de la troisième réunion le 22 Juillet 2008 organisée par le Délégué Général responsable de la fusion, avec les représentants nationaux des personnels de l’ANPE et de l’Assurance Chômage, la CFE-CGC, la CGT-FO, la FSU et la CGT ont quitté la réunion devant l’attitude intolérable du Délégué Général, Christian Charpy et le manque d’information.
Contrairement à ce que dit Mr Charpy partout dans la presse, à ce jour, aucune négociation n’a démarré.
Dans chacune des institutions, les représentants des personnels n’ont qu’une très vague présentation des dossiers et nos Organisations Syndicales, dénoncent le degré zéro d’information.
Nous dénonçons par ailleurs le comportement méprisant de Mr Charpy à l’égard des personnels et de leurs représentants. Mr Charpy met ainsi en péril le processus de négociation à venir.
07:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : anpe, assedic, fusion anpe/assedic, france, chômage, emploi |
|
|
Facebook
25.08.2008
Le Revenu de solidarité active généralisé à toute la France en 2009
PARIS (AFP) - Le Revenu de solidarité active (RSA) sera "généralisé sur l'ensemble du territoire en 2009", confirme le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant dans une interview dimanche au Parisien/Aujourd'hui en France.
Interrogé sur le risque d'un "RSA au rabais", il assure que "non, ce sera un vrai RSA".
Le RSA, qu'expérimentent déjà 34 départements, sera examiné "en urgence" par le Parlement lors de sa session extraordinaire du <strong>22 septembre</strong>, mais le Haut-Commissaire Martin Hirsch, principal concepteur de cette mesure, s'est inquiété publiquement du risque qu'il ne soit pas généralisé avant l'été 2009.
06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : revenu de solidarité active, rsa, emploi, minima sociaux, retour À l'emploi |
|
|
Facebook
24.08.2008
Emploi : l'erreur de Sarkozy et de ceux qui l'ont précédé
Malakine décortique pour Marianne2 un rapport sur l'évolution de l'emploi dans les régions : pour lui, les médias se sont cantonnés dans une lecture superficielle de cette étude, qui confirme la désertification industrielle et la gentrification des territoires français.
À LIRE ICI http://www.marianne2.fr/Emploi-l-erreur-de-Sarkozy-et-de-...
06:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarkosy, france, emploi, désertification industrielle |
|
|
Facebook
12.08.2008
Le Conseil constitutionnel valide l’essentiel de la loi sur le temps de travail
La contestation de quelques sénateurs et députés quant à la conformité à la Constitution de deux articles sur la loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail a amené le Conseil constitutionnel à reconsidérer leur contenu. Au 7 août, c'est chose faite, la loi ainsi entérinée.
Le Conseil constitutionnel a validé, le 7 août, l’essentiel de la loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail (v. Bref social n° 15167 du 28 et 29 juillet 2008) .
Salariés mis à disposition
Le Conseil constitutionnel déclare conforme à la Constitution l’article 3 de la loi, qui intègre dans les effectifs de l’entreprise les salariés mis à disposition par une entreprise extérieure lorsqu’ils y sont présents et y travaillent depuis au moins un an, et qui leur confère, sous conditions (dénoncées comme restrictives par le recours de l’opposition), la qualité d’électeurs et d’éligibles aux élections professionnelles. En précisant avec des « critères objectifs et rationnels » la « notion d’intégration à la communauté de travail », le législateur n’a commis « aucune erreur manifeste d’appréciation », estime le Conseil constitutionnel.
Compensation en repos
Concernant le recours aux heures supplémentaires, la loi modifie le régime du repos compensateur désormais appelé « contrepartie obligatoire en repos ». L’article 18, I de la loi renvoie à la négociation collective ou, à défaut, au décret le soin de fixer « la durée, les caractéristiques et les conditions de prise de la contrepartie obligatoire en repos due pour toute heure supplémentaire accomplie au-delà du contingent annuel » (un renvoi contesté par le recours de l’opposition, qui estimait que ces garanties relevaient de la loi). « S’il est loisible au législateur de confier à la convention collective le soin de préciser les modalités concrètes d’application des principes fondamentaux du droit du travail », il doit au préalable « définir de façon précise les conditions de mise en œuvre » de ces principes, en l’espèce du principe de la contrepartie obligatoire en repos, estime le Conseil. Or, tel n’était pas le cas en l’espèce, juge-t-il en censurant, faute de tout encadrement, le renvoi aux accords collectifs de la fixation de la « durée » du repos.
Par conséquence, le Conseil a également censuré les mots « à titre transitoire et pendant cette période », qui dans le IV de l’article 18, conféraient un caractère provisoire à la fixation dans la loi de la durée de cette contrepartie. La durée du repos compensateur reste donc fixée à 50 % pour toute heure supplémentaire au-delà du contingent dans les entreprises de 20 salariés au plus, et à 100 % dans les autres entreprises.
Accords et conventions antérieurs
Le Conseil constitutionnel juge enfin inconstitutionnelle, car non justifiée par un motif d’intérêt général suffisant, la disposition prévoyant la suppression, au 31 décembre 2009, de toutes les clauses relatives aux heures supplémentaires dans les conventions collectives existantes. Il estime en effet que « cette suppression touche plusieurs centaines de conventions et accords collectifs applicables à plusieurs millions de salariés » et qu’elle en « modifierait l’équilibre ». Le Conseil note en outre que cette suppression portait sur des clauses « dont la teneur ne méconnaît pas la nouvelle législation » et que les parties pouvaient renégocier leurs accords, dès la publication de la loi, après les avoir dénoncés.
Bref que l’atteinte ainsi portée aux accords existants n’était pas justifiée par un motif d’intérêt général suffisant. Dès lors, les entreprises pourront, dès publication de la loi, négocier sur les conditions de recours aux heures supplémentaires malgré l’existence éventuelle de clauses contraires dans les accords de branche.
Laisons Sociales Quotidien, 11/08/2008
Document(s) joint(s) :
Cons. const., déc. n° 2008-568 DS du 7 août 2008
07:27 Publié dans À télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, france, sarkosy, temps de travail, heures supplémentaires |
|
|
Facebook
04.08.2008
Un tiers des salariés se disent incapables d'exercer le même travail jusqu'à 60 ans
Les Echos - Parmi les salariés âgés de 35 à 55 ans, un sur trois estime ne pas être capable de faire le même métier qu'actuellement jusqu'à 60 ans, indique une étude publiée la semaine dernière par le ministère de l'Emploi. La proportion est encore plus forte parmi les femmes (36 %), les employés de commerce (40 %) et les ouvriers non qualifiés (40 %). Au-delà de la pénibilité physique, le fait de ne rien apprendre, d'avoir des horaires imprévisibles ou de connaître des tensions avec le public ou ses supérieurs semble déterminant.
Les cadres ne sont pas épargnés : 29 % partagent le sentiment de ne pas pouvoir poursuivre la même activité jusqu'à la fin de leur carrière. Pour eux, le fait de dépasser fréquemment les horaires prévus sans avoir de compensation (en repos ou en argent) semble particulièrement démotivant.
• ho la la c'est moche ! Et l'offre raisonnable dans tout ça ? Elle te motive pas ?
06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, conflit social, france, europe, sarkosy |
|
|
Facebook
27.07.2008
la bicoque à 15 euros c'est de la merde
La fameuse maison à 15 euros par jour dont on nous rabache les oreilles !
Les médias en grande majorité font, encore et encore, la propagande du gouvernement...
C'est la crise immobilière ! le pouvoir d'achat baisse ! il y à chaque jour un plan de licenciements
Qui va se lancer dans des crédits sur 25 à 30 ans ?
Qui peut-être certain de gagner au minimum 2000 euros par mois à vie, qui peut parier que l'inflation va disparaître, qui va miser sur un pouvoir d'achat qui va encore régresser, ... qui peut encore croire aux promesses du gouvernement ?
Ce gouvernement, est incapable d'assumer la situation, manquant de courage pour prendre les bonnes décisions...
Pour vous, c'est quoi l'innaceptable ?
Cette baraque est un piège, qui va fabriquer les retraités sur-endettés de demain !
09:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : france, sarkosy, régression, inflation, emploi, chômage, social |
|
|
Facebook
Chronique de la formation et de l’insertion.1.
Me voilà à regarder par la fenêtre, je suis au boulot.
La dernière personne au chômage que j’ai reçue dans le cadre d’entretiens d’entrée en formation est au RMI, on dit Rmiste d’ailleurs, comme quoi cette situation de vivre avec quelques miséreux euros s’est institutionnalisée. Rmiste, insertion, ces mots y en a plein les bouquins, les revues (voir Chemins d’Insertion par exemple, édité par le Conseil Général des Yvelines présidé par P Bédier), des revus pleine de compassion catho, de quoi sauver son âme sans se poser de questions sur les raisons sociales d’une situation de rmiste.
Et de la compassion catho, même les gens de gauche en redonne, écoutez les ses collègues : « Ah les pauvres pauvres », les gens qui souffrent, on va les aider, les « accompagner », les « réinsérer ». Réinsérer, à coup d’injonctions, de stages, de formations au rabais et avec peu de moyens, mais surtout ne rien réclamer de plus, se taire. Car dire que l’on travaille dans l’insertion, ça fait bien, ça permet de se regarder dans la glace. Mais surtout ne pas se poser de questions et puis si on s’en pose, se taire, ne pas dénoncer publiquement, accepter !!! Comme quoi on peut être de gauche et accepter le discours dominant : les plus forts gagnent, on n’y peut rien.
Et on « traite » comme cela des centaines de milliers de gens, ceux qui pour beaucoup vivent la peur au ventre et l’anti dépresseur dans les veines, certains d’entre nous aussi.
Et puis, nous, travailleurs sociaux, accompagnateurs, conseillers machin, formateur truc, on n’a pas peur, on n’a pas la rage ?? mais si, mais c’est tellement plus simple de se dire qu’il y a plus malheureux et que le plus malheureux, on va l’aider. L’aider, oui, d’accord, pas de problème mais pas en se taisant sur lui, sur nous, sur notre commun d’exploité, pas sans se révolter, se dire qu’on vaut tous plus, qu’on peut vivre autre chose sans se plier, se courber, dire oui merci monsieur le député à la con, monsieur le financeur, monsieur le je décide pour vous, monsieur le directeur d’association qui fait carrière...monsieur le petit chef qui vote à gauche et qui touche 2 fois votre salaire, monsieur le gestionnaire qui embauche en cdd... !
Je regarde par la fenêtre. Un 4X4 passe, un deuxième, noir, les vitres fumées, la richesse et la vanité en sont arrivées à se cacher derrière des vitres. Un car de Police passe, un homme noir menotté assis à l’arrière.
Souvent, les convois de prisonniers dévalent le boulevard toutes sirènes hurlantes pour rejoindre le tribunal.
Il va falloir commencer à gueuler ensemble.
Un formateur.
« Nous aurons la mer A deux pas de l’étoile. Les jours de grand vent, »
Léo Ferré. Extrait de L’age d’Or.
http://www.yvelines-en-luttes.info/spip.php?article202
06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : insertion, emploi, chercheur d'emploi, formation, chômage |
|
|
Facebook
16.07.2008
Les dossiers noirs du gouvernement : Dix angles d’attaque
Par Martine Bulard
Pouvoir d’achat en berne
Les supermarchés à la rescousse
Chômeurs sous pression
Droits sociaux contre salaire
Les riches empochent
Les pauvres paient
Code du travail « dépoussiéré »
Immigrés, tests ADN, quotas
Une justice plus loin du peuple
Toujours moins d’Etat
Et ce n’est pas fini...
À LIRE http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/BULARD/15964 - juin 2008
07:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : pouvoir d'achat, smic, travail, emploi, logement, inflation, code du travail |
|
|
Facebook
01.07.2008
Emploi Inquiétude et stress des salariés battent des records
Le niveau d’inquiétude et de sentiments négatifs parmi les salariés français a atteint un record en juin, selon un sondage Ipsos/Institut Manpower pour l’Emploi pour Les Échos et la chaîne LCI.
Invités à choisir le mot résumant le mieux leur état d’esprit lorsqu’ils pensent à leur travail, près de la moitié des salariés (48 %) ont cité l’inquiétude (+ 9 points par rapport à février) ou le stress (40 %, + 1 point), tandis que gagnent la colère (21 %, + 4 points) et la résignation (18 %, + 1 point).
Le pourcentage de salariés s’identifiant à des sentiments négatifs en pensant à leur travail, après une amélioration fin 2006-début 2007, avant l’élection présidentielle, est en constante hausse depuis pour atteindre 72 %. Les 35 ans et plus ainsi que les salariés du secteur privé sont ceux dont le moral chute le plus, note l’enquête.
Interrogés sur leur principale préoccupation, 32 % répondent le maintien de leur emploi, 49 % le niveau de leur salaire et 15 % le temps consacré au travail. L’inquiétude pour le maintien de son emploi remonte ainsi au niveau atteint fin 2006, quand la courbe du chômage s’inscrivait en baisse.
Une majorité de salariés (52 %) anticipent désormais une baisse légère ou nette de leur niveau de revenus et du pouvoir d’achat de leur foyer, contre 34 % qui parient sur une stabilité et 13 % sur une augmentation. 1 % ne se prononce pas.
« Pour autant, le pronostic de conflit social reste extrêmement stable », selon l’enquête, avec 39 % des salariés jugeant probable un conflit social, 39 % improbable et 21 % impossible.
Source info : journal L'ALSACE
11:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, conflit social, france, europe, sarkosy |
|
|
Facebook
29.06.2008
Secteur sanitaire et social: 14% des salariés en retraite dans les dix ans
PARIS (AFP) - Près de 14% des salariés du secteur sanitaire et social privé non lucratif ont plus de 55 ans, contre 10,7% en moyenne nationale, selon une enquête de la branche professionnelle rendue publique vendredi.
C'est un bon point pour l'activité des seniors. Mais ce taux élevé risque de poser des problèmes à l'avenir car les besoins en emplois nouveaux seront importants en raison du vieillissement de la population et ces métiers n'attirent pas assez les jeunes.
Réunis à Paris, les représentants de la branche regroupant éducateurs spécialisés, aides-soignants, infirmiers, agents de services logistiques, se sont inquiétés des difficultés de recrutement, mais aussi de l'adaptation nécessaire à de nouveaux métiers, comme l'accueil des handicapés âgés ou l'insertion professionnelle des exclus ou handicapés.
"Le gouvernement annonce 50.000 places supplémentaires pour l'accueil des personnes handicapées, mais ce n'est pas le secteur marchand qui va se précipiter", a déclaré Henri Grechez (Fegapei/handicap), qui a souligné la nécessité de rendre les métiers plus attractifs et de développer la formation.
L'enquête, réalisée pour la première fois pour 2007 par l'Observatoire de la branche, montre que le taux des seniors est particulièrement élevé dans le secteur avec près de 14% des salariés âgés de 55 ans et plus, qui partiront à la retraite dans les dix ans à venir.
Les seniors sont nombreux surtout dans les établissements pour personnes handicapées (15%), dans les établissements sanitaires et de la protection de l'enfance (14%).
La situation varie selon les régions, le taux de seniors étant plus élevé dans le Sud (jusqu'à 16%).
Selon l'enquête, deux établissements sur cinq estiment avoir de "sérieuses difficultés de recrutement", les plus touchés étant les établissements de grande taille. Les difficultés sont plus fortes en Ile-de-France et en région PACA notamment.
Les 700.000 salariés de la branche sont très majoritairement féminins (74%) et en CDI (contrat à durée indéterminé), selon l'enquête. Le temps partiel concerne un peu plus d'un CDI sur quatre (contre un sur trois en 2000) et les contrats aidés sont en recul.
LIBERATION
07:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : secteur sanitaire et social, travailleurs sociaux, social, emploi, cdi |
|
|
Facebook
24.06.2008
8 centimes
Les smicards auront 8 centimes d'augmentation au 1er Juillet !
06:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : smic, emploi, emploi précaire |
|
|
Facebook
21.06.2008
LA CFDT ATTAQUE DES PRÉCAIRES
Pendant l’hiver 2005-2006, le Medef et les confédérations représentatives dont la CFDT, négocient la convention Unedic.
Ce syndicat accepte des coupes dans les indémnisations des chômeurs et fiche en l'air le statut d'intermittents.
Une fois par semaine des parasites concernés manifestent devant les locaux de la CFDT. Ce qui ne change rien pour la CFDT qui continue de rencontrer le MEDEF à la table des compromitions. Et boum ! Coup de théâtre, deux ans plus tard, plusieurs plaintes émanant de ce syndicat aboutissent à la mise en examen de quatre précaires du réseau AC ...
Le 19 avril 2005, des chômeurs, des intermittents du spectacle, des retraités, bref des travailleurs se sont invités au siège de la CFDT pour demander pour quelles raisons et au nom de quoi "les accords" les concernant avaient été signés.
La réponse de la CFDT ? un procés !
Le Procès de Ludovic et Michel, poursuivis par la CFDT : Nouveau communiqué
Bonjour, Voici deux informations importantes en rapport avec cette affaire. Vous pouvez retrouver tout l’historique ici : http://www.cie-joliemome.org/spip.php ?rubrique33
13:23 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : précaires, emploi, chômage, intermittents, hns info, cie jolie môme, cfdt |
|
|
Facebook
17.06.2008
L'insertion telle qu'on la veut
Par la FNARS
Quand le président de la République a lancé l’idée d’un Grenelle de l’insertion, alors qu’il visitait l’une de nos associations à Dijon, nous avons été parmi les premiers à nous engager dans la démarche. Cela nous est apparu comme une chance. Nous avons accepté de présider le groupe sur les parcours d’insertion, et nombre d’entre nous ont travaillé pour faire remonter des expériences, des réussites, des échecs, des témoignages qui pourraient alimenter la réflexion commune et contribuer à améliorer le système actuel.
Voici une série de témoignages qui présentent ce qu'est l'insertion par l'activité économique, telle qu'on la vit aujourd'hui, et ce qu'on souhaite qu'elle devienne pour toutes les personnes qui en ont besoin.
Notre ambition pour l'insertion
En tant qu’acteurs de l’insertion, nous avons voulu participer à une réflexion globale et à la définition d’une politique qui réduirait de manière durable la pauvreté, notamment grâce à la généralisation du Revenu de Solidarité Active créé par la commission présidée par Martin Hirsch deux ans plus tôt, commission à laquelle nous avons participé. Nous pensions aussi que c’était l’occasion de revaloriser notre activité, à savoir l’insertion sociale et professionnelle, une activité qui se situe à la charnière entre l’assistance et l’emploi.
L’insertion, c’est ce que nous faisons dans les structures d’insertion par l’activité économique. Nous accueillons des personnes qui n’ont jamais travaillé ou n’ont plus, à un moment donné, les compétences pour le faire, des gens qui ne sont pas en forme et qu’il faut inciter à se soigner, des gens qui ont traversé une crise familiale et qui sont trop déboussolés pour s’engager dans une relation de travail. Nous les aidons à remettre le pied à l’étrier. Nous ne sommes pas seulement des passeurs vers l’emploi. Nous sommes des accompagnateurs qui essayons de prendre en compte toutes les facettes des difficultés rencontrées par ces personnes en souffrance sociale. Nous sommes des professionnels, des techniciens qui faisons découvrir les gestes d’un métier et les contraintes de l’entreprise. Nous sommes aussi des assistantes sociales et des conseillers d’insertion. Nous cherchons un logement si la personne est à la rue, nous l’orientons vers des soins si nécessaire, nous trouvons les financements du permis de conduire si c’est un blocage à la reprise d’emploi, nous l’accompagnons dans ses démarches auprès des services bancaires, nous cherchons des solutions pour la garde des enfants, nous l’aidons dans ses démarches administratives, etc. Nous continuons d’être là à ses côtes quand il est intégré dans une entreprise classique, pour être là au cas où il faut déminer un malentendu. Certains retrouveront très vite le chemin de l’entreprise, d’autres devront être soutenus longtemps avant d’intégrer les contraintes des horaires, le respect des consignes, le rapport à l’employeur et le plaisir du travail.
D’une manière générale, ces services d’accompagnement que proposent les structures d’insertion ne sont pas pris en compte à leur coût réel. Si aujourd’hui l’Etat est notre interlocuteur, il a vite fait de nous renvoyer vers les départements, les régions, l’Europe voire la charité publique pour boucler nos comptes d’exploitation.
Pourtant, par notre action, nous avons la conviction de contribuer à la cohésion sociale de notre pays et d’éviter la dérive des continents sociaux. Nous avons le sentiment que notre réflexion ne se limite pas à des mesures de défense du monde associatif mais qu’elle porte sur un véritable projet de société. Nous sommes certains qu’en demandant des conditions de fonctionnement « rassurantes » pour les équipes de professionnels de l’insertion socioprofessionnelle, nous offrons aussi des conditions d’insertion « rassurantes » pour les gens qui sont accueillis.
Or, notre secteur a toujours été précaire, comme le sont les gens qu’il accueille ! Les moyens financiers affectés aux associations d’insertion fluctuent au gré des chiffres du chômage, selon qu’on souhaite les corriger ou les afficher. D’une certaine manière, les personnes en emploi d’insertion sont une variable d’ajustement : lorsqu’il faut faire baisser les chiffres du chômage, les pouvoirs publics nous donnent les moyens de les accueillir et de travailler avec elles. Quand la conjoncture générale est bonne en termes d’emploi et qu’il n’est plus nécessaire de sortir quelques chômeurs des statistiques en les transformant en « salariés en insertion », les structures d’insertion sont asphyxiées et n’ont aucune visibilité au-delà de quelques mois. Voilà le cadre dans lequel nous travaillons aujourd’hui, bien loin d’un projet ambitieux d’insertion sociale qui aurait les moyens de ses ambitions, qui devrait atteindre des objectifs chiffrés, dont les résultats seraient évalués et les actions réorientées, pour être optimisées.
Pourtant, si notre travail a un coût pour la société, il produit aussi des richesses : les salariés en insertion produisent des biens et des services (aide à domicile, entretiens des espaces verts, etc.). Les structures d’insertion paient des charges sociales et font travailler fournisseurs et sous traitants. Surtout, 70% qui passent dans nos associations retrouvent une situation stable. C’est beaucoup mais trop peu. Aujourd’hui, nous sommes bien incapables d’accueillir tous ceux qui en ont besoin. Seuls 230 000 personnes passent chaque année dans les structures d’insertion, alors qu’on compte 1,1 million de personnes au RMI et plus de 1,1 million de jeunes de 16 à 25 ans sans emploi et sans formation. Cela veut dire que nous nous occupons de quelque 10% des plus fragiles socialement et professionnellement.
C’est pourquoi, à quelques jours de la clôture des travaux du Grenelle de l’Insertion, nous voulons rappeler ce que nous attendons. Nous avons porté plusieurs propositions :
1- le Contrat Unique d’Insertion qui simplifiera la vie des personnes en insertion, leur permettra de ne pas être mis dans des cases qui ne sont jamais les bonnes, d’aller plus vite vers l’entreprise quand ils peuvent aller plus vite et de prendre le temps qu’il faut si nécessaire
2- la sécurisation des moyens alloués aux structures afin qu’elles puissent correctement assurer leur rôle auprès des plus éloignés de l’emploi
3- des conditions d’accompagnement modulables qui répondent aux différents problèmes sociaux des personnes accueillies
4- l’attribution du revenu de Solidarité Active aux jeunes. La question de la prise en charge des jeunes majeures est cruciale pour l’avenir de notre pays et nous la mettons régulièrement en avant
5- une nouvelle définition des missions du nouveau Service Public à l’Emploi, auquel toutes les personnes dites en insertion pourront s’inscrire. Un des enjeux du nouveau Service Public à l’Emploi sera d’intégrer l’insertion professionnelle ET l’accompagnement dans sa mission
6- l’accès à la formation professionnelle des publics qui en ont le plus besoin. En-effet, actuellement, les salariés peu ou pas qualifiés, les chômeurs ou les exclus, qui devraient être les principaux bénéficiaires de la formation professionnelle, n’en profitent pas suffisamment.
Toutes ces propositions, nous sommes venus les défendre au Grenelle de l’Insertion. Elles constituent le socle d’une politique publique de l’insertion ambitieuse. Nous nous sommes mobilisés pour que les personnes les plus fragiles aient une deuxième, voire une troisième chance. Avec 7 missions de personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, nous ne nous situerons pas à la hauteur des enjeux en agissant à la marge, en aménageant des dispositifs existants au coup par coup. C’est une véritable politique publique de l’insertion qu’il faut porter. C’est ce que nous attendons du Grenelle.
Eric PLIEZ, président de la commission Emploi - formation de la Fnars
16:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : insertion, emploi, chercheur d'emploi |
|
|
Facebook
Pouvoir d’achat : pour une échelle mobile des salaires et des allocations !
par Jérôme Méttelus
L’augmentation du coût de la vie frappe la masse de la population. Les plus pauvres sont aussi les plus durement touchés. Pour tous ceux qui survivent, qui n’ont aucune marge dans leur budget, l’augmentation en flèche des prix du logement, de l’énergie et des produits alimentaires a des conséquences désastreuses. Travailleurs pauvres, chômeurs, retraités, mères célibataires : ils sont toujours plus nombreux à fréquenter les soupes populaires et autres associations caritatives. D’autres – ou les mêmes – arpentent les marchés, en début d’après-midi, à la recherche de quelques fruits ou légumes abandonnés par les commerçants. Les dirigeants des hypermarchés demandent à leurs salariés d’asperger d’eau de javel les produits périmés qu’ils jettent, chaque jour, de façon à dissuader la masse croissante de pauvres qui tentent de les récupérer. Dans sa course aux profits, le capitaliste ne distingue pas l’homme du cafard.
En France, sixième puissance économique mondiale, la grande misère est de moins en moins confinée aux marges de la société : elle la ronge de toute part. Elle cesse d’être une exception. Plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (817 euros par mois). Parmi les travailleurs qui échappent à cet enfer, beaucoup se demandent avec angoisse : « pour combien de temps ? » Selon une enquête du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), un Français sur deux éprouve des difficultés à vivre avec les revenus de son foyer. 15 % d’entre eux ont des problèmes pour rembourser leurs dettes. Les budgets familiaux sont amputés de tout le « superflu », aussi modeste soit-il. Il n’y a que le gouvernement et son armée de « spécialistes » pour nous expliquer que le pouvoir d’achat augmente et que les Français ont tout simplement l’impression d’avoir plus de mal à joindre les deux bouts.
Des chiffres publiés récemment par la CGT [1] donnent un bon aperçu de l’évolution du coût de la vie au cours des dernières années. D’après ces chiffres, le poids des dépenses « pré-engagées » – loyer, crédits, impôts, assurances, etc. – représentait 45 % du budget des ménages en 2006, contre 41% en 2001. Chez les travailleurs les plus modestes, l’évolution est brutale : pour les 20 % des ménages les plus pauvres, ces dépenses incompressibles absorbaient 75% de leur budget en 2006, contre 50% en 2001 ! Pour ces ménages, sur la même période, le logement est passé de 31 à 44% de leur budget, et les assurances de 9 à 15%. Il est clair que, depuis 2006, le phénomène s’est encore aggravé, surtout du fait de l’augmentation rapide des prix de la nourriture. Dans le même temps, les quelques centaines de parasites qui contrôlent l’économie du pays ont vu leurs fortunes colossales franchir de nouveaux pics d’obscénité.
Une crise profonde du système capitaliste
De nombreux facteurs contribuent à l’appauvrissement rapide de la masse de la population : le renchérissement de nombreux biens, la stagnation des salaires (et dans certains cas, leur recul absolu), le développement du travail précaire, le chômage, etc. Les politiciens de droite et leurs économistes s’efforcent d’isoler certains facteurs et de leur trouver une explication conjoncturelle. Il y a, bien sûr, des éléments conjoncturels. Mais ce que les apologues de l’ordre établi refusent d’admettre, c’est que ce phénomène économique, pris dans son ensemble, est l’expression d’une profonde crise du système capitaliste, quelles qu’en soient les variations conjoncturelles. Autrement dit, les travailleurs font face à une tendance de fond qui ne s’inversera pas de sitôt, d’autant que les attaques du gouvernement – contre les retraites, les indemnités chômage, la sécurité sociale, etc. – ne peuvent qu’alourdir le fardeau.
Cette situation place les organisations des travailleurs – à commencer par les syndicats – devant leurs responsabilités. Nous ne devons pas nous bercer d’illusions, espérer que la crise sera « passagère » ou qu’une simple « concertation » avec l’adversaire de classe règlera le problème. Il sera impossible, non seulement d’améliorer, mais même de défendre le porte-monnaie des travailleurs sans un grand mouvement de masse. Nous ne prétendons pas que ce sera facile.
Mais premièrement, la multiplication des grèves sur la question des salaires, y compris dans le secteur privé, montre le potentiel de mobilisation qui existe.
Deuxièmement, il faut rompre au plus vite avec la politique des innombrables « tables rondes » par laquelle Sarkozy cherche – avec succès – à impliquer les directions syndicales dans la mise en œuvre des contre-réformes.
Troisièmement, il faut engager une agitation systématique sur une plate-forme revendicative susceptible de mobiliser de larges couches du salariat.
Parmi les revendications indispensables figure un mot d’ordre traditionnel du mouvement syndical, qui n’aurait jamais dû être abandonné : l’échelle mobile des salaires. L’évolution de tous les salaires et des allocations doit être indexée sur l’évolution du coût de la vie, qui doit être calculé par les organisations syndicales. Dans le même temps, le SMIC doit être porté à 1500 euros net, de façon à rattraper le retard accumulé depuis des années.
Le partage du travail existant
L’autre question centrale est celle du chômage, qui voue des millions de travailleurs aux pires difficultés, tout en exerçant une pression constante sur les salaires de ceux qui ont un travail. Face à ce fléau que la crise économique ne manquera pas d’aggraver, il faut exiger la réduction du temps de travail, sans perte de salaire. Sous prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat, le gouvernement Fillon augmente le temps de travail – au détriment des chômeurs. Dans les entreprises où les patrons veulent licencier, exigeons que le travail disponible soit partagé entre tous, sans perte de salaire. Cette répartition déterminera le temps de travail hebdomadaire.
Le poids écrasant des dépenses liées au logement, à la nourriture et à l’essence exige des mesures décisives : les grandes entreprises de ces secteurs – dont les actionnaires réalisent d’énormes profits – doivent être nationalisées sous le contrôle démocratique des salariés, et les prix soumis à la surveillance des organisations syndicales. Cela suppose également l’expropriation des capitalistes de la grande distribution. Par ailleurs, EDF et GDF, dont la privatisation a ouvert une interminable série d’augmentations tarifaires, doivent être réunifiés et intégralement re-nationalisés, sans indemnités pour les grands actionnaires. Enfin, ce programme de nationalisation – avec gestion démocratique – doit s’étendre à tous les organismes financiers qui vampirisent le budget des travailleurs : banques, assurances privées et entreprises de crédit à la consommation.
En ces temps de décomposition du système capitaliste, ces quelques mesures constituent le minimum nécessaire à la simple défense du niveau de vie des masses. Cependant, elles se heurteront à l’hostilité implacable de la classe dirigeante, qui leur opposera toute sa puissance économique et tout son pouvoir. Pour cette raison, ces revendications partielles ne peuvent avoir qu’un caractère transitoire. La mobilisation des travailleurs sur ces mots d’ordre doit être le prélude à une vaste offensive pour la nationalisation et le contrôle démocratique de tous les grands leviers de l’économie – c’est-à-dire de la lutte pour la transformation socialiste de la société.
Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)
16:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : pouvoir d'achat, smic, travail, emploi, logement, inflation |
|
|
Facebook
11.06.2008
Le collectif "Les autres chiffres du chômage" dénonce les méthodes de l'Insee
Depuis sa création en décembre 2006, ce collectif d'associations remet en cause la définition du taux de chômage selon l'ANPE, qui ne prend en compte que la catégorie 1 des demandeurs d'emplois inscrits à l'ANPE, soit "moins de la moitié des demandeurs d'emplois", selon Thomas Coutrot, membre d'ACDC.
En septembre 2007, l'Etat a décidé que les statistiques officielles du chômage seraient celles de l'Insee.
L'Institut national de la statistique a arrêté de publier les chiffres mensuels du chômage selon la définition du Bureau international du travail, pour ne publier que des statistiques trimestrielles, tirées de son enquête sur l'emploi.
Seul défaut de cette nouvelle méthodologie, selon ACDC : l'Insee ne considère pas comme chômeurs les personnes qui maintiennent leur inscription à l'ANPE mais ne signalent pas d'autres démarches actives de recherche d'emplois. "Exclure ces personnes a permis à l'Insee de faire baisser d'un point le taux de chômage", souligne Thomas Coutrot.
Le problème, selon le collectif, est désormais la mesure de la précarité de l'emploi, davantage que celle du taux de chômage. "Le 5 juin, l'Insee a modifié le mode de calcul du taux de sous-emploi" qui indique la proportion de personnes à temps partiel voulant travailler davantage. Ce taux, qui augmentait régulièrement depuis 2003, est brutalement passé de 5,6 % au dernier trimestre 2007 à 4,4 % au premier trimestre 2008. ACDC soupçonne un simple changement de formulation dans le questionnaire de l'Insee d'être à l'origine de cette baisse.
En prenant part au groupe de travail du CNIS sur les statistiques sociales, ACDC a avancé quelques propositions pour affiner la mesure de la précarité en France.
ACDC a également proposé de publier des données régulières sur les salariés travaillant dans des conditions néfastes pour la santé. Mais cette suggestion n'a été que partiellement approuvée par le CNIS, qui l'a restreinte à la publication de statistiques sur les salariés travaillant la nuit, le week-end ou plus de 45 heures par semaine.
"Les autres chiffres du chômage" est donc "doublement déçu" de sa participation au groupe de travail du CNIS : "d'une part, parce que nos propositions sur les bas salaires et sur l'emploi inadéquat n'ont pas été retenues, et d'autre part, parce que l'Insee ne tient aucun compte des travaux du CNIS et procède à des changements de méthodologie, sans prévenir ceux qui doivent remettre des recommandations sur ces sujets". C'est en lisant la presse que les membres du groupe de travail ont ainsi appris, la semaine dernière, que l'Insee avait modifié sa méthode de calcul du taux de sous-emploi. "On se demande bien à quoi sert le CNIS quand l'Insee procède de cette façon, sans consulter personne".
De la présentation, mercredi, du rapport du groupe de travail sur les statistiques sociales, Thomas Coutrot attend que le CNIS réponde à l'attitude "désinvolte" de l'Insee et ouvre le débat sur la précision des données sur le chômage et la précarité de l'emploi.
Mathilde Gérard LE MONDE
06:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chÔmage, acdc, cnis, insee, france, sous-emploi, emploi |
|
|
Facebook
Tous précaires ?
edito.keljob.com/candidats/actualite/experience-chomage-p...
Tous précaires ?
Une étude du Crédoc commandée par Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, a mesuré la confrontation de la population française à la précarité de l’emploi. Il en ressort que 53 % des personnes sondées ont connu le chômage au moins une fois dans leur vie. Et 15 % ont même fait cette expérience au moins à trois reprises.
Dans cette étude réalisée en avril 2008 et pour laquelle plus de 2 000 personnes âgées de 25 à 49 ans* ont été interrogées, on note que les périodes d’inactivité sont parfois longues. 31 % des individus concernés par le chômage ont connu une période de recherche d’emploi de plus d’un an.
Des résultats à rapprocher d’une autre étude réalisée en février 2008 par l’institut TNS-Sofres** à la demande de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Elle rend compte sous un autre angle de notre adaptation au monde du travail.
Selon TNS-Sofres, les Français sont de plus en plus nombreux à changer d’entreprise au cours de leur carrière. Trois salariés sur cinq (61 %) ont déjà changé de métier au cours de leur vie professionnelle et ceux-ci ont en moyenne 4,2 employeurs dans l’ensemble de leur carrière, indique l’étude. 41 % ont travaillé dans une ou deux entreprises ; 37 % pour trois, quatre ou cinq employeurs différents ; ils sont même 11 % à déclarer avoir changé de sociétés à au moins dix reprises.
Les raisons avancées pour expliquer cette bougeotte ?
Rien de bien neuf : un salaire trop bas dans 56 % des cas, un manque d’intérêt croissant pour leur poste (44 %) et de faibles perspectives d’évolution en interne (42 %). L’étude met en évidence un point déjà connu mais crucial : « Les salariés manifestent un désir d’évolution dans leur vie professionnelle, en particulier les hommes de 30 ans des grandes entreprises » rapporte TNS-Sofres.
Enfin, les salariés apparaissent toujours partagés entre deux choix de vie a priori contradictoires : « Equilibrer vie privée et vie professionnelle, légèrement prioritaire d’un côté et, de l’autre, progresser, par la prise de responsabilités plus lourdes. »
* échantillon représentatif de la population en termes de sexe, d’âge, de taille d’agglomération, de région d’habitation, de CSP et de situation par rapport au travail.
** étude réalisée sur un échantillon représentatif de 818 personnes âgées de 18 ans et plus.
Sébastien Tranchant © Keljob.com - 3 juin 2008
05:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi, chÔmage, crÉdoc, marttin hirch |
|
|
Facebook











