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15.01.2011

à strasbourg, tous au hamman ; hamman du pauvre, hamman du riche

Strasbourg va nous permettre de mijoter, de suer, de dégager toutes les vilaines particules et d'avoir la peau douce, avec deux projets de hamman.

Qui n'a pas rêvé de s'enfermer dans un hamman, de se retrouver dans la chaleur qui y règne et d'oublier une heure ou deux le froid qu'il fait dehors. Qui ne rêve pas de se retrouver dans un cocon de bien-être et d'oublier un moment cette inquiétude permanente, née des incertitudes de ce monde fou, mensonger et hypocrite.

Une jeune femme dans un quartier de Strasbourg a obtenu un talent de cité et les trois clopinettes qui vont avec pour créer un hamman et ça lui suffit !!. Le projet a fait l'objet d'un mini article dans le 20 minutes, il y a un mois et est passé totalement inaperçu. La cité et tous ses magnifiques artistes, créateurs, tout le monde s'en branle. Et puis ça fait désordre dans la novlangue : cité = vols, arnaques, feu...

On a lu le projet, il est simplement rédigé, dans des termes clairs et précis, tout comme le budget. Un excellent projet porté par une jeune femme à l'hentousiasme formidable.

Je me dis que ce hamman de quartier est pour moi.

Par contre le palais des fêtes et son projet Babelle ça c'est du lourd bébé!!

Un super projet sorti de la pochette magique du conseil municipal tout entier : bravo!

Là, tu sens la différence de traitement. La ville a immédiatement offert le Palais des Fêtes, un lieu prestigieux, chargé d'histoire, puis une conférence de presse, une façon de dire "c'est acté", puis voté en conseil municipal "c'est voté"... Incroyable cette mobilisation de toute une ville sur ce projet là plutôt que l'autre.

L'opposition s'oppose nous dit-on, sur le lieu offert à Babelle, sinon le projet plaît. Celui là hein, car l'autre ils s'en foutent eux aussi.

Nous y voilà Hamman de cité et Hamman de riches.

Vous allez comprendre pourquoi toute une municipalité se reconnaît dans CE projet là : partage, solidarité, circuit court, écologie, bien-être, retour à la terre, formation, accompagnement social ... Tout y est.

Et comme c'est très con un pauvre, cet enrobage est ce qui nous inquiète le plus, ce qui nous rend méfiant.

Tout cela pour dire, que finalement, le paraître, le médiatique, va l'emporter sans souci, sans dialogue, sans cette démocratie participative, qui fonctionne par ailleurs, aux frais du contribuable.

Pourquoi le contribuable doit-il payé pour un projet commercial ? Que va t-il apporter à l'intérêt général ?

Qui s'interroge sur le fait que ce projet est commercial et rien d'autre et que sous couvert de "solidarité" il va faire mal-bosser une dizaine de pauvres pour faire suer les riches?. Car il est prévu pour vendre les produits de beauté, pour tendre les serviettes, faire le nettoyage, le ménage, servir la petite restauration, la création de 10 emplois précaires, équivalent à 6 temps pleins...

L'emploi des pauvres à la sauce des nantis-élus c'est des jobs précaires, c'est alimenter ce système dégueulasse qui nous maintient dans la précarité.

Les porteurs de ce projet parlent de 300.000 euros, de soutiens financiers ; alors pourquoi des boulots au rabais ? Et bien parce que le pauvre rapporte du fric. Ces emplois de merde seront à la charge des collectivités et le tour est joué. Vive la solidarité des riches pour les riches.

Et la démocratie participative se prend un sacré coup de ridicule, encore une fois.

Les cantonales se rapprochent, retenez le nom de celui qui "porte" ce projet pour la municipalité : Robert Hermann.

14.01.2011

2012 : un pacte contre l’insécurité sociale ?

Source : Marc Vasseur

Je relaie cette appel du site ActuChômage… sur le thème des petits ruisseaux voire des tous petits ruisseaux… je le relaie d’autant plus facilement que j’estime que ces thématiques de l’emploi, du travail sont des enjeux majeurs de la prochaine présidentielle – non ce débat n’est pas derrière nous mais bien devant pour peu qu’on veuille bien sortir des anathèmes au sein de l’opposition- .

Actuchomage appelle les Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires à rejoindre le PACTE contre l’insécurité sociale. Ce mouvement autonome 100% indépendant a pour objet de placer l’Emploi, le Travail, le Chômage et la Précarité professionnelle au cœur des débats électoraux de 2012. Notre mot d’ordre : Ne laissons pas à d’autres le soin de décider de notre avenir.

Le Travail et l’Emploi sont la première préoccupation de nos Concitoyennes et Concitoyens.

La perte d’un emploi est aujourd’hui la principale source d’insécurité sociale. Elle concerne 2,7 millions de personnes dans la seule catégorie A de Pôle Emploi, et près de 5 millions dans toutes les catégories de Chômeurs et Précaires.

Sans compter les centaines de milliers d’autres qui ne sont pas inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi car trop jeunes, trop vieux ou parce qu’ils n’ont droit à aucune allocation.

L’insécurité de l’Emploi conditionne directement ou indirectement tous les Droits : à la santé, à l’éducation, à la formation, à la retraite, aux vacances, à la sécurité des personnes et des biens…

Le Travail et l’Emploi sont donc au cœur des questions sociales, économiques et politiques, et animent les grands enjeux de société. Ils constituent le principal thème des échéances électorales de 2012, voire même le SEUL.

Mais nous ne pouvons pas nous permettre de confier, une fois de plus, ce débat à celles et ceux qui, de Gauche comme de Droite, dirigent notre pays depuis des décennies.

Depuis 30 ans, ils n’ont su garantir un Emploi pour chacun et un revenu décent. Et on assiste actuellement à la casse du Droit du Travail et des Protections sociales.

Les inégalités s’accroissent sur fond de bipolarisation du monde du travail. Une petite minorité voit ses revenus augmenter quand une grande majorité constate que ses conditions d’existence – de subsistance souvent même – se dégradent.

Nous ne pouvons attendre les bras croisés que d’autres nous imposent leurs dogmes et modèles inégalitaires, et plus encoreleur refus d’envisager les choses différemment par un partage équitable des richesses.

Smicards, Travailleurs précaires, Chômeurs intermittents, Exclus du travail… représentent entre 7 et 8 millions de personnes, entre un quart et un tiers de la Population active française, tous unis par une même préoccupation : des salaires au rabais, des conditions de travail précaires, des allocations chômage réduites, des minima sociaux dérisoires et, pour un nombre croissant, aucune source de revenu.

Si cette France des sous-sols de la République représente entre 25 à 33% des Forces vives de notre pays, elle reste invisible dans les hautes sphères politiques (Assemblée nationale, Sénat…), sociales (Unédic…) et économiques.

Pourtant, si 10% de ces Actifs unissaient leur force, ils pèseraient plus lourd que tous les «encartés» des grandes formations politiques.

Et si 1% d’entre eux (entre 70.000 et 80.000) se mobilisaient, ils pourraient peser sur les orientations qui concernent tous les «sans grades» de la République.

Sur le papier, le constat est irréfutable.

Mais nous savons aussi, depuis longtemps, que ces calculs ne trouvent pas à s’enraciner sur le terrain.

Cet énorme potentiel de mobilisation reste donc virtuel. Il est dispersé sur toutes les cases de l’échiquier politique, syndical, associatif… et plus encore sur celui de l’abstention et de la résignation.

Pour autant, devons-nous attendre passivement que les urnes désignent le prochain candidat UMP ou PS à la Présience de la République, sans rien tenter, sans rien entreprendre ?

Nous avons le devoir de nous opposer aux scénarii qui se dessinent. C’est dans ce but que nous lançons le PACTE.

Le PACTE - Protections Actives du Chômage, du Travail et de l’Emploi – est un mouvement autonome initié par Actuchomage.org, une association qui se bat depuis maintenant près de 7 ans pour la Défense des Droits des Actifs avec ou sans Emploi (Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires).

Le PACTE n’est pas un parti, pas une fédération ni même une association.

Le PACTE est l’expression d’une Dynamique Collective portée par plusieurs centaines de personnes issues de tous les horizons, qui militent depuis des années au travers et autour du site Actuchomage.org.

Ce travail collectif initié en 2004 a été suivi par des milliers de sympathisants qui, à un moment ou un autre, ont adhéré à nos engagements (en faveur des Recalculés de l’Assédic en 2003/2004, de l’Emploi des Seniors en 2005/2006, de la Rénovation de notre Démocratie en 2006/2009…).

Mais le PACTE ne se résume pas à une intention virtuelle de peser dans les débats à venir.

C’est un engagement citoyen que nous prenons avec le ferme espoir de nous faire voir et entendre pendant les élections de 2012 en vue d’obtenir des résultats tangibles.

Nous appuierons notre démarche sur une plateforme de propositions qui est en cours d’élaboration. Le débat est ouvert sur notre forum «Exprimez-vous», sujet «Chômage, emploi : Des propositions pour 2012».

Il s’agit – dans un premier temps – d’évaluer notre capacité à mobiliser le premier cercle de nos Ami-E-s : nos Adhérentes et Adhérents, et les 4.500 personnes qui nous suivent régulièrement ou épisodiquement.

Pour l’instant, nous n’attendons rien d’autre qu’une manifestation de votre intention à rejoindre le PACTE contre l’insécurité sociale.

Pour cela, rien de plus simple : Un seul mail suffit.

Quand nous aurons compté nos premières forces, il sera alors temps de poser les bases de notre représentation par des porte-parole qui se distingueront par leur volonté d’incarner notre dynamique collective.

Depuis 7 ans, plusieurs d’entre nous se sont déjà exprimés sur des chaînes et des radios nationales, dans des quotidiens et dans la presse magazine. Nous n’en sommes plus à notre coup d’essai.

Notre projet est clair : Réunir autour du PACTE, d’ici 12 mois, un nombre significatif de Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires.

Mais, sans Vous, cette initiative est sans avenir !

Il vous faudra relayer partout ce message auprès de vos réseaux familiaux, amicaux, militants, associatifs, professionnels… et les inviter à se témoigner par mail tout simplement à l’adresse suivante : contact@actuchomage.org avec pour objet : PACTE, en y adjoignant vos nom et prénom (facultatif).

Ensemble, tentons d’initier un grand mouvement Citoyen et Solidaire qui donnera une voix à celles et ceux qui en sont privés !

Le PACTE – Actuchomage.org

17.04.2009

La France qui se lève tard...

Par Nelly Margotton sur MEDIAPART

J'ai écrit plusieurs billets au sujet du RSA sur ce blog, notamment sur l'impact discriminatoire qui consiste à classer les chômeurs en catégories de "méritants" et de "non-méritants" sans prendre en compte le parcours de chacun et les difficultés personnelles (santé, familiales, sociales, etc) qui sont parfois plus fortes que toutes les incitations de retour à l'emploi.

Le RSA est en test depuis juin 2007 dans 34 départements, et entrera en vigueur sur tout le territoire français dès le 1er juin 2009. Il permettra aux différents foyers tributaires des aides sociales et à faibles revenus de s'assurer des ressources financières complémentaires en cas de retour à l'emploi, accompagnant ainsi les différentes contraintes à prendre en compte dans ce cas (garde des enfants, frais de transports, ...). Les Echos publient aujourd'hui les études menées par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), DREES RSA.pdf,pour le compte du ministère du travail : en comparant les départements test avec des départements "témoin", ils mettent en valeur les limites de ce dispositif :

- le RSA ne favorise pas l'accès à l'emploi ou son maintien, sauf sensiblement pour les personnes seules et sans enfant, et pour les diplômés... ==> rien donc pour ceux qui sont soumis aux plus grosses contraintes qui perturbent les chances de trouver du travail.

- le RSA n'ouvre pas la porte à d'autres emplois que ceux qui sont occupés actuellement ==> rien donc pour répondre à la pénurie de main d'oeuvre dans certains secteurs.

- le RSA conduit à trouver des emplois aux salaires plus faibles, à temps partiel, et de courte durée ==> rien donc pour réduire la précarité et envisager un parcours professionnel à long terme.

- le RSA répond aux mêmes motivations de retour à l'emploi que pour toute personne retrouvant un travail ==> rien donc pour favoriser l'insertion des plus éloignés de la vie active.
Néanmoins, on constate une forte baisse du nombre de contrats d'insertion dans les zones tests... Est-ce à dire que le RSA remplace numériquement l'insertion???

- le RSA qui prévoyait à l'origine un accompagnement de la part d'un référent ne permet néanmoins presque aucun suivi durant la période de retour à l'emploi ==> rien donc de nouveau pour encourager la construction d'un projet professionnel à long terme.


marche-travail.jpgEn attendant, le gouvernement nous prépare sa stratégie de communication pour célébrer la généralisation de ce dispositif dans notre joli pays...
Le RSA, sous couvert de réelles bonnes intentions, ne se contente donc pas de creuser le fossé entre la "France qui se lève tôt" et la "France des exclus"! En plus, il ne sert ... à rien. La politique de l'emploi  devrait plutôt englober la population en âge de travailler de manière plus transversale et mettre l'accent non pas sur ceux qui "méritent", mais sur le système qui fabrique l'exclusion.
Le 22 avril 2009, le conseil des Ministres va adopter la réforme sur la formation professionnelle, qui sans rien transformer de nouveau dans l'accompagnement des personnes, se soucie surtout de la gestion des financements des formations.
RSA - insertion et formation sont pourtant des éléments indispensables à intégrer à la réflexion sur l'emploi et la gestion des parcours professionnels.

Prenons exemple sur l'Europe, qui dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne a organisé un encadrement renforcé de l'emploi : les Lignes directrices intégrées pour la croissance et l'emploi fixent des règles communes, dont la n° 19 est particulièrement significative au regard du RSA :

les États s'engagent à « assurer des marchés du travail qui favorisent l'insertion, renforcer l'attrait des emplois et rendre le travail financièrement attrayant pour les demandeurs d'emploi, y compris les personnes défavorisées et les personnes inactives, au moyen des mesures suivantes : appliquer des mesures actives et préventives du marché du travail, telles que l'identification précoce des besoins, l'aide à la recherche d'un emploi, l'orientation et la formation dans le cadre de plans d'action personnalisés, la mise à disposition des services sociaux nécessaires pour favoriser l'insertion des personnes les plus éloignées du marché du travail et contribuer à l'éradication de la pauvreté (…) ».

Pour ce faire, il s'agit de mettre en place un "PLAN D'ACTION PERSONNALISE" intégrant :

- l'accompagnement par un conseiller dédié.

- un diagnostic des besoins.

- une évalution des qualifications

- des services de formation.

En période de crise, ces plans d'action méritent d'être renforcés...!

Mais pas chez nous...

Pour conclure, demandons à notre ami Brice Hortefeux et ses équipes de revoir leur copie et d'enfin envisager la politique de l'emploi dans une perspective européenne.

Bref, stop au débat qui renforce l'idée d'une nation qui avance à deux vitesses et qui se concentre sur le pouvoir d'achat au lieu du pouvoir de construire des parcours...

Le débat a commencé sur mon autre blog : http://dansmabesace.blogspirit.com/

21:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rsa, rmi, emplois, caf, emplois prÉcaires | | |  Facebook

15.09.2008

RSA : Ce qu'en pense le MNCP Mouvement national des Chômeurs et Précaires

Le communiqué de presse du Mouvement national des Chômeurs et Précaires.

Projet de loi sur le RSA : trop d’ambiguïtés en l’état !

Le MNCP est d’accord avec le fait qu’un travailleur pauvre, ou une personne reprenant une activité, puisse augmenter ses ressources comparativement à sa situation initiale. Des règles de cumul existent d’ailleurs déjà (et souvent plus favorables que le RSA, mais trop complexes, non durables et pas ouvertes à tous). De même, nous sommes conscients du fait que cette allocation spécifique répond à une partie des attentes des personnes concernées.

Cependant, nous ne pouvons qu’émettre les plus grandes réserves sur un projet de loi qui consiste, indirectement, à se focaliser sur les personnes qui n’auront pas trouvé de travail et à chercher toutes les procédures possibles pour les en rendre responsables. D’où, en fait, le grand recul contenu dans ce projet de loi qui avance masqué.

Pour que le MNCP puisse soutenir ce projet et le considérer comme un progrès par rapport à la situation actuelle, il faut que l’on admette une bonne fois pour toutes :

• Qu’il n’y a pas d’emploi pour tous et qu’il est donc inconcevable de ne réfléchir qu’en terme de «sanctions» pour ceux qui ne retrouveront pas quelques heures de travail. (Rappel : on est sur la base d’une rotation de 300.000 offres ANPE en moyenne, pour 5 millions de personnes susceptibles de travailler.)

• Que, parmi les 1,4 millions de personnes concernées (RMI + API), beaucoup sont éloignées de l’emploi : les inscrire dans le droit commun de l’«Offre Raisonnable d’Emploi» est une façon de les éliminer de ce nouveau dispositif (et donc de tout revenu), ou de leur faire accepter n’importe quel petit boulot.

• Que le droit au refus d’un travail précaire ou à temps partiel soit respecté (Déclaration universelle des Droits de l’Homme sur le libre choix de son travail).

• Que le minimum garanti - RSA de base - soit d’abord considérablement relevé, loin des montants actuels qui sont la honte de notre société (447 € maximum pour une personne seule, souvent moins, alors que le seuil de pauvreté est évalué à 817 € par Eurostat).

• Qu’aucune personne, jamais, ne puisse être laissée sans revenu et que le RSA de base soit un droit opposable et attribué sans conditions ni contreparties autres que les conditions de ressources; il est d’abord indispensable de garantir à ceux qui ne peuvent travailler les moyens de vivre décemment.

• Et, si ces conditions sont réunies, que soit alors étendu un dispositif satisfaisant à tous (ASS, jeunes de moins de 25 ans…).

Enfin, pour être valable, ce projet de loi doit exiger des entreprises qu’elles s’engagent sur une politique d’emploi allant vers du temps plein pour les personnes… et qu’elles soient, elles aussi, elles surtout, contrôlées et redevables sur cet engagement.

Alors seulement, le MNCP pourra soutenir ce projet de loi. Mais pour le moment, il est clair qu’il ne constitue pas un progrès pour les personnes aux minima sociaux et que, globalement, il contient plus de négatif que de positif. Aussi, serons-nous très attentifs aux amendements pour l’amélioration de ce projet.

Jean-François YON, Président du MNCP
Mouvement national des Chômeurs et Précaires
17 rue de Lancry - 75010 Paris
Tél : 01 40 03 90 66
mncp.national@free.fr
www.mncp.fr

29.08.2008

Sapin : Les plus riches ne paieront pas la taxe RSA

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 |

Pour financer le RSA, Sarkozy crée une taxe sur les revenus du capital. Une mesure de gauche ? Pas pour le socialiste Michel Sapin.

Nicolas Sarkozy s’apprête à annoncer une mesure aux (faux ? ) airs de Robin des Bois. Il manquait à Martin Hirsch 1,4 milliard d’euros pour financer son Revenu de solidarité active (RSA) ? Il les prend dans la poche des épargnants, avec une nouvelle taxe sur les revenus du capital. Sont visés par ce nouveau prélèvement les revenus issus du patrimoine, ainsi que les dividendes et l’assurance-vie. Les détails de ces mesures doivent être donnés ce jeudi lors d’un déplacement présidentiel à Laval (Mayenne).

Une mesure "de gauche" ? Bousculant les traditionnelles lignes politiques, elle a eu le don, en tout cas d’embarrasser le PS, qui depuis longtemps prône ce type de mesure.

La gauche s’est sentie obligée de saluer une décision "légitime" (Hollande), allant même jusqu’à envisager de le voter, tandis qu’à droite des voix comme celle du député UMP Hervé Mariton s’élevaient pour dénoncer un "impôt nouveau".

"Il n’y a aucune raison de bouder son plaisir"

Michel Sapin, secrétaire national du Parti socialiste en charge de l’économie, relativise pourtant la bonne nouvelle, comparant des "montants qui n’ont rien à voir", entre les 15 milliards du paquet fiscal de l’an dernier et ce milliard et demi dont les contours doivent encore être précisés.

"Je ne suis pas dans l’embarras", assure-t-il, "ce qui est embarrassant, c’est que le président de la République annonce de mauvaises mesures qui sont mal financées". D’ailleurs, ajoute le député de l’Indre, "ce n’est pas une bonne action aujourd’hui qui va effacer le péché originel du bouclier fiscal". Avec certaines réserves, il avoue tout de même : "Il n’y a aucune raison de bouder son plaisir." (Ecoutez le son.)

24.08.2008

Deux tiers des Français seraient pessimistes pour leur avenir

PARIS (Reuters) - Deux tiers des Français sont pessimistes concernant leur avenir, contre la moitié seulement il y a un an, si l'on en croit un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest France.

Le sondage, réalisé les 21 et 22 août auprès de 1006 personnes, traduit aussi une baisse de confiance envers le gouvernement.
L'indice de confiance reste le plus fort dans le domaine de la lutte contre l'insécurité (61%, en baisse de 17 points par rapport à août 2007) et de la protection de l'environnement (55%, en recul de huit points).
Mais il passe sous la barre des 50% lorsqu'il s'agit de la lutte contre le chômage (38% contre 53% il y a un an), de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion (28% contre 45% en août 2007) et plus encore du pouvoir d'achat (18%, en baisse de 18 points).

06.08.2008

LA FRANCE AU TRAVAIL ET AU CHOMAGE

La France compte 27,8 millions d’actifs dont 2,2 millions de chômeurs, soit 25,6 millions de personnes au travail, à la fin 2007.
Dans son étude du marché du travail en 2007, l'Insee synthétise les résultats de son enquête Emploi menée auprès d'un échantillon de 72 000 personnes de 15 ans et plus. Cette «photographie du marché du travail» de l'INSEE confirme enfin ce que beaucoup d'observateurs sérieux affirment depuis longtemps.

Cette Enquête emploi de l’institut statistique confirme deux tendances :
LE GOUVERNEMENT ET LE MEDEF FABRIQUENT DE LA PRÉCARITÉ
En effet, la hausse constante des formes précaires d’emploi, comme l’intérim, les stages, les CDD ou les contrats aidés représentent 12 % de l’emploi (11,1 % en 2004) ;
et l’importance du temps partiel, qui concerne aujourd’hui 17,2 % des salariés dont un tiers voudrait travailler plus.

LES FRANçAIS BOSSENT CONTRAIREMENT AUX AFFIRMATIONS DU GOUVERNEMENT
L’enquête se penche également sur le temps de travail : lorsqu’elles sont à temps complet, les personnes déclarent 41 heures en moyenne pour une semaine normalement travaillée, 23 heures pour les temps partiels.

Ce sont les agriculteurs qui travaillent le plus : 59 h /semaine travaillée
devant les artisans, commerçants et chefs d’entreprise : 55 h
les cadres et professions intellectuelles : 44 h
Les techniciens déclarent : 39,3 h
les employés : 38,2 h
les ouvriers : 37,8 h

TRAVAILLEZ PLUS : UNE INSULTE POUR CEUX QUI LE VOUDRAIENT...
Ce travail porte cependant un regard global sur l'état du marché de l'emploi dans notre pays qui souligne, une nouvelle fois, combien les Français sont inégalement touchés par le chômage, selon leur sexe, leur âge et leur niveau de diplôme.

PRÉCARITÉ, INÉGALITÉ : C'EST çA LA FRANCE
• en 2007, l'emploi précaire : contrat à durée déterminée, intérimaire, apprentissage, contrat aidé ou stage, est une réalité pour plus de trois millions de travailleurs.
• D'autre part, le temps partiel concerne 17,2 % de l'ensemble des salariés qui déclarent, en moyenne, 23,1 heures de travail par semaine. Un tiers d'entre eux souhaiteraient travailler plus. C'est ce que font déjà les salariés à temps complet qui déclarent 41 heures en moyenne pour une semaine normalement travaillée, chiffre qui n'a pas bougé depuis 2003.

L'étude vient aussi confirmer deux autres caractéristiques importantes de l'emploi en France.
• les entreprises recrutent peu de salariés ayant dépassé la cinquantaine,
• Ensuite, quel que soit l'âge, les femmes sont toujours plus touchées par le chômage que les hommes (8,5 % contre 7,4 %) et sont les premières victimes du temps partiel : huit emplois à temps partiel sur dix sont occupés par des femmes.
• Et, il y a trois fois plus de chômage chez les ouvriers que chez les cadres (9,9 % contre 3,3 %)

TÉLÉCHARGER L'ÉTUDE SUR LE SITE DE L'INSEE - CLIC

 
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