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30.07.2011

Manifestation contre les expulsions: dimanche 31 juillet à 11h à Montreuil

LA VILLE N'EST NI AUX SPECULATEURS,
NI À LA POLICE,
ELLE EST A CEUX QUI L'HABITENT.

Le 74 rue des Caillots est une maison occupée depuis 2007. Jamais les occupants n'avait été inquiétés jusqu'à ce que le nouveau propriétaire Hafid Hafed et son collègue Mehdi Ibanez, agents immobiliers chez IAD France, viennent avec des hommes de main pour tenter de les déloger très violemment les 23 et 24 juillet dernier. À chacun de leur passage, la police les protège alors qu'ils saccagent la maison. D'ailleurs, les flics ont essayé de faire porter la responsabilité des troubles aux occupants, par exemple en tentant d'arrêter l'une des personnes blessées lors de l'attaque ou en transformant une plainte contre Hafid Hafed en interrogatoire accusatoire. Néanmoins grâce à la solidarité du voisinage, des amis et soutiens du 74 rue des Caillots, la maison est défendue et les assaillants repoussés. L'information se diffuse et les pouvoirs publics sont obligés de réagir. Hafid Hafed se voit obligé de déclarer qu'il va passer par les voies légales pour !
 récupérer son bien.

Il y a un enjeu à agir contre ces pratiques de harcèlement et de terreur, dont les squatteurs ne sont pas la seule cible. L’histoire récente est remplie d’exemples où les hommes de main des promoteurs et des marchands de biens s’en prennent à tous ceux qui ne peuvent payer leur loyer ou rembourser leur crédit, ou encore à ceux qui ont le malheur de gêner des projets immobiliers en refusant de quitter leur logement volontairement. 

VIVE LA LUTTE DU 94 RUE DES SORINS !

Le 94 rue des Sorins est une usine occupée par plus de 300 personnes dont la plupart sont sans papiers. Il y a des jeunes travailleurs, des familles avec des enfants... Menacés d'expulsion et harcelés par la police, les occupants de la rue des Sorins exigent que les autorités les entendent afin d'être régularisés et relogés.

Certains habitants sont venus soutenir les occupants du 74 rue des Caillots: c'est d'ailleurs à leur arrivée que les assaillants ont fini par partir. Suite à leur venue, 5 d'entre eux ont été arrêtés dans la cour même de chez eux. 4 ont été placés en centre de rétention. Puis le commissaire de Montreuil et des agents de la préfecture sont passés pour annoncer l'imminence de leur expulsion.

Ces actions concomitantes des vigiles et de la police contre les squats s'inscrivent au coeur d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, grand Paris...). Il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides.

Ce que nous refusons c'est votre enfer, et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire à la beauté et à la puissance de la solidarité.


MANIFESTATION CONTRE TOUTES LES EXPULSIONS :
Dimanche 31 Juillet, 11h, rue piétonne Croix de Chavaux, Montreuil. M. Croix de Chavaux.

23.04.2011

CES EXPULSIONS DONT ON NE PARLE PAS

• un sans-abri expulsé de son bout de trottoir ;

• une femme et son gosse de 11 ans expulsés du foyer d'accueil d'urgence pour "femmes en danger" ;

• un vieux monsieur expulsé de son logement parce que le propriétaire privé veut y loger son neveu ;

• une famille expulsée de son logement social pour une dette de 700 euros ;

• les sans-abri expulsés des lieux publics ;

• et les autres

08:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, sans domicile fixe, expulsions locatives | | |  Facebook

26.03.2011

La Rochelle : Dernier espoir avant la rue

La Rochelle - Dernier espoir avant la rue. Être expulsé de son logement, ça peut arriver à tout le monde. Même à La Rochelle. L’association Droit au logement est venue le rappeler hier au préfet.

Vingt-sept dossiers. Un monceau de papiers entassés les uns sur les autres. À l’intérieur, le désarroi de familles rochelaises, menacées de devoir quitter à tout moment leur appartement ou leur maison depuis le 16 mars, date de la reprise des expulsions locatives. Leur sort n’est plus entre leurs mains, mais leur espoir réside entre celles des bénévoles de l’association Droit au logement.

Depuis de nombreuses années, le DAL bat le pavé pour défendre les mal logés et les sans-abri, en dénonçant au passage l’apathie des pouvoirs publics. Hier, profitant d’une tournée nationale du porte-parole national et fondateur du DAL Jean-Baptiste Eyraud, la délégation rochelaise est allée administrer une piqûre de rappel au préfet de la Charente-Maritime. Une visite courte et néanmoins courtoise, durant laquelle la délégation locale a porté à la connaissance du haut fonctionnaire les problèmes locaux.

« Nous avons fait part de nos doléances au sujet des expulsions sans solution de relogement. Nous devons nous revoir pour avoir des réponses plus précises », explique Mehdi El Bouali, responsable du DAL à La Rochelle.

Des travailleurs expulsés.
Ce dernier n’a pas manqué d’alerter le préfet sur la situation des 27 familles de l’agglomération rochelaise expulsables.

« Elles vivent avec la peur au ventre, dans l’angoisse de voir arriver brusquement l’huissier et les policiers, chargés de les forcer à partir. Elles habitent pour la plupart à La Rochelle, principalement en centre-ville et dans les quartiers. Nous en connaissons aussi à Aytré, Périgny. La grande majorité des dossiers concerne des bailleurs privés. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, il ne s’agit pas de chômeurs, de personnes qui profitent du système, mais de travailleurs. Ce sont simplement des familles qui ne peuvent plus faire face aux charges locatives », remarque Mehdi El Bouali.

Le responsable soupçonne l’existence de nombreuses familles en grande difficulté, qui ne se sont pas encore fait connaître. Surtout dans une ville de bord de mer, où les loyers sont parmi les plus chers de la région.

« La part du loyer dans le budget des ménages est plus importante qu’ailleurs. Il y a aussi énormément de logements vides. Nous en avons recensé un bon millier. Par ailleurs, nous savons que les bailleurs sociaux travaillent à flux tendu, dès qu’une place se libère, elle est aussitôt prise. »

Le DAL dispose d’un local à La Rochelle… au domicile de Mehdi El Bouali. Composé uniquement de bénévoles, la délégation locale manque de main-d’œuvre pour monter les dossiers, mais aussi, c’est déjà ça, pour offrir une écoute au public.

Droit au logement : La Rochelle, 51, avenue d’Oslo. Permanence le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, le samedi de 9 heures à 18 heures. Tél. 07 86 83 93 69.

  • sudouest.fr

07:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, droit au logement, expulsions locatives | | |  Facebook

17.04.2010

EXPULSIONS : Comment la mairie de Sotteville-sur-Mer a géré la crise des maisons « EDF »

On expulse à Gravelines pour libérer des maisons « EDF » mises en vente (notre édition du mardi 13 avril). La cession de ce parc immobilier ne concerne pas seulement notre littoral. À Sotteville-sur-Mer,(Seine-Maritime), la maire a été confrontée à la même situation, se battant bec et ongles pour empêcher les expulsions et transformer les pavillons en logements sociaux.

 

PAR ALEXIS CONSTANT - LA VOIX DU NORD

En fin de semaine dernière, le DAL (droit au logement) dénonçait la situation de retraités EDF qui font l'objet d'une procédure d'expulsion à Gravelines, étant dans l'incapacité de racheter leur logement mis en vente par leur bailleur.

Le Cottage a bien proposé de racheter une partie de ce parc immobilier, qui compte environ 400 habitations dont 150 sont vacantes. Mais les prix demandés par SAFRAN, le propriétaire, filiale d'EDF, ont refroidi les ardeurs du bailleur social.

En 2008, à Sotteville-sur-Mer, en Seine-Maritime, minuscule commune du littoral normand (360 habitants) sise entre les centrales nucléaires de Paluel et Penly, Dominique Chauvel, la maire (PS), a été confrontée à la même situation.

« J'ai 22 pavillons EDF sur ma commune. Il y a deux ans, on a annoncé à dix locataires, essentiellement des retraités d'EDF, que leurs maisons étaient mises en vente. Ils étaient prioritaires pour les racheter, mais les prix leur étaient inaccessibles. Ces maisons, je les voyais proposées à la vente dans des agences immobilières. Je voulais que ces gens puissent rester chez eux et j'ai décidé d'aller jusqu'au bout ».

Dominique Chauvel, par ailleurs vice-présidente du conseil général de Seine-Maritime, a frappé à toutes les portes. Elle convoque le sous-préfet, trois bailleurs sociaux, le conseil général, provoque des réunions. Les bailleurs sociaux sont bien intéressés par une reprise, mais les prix avancés par SAFRAN sont trop élevés.

Âpre combat

À force d'insister, elle obtient de SAFRAN qu'il proroge jusqu'en 2012 la résiliation des baux. Un sursis pour les locataires. La maire indique que l'une des occupantes a perdu son mari agent EDF, ainsi que son fils. « Elle avait presque toujours vécu dans cette maison. Je ne pouvais pas me résoudre à ce qu'elle soit expulsée, s'insurge-t-elle. Je suis allée personnellement au ministère du Logement, à l'époque tenu par Christine Boutin, pour dénoncer cette situation. On m'a promis un soutien. J'étais prête à parler de ce scandale au niveau national. Ces logements ont été construits par l'État et ont été amortis depuis bien longtemps par les loyers versés ».

Au terme d'un âpre combat, Dominique Chauvel a réussi à décrocher des financements : subventions d'État au titre du logement social, département, commune, bailleur social... Tous ont mis la main à la poche pour ne pas laisser partir ces pavillons sur le marché privé.

SAFRAN a fini par revoir ses ambitions légèrement à la baisse. « C'est drôle que vous m'appeliez maintenant, car le bailleur social vient juste de signer le compromis de vente des dix pavillons ». Les locataires, qui peuvent se féliciter de voir leurs problèmes pris à bras le corps par leur élue, ne seront jamais expulsés. La commune a gagné des logements sociaux assez coquets. •

25.02.2010

Aix : squatteuse par nécessité avec trois enfants

Source Nicolas Rey - LA PROVENCE - La jeune femme qui occupe depuis un an une HLM de façon illégale, est menacée d'expulsion

Emilie et ses enfants ont investi et occupent de façon illégale un logement HLM.

Emilie et ses enfants ont investi et occupent de façon illégale un logement HLM. Photos Sophie Spitéri

Début janvier 2009. Alors qu'Aix se réveille sous la neige dans une douce pagaille, certains cherchent leur luge, d'autres un toit. C'est le cas d'Émilie Rossi, une jeune femme de 28 ans que les hasards souvent douloureux de la vie ont poussée jusque dans la rue, avec ses trois enfants, d'un à cinq ans.

Pas très loin du minuscule appartement de sa mère, un logement HLM est vacant, dans un des bâtiments de la Pinette, au Nord de la ville. Émilie force la porte et s'y installe. En connaissance de cause. "Ce que j'ai fait est illégal, je le sais bien, admet-elle. Mais je n'avais pas le choix. Je ne me suis pas cachée, je suis allée tout de suite m'identifier au commissariat". Les policiers aixois ont eu du mal à en croire leur main courante: un "squatteur" qui vient se signaler et qui demande même à payer un loyer !

"Je leur ai expliqué ma situation pour qu'ils comprennent que cette occupation illicite était vraiment mon dernier recours". L'histoire d'Émilie le prouve: avec 600euros mensuels -le RSA pour unique ressource-, les agences immobilières qui réclament des revenus à hauteur de trois fois le loyer et qui ne peuvent pas proposer un studio à un foyer qui compte trois enfants, ne peuvent rien pour elle. Sur liste d'attente chez le bailleur social "13 Habitat" depuis 2007, rien ne semblait donc offrir la moindre perspective à la jeune femme.

Les mandats envoyés pour couvrir une partie des "indemnités d'occupation" qui lui sont réclamées n'y changeront rien: l'office HLM engage une procédure d'expulsion qui sera validée par le tribunal en première instance puis en appel. "Nous avons essayé de faire reconnaître l'existence d'un bail tacite, explique Me Gaël Fombelle qui a défendu les intérêts d'Émilie. Mais le tribunal n'a retenu que le caractère sans droit ni titre de l'occupation du logement, tout en reconnaissant que l'appartement a toujours été bien entretenu."

Régularisation impossible Pour 13 Habitat, impossible de transiger: "C'est un principe auquel nous ne dérogeons pas, explique-t-on à Marseille dans l'encadrement de l'office HLM. Il est hors de question de régulariser des occupations illégales de logement par des personnes qui court-circuitent l'ordre d'attribution, lui-même défini sur critères d'urgence. Certaines familles attendent depuis deux ou trois ans, dans des situations au moins aussi dramatiques… Personne ne peut faire prévaloir son urgence sur celle des autres. Ce logement était sans doute destiné à une famille qui avait dû respecter la procédure et qui en a été privé. Nous ne pouvons avaliser de telles pratiques qui risqueraient alors de se généraliser."

Émilie dément : "L'appartement, sur le contingent de la préfecture, était vacant depuis longtemps, et je n'en ai privé personne. Je n'exige rien, je voudrais seulement un toit décent pour mes enfants. Celui-ci ou un autre." Le salut ne viendra semble-t-il pas non plus de la mairie où ses demandes d'entretien sont restées lettres mortes, ni du côté des services sociaux. "La seule solution que me propose l'assistante sociale, c'est le foyer, poursuit Émilie. Et on me laisse entendre qu'en cas de refus, on me retirera la garde de mes enfants. C'est insupportable."

Une situation d'autant plus intenable que se rapproche l'échéance de l'expulsion. "Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous engageons ce type de procédure, note-t-on encore chez 13 Habitat. Nous ne sommes évidemment pas insensibles à la dimension humaine de ce problème. Mais si cette famille refuse de quitter les lieux d'elle-même, il n'y a pas d'autre issue que l'expulsion, qui est toujours un échec". Émilie le sait et n'en dort plus, tout en essayant de donner le change devant ses enfants, pour qu'ils pâtissent le moins possible de la situation. "J'ai fait tout ce que je pouvais faire mais je suis aujourd'hui dans une impasse. Je voudrais juste qu'on m'aide. Un peu."

 

10.01.2010

Alors que l'hiver se fait plus rugueux, les centres d'hébergement d'urgence sont déjà pleins. ...

Les jeunes sont de plus en plus nombreux dans la rue

La Voix du Nord - « Il y a de plus en plus de personnes qui appellent pour la première fois au niveau du 115, c'est un fait majeur, analyse Alexis Lefrancq, directeur de la CAOH. Des jeunes principalement. » Rupture familiale, rupture de couple, violences conjugales, perte de logement lié à une perte d'emploi, quelques salariés, des couples, les raisons qui ont plongé toutes ces personnes dans une précarité sociale sont aussi nombreuses que les profils. L'association estime entre 25 % et 27 % le taux de jeunes de moins de 25 ans.

Parmi l'ensemble des personnes nécessitant un hébergement d'urgence, on trouve également des hommes et des femmes présentant des troubles psychologiques, des pathologies, des familles endettées ou des addictions à l'alcool, les drogues. « On a des personnes qui refusent d'intégrer toute forme de collectivité. Elles n'ont jamais connu de structure d'urgence, remarque encore le directeur. On a aussi des personnes qui connaissent très bien ces structures mais qui en ont marre. Un ras-le-bol. On a aussi des salariés, qui n'ont pas le même profil. Certaines aussi sont orientés sur Valenciennes alors qu'ils sont en difficulté sur le territoire. » On dit l'été plus meurtrier que l'hiver. Certes le froid n'est pas en cause, mais l'hygiène, la chaleur, la déshydratation sont des causes à ne pas négliger. D'autant plus que nombre de centres ferment leurs portes à ce moment, les expulsions reprennent, et les jeunes en difficultés familiales n'hésitent plus à quitter leur domicile. En été, on est pus facilement mis à la rue. • F. GR.

20.12.2009

Paris : Quand la Préfecture organise une expulsion

A une semaine de Noel, vendredi 18 décembre 18h, la préfecture a décidé l'évacuation de 22 personnes d'un bâtiment réquisitionné, 6 rue de Saintonge à Paris dans le 3ème arrondissement; "Un certain nombre d'éléments incitent à croire que ces personnes seraient là depuis plus de 10 jours" explique Gauthier Caron-Thibaut, conseiller de Paris et adjoint au logement du 3ème arrondissement, qui rajoute "A l'heure où la ville de Paris ouvre ses gymnases et des salles pour les SDF, la préfecture décide elle de mettre à la rue une vingtaine de jeunes en difficultés".

Selon Robert Bianco de la mission Squat de Médecins du monde, "les dispositifs d'hébergement sont dès le matin saturés pour le soir, le 115 est débordé par les appels et on manque terriblement de places !".

"22 personnes ont donc été embarquées par la police pour avoir voulu se loger et éviter le froid glacial" conclut Julien Bayou de l’Association Jeudi-Noir. Ce bâtiment de plus de 1500 m² est inoccupé depuis plus de 10 ans. Son propriétaire se sert du rez-de-chaussée comme d'un entrepôt et laisse les étages vides ! Cette évacuation semble aussi illégale que celle opérée en mai 2008 contre le bâtiment réquisitionné par Jeudi-Noir impasse St Claude toujours dans le 3eme. Evacuation condamnée en justice quelques mois plus tard...

11:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expulsions locatives, sans-abri, sans domicile fixe | | |  Facebook

Paris: défilé pour les réquisitions

Le Figaro - Quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris à l'appel de plusieurs associations pour réclamer l'application de la loi des réquisitions des immeubles vides, a constaté un journaliste de l'AFP. Après un bref rassemblement devant l'église Notre-Dame de Lorette (IXe), le cortège regroupant des militants notamment du Collectif Jeudi Noir, de l'association Droit au Logement (Dal), d'ATD Quart Monde et du Comité des Sans Logis est passé devant plusieurs immeubles vides.

Marchant derrière une banderole proclamant "Urgence, réquisitions", ils ont scandé des slogans appelant à la "solidarité avec les mal logés" ou dénonçant "des expulsions sans relogement". Devant un immeuble de six étages propriété de la Banque de Chine, rue Laffitte (IXe), vide depuis deux ans, Jean-Baptiste Eyraud a interpellé "l'Etat (qui) ne reloge pas les demandeurs de logement, les sans-abri et tous les jeunes qui galèrent tous les jours" à la recherche d'un toit.

Ces immeubles, comme celui de la rue Saint-Marc (IIe) et de la rue Montmartre (IIe) appartiennent à des organismes de crédit ou d'assurance et sont tous vacants depuis plusieurs années. Selon Julien Bayou du Collectif Jeudi Noir, certains bâtiments sont inoccupées depuis 10 ans comme celui de la rue Saint-Marc que le porte-parole de Dal a montré aux personnalités politiques et du spectacle, comme les comédiennes Josiane Balasko ou Miou-Miou.

22.11.2009

Troisième partie de l’analyse du rapport du Conseil d’Etat 2009

Expulsion : privilégier le préventif et l’accompagnement social

Rappel des chiffres de 2007

106 000 jugements d’expulsion

48 273 commandements de quitter les lieux

41 250 demandes de concours de la force publique

26 500 décisions octroyant le concours de la force publique

10 640 expulsions avec concours de la force publique

Prévention des expulsions

Le préfet doit obligatoirement recevoir copie par l’huissier de toute assignation devant le tribunal d’instance. Le Préfet déclenche alors une enquête sociale.

Le Conseil d’État épingle dans son rapport ces enquêtes sociales qu’il juge « de qualité très variable  selon les départements ». De même, les magistrats du Conseil d’État pointent du doigt  « le caractère peu lisible des commandements de payer et parfois irréaliste des plans d’apurement au regard des ressources des ménages, les difficultés d’accès et d’intervention constatées auprès des FSL, la complexité des procédures puisqu’il faut saisir trois instances différentes lorsque existent  parallèlement des dettes sur crédits mobiliers (SDAPL ou CAF, FSL et commission de surendettement) ».

« La grande hétérogénéité des informations transmises au juge aux termes des enquêtes sociales et l’insuffisance de l’accompagnement juridique des personnes en difficultés » font également l’objet de lourdes critiques.

Maintien dans les lieux et accompagnement social

Le Conseil d’État n’a pas ici désiré faire œuvre d’originalité quant à ces propositions.

« Les voies et moyens pour minimiser les expulsions sont clairs et connus :

- obliger le propriétaire à prévenir l’assureur ou les organismes sociaux dès le premier incident de paiement pour empêcher l’arriéré de loyer de grossir et d’atteindre rapidement des montants élevés;

- déclencher immédiatement un diagnostic social par un intervenant social local, capable de s’y retrouver dans le maquis des aides, des acteurs et des procédures ;

- négocier un apurement amiable avec maintien des aides personnelles pour ceux dont la situation financière découle d’un accident de parcours

- disposer d’une capacité de relogement dans un parc et dans un logement correspondant à leur niveau de ressources pour ceux dont le taux d’effort est disproportionné »

Le rôle du juge judiciaire

Le constat du Conseil d’État est sans appel : « Malgré les pouvoirs reconnus au juge, le nombre des expulsions a augmenté donnant à penser que nombre de juges demeurent réticents à remplir ce rôle social et continuent à faire prévaloir le droit de propriété et la sanction du locataire mauvais payeur ».

S’agissant de la réduction du délais de suspension maximal de l’expulsion de trois ans à un an par la loi « Mole », le Conseil d’État considère que cette modification « présente toutefois l’inconvénient majeur d’interférer avec les protocoles d’apurement des dettes : comme ceux-ci doivent être d’une durée assez longue (24 à 36 mois) pour permettre au locataire d’amortir sa dette, il est à craindre que le raccourcissement du délai donné au juge aura pour effet de raccourcir la durée des protocoles et de rendre plus difficile leur respect, avec pour conséquence ultime d’augmenter les difficultés des locataires, le nombre des expulsions et celui des personnes à reloger au titre du DALO. »

Le Conseil d’État se félicite de l’article 58 de la loi « Mole » qui a modifié l’article 1719 du Code civil en interdisant au bailleur de se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l’expulsion de l’occupant d’un local impropre à l’habitation. Le Conseil d’État espère que dans la lignée de cette nouvelle disposition, le législateur permette au juge dans le cas d’un immeuble frappé d’un arrêté d’insalubrité ou de péril ou d’un hôtel meublé sous prescription de sécurité de soulever ce moyen d’office et de refuser la résiliation du bail et l’expulsion.

Concours de la force publique

Le Conseil d’État fait état du caractère problématique de l’octroi du concours de la force publique. Aux yeux des magistrats, que le concours soit accordé ou non, c’est l’État qui est mis à contribution.

« Si le juge judiciaire et le préfet amélioraient encore le taux d’exécution des décisions de justice au prix d’une mobilisation importante de ressources humaines et financières, ils accroîtraient immédiatement les charges de relogement pesant sur l’Etat au titre du DALO, charges qu’il assume parfois difficilement. Si au contraire ils privilégient le maintien dans les lieux, ils vont à l’encontre de la jurisprudence constitutionnelle et devraient faire exploser les coûts à la charge de l’Etat, sans résoudre de manière satisfaisante la question du relogement du locataire. »

06:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expulsions locatives, locataire, loi mole, bailleur social | | |  Facebook

01.11.2009

CE N'EST PAS LA TRÊVE HIVERNALE POUR TOUT LE MONDE

PAS DE TRÊVE POUR LA MORT DANS VOS RUES !
280 MORTS DE LA RUE RECENSÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE : morts de froid, morts de faim, morts de maladie, ...

Combien doivent mourir pour qu'enfin les personnes privées d'un hébergement ou d'un logement soient prises en compte ?

PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI S'INSTALLENT DANS DES MAISONS, DES BÂTIMENTS POURTANT ABANDONNÉS ;

PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI VIVENT EN CARAVANE ;

ET POUR CEUX QUI RENCONTRENT UNE DIFFICULTÉ (perte d'emploi, maladie, décès, divorce...) LA TRÊVE EST DE COURTE DURÉE.

Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés.

La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.

Qui somme nous ?
* 22 % des personnes privées de logement, sont des femmes ;
* 1 femme sans-abri sur 3 est accompagnée d'enfants ;
* 25 % des personnes sans-abri travaillent, en CDD, en intérim ou autre petit boulot, les emplois précaires dominent, et font augmenter le nombre de personnes jeunes sans-abri ;

Ce sont le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux à prix très modérés qui les maintiennent à la rue, et l'absence totale de solutions alternatives.

Pourtant, en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique. Un chiffre en augmentation de plus de 150% en dix ans.

En 2009 en France : 3,5 millions de mal logés, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s'acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont aujourd'hui en situation d'impayés.

Le pire est à venir : la crise financière mondiale et ses conséquences sur tous les secteurs, notamment l’immobilier, aggravent encore la situation.

La loi DALO : En juin, plus de 7.000 ménages pourtant désignés comme prioritaires pour un logement n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal.

Que font nos municipalités, nos départements, nos régions pour pallier au désengagement réel de l'État ?
Des solutions existent ...

"notre seul tort, est d'être pauvre"

31.10.2009

Mises à la rue avant d’être relogées dans un hôtel à 3 600 euros par mois

Bien que prioritaires pour un logement, Farida et ses trois filles ont été expulsées en juillet dernier avant d’être relogées dans un hôtel à 3 600 euros par mois.

La situation de Farida, mère de trois enfants, illustre les paradoxes d’un système qui met à la rue des gens que la loi fait obligation à l’Etat de reloger.

Cette mère de trois enfants, la quarantaine, a connu des jours meilleurs : « J’étais gérante d’un restaurant, tout marchait bien pour moi. J’avais un logement privé dans le XIe, à Paris, plutôt cher : 1 300 euros pour près de 70m2. »

Devenue veuve, elle perd son emploi en 2005 mais reste dans son appartement avec ses trois filles. Ses indemnités chômage et ses APL (Aides personnalisées au logement), environ 500 euros, l’y autorisent. Mais en 2007, elle n’arrive plus à payer son loyer : elle demande alors à bénéficier du Fonds de solidarité loyer.

« Dès 2001, précise-t-elle, j’avais fait une demande de logement social mais je ne voyais jamais rien venir… » L’aide sociale lui conseille alors, en attendant un relogement, de s’acquitter mensuellement, pour le paiement de son loyer, de 240 euros et des 500 euros d‘APL. « L’Etat , dit-elle, devait prendre le reste en charge. On m’avait assuré alors qu’il y aurait apurement de mes dettes quand je serais relogée dans le social. En fait, je suis entrée dans un engrenage dingue ! »

Le 31 août 2008, un jugement d’expulsion est prononcé à son encontre. Le même jour, elle dépose une demande Dalo (Droit au logement opposable). La course contre la montre commence.

Grâce à la trêve hivernale, l’exécution du jugement est repoussée à avril 2009. Parallèlement, comme elle ne reçoit pas de réponse de la commission de médiation Dalo, elle dépose, 6 mois après, comme la loi l’y autorise, un recours auprès du Tribunal administratif.

Le jugement tombe en sa faveur : en mai 2009, elle est déclarée « prioritaire » pour un relogement mais est expulsée, avec ses filles de son appartement le 10 juillet.

Comme beaucoup de sans-logis pourvus de famille, elle est hébergée dans un petit hôtel du boulevard Voltaire : 3 600 euros pour deux petites chambres. Le loyer, bien sûr, est acquitté en partie grâce à des fonds publics. « C’est toute l’absurdité du système », soulignent les associations qui la soutiennent.

LE REPUBLICAIN LORRAIN

28.08.2009

Arrêté municipal anti-expulsions : le maire PC de Septèmes-les-Vallons assigné en justice

L'arrêté de septèmes passe en justice

Pour la première fois dans les Bouches-du-Rhône, la justice va devoir se prononcer sur un arrêté municipal anti-expulsions. André Molino, maire (PC) de Septèmes-les-Vallons, et la préfecture des Bouches-du-Rhône doivent croiser le fer ce matin devant le tribunal administratif. En mars dernier, la municipalité avait voté un arrêté interdisant l'expulsion de familles habitant dans les HLM, si les impayés de loyers sont liés à des raisons économiques et sociales et si toutes les solutions de relogement ou de réaménagement des dettes n'ont pas été mises en oeuvre.

La mairie invoque le droit au logement inscrit dans la Constitution, les conventions internationales sur le droit de l'enfant, la loi Dalo, et les déclarations de l'ex-ministre du Logement, Christine Boutin. La ministre avait proposé qu'une expulsion ne puisse plus être exécutée « sans proposer un relogement ou un hébergement pour les locataires dans l'impossibilité de payer leur loyer ». Des arrêtés similaires à celui de Septèmes avaient déjà été votés dans des communes de la périphérie de Paris et de Lyon. A chaque fois, le préfet avait obtenu leur annulation en justice. En août, la préfecture des Bouches-du-Rhône a saisi à son tour le tribunal administratif. Les services de l'Etat estiment notamment que l'exécution d'une expulsion ne relève pas des pouvoirs du maire. Mais celui-ci dispose d'un pouvoir de police. « Jeter des familles à la rue constitue, en soi, un trouble grave à l'ordre public », répondait hier la mairie de Septèmes, soulignant que le Conseil d'Etat avait validé en 2005 des arrêtés interdisant les coupures d'électricité, d'eau et de gaz pour impayés en raison de difficultés économiques.

Frédéric Legrand pour 20 minutes

12.08.2009

Fondation Abbé Pierre / Les expulsions locatives

France Info - Le nombre des familles est en pleine augmentation tous les ans, 45000 en 2008. 4 fois plus qu’il y a dix ans. En cause : la précarité qui s’accroit et parallèlement les loyers qui s’envolent…

Pour aider, orienter, soutenir ces familles menacées d’expulsion, la Fondation Abbé Pierre a mis en place un numéro de téléphone facturé au prix d’un appel local. Le 0810 001 505. Avec au bout du fil Des juristes et des travailleurs sociaux. Ce dispositif a été mis en place le 1er juin. Quel bilan deux mois après... alors que nous sommes en plein dans la période des expulsions ?


Ecoutez la chronique de Jean-Baptiste Urbain (4'08")

24.07.2009

Alincourt : Communique de la Fédération Droit Au Logement

Le tribunal d’Instance de Beauvais accorde un délai jusqu’au 31 décembre, et rétablit la libre circulation des locataires et de leurs proches dans le parc du château d’Alincourt

Communique de la Fédération Droit Au Logement

Le Tribunal d’instance a rendu deux décisions lundi 21 juillet et a délivré les ordonnances mardi 22 juillet :

D’une part, les locataires du camping d’Alincourt bénéficient d’un délai à l’expulsion jusqu’au 31 décembre, et il est rappelé à la société d’Alain Dumesnil que le gardiennage du camping ne doit pas entraver la liberté de circulation de ses occupants et celle de leur famille et de leurs proches.

Cette décision de justice ouvre des perspectives aux locataires du camping du château d’Alincourt :

- Ils obtiennent ainsi la reconnaissance de leur domicile. Ils ne sont plus des manants que l’on peut terroriser et chasser par ses sbires.
- Elle oblige les représentant d’Alain Dumesnil à respecter les procédure légales d’expulsion et l’état de droit
- Elle sanctionne la conception rétrograde du droit de propriété, qui a justifié l’inaction de la gendarmerie, du Préfet, du Parquet et du ministère du logement et qui a permis la poursuite de délits et d’exactions contre les locataires du camping.
- Les vigiles ne peuvent plus interdire le passage aux habitants du camping et à leurs proches .

Il en découle que les abus, délits, dégradations de biens, menaces, fouilles de véhicules, contrôles d’identité, emploi de chiens d’attaque sans muselière, mise en danger d’autrui, violations de domiciles … aggravées par le délit d’association de malfaiteurs, et qui ont été commises depuis 5 mois à l’encontre des locataires doivent être poursuivies par le parquet, sans tarder, sauf à accepter la violation de l’Etat de Droit.

De nombreux locataires ont fuit le camping, un des locataires chassés est mort de tristesse dans son camion. Un autre est toujours à l¹hôpital tandis que son mobile home a été déplacé et abandonné par les vigiles au milieu d’un chemin privé … Beaucoup sont dispersés et découragés.

Alain Dumesnil doit se rendre à l’évidence il doit lever le barrage à l’entrée du parc et libérer l’accès au camping, et il doit indemniser les locataires du préjudice subit. L’État doit faire respecter cette décision de justice, reloger décemment les locataires, si nécessaire sur des terrains familiaux viabilisés.

Droit Au Logement demande que les locataires de fait à l’année dans des camping qui sont au nombre minimum de 100 000 en France :

- soient protégés par la reconnaissance d’un droit au maintien dans les lieux
- soient reconnus dans leurs droits citoyens : droit de s’y domicilier, de recevoir leur courrier, droit aux prestations sociales notamment l’allocation logement, droit de vote
- soient indemnisés en cas d’éviction.

Paris, le 22 juillet 2009

Signez la pétition de soutien aux locataires du camping d’Alincourt

20.07.2009

«Campeurs» d'Alincourt : expulsion dans un délai de 6 mois

L'expulsion des résidents permanents d'un camping installé dans le parc du château d'Alincourt, dans l'Oise, en conflit avec leur nouveau propriétaire, a été confirmée lundi par le tribunal d'instance de Beauvais. Les occupants des 80 emplacements de ce camping installé depuis plus de trente ans dans le parc du château avaient été sommés de déménager avant le 15 avril par le nouveau propriétaire du site.

«Nous avions plaidé que le congé qui avait été donné aux résidents n'était pas valable, mais le tribunal a reconnu qu'il était valable tout en décidant qu'il ne pourrait pas avoir lieu avant le 31 décembre 2009», a déclaré Me Ali Belkheir, qui représentait une quinzaine des occupants du camping.

«Ce qui m'importe, c'est de voir que le congé que nous leur avions donné a été validé, c'est une belle victoire, les demandeurs ont été déboutés», a de son côté estimé Me Jean-Claude Guibère, l'avocat d'Alain Duménil, l'industriel franco-suisse qui a racheté le domaine en janvier dernier.

Depuis la fin de l'ultimatum, la situation s'était fortement dégradée entre les résidents, dont certains se plaignaient de ne plus pouvoir recevoir d'amis ou de proches ou d'être victimes de pressions, et les vigiles recrutés par M. Duménil pour repousser d'éventuels squatteurs.

Dans son jugement, le tribunal «a demandé aux vigiles de cesser toute forme de perturbation», a indiqué Annie Pourre, une porte-parole de Droit au logement (DAL), qui soutient les résidents. «Maintenant, ce que l'on veut, c'est le relogement de tous les résidents et une indemnisation pour leurs biens mobiliers», a-t-elle ajouté.

Certains résidents font valoir qu'ils ont investi des dizaines de milliers d'euros dans leur logement (caravanes, mobile-homes ou chalets) et que l'Etat a entériné leur situation en versant à certains d'entres eux l'aide personnalisée au logement (APL)

Leparisien.fr

20:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expulsions locatives, mal-logés, sans-abri | | |  Facebook

09.07.2009

(SQUAT) EXPULSION DE "LA CLINIQUE" À MONTREUIL ... ET FLASH-BALL

Mercredi 8 juillet à 6H du matin, la police et le Raid ont procédé à l’expulsion de la Clinique occupée, 42 boulevard de Chanzy à Montreuil, un immeuble vide situé place du marché qui, depuis janvier 2009, avait été investi par de nouveaux habitants et accueillait de nombreuses activités collectives, ouvertes à la population, ciné club, radio de rue, cantine, et permanence pour rompre l’isolement des ayant droit face aux institutions sociales et s’organiser sur les problèmes de logement.

Le soir du 8 juillet, une cantine de rue et un rassemblement contre cette expulsion étaient organisés rue du capitaine Dreyfus. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la Clinique, allumant des feux d’artifice avant de dialoguer avec les 3 vigiles chargés de garder l’immeuble expulsé. Lors de l’arrivée des forces de l’ordre, celles-ci ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, un participant à la coordination des intermittents et précaires a été atteint à un œil par l’un de ces tirs. Il est actuellement hospitalisé et a été opéré. Le pronostic médical est des plus réservé : il n’aurait que très peu de chances de ne pas perdre cet œil.

Au moins trois personnes sont depuis maintenues en garde à vue.

Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de ces armes dans le maintien de l’ordre. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas d’un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et d’un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.

La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien : assurée de son immunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive en ignorant délibérément les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte » , et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs à la tête).

Comment la presse, les responsables politiques, les porte parole policiers peuvent-ils encore s’étonner, lorsque le maintien de l’ordre social s’attaque brutalement aux pauvres, aux précaires et aux contestataires de toutes sortes et que ses agents haussent le tir en visant les têtes, que ceux qui sont en butte à ces tirs policiers envisagent, et parfois décident, d’utiliser eux aussi des armes à feu ?

Le débat public s’est récemment fait l’écho de l’énorme multiplication des mises en garde-à-vue comme des procédures pour « outrages, rébellion, violences à l’encontre d’agents dépositaires de la force publique ». Une autre face de l’activité policière est maintenant clairement mise en lumière : pour terroriser les anormaux, les opposants, pour dissuader toute insoumission, on tire à la tête.

Nous ne l’acceptons pas et appelons à s’opposer partout à cette nouvelle surenchère de la violence policière

Rdv dimanche à 15h pour la réunion de la Clinique en exil, marché Croix de Chavaux

Manifestation lundi 13 juillet à 18h, rdv à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus, m° Croix de chavaux

Coordination des intermittents et précaires

http://www.cip-idf.org/

19:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : squat, squat "la ckinique", expulsions locatives | | |  Facebook

08.07.2009

Ainsi squattent-ils

MCS INFO http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?article_id=11248&...

Avec ses quelque 11 000 logements inoccupés – 8% du parc immobilier privé –, Strasbourg apparaît comme un terrain privilégié pour les squatteurs.

Nombre de squats sont peu organisés et éphémères. Le temps pour les occupants de trouver autre chose », assure Monique Maitte, porte-parole du collectif SDF Alsace.
Le quartier Koenigshoffen-Montagne Verte accueille deux squats organisés et, par conséquent, bien connus de la mairie. Rue de l’Abbé-Lemire, ils sont huit à vivre dans les locaux d'un ancien jardin d’enfants. Installés depuis l’automne dernier, les « squatteurs » – comme ils n’aiment pas qu’on les appelle – ont fait leur chez-eux de cette maison laissée à l’abandon pendant plus d’un an et demi. Ils n'ont pas hésité à retaper les lieux, histoire de pouvoir y vivre, bien sûr, mais aussi d’y organiser leurs soirées débats, projections ciné ou répétitions destinées aux nombreux musiciens qui gravitent autour de ce lieu de solidarité.

« On est là par choix »

Cet après-midi de mai, quelques-uns dessinent une yourte à l’aide d’un architecte, tandis que dehors un étudiant, habitué des lieux, s’occupe du potager. « On est là par choix, lance un résident de 23 ans. On ne se sent pas marginalisé. La plupart d’entre nous pourraient vivre ailleurs, dans du « logement légal». Mais ce qui nous intéresse, c’est la vie en communauté, dans un lieu de solidarité. »
« Une situation inacceptable », pour le maire de quartier Eric Elkouby : « Le tribunal d’instance a rendu une décision d’expulsion en avril, j’attends que la préfecture l’exécute. » Très remonté sur ce sujet, stigmatisant « l’attitude provocatrice de ces gens qui s’attribuent le bien public », Eric Elkouby invoque également l’existence de projets pour la maison de l’Abbé-Lemire : « L’associationFemmes de Parole pourrait installer un foyer d’hébergement d’urgence. » (NDLR : Un vote de la CUS, en décembre dernier, va dans le sens de l’installation d’une maison-relais pour femmes sans domicile fixe.) Du côté des squatteurs, on voit dans ces projets un prétexte à une expulsion express.

Rénover le quartier

Et les riverains dans tout ça ? « On n’a aucun problème avec nos voisins, assure un squatteur. Seule une association, Portes de la Montagne Verte, veut nous voir partir. » Valérie Gobyn, présidente de l’association fait valoir qu’elle ne fait que déplorer que la décision de justice ne soit pas appliquée. Tout est dans la nuance.
Au 2, route des Romains, un autre squat perdure malgré un avis d’expulsion vieux de deux ans. Ici, pour la dizaine d’occupants, c’est discrétion et profil bas. Il s’agit de ne pas réveiller l’attention de la municipalité, qui avait pour projet de « requalifier l’entrée de Koenigshoffen ».
Si l’association artistique que les squatteurs avaient créée continue d’exister, sa publicité se limite au cercle des initiés. Dans tous les cas, la destruction du bâtiment est dans les cartons de la mairie : « On souhaite rénover cette entrée de quartier, y réaliser de nouvelles constructions. Et ça passe par la destruction de la maison », assure Eric Elkouby. L’adjoint PS fustige l’attentisme de ses prédécesseurs qui, selon lui, ont laissé la situation se gangrener. Face aux squats, l’heure est à la réactivité. « Aujourd’hui, confirme Monique Maitte, dès qu’un squat tente de se créer, la municipalité procède à des expulsions. On ne veut pas qu’ils aient le temps de prendre leurs aises. »
Par ailleurs, la porte-parole de SDF Alsace dénonce l’attitude ambiguë de la mairie : « Route du Polygone, il y a un squat mal famé, fréquenté principalement par des drogués. Là, la mairie laisse couler : elle préfère qu’ils restent entre eux ».

Expulsion musclée

SDF Alsace essaye « d’éduquer les politiques aux squats ». Mais trouve qu’ils sont surtout prompts à expulser : l’avancée des projets de remplacement laisse à désirer. En octobre 2006, les 27 occupants du squat du 204 route de Schirmeck, avaient été évacués manu militari par 144 policiers. La précédente municipalité a racheté le site, détruit le bâtiment avec la volonté d’y installer « un projet immobilier d'habitat mixte », une zone alliant commerces et logements privés. Aujourd’hui, si, selon la Ville de Strasbourg, « les permis de construire pour un plan immobilier sont en route », le « 204 » reste un terrain vague.
Anastasia LEVY
Vincent RUCKLY

03.06.2009

Une plateforme contre les expulsions locatives

La Fondation Abbé Pierre lance une plateforme téléphonique de prévention des expulsions locatives. Le nouveau service s’adresse aux ménages menacés d’expulsion mais également aux propriétaires.

La plateforme est accessible au 0810 001 505 (coût local par appel), du lundi au vendredi, de 14 heures à 16h30.

« Dans un contexte de crise du logement sans précédent, le nombre de ménages rencontrant des difficultés pour se maintenir dans leur logement n’a jamais été aussi élevé », explique la Fondation.

Le but de la nouvelle plateforme est de « prévenir l’expulsion locative et de sensibiliser le public ».

Pour cela un seul moyen : l’information, délivrée - « dès les premiers impayés ou dès l’origine de la procédure » - aux locataires menacés, aux associations et travailleurs sociaux les accompagnant, ainsi qu’aux propriétaires « confrontés à des situations d’impayés et soucieux d’éviter l’expulsion ».

14:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : expulsions locatives | | |  Facebook

11.05.2009

Rue de l'Abbé-Delbende : un expert fait la lumière sur le soit disant "péril" concernant 10 habitations ...

Suite à l'annonce par CMH de la destruction de dix habitations pour « péril imminent », le tribunal administratif a désigné un expert.


Question : la sécurité des habitants est-elle vraiment menacée ?
Marie-Thérèse Pincedé avoue ne plus en dormir. Depuis que Logicil (groupe CMH) a annoncé la destruction de dix maisons qui menaceraient de s'effondrer sur leurs occupants, la maire de Forest est sur le qui-vive. « Quand le vent souffle, je ne suis plus tranquille. Jeudi, j'ai prévenu le préfet qui a saisi le tribunal administratif », a-t-elle annoncé hier matin aux habitants concernés. C'est que la sécurité des Forestois est directement sous sa responsabilité de maire. « Même si CMH est propriétaire des habitations, si la toiture s'envole et qu'elle tombe sur un passant, je suis responsable. »


« Un dysfonctionnement »
Le tribunal administratif a désigné un expert indépendant pour définir si oui ou non les maisons mettent en « péril imminent » la sécurité des familles. Une manière aussi de savoir si la raison invoquée par CMH pour tout abattre est fondée alors qu'une partie des habitants, soutenus par l'association Droit au logement HLM, dénoncent « un prétexte » qui permettrait au bailleur de construire de nouveaux logements plus rentables. CMH dit avoir décelé un « vice de construction faisant apparaître un risque d'effondrement en cas de vent », les habitants, eux, assurent que les fissures qui lézardent les murs des maisons depuis des dizaines d'années ne suscitent pas davantage d'inquiétude aujourd'hui qu'hier.
Eric Guillot, architecte et expert près la cour d'appel de Douai, a réalisé ses premières constatations in situ hier matin. Selon lui, « il existe effectivement un dysfonctionnement depuis bien longtemps » mais l'état des maisons nécessite une analyse approfondie à la lumière de nombreux facteurs : « Généralement on sait définir rapidement s'il y a risque imminent ou pas, ici il semble que ce soit plus compliqué que cela. Il va falloir bien mesurer les choses et trouver des réponses adaptées. » Son rapport est attendu d'ici le 14 mai et devrait être présenté publiquement à la réunion de concertation programmée le 19 mai à 17 h au centre de loirs.

Bras de fer avec CMH ?

Que se passera-t-il alors ? Si le rapport fait apparaître que l'état des maisons est de nature à mettre en danger la vie des occupants, Marie-Thérèse Pincedé assure qu'elle agira, quitte à prendre un arrêté de péril imminent. Les habitants devront sans doute quitter les maisons. Par contre, si les habitations sont jugées saines, le rapport viendra appuyer la thèse des locataires qui ne veulent pas quitter Forest. Un bras de fer avec CMH pourrait alors s'engager.
Construites en 1973, les habitations de la rue de l'Abbé-Delbende accueillent des familles jeunes mais aussi des retraités qui ont toujours vécu à Forest.
« CMH nous propose un relogement en dehors du village mais les gens qui comme moi sont à la retraite ne s'intégreront nulle part, on est trop âgés », souligne M. Lefebvre, un habitant en colère.

GILLES MARCHAL - LA VOIX DU NORD

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24.03.2009

Expulsion à Bordeaux

Expulsion à Bordeaux
Vidéo témoignage de M (porte voix du groupe OPA : Orchestre Poétique de l’Avant-guerre) suite à la charge sauvage des CRS, qui ont lachement matraqué les manifestants avant de procéder à l’évacuation du squat situé au 147 rue Saint-Genès à Bordeaux. « Quand se loger est un luxe, réquisitionner est un droit » pouvait-on lire sur la banderole placardée contre le mur de la maison. Jeudi 19 mars, au 147 rue Saint-Genès, les policiers montent à l’assaut. D’un côté, 14 camions de CRS (matraque, lacrymo, flash-ball, taser, bélier, lance-grenade) aidés de la police munucipale, nationale et de la BAC. De l’autre, dix personnes barricadées dans une maison vide et une quarantaine en soutien, à l’extérieur, face aux uniformes. Résultat : à l’intérieur, porte explosée, meute enragée cherchant sa proie, occupants face contre terre, menottes, fouille humilliante et garde à vue. A l’extérieur, première charge, une personne jetée à terre, le visage ensanglanté. Manifestants non-violents tenus en joue par les CRS. Deuxième charge,... Puis troisième charge et entrée en scène de l’unité canine qui poursuit les derniers manifestants dans les rues jusqu’à la Victoire. 5 arrestations de plus, dont deux pour incitation à l’émeute. La (...)

Un pied de biche pour Christine Boutin

69 rue de Sèvres : c'est l'adresse d'un bâtiment vide depuis dix ans.

Sa propriétaire le laisse vide, parce que millionnaire, vivant en Belgique et «travaillant» au Luxembourg –elle y possède une SCI-, vide ça lui plait bien. Rien de plus. Occupé depuis un an par une dangereuse bande d'étudiants et de jeunes actifs, le bâtiment a été retapé, remis à neuf : et maintenant ils y habitent. Mais la propriétaire le veut vide et attaque les occupants en justice. Elle a obtenu que ces habitants soient condamnés à 53 000 euros d'amende…

Elle a déjà réussi à faire saisir leurs comptes. Mais finalement, un bâtiment vide depuis dix ans en plein Paris, ça fait réagir, surtout quand la propriétaire s'acharne sur ses habitants. La mairie de Paris a demandé à la préfecture, parce que c'est la seule habilitée à le faire, de réquisitionner l'immeuble.

C'est-à-dire obliger la propriétaire à accepter de l'argent pour que son bâtiment serve à faire du logement. Mais la préfecture c'est l'Etat, et la ministre du Logement –vous n'allez pas le croire- est la sulfurante Christine Boutin qui [défraye la chronique-> http://www.liberation.fr/societe/0101556755-le-preservatif-est-necessaire-admet-boutin], je vous rassure ce n'est pas en parlant de logement.

Bien que parfois on entende de belles phrases comme «[pas d'expulsion sans relogement->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/12/01016-20090312ARTFIG00483-boutin-pas-d-expulsion-sans-relogement-.php]»,

ou encore «[si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions->http://www.lefigaro.fr/france/20071020.FIG000000931_boutin_n_exclut_pas_les_requisitions.html]».

On ne peut pas tout à fait dire à quel moment la situation a nécessité des réquisitions : quand les prix se sont mis à flamber (100% d'augmentation des prix du logement en dix ans à Paris), ou chaque jour quand un SDF meurt dans la rue, ou encore en pleine crise économique et que les Français vont avoir de plus en plus de mal à payer leur loyer… mais il semble que ça soit le moment.

Ecoutant le bon sens de certaines phrases de Christine Boutin, les militants du collectif Jeudi Noir ont alors réquisitionné eux-mêmes certains bâtiments vides, comme le 24 rue de la Harpe vide depuis quatre ans, ou encore signalé [quelques dizaines de bâtiments vides->http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=100071575336921946322.00046292a5b06634687b2&ll=48.85952,2.323608&spn=0.108194,0.450783&z=12] de Paris…

Est venue l'idée que si la ministre du Logement perdait le fil de son travail il fallait le lui rappeler, l'aider à prendre les choses en main. Boutin, telle la Marianne qu'a peinte [Delacroix->http://pagesperso-orange.fr/negrel/images/liberte_delacroix.jpg] devrait non plus saisir un fusil, ni un préservatif d'ailleurs, mais une clé et un pied de biche. La République au service des mal-logés.

Gavroche sur la tête, les militants, n'écoutant que leur courage, ont donné à la République les outils pour régler le problème du logement : après les [propositions politiques->http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080402.OBS7838/mallogement__une_petition_pour_sortir_les_jeunes_de_la_.html], l'expertise [1], les militants de Jeudi Noir ont posé jeudi 19 mars un pied de biche géant au pied de la statut de Marianne, place de la République à Paris (voir ici le making-of). Il ne reste plus qu'à espérer, vu que la situation le nécessite, que la République se donne le moyen de passer enfin aux réquisitions.

La République a les outils à ses pieds, elle n'a plus qu'à s'en saisir. Il parait que c'est une question de volonté politique, d'envie… vous avez dit envie ?

http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/[1] Jeudi Noir sort un livre début avril, avec constat, propositions, solutions : La fracture immobilière. Le petit livre noir du logement.

21.03.2009

Paris : MANIF DU 15 MARS CONTRE LES EXPULSIONS ... le bilan

Bonjour à toutes et à tous,

La manifestation contre les expulsions de dimanche dernier a rassemblé plusieurs milliers de personnes et a rencontré un gros écho médiatique.

Compte-tenu de ce contexte favorable, nous vous proposons de nous réunir à nouveau dès la semaine prochaine pour :
dresser ensemble un bilan de notre action ;
voir comment maintenir la pression dans les semaines et les mois qui viennent.

Nous vous proposons de nous retrouver :

Mercredi 25 mars à 18h30
à la Bourse du travail
3, rue du Château d’eau - Paris 10e
Métro République

JP Giacomo (CNL), JB Willaume (CSF), JB Eyraud (DAL)

<http://www.flickr.com/photos/36376676@N05/>

18.03.2009

Nicolas Sarkozy s'oppose au relogement des locataires "de mauvaise foi"

AP | Nicolas Sarkozy a averti mardi qu'il n'était "pas d'accord" pour que les locataires de mauvaise foi bénéficient d'une aide en matière de relogement, promettant toutefois de veiller à ce que soient appliquées les consignes de sa ministre du Logement Christine Boutin.

"Si on est de bonne foi, il est certain qu'on doive vous aider", a-t-il reconnu lors d'un déplacement dans le Doubs. Mais "si on est de mauvaise foi, si on est malhonnête, je ne vois pas pourquoi la société viendrait vous aider".

La ministre du Logement Christine Boutin a promis la semaine dernière qu'il n'y aurait "plus de personnes mises à la rue (...) sans une solution de remplacement", reprenant les principes d'une circulaire vieille d'un an. Elle a écrit aux préfets pour leur demander de "veiller" à proposer "au moins une solution d'hébergement provisoire", y compris pour les personnes de mauvaise foi. Après la trêve hivernale, les expulsions locatives peuvent reprendre depuis lundi.

"Je veillerai aussi à ce que les choses fonctionnent correctement", a promis le président de la République. Toutefois, pour les locataires de mauvaise foi, "je ne suis pas d'accord", a-t-il dit.

"La justice, c'est que quelqu'un qui est honnête ne soit pas pénalisé parce qu'il est honnête" tandis "qu'on serait trop indulgent avec des gens malhonnêtes", a estimé Nicolas Sarkozy. "C'est très important, y compris dans les logements sociaux". AP

• en clair : expulsables vous êtes = expulsés vous serez

15.03.2009

Mulhouse : quand le Dal 68 manifeste, les "slogans" sont justes et l'info est bonne ...

« Pas d'expulsion sans relogement », « Non à la spéculation immobilière », « Des loyers bon marché et du pognon pour les payer », « Un toit c'est un droit », ...

Des associations, des syndicats, des partis étaient réunis hier à Mulhouse pour une manifestation qui malgré la situation se voulait joyeuse, et inventive ...

C'est donc à « une promenade des loyers chers » dans le centre-ville de Mulhouse que le DAL 68 nous entraînait. Le départ de la manifestation place de la Réunion a été l'occasion d'informer sur un "état des lieux" dans le Haut-Rhin, juste et précis.
La promenade conduisait la foule vers le siège du groupe Domial ; l'occasion pour les manifestants de dénoncer la politique menée par cet opérateur HLM, en soulignant surtout la flambée des loyers ...

Nous sommes le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, qui cette année risque d'être dramatique pour un nombre croissant de familles et de personnes, affirme le DAL 68.
Rien que l'an passé, 1040 familles et ménages ont été concernés par une expulsion dans le Haut-Rhin. À Mulhouse, ce sont 611 ménages qui ont été assignés contre 303 en 2000. On constate l'explosion des demandes d'expulsion, peut-on apprendre.

Le Dal 68, ne se trompe pas de "cible" et dénonce ...
L'annonce faite par la ministre du Logement Christine Boutin déclarant qu'il n'y aura pas d'expulsion sans solution a été dénoncé par toutes les associations unanimes.
Le manque de places en hébergement, le déficit de logements sociaux n'épargne aucune région. Cette nouvelle annonce, veut cacher que Christine Boutin à réduit à 1 an le délai de recour pour les familles menacées d'expulsions, le Dal 68 est là pour nous ouvrir les yeux.

Logement : une “montagne de matelas” contre les expulsions lundi à Paris

Emmaüs et la Fondation Abbé Pierre annoncent la mise en place d’une “montagne de matelas”, lundi place de la République à Paris, pour manifester leur “indignation face à la reprise des expulsions“. Dans un communiqué diffusé jeudi, les deux associations demandent un moratoire sur les expulsions en 2009 face à la crise et à la montée du chômage.

Les expulsions locatives peuvent reprendre dans toute la France à partir de lundi, après quatre mois et demi de “trêve hivernale“. “Désormais, il n’y aura plus de personnes mises à la rue, plus d’expulsions sans une solution de remplacement“, a promis la ministre du Logement Christine Boutin dans un entretien au journal “Le Parisien/Aujourd’hui en France”, ce jeudi.

Mais le délégué général de la Fondation Abbé Pierre Patrick Doutreligne a fustigé des “déclarations d’intention“. Une circulaire envoyée aux préfets en janvier 2008 et signée du Premier ministre François Fillon prévoit déjà cette mesure, sans grands résultats assurent les associations.

Et dans un courriel adressé aux préfets, Christine Boutin leur demande juste à l’occasion du recours à la force publique lors d’une expulsion de proposer “au moins un hébergement provisoire“.

Lundi, de 6h à 12h sur la place de la République à Paris, “l’ensemble des groupes Emmaüs de la région parisienne viendront disposer sur la voie publique une montagne de matelas pour manifester leur indignation face à la reprise des expulsions et symboliser les actes violents qui se préparent contre les plus faibles“, annoncent la Fondation et Emmaüs.

Aujourd’hui, la France traverse une crise économique qui va amener à la suppression de près de 300.000 emplois en 2009. Aujourd’hui, le logement représente le premier poste de budget des français, et 500.000 ménages sont en situation d’impayés de loyers“, rappellent les deux associations.

La Fondation Abbé Pierre souligne qu’aujourd’hui, “près de 221.000 personnes occupent un logement sans droit et sans titre suite à une décision d’expulsion. L’année dernière, 10.000 expulsions de ménages ont été exécutées avec le concours de la force publique“.

Cette année, la loi de mobilisation pour le logement et contre l’exclusion, réduit la possibilité donnée au juge d’accorder des délais: le juge ne pourra à présent suspendre l’exécution d’une décision judiciaire d’expulsion que pour une durée d’un an maximum contre trois ans auparavant“, dénoncent les deux associations.

Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre demandent “un moratoire pour 2009 sur les expulsions, et le développement d’actions de prévention” parce que “les plus faibles d’entre nous doivent être protégés au même titre que les banques ou les constructeurs automobiles“.

source : AP

12.03.2009

Plus d'expulsion sans relogement (annonce Boutin)

PARIS, 12 mars 2009 (AFP) - La ministre du Logement, Christine Boutin, a affirmé dans un entretien à Aujourd’hui en France/Le Parisien jeudi qu’il n’y aurait plus d’expulsions sans une solution de relogement.

"Désormais, il n’y aura plus de personnes mises à la rue, plus d’expulsions sans une solution de remplacement", a-t-elle déclaré, alors que la trève hivernale s’achève le 15 mars. "Un préfet ne mettra plus à exécution un jugement d’expulsion sans proposer un relogement ou un hébergement pour les locataires dans l’impossibilité de payer leur loyer", a ajouté Mme Boutin. "Ce principe entre immédiatement en vigueur", a-t-elle précisé. Pour la ministre du Logement, "tout cela sera encadré par la loi sur le logement qui exige la mise en place, dans chaque département, d’une commission de prévention des expulsions et qui facilite le développement de l’intermédiation locative".

09.03.2009

MULHOUSE : 14 MARS À 14 H 30 MANIFESTATION CONTRE LES EXPULSIONS LOCATIVES

MANIFESTATION CONTRE LES EXPULSIONS LOCATIVES
Samedi 14 mars à 14h30
Place de la Réunion à Mulhouse

Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de familles et de personnes. Rien qu'en 2008, 1040 familles et ménages ont été concernées par un expulsion dans le Haut-Rhin, combien le seront en 2009 si nous ne faisons rien?

La situation se dégrade car les loyers n’ont jamais été aussi élevés et les charges locatives ne cessent d’augmenter. Les locataires modestes ne peuvent plus suivre, d’autant que la précarité, la pauvreté salariale et le chômage progressent. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte. Plus de la moitié des Français craignent de perdre un jour leur logement, ce n’est pas un hasard.

La flambée des loyers et de l’immobilier, conjuguée à la baisse des revenus ont rendu difficile, voir impossible, l'accès à un logement durable pour les demandeurs de logement, les jeunes, les migrants, les salariés modestes. L'offre de logements à loyer compatible est très nettement insuffisante.
Les formes d’habitat précaire se développent, les marchands de sommeil font fortune et la crise du logement s’étend.

 

De plus, la récente Loi Boutin sur le logement accélère les expulsions et attaque le droit à un logement stable des locataires dans les HLM comme dans le parc locatif privé. Elle accélère la privatisation des HLM et ponctionne des fonds destinés au logement pour compenser les coupes sombres dans le budget logement de l’Etat. Elle vient au secours des milieux de l’immobilier et ampute de nombreux droits des mal-logés et des sans logis. Elle doit être abrogée.

Ainsi nous invitons au rassemblement pour exiger :
  • L’arrêt immédiat des expulsions locatives,
  • Le droit à un logement stable, à la place de la précarisation des locataires,
  • La baisse des loyers, des charges  et la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux, et en attendant, l’application de la loi de réquisition
Si vous êtes menacé d'expulsion, ne restez pas seul, isolé. Avant, pendant et après l’expulsion, il est toujours possible de lutter pour obtenir de rester dans les lieux, ou d’être relogé décemment.


Avec le soutien de : ATD Quart Monde, ATTAC, ALDA, Les Verts, LDH, Parti Communiste, Parti Socialiste, NPA68, SOS Solidarité Chômeur…

Droit Au Logement 68 - 03 89 33 93 20

05:58 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dal 68, expulsions locatives, trÊve hivernale, mulhouse | | |  Facebook

Fronde dans les foyers de travailleurs immigrés

« Non aux expulsions ». « Ras le bol du mépris ». « Respect des immigrés ». Les banderoles flottent dans le vent sous le drapeau bleu-blanc-rouge de la mairie de Saint-Denis. Samedi après-midi, plus de deux cents résidents des foyers de travailleurs Adoma de Saint-Denis et Pierrefitte, pour la plupart d’origine malienne, ont manifesté devant l’hôtel de ville de Saint-Denis pour dénoncer les expulsions locatives dont sont victimes une trentaine d’entre eux et l’état de délabrement de leurs immeubles.

« Toilettes qui fuient, murs moisis, gaines à nu… »

En décembre, le tribunal d’instance de Saint-Denis a ordonné l’expulsion d’une trentaine de locataires aux motifs d’une suroccupation des chambres et de non-paiement de loyers. Une décision de justice incomprise qui a mis le feu aux poudres.
En guise de protestation, certains ont entamé il y a quatre mois une grève des loyers. Trois rassemblements ont eu lieu ces derniers mois, en vain. « Adoma ne veut rien entendre. Il nous arrive d’accueillir de temps en temps un cousin, un frère à la rue. Mais comment peuvent-ils imaginer que l’on dorme à deux ou trois dans une chambre de 7 m 2 ? C’est un prétexte pour nous faire partir », estime Fofana M’Bouillé, un électricien de 49 ans qui réside au foyer Siqueiros de Saint-Denis depuis l’âge de 18 ans.
Mais pour Adoma, « la loi est la loi. Le règlement prévoit que les chambres ne doivent pas être occupées par plus d’un résident. Or, les contrats d’huissier, comme les factures d’eau démesurées, attestent d’une suroccupation des lieux ». Le tribunal ayant donné raison au bailleur, une trentaine d’occupants risquent d’être mis à la porte fin avril. Parmi eux, Bahademou Coulibaly, le leader du mouvement. « Adoma fait du zèle pour nous expulser en nous accusant du délit de solidarité. Par contre, elle ne fait rien lorsqu’il s’agit d’entretenir nos bâtiments », déplore cet homme de 55 ans aux allures de vieux sage, ouvrier chez PSA Aulnay.

La visite des lieux parle d’elle-même : toilettes qui fuient, murs imbibés de moisissures, gaines électriques à nu, plafonds qui s’effondrent… « C’est purement scandaleux. Ces hommes, qui travaillent, qui paient leurs impôts, qui se sacrifient pour leur famille restée au pays, vivent dans des conditions indignes », commente, atterré, Georges Sali, conseiller d’opposition socialiste à Saint-Denis. Adoma rétorque qu’elle dépense pour le seul foyer Siqueiros 220 000 € de travaux d’entretien par an. « La gestion d’Adoma n’est pas à la hauteur. Certaines résidences sont en très mauvais état », constate Francis Langlade, l’élu PC en charge du comité consultatif citoyen des étrangers. Afin de trouver une issue à la crise, Didier Paillard, le maire PC, entend demander au préfet la tenue d’une table ronde avec Adoma et le comité de résidents.

Le Parisien - Nathalie Perrier

05:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : adoma, expulsions locatives, grève des loyers | | |  Facebook

05.03.2009

Report de la date des expulsions ?

AFP - La ministre du Logement Christine Boutin s’est déclarée mercredi “personnellement favorable” au moratoire des exclusions locatives réclamé par des associations s’occupant du mal-logement, dans une interview à Radio Notre-Dame, RCF et La Croix.

Interrogée dans l’émission “Face aux chrétiens” enregistrée mercredi et qui sera diffusée jeudi sur RCF et Radio Notre-Dame, sur cette idée de moratoire, Mme Boutin a répondu : “J’y suis personnellement favorable”, a indiqué le quotidien La Croix. “J’avais demandé qu’on repousse la date de la fin de la trêve hivernale, le 15 mars, de 2 ou 3 mois, dans un premier temps. Mais, tout ministre que je suis, je ne peux pas décider de cela. Il faut une loi. Un comité interministériel doit se réunir aujourd’hui. Le gouvernement va voir ce qu’il est possible de faire, je vais pousser en ce sens”, a indiqué Mme Boutin, citée par le journal. A quelques jours de la fin de la trêve hivernale, un collectif de 32 associations s’occupant du mal-logement a demandé mercredi au gouvernement un moratoire des expulsions locatives. “Je trouve que cette proposition est sage”, a estimé la ministre. “On a un grand problème, c’est la gestion du temps. J’ai mis en place un système de garantie des risques locatifs qui va assurer aux propriétaires d’être payés et aux locataires de ne pas être mis dehors. Cela a été voté. Quand la loi Boutin sera véritablement opérationnelle, mon grand espoir est qu’il n’y aura plus d’expulsion”, a-t-elle ajouté, selon la même source.

• Difficile à croire, même pas possible à espérer. Christine Boutin c'est toujours et encore des promesses, qui ne sont que du vent. Ces "bonnes" paroles diffusées sur radio notre-dame ne sont prononcées que pour "soigner" son image auprès des auditeurs ... Sont-ils dupes ? La loi boutin va pousser dans des délais très courts des familles entières à la rue, la loi boutin assèche les finances habituellement consacrées à la construction de logements aidés, la loi boutin permet à certains de ne pas suivre la loi sru, la loi boutin ...

07.02.2009

Logement : l'Assemblée réduit les délais pour exécuter les expulsions

 

Les députés de la majorité ont voté la réduction de trois à un an du délai de sursis maximum qui peut être accordé pour les expulsions, lors de l'examen du projet de loi sur le logement à l'Assemblée.
Des amendements de suppression de cette disposition présentés par l'opposition (PS, PCF, Verts) ont été rejetés.

Le socialiste François Pupponi, également maire de Sarcelles (Val-d'Oise) a estimé que cette disposition était "catastrophique pour certaines familles dans la situation de crise actuelle". Martine Billard (Verts) et Roland Muzeau (PCF) se sont également élevés contre cet article.

La fin de la trêve est le 15 mars... Que va t-il se passer ?

 
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