12.11.2008
Pour en finir avec les crises financière
Les Amis du Monde Diplomatique
En partenariat avec JUSTICE et LIBERTES et ATTAC
V o u s i n v i t e n t à l a c o n f é r e n c e d e FREDERIC LORDON
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris
Chercheur au CNRS et au CEPREMAP
Economiste -- Ecrivain
Thème :
Jusqu'à quand ?
Pour en finir avec les crises financière
Mardi, 18 novembre 2008 à 19h3
Patio de l'Université Marc Bloc
Amphithéâtre n°
22, rue René Descartes
Strasbourg
Entrée libre dans la limite des places disponibles
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09.11.2008
Qu'est ce que l'argent ?
Vous vous demandez comment il est possible de trouver 2000 milliards d'euros pour soutenir le système bancaire et pourquoi ?
Alors regardez cette vidéo : http://vimeo.com/1711304
Vous regarderez votre banquier différemment la prochaine fois que vous rentrerez dans son agence.
Cette vidéo a fait l'objet de critiques :
http://www.rue89.com/mon-oeil/
http://aurelien.bompard.org/
http://fr.wikipedia.org/wiki/
http://fr.wikipedia.org/wiki/
Toujours à propos de la crise financière, les entretiens avec Frédéric Lordon :
http://www.la-bas.org/article.
et
http://www.la-bas.org/article.
07:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.10.2008
Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes
Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes qui ont fait augmenter les intérêts de leurs dettes, ont reconnu les dirigeants de l'Union sociale pour l'habitat (USH), jeudi lors d'une conférence de presse.
"Je crois que cet impact est limité pour les HLM parce que nous avons appelé les gens à la prudence" a déclaré Jean-Pierre Caroff, président des Offices publics de l'habitat (OPH, ex-Offices publics HLM).
"Quand vous parliez du Livret A on disait que vous étiez ringards", a ironisé Maurice Carraz, directeur général des OPH.
La quasi-totalité des emprunts (environ 90%) des quelque 90 milliards d'euros d'encours des organismes HLM sont souscrits auprès de la Caisse des dépôts (CDC), ont souligné les dirigeants du mouvement HLM qui gère 4,5 millions de logements.
Pour les organismes concernés - une dizaine d'offices publics et une dizaine d'entreprises Sociales pour l'habitat (ESH, ex-sociétés anonymes d'HLM) - ces produits financiers, devenus "toxiques" car basés sur des taux variables ou des indices "exotiques", représentent environ 20% à 30% de leurs dettes, ont reconnu les responsables du mouvement HLM. Le montant total des sommes en jeu n'est pas connu.
La renégociation avec les banques, notamment Dexia et les Caisses d'Epargne, qui avaient proposé ces produits financiers complexes, ont débuté.
"On peut renégocier la dette en cours", a souligné M. Caroff.
Le président de l'USH, Michel Delebarre, a même cité le cas d'un procès gagné, en première instance, par un organisme de Toulouse contre une banque, dont le nom n'a pas été révélé, pour "mauvais conseil".
06:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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23.10.2008
Le rapport qui accable la direction de la Caisse d'Epargne
Exclusif Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne. La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque selon un rapport dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie.
Des fonds propres pour gagner de l'argent
Voilà donc comment les choses se sont vraiment passées. Comme toutes les banques du monde, les Caisses d'épargne font ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elles utilisent leurs fonds propres pour gagner de l'argent sur les marchés.
Le 3 avril 2008, Nicolas Mérindol, le directeur général de la CNCE, à la demande de Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide l'arrêt de ces activités de trading sur compte propre.
Décision entérinée par le directoire de la banque le 23 juin 2008, et notifiée à la Banque de France le 8 août. Théoriquement, la petite équipe de huit personnes qui compose la salle de marché de l'Ecureuil (rien de comparable avec les salles de marchés des grandes banques) est donc censée gérer l'extinction progressive de ce compte jusqu'à la fin de l'année 2008.
Jusqu'à fin août, rien d'anormal.
Propre initiative
Tout dérape à partir du 15 septembre. L'un des trois traders, chargé des dérivés actions, enfreint l'interdiction de poursuivre des activités de trading. Il s'engage de sa propre initiative et pour des montants très importants dans une stratégie risquée qui expose fortement sa banque. Il commence à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours). Il parie sur une réduction de la volatilité et une hausse des marchés. Or, les marchés s'effondrent et deviennent hyper volatils. Les positions prises par le jeune trader à plusieurs reprises au cours du mois de septembre « l'exposent de manière croissante aux chocs extrêmes ».
Défaillance de toute la chaîne hiérarchique
Le 2 octobre, le comité des risques de marché de la CNCE constate une forte dégradation de la situation. Mais ne réagit pas. Toute la chaîne hiérarchique est défaillante. La direction des Caisses d'Epargne, occupée par les problèmes de Natixis, la banque de financement et d'investissement, détenue conjointement par les Caisses d'Epargne et les Banques populaires, ne surveille pas étroitement sa salle de marché. Elle aurait du mettre en place un système de contrôle transitoire. Elle ne le fait pas. Elle se repose entièrement sur la hiérarchie des traders. C'est un peu comme si les pilotes de l'avion allaient faire un petit tour, en comptant sur le personnel de cabine en cas de problème. Malheureusement, le responsable du compte propre, chef direct du trader qui a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre, n'est pas très présent en cette fin septembre. L'ambiance de la salle de marché est d'ailleurs assez morose puisque tous savent qu'à la fin de l'année, elle aura disparue. Abandonné à cette solitude, le jeune trader a-t-il eu un coup de déprime? Un coup de fatigue ? S'ennuie-t-il au point de jouer les apprentis sorciers ?
"Le risque est désormais limité à la prime investie"
Le 7 octobre, en raison des volumes inhabituels de trading. Une première alerte est envoyée auprès du responsable de la gestion financière. Convoqué le trader prétend "accompagner au mieux les positions de décembre à leur échéance". Deuxième alerte le 9 octobre.
A 12H17, le trader précise que "des positions à échéance novembre ont été coupées, qu'il n'y a plus de risque sur les positions optionnelles à la baisse et que le risque est désormais limité à la prime investie". Deux déclarations que le rapport déclarera à posteriori l'inspection qualifie de "mensongères" dans son rapport. A ce moment là, il serait encore possible de couper les positions et de limiter les dégâts. Mais l'engrenage infernal se poursuit. Le vendredi 10 octobre, à 13H30, le directeur financier est averti de la situation. Les pertes sont alors estimées à 100 millions d'euros. Et lui non plus ne bouge pas…Au lieu de demander au trader de quitter immédiatement son desk, ses supérieurs continuent à lui faire confiance ! Ils le laissent gérer tout seul son portefeuille toute la journée sans regarder la nature exacte de ses positions et des pertes qu'elles peuvent engendrer.
Le jeune trader se montre particulièrement abattu
Selon le rapport, le jeune trader se montre particulièrement abattu ce vendredi soir. Ses responsables lui suggèrent d'aller se reposer sans lui demander d'autres explications et sans chercher à analyser son portefeuille. Pire, ils ne mettent pas non plus à profit le week-end pour recenser les positions du trader et imaginer des scénarii de sortie de crise. Ce manque de réactivité paraît proprement hallucinant. Surtout en pleine crise financière, et après le choc Kerviel, qui a coûté 5 milliards d'euros à la Société Générale. En tout cas ces deux jours perdus vont augmenter l'addition de 150 millions d'euros supplémentaires aux Caisses d'épargne, selon les estimations des inspecteurs. En effet, le 13 octobre, les indicateurs de volatilité actions sont retombés. Pas pour longtemps. Ils recommencent à grimper les jours suivants. Pas de chance pour les Caisses d'Epargne.
Le jeune homme leur remet sa démission
Ce n'est que le 13 octobre à 11H55 que les supérieurs hiérarchiques du trader fautif comprennent la gravité de la situation. Le jeune homme leur remet sa démission. Il vient de calculer ses pertes : 120 millions d'euros. Branle-bas de combat dans les étages de direction. Les positions n'ont pas été coupées. Il faut d'urgence déboucler les opérations. L'écureuil pourrait le faire avec les équipes de sa banque d'investissement Natixis, mais il redoute que la moindre rumeur sur le marché ne pousse les opérateurs à fondre sur eux comme une proie. Il n'y a aucune pitié sur les marchés. La CNCE décide donc de prendre ses contreparties à l'extérieur de la maison. Le débouclage des opérations débute le 15 octobre et s'achève le 17 octobre. Comme l'avait annoncé le site du Nouvel Observateur dès lundi matin, les pertes finales se rapprochent de 700 millions d'euros. Elles atteignent 695 millions d'euros très exactement.
Toute la hiérarchie directe du trader a démissionné.
Lâché par l'Elysée
Lâché par l'Elysée, et les patrons de caisses régionales, Charles Milhaud, le président de la CNCE, a du lui aussi abandonner son fauteuil après 44 années passées dans les Caisses. En revanche, son directeur général, Nicolas Mérindol, a réussi à se maintenir à l'intérieur de la maison, et vise même la direction du Crédit foncier. Assez étonnant quand on sait à quel point il siégeait peu au comité de risque. Directement chargé des risques, Julien Carmona a immédiatement proposé sa démission, qui a été refusée. Il restera également dans la banque.
Il faudra encore attendre les conclusions des enquêteurs de la Commission bancaire pour avoir une vue complète de la chaîne des responsabilités. Par ailleurs, d'après nos informations, toutes les banques de financement et d'investissement françaises, ont perdu beaucoup l'argent dans leurs activités de trading depuis quinze jours en raison de la forte volatilité des marchés. Et c'est d'ailleurs la vraie raison qui aurait poussé Christine Lagarde, la ministre de l'économie, à débloquer 10,5 milliards d'euros en catastrophe pour les banques françaises.
Odile Benyahia-Kouider
07:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.10.2008
la fourmi râle : 360 Milliards d'euros !
http://afp.google.com/article/
06:15 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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11.10.2008
La crise financière, immorale jusqu’au bout !
Source / auteur : http://www.solidaires.org/
La crise financière, immorale jusqu’au bout !
Les images de petits traders, le regard rivé sur la descente vertigineuse des indices boursiers de la planète et de leurs collègues, petits banquiers chassés la corbeille sous le bras du siège de leur banque sont devenues le spectacle favori des médias ces jours ci. Il est aisé pour certains politiques et économistes de faire porter la crise du capitalisme sur des financiers véreux ou des patrons bénéficiaires de parachutes dorés. Que de tels personnages existent, c’est vrai. Qu’ils soient écoeurants, c’est vrai. Mais cela ne disculpent d’aucune manière les politiques qui les ont soutenus et même encouragés. Monsieur Sarkozy a beau jeu de dénoncer le scandale des subprimes. Il oublie que c’est lui qui voulait, il y a un an, développer le crédit hypothécaire (c’est la même chose) en France. Un bal des faux-culs dont nous risquons bien d’être les dindons de la farce !
Une perte de 3 milliards nationalisée !
Comment accepter qu’en une journée, le gouvernement Français toujours prompt à pointer les déficits publics trouve 3 milliards d’€ pour participer au renflouement de la banque DEXIA ? Rappelons que cette institution bancaire au service du financement des collectivités locales était publique avant d’être privatisée, pour acquérir plus d’autonomie, être libre de se lancer à l’international. Ca nous rappelle un certain discours ! La somme destinée à sauver les impécunieux banquiers correspond curieusement à celle que cherchent les patrons de La Poste pour se développer... à l’international !
DEXIA était ainsi libre de se payer FSA (Financial Security Assurance Inc.), un réassureur de crédit américain dans une relation « gagnant gagnant ». C’est perdu ou plutôt c’est la collectivité qui y perd sur sa feuille d’impôt !
Les capitalistes, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît... !
Le 1er octobre, le premier ministre Fillon proposait une solution miracle pour sauver ses amis banquiers : puisque ses concitoyens n’ont plus confiance dans les banques et jouent la carte de la prudence en épargnant massivement sur le Livret A (près de 20 milliards d’€ supplémentaires prévus fin 2008 sur les comptes de la Caisse des Dépôts, Livret A + Livret bleu capitaliseront près de 160 milliards d’€), il allait rééquilibrer tout cela et refaire descendre les « excédents d’épargne » vers le bilan des banques aux abois.
Après une levée de boucliers, c’est le Président de La République qui a tranché en offrant les fonds du Livret Développement Durable en pâture, près de 60 Milliards dont les banques disposent déjà en grande partie. Belle arnaque quand on sait que le 1er janvier 2009 Livret A, Livret Bleu et LDD seront « fusionnés », bien malin qui pourra distinguer les fonds « sécurisés » de ceux engouffrés dans le bilan des banques.
Plus de fondations, les travaux continuent !
C’est dans ce contexte que se joue l’avenir de La Poste, avec un gouvernement aveugle et sourd aux réels besoins de la société. Plus que jamais la volonté de privatiser La Poste apparaît comme un verrou idéologique à faire sauter pour les tenants du libéralisme le plus forcené. Les privatiseurs sont parfaitement conscients des conséquences directes de leur stratégie sur l’emploi, sur la cohésion sociale, sur les territoires. Ils savent comme ils savaient parfaitement que la bulle spéculative des subprimes américaines allait tôt ou tard éclater. Ce sont les mêmes qui croient encore aux vertus salutaires du marché. Facile avec un salaire annuel de 500 000€ !
La crise actuelle est un exemple plus parlant que tous les longs discours : le changement de statut de La Poste est un non-sens absolu ! La mobilisation contre sa privatisation est toujours plus d’actualité.
Le samedi 22 novembre, grande journée de manifestations !
Postiers, usagers, tous ensemble !
07:22 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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