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01.05.2009

AUJOURD'HUI 6 500 personnes ont défilé à Strasbourg et 3 000 personnes à Mulhouse

08:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1er mai, grÈves, manifestation, strasbourg, france | | |  Facebook

16.03.2009

7h10

7h10 est un nouveau site qui parle des grèves, de l'agitation sociale (tous domaines confondus), des manifestations et des licenciements en France. Vous souhaitez exprimer votre mécontentement, votre indignation ou pousser un coup de gueule, une rubrique coup de gueule est à votre disposition.

http://www.7h10.com/

06:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : 7h10, grèves, agitation sociale, manifestations, licenciements | | |  Facebook

08.03.2009

Comment l'antisarkozysme progresse

 

LE MONDE - L'antisarkozysme est de retour. Ce qui n'était encore qu'une réaction des milieux les plus militants et radicaux aux débuts de la présidence de Nicolas Sarkozy devient un sentiment plus répandu dans l'opinion. Alors qu'il peine à convaincre de la pertinence de son plan anticrise, le chef de l'Etat cristallise un mécontentement croissant.
Ce dernier s'exprime dans les grèves ouvrières contre les fermetures d'usines, mais aussi dans des catégories jusqu'ici relativement protégées : magistrats, avocats, médecins, enseignants, étudiants et cadres. "On assiste à une déception incontestable de l'électorat. Elle ne s'est pas encore transformée en désaffection. Mais la crise et la remontée du chômage ne peuvent que générer un mouvement social qui va se traduire par un antisarkozysme plus marqué", analyse Denis Pingaud, vice-président exécutif de l'institut Opinionway.

Le refus d'une société mise en fiches, déshumanisée et au service de l'argent roi, s'est élargi. Multiforme, la contestation va des altermondialistes aux Verts, en passant par les militants anti-OGM et les opposants à l'incarcération de Julien Coupat dans l'affaire des sabotages des lignes SNCF.

L'"Appel des appels" en est la traduction. Depuis son foyer d'origine (les milieux psychanalytiques), il a su fédérer une multitude de mécontentements via les collectifs "Non au fichier Edvige", "Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans", "Sauvons l'hôpital public", "Sauvons les Rased" (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), "Sauvons la recherche", "Sauvons l'université"... L'initiative surfe sur les réformes tous azimuts voulues par M. Sarkozy.

"Le temps est venu, de coordonner ces différents mouvements et d'en tirer tout le sens politique", préviennent les signataires de ce manifeste qui a déjà conquis 71 000 personnes. L'un de ses initiateurs, Roland Gori, psychanalyste, souhaite, lors d'une réunion à Paris, le 22 mars, transformer la pétition en "cahier des charges, comme les cahiers de doléances de 1789" et constituer un front uni des protestations.

"CONVERGENCE DES LUTTES"

D'autres expériences militantes témoignent de ce changement de climat. Leila Chaibi, une des animatrices de "l'Appel et la pioche", collectif de jeunes précaires et salariés proches du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), assure que les actions de réquisition qu'elle organise dans des supermarchés attirent de plus en plus de monde. "Les gens sentent bien que le pouvoir se fout d'eux et qu'on peut repousser les limites de la désobéissance civile", explique-t-elle.

Le même écho provient des militants de Génération précaire, qui dénoncent les stages gratuits, ou de Jeudi noir dans le domaine du logement. "Les mauvaises réponses à la crise fédèrent contre Sarkozy, et le ras-le-bol monte", confirme Julien Bayou, qui participe à ces mouvements. Les politologues notent que Nicolas Sarkozy n'a plus le monopole du "mouvement" sur la scène politique, dont il disposait encore à l'automne 2008 malgré une popularité en baisse. L'aggravation de la crise économique et le sentiment que le plan de relance n'est pas à la hauteur ont changé la donne.

"La logique du mouvement perpétuel voulue par Sarkozy est arrivée à épuisement. Elle ne marche plus parce que le mouvement social a réussi à faire le lien entre des mobilisations aussi différentes que celle des enseignants-chercheurs, celle contre les licenciements dans l'automobile ou dans le secteur hospitalier", résume Vincent Tiberj, chercheur à l'Institut d'études politiques de Paris.

La montée de la contestation sociale, sectorielle, puis nationale avec l'entrée en scène des confédérations syndicales, a, semble-t-il, donné un sens au ressentiment anti-Sarkozy. La grande manifestation interprofessionnelle du 29 janvier en a été, à ce jour, l'expression la plus forte. "L'antisarkozysme fédérait tout", remarque Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

"Le 29, s'est exprimé le rejet du mépris ressenti de la part du président. Le slogan "tu l'as vu ma grève ?" en était le symbole", renchérit Jérome Fourquet, directeur de l'IFOP.

"C'est l'expression d'un anti-sarkozysme par le bas, d'un nouvel imaginaire politique inscrit dans le mouvement social", assure encore Stéphane Rozès, directeur général de l'institut CSA. Un climat dont profite la gauche radicale, M. Besancenot en tête. La victoire du Collectif LKP en Guadeloupe s'est inscrite dans ce paysage.

Le maître mot est désormais la "convergence des luttes". Prochain rendez-vous : le 19 mars, nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle.

Marc Dupuis et Sylvia Zappi

07:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : antisarkozysme, grÈves, appel des appels | | |  Facebook

15.02.2008

Surtout ne pas parler des grèves actuelles en Grèce : C'est le secret de l'Europe officielle, ineuropéenne

Hier mercredi 14 février 2008, toute l'économie grecque était paralysée par une journée massive de grève générale, la deuxième en deux mois.

Il n'y a pas besoin d'avoir fait une grande école de journalisme pour comprendre que la consigne générale, d'autocensure ou bien d' «exocensure », c'est de parler le moins possible de tous les mouvements sociaux qui se peuvent survenir à l'étranger, et surtout s'il s'agit de nos frères et soeurs « consorts » européens : ceux qui partagent le même « sort » institutionnel.

On voit bien ici le tour foncièrement antieuropéen et antieuropéiste de cette Europe des traités de Maastricht et de Lisbonne : Tout est fait pour faciliter la circulation des marchandises et des capitaux, mais tout est conçu pour entraver la libre circulation des âmes et des idées, pour cloisonner chaque peuple dans son espace médiatique étriqué autour d'enjeux dérisoires tels que les chroniques inlassables de chaque cour princière (ah, Carla et Nicolas, ah Berlusconi, s'il fallait vous inventer !).

Bref, tout est fait pour priver méthodiquement les Européens d'un espace public commun, condition indispensable d'une démocratie commune. Et ils osent nous parler d'Europe et même nous traiter de nationalistes attardés ! (Vous remarquerez que pour être bien certains que les citoyens de chaque pays européen vivront toujours à des rythmes séparés, on ne vote pas les mêmes jours ni sur des listes européennes, afin d'isoler et d'impuissanter la volonté populaire. Afin de pouvoir sanctionner prestement chaque peuple qui s'avérerait isolément récalcitrant dans l'Empire supranational, un peu comme cela se passait à l'Est pour les Hongrois en 1956 et les Tchèques en 1968, même si la Commission de Bruxelles possède aujourd'hui des moyens infiniment plus sophistiqués que les chars d'assaut soviétiques pour faire plier un pays qui aurait mal voté à un référendum.)

Faire semblant de construire l'Europe en faisant son contraire, c'est-à-dire
l' « Union ineuropéenne », voici le secret de fabrication de ces si médiocres dirigeants politiques du niveau de cynisme de Tony Blair, de Sarkozy, de Schröder et de Berlusconi, qui ont trouvé ainsi un moyen subtil de se passer des peuples, afin de se délivrer pour toujours des conquêtes démocratiques et sociales issues de plusieurs siècles de résistance démocratique contre les rois, contre les magnats, et il y a soixante ans contre les nazis.

Maintenant, il reste une question brûlante : Qui nous interdit de parler des grèves en Grèce ? Et demain peut-être en Finlande, au Portugal ou en Roumanie, si leurs classes ouvrières se révoltaient ? Et qui interdit en retour les travailleurs européens de se préoccuper de nos combats en France?

On se demande vraiment à quoi servent ces permanents d'organisations syndicales et altermondialistes qui se rencontrent si fréquemment en symposiums internationaux tels que les Forums sociaux, mais sans jamais parvenir à se mettre d'accord sur un ou deux objectifs précis et vraiment gênants pour les managers de Bruxelles, ni même sur un texte de principe commun.

Si nos porte-parole sont incapables de s'entendre, tant pis. Que ce soit au moins un principe élémentaire de solidarité, un réflexe à propager, un conseil d'ami : Lorsqu'il y a grève chez nos voisins et consorts, en Grèce ou ailleurs, qu'on en parle au maximum, entre collègues et voisins, et aussi dès qu'on a accès à nos médias. Pour briser cette censure officielle inacceptable et ineuropéenne, et non l'entretenir par notre passivité. Qu'on fasse des piquets de grève, des marches, des danses, des distributions de tracts multilingues devant les représentations diplomatiques grecques et les succursales d'entreprises concernées. Qu'on arbore ici des autocollants grecs solidaires et des drapeaux hélènes. Qu'ils aient peur d'un réveil du peuple des peuples européens infantilisés, ce peuple des peuples qui surviendrait enfin « pour-soi »et non seulement « en-soi ».

Qu'ils sachent enfin que nous sommes l'Europe, contre l'Ineurope.

Luc Douillard on ze webblog : http://lucky.blog.lemonde.fr

06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EUROPE, STRASBOURG, GRÈVES | | |  Facebook

 
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