La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

20.02.2008

Les dirigeants de la Caisse des dépôts à l'Elysée début mars

Augustin de Romanet et Michel Bouvard, respectivement directeur général et président de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ont rendez-vous à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, début mars, pour faire le point sur l'avenir de l'institution publique. M. de Romanet, installé dans ses fonctions par Jacques Chirac en mars 2007, attend cette entrevue de longue date.

Les deux dirigeants se rendront à l'Elysée avec un message explicite, confie une source proche : montrer au chef de l'Etat qu'il dispose, avec la CDC, "d'un outil puissant et efficace", et l'inviter à "s'en servir" en soutien des politiques publiques. Selon nos informations, alors que la crise financière sévit, laminant les profits des banques commerciales, les bénéfices de la CDC pour 2007 seront supérieurs à 2 milliards d'euros.

MM. de Romanet et Bouvard insisteront cependant sur le respect de l'autonomie de la CDC vis-à-vis du pouvoir exécutif, impliquant que cette dernière n'agit pas sur ordre mais dans le respect de son intérêt financier. La CDC, jugent-ils, ne peut servir d'outil de débudgétisation à un Etat impécunieux.

L'objectif des deux dirigeants est de lever l'ambiguïté des dernières semaines autour du rôle dévolu au groupe financier public. Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait souhaité faire de la CDC un "instrument de défense" des grandes entreprises françaises, un mois après la présentation d'un plan stratégique très axé sur le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME). Ce décalage avait surpris.

Pour MM. de Romanet et Bouvard, la CDC peut agir dans deux grandes directions : en finançant "les urgences du pays" (le logement, l'accroissement du nombre de PME exportatrices etc.) ; et en aidant à stabiliser, sur le long terme, le capital des grands groupes français, conformément au souhait de M. Sarkozy. Pour M. de Romanet, la CDC a les moyens de se renforcer dans le capital de ces entreprises stratégiques.

"PAS RIDICULE"
La CDC pourrait-elle devenir ce "fonds souverain à la française" envisagé par la ministre de l'économie, Christine Lagarde, dimanche 17 février, dans l'émission "Duel sur la 3" sur France 3 ?
Plus réservé sur ce point, M. de Romanet juge toutefois qu'avec un portefeuille en actions de 38 milliards d'euros dans le CAC 40, "la CDC n'est pas ridicule par rapport aux autres fonds souverains". Cette question, qui devrait être débattue avec le Parlement, chargé du contrôle de la CDC, est d'autant plus délicate à traiter qu'elle changerait la nature de ses relations avec l'Etat.

En marge de ces questions, MM. de Romanet et Bouvard devraient dire à M. Sarkozy leur souhait de maintenir la CDC au capital de la CNP, le premier assureur-vie français, dont elle détient 40 % et qui est convoité par Axa. La privatisation de la CNP, par une loi, priverait, en effet, la CDC de bénéfices substantiels (autour de 350 millions d'euros par an).

Anne Michel LE MONDE

05:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fonds souverains, CDC, SARKOSY | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu