13.07.2008
Coraline P., victime ordinaire du mal-logement
La Voix du Nord - Depuis deux-trois nuits, Coraline P., enceinte de huit mois, dort dans un hôtel de Valenciennes, avenue Clémenceau. Un hébergement d'urgence obtenu par le 115, le SAMU social. Il y a un mois, le plafond de son appartement lui est proprement tombé sur la tête. Son propriétaire ? Aux abonnés absents.
Sous le tee-shirt ample, un ventre rebondi. Lequel ne laisse planer aucun doute. Pour quand, l'heureux événement ? « Le 10 août. » Mais Coraline en est certaine, avec un col ouvert, « il arrivera avant ». Et pas dans les meilleures conditions, si on veut bien se pencher ne serait-ce qu'une seconde sur la situation de la jeune femme.
Depuis, le propriétaire de la maison, divisée en deux locations, brille par son absence. La locataire du premier, une femme avec ses quatre enfants, a passé trois semaines à l'hôtel avant de trouver une place dans un foyer pour mères célibataires. De cette vie dans « le cellier », comme elle l'appelait elle-même, elle n'a emporté que deux valises. Et rien à sauver pour préparer l'arrivée « du petit ».
Le 19 février, un agent assermenté de la CAF était venu inspecter le logement. « Revoir la fermeture de la fenêtre en façade, revoir l'étanchéité du Velux® de la chambre, certaines prises électriques ne fonctionnent plus... », égrène son rapport. Date butoir fixé par la Caisse pour effectuer les travaux : le 15 octobre. L'intervention des pompiers, mi-juin, synonyme d'arrêté de péril pour la demeure, aura démontré que le mal était bien plus profond. • L. BR.
06:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : mal-logement, hébergement d'urgence, marchands de sommeil, foyer pour mères célibataires |
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