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17.11.2009

Lyon : SDF remis à la rue, les associations écrivent au préfet

Par Blanchard Lucie - Lyon capitale - 75 personnes sans solution le 4 novembre, 130 le 3 novembre, 137 le 16 octobre, 140 le 6 octobre …. Chaque soir, la liste est longue de personnes sans solution à Lyon qui dorment dehors, et ce en dépit de leurs appels au 115, le service d'appel d'urgence pour les sans-abris. On appelle ces personnes les sans-solution. Les salariées du 115 ne leur ont pas trouvé de places où dormir en foyer. Pour mettre fin à cette situation et pour la deuxième année consécutive, associations et syndicats viennent d'écrire au préfet du Rhône, Jacques Gérault. La CGT, la CFDT, la FSU, l'Unsa, Solidaires, rejoints récemment par l'Alpil, la Fondation Abbé Pierre, la Fnars et Personnes dehors ont envoyé une lettre ouverte au préfet lundi 16 octobre.

Stopper le ballet des SDF entre les foyers et la rue

Ils demandent au préfet d'appliquer la loi Dalo (droit au logement opposable) dans le Rhône. Loi qui interdit aux associations de remettre à la rue les sans-abri. Or, c'est toujours le cas à Lyon. “Des associations (les signataires ne veulent pas les nommer, ndlr), sont obligées de remettre les sans abris à la rue, par manque de places, déplore Marine Fourier des Enfants de Don Quichotte. Elles proposent des places pour quelques nuits (trois nuits, ndlr) et ensuite, elles remettent les personnes à la rue, même les familles avec enfants et leur disent de rappeler le 115 d'ici quelques jours“. Interminable ballet des sans abri que les associations veulent stopper. Marine Fourier, rappelle que “les remises à la rue sont destructrices pour les personnes particulièrement vulnérables“.

Payer plus de nuits d'hôtel aux sans-abris

Et pour permettre de respecter la loi Dalo dans le Rhône, les associations estiment que le préfet Gérault n'aura pas le choix. Il faudra lancer des programmes de construction ou d'aménagement de nouveaux foyers pour SDF à Lyon. Cela lui évitera de remettre les sans abri à la rue et de construire des foyers “plus adaptés“ selon André Gachet de l'Alpil, qui voit de plus en plus de travailleurs pauvres dormir dehors et toujours des familles être séparées du fait des conditions d'accueil, certains foyers n'acceptant pas les hommes. En attendant, les associations et les syndicats demandent au préfet de payer des nuits d'hôtel aux sans-solution, comme ils l'avaient fait l'année dernière. “Bien sur ça coûte cher, à raison de 40 euros la nuit en moyenne dans un hôtel du Rhône et de 150 sans solution chaque soir, cela fait 600 euros chaque jour aux frais de la collectivité pour loger les sans-solution. Mais c'est la loi !“ s'insurgent les associations qui n'hésiteront pas à aller devant les tribunaux pour dénoncer les manquements du préfet. Deux recours ont déjà abouti devant le tribunal administratif du Rhône et si le préfet ne bouge pas, leur nombre pourrait exploser d'ici début janvier, les associations espérant bien faire jurisprudence en la matière.

Embaucher plus de répondants au 115

Enfin, les signataires de la lettre ouverte au préfet lui demande de doubler les effectifs du 115. Chaque jour 600 personnes appellent la ligne d'urgence en moyenne à Lyon (relevés officiels du Foyer Notre Dame des sans abri chargé du 115 à Lyon, ndlr) afin de se loger la nuit dans un foyer d'hébergement. Les associations estiment à 800 en réalité le nombre d'appels quotidiens au 115, “sans compter ceux qui n'aboutissent pas“ estimés entre 700 à 800 par jour, ce qui portent à 1500 à 1600 appels par jour le nombre de coups de téléphone passés au 115 à Lyon. Et “on n'est qu'en automne, précise Marine Fourier, en hiver ça explose, lorsqu'il fait plus froid les squatteurs se mettent à téléphoner à leur tour“. Deux personnes sont salariées du 115 à Lyon pour répondre aux téléphone. Deux salariées pour 600 à 1600 appels par jour, pire qu'au Pôle emploi (3949). L'année dernière, le préfet avait promis de doubler ces effectifs, il n'en a rien fait selon les associations qui le rappelle aujourd'hui à sa promesse.

25.02.2009

Cahors. Menacés, les centres d'accueil haussent le ton

Des travailleurs sociaux ont manifesté contre la diminution des moyens contre l'exclusion.

De Toulouse, du Gers, de Montauban, quelque 200 travailleurs sociaux sont venus hier à Cahors soutenir deux associations lotoises de lutte contre l'exclusion. Fin janvier, la DDASS du Lot a signifié une baisse de budget de 20 % des moyens attribués par l'État à l'Accueil hébergement insertion sociale (AHIS) et au Comité d'études et d'information pour l'insertion sociale (CEIIS), respectivement basés à Cahors et à Cajarc. En pleine crise sociale et dans un contexte de flambée du chômage « le quart des effectifs sur les deux structures seraient à termes menacés », précise Isabelle Rautureau, chef de service de l'association cadurcienne.

L'accueil de jour et de nuit pour les sans domicile fixe, les soins spécialisés pour toxicomanes et la veille sociale, également assurés par ces associations, seraient de fait menacés. « S'ils n'étaient pas là, je ne sais pas ce qu'on deviendrait », rappelle Thierry Pregorier, frappé par la spirale infernale de l'exclusion. Outre un logement pour une durée de six mois renouvelables, il dispose d'un suivi, chaque semaine, auprès d'une assistante sociale et d'une éducatrice.

Philippe Javerliat, délégué du personnel de l'AHIS, dénonce « une logique comptable qui ne prendrait pas en compte les spécificités du travail dans les zones rurales ».

Les zones rurales les plus touchées

Au niveau de la Région, les subventions ne baisseraient que de 2,5 %. Les zones urbaines, dont le prix moyen à la place serait moindre en raison du nombre important de bénéficiaires, seraient privilégiées. Une logique contestée par Bruno Garcia, délégué régional de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) venu soutenir les Lotois : « Soit on met juste les exclus sous un toit, à l'abri du regard du public et ça ne coûte pas cher. Soit on fait un véritable travail de réinsertion avec un accompagnement social complet par des professionnels ».

Hier soir, la directrice adjointe de la DDASS du Lot a rappelé la priorité de l'État d'investir dans le logement à long terme plutôt que dans l'hébergement d'urgence. « Nous souhaitons continuer de travailler avec les associations pour les aider à rationaliser leur travail », a-t-elle ajouté, tout en rappelant que « rien n'avait été décidé pour l'instant ». Un point sur lequel s'accordent les travailleurs sociaux de la région, qui sont toujours dans l'attente.

Source la dépeche

02.04.2008

Une convention pour faciliter le passage de l'hébergement au logement social

L'Union sociale pour l'habitat (USH) et la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) signent le 2 avril une convention de partenariat (voir ci-dessous en téléchargement) dont l'objectif est de faciliter la sortie des ménages en difficulté des structures d'hébergement. L'idée est de mettre en commun les compétences de chaque partenaire : une ouverture spécifique du parc social du côté de l'USH contre un accompagnement social pour les ménages de l'autre. Cette convention vise clairement à réduire le nombre des saisines de la commission Dalo (droit au logement opposable). La loi du 5 mars 2007 a en effet ouvert à cinq publics prioritaires, dont les personnes logées en hébergement, l'accès au logement social. Lorsque cette loi n'était encore qu'au stade de projet, en janvier 2007, l'USH avait insisté sur "la nécessité de prévoir l'accompagnement social - qui nécessite un soutien plus important et continu aux associations qui oeuvrent dans ce domaine -, une gestion de proximité renforcée et les dispositifs d'aides et de garanties de loyers nécessaires à l'accès et au maintien dans les lieux" (voir article de Localtis : "Les réactions des professionnels du secteur", 30 janvier 2007). A défaut de solution, le public prioritaire peut saisir les juges administratifs.<>

La convention répond à une commande de décembre 2004. A cette époque, une convention signée entre l'Etat et l'Union sociale pour l'habitat spécifiait que l'USH négocierait un accord avec la Fnars prévoyant un engagement au niveau local en matière d'accueil des personnes hébergées en CHRS et en centre d'accueil pour les demandeurs d'asile. La convention signée le 2 avril lance le processus avec la mise en place au niveau national et au niveau local de groupes de travail pour "favoriser concrètement le développement de l'offre adaptée".

Selon l'USH, la convention va au-delà des relations engagées depuis 1989, date de la première convention entre l'USH et la Fnars. Elle se veut opérationnelle avec une généralisation des bonnes pratiques. Dans les régions, le partenariat est souvent de mise. En région Nord-Pas-de-Calais, un observatoire et un dispositif de sortie ont été mis en place. Dans le Centre et la Haute-Normandie, des travaux sont en cours. Des dispositifs existent aussi en région Paca depuis des années pour faciliter le passage de l'hébergement au logement social.
Clémence Villedieu - Localtis

La convention liste quatre objectifs précis :
- la connaissance des besoins dans le cadre des programmes locaux de l'habitat et des PDALPD ;
- l'amélioration de la fluidité entre hébergement ou logement temporaire et logement social ;
- le renforcement de l'accompagnement social lié au logement autant en termes d'accès que de prévention des expulsions ;
- la production de centres d'hébergement et de réinsertion sociale et de formes d'habitat transitoire ou pérenne.
 
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06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : HÉBERGEMENT, LOGEMENT, FNARS, CHRS, USH | | |  Facebook

27.12.2007

Parsa :Suivre la mise en oeuvre de la réforme de l’accueil

Sur le site de la Fnars, à lire et à télécharger

La Fnars Nationale précise :
La Fnars vient de conduire une enquête nationale auprès des établissements ayant des places d’hébergement d’urgence dont les résultats seront prochainement rendus publics mais nous n’aurons pas de bilan du Parsa par région ou par département car tous les établissements d’une même région ou d’un même département n’ont pas participé et notre enquête porte uniquement sur les structures d’urgence.

05:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fnars, hébergement, chrs, logement social | | |  Facebook

 
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