12.01.2011
Amiens. drame familial sur fond d'endettement
Un sexagénaire aurait tué sa mère, sa femme et sa fille, avant de se pendre hier dans un quartier pavillonnaire de Pont-de-Metz, près d'Amiens. Les trois victimes auraient été égorgées, selon le procureur d'Amiens. Cet artisan, retraité de 62 ans, aurait laissé un courrier pour expliquer son geste dû à des dettes issues de prêts à la consommation pour un montant de «plusieurs milliers d'euros», a-t-il expliqué.
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18.04.2008
Une maison à 15 euros par jour... pendant 40 ans
Christine Boutin a officiellement donné mardi le coup d’envoi de la commercialisation de la maison à 15 euros par jour. Un dispositif qui permet de payer son logement moins cher mais plus longtemps.
Devenir propriétaire d’une maison d’au moins 85m², sur un terrain d’au moins 250 m² pour 15 euros par jour ou 450 euros par mois, c’est désormais possible.
La ministre du Logement, Christine Boutin qui lançait mardi ce dispositif a annoncé son objectif : la commercialisation de 5000 maisons de ce type avant la fin de l’année. Des maisons "loin d'être des biens immobiliers au rabais, et disposant de tout le confort nécessaire (dispositif de régulation du chauffage, accès internet très haut débit, etc.)" a même promis la ministre.
Une annonce qui a de quoi enthousiasmer et qui pourtant a laissé de nombreux observateurs pour le moins sceptiques. Echaudés par l’échec de la "la Maison Borloo à 100.000 euros" (500 constructions seulement depuis leur lancement en fanfare fin 2005), des professionnels tels Vincent Lourier, directeur de la Fédération nationale des sociétés coopératives d'HLM., n’ont pas manqué de faire remarquer que si le système de Pass-foncier (voir encadré) qui permet de dissocier le remboursement de la maison de celui du bâti est innovant, il a pour inconvénient majeur d’allonger la durée de remboursement global. "La durée du prêt sur les murs est d'environ 20 ans. Mais au bout de ces vingt ans, il faut ensuite acquérir le terrain. Ce qui rallonge la durée totale du prêt à 40 ans, alors que les prêts déjà existants sont en moyenne de 25-30 ans, selon les simulations dont on dispose aujourd'hui. Ce en quoi le dispositif " propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour" est une grande illusion" a attaqué Vincent Lourier dans un entretien au Figaro.fr.
Certains dénoncent également un coût écologique trop important. Certes la ministre a promis en février dernier que ces maisons se placeraient au-dessus des normes en matière d'économie d'énergie avec une consommation " au moins inférieure de 10% à la consommation conventionnelle de référence de la réglementation thermique en vigueur".. Mais ces maisons seront situées sur des terrains à faible coût. Donc à l'extérieur de la zone urbaine pour la plupart. Ce qui pourrait entraîner automatiquement la multiplication des temps de transports. Ce qui est loin d’aller dans le sens du respect de l'environnement et des résolutions du Grenelle. "Ce dispositif qui va augmenter considérablement la capacité d’endettement des ménages, risque d’accentuer le phénomène de l’étalement urbain auquel les élus locaux sont confrontés quotidiennement" a ainsi déclaré Michel Destot, député-maire de Grenoble et président de l’AMGVF, l'association des maires des grandes villes de France.
Autant de doutes émis qui seront confirmés ou infirmés très vite. Les chantiers ont en effet déjà démarré. Le premier à Bouffemont dans le Val d’Oise, à l’orée de la forêt de Montmorency. Cette commune a signé un Pass-Foncier pour proposer à 6 familles jusqu’ici, logées dans le parc social, des parcelles de terrain pour construire leur Maison pour 15 euros par jour. Le second dans le Calvados, à Hérouville Saint Clair, dans la banlieue de Caen.
Un autre projet de 35 maisons est prévu à Sainte Radegonde dans la Banlieue de Thouars, dans les Deux Sèvres.
Adrien Pouthier
Le Pass-foncier
Les partenaires sociaux du 1% logement réunis au sein de l'UESL, l'Etat et la Caisse des Dépôts ont mis en place un nouveau dispositif d'accession à la propriété en 2 temps, le Pass-foncier, qui permet aux ménages primo-accédants, sous conditions de ressources de différer l'acquisition du terrain. L'accédant paie d'abord la construction de la maison neuve et ensuite le terrain lorsque le prêt principal souscrit pour la construction est remboursé.
Le ménage conserve la possibilité de se porter acquéreur du terrain à tout moment pour en devenir propriétaire.
Il y a 3 conditions pour bénéficier du Pass Foncier :
- être primo-accédant de sa résidence principale,
- être éligible à une aide à l'accession sociale à la propriété d'une ou plusieurs collectivités locales de 3000 à 5000 euros,
- avoir des revenus fiscaux respectant les plafonds de ressources du PSLA (prêt social location accession).
Ce dispositif permet de bénéficier d'une réduction de la TVA à 5,5 %.
En cas de difficultés financières pendant la durée du portage, le Pass-foncier offre deux sécurités supplémentaires :
- Le rachat de la maison par la structure de portage,
- le CIL/CCI s'efforcera chaque fois que possible de garantir aux ménages concernés le maintien dans les lieux.
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13.04.2008
Le gouvernement et Nicolas Sarkozy ferment les portes du logement, durablement
... Ou quand les moins favorisés sont pris en otage par un système hypocrite en organisant leur assujettissement qui constitue, pour longtemps (définitivement ?), un frein à une évolution sociale justement, légitimement et humainement souhaitée.
Les mesures empilées depuis dix mois transpirent une incohérence entre les efforts demandés aux plus modestes au niveau du financement de leur logement et les largesses accordées à ceux qui sont en situation sociale plus favorisée, voire largement privilégiée. Une vassalisation moderne contrainte par le logement s’organise et s’installe sans doute durablement dans notre pays.
Voici certains éléments qui m’ont interpellé et qui, pour certains, auraient mis des millions de citoyens dans la rue dans une lointaine ère préhistorique :
Il y a quelque temps Mme Boutin, ministre du Logement et de la Ville, annonçait une mesure aux airs d’une pub pour une marque de lessive : « la maison à 15 € par jour » ! Elle laverait semble-t-il plus blanc que la maison à 100 000 € de Borloo, avec, en prime, le gadget « Bonux » : l’acquisition en deux temps, le terrain n’étant pas compris dans le prix... on verra « ça » plus tard !
Ce dispositif sera financé par le 1 % patronal via le Pass foncier qui avancera le financement différé du terrain qui sera acquis, lui, par un organisme et vendu à l’acquéreur après la fin de l’emprunt de la construction.
Jugez donc par un exemple concret, des réalités d’un tel dispositif :
15 € par jour = 450 € par mois ;
pour cette mensualité, on peut emprunter environ 67 000 € (67 000 € sur 20 ans à 5,20 % = 449,61 €/mois) ;
la surface financée (selon le dispositif Boutin) sera d’environ 85 m2, d’où le coût d’une construction s’élevant à 788,24 € le m2 (67 000 : 85 = 788,24) : il est à craindre qu’avec ce modeste tarif les conditions ne seront pas optimales pour construire un logement répondant à une exigence écologique (désormais nécessaire et préconisée dans le Grenelle de l’environnement) et ne pourront être « accessibles » aux personnes à mobilité réduite, les critères normatifs étant beaucoup plus coûteux à la construction ! ;
prix d’un terrain aujourd’hui (dans une région où les prix sont « abordables », l’exemple ne peut en aucun cas concerner Paris, le Sud de la France et autres villes littorales touchées par l’inflation immobilière) : 80 €/m2 ;
surface du terrain financée par le dispositif Boutin : 250 m2 environ ;
d’où un coût estimé du terrain à : 20 000 € (250 x 80 €). Dans 20 ans, coût du terrain (estimation) : 28 000 € environ (financement envisageable sur 6 ans : 453,54 €/mois, pour rester dans le « 15 € par jour »).
Donc
Pour l’acquisition d’une maison + terrain à 15 € par jour, soit 450 €/mois, il faudra la financer durant 26 ans en moyenne ! Si les prétendants à l’acquisition sont jeunes, ça peut se concevoir (on finance bien jusqu’à 35 ans !). Cependant, peut-on imaginer un tel plan de financement au (très) long cours pour des quadragénaires ou des quinquagénaires, entraînant ainsi un échelonnement qui continuera jusqu’à leur retraite ? S’ils n’ont pas aujourd’hui la capacité financière d’aller au-delà d’un tel budget, c’est que leurs revenus actuels se situent entre 1 500 et 2 000 € mensuels (condition nécessaire pour bénéficier du « Boutin nouveau »). Pas sûr que les pensions de retraites projetées dans 28 ans seront suffisantes pour absorber une mensualité de 450 € environ. Le plan Boutin organise ainsi le surendettement de retraités modestes de demain. Seront-ils alors obligés de revendre en bout de crédit (souffle ?) ces maisons à 15 €, les renvoyant à une régression sociale en les obligeant à réintégrer le parc locatif privé ou social.
L’acquéreur, primo-accédant, bénéficiera également du PTZ (prêt à taux zéro), et du fait de ses modestes ressources, obtiendra un différé de remboursement de 15 à 18 ans suivant ses revenus. Donc, au bout de 15 ans, le cumul des deux crédits contractés (prêt amortissable classique et prêt à 0 %) risquera fort de surendetter le bénéficiaire de ce dispositif. Pire encore sera la situation quand il faudra rajouter aux deux premiers, le crédit du terrain !
Une vraie bombe à retardement !
Avant cela, la loi dite TEPA (loi sur le Travail, l’emploi et le pouvoir d’achat) plus connue sous de nom de « paquet fiscal », du 21 août 2007, a mis en place des mesures (coûteuses) de défiscalisation d’une partie des intérêts d’emprunts pour les prêts contractés dans le cadre d’une acquisition en résidence principale, visant à relancer la croissance. Coût : 3,7 milliards d’euros.
Cette loi a également porté de 20 à 30 % le taux d’abattement applicable à la valeur de la résidence principale pour les propriétaires redevables de l’ISF (Impôt de solidarité sur les fortunes). Rappelons que cet impôt qui a été remanié à la baisse concerne les personnes qui détiennent un patrimoine net supérieur à 770 000 €. Coût estimé pour 2008 : 445 millions d’euros.
Coût total de la loi TEPA : environ 14 milliards d’euros PAR AN, dont 4,145 milliards seulement pour les mesures précédemment citées concernant la défiscalisation des plus nantis en matière de logement.
Et, enfin, dernièrement, Nicolas Sarkozy, lors du Conseil de modernisation des politiques publiques, a présenté une série de 140 mesures afin d’économiser 5 à 7 milliards d’euros par an. L’une d’entre elles concerne le logement social. En effet, il est prévu l’abaissement de 10 % des plafonds de ressources pour un logement HLM.
« La part des ménages français pouvant prétendre à un logement HLM a augmenté de moins de 60 % à près de 70 % en dix ans. Est-ce bien raisonnable ? », s’est interrogé le président. Je vous laisse méditer sur cette réflexion.
Comment peut-on à la fois :
Faire des cadeaux fiscaux coûteux permettant de satisfaire ceux qui ont la capacité financière suffisante pour se loger correctement ?
ET
Désengager l’Etat d’une nécessaire solidarité en matière de logement pour les plus modestes en leur demandant, à eux, de « payer » ce qu’il s’est permis d’offrir ?
ET
Donner l’illusion que les locataires à revenus modestes pourront devenir propriétaires dans des conditions convenables, sans risque de surendettement pour l’avenir, pour seulement 15 € par jour ?
Tout cela n’est pas très sérieux, Mme Boutin,
Tout cela est scandaleux, M. Sarkozy,
Tout cela est dangereux pour notre société qui tend à se fragmenter de plus en plus par rapport au logement.
Le logement est un besoin vital, il est la base, avec l’emploi, de l’insertion sociale et il constitue le socle d’une construction familiale nécessaire à l’épanouissement de chacun.
Agoravox.fr
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| Tags : MAISON À 15 EUROS, ENDETTEMENT, PLAN DE RIGUEUR, PAUVRETÉ, INÉGALITÉ |
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06.02.2008
La crise des crédits-poubelle n'est pas loin
L'ESPAGNE AU BORD DE LA CRISE HYPOTHÉCAIRE (Patrimoirama)
Après la crise des «subprime», va-t-on assister maintenant en Europe à la crise des «hipotecas basuras» (crédits-poubelle) ?
Certains économistes voient rapidement l'Espagne plonger dans la même crise que les Etats-Unis.
Le FMI estime d'ailleurs qu'en Espagne, le prix du logement est l'un des plus surévalués, davantage encore qu'aux Etats-Unis.
Les prix de l'immobilier ont progressé de 150% en Espagne en 10 ans, et le secteur de la construction pèse plus d'un cinquième du PIB.
La dette hypothécaire (ménages plus entreprises) atteint le chiffre inquiétant du produit intérieur brut de l'Espagne.
Pour la première fois, on observe une baisse des prix dans treize provinces espagnoles.
D'après la banque centrale d'Espagne, deux familles sur trois ont du mal à payer leurs crédits.
La hausse des taux d'intérêt a été très forte en Espagne.
De 2005 à fin 2007, on est passé de 2,5% à 4,75%.
Chaque jour, la presse relate des cas de familles prises à la gorge, obligées de vendre leur appartement pour redevenir locataires, ou se serrant la ceinture dans leur vie quotidienne.
La ministère du Logement a accordé 210 euros d'aide de l'Etat pour les 22-30 ans en quête d'un logement.
Mais cette mesure, qui devrait concerner 180 000 personnes, est insuffisante face à l'ampleur de la crise qui débute.
Entre 1998 et 2006, entre 600 000 et 800 000 logements ont été construits.
En 2007, ce chiffre a à peine atteint 500.000.
On prévoit à moyen terme la perte de 300 000 emplois.
L'Espagne a cependant quelques atouts:
les comptes publics assainis (la dette n'est pas lourde), croissance encore forte (on prévoit près de 3% au printemps) et un excédent budgétaire d'environ 50 milliards d'euros pour cette année
Avec ces bons fondamentaux, le gouvernement peut tenter de relancer a cosommation pour éviter les effets d'une grave crise.
Le gouvernement vient ainsi d'offrir 400 euros de remise fiscale à 13 millions de contribuables.
Ces efforts seront ils suffisants pour éviter les effets d'une crise annoncée?
La situation en France est différente : la relance se fait attendre et n'est pas à la hauteur des espérances. La dette est très lourde et les dernières actions du gouvernement vont l'augmenter. La France construit mais sans pouvoir d'achat et sans stabilité des crédits bancaires... qui va acheter?
Dans 5 semaines, votez et lancez un appel fort au gouvernement et aux municipalités UMP
06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise des subprimes, endettement |
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