17.11.2009
Lyon : SDF remis à la rue, les associations écrivent au préfet
Stopper le ballet des SDF entre les foyers et la rue
Ils demandent au préfet d'appliquer la loi Dalo (droit au logement opposable) dans le Rhône. Loi qui interdit aux associations de remettre à la rue les sans-abri. Or, c'est toujours le cas à Lyon. “Des associations (les signataires ne veulent pas les nommer, ndlr), sont obligées de remettre les sans abris à la rue, par manque de places, déplore Marine Fourier des Enfants de Don Quichotte. Elles proposent des places pour quelques nuits (trois nuits, ndlr) et ensuite, elles remettent les personnes à la rue, même les familles avec enfants et leur disent de rappeler le 115 d'ici quelques jours“. Interminable ballet des sans abri que les associations veulent stopper. Marine Fourier, rappelle que “les remises à la rue sont destructrices pour les personnes particulièrement vulnérables“.
Payer plus de nuits d'hôtel aux sans-abris
Et pour permettre de respecter la loi Dalo dans le Rhône, les associations estiment que le préfet Gérault n'aura pas le choix. Il faudra lancer des programmes de construction ou d'aménagement de nouveaux foyers pour SDF à Lyon. Cela lui évitera de remettre les sans abri à la rue et de construire des foyers “plus adaptés“ selon André Gachet de l'Alpil, qui voit de plus en plus de travailleurs pauvres dormir dehors et toujours des familles être séparées du fait des conditions d'accueil, certains foyers n'acceptant pas les hommes. En attendant, les associations et les syndicats demandent au préfet de payer des nuits d'hôtel aux sans-solution, comme ils l'avaient fait l'année dernière. “Bien sur ça coûte cher, à raison de 40 euros la nuit en moyenne dans un hôtel du Rhône et de 150 sans solution chaque soir, cela fait 600 euros chaque jour aux frais de la collectivité pour loger les sans-solution. Mais c'est la loi !“ s'insurgent les associations qui n'hésiteront pas à aller devant les tribunaux pour dénoncer les manquements du préfet. Deux recours ont déjà abouti devant le tribunal administratif du Rhône et si le préfet ne bouge pas, leur nombre pourrait exploser d'ici début janvier, les associations espérant bien faire jurisprudence en la matière.
Embaucher plus de répondants au 115
Enfin, les signataires de la lettre ouverte au préfet lui demande de doubler les effectifs du 115. Chaque jour 600 personnes appellent la ligne d'urgence en moyenne à Lyon (relevés officiels du Foyer Notre Dame des sans abri chargé du 115 à Lyon, ndlr) afin de se loger la nuit dans un foyer d'hébergement. Les associations estiment à 800 en réalité le nombre d'appels quotidiens au 115, “sans compter ceux qui n'aboutissent pas“ estimés entre 700 à 800 par jour, ce qui portent à 1500 à 1600 appels par jour le nombre de coups de téléphone passés au 115 à Lyon. Et “on n'est qu'en automne, précise Marine Fourier, en hiver ça explose, lorsqu'il fait plus froid les squatteurs se mettent à téléphoner à leur tour“. Deux personnes sont salariées du 115 à Lyon pour répondre aux téléphone. Deux salariées pour 600 à 1600 appels par jour, pire qu'au Pôle emploi (3949). L'année dernière, le préfet avait promis de doubler ces effectifs, il n'en a rien fait selon les associations qui le rappelle aujourd'hui à sa promesse.
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25.02.2009
Cahors. Menacés, les centres d'accueil haussent le ton
Des travailleurs sociaux ont manifesté contre la diminution des moyens contre l'exclusion.
De Toulouse, du Gers, de Montauban, quelque 200 travailleurs sociaux sont venus hier à Cahors soutenir deux associations lotoises de lutte contre l'exclusion. Fin janvier, la DDASS du Lot a signifié une baisse de budget de 20 % des moyens attribués par l'État à l'Accueil hébergement insertion sociale (AHIS) et au Comité d'études et d'information pour l'insertion sociale (CEIIS), respectivement basés à Cahors et à Cajarc. En pleine crise sociale et dans un contexte de flambée du chômage « le quart des effectifs sur les deux structures seraient à termes menacés », précise Isabelle Rautureau, chef de service de l'association cadurcienne.
L'accueil de jour et de nuit pour les sans domicile fixe, les soins spécialisés pour toxicomanes et la veille sociale, également assurés par ces associations, seraient de fait menacés. « S'ils n'étaient pas là, je ne sais pas ce qu'on deviendrait », rappelle Thierry Pregorier, frappé par la spirale infernale de l'exclusion. Outre un logement pour une durée de six mois renouvelables, il dispose d'un suivi, chaque semaine, auprès d'une assistante sociale et d'une éducatrice.
Philippe Javerliat, délégué du personnel de l'AHIS, dénonce « une logique comptable qui ne prendrait pas en compte les spécificités du travail dans les zones rurales ».
Les zones rurales les plus touchées
Au niveau de la Région, les subventions ne baisseraient que de 2,5 %. Les zones urbaines, dont le prix moyen à la place serait moindre en raison du nombre important de bénéficiaires, seraient privilégiées. Une logique contestée par Bruno Garcia, délégué régional de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) venu soutenir les Lotois : « Soit on met juste les exclus sous un toit, à l'abri du regard du public et ça ne coûte pas cher. Soit on fait un véritable travail de réinsertion avec un accompagnement social complet par des professionnels ».
Hier soir, la directrice adjointe de la DDASS du Lot a rappelé la priorité de l'État d'investir dans le logement à long terme plutôt que dans l'hébergement d'urgence. « Nous souhaitons continuer de travailler avec les associations pour les aider à rationaliser leur travail », a-t-elle ajouté, tout en rappelant que « rien n'avait été décidé pour l'instant ». Un point sur lequel s'accordent les travailleurs sociaux de la région, qui sont toujours dans l'attente.
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| Tags : hébergement, ddass, travailleurs sociaux, fnars, assistante sociale, éducatrice spécialisée |
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02.04.2008
Une convention pour faciliter le passage de l'hébergement au logement social
La convention répond à une commande de décembre 2004. A cette époque, une convention signée entre l'Etat et l'Union sociale pour l'habitat spécifiait que l'USH négocierait un accord avec la Fnars prévoyant un engagement au niveau local en matière d'accueil des personnes hébergées en CHRS et en centre d'accueil pour les demandeurs d'asile. La convention signée le 2 avril lance le processus avec la mise en place au niveau national et au niveau local de groupes de travail pour "favoriser concrètement le développement de l'offre adaptée".
Selon l'USH, la convention va au-delà des relations engagées depuis 1989, date de la première convention entre l'USH et la Fnars. Elle se veut opérationnelle avec une généralisation des bonnes pratiques. Dans les régions, le partenariat est souvent de mise. En région Nord-Pas-de-Calais, un observatoire et un dispositif de sortie ont été mis en place. Dans le Centre et la Haute-Normandie, des travaux sont en cours. Des dispositifs existent aussi en région Paca depuis des années pour faciliter le passage de l'hébergement au logement social.
Clémence Villedieu - Localtis
- la connaissance des besoins dans le cadre des programmes locaux de l'habitat et des PDALPD ;
- l'amélioration de la fluidité entre hébergement ou logement temporaire et logement social ;
- le renforcement de l'accompagnement social lié au logement autant en termes d'accès que de prévention des expulsions ;
- la production de centres d'hébergement et de réinsertion sociale et de formes d'habitat transitoire ou pérenne.
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| Tags : HÉBERGEMENT, LOGEMENT, FNARS, CHRS, USH |
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27.12.2007
Parsa :Suivre la mise en oeuvre de la réforme de l’accueil
Sur le site de la Fnars, à lire et à télécharger
La Fnars Nationale précise :
La Fnars vient de conduire une enquête nationale auprès des établissements ayant des places d’hébergement d’urgence dont les résultats seront prochainement rendus publics mais nous n’aurons pas de bilan du Parsa par région ou par département car tous les établissements d’une même région ou d’un même département n’ont pas participé et notre enquête porte uniquement sur les structures d’urgence.
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