25.08.2008
Ensemble pour une santé solidaire
En cet été 2008, la moitié des français n’a pas les moyens de partir en vacances, le pouvoir d’achat des ménages s’effondre et les prix flambent.
Le prix des fruits et légumes par exemple. En particulier celui des salades - bien assaisonnées - que nous sert le gouvernement.
Un gouvernement qui ne manque pas d’imagination, et ne recule sur le déremboursement des ALD (Affections de Longue Durée) que pour proposer la taxation des mutuelles. « indolore pour l’assuré » promet Roselyne Bachelot, qui n’a pas encore compris, apparemment, que les mutuelles sont financées par les assurés… et que donc taxer les mutuelles revient donc à taxer les mutualistes.
Les économies promises lors de la mise en place douloureuse des franchises, à l’automne 2007, ne sont pas au rendez-vous (la cour des Comptes prévoit un déficit de 10,5 milliards pour 2007).
Depuis 1990, la part de contribution des ménages s’est accrue de 9% contrairement à celle des employeurs en baisse de 8% puisque ces derniers bénéficient d’exonérations de charges patronales.
La réforme « Douste-Blazy » pour « sauver l’hôpital » tue l’hôpital public à petit feu, la réforme Sarkozy, elle, taille dans le vif en fermant massivement les hôpitaux, tandis que les cliniques privées prospèrent.
Les ménages payent de plus en plus, et sont de moins en moins remboursés. Le prix des médicaments déremboursés explose.
Refusant une nouvelle fois de constater l’échec, voire même la dangerosité de la politique gouvernementale en matière de santé, la Ministre persiste et signe. Encore.
Les sceptiques qui ne croyaient pas que, en 5 ans, on puisse casser un système qui fonctionne afin de faire place nette pour le privé, sont aujourd’hui atterrés. A leur décharge reconnaissons que, oui, il est difficile d’imaginer qu’en démocratie un gouvernement puisse volontairement prendre un peuple entier en otage pour satisfaire les appétits financiers de quelques-uns…
Nous pouvons nous résigner et assister avec fatalisme à la destruction méthodique de tout ce qui fonde notre modèle de société moderne.
Nous pouvons choisir de croire ceux qui nous jurent, la main sur le cœur et les yeux dans les yeux, « qu’il n’y a pas d’autre moyen ». Pas d’alternative.
Nous pouvons rester sourds à toutes les voix qui s’élèvent, y compris de la majorité, pour dire que, si, il y a d’autres solutions. Nous pouvons nous résigner à ce que, dans une démocratie, la « concertation » ne soit qu’une information et non un dialogue, et les manifestations populaires de mécontentement une preuve « d’immaturité ».
Nous pouvons attendre tranquillement que le fichage des acteurs politiques et syndicaux évolue vers un « encadrement » des activités politiques et syndicales, puis vers une restriction. Voire pire. Que les médias soient sous contrôle d’Etat ou réduits au silence.
Ou nous pouvons continuer à résister.
Car si la lutte est épuisante elle est utile et efficace. Nous sommes de plus en plus nombreux, et le bras de fer avec le Gouvernement commence à dépasser les clivages politiques. Si les forces de gauche et de progrès ont été les premières à dénoncer et s’opposer, avec les associations de malades et certains syndicats de professionnels de la santé, à la casse de la sécurité sociale et du système de santé, préparée en douceur sous les gouvernements Raffarin et Villepin, aujourd’hui 96 députés UMP, après avoir voté en 2007 pour les franchises, déposent un projet de loi visant à en exonérer les malades en ALD.
Dès la rentrée, nous demanderons à être reçus par Mme Bachelot afin de lui remettre les 210 000 pétitions en plus exigeant le retrait des franchises.
Dans la logique de l’Appel Ensemble Pour une Santé Solidaire, à la rentrée, nous nous constituerons en association, afin répondre à tous ceux qui nous demandent de pouvoir adhérer au mouvement, de manière formelle. Pour que tous ceux qui le désirent puissent adhérer, notamment ceux pour qui nous nous battons prioritairement, les plus modestes, la cotisation annuelle sera de 3 €uros.
Les franchises « médicales », si elles ont été, comme nous le prédisions, inefficaces et injustes, ont eu au moins un mérite : elles ont été le levier de la révolte des usagers, qui se réapproprient aujourd’hui, de plus en plus nombreux, leur sécurité sociale. Des usagers qui, aux côté des professionnels, veulent faire entendre leur voix. Des usagers qui veulent être aussi acteurs de leur système de santé.
Ensemble pour une Santé Solidaire est et sera plus que jamais partie prenante de ce mouvement. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée, qui sera chargée. Pleine de mauvaises surprises dans les annonces gouvernementales. Mais nous sommes habitués…
De notre côté, cette rentrée sera résolument placée sous le signe du progrès, de la solidarité, de l’énergie, de la pugnacité, de la fraternité. Et de l’espoir
www.ensemblepourunesantesolidaire.fr
Rappel
À Strasbourg, le réseau MANISOL organise 2 journées d'actions, d'information.
Invité : Bruno-Pascal CHEVALIER
LIRE LE COMMUNIQUÉ DE MANISOL
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| Tags : franchise mÉdicale, ald, cmu, mdph, handicapÉs physiques lourds, franchise médicale, déremboursement |
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Ensemble pour une santé solidaire
En cet été 2008, la moitié des français n’a pas les moyens de partir en vacances, le pouvoir d’achat des ménages s’effondre et les prix flambent.
Le prix des fruits et légumes par exemple. En particulier celui des salades - bien assaisonnées - que nous sert le gouvernement.
Un gouvernement qui ne manque pas d’imagination, et ne recule sur le déremboursement des ALD (Affections de Longue Durée) que pour proposer la taxation des mutuelles. « indolore pour l’assuré » promet Roselyne Bachelot, qui n’a pas encore compris, apparemment, que les mutuelles sont financées par les assurés… et que donc taxer les mutuelles revient donc à taxer les mutualistes.
Les économies promises lors de la mise en place douloureuse des franchises, à l’automne 2007, ne sont pas au rendez-vous (la cour des Comptes prévoit un déficit de 10,5 milliards pour 2007).
Depuis 1990, la part de contribution des ménages s’est accrue de 9% contrairement à celle des employeurs en baisse de 8% puisque ces derniers bénéficient d’exonérations de charges patronales.
La réforme « Douste-Blazy » pour « sauver l’hôpital » tue l’hôpital public à petit feu, la réforme Sarkozy, elle, taille dans le vif en fermant massivement les hôpitaux, tandis que les cliniques privées prospèrent.
Les ménages payent de plus en plus, et sont de moins en moins remboursés. Le prix des médicaments déremboursés explose.
Refusant une nouvelle fois de constater l’échec, voire même la dangerosité de la politique gouvernementale en matière de santé, la Ministre persiste et signe. Encore.
Les sceptiques qui ne croyaient pas que, en 5 ans, on puisse casser un système qui fonctionne afin de faire place nette pour le privé, sont aujourd’hui atterrés. A leur décharge reconnaissons que, oui, il est difficile d’imaginer qu’en démocratie un gouvernement puisse volontairement prendre un peuple entier en otage pour satisfaire les appétits financiers de quelques-uns…
Nous pouvons nous résigner et assister avec fatalisme à la destruction méthodique de tout ce qui fonde notre modèle de société moderne.
Nous pouvons choisir de croire ceux qui nous jurent, la main sur le cœur et les yeux dans les yeux, « qu’il n’y a pas d’autre moyen ». Pas d’alternative.
Nous pouvons rester sourds à toutes les voix qui s’élèvent, y compris de la majorité, pour dire que, si, il y a d’autres solutions. Nous pouvons nous résigner à ce que, dans une démocratie, la « concertation » ne soit qu’une information et non un dialogue, et les manifestations populaires de mécontentement une preuve « d’immaturité ».
Nous pouvons attendre tranquillement que le fichage des acteurs politiques et syndicaux évolue vers un « encadrement » des activités politiques et syndicales, puis vers une restriction. Voire pire. Que les médias soient sous contrôle d’Etat ou réduits au silence.
Ou nous pouvons continuer à résister.
Car si la lutte est épuisante elle est utile et efficace. Nous sommes de plus en plus nombreux, et le bras de fer avec le Gouvernement commence à dépasser les clivages politiques. Si les forces de gauche et de progrès ont été les premières à dénoncer et s’opposer, avec les associations de malades et certains syndicats de professionnels de la santé, à la casse de la sécurité sociale et du système de santé, préparée en douceur sous les gouvernements Raffarin et Villepin, aujourd’hui 96 députés UMP, après avoir voté en 2007 pour les franchises, déposent un projet de loi visant à en exonérer les malades en ALD.
Dès la rentrée, nous demanderons à être reçus par Mme Bachelot afin de lui remettre les 210 000 pétitions en plus exigeant le retrait des franchises.
Dans la logique de l’Appel Ensemble Pour une Santé Solidaire, à la rentrée, nous nous constituerons en association, afin répondre à tous ceux qui nous demandent de pouvoir adhérer au mouvement, de manière formelle. Pour que tous ceux qui le désirent puissent adhérer, notamment ceux pour qui nous nous battons prioritairement, les plus modestes, la cotisation annuelle sera de 3 €uros.
Les franchises « médicales », si elles ont été, comme nous le prédisions, inefficaces et injustes, ont eu au moins un mérite : elles ont été le levier de la révolte des usagers, qui se réapproprient aujourd’hui, de plus en plus nombreux, leur sécurité sociale. Des usagers qui, aux côté des professionnels, veulent faire entendre leur voix. Des usagers qui veulent être aussi acteurs de leur système de santé.
Ensemble pour une Santé Solidaire est et sera plus que jamais partie prenante de ce mouvement. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée, qui sera chargée. Pleine de mauvaises surprises dans les annonces gouvernementales. Mais nous sommes habitués…
De notre côté, cette rentrée sera résolument placée sous le signe du progrès, de la solidarité, de l’énergie, de la pugnacité, de la fraternité. Et de l’espoir
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08.08.2008
Je dénonce
Je dénonce
"Le premier devoir d'un responsable, c'est la lucidité", affirme Nicolas Sarkozy
Alors …. Bonjour... Aux « aveugles » qui nous gouvernent !
Mon cri ... N'est pas seulement le mien ... Mais celui de milliers de personnes en situation d'exclusion, d’invisibilité ... D'INEXISTANCE! … Une personne handicapée vivant seulement avec l'AAH ... Un travailleur SDF ... Un SDF sans travail ... Un travailleur précaire ...
Tous nous sommes à bout!
S'il vous plait ... Diffusez, faites diffuser ce message !
Aidez nous à être entendu(e) s!
Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….
JE DENONCE…
*Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.
*Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.
*Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.
*Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l'Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d'action" du Gouvernement…).
*Je dénonce encore ces dirigeants qui ont signé une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 – interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu'à travail égal on doit toucher un même salaire…).
Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l'emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d'une "discrimination positive" à leur égard.
La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu'ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)
*Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d'euros, pour Sanofi Aventis en 2007)
*Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission
*Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40 qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.
(DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d'euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l'année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)
*Je dénonce ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.
*Je dénonce l’incompétence … Le mépris … L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie, à ses « vieux » qui l’ont construite.
*Je dénonce la misère de 850 000 handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…
(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule...)
*Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5 à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.
*Je dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges, sur le soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit-il ?
(Qu’en est- il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l'alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d'assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).
*Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion… Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les riches plus riches et les pauvres à la fois plus pauvres et responsables des malheurs de notre société…
*Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule », cherchant à en faire des boucs émissaires et à faire régner un régime de la PEUR... »
*Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …
*Je dénonce par là même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.
*Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants … Poussettes … Même combat !
*Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé… Car même si elles en avaient pour certaines la volonté politique … La compensation du transfert des charges ne se fait pas ou si mal.
*Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la qualité de vie à laquelle peut prétendre tout citoyen.
*Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.
*Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.
*Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !
Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?
Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?
http://motspourmaux.perso.cegetel.net/
http://www.nipauvrenisoumis.org/
http://www.appelcontrelafranchise.org/franchise.php
http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/
A lire ... A diffuser .. Utiliser ..... Copier ... Sans aucune modération
Amitiés
Janine Thombrau
07:32 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : france, prÉcaritÉ, chÔmage, rmi, minima sociaux, franchise mÉdicale, aah |
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15.07.2008
Le gouvernement tue la solidarité et marchande la santé
Interview de Bernard Teper, coordinateur du Collectif national contre les franchises médicales et président de l’Ufal (Union des familles laïques), sur le déremboursement des ALD.
Interview réalisée par Sibylle Laurent pour le Nouvel Obs.
Frédéric van Roekeghem, directeur de l’assurance maladie a proposé dans la presse une réduction du taux de prise en charge de certains médicaments des patients souffrant d’affections longue durée. L’annonce a été démentie par le gouvernement. Est-ce un ballon d’essai ou une mesure réellement envisagée ?
Un peu des deux. Bien évidemment, nous sommes habitués de la part du gouvernement à des coups de sonde, puis à une réadaptation des mesures en fonction des réactions. C’est peut-être cela. Mais il est clair pour nous que le gouvernement a pour objectif de "marchander", de privatiser le système de remboursement des soins du système de santé. C’est une proposition cohérente avec la politique néo-libérale menée depuis quelques années.
Cette proposition sur les affections longue durée (ALD) est terrible. Le seul endroit où il y a le principe de solidarité entre les assurés sociaux est la Sécurité sociale. Commencer à dire : "nous allons diminuer les remboursements", c’est supprimer ce principe de solidarité. C’est avoir une gestion de comptable, faire un choix par le risque. La solidarité, cela veut dire que chacun doit bénéficier de la Sécurité sociale en fonction de ses besoins, et y contribuer en fonction de ses moyens.
Depuis quelques années, la tendance semble en effet aller vers un déremboursement et une moins bonne prise en charge des patients. Allons-nous vers un système à deux vitesses, où seuls ceux qui ont une mutuelle pourront faire face aux dépenses de santé ?
Cette proposition marque en tout cas une nouvelle étape dans la politique de démantèlement de la sécurité sociale : il y a clairement une accélération.
Dans sa déclaration, le directeur de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) dit ouvertement qu’il est pour la diminution des remboursements de la Sécu et pour l’augmentation des remboursements par des complémentaires de santé.
Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les complémentaires de santé, il y a les grandes firmes multinationales de l’assurance. Celles-ci possèdent 24% de parts de marché des complémentaires de santé.
L’augmentation du chiffre d’affaire de ces firmes est de plus de 80% sur les six dernières années. Il n’y a pas ici de problème d’argent. En fait, en transférant les remboursements de la Sécurité sociale vers les complémentaires, le gouvernement va vers la privatisation de la santé. Et surtout, nous rentrons dans une spirale d’augmentation des inégalités sociales et un nouveau modèle social.
A la Libération, les ordonnances du 4 et du 19 octobre 1945 ont dessiné le modèle du système de santé : il n’y a pas de concurrence dans la santé. C’était un consensus français. Ceux qui étaient plus riches contribuaient pour les plus pauvres ; les plus jeunes pour les plus vieux.
Le gouvernement est en train de tuer la solidarité et de favoriser les grandes cliniques et les firmes multinationales. Derrière cela, il y a une médecine "à 5 vitesses". Selon les revenus que l’on a, on a accès aux soins ou pas : les cliniques privées choisissent leurs clients en fonction de leur solvabilité. Il faut absolument changer de logique et revenir sur la base d’un financement solidaire.
L’Assurance maladie veut stabiliser ses comptes. Elle a donc besoin besoin d’argent. Où peut-elle en trouver ? Qui en pâtirait ?
La solution est très simple. Il suffit pour cela de prendre les comptes de l’Insee ou ceux de la Commission européenne. La Sécurité sociale est assise sur les revenus du travail. Une fraction de ces revenus constitue les cotisations sociales. Le problème, celui qui crée le trou de la Sécu, est la modification méthodique de répartition des richesses depuis 25 ans. La richesse produite en un an sur un pays peut se répartir d’un côté en revenu du travail et en cotisations sociales, et de l’autre en profits. En 25 ans, la part des revenus et des cotisations sociales a baissé de près de 10 points de PIB (Produit intérieur brut, ndlr) et la part des profits a augmenté de 9,3 points de PIB, selon les chiffres de la Commission européenne. 9,3% du PIB, c’est 170 milliards d’euros par an. Le trou de la Sécu, lui, est de 9,8 milliards d’euros en 2007. Les chiffres sont éloquents.
Frédéric van Roekeghem et le gouvernement sont dans une fuite en avant : ils baissent les rentrées financières de la Sécu, notamment les cotisations patronales, ce qui augmente le trou de la Sécu. A côté de cela, ils disent qu’il faut limiter les dépenses. C’est un cercle vicieux. C’est une opération à court terme, mais qui va aggraver les dépenses à moyen terme.
Mais quand on voit qu’une des priorités du gouvernement est de mettre en place un bouclier fiscal de 15 milliards d’euros, c’est un modèle de société qui est remis en cause, un souhait de société qui change.
Bernard Teper, Président de l’Union des Familles Laïques
ufal.org
07:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : franchise mÉdicale, ald, cmu, mdph, handicapÉs physiques lourds, franchise médicale, déremboursement |
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Le gouvernement tue la solidarité et marchande la santé
Interview de Bernard Teper, coordinateur du Collectif national contre les franchises médicales et président de l’Ufal (Union des familles laïques), sur le déremboursement des ALD.
Interview réalisée par Sibylle Laurent pour le Nouvel Obs.
Frédéric van Roekeghem, directeur de l’assurance maladie a proposé dans la presse une réduction du taux de prise en charge de certains médicaments des patients souffrant d’affections longue durée. L’annonce a été démentie par le gouvernement. Est-ce un ballon d’essai ou une mesure réellement envisagée ?
Un peu des deux. Bien évidemment, nous sommes habitués de la part du gouvernement à des coups de sonde, puis à une réadaptation des mesures en fonction des réactions. C’est peut-être cela. Mais il est clair pour nous que le gouvernement a pour objectif de "marchander", de privatiser le système de remboursement des soins du système de santé. C’est une proposition cohérente avec la politique néo-libérale menée depuis quelques années.
Cette proposition sur les affections longue durée (ALD) est terrible. Le seul endroit où il y a le principe de solidarité entre les assurés sociaux est la Sécurité sociale. Commencer à dire : "nous allons diminuer les remboursements", c’est supprimer ce principe de solidarité. C’est avoir une gestion de comptable, faire un choix par le risque. La solidarité, cela veut dire que chacun doit bénéficier de la Sécurité sociale en fonction de ses besoins, et y contribuer en fonction de ses moyens.
Depuis quelques années, la tendance semble en effet aller vers un déremboursement et une moins bonne prise en charge des patients. Allons-nous vers un système à deux vitesses, où seuls ceux qui ont une mutuelle pourront faire face aux dépenses de santé ?
Cette proposition marque en tout cas une nouvelle étape dans la politique de démantèlement de la sécurité sociale : il y a clairement une accélération.
Dans sa déclaration, le directeur de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) dit ouvertement qu’il est pour la diminution des remboursements de la Sécu et pour l’augmentation des remboursements par des complémentaires de santé.
Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les complémentaires de santé, il y a les grandes firmes multinationales de l’assurance. Celles-ci possèdent 24% de parts de marché des complémentaires de santé.
L’augmentation du chiffre d’affaire de ces firmes est de plus de 80% sur les six dernières années. Il n’y a pas ici de problème d’argent. En fait, en transférant les remboursements de la Sécurité sociale vers les complémentaires, le gouvernement va vers la privatisation de la santé. Et surtout, nous rentrons dans une spirale d’augmentation des inégalités sociales et un nouveau modèle social.
A la Libération, les ordonnances du 4 et du 19 octobre 1945 ont dessiné le modèle du système de santé : il n’y a pas de concurrence dans la santé. C’était un consensus français. Ceux qui étaient plus riches contribuaient pour les plus pauvres ; les plus jeunes pour les plus vieux.
Le gouvernement est en train de tuer la solidarité et de favoriser les grandes cliniques et les firmes multinationales. Derrière cela, il y a une médecine "à 5 vitesses". Selon les revenus que l’on a, on a accès aux soins ou pas : les cliniques privées choisissent leurs clients en fonction de leur solvabilité. Il faut absolument changer de logique et revenir sur la base d’un financement solidaire.
L’Assurance maladie veut stabiliser ses comptes. Elle a donc besoin besoin d’argent. Où peut-elle en trouver ? Qui en pâtirait ?
La solution est très simple. Il suffit pour cela de prendre les comptes de l’Insee ou ceux de la Commission européenne. La Sécurité sociale est assise sur les revenus du travail. Une fraction de ces revenus constitue les cotisations sociales. Le problème, celui qui crée le trou de la Sécu, est la modification méthodique de répartition des richesses depuis 25 ans. La richesse produite en un an sur un pays peut se répartir d’un côté en revenu du travail et en cotisations sociales, et de l’autre en profits. En 25 ans, la part des revenus et des cotisations sociales a baissé de près de 10 points de PIB (Produit intérieur brut, ndlr) et la part des profits a augmenté de 9,3 points de PIB, selon les chiffres de la Commission européenne. 9,3% du PIB, c’est 170 milliards d’euros par an. Le trou de la Sécu, lui, est de 9,8 milliards d’euros en 2007. Les chiffres sont éloquents.
Frédéric van Roekeghem et le gouvernement sont dans une fuite en avant : ils baissent les rentrées financières de la Sécu, notamment les cotisations patronales, ce qui augmente le trou de la Sécu. A côté de cela, ils disent qu’il faut limiter les dépenses. C’est un cercle vicieux. C’est une opération à court terme, mais qui va aggraver les dépenses à moyen terme.
Mais quand on voit qu’une des priorités du gouvernement est de mettre en place un bouclier fiscal de 15 milliards d’euros, c’est un modèle de société qui est remis en cause, un souhait de société qui change.
Bernard Teper, Président de l’Union des Familles Laïques
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28.06.2008
Une émission de France 5 (C dans l'air) sur la SÉCU
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27.06.2008
Communiqué de presse SMG : Nous ne voulons pas d'un plan qui limite l'accès aux soins de tous.
info envoyée par Janine http://motspourmaux.perso
Communiqué de presse SMG : Nous ne voulons pas d'un plan qui limite l'accès aux soins de tous.
Communiqué de presse du 25 juin 2008Nous ne voulons pas d’un plan qui limite l’accès aux soins de tous, surtout des plus malades et des moins riches
Monsieur le Directeur de l’Union Nationale des Caisse d’Assurance Maladie,
Vous remettez en cause la prise en charge des Affections de Longue Durée (ALD),
Alors que nous savons qu’elle est la condition nécessaire pour que les plus malades puissent se soigner et limiter l’aggravation de leur pathologie,
Alors que pratiquement aucun effort de prévention collective n’est fait pour diminuer les pathologies chroniques liées à l’environnement, aux conditions de vie et de travail.
Vous voulez limiter les entrées en ALD,
Alors que les conditions sont déjà très restrictives, même quand les maladies sont longues et coûteuses.
Vous voulez supprimer pour les patients en ALD la prise en charge à 100% de certains médicaments,
Alors qu’ils sont indispensables pour leur traitement et que vous savez que les patients en ALD ont des restes à charge importants.
Vous renvoyez les patients vers les assurances complémentaires,
Alors que vous savez que les ménages les plus pauvres font un effort trois fois plus grand que les plus riches pour se payer une complémentaire, de moins bonne qualité, et que 7% de la population n’a pas de couverture complémentaire (1),
Alors que vous savez que 14% des français ont renoncé à des soins en 2006 et que ce taux de renoncement est en augmentation depuis 2002 (2).
Vous reprochez aux patients au RMI de ne pas faire valoir leurs droits à la CMU
Alors que cela signe la carence de l’organisation des services auxquels s’adressent ces patients.
Vous voulez faire de l’hôpital public une entreprise rentable,
Vous y introduisez les règles de financement et de gestion du privé,
Vous voulez fermer des services au bénéfice du privé,
Alors que l’hôpital public a la mission d’accueillir et de soigner tous les patients (3),
Alors que vous savez que dans le privé les dépassements d’honoraires ont augmenté de 11, 4 % en 2006 (4)
Vous proposez des contrats de bonne pratique individuelle aux médecins
Vous leur demandez, à juste titre, de prescrire à bon escient, mais vous laissez les firmes pharmaceutiques faire leur travail de désinformation auprès des soignants et des patients.
Vous leur promettez de l’argent en échange de la baisse des indemnités journalières, alors que l’arrêt de travail est un outil thérapeutique (5).
Non, Monsieur le Directeur, nous ne voulons pas de ce plan que vous nous avez concocté avec l’aval du gouvernement.
Ce plan là, nous le combattrons avec tous ceux, soignants et citoyens, qui refusent toutes les mesures restreignant l’accès aux soins.
Un autre plan est possible : un système de santé publique fondé sur la solidarité et prenant en compte les « épidémies environnementales », et c’est pour lui que nous nous battons.
1) 5° rapport de l’Observatoire National contre la pauvreté et l’exclusion sociale (avril 2008)
2) Questions d’économie de la santé, IRDES n°131, avril 2008
3) Enquête de la Dress
4) Voir l’appel « Sauver l’hôpital public » http://www.appel-sauver
5) Voir la pétition : « un arrêt de travail pour le gouvernement » http://www.pratiques.fr/Un
Contacts : Didier Ménard : 06 07 16 57 78 Marie Kayser : 06 86 55 80 02
Syndicat de la Médecine Générale
52 rue Gallieni 92240 Malakoff
Tél. : 01 46 57 85 85 - Fax : 01 46 57 08 60
syndmedgen@free.fr
www.smg-pratiques.info
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14.06.2008
Mobilisation citoyenne solidaire et unitaire contre les franchises médicales et la casse de notre système de santé.
Orléans le 19 juin 2008
Mobilisation citoyenne solidaire et unitaire contre les franchises médicales et la casse de notre système de santé.
Grand Rassemblement avec un spectacle d’information sur la mort programmée et annoncée de la Sécurité Sociale et de l’Hôpital sera proposé sur le parvis de la cathédrale à 10h30 et dépôt de boites de médicaments vides.
Une permanence d’information aux usagers sera en place devant la CPAM, Place Général de Gaulle dès 10.00 (franchises, participations forfaitaires, forfaits, remises en question de la prise en charge des affections de longue durée, injonction de payer envoyées aux usagers), et signature de la pétition contre les franchises médicales.
Chacun commence à prendre conscience du terrible impact de ces franchises médicales qui pénalisent voire suppriment l'accès aux soins et il en est de même pour les participations forfaitaires, les forfaits , les médicaments déremboursés , les dépassements d’honoraires ..
Beaucoup de malades et de bien-portant n'ont pas les moyens de se payer une mutuelle, même de base. Les malades ne se soignent plus et ne mangent plus, ne s’habillent plus, vont finir à la rue.
A quand les tickets de rationnements sur les soins , la nourriture ? !!!
Dans le système actuel, tous les salariés cotisent, en fonction de leur salaire. Cela permet d’alimenter une caisse, de «sécurité » sociale. Et là le mot « sécurité » prend tout son sens, noble, de protection solidaire.
Avec les réformes engagées et celles à venir , Il s'agit avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la
Résistance dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins, en cassant tout le système pour convaincre qu’il ne fonctionne plus.
En le rendant exsangue pour prouver que l’Etat ne peut plus sauver notre Sécurité Sociale qui assure cette mission de service public, il n’y aura plus d’autre choix que le privé.
Les règles comptables (tarification à l'activité T2A) imposées aux hôpitaux publics vident le service public de ses valeurs au profit des cliniques privées consacrées à la seule rentabilité financière.
La casse de la protection sociale et de l’assurance maladie, du service public de la santé, de l’hôpital avec pour seul recours le Privé n’est pas « la » seule solution.
Parce que notre santé, nos vies valent plus que les milliards d'économies qu'impose notre gouvernement.
NON aux franchises médicales NON aux participations forfaitaires NON aux forfaits
NON à la casse des hôpitaux NON à la privatisation de notre système public de santé
Oui a l’accès aux soins pour tous
Mobilisons-nous pour défendre le droit inaliénable à la Santé !
ENSEMBLE :
USAGERS, ASSOCIATIONS, MALADES, PROFESSIONNELS, ELUS, SYNDICATS, POLITIQUES
Nous devons gagner ce combat !
Signataires : Les Malades Solidaires, Ensemble pour une santé Solidaire , Airss , Aides, APF
Mutuelle Familiale du Loiret , Solidaires , Mouvement des Jeunes Socialistes du Loiret ,
Parti Socialiste , Parti Communiste …
Contact : Eric Taillandier 06 29 73 78 00
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04.06.2008
Lancement d'un appel « Ensemble pour une santé solidaire »
Un appel « ensemble pour une santé solidaire » contre les franchises médicales a été lancé le vendredi 16 mai 2008, à l’issue de la journée d’actions dans les CPAM.
Les initiateurs de cet appel justifie ainsi leur démarche :« L’opposition des citoyens, des usagers, des professionnels, est claire. Plus de 70 % des français sont contre les franchises. Et plus globalement inquiets sur l’avenir de notre système de santé. Il faut continuer le combat contre la politique de casse, par l’instauration d’un chaos généralisé, de la protection sociale et de la santé. Mais il faut aussi faire des propositions, concrètes. Des propositions car le système doit évoluer. Des propositions aussi pour montrer qu’une autre voie est possible, dans le respect du principe de solidarité institué par le pacte de 45, réaliste techniquement et financièrement. La santé et la sécurité sociale sont notre bien, à tous. Mais dans ce système complexifié d’une manière inextricable, bien peu s’y retrouvent. Pour permettre aux 60 millions d’usagers la possibilité de se réapproprier cette sécu qui leur appartient, et la défendre contre la gourmandise des financiers et des assureurs privés, nous avons la volonté de lancer un mouvement qui rassemble tous ceux qui défendent cette idée de la santé. Ce mouvement accueillera tous les gens de bonne volonté désireux d’apporter leurs compétences, leur énergie, et un peu de leur temps à la résistance et à la lutte contre la destruction de la sécu et de notre système, et à la réflexion et propositions pour reconstruire un système de SANTE solidaire, moderne, efficace et de qualité. »L'appel
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25.05.2008
Sécurité sociale : l'impossible réforme ?
Sortira-t-on jamais du déficit de la Sécurité sociale qui menace le modèle français de protection sociale ? Trois ans après la mise en oeuvre de la dernière réforme de l'assurance-maladie d'août 2004, les effets attendus se sont déjà estompés. En 2008, le déficit prévisionnel devrait frôler les 9 milliards d'euros, dont un peu plus de 4 milliards pour l'assurance-maladie et 5 milliards pour les retraites. Un nouveau plan d'économies et de recettes nouvelles, décrété en urgence, devrait ralentir la dérive des 12 milliards estimés pour 2007. Soit un niveau identique à celui de 2004.
La "maîtrise médicalisée" des dépenses a atteint ses limites, faute de mesures véritablement efficaces, si ce n'est coercitives, tant pour les soins de ville que pour l'hôpital. Les recettes, et notamment les cotisations, pâtissent d'une conjoncture maussade autant que de la volonté du gouvernement de réduire les charges des entreprises. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a prévu des états généraux du financement de la protection sociale au printemps 2008. Mais il restera à engager une profonde réforme du système d'organisation des soins, seul remède efficace pour affronter les déséquilibres à venir : le vieillissement de la population et la croissance des malades déclarés en affection de longue durée (ALD) comme les déséquilibres de la démographie médicale qui menacent des zones géographiques et la répartition des spécialités.
L'opposition des syndicats de salariés, des mutuelles, des associations d'usagers n'y a rien fait. Le gouvernement a maintenu, dans le budget 2008, son projet de franchises médicales à la charge des assurés sociaux : 50 centimes d'euros sur chaque boîte de médicaments et les soins paramédicaux et 2 euros sur les transports sanitaires. Au total, ce sont 850 millions d'euros qui ne seront plus remboursés. Les mineurs, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) en seront exonérés, tandis qu'un plafond annuel de 50 euros a été fixé.
Initialement, ces franchises - qui s'ajoutent aux forfaits déjà existants, comme le "1 euro" sur chaque consultation médicale - devaient "responsabiliser" les patients face à la croissance exponentielle des dépenses. Le président de la République a voulu, lui, qu'elles couvrent les besoins des nouveaux plans de lutte contre la maladie d'Alzheimer et le cancer et qu'elles aident au développement des soins palliatifs en milieu hospitalier.
Pour ses opposants, cette nouvelle taxe remet en cause un principe de base du système français établi depuis 1946 : les patients se substituent à la solidarité nationale pour financer les soins d'autres patients. C'est là une brèche qui, de toute évidence, n'est pas une solution durable et suffisante. Face à la persistance d'un déficit structurel, la période pourrait être propice à l'émergence de changements profonds, voire d'un bouleversement de logique. Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie s'y est engagé en évaluant le coût réel des charges et dépenses de santé supportés par les ménages. Le résultat est quelque peu surprenant. Certes, estime son rapport publié en juillet, la "couverture" reste une des plus importantes d'Europe. Le taux d'effort des assurés sociaux, autrement appelé le "reste à charge" ne représente en moyenne que 3 % des dépenses. Mais ce chiffre cache une profonde disparité. Pour les plus modestes, dont les revenus sont à peine plus élevés que le seuil de la couverture maladie universelle (CMU), ce montant peut atteindre 6 %, au lieu de 1,5 % pour les plus riches.
Pour éviter que les franchises ne pénalisent un peu plus une population déjà fragile, Martin Hirsch, commissaire aux solidarités actives, s'est emparé du projet de "bouclier sanitaire", pendant du bouclier fiscal, dont la logique serait d'instaurer un nouveau système de remboursement selon les revenus. Il supposerait également une refonte complète de la prise en charge des affections de longue durée, autant qu'une nouvelle articulation entre le régime de base et les organismes complémentaires (mutuelles et compagnies d'assurance).
Dans un rapport d'expertise remis au gouvernement, Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie, et Raoul Briet de la Haute Autorité de santé (HAS), n'ont pas rejeté cette initiative. Mais ils ont estimé que, en raison de sa complexité, il faudrait au moins trois ans, d'ici à 2010, pour la mettre en oeuvre.
Pour les dirigeants de l'assurance-maladie, le véritable défi est de faire face au rythme soutenu de croissance des dépenses de santé qui ont augmenté à un taux supérieur de 1,9 % à celle du produit intérieur brut. Cette évolution devrait se poursuivre avec la progression continue des bénéficiaires du régime des affections de longue durée, pris en charge à 100 % au moins pour leur pathologie principale. De 7 millions aujourd'hui, leur nombre devrait atteindre 12 millions en 2015, qui concentreront 75 % des dépenses de l'assurance-maladie.
Avec le vieillissement, le traitement de pathologies aggravées devrait nécessiter des moyens financiers supplémentaires que le gouvernement ne peut obtenir par la seule augmentation des recettes fiscales (TVA, CSG...). Cette évolution suppose un nouveau mode de prise en charge des soins que le gouvernement, comme l'assurance-maladie, peine à engager. Les obstacles, il est vrai, sont nombreux.
La Cour des comptes, comme le Haut Conseil, ont, à maintes reprises, fixé les limites actuelles de la liberté d'installation et de prescription, les deux piliers de la médecine libérale. A peine le président de la République avait-il émis l'hypothèse, le 18 septembre, de s'attaquer aux déserts médicaux par la limitation des installations dans les zones surdotées que le gouvernement a reculé après un mouvement de grève des internes.
L'assurance-maladie mise sur la diffusion de "bonnes pratiques" et la signature de "contrats responsables" avec les médecins. Mais le gouvernement ne saurait se risquer à remettre en cause frontalement le principe du paiement à l'acte. Et ses tentatives de restreindre les dépassements d'honoraires, qui se sont fortement aggravés, se limitent à l'obligation d'affichage dans les salles d'attente.
L'organisation de la permanence des soins, la nuit, les week-ends et jours fériés, se heurte autant à des contraintes financières qu'aux nouveaux comportements des praticiens. Sans compter les aléas de la collaboration entre le privé et les urgences. Avec la tarification à l'acte, l'hôpital affronte un nouveau type de financement qui le place en première ligne face aux cliniques privées. Mais le gouvernement sait qu'il lui faudra du temps pour réorganiser ce secteur sensible et électoralement délicat.
Elément-clé de la réforme de 2004, promis pour 2007 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé, le dossier médical personnel (DMP) est toujours en panne. Selon un rapport récent, il ne devrait pas être efficient avant... dix ans. Enfin, il reste à parachever le pilotage de l'organisation d'un système de soins trop éclaté. L'ensemble de ces difficultés justifie, pour nombre de spécialistes, l'organisation d'un débat national sur l'avenir de la protection sociale.
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17.05.2008
Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées
PARIS (AFP) — Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.
Le collectif national contre les franchises, qui regroupe plus de 70 organisations (partis, syndicats, associations), organise vendredi une mobilisation nationale avec l'appui de la CGT, avec l'intention de s'adresser aux assurés sociaux aux abords des caisses d'assurance maladie.
Il veut continuer d'attirer l'attention sur la mise en place décriée, depuis le 1er janvier, de franchises de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.
Cette nouvelle mobilisation, après celle du 12 avril, intervient alors que l'assurance maladie fait des premiers bilans sur cette mesure, dont le gouvernement prévoit qu'elle rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.
"Nous constatons un +effet franchise+, c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé mercredi le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.
Selon M. van Roekeghem, cet effet "va au-delà de l'effet direct et mécanique des 50 centimes d'euro par boîte de médicaments". Il juge en effet "probable que les Français ont adopté une gestion plus parcimonieuse de leur pharmacie familiale", vérifiant "qu'ils n'ont pas tel médicament avant d'en faire l'acquisition".
Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.
"On se rend bien compte à la Sécu du mécontentement des gens", dit Bernard Hesse, délégué syndical CGT d'une caisse d'assurance maladie dans les Hauts-de-Seine.
"Ils s'aperçoivent sur leur relevé de remboursements que les nouvelles franchises s'ajoutent aux anciennes", explique-t-il, en référence au forfait d'un euro sur chaque consultation, également plafonné à 50 euros par an, au forfait hospitalier de 16 euros et à celui de 18 euros sur les actes techniques de plus de 91 euros.
Vendredi, des personnels de l'assurance maladie doivent participer à la mobilisation du collectif contre les franchises, qui invitera les assurés à signer une pétition "déjà remplie par plus de 600.000 personnes".
Comme pour chaque action de ce collectif hétéroclite, le degré de mobilisation est imprévisible, mais il prêche en terrain conquis: dans un sondage OpinionWay publié début mai par Le Figaro, 72% des personnes interrogées se sont prononcées contre la mesure.
Au-delà de leur principe, les franchises sont également contestées sur leur utilisation. L'AD-PA, qui regroupe 1.800 directeurs de maisons de retraite, a affirmé jeudi "que les franchises médicales ne financent pas pour l'instant le Plan Alzheimer", craignant qu'elles "n'aient pour seul intérêt de combler le trou de la Sécurité sociale".
Une accusation rejetée par le gouvernement, qui a indiqué fin avril qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009.
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14.05.2008
La Sécu nous appartient
Mediapart - Par christian lehmann
« C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer... » C'est au son de ce slogan mensonger qu'a été mise en œuvre en 2005 la réforme portée par Philippe Douste-Blazy puis Xavier Bertrand.
La mise en place du système du « médecin traitant » a été totalement dénaturée par la complexité tarifaire du parcours de soins, l'absence de tout investissement sur la médecine générale, l'explosion des dépassements d'honoraires, les divers forfaits sur les remboursements de consultation qui, nous disait-on, permettraient à la Sécurité Sociale d'équilibrer ses comptes en 2007... afin d'éviter des franchises sur les remboursements de soins!
Avec le recul, ce que dénonçaient dès sa mise en place de nombreux médecins, économistes et patients s'est révélé exact. Il s'agissait avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins.
Avec Nicolas Sarkozy, la destruction du système solidaire s’accélère, avec les franchises sur les soins et une extension de la tarification à l'activité qui condamne au nom d’un équilibre financier aux critères aberrants certains services hospitaliers à récuser les patients peu rentables, parmi lesquels les personnes âgées dépendantes.
Sous couvert d'un discours économique d'une grande médiocrité, on ponctionne douloureusement 850 millions d'euros par an dans la poche des malades, y compris ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand, selon l'analyse du Président de laCour des Comptes, Philippe Seguin, la seule taxation des stock-options à l'égal des salaires ramènerait 3,5 milliards d'euros par an!
Cette destruction méthodique du système de Sécurité Sociale solidaire s'accompagne d'un discours triomphaliste du directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem. Cet ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale, tandis que dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer.
Des représentants d'associations d'usagers alertent sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies. Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.
Et dans le même temps, dans le Lot et Garonne, un directeur de caisse menace de sanctionner infirmiers et généralistes si ceux-ci pratiquent trop systématiquement le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais. Il n'existe aucune justification médicale ou économique à ce type de menace vexatoire, quand chacun sait que les soins les plus lourds et coûteux (hospitalisations, actes chirurgicaux, Irm, etc.) font bien entendu l'objet d'une dispense d'avance de frais, les établissements étant réglés directement par la Sécurité Sociale.
Restreindre l’utilisation du tiers-payant par les généralistes et les infirmiers, c'est repousser encore l'accès aux soins de patients démunis, sans aucune autre justification que celle... de récupérer plus facilement les euros de franchises sur les boîtes de médicaments, les actes infirmiers et les transports sanitaires!
Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains, inondant les antennes de spots vantant leurs mérites.
C'est contre cette captation et cette dilapidation de l'héritage de la Résistance, contre cette destruction d'une Sécurité Sociale solidaire, pilier du modèle social français tant décrié par ceux pour qui il n'est d'autre horizon ou espérance pour l'homme que le Marché, que les patients et les professionnels de soins en lutte contre les franchises médicales depuis des mois ont décidé d'une action commune avec les personnels des caisses d'assurance-maladie.
Depuis le 1er Janvier, sur le site www.grevedesoins.fr, se multiplient les témoignages. Emouvants. Révoltants. Des milliers de messages de soutien, et l’expression grandissante d’une colère attisée par les provocations et l’arrogance d’un gouvernement accumulant les contre-vérités.
Cette indignation rassemble aujourd’hui des malades, des professionnels de la santé, des militants, des citoyens, à l’origine d’initiatives qui se multiplient dans toute la France, pour sensibiliser et mobiliser les usagers et personnels de la Sécurité Sociale, dans ces lieux symboliques que sont les caisses d’assurance-maladie.
Avec le Collectif National Contre les Franchises Médicales et les organisations qui le composent, avec la CGT, aujourd’hui ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.
Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions.
Christian Lehmann et Bruno-Pascal Chevalier
Le 16 mai, nous vous appelons à rejoindre, nombreux, les usagers et personnels des CPAM.
Nous serons dans l’Essonne, à la CPAM d’Evry, 5 rue du Facteur Cheval.
A 15h30, nous demanderons à être reçus en délégation par le directeur de la CPAM, et nous organiserons un point de presse avec des responsables et des militants politiques et syndicaux, des professionnels de la santé, des personnels de la Sécurité Sociale, tous ceux pour qui les mots « Sécurité sociale solidaire » ont un sens, celui de la justice et du progrès, et qui ont décidé de résister et de se battre.
La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!
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08.05.2008
HANDICAP … EN TOUTE FRANCHISE … JE DENONCE
Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….
JE DENONCE…
Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.
Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.
Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.
Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l'Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d'action" du Gouvernement…).
Je dénonce encore ces dirigeants qui ont signé une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 – interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu'à travail égal on doit toucher un même salaire…).
Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l'emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d'une "discrimination positive" à leur égard.
La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu'ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)
Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d'euros, pour Sanofi Aventis en 2007)
Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission
Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40 qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.
(DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d'euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l'année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)
Je dénonce ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.
Je dénonce l’incompétence … Le mépris … L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie, à ses « vieux » qui l’ont construite.
Je dénonce la misère de 850 000 handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…
(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule...)
Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5 à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.
Je dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges, sur le soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit il ?
(Qu’en est-il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l'alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d'assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).
Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion… Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les riches plus riches et les pauvres à la fois plus pauvres et responsables de malheurs de notre société…
Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule », cherchant à en faire des boucs émissaires et à faire régner un régime de la PEUR... »
Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …
Je dénonce par la même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.
Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants … Poussettes … Même combat !
Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé… Car même si elles en avaient pour certaines la volonté politique … La compensation du transfert des charges ne se fait pas ou si mal.
Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la qualité de vie à laquelle peut prétendre tout citoyen.
Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.
Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.
Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !
<strong>Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?</strong>
Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?
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05.05.2008
FRANCHISE ET ALD
Madame Pécresse,
Madame la ministre ,
je m'étonne , qu'au cours de votre entretien sur France 5, Dimanche dernier, vous ayez osé affirmer haut et fort que les malades chroniques étaient exonérés de franchises médicales.
J'en suis même scandalisée, car cela dénote une méconnaissance totale des sujets que vous abordez ou si cela n'était ... Une soumission et une adhésion totale aux mensonges assénés par votre gouvernement.
Je suis atteinte d'une Sclérose en plaques...
Ne peut travailler ( entre 7, 5 et ... 8 ... et ... Sur l'échelle EDSS)
Vit avec une AAH de 628, 10 Euros
Payes les franchises...
Plus...
Télé Assistance / Mois 21,00 €
Mutuelle / Mois 31,33 €
Médicaments indispensables, prescrits, et non remboursés / Mois 42,00 €
Médecin Acupuncteur, parties non remboursées ( 4 x 18,65)... / Mois 74,60 €
Dépassement des 100 Euros alloués par la MDPH pour les frais
"para médicaux" et Hygiène / Mois 45,20 €
Participations forfaitaires consultations / Mois 5,00 €
TOTAL / MOIS 219,13 €
628,10 € - 219,13 € = 408,97 € ...
Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ????
Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule... Et savez vous combien il manque de centres d'accueil pour Sépiens ou handicapés physiques "lourds"?
Petit rappel ... Nous sommes pas loin de 850 000 dans mon cas.
Mais cela vous devez l'ignorer.
Comme vous ignorez,aussi, je suppose, que l'AAH est considérée comme un pactole, car elle exclut de la CMU.
Oui Madame la ministre!
Plus vos franchises!
Et 408,97 € .... C'est déjà 408, 03 € en dessous du seuil de pauvreté!
Oserez vous me répondre?
Aurez-vous le courage de ne pas cautionner une telle injustice?
Janine Thombrau
http://motspourmaux.perso.cegetel.net/
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| Tags : franchise mÉdicale, ald, cmu, mdph, handicapÉs physiques lourds |
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23.04.2008
NORD La crise, dans la région, on la vit au jour le jour
À Crespin, chez Guy et Marie-Christine Pichon, éplucher les factures est devenu une nécessité.
Dans une économie mondialisée, la surchauffe des marchés au niveau global se fait sentir jusqu'à l'échelon local. Dans les familles, chez les entrepreneurs, la tempête économique souffle dans la région.
C'est une famille comme il en existe probablement des milliers dans la région. Petits propriétaires ni riches à millions, ni dans le besoin. Mais le genre de famille qui a gardé l'habitude de tout compter, parce que tout compte. En francs plutôt qu'en euros. Et pas seulement pour les grosses sommes. Les Pichon, la petite cinquantaine, quatre enfants, vivent loin, très loin des salles de marchés où se fixe le prix de leur quotidien. Ils habitent et travaillent à Crespin, près de Valenciennes, à l'ombre de l'usine Bombardier. Cela dit, la marche de l'économie, ils connaissent et ont appris à vivre avec. « Une partie des activités de l'usine a été délocalisée en Tchéquie, ca leur coûte moins cher, raconte Guy, le père, 34 ans de boîte comme ouvrier qualifié et dont le salaire plafonne à 1 500 E par mois. Avant, on fabriquait le train de A à Z. Maintenant, on ne fait plus que l'assembler ».
Depuis quelques mois, les conséquences d'une économie mondiale un peu folle se font un peu plus sentir. Au purgatoire des classes moyennes, les Pichon tirent la langue et le diable par la queue. « Ca devient dément, s'emporte Marie-Christine, qui tient les cordons de la bourse familiale.
Le plaisir de Guy, c'est sa boîte de Vache qui rit®. Elle est à près de 3 E quand on la payait 6 francs avant ».
Et tout est à l'avenant. Le pain, la salade, la viande et les pommes de terre... « Heureusement que pour le gasoil, il y a la Belgique à côté. Mais même là-bas, ça augmente, et vu comme le prix du baril monte, ça va pas aller en s'améliorant »
« Un euro par-ci, un euro par-là »
À la bourse, la cotation des matières premières grimpe en flèche. Dans le chariot, c'est pareil. « Avant, avec cent francs, on faisait des courses et on avait de quoi vivre. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait avec 20 E ? », s'interroge le couple.
Résultat, on épluche les prospectus en famille pour débusquer les promotions, on se reporte sur le hard-discount du coin. Les temps changent, les comportements suivent. La ceinture se serre chaque jour un peu plus. « C'est l'accumulation qui est difficile à vivre, explique Guy.
Un euro par-ci, un euro par-là. Au final, le budget se réduit. Mon salaire lui, n'a augmenté que de 18 E en deux ans ».
Factures à l'appui, Marie-Christine met un peu de concret sur le mot inflation : « pour une consommation de 24 Kw/h de plus, on a pris 10 E d'augmentation en un an. L'abonnement téléphonique est passé de 15 à 16 E par mois l'an dernier ». L'échéancier de Gaz de France, lui, ne reflète pas encore la hausse de 10 % depuis le début de l'année. « Mais quand on va avoir le rattrapage en novembre sur notre consommation réelle, ça va faire mal », prédit le couple. Du coup, Guy songe à investir dans une cheminée à bois. Il n'y a pas de petites économies. La rigueur, ici, ne cache pas son nom.
Ressentiment
Du coup, le ressentiment guette. « Chaque jour on nous pond quelque chose. Au début de l'année, c'était la franchise médicale. Il y a quinze jours, c'était le billet famille nombreuse, la semaine dernière, les allocs et le chômage. On se demande ce qui va encore nous tomber dessus la semaine prochaine ». Travailler plus pour gagner plus alors ? « Vous plaisantez !, s'empourpre Guy. J'ai 34 ans de métier. Dont 26 posté. C'est pas 34 ans derrière un bureau. Les douleurs, on les sent ». « Quand vous prenez les nécrologies ici, tous les jours on en a qui partent à 55, 60 ans. Et on vient nous parler de reculer l'âge de la retraite », renchérit Marie-Christine.
Il y a quelques semaines, Guy est allé au cinéma. C'était pour aller voir les « Ch'tis ». Il a payé sa place, 8 E. Ça faisait des années qu'il ne s'était pas autorisé ce luxe. Alors la projection privée du film à l'Élysée, forcément, lui a un peu ôté l'envie de rire.
« Nous, ce qu'on aimerait, c'est juste un peu plus de justice sociale », lâche Guy, dans un demi-sourire. Un sourire, crispé, qui dissimule mal la colère. Cette colère de plus en plus caractéristique de ces classes moyennes que le manque de moyens déclasse. •
06:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : JUSTICE SOCIALE, RETRAITE, FRANCHISE MÉDICALE, INFLATION, FRANCE, SARKOSY |
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MINISTERE DE LA SANTE, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE
• Arrêté du 15 avril 2008 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...
• Arrêté du 15 avril 2008 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...
• Arrêté du 18 avril 2008 fixant à titre transitoire les critères permettant l'accès des directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à l'échelon fonctionnel du grade de la hors-classe
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JOR...
06:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : franchise médicale, médicaments non remboursés, déremboursement de lunette, déremboursement de frais dentaires, sécurité sociale, bachelot |
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19.04.2008
Mensonges, mauvaise foi et provocations
Tribune libre - L'HUMANITÉ
L'invité de la semaine Bruno-Pascal Chevalier
Malade du sida en grève des soins contre les franchises médicales.
« Mensonges, mauvaise foi et provocations »
Les récentes déclarations de Mme Bachelot-Narquin sur l’éventuel déremboursement des frais d’optique, suivies d’un démenti le lendemain, ne font que nourrir la colère des citoyens.
À la mobilisation, le gouvernement répond par une nouvelle provocation, sur le fond comme sur la forme. Car la forme est symptomatique du profond mépris que nous témoignent « le président de tous les Français » et ses ministres. Déclarations. Contre-déclarations. Ils ne tentent même pas de se donner l’apparence de grands démocrates. Non, ils se moquent de nous ouvertement.
Mme Bachelot aurait pu démentir mardi ses propos de la veille en avançant les arguments de la concertation : sur le mode « je vous ai compris ». Non. Au lieu de cela, alors que nous l’avons vue à la télé, entendue à la radio, elle ose affirmer : « Je me suis demandé où les commentateurs étaient allés trouver cette affaire. »
Vous savez, le plus terrible, c’est qu’à force, au bout de presque un an de cette soupe à la grimace infâme de mensonges, de mauvaise foi et de provocations, les gens finissent par se résigner.
Tenez, par exemple, hier. Des milliers de lycéens, professeurs, parents défilent régulièrement à Paris, depuis plusieurs semaines, pour exprimer leur refus de la casse (oui, encore) de l’école. Selon Xavier Darcos, s’inquiéter pour 11 000 suppressions de postes, pour la disparition du BEP et la suppression programmée des deux premières classes de maternelle, c’est quand même un peu exagéré. D’où sa réponse, volontairement à côté de la plaque, si j’ose dire : « Il faut que les syndicats enseignants arrêtent de pousser devant eux les élèves pour défendre des revendications uniquement corporatistes. »
Bon… être pris pour des abrutis, on est habitués, non ?
Mais parfois, au détour d’une petite phrase, à laquelle on n’a presque pas prêté attention, tellement on sait que ça va être un énième mensonge, un petit signal d’alarme s’allume dans un coin de notre cerveau.
Hier, sur France Inter, M. Darcos est intervenu une nouvelle fois. J’écoutais d’une oreille distraite. « Méfions-nous, a-t-il dit…. ils (les syndicats lycéens - NDLR) savent le danger qu’il y a à ce que 15 ou 20 000 lycéens circulent dans les rues deux fois par semaine…. On sait très bien comment ça peut finir, par un incident ou que sais-je encore. » « Ils savent le danger… » Ah ? et… quel danger ?
« On sait très bien comment ça peut finir… » Il y a deux ans, ça s’est fini par le retrait du CPE, non ? C’est cela qu’il nous annonce Xavier Darcos ? Un recul du gouvernement ?
« Un incident ou que sais-je encore. » Ah non, tiens. Ça sent plutôt les problèmes. Ou les menaces ?
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25.03.2008
FRANCHISE MÉDICALE - STRASBOURG APPEL DU 12 AVRIL
Appel de Bruno-Pascal Chevalier à une action le samedi 12 avril
Les franchises médicales pèsent lourd dans le résultat des élections municipales et cantonales. Elles sont, avec le pouvoir d’achat, l’une des raisons des faibles scores de l’UMP.
L’UMP imagine sans doute s’en remettre… Mais les malades privés de soins par la politique de Nicolas Sarkozy, s’en remettront-ils, eux ?
Après avoir osé avancer l’argument de la « responsabilisation » des malades, comme si le fait de payer plus rendait moins malade… que va bien pouvoir répondre Nicolas Sarkozy, cette fois, au mécontentement grandissant des français ? D’ailleurs, va-t-il enfin se décider à répondre ?
Car depuis plusieurs semaines, après une première réponse erronée semblant indiquer que Nicolas Sarkozy ne connaît même pas les textes qu’il présente au vote de ses députés, l’homme qui se présentait comme « le Président de tous les français » ne daigne plus nous répondre…
Mais ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy et son gouvernement se bouchent les oreilles que nous allons nous taire ! Et nous n’allons plus seulement crier. Nous allons agir !
J’invite tous les malades, tous les responsables et militants politiques, syndicaux, associatifs, tous les citoyens à manifester devant toutes les préfectures de France, et à Paris, devant le ministère de la santé, le samedi 12 avril à 14h00, en venant déposer leurs boites vides de médicaments. Le combat contre les franchises ne s’arrêtera qu’avec le retrait pur et simple, et définitif, de cette mesure hypocrite, injuste et dangereuse pour la santé publique !
brunopascal chevalier www.grevedesoins.fr
http://www.contre-les-franchises.org
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17.03.2008
Appel a manifestation contre les franchises médicales
Communiqué de Bruno-Pascal Chevalier, qui appelle à une action le 12 avril :
déposer devant toutes les préfectures de France, et le ministère de la santé, pour Paris et la RP, les boites vides de médicaments, dans la mesure du possible avec une animation (musicale ou autre…)
Les franchises médicales pèsent lourd dans le résultat des élections municipales et cantonales. Elles sont, avec le pouvoir d’achat, l’une des raisons des faibles scores de l’UMP.
L’UMP imagine sans doute s'en remettre…
Mais les malades privés de soins par la politique de Nicolas Sarkozy, s’en remettront-ils, eux ?
Après avoir osé avancer l’argument de la « responsabilisation » des malades, comme si le fait de payer plus rendait moins malade… que va bien pouvoir répondre Nicolas Sarkozy, cette fois, au mécontentement grandissant des français ? D’ailleurs, va-t-il enfin se décider à répondre ?
Car depuis plusieurs semaines, après une première réponse erronée semblant indiquer que Nicolas Sarkozy ne connaît même pas les textes qu'il présente au vote de ses députés, l’homme qui se présentait comme « le Président de tous les français » ne daigne plus nous répondre…
Mais ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy et son gouvernement se bouchent les oreilles que nous allons nous taire !
Et nous n’allons plus seulement crier. Nous allons agir !
J’invite tous les malades, tous les responsables et militants politiques, syndicaux, associatifs, tous les citoyens à manifester devant toutes les préfectures de France, et à Paris, devant le ministère de la santé, le samedi 12 avril à 14h00, en venant déposer leurs boites vides de médicaments.
Le combat contre les franchises ne s’arrêtera qu’avec le retrait pur et simple, et définitif, de cette mesure hypocrite, injuste et dangereuse pour la santé publique !
Bien cordialement
brunopascal chevalier 06.89.18.01.77 www.grevedesoins.fr
chbrunopasc@aol.com
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10.03.2008
LES FRANCHISES SUR LES SOINS NE SONT PAS UNE FATALITE
Les franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.
Malgré l’appel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un collectif d’organisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy appelait de ses voeux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le principe en ait été voté le 26 octobre à l’Assemblée par les députés UMP, qui choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques et les accidentés du travail.
Tout juste notera t’on que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100 premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.
Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales, déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)
Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.
Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.
Dans ce contexte de détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas l’aboutissement inéluctable d’une logique purement financière, d’une lubie présidentielle. Les médias se tournent alors vers lui en masse, s’intéressent à la question des franchises, certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourd’hui, bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus tard leurs démarches de soins.
L’appel contre la franchise a ainsi engrangé au courant du mois de Janvier plus de 5000 signatures en une après-midi après un sujet au Journal télévisé de France 2, pour atteindre 116.000 signatures sur le site, et 36.000 signatures papier récoltées par Bruno-Pascal Chevalier.
L’appel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent d’actualité. Signez la pétition, faites la signer.
Les franchises sur les soins ne sont pas une fatalité.
Inutiles économiquement, dangereuses médicalement, injustes moralement, elles témoignent d’une étrange politique de civilisation, qu’il nous revient de combattre, et de sanctionner.
Christian Lehmann
www.appelcontrelafranchise.org
* Un collectif national regroupant partis politiques, associations, syndicats, s’est créé pour amplifier le mouvement initié par la pétition, à l’adresse : www.contre-les-franchises.org
** « Sarkozy a tué l’idée de mettre en place une vraie franchise, qui aurait consisté à ne pas prendre en charge du tout les 50 ou 100 premiers euros de dépense, puis à faire varier ce seuil en fonction des besoins de financement de la Sécu. A présent, la grogne est telle que cette mesure ne verra jamais le jour » soupire un courageux expert anonyme, artisan de ces réformes. L’Expansion, Novembre 2007, Stéphanie Benz.
*** Seul le principe des franchises a été voté par les parlementaires. Le montant en a été fixé par décret, et peut être révisé à tout moment par le fait du Prince. Comme le disait Nicolas Sarkozy en Juin 2006 : « Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »
**** www.grevedesoins.fr
NOTE IMPORTANTE AU NIVEAU DES LISTES DE SIGNATAIRES ET DES PETITIONS PAPIER :
1-Toutes les signatures sont comptabilisées. Beaucoup aimeraient pouvoir retrouver facilement leur nom sur la liste mais le nombre de signataires rend ceci très difficile.
2-Sur ce site, vous trouverez un modèle de pétition papier à signer. Il n’existe pas d’adresse postale où envoyer cette liste… pour une bonne raison. Nous n’avons pas les moyens matériels d’entrer à la main des milliers de signatures. Nous vous demandons donc d’aller au bout de votre geste militant et d’intégrer ces signatures à la liste, en notant éventuellement *.* si vous n’avez pas l’adresse mail du signataire. Vous pouvez aussi adresser les pétitions papier à :
Bruno-Pascal CHEVALIER
17 Résidence Bois-Pommier
91390 Morsang-sur-Orge
Pour les initiateurs de l’Appel contre la Franchise
Christian Lehmann et Martin Winckler
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| Tags : franchise médicale, INÉGALITÉ, PAUVRETÉ |
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24.01.2008
Franchise médicale: deux associations déposent un recours devant le Conseil d'Etat PARIS
Franchise médicale: deux associations déposent un recours devant le Conseil d'Etat PARIS (AP)
Deux associations de défense des malades et handicapés ont déposé mardi un recours devant le Conseil d'Etat pour contester le principe des franchises médicales, qui porte notamment "atteinte à l'accès aux soins".
La Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH) et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (ANDEVA) indiquent dans un communiqué "avoir déposé un recours devant le Conseil d'Etat" contre ces franchises qui "portent atteinte à l'accès aux soins".
Les franchises médicales prévoient que les 45 millions d'assurés sociaux doivent prendre en charge 50 centimes sur chaque boîte de médicaments et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire. Le montant total de la franchise ne peut pas dépasser 50 euros par an. Mais les personnes souffrant d'une affection de longue durée (ALD), qui pâtissent d'importants restes à charge, doivent l'acquitter, ce que dénoncent plusieurs malades qui se sont mis en grève de soins.
Les deux associations évoquent une décision du Conseil constitutionnel du 13 décembre dernier, qui "émet une réserve sur les franchises médicales en demandant que leur montant fixé par décret ne remette pas en cause les exigences du 11e alinéa du Préambule de la Constitution de 1946". A savoir que la loi "garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".
"La FNATH et l'ANDEVA demandent au Conseil d'Etat d'appliquer cette réserve: les montants fixés par le décret d'application, combinés aux autres efforts financiers demandés aux assurés sociaux depuis 2004 (...), constituent de véritables obstacles à l'accès aux soins et à la santé pour les millions de personnes démunies".
De plus, les franchises portent "atteinte au droit des victimes du travail", car elles "sont contraires à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales", selon les deux associations. "Elles introduisent au détriment des victimes du travail une différence de traitement avec les autres victimes d'un dommage corporel inacceptable et prohibée".
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25.11.2007
PLFSS ma petite mort
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