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10.11.2008

NOUS VOULONS DES LOGEMENTS POUR LES SANS-ABRI AVANT NOEL

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06:56 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, plan grand froid, etienne pinte, boutin, bas-rhin, sans-abri | | |  Facebook

09.11.2008

NOUS VOULONS DES LOGEMENTS POUR LES SANS-ABRI AVANT NOEL

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07:21 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, plan grand froid, etienne pinte, boutin, bas-rhin, sans-abri | | |  Facebook

03.11.2008

L'ENFER DE LA RUE

400 sans-abri cherchent un lit à Strasbourg

376 places seront ouvertes pour le plan hivernal.

Alors tout va bien ? Non, aucune anticipation n'est faite sur la météo qui va pousser des personnes qui d'habitude ne demandent rien à contacter le 115. De nombreux sortants de prison vont venir grossir les rangs de ceux qui n'ont rien. Et puis, il y à la vie qui peut exploser en se moquant du temps qu'il fait : divorce, chômage, décès, ...
Pour le moment, retranchés dans des abris de fortune, dans des caves, sous les ponts et les piles d'autoroute, les sans-abri de Strasbourg se terrent dans les interstices qu'on lui laissent pour le moment.

Le plan d’action renforcée pour les sans-abri est lancé, des accueils de nuit, encore cette année vont pallier aux manques de lits. Cette solution indigne dure depuis 5 ans.

Le 115, n'a guère d’offre d’accueil à faire comme le démontre les chiffres de l'enquête "Solen" réalisée en juin dernier.
En effet selon cette enquête pour le bas-rhin en 2007 seules 23 % des demandes d'hébergement sont suivies d'une admission.

Contrairement à l'information largement diffusée, qui voudrait nous faire croire que les gens refuseraient les solutions et "préféreraient" la rue,  la raison des 77 % de "refus" est à 95 % par manque de places. En clair, en 2007 : 11912 demandes, 3163 sont suivies d'une admission, 8749 sont non suivies d'une admission. Et 7585 le sont faute de places.

Nous ne pouvons qu'être pessimiste pour 2008.

Le Parsa a engendré un manque de rotation dans les centres d’accueil, s'ajoutant à un accès au logement social qui est bloqué aux personnes en réinsertion.
Les portes de sortie n’existent pas, alors que tout devrait aller vers le haut.

La ministre du Logement Christine Boutin souhaite voir accélérer les sorties des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) vers les logements sociaux. Elle a fixé un objectif de sorties de 15 % par département d’ici à la fin de l’année. Lesquelles permettraient aux personnes hébergées en urgence d’accéder aux structures de stabilisation. Mais où sont ces logements ?

Depuis le campement la situation n'évolue pas. Toujours 400 personnes dehors qui survivent dans des conditions inhumaines.

Pouvons-nous encore nous taire ? D'autres solutions sont possibles.

21.09.2008

STRASBOURG : PEINE CAPITALE

STRASBOURG : RUPTURE BRUTALE DE LA CMU, LE CONSEIL GÉNÉRAL DU BAS-RHIN SUPPRIME L'ALLOCATION DE RMI À DES SANS-ABRI, LE MOBILIER ANTI-CITOYEN FLEURI SUR TOUTES LES PLACES, LE MYSTÈRE PLANE SUR LE DEVENIR DU PROJET CHALETS, LES PERSONNES RÉFUGIÉES SONT EN DANGER, LES EXPULSIONS LOCATIVES SONT SIGNÉES, LES SANS-ABRI SE VERRONT PROPOSER UNE CHAISE POUR 3 JOURS LORSQUE LA MÉTÉO SERA TROP BASSE...

PERSONNE NE RIT ?

11:42 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, plan grand froid, etienne pinte, boutin, bas-rhin, sans-abri | | |  Facebook

19.09.2008

Sans-abris : le gouvernement snobe le rapport Pinte

Ambiance glaciale. Hier, certains responsables d’associations d’aide aux démunis conviés à Matignon ont dit leur «dépit». D’autres ont fait part de leur désappointement «face à l’absence de progrès» en matière de lutte contre le mal-logement et le phénomène des sans-abris. Des mots pour rien, puisque cette rencontre a tourné «au dialogue de sourds» entre les associatifs et le Premier ministre, François Fillon, qui était accompagné de la ministre du Logement, Christine Boutin, et du Haut-Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch.

«Contraint». «Rien n’a avancé», se désolait hier soir un participant. Tout avait commencé en janvier, lorsque François Fillon avait reçu une première fois les associations à Matignon. A l’époque, le Premier ministre s’était engagé à ce que «plus personne ne soit contraint de vivre à la rue». Un parlementaire - Etienne Pinte, député UMP de Versailles (Yvelines) - avait été chargé de faire un rapport sur «l’hébergement d’urgence et l’accès au logement» des personnes sans abri, déclaré chantier prioritaire.

Face à cette bonne volonté affichée par le gouvernement, les associations s’étaient mobilisées, faisant de nombreuses propositions - tirées de leurs expériences de terrain - pour alimenter le travail d’Etienne Pinte. Le député de Versailles a remis son rapport le 5 septembre au Premier ministre (Libération du 6 et 7 septembre). «Nous sommes d’accord avec de nombreuses propositions contenues dans ce document», pointe Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre. Mais, pour les associations, ce rapport ressemble à un coup pour rien, du fait de l’attitude de la ministre du logement, Christine Boutin.

«Hier, à Matignon, j’ai fait part de mon étonnement de voir que Madame Boutin a rendu public dès le 10 juillet son projet de loi sur le logement, bien avant la remise du rapport d’Etienne Pinte», relatait à l’issue de la réunion Christophe Deltombe, le président d’Emmaüs France. Autrement dit, le rapport qui devait précisément nourrir le projet de loi baptisé «mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion» a été superbement ignoré par la ministre. Réponse de Christine Boutin : il fallait aller vite en raison du calendrier parlementaire, et des propositions du rapport Pinte pourront être reprises par des amendements. Un argument qui n’a pas convaincu ses interlocuteurs.

Régressives. «Pour nous, elle a perdu toute crédibilité», pointait un associatif. «Nous, on a l’impression que le rapport Pinte va être traduit de façon très édulcorée» dans la loi, affirmait sans illusion François Soulage, président du Secours catholique. Pour Augustin Legrand, des Don Quichotte, «Christine Boutin renie tous les engagements et tous les discours qu’elle tenait avant d’être ministre». Les associations font observer que son projet de loi contient des mesures régressives. Il réduit à un an (contre trois actuellement) le délai des expulsions locatives et permet aux communes concernées par le quota des 20 % de HLM de construire à la place des logements en accession à la propriété.

TONINO SERAFINI - LIBÉRATION

• C'était prévisible ! Madame Boutin n'a entendu que des positions d'opposition de convenance, dans les journeaux ! Deux ou trois communiqués ont circulés...

Le Collectif SDF Alsace a écrit à toutes les associations réunies. Aucune n'a daigné réagir. À Strasbourg, dans le Bas-Rhin le chacun pour soi règne en maïtre avec le copinage à tout prix ! Aucun soutien ne nous est parvenu, pas même une interrogation. Lorsque viendra la bonne saison pour que les médias s'intéressent à cette situation indigne, nul doute que certains y verront l'occasion d'un communiqué sur les pauvres Sans-abri.

CET HIVER LE PLAN GRAND FROID VA SUBVENTIONNER UN PROJET CHAISES DANS L'INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE

19.08.2008

Immigration - Etienne Pinte député UMP s'en prend à Hortefeux

PARIS, 18 août (Reuters) - Le député UMP Etienne Pinte reproche au ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, de jeter injustement l'opprobre sur les
associations après les récentes révoltes dans des centres de rétention pour immigrés.

Dans une tribune publiée par Le Monde daté du 19 août, l'élu des Yvelines souligne que les associations avaient dès le mois de juin alerté les autorités sur la situation dans ces centres, en particulier à Vincennes.

Il rappelle que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait publié en 2005 un décret limitant à 145 le nombre de personnes placées dans un centre mais que celui de Vincennes en a accueilli jusqu'à 280.

"Qui a pris la décision de doubler ce chiffre à Vincennes, détournant ainsi l'esprit de la loi ? Pourquoi ne pas avoir construit des centres à dimension humaine semblables à ceux de Bobigny ou de Plaisir ?", demande-t-il.

"Il ne faut jamais oublier qu'un retenu n'est pas un délinquant. Il n'est pas un prisonnier. Il doit être traité avec dignité et humanisme", ajoute Etienne Pinte.

Pour le député, "la solution n'est pas d'interdire une manifestation au pays des droits de l'homme au moment où nous exprimons à la Chine des réticences en la matière".

"Avant de jeter l'opprobre sur les associations, que les responsables politiques assument leurs responsabilités et prennent conscience de la poutre qui aveugle leur jugement", écrit-il.

Une association de soutien s'est vu interdire au début du mois de manifester aux abords du centre du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).

Brice Hortefeux a estimé que celle-ci avait incité des personnes retenues à mettre le feu à des matelas et qu'un nouveau rassemblement pouvait dégénérer.

Dans un communiqué, le Parti socialiste estime que "la mise en cause publique de Brice Hortefeux par Etienne Pinte montre que la politique migratoire de Brice Hortefeux crée le malaise jusque dans les rangs de la majorité."

De son côté, l'association SOS Soutien aux sans-papiers "salue le courage et la lucidité de M. Etienne Pinte, de l'UMP, remettant en cause les accusations de son gouvernement visant à criminaliser les associations de soutien aux sans-papiers", dit un communiqué remis à Reuters.

L'association précise qu'elle "continuera à demander la fermeture de tous les centres de rétention administratifs". /GB/MG (Gérard Bon et Mourad Guichard)

• Rappel : Etienne Pinte a réalisé un rapport sur l'hébergement et le logement... que Christine Boutin n'a même pas attendu pour sortir son infâme PALO... Parce que ce rapport était attendu par les personnes concernées et les associations ?

24.06.2008

Etienne Pinte plaide pour le développement de structures d'hébergement

Etienne Pinte : « Il faut mobiliser les propriétaires privés en faveur du logement social »

Dans le rapport qu'il s'apprête à remettre à Matignon, Étienne Pinte, député UMP des Yvelines, plaide pour développer les structures d'hébergement

Après la nouvelle mobilisation des Enfants de Don Quichotte, fin 2007, le premier ministre avait chargé Étienne Pinte d’une mission sur « la relance de la politique de l’hébergement et l’accès au logement ». Le 29 janvier, le député des Yvelines remettait à François Fillon ses premières propositions.

Certaines ont été mises en œuvre, comme la nomination d’un super-préfet, Alain Régnier, pour coordonner les actions en faveur des mal-logés. Dans quelques jours, Étienne Pinte remettra son rapport final. Ses propositions, dont il dévoile les grandes lignes à La Croix, vont peser pour la préparation du projet de loi sur le logement qui sera présenté à l’automne.

La Croix : Au terme de votre mission, à quelle conclusion êtes-vous parvenu sur les besoins d’hébergement pour les gens de la rue ?
Étienne Pinte : Au début de mes auditions, certains experts m’ont expliqué que la politique volontariste de construction de logements sera à l’avenir suffisante pour limiter les besoins de places en hébergement d’urgence ou de réinsertion sociale. Je ne crois pas à cette analyse. La France aura encore besoin de places d’hébergement pour les gens de la rue. Ce n’est surtout pas le moment de baisser la garde.

Pourquoi ce constat pessimiste ?
D’une part, la conjoncture n’est pas bonne pour la construction, en raison de l’augmentation des prix des matières premières ou de la restriction de l’accès au crédit. Les objectifs 2007 n’ont pas été tenus et la situation à venir sera encore plus tendue. D’autre part, l’accompagnement social et humain demeure aujourd’hui insuffisant dans les centres d’hébergement, qui restent la première étape indispensable pour sortir de la rue. On estime qu’il y a aujourd’hui en France entre 80 000 et 100 000 personnes sans domicile fixe.

Enfin, notre société produit de plus en plus de personnes fragiles qui ont besoin d’être accompagnées. Le désengagement de l’État en matière de prise en charge psychiatrique s’est traduit par la fermeture de nombreux établissements spécialisés. De même, on sait que 30 % des personnes expulsées d’un logement social sont concernées par des troubles de comportement. Il est donc indispensable de relancer l’effort en faveur des centres d’hébergement d’urgence ou de réinsertion.

Après l’étape de l’hébergement, comment permettre aux plus démunis d’accéder au logement ?
Il existe une large variété de solutions qu’il faut développer : les maisons relais, les dispositifs de sous-location, les logements passerelles… Les moyens de l’État étant limités, je vais insister sur la mobilisation des propriétaires privés en faveur du logement social. Par exemple, je propose de les inciter à louer à des personnes fragiles, via des associations qui apportent des garanties de paiement de loyer, d’entretien ou de récupération du bien.

On appelle cela l’intermédiation. Actuellement, les propriétaires y sont incités par des déductions fiscales à hauteur de 30 % à 45 % des loyers perçus. Il faut aller jusqu’à 80 voire 100 %. Le propriétaire pourrait également être exonéré de la taxe foncière.

Il s’agit aussi de mobiliser les communes. Les maisons relais sont des structures qui associent des studios privatifs à des parties communes, pour le logement de personnes qui ne sont pas autonomes. Afin de les développer, je propose qu’une place en maison relais compte double pour le calcul du seuil des 20 % des logements sociaux que la loi SRU impose à toutes les municipalités. De la même manière, je souhaite que les logements dits « très sociaux » comptent pour deux.

Que faire vis-à-vis des communes qui ne jouent pas le jeu ?
Parmi mes premières propositions, en janvier, je demandais que soit créé un droit de préemption et la délivrance des permis de construire aux préfets, en cas de carence du maire. Allons plus loin. Il faut accroître la pénalité financière des communes qui ne respectent pas les objectifs de logement social. Je propose aussi que tous les promoteurs immobiliers, pour les programmes supérieurs à 10 logements, soient incités à réserver 20 à 25 % de logement social.

Que pensez-vous de l’annonce du gouvernement de « surloyers » pour les locataires aisés de HLM ?
C’est une bonne chose mais cela ne suffira pas. Il faut donner davantage la possibilité aux bailleurs sociaux de faire de la péréquation entre les locataires de revenus faibles et supérieurs. Il conviendrait aussi de lier le montant du loyer aux revenus des ménages en pratiquant des loyers progressifs. Dans les communes, les tarifs de cantine scolaire ou d’une activité sportive sont proportionnels aux revenus des foyers.

Ce système du quotient familial doit être étendu au logement. On pourrait également prendre en compte le patrimoine des locataires de logements sociaux. Certains d’entre eux sont propriétaires de biens qu’ils louent pour un montant supérieur à leur propre loyer. D’autres n’occupent plus leur appartement HLM comme logement social, mais le conservent comme simple pied-à-terre. De telles situations ne sont plus acceptables.
Propos recueillis par Bernard GORCE - LA CROIX (la-Croix.com)

14.06.2008

Sans abri : l’application du plan 2008-2012 évaluée

La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) publie un baromètre évaluant par trimestre l’application du plan d’actions 2008-2012 en faveur des personnes sans abri ou mal logées. Elaboré par un collectif d’associations, ce baromètre s’appuie sur le suivi d’une centaine de mesures traduisant le plan pluriannuel présenté par le gouvernement en janvier 2008.

Les premiers résultats publiés en mai 2008 montrent que 3% des mesures annoncées sont d’ores et déjà appliquées quand la mise en œuvre de 12% d’entre elles est engagée et que celle des 85% restantes n’a pas encore débuté. Le baromètre révèle que seules deux des seize mesures identifiées comme nécessaires à la conduite du plan d’actions ont jusqu’à présent été appliquées. Les associations notent qu’il a fallu cinq mois pour nommer le haut fonctionnaire en charge de piloter la mise en œuvre du plan et qu’il n’a pas été possible d’attribuer les 250 millions d’euros de crédits débloqués en urgence pour l’année 2008.

Le collectif à l’initiative de ce baromètre est constitué d’une trentaine d’associations, unions et fédérations intervenant notamment dans le domaine du logement, parmi lesquelles la FNARS, Emmaüs France, la Fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement (FAPIL) et l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ).

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