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27.12.2008

plan grand froid et bla bla

Et voilà c'est notre saison média, pas un journal qui ne parle - mal - de nous.

On va nous sauver, tout est fait : gymnase, caserne... dormez tranquille. À Strasbourg la chaise pour 42 personnes, pas de quoi comprendre pourquoi certains "préfèrent" la rue ? Vraiment ? Ce serait donc "mieux que rien" que de passer la nuit sur une chaise ou dans un dortoir ? Il n'existerait donc pas de solutions pérenne, stable et personnalisée comme le dit la loi ?

ça fait 15/16 ans que l'urgence sociale dysfonctionne ! Et nous le payons cher... Mais si on nous sauve temporairement du froid; tout va bien c'est ça ?

Est-ce qu'on préfère la rue ? Qu'en savez-vous ? Ha oui, vous l'avez entendu à la télé, dans la bouche de "professionnels" ! Alors de quel "choix" s'agit-il ? Vous pouvez le savoir mieux que nous ? Décider à notre place ? Nous "sauver" malgré nous ?

La solitude dans ces lieux collectifs est la pire qu'il nous soit donnée de croiser. Les liens avec les autres et les travailleurs sociaux sont rendus impossibles, inopérants. Chaque mot, chaque règle devient injonction...
Le choix est celui de l'autre, celui du politique, celui du gestionnaire, celui du règlement, celui du quota, celui du nombre... Nous ne sommes que des objets.

Tout est fait, toutes les conditions sont réunies pour provoquer en nous le rejet : celui du ts, celui du lien social, celui de la société. Traité comme du bétail, comme des barbares ou des abrutis... Montré du doigt ou objet de compassion et renvoyé à la rue, maintenu dans le néant.

Lorsqu'il s'agit de vous ou de vos proches, le choix, le dialogue, l'écoute, sont des notions vitales et évidentes. Vous êtes prêts à vous battre pour elles. Pour nous plus rien de l'ordre de l'humain et du sensible. Nous ne sommes plus maître de notre destin, nous ne sommes pas "acteur" de notre destin.

ça suffit comme ça.

Les municipalités de droite et de gauche n'utilisent pas la loi de réquisition. Vous pouvez chercher, aucune ne souhaite mettre cette loi en action. Des familles avec enfants ont moins d'intérêt à leurs yeux que de préserver leur tranquilité.

La loi de réquisition demande un courage politique qu'aucun ne possède. En rejetant toujours la faute sur un autre et en faisant des campagnes de communication, à grand frais : respecter la propriété, insalubrité, projet collectif prévu... Tous les prétextes sont bons pour nous laisser crever sous vos fenêtres, dans des parkings, dans des caves...

En 2009 ce sera pire.

Éteignez la télé, fermez votre journal, circulez y'a rien à voir et rendez-vous le 29 janvier...

23.12.2008

Appel : Urgence hébergement !

Signer la pétition -   Voir les signataires


A Lyon, chaque nuit, de 60 à 100 personnes, par manque de place en centre d'hébergement d'urgence, risquent de mourir de froid.

Depuis plusieurs mois, l'accueil d'urgence des Sans Domicile Fixe à Lyon est saturé. Le 115 ne peut plus faire face à l’ampleur de la demande.

Chaque soir, alors que les températures sont devenues négatives, ce sont plusieurs dizaines de personnes qui font appel au 115, et qui faute de places, passent la nuit dans la rue.

Parmi eux, des familles avec des enfants en bas âge.

Cette situation nous ne l'acceptons pas.

Parce qu'il est inacceptable que la vie de ces hommes et de ces femmes soit mise en danger alors que l'Etat a la responsabilité de la protéger

  • Nous demandons aux pouvoirs publics d’assumer enfin leurs responsabilités face à la situation actuelle.
  • Nous leur demandons de débloquer les moyens nécessaires pour assurer la mise à l'abri de toutes les personnes qui font appel au 115.

    En tant que citoyens nous nous engageons à agir en commun pour que cesse ce scandale et pour que la question du logement fasse enfin l’objet de la politique qu’appelle la gravité de la crise actuelle.

Appel soutenu actuellement par :
Les enfants de Don Quichotte, CGT, CFDT, FSU, SOLIDAIRES, UNS


Signer la pétition - Voir les signataires

05.12.2008

Quelques impressions de la rencontre régionale « Pauvreté, précarité, quelle démocratie participative pour quelle transformation ? »

mercredi 3 décembre 2008 par Georges Günther

Quelles impressions je retire de cette journée du 29 novembre au siège de la Région Rhône Alpes ?

D’abord beaucoup de monde, entre 600 et 700 personnes (90 à 100 du département de la Loire), dont 60 élus, 160 « professionnels » et donc une écrasante majorité de personnes confrontées à la pauvreté et à la précarité. Bien au-delà de ce qui avait été imaginé au départ. C’est peut-être d’ailleurs le fait le plus important, le plus intéressant de cette journée : qu’autant de personnes, dont la grande majorité est victime de la pauvreté et de la précarité, se rencontrent, débattent ensemble, nouent des liens, ne peut qu’aider à leur donner plus de force, plus de puissance d’intervention.
Une telle affluence est sans doute l’indication du besoin des personnes qui vivent la précarité et la pauvreté, d’échanger, d’être entendu, de participer. Un autre élément explicatif, réside aussi dans le choix d’associer en grande partie à la préparation, les associations, les collectifs, les réseaux de solidarité.
Une journée qui est quand même restée assez encadrée, notamment l’après midi avec des animateurs professionnels dont les techniques et comportements rappelaient, parfois, les travers des animateurs des plateaux de télévisions. Le débat aurait eu une autre tournure si l’animation avait été confiée à des militants.

Du monde donc et beaucoup de discussions partout, dans les ateliers, les couloirs, au repas..., beaucoup de contacts pris. Beaucoup de personnes participaient pour la première fois à un échange aussi large, parlaient pour la première fois en public de leur vie, de ce qu’elles entreprennent, constataient que d’autres personnes, d’autres groupes étaient engagés dans des tentatives similaires.

Qu’est-ce que cela peut produire ?
Sans aucun doute de la confiance en soi. Le sentiment qu’on est une force ? L’idée qu’ensemble on peut compter ? Une envie aussi d’élargir les liens, de poursuivre les réflexions, l’échange d’expériences ? Une dynamisation des initiatives, des constructions ?
Il serait d’ailleurs utile que ces échanges, au moins ceux qui ont été écrits, puissent être mis à disposition de tous.

La présence des élus était finalement assez réduite : des conseillers municipaux, des conseillers généraux, quelques conseillers régionaux mais tout de même assez peu compte tenu que le Conseil Régional était à l’initiative de la journée, je n’ai pas vu de parlementaires. Certes nous avions adopté le principe d’une présence majoritaire des personnes en situation de pauvreté et de précarité, mais cela n’empêchait pas une présence plus forte des élus. Pourquoi si peu d’élus ? Une distance du monde politique institutionnel vis à vis des pauvres ? Une gêne, la peur d’être par trop remis en cause ou de donner trop d’importance à une telle rencontre ? La manifestation d’un sentiment de fatalisme, d’un désarroi ?

Une telle journée permet d’avoir un bon état des lieux.
Plusieurs échanges et témoignages m’ont semblé intéressants, comme par exemple ce collectif de SDF de Strasbourg qui agit sur la réquisition de logements vides. D’autres révèlent les dégâts creusés dans les esprits et les comportements par les politiques sécuritaires et d’injustices, anti pauvres. Comme par exemple cette proposition d’appeler les « SDF », les « habitants de la rue » !
J’ai senti une forte aspiration à comprendre, à se donner de la force en se mettant en réseau, en croisant les expériences, les compétences, pour sortir d’un trop grand cloisonnement entre les groupes et les collectifs. Il a été évoqué la mise en place de « carrefours des savoirs », la création de "lieux d’élaboration de pensées et pas de consommation d’activités". Il y a là un appel à se donner les moyens d’une véritable éducation populaire.

Un besoin aussi « du collectif » pour trouver ensemble la capacité à intervenir, à compter. Il a même été demandé dans l’atelier auquel j’ai participé que l’action des professionnels, des associations et des institutions, soit orientée vers le soutien à l’intervention collective. Nous y avons eu un début de débat sur la portée limitée de l’action caritative (toutefois indispensable) et le besoin de construire de vraies solidarités non pas pour soulager la misère, mais pour en sortir en mutualisant les capacités et les compétences des personnes directement confrontées à la pauvreté et aussi de toutes les catégories de la société. Une réflexion intéressante aussi sur la responsabilité collective de la société dans les réalités que vivent les personnes, ce qui va à l’encontre de tous le mouvement et des dispositifs actuels d’individualisation et de culpabilisation des pauvres.

Par contre j’ai été surpris du peu de réflexions sur les responsabilités et les logiques qui construisent les inégalités et la misère. Comment dire ? : beaucoup de débats, de propositions, restaient dans « la bulle des pauvres », sans trop interroger ces logiques et ces responsabilités. Presque rien, par exemple, sur la question de l’argent, de l’utilisation de l’argent, sur qui en décide. On aurait pu penser que cette question aurait fait l’objet de nombreuses discussions, en ces temps où le gouvernement trouve des centaines de milliards pour renflouer les banques alors qu’il n’y a jamais d’argent pour assurer des droits fondamentaux. Personne n’a proposé par exemple que la Région Rhône Alpes mette en route un budget participatif ouvrant la possibilité de participer aux choix budgétaires. Comme si, pour l’instant, nous acceptions que cette question de l’utilisation de l’argent reste hors de notre portée, de nos compétences. Une autre répartition des richesses est pourtant un passage obligé si nous voulons faire reculer, même un peu, la pauvreté.
La crise, (l’ébranlement) que nous connaissons, indissociablement financière, économique, sociale et écologique, appelle à inventer de nouvelles solutions liant l’urgence sociale et l’urgence écologique. Or les échanges des ateliers sur le pouvoir d’achat et l’emploi (où les sydicats étaient présents), sont restés dans les démarches traditionnels en terme de croissance. Elles reviennent d’ailleurs en forces de tous bords. Pourtant la croissance actuelle creuse les inégalités, la pauvreté en France et dans le monde, débouche sur des difficultés alimentaires et détruit la planète. Les alternatives concrètes, restent donc à inventer et à construire.
Majoritairement, les réflexions et les comportements, restent dans une démarche « délégataire » : se faire entendre par les élus, des élus plus à l’écoute, revenait comme un leitmotiv. Ce faire entendre des élus, c’est bien sûr important. Mais l’aggravation de la pauvreté et des inégalités n’est pas essentiellement la conséquence d’un manque d’écoute des élus, d’une incompréhension. Il y a là, quand même, pas mal d’illusion. La pauvreté et les inégalités, sont surtout le résultat de choix. Permettre aux personnes victimes de la pauvreté de se rencontrer pour rassembler les capacités, sentir que chacun peut apporter au groupe, pour identifier les problèmes, les blocages, les logiques, les responsabilités, pour se donner beaucoup plus de puissance d’intervention, pour construire et défendre des alternatives, est essentiel. Ceci est d’ailleurs en filigrane dans cette aspiration à se mettre en réseau, à se rencontrer, à décloisonner. C’est ce à quoi nous travaillons avec le réseau du Portail pour l’accès aux droits sociaux (voir ci dessous le document de présentation à télécharger, voir aussi un power point de Présentation du projet et "Qui sommes nous ?").

Qu’elles suites à une telle rencontre ?
De fait elle en aura. Quand autant de personnes échangent cela a forcément quelques conséquences. Ainsi sur l’agglomération stéphanoise, plusieurs groupes venus y participer ont décidé de se rencontrer, sans autre objectif de départ que d’échanger sur ce qu’ils font.
Mais comment aider au prolongement, à l’approfondissement des réflexions, comment nourrir les liens ? Il serait vraiment dommage que cette journée devienne un simple élément de la communication de la Région Rhône Alpes.
Peut-être faudrait-il déjà lancer un appel à ce que les participants individuellement ou par groupe écrivent leurs impressions, ce que l’évènement leur a apporté, ce qui leur a plu et déplu.

Georges Günther

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Document de présentation du Portail lors de la journée du 29 novembre Document de présentation du Portail lors de la journée du 29 novembre

30.11.2008

Les SDF victimes d'une vaste attaque terroriste

La région parisienne a connu cette nuit sa sixième victime en une semaine. Après les morts du bois de Vincennes et de Gennevilliers, c'est cette fois en plein coeur de Paris que l'irréparable a été commis. L'homme a été retrouvé sur le trottoir, inerte. Mort de froid. Comme les précédentes victimes. La brigade criminelle a été chargée de l'enquête, et ses investigations mènent tout droit à la piste terroriste. "Même s'il faut rester très prudent, on s'oriente vers la thèse du terrorisme. On a d'abord pensé à un tueur en série, mais l'opération semble trop vaste pour ne pas y voir la marque d'une puissante organisation" affirmait ce matin le juge d'instruction.

Toujours aucune revendication

Les autorités, fidèlement relayés par les médias avaient d'abord accusé l'hiver précoce, le froid, la fatalité. Mais l'argumentation semble bien légère aux yeux des experts : "Le froid c'est clairement l'arme du crime. C'est comme si vous tiriez au pistolet sur quelqu'un et qu'on accusait la balle. Ce raisonnement est inepte". Il semble en effet que les sans-abris aient d'abord été victimes de la misère. Une misère dans laquelle ils ont été sciemment plongés. "La thèse du terrorisme issu de la mouvance libérale est bien sûr la plus évidente. Ils n'en sont pas à leur coup d'essai". Ces terroristes libéraux utilisent des techniques d'infiltration et sont présents à tous les niveaux de l'Etat. En cas d'attaques concertées, ils sont capables de réveiller une multitude d'agents dormants. "Leur force est de diluer leurs actions dans un fonctionnment dit normal de la société. On se laisse facilement abuser. Un coup c'est le froid, un autre c'est la crise financière. Difficile de distinguer le vrai du faux". Mais sans tomber dans la théorie du complot, il convient de rappeler que c'est près de 265 morts de SDF que l'on doit déplorer en 2008. Plus qu'un hasard.

Le groupe terroriste FMI est bien sûr pointé du doigt. Financé par la banque mondiale, il est l'auteur d'attentats célèbres (dans les pays du Tiers-Monde notamment) et très meurtriers. Mais il est capable d'attaquer les pays développés et notamment la France. On se rappelle que le mois dernier, un commando avait pris en otage l'épargne des français et avaient réclamé pour sa libération près de 320 milliards d'euros de rançon à destination des banques.

Les commanditaires restent inconnus

Pour l'heure le gouvernement reste passif. "Sans preuves formelles, on ne peut pas crier au terrorisme. Il ne faut pas affoler les français" déclarait ce soir Nicolas Sarkozy. La thèse du froid reste privilégiée dans les hautes sphères. François Fillon promettait ainsi la mise en place d'un plan grand froid, tandis que le président en appelait à une régulation mondiale du froid : "Nous allons moraliser le froid. Il s'agit de mettre en place à l'échelle européenne un plan de réchauffement de la planète avec des objectifs d'emission de gaz à effet de serre élevés. Et je peux déjà vous dire que la France fait parti des leaders mondiaux dans ce domaine."

A -6°C on déclenche Vigipirate

C'est donc la plus grande confusion qui règne ce soir en France, entre une justice alarmiste et un gouvernement qui se veut rassurant. L'attaque terroriste présumée serait toujours en cours et on ne sait rien des intentions des criminels. Des rumeurs font état d'une possible prise d'otage massive de sans-abri dans des centres d'hébergement, une hypothèse démentie par le premier ministre et jugée "farfelue". La France va donc s'endormir cette nuit avec inquiétude, guettant la prochaine victime de la "Guerre aux pauvres" déclarée par les barbares.

Publié par Monsieur Bernard.
http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/2008/11/les-sdf-victimes-dune-vaste-attaque.html

28.11.2008

Bonnes nouvelles : Hôtel particulier cherche SDF

Quand en France, on les balade de cabanes en gymnases, l’Allemagne leur offre des hotels particuliers. C’est quoi, le truc ?

hertefeld-2497c-g.1227721207.jpg

La réquisition des logements vides ?Hors-sujet, répond en creux Christine Boutin. Pourtant, la ville de Leipzig, en ex-allemagne de l’est, y a trouvé un modèle dynamique, dont d’autres villes allemandes s’inspirent.

Les chômeurs peuvent y occuper, en centre ville, des logements vides gratuitement (eh oui), en échange d’un entretien des lieux. Les propriétaires sont ravis qu’on s’occupe gratuitement (eh oui) de leur patrimoine, et les pauvres sont bien au chaud dans un 80m² de grand standing ou dan sun hôtel particulier.

Evidemment, il y a une contrepartie économique. Voici le cercle vertueux :
wachterhause.1227720036.JPG1 - débarassés du souci de payer un loyer et de courir après des jobs sans lendemains, les chômeurs ainsi stabilisés prennent moins de risques à monter leur activité, en micro-entrepreneur.
2 - Cela les installe dans une situation professionnelle et personnelle plus valorisante, plus durable.
3 - la relance économique est en route et le centre ville de Leipzig a trouvé un nouveau souffle.
4 - les biens occupés prennent de la valeur (ça c’est le bonus pour les propriétaires).

Loger les chômeurs gratuitement pour relancer l’économie, si c’est pas du “gagnant-gagnant” !

>>> Ce concept des Wächterhauser expliqué dans ce mémoire sur Leipzig, avec d’autres innovations de ce type(pages 89 à 93)

AC BORDEAUX COMMUNIQUÉ

Malheureusement les S.D.F de plus en plus nombreux dans notre ville, n'auront pas tous un toit dans les nuits froides à venir.

Nous sommes loin du compte sur les places d'accueil d'urgence. De nombreux immeubles vacants sont disponibles il faut les réquisistionner pour abriter les exclus du droit au logement.

Bordeaux a eu a aussi un décés le mois dernier "toc toc" bien connu du quartier de l'UTOPIA, il est parti sans bruit laissant ces compagnons dans la tristesse.
Nous soutenons les actions du D.A.L , et ce ne sont pas les amendes qui nous empecherons de continuer cette lute sans issue politique.
La souffrance des sans logement ne dure pas que le temps d'une saison, pourquoi ne pas regarder mois aprés mois la misére grandissante.

Quand à MADAME BOUTIN nous lui proposons de force à dormir dans certains centres d'hébergement.

Un peu de dignité, les décideurs doivent revoir leur copie une des solutions et la multiplication de petites structures.


Dans l'attente REQUISITION
pour AC!BORDEAUX C.U.B
M.LOHRER 06 78 88 80 85

27.11.2008

Colloque : Bâtir pour reconstruire

Jeudi 4 Décembre ; A PARIS : Un colloque : "Bâtir pour reconstruire"
La cité du refuge, un centre d'hébergement et de réinsertion sociale existe depuis 75 ans. Cette structure est implantée à PARIS ,dans le 13éme arrondissement. C'est l'une des plus grande structures d'urgence sociale avec une capacité d'accueil avoisinant les 4OO personnes.
Un colloque intitulé "Bâtir pour reconstruire" se déroulera le jeudi 4 décembre à partir de 8 H avec des élus,des responsables associatifs,des travailleurs sociaux, des architectes...
Ce colloque se déroulera à la cité du Refuge 12,rue cantagrel 75013 PARIS.
Information transmise par Daniel DERIOT

08:28 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, sdf, hébergement hivernal, dal, fédération dal, mal logés | | |  Facebook

Com DAL Paris : enfermement et exaspération des sans abris

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr


COMMUNIQUE
Paris le 26 novembre 2008

Ce n’est pas les sans abris qu’il faut forcer à monter dans les cars, c’est les institutions qu’il faut forcer à accueillir


Droit Au Logement s’élève contre cette tentation de contraindre les sans abris à aller dans des foyers et demande au Gouvernement de renoncer à ce projet.

Une fois de plus la force l’emporte sur la raison .

En effet, les conséquences prévisibles d’une telle mesure seront d’amener les sans abris qui répugnent à vivre dans des foyers d’urgence à se cacher toujours plus loin dans des conditions sanitaires toujours plus risquées, et de nourrir des modes d’hébergement hachés, vécus comme punitifs.

C’est une logique débouchant inévitablement sur l’enfermement et le retour de l’asile fermé.

Il n’est plus temps de traiter les questions sociales par la répression et s’il doit y a voir une contrainte, c’est celle qui doit s’imposer aux institutions : accueillir décemment tout les sans abris, et les ménages en grande précarité et loger réellement ceux qui le demandent, doit devenir une obligation de la collectivité publique.

C’est la Loi qui doit l’imposer : que fait madame Boutin ?

En grande Bretagne, les personne à la rue « vulnérables », par une simple démarche auprès de leur assistante sociale, peuvent trouver un hébergement, puis un logement, dans des délais rapides. Qu’attend la France ?

Un membre du gouvernement raccompagné ce soir au métro par les sans logis :
Ce n’est pas un hasard si ce soir à l’issue de la cérémonie des morts de la rue, le représentnant du Gouvernement a été raccompagné au métro par une partie de l’assistance aux cris de « madame Boutin, démission » ou « madame Boutin ta loi on n’en veux pas » ou « application de la loi de réquisition ».

Les sans logis, les mal-logés les locataires et ceux qui les soutiennent voient filer les milliards de l’épargne populaire pour renflouer les banques et les promoteurs, tandis que la crise du logement s’étend et frappe de plus en plus violemment

L’exaspération et la colère montent, il est temps d’agir

 
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