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17.02.2010

(DNA) Philippe Bies "faire du logement une priorité politique et budgétaire", "mobiliser tous les acteurs du logement"

Source DNA -  Logement : mobiliser tous les acteurs

Philippe Bies, vice-président de la Communauté urbaine de Strasbourg délégué à l'habitat, au logement social et à la rénovation urbaine et adjoint au maire de Strasbourg délégué au logement et à la gestion du patrimoine, directeur des bailleurs sociaux CUS Habitat et Habitation Moderne, apporte à son tour sa contribution au débat ouvert dans les DNA sur le logement et la taxe sur les logements vacants.

L'instauration de la taxe d'habitation sur les logements vacants à Strasbourg a donné lieu à l'ouverture d'un débat public. Cette mesure n'est cependant qu'un élément de la politique de l'habitat mise en oeuvre par la ville et la Communauté urbaine de Strasbourg. En effet, avant même la crise économique qui touche particulièrement le secteur de l'immobilier, nous avions fait le choix, avec Roland Ries et Jacques Bigot, de faire du logement une priorité politique et budgétaire.

Le PLH (Programme Local de l'Habitat) élaboré avec l'ensemble des acteurs concernés et adopté en novembre dernier fixe un plan d'actions volontariste doté d'un budget conséquent et en augmentation régulière (+ 25% en 2009, + 12% en 2010) et malgré des aides de l'État qui sont hélas inversement proportionnelles aux annonces du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Notre action s'appuie sur un soutien exceptionnel de la collectivité à la réhabilitation et au développement du logement aidé. Dès 2008, la production de logement social a été multipliée par deux au regard des années précédentes. En 2009 nous avons atteint les 2 000 logements aidés programmés, soit davantage que l'objectif de 1 500 que nous nous étions fixé.
Parce la situation l'exigeait, nous avons souhaité soutenir très fortement le parc privé qui ne relève pourtant pas directement de la collectivité.

Le budget consacré à ce secteur a augmenté de 112% depuis 2008.
Ainsi dès 2009, en lien avec l'ANAH (Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat), nous avons mis en place des mesures d'aides financières aux propriétaires bailleurs qui souhaitent réaliser des travaux. Désormais, sous certaines conditions, un propriétaire bailleur peut cumuler jusqu'à 80% de subventions pour la réhabilitation d'un logement.

Maîtriser les loyers en luttant contre l'habitat indigne

Ce programme très incitatif, vise à sortir un maximum de logements de la vacance, à maîtriser les loyers tout en luttant contre l'habitat indigne. Le succès de sa première année de mise en oeuvre prouve qu'il répond aux attentes des propriétaires privés.
Toujours en 2009, nous avons décidé de mettre en place un dispositif permettant de rassurer et sécuriser les propriétaires bailleurs : la Garantie des Risques Locatifs (GRL). En échange d'une location à des ménages modestes, cette assurance garantit au propriétaire loyer et charges en cas d'impayé et le coût des travaux en cas de détérioration volontaire par le locataire. Le coût est alors pris en charge par la CUS sur l'ensemble de son territoire. Les propriétaires peuvent également bénéficier de la gestion du recouvrement ainsi que de la prise en charge des frais d'accompagnement juridique. Enfin, un traitement social adapté pour les locataires en cas de difficultés est prévu, qui sécurise les propriétaires.

La taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) s'inscrit dans ce dispositif global de mobilisation du parc privé. Ne pas l'admettre serait regarder la question du logement par le petit bout de la lorgnette. Le nombre de logements potentiellement concernés par la THLV a été évalué sur la base du fichier « logements vacants 2008 » transmis par la Direction générale des impôts. L'instauration de cette taxe n'a pas pour objectif premier la recherche d'une ressource supplémentaire ou la stigmatisation des propriétaires, mais bien la remise sur le marché des logements concernés. A ce titre, chacun des propriétaires concernés se verra adresser un courrier l'informant des différents outils à sa disposition pour remettre son bien en location.

La collectivité montre d'ailleurs l'exemple en mobilisant son propre patrimoine. Ainsi le dernier conseil municipal a approuvé la création de 55 places en hébergement d'urgence et l'humanisation de 53 autres par la mise à disposition d'immeubles municipaux à des bailleurs sociaux. Dès le mois de mars prochain, ce ne sont pas moins d'une dizaine d'immeubles de la ville (principalement situés dans le centre et dont certains sont vacants) qui seront proposés à la vente à des bailleurs sociaux.

Seule cette mobilisation de tous les acteurs, publics et privés, à travers une politique volontariste et pragmatique, est de nature à enrayer la crise du logement dans notre agglomération. Le défi est immense mais la dynamique est lancée.

Philippe Bies

04.11.2008

Habitat indigne : journée nationale d’échanges du PNLHI

Le Pôle National de Lutte contre l’Habitat Indigne organise avec la ville de Marseille et la participation de l’Agence Nationale de l’Habitat, en coopération avec le Réseau technique régional « habitat indigne » de PACA, une journée nationale d’échange qui se tiendra le 11 décembre prochain, à l’auditorium de « l’ALCAZAR » de Marseille sur le thème « Habitat Indigne : le traitement des hôtels meublés ».

Cette journée s’adresse à l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre l’habitat indigne, notamment les communes, autres collectivités territoriales, leurs opérateurs et partenaires, les services de l’Etat concernés ainsi que les SCHS, les divers organismes sociaux, les ADIL et autres associations ou opérateurs….

Différentes démarches seront présentées au cours de cette journée ; une large place sera prévue pour les échanges avec les participants.

Seront abordées les questions de repérage, les outils juridiques et opérationnels d’intervention, les aides financières mobilisables, les travaux d’office, l’organisation du travail partenarial, des enjeux sociaux et le droit des occupants. Pour préparer cette journée, chaque co-organisateur informera ses correspondants habituels ; la coordination sera effectuée par le Pôle en liaison avec la ville de Marseille et le Réseau technique régional PACA.

Pour alimenter les réflexions de cette journée, je vous remercie de bien vouloir nous proposer des fiches d’expériences selon le modèle ci-joint ; celles-ci ont vocation à figurer dans le dossier ainsi que sur le site internet du Pôle.

Toute demande de participation est à adresser avant le 3 novembre à « habitat- indigne.DGUHC@developpement-durable.gouv.fr » ; un bulletin d’inscription ainsi que l’ordre du jour sera adressé en retour.

En vous remerciant de relayer cette information, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération la meilleure

Nancy Bouché, inspectrice générale de l'Equipement

Le site http://www2.logement.gouv.fr/actu/habitatindigne/


Télécharger l'invitation

06:38 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : habitat indigne, hôtels meublés | | |  Facebook

26.08.2008

Contre les politiques du logement de régression

Le gouvernement poursuit dans le secteur du logement, comme dans l'ensemble des secteurs économiques et sociaux, sa marche forcée vers un néolibéralisme sauvage, tinté de populisme, dévastatrice pour les solidarités sociales.

A - La réforme du livret A a abouti à déposséder à terme le logement social d'une grande partie de ses moyens de financement, au bénéfice des banques privées sans aucune contrepartie sociale, tandis que N. Sarkozy a confirmé son intention de faire de la caisse des Dépôts et consignations (qui jusqu'alors et depuis le 19e siècle drainait l'épargne populaire et permettait de financer l'action de l'Etat (logement social, écoles, autoroutes, chemins de fer ...) un outil financier pour soutenir les entreprises du CAC 40.
L'insuffisance de la mobilisation pour dénoncer et contrer cette spoliation de l'intérêt général qui porte sur 150 milliards d'euros a aidé le gouvernement à aller plus loin qu'il ne l'avait envisagé au départ.

B - Le projet de loi Boutin rendu public en début de semaine contient également tous les ingrédients d'une loi régressive sur de nombreux plans, notamment :

1. le conventionnement global de patrimoine devient obligatoire pour tous les bailleurs sociaux, de telle sorte à leur imposer la vente de 40 000 logements sociaux par ans. Il s'agit également d'accélérer la dérégulation des loyers qui seront fixés désormais en fonction de la qualité et de l'emplacement des HLM, autorisant une hausse des loyers des meilleurs logements jusqu'à 5 % par an. Cette réforme vient compléter les mesures prises en 2004.
2. les délais à l'expulsion seront réduits, voire supprimé et la trêve hivernale des expulsions est désormais menacée. Depuis 3 ans, les expulsions sont menées tambour battant, et sont de plus en plus nombreuses (chaque année le record est battu), tandis que les carences en matière d'hébergement sont de plus en plus flagrantes.
3. un nouvel accroc est fait à la Loi SRU puisque les logements en accession à la propriété seront désormais comptés comme du logement social.
4. La GRL (garantie des risques locatifs) qui garanti aux bailleurs privés un rendement locatif encore plus élevé doit être généralisée, avec l'intervention des compagnies d'assurance
5. Le logement temporaire est ouvert aux bailleurs sociaux, sans aucune garanti de relogement durable et décent
6. la Loi DALO régresse, et va venir renforcer l'épuration sociale des centres : un mal-logé en Ile de France devra accepter un relogement ou qu'il soit dans la région
7. aucune mesure n'est évidemment prévue pour lutter contre les effets d'épuration et de centrifugeuse sociale induits par les politiques de luttes contre l'habitat indigne et de renouvellement urbain, en particulièrement le volet cher à Ch. Boutin de « revitalisation des quartiers dégradés ».
8. le bail HLM est remis en cause dans certains cas, c'est une attaque contre le droit au maintien dans les lieux dans les HLM......
9. C'est la promesse de beaucoup d'autres vacheries pour les locataires, les mal-logés et de beaucoup de cadeaux pour les bailleurs privés et le monde de l'immobilier, aussi bien dans le projet en l'état, mais tout au long de son examen qui devrait commencer courant octobre.

C - Baisse du budget et répression :
Le budget de l'Etat est en baisse, et C. BOUTIN n'a plus de solution pour financer sa loi que la manne du 1 % logement, même si un accord de dernière minute a finalement été trouvé avec le patronat et les syndicats, sous la menace d'une ponction annuelle autoritaire.
La crise du logement continue de s'étendre et pour cacher la situation Ch. BOUTIN réprime et réduit au silence les exclus du logement et les mouvements de lutte.

D - Enfin, dans le cadre de la présidence française, une réunion des ministres européens du logement doit se tenir à Marseille le 24 novembre, au palais du Faro.

La rentrée est donc chargée dans le secteur du logement et la nécessité de coordonner des initiatives est nécessaire.
C¹est la raison pour laquelle nous vous proposons une rencontre début septembre afin de mettre en place des initiatives et riposter à cette offensive contre le logement social et le droit au logement, et que nous souhaitons la plus unitaire et la plus large possible.

Réunion de rentrée Jeudi 4 septembre à 19h
Ministère de la CRISE du logement
24 rue de la Banque ¬ Paris 2e



AITEC
Collectif « pas touche au livret A »
Coordination antidémolition des quartiers pop HLM
DAL
Jeudi noir ...

11.08.2008

Réunion de rentrée : contre les politiques du logement de régression

Aux collectifs, réseaux, associations, syndicats, organisations ... Nous proposons une
Réunion de rentrée contre les politiques du logement de régression
Le JEUDI 4 septembre à partir de 19 heures
Ministère de la CRISE du logement
24 rue de la Banque – Paris 2e


A l'invitation de : AITEC, Collectif "pas touche au livret A", Coordination antidémolition des quartier pop HLM, DAL : sec.fededal@yahoo.fr
Jeudi noir ...

Chers ami(e)s :

Le gouvernement poursuit dans le secteur du logement, comme dans l'ensemble des secteurs économiques et sociaux, sa marche forcée vers un néolibéralisme sauvage, tinté de populisme, dévastatrice pour les solidarités sociales.

A - La réforme du livret A a abouti à déposséder à terme le logement social d'une grande partie de ses moyens de financement, au bénéfice des banques privées sans aucune contrepartie sociale, tandis que N sarkozy a confirmé son intention de faire de la Caisse des Dépots et Consignations (qui jusqu'alors et depuis le 19e siècle drainait l'épargne populaire et permettait de financer l'action de l'Etat (logement social, écoles, autoroutes, chemins de fer ...) un outil financier pour soutenir les entreprises du CAC 40.
L'insuffisance de la mobilisation pour dénoncer et contrer cette spoliation de l'intérêt général qui porte sur 150 milliard d'euros a aidé le gouvernement à aller plus loin qu'il ne l'avait envisagé au départ.

B - Le projet de loi Boutin rendu public en début de semaine contient également tout les ingrédients d'une loi régressive sur de nombreux plans, notamment :

1 – le conventionnement global de patrimoine devient obligatoire pour tout les bailleurs sociaux, de telle sorte à leur imposer la vente de 40 000 logements sociaux par ans. Il s'agit également d'accélérer la dérégulation des loyers qui seront fixés désormais en fonction de la qualité et de l'emplacement des HLM, autorisant une hausse des loyers des meilleurs logement jusqu'à 5% par an. Cette réforme vient compléter les mesures prises en 2004.

2 – les délais à l'expulsion seront réduits, voire supprimé et la trêve hivernale des expulsions est désormais menacée. Depuis 3 ans, les expulsions sont menées tambour battant, et sont de plus en plus nombreuses (chaque année le record est battu), tandis que les carrences en matière d'hébergement sont de plus en plus flagrantes.

3 - un nouvel accroc est fait à la Loi SRU puisque les logements en accession à la propriété seront désormais comptés comme du logement social.

4 – La GRL (garantie des risques locatifs) qui garanti aux bailleurs privés un rendement locatif encore plus élevé doit être généralisée, avec l'intervention des compagnies d'assurance

5 – Le logement temporaire est ouvert aux bailleurs sociaux, sans aucune garanti de relogement durable et décent

6 – la Loi DALO régresse, et va venir renforcer l'épuration sociale des centres : un mal-logé en ile de France devra accepté un relogement ou qu'il soit dans la région

7 - aucune mesure n'est évidemment prévue pour lutter contre les effets d'épuration et de centrifugeuse sociale induits par les politiques de luttes contre l'habitat indigne et de renouvellement urbain, en particulièrement le volet cher à C Boutin de "revitalisation des quartiers dégradés".

8 - le bail HLM est remis en cause dans certains cas, c'est une attaque contre le droit au maintien dans les lieux dans les HLM......

9 - C'est la promesse de beaucoup d'autres vacheries pour les locataires, les mal-logés et les sans-abri et de beaucoup de cadeaux pour les bailleurs privés et le monde de l'immobilier, aussi bien dans le projet en l'état, mais tout au long de son examen qui devrait commencer courant octobre.

C - Baisse du budget et répression : Le budget de l'Etat est en baisse, et C. BOUTIN n'a plus de solution pour financer sa loi que la manne du 1% logement, même si un accord de dernière minute a finalement été trouvé avec le patronat et les syndicats, sous la menace d'une ponction annuelle autoritaire.

La crise du logement continue de s'étendre et pour cacher la situation C. BOUTIN réprime et réduit au silence les exclus du logement et les mouvements de lutte.

D - Enfin, dans le cadre de la présidence française, une réunion des ministres européens du logement doit se tenir à Marseille le 24 novembre, au palais du Faro. Il pourrait être envisagé une action en novembre.

La rentrée est donc chargée dans le secteur du logement et la nécessité de coordonner des initiatives est nécessaire.

C'est la raison pour laquelle nous vous proposons une rencontre début septembre afin de mettre en place des initiatives et riposter à cette offensive contre le logement social et le droit au logement, et que nous souhaitons la plus unitaire et la plus large possible.

Amitiés

08.08.2008

Arras : Logement insalubre pour situation indécente, place de l'Ancien-Rivage

L'immeuble où vit Sylvie Lemaire, 53 ans, est délabré. Le plafond est tombé après l'orage.
C'est presqu'avec honte que les derniers occupants d'un immeuble, déclaré insalubre par la préfecture en avril, nous ont ouvert leur porte, au 8-10, place de l'Ancien-Rivage, à Arras. En centre-ville, dans un quartier de plus en plus « bobo »,vit une famille dans des conditions indécentes. Le propriétaire devait reloger en mai au plus tard. Il était au tribunal hier.
PAR SAMUEL COGEZ

L'avocat de la famille Lemaire, Me Yann Osseyran, en est retourné. Dans les escaliers, à l'étage, partout, on craint à chaque pas de passer à travers le plancher. Dimanche, l'orage a fait chuter le plafond. Il n'y a plus d'eau chaude. La fée électricité est morte. Il n'y a plus de lumière dans la vie des Lemaire. À côté, Bernard et Renée Raymond ont trouvé une solution, mais pour la rentrée. «On attend le fonds de solidarité pour le logement (FSL)» assurent-ils. Pour l'instant, Bernard, sous appareil respiratoire, malade cardiaque, vit dans 12m². Et Renée pleure.

Le 25 mars, la préfecture prenait un arrêté d'insalubrité.
Dans l'immeuble, on signale des « défauts d'affaissement, des déformations des planchers, des risques de chute de matériaux, une absence d'isolation, de l'humidité, des installations électriques vétustes et dangereuses, une absence d'entretien des bâtiments ». Sur place, l'eau gangraine tout. Des cafards se pavanent, maîtres des lieux. Il faut évacuer. Mais la famille Lemaire est toujours là.
Le propriétaire avait un délai d'un mois pour reloger concrètement les locataires. Au lieu de cela, on leur a proposé d'aller voir des agences, le Secours populaire, et d'autres structures. Ils ne sont pas allés aux rendez-vous, c'est vrai. Mais monsieur Lemaire est sous curatelle renforcée. RMistes, les Lemaire n'ont pas de ressources. Qui voudrait leur louer un logement ? C'est l'impasse. Pourtant, quand le propriétaire n'a pas assuré le relogement concret, c'est la mairie qui « prend les dispositions nécessaires pour les héberger ou les reloger », dit la loi (article L 521-3-2 du code de construction et de l'habitation).

Selon le propriétaire, qui s'est expliqué hier au tribunal d'Arras, deux réunions avec des représentants de la ville auraient eu lieu. L'arrêté préfectoral est d'ailleurs affiché en mairie. Mais au lieu d'une proposition concrète, les Lemaire ont reçu un courrier d'huissier le 15 juillet. « Un commandement de quitter les lieux » dans un délai d'un jour (!), sous peine « de procéder à votre expulsion (...), si nécessaire avec l'assistance de la force publique ».

La loi (et la dignité) impose à tous les partenaires gravitant autour de ce dossier de trouver une solution de relogement. « On ne peut pas traiter la misère humaine ainsi, enrage Me Osseyran. À Hautmont, on voit de la belle solidarité après un phénomène naturel.

Là, faut-il attendre que l'immeuble s'écroule sur ces gens pour qu'on les prenne en considération ? » La question mérite en effet d'être posée. •
Les rédactions de La Voix du Nord http://www.arras.maville.com/Logement-insalubre-pour-situ...

28.06.2008

Lutter contre l’habitat indigne!

Association loi 1901 - Un Toit Pour Tous – Personne à la Rue
Fédération DAL - Paris

Lutter contre l’habitat indigne!

Depuis plusieurs années des dizaines de familles occupent ce qu'il faut bien appeler des caves, dans plusieurs résidences du Parc à Maisons-Laffitte. Cette situation existe aussi dans d’autres communes riches des Yvelines.

Ces locaux, transformés en «chambres» de 9 à 12 m2, plus ou moins équipés suivant les cas, plus ou moins aux normes... sont pourtant loués entre 300 et 500 euros par mois. Précisons qu'il n'y a souvent qu'un sanitaire pour plusieurs chambres, sans parler de la promiscuité due au surpeuplement !

Les familles concernées, souvent constituées de travailleurs précaires avec enfants n'ont pas le choix. Les logements sociaux étant en nombre insuffisant, avec des délais d'attente de plusieurs années pour obtenir un logement HLM !!! Elles se retrouvent donc contraintes de vivre dans ces conditions, qu'elles espèrent transitoire, sinon c’est la rue !!!

Ces locataires d'infortune sont les victimes de la politique du logement menée en France et dans ce département : destruction et ventes de logements sociaux, plans de «rénovations urbaines» qui sous couvert de parvenir à une meilleure mixité sociale livrent les familles les plus modestes aux mains des «marchands de sommeil», expulsions en augmentation...la liste est longue ; rappelons que le département des Yvelines comptabilise plus de 20 000 demandes de logement non satisfaites et que ce chiffre ne cesse d'augmenter !

Il faut aussi s’attaquer aux « marchands de sommeil » qui font fortune sur la crise du logement et lutter contre la spéculation immobilière et les loyers chers.

Avec seulement 7% de logements sociaux, le Député-maire de Maisons-Laffitte ne respecte pas la loi SRU (obligation de respecter un minimum de 20% de logements sociaux).

C'est pourquoi les familles, soutenues par le DAL et Un Toit Pour Tous, viennent interpeller le Maire de Maisons-Laffitte afin que leurs situations soient prises en compte et que des solutions rapides soient trouvées.

Nous demandons :

Relogement immédiat des familles, dans des logements décents
La fermeture des locaux, par un arrêté de logement insalubre ou indigne
La construction de réels logements sociaux à Maisons-Laffitte
Application de la loi de réquisition

27.04.2008

Stop à la spéculation sur le logement et le foncier

Communiqué : Attac France

La crise s’étend à la terre entière. Une crise financière est partie du secteur immobilier aux Etats-Unis et a gangrené peu à peu l’ensemble du système bancaire mondial. Elle s’ajoute aux menaces contre tous les secteurs essentiels à la vie humaine, depuis le logement jusqu’à la santé, l’alimentation et le climat. Cette crise globale est accentuée par la généralisation du principe de spéculation à toute activité, à toute ressource et à la vie elle-même.

La crise de l’immobilier aux États-Unis a mis en lumière quelles pouvaient être les conséquences du fait de confier au marché l’accès au logement. En faisant le pari absurde que les prix monteraient toujours, les banques ont prêté à des ménages modestes, leur ont fait signer des hypothèques sur leur logement, tout en sachant très bien qu’ils ne pourraient pas, le plus souvent, rembourser leurs emprunts. Pour disséminer le risque inhérent à cette pratique, les banques ont revendu ces hypothèques et en ont fait un objet de spéculation. Spéculation qui s’est terminée par un krach qui, non seulement a entraîné le système bancaire et financier dans une crise sans précédent, mais surtout a mis à la rue environ deux millions de ménages américains.

La situation du logement en France et en Europe n’est pas moins alarmante. Dans notre pays, 4 millions de personnes sont actuellement sans logis ou mal logées, dont 200 000 sans abri. À l’origine de cette situation, il y a le désengagement de l’État et les avantages fiscaux accordés aux investisseurs dans l’immobilier. Ainsi que les réticences, voire le refus, de certaines municipalités de construire des logements sociaux en nombre suffisant, contrevenant ainsi à la loi qui l’exige. Il s’ensuit une pression permanente à la hausse des prix.

Le foncier et l’immobilier ont été peu à peu livrés à la spéculation dans la plupart des villes. Sous couvert de rénovation urbaine, les populations pauvres ont été chassées des centres-villes à cause de la montée fulgurante des loyers qui ont au moins doublé en l’espace de vingt ans. Repoussés vers les périphéries, les pauvres subissent la double peine du logement et des transports plus chers.

Le mouvement spéculatif est tel que le rendement d’un placement que les promoteurs et les propriétaires espèrent pour les deux prochaines décennies est de l’ordre de quatre ou cinq fois le montant engagé.

Que l’on regarde du côté de la finance, du logement ou du foncier, l’urgence commande de mettre un terme à la spéculation en :
- taxant les transactions financières et les profits spéculatifs ;
- encadrant les loyers et le prix du foncier ;
- réquisitionnant les logements vacants ;
- appliquant strictement la loi relative au logement social ;
- abandonnant la réforme du livret A ;
- rendant opposable le droit au logement et en arrêtant les expulsions sans relogement ;
- créant un véritable service public du logement.

    Attac exprime sa solidarité avec tous les mouvements sociaux qui se battent pour un véritable droit au logement, inséparable du droit à l’alimentation, à la santé, à l’éducation ou à un environnement sain. Attac appelle les citoyens à se mobiliser autour de ces enjeux vitaux, et, pour commencer, à signer la pétition « Spéculation et crises : ça suffit » : http://www.stop-finance.org

23.04.2008

Nantes fait la chasse à l'insalubrité

En mars, quartier Bouffay, la cheminée d'un immeuble s'est effondrée. A Nantes, où 160 logements sont considérés comme très dégradés, la lutte contre l'insalubrité est une « priorité ».
Une cheminée qui s'effondre sur le lit d'un étudiant dans le quartier du Bouffay et c'est l'évacuation de tout l'immeuble, dimanche 16 mars. Une baignoire qui déborde dans un appartement à deux pas de là, côté île Feydeau, dix jours après et c'est le même branle-bas de combat. L'immeuble de la rue de la Haute-Saulzaie menace de s'effondrer : on évacue les cinq familles. Entre-temps, c'est un bâtiment du cours des 50-Otages qui est sécurisé après un incendie.

L'habitat ancien à Nantes est-il en mauvais état ? « Les cas comme ceux-ci sont limités, assure Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité. En 2007, sur 60 cas de logements insalubres ou posant des problèmes de sécurité pour les personnes, nous avons pris 10 arrêtés de péril. » Un arrêté de péril interdit l'accès au logement jusqu'à la réalisation de travaux permettant de rétablir la sécurité dans l'immeuble.

Contrôles renforcés
« Depuis le début des années 1990, la Ville intervient de manière importante sur l'habitat ancien », précise Alain Robert, adjoint à l'urbanisme. Les quartiers Bouffay, Decré, Cathédrale comportent 80 % de logements construits avant 1915.

À l'aube de ce nouveau mandat, l'équipe municipale a décidé de passer à la vitesse supérieure. Dans le cadre de l'Opération programmée d'amélioration de l'habitat (Opah), la Ville se dote de moyens plus contraignants pour les propriétaires. « Sur 500 immeubles, 17 sont très dégradés, ce qui représente 160 logements. On se réserve le droit de procéder à l'expropriation des propriétaires qui ne voudraient pas réaliser des travaux », ajoute Alain Robert. 105 immeubles sont dégradés dans ce triangle compris entre le cours des 50-Otages, rue de Strasbourg, allée Flesselles. « Nous avons pour objectif d'en réhabiliter au moins 50 %. » Des aides financières existent pour les propriétaires bailleurs s'ils s'engagent à fixer un loyer abordable.

La lutte contre l'insalubrité est considérée comme une « priorité » pour la Ville. Le nombre d'inspecteurs d'hygiène et de salubrité va passer de 7 à 9 afin de renforcer les contrôles et de repérer « les marchands de sommeil ». C'est dans l'habitat ancien que se concentrent le plus les populations précaires (milieux modestes, étudiants, personnes âgées à faibles revenus). Ces populations sont nombreuses au Bouffay, cohabitant avec des milieux sociaux aisés. Les propriétaires occupants sont, cependant, une minorité. Certaines rues subissent un turn-over très important (rue de la Juiverie, et autour), pour cause de bruit. Mais ce n'est pas général à tout le quartier.

L'objectif des élus est d'éviter que le centre-ville ne se vide de ses populations modestes. « Une ville à vivre et pas seulement un centre d'activités », souligne-t-on à la mairie. Le centre-ville compte 20 000 habitants. C'est le deuxième quartier à croissance démographique après Saint-Joseph-de-Porterie. « L'habitat indigne a plutôt tendance à régresser à Nantes », précisent les élus.
Vanessa RIPOCHE. Ouest-France

 
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