28.06.2008
Lutter contre l’habitat indigne!
Association loi 1901 - Un Toit Pour Tous – Personne à la Rue
Fédération DAL - Paris
Lutter contre l’habitat indigne!
Depuis plusieurs années des dizaines de familles occupent ce qu'il faut bien appeler des caves, dans plusieurs résidences du Parc à Maisons-Laffitte. Cette situation existe aussi dans d’autres communes riches des Yvelines.
Ces locaux, transformés en «chambres» de 9 à 12 m2, plus ou moins équipés suivant les cas, plus ou moins aux normes... sont pourtant loués entre 300 et 500 euros par mois. Précisons qu'il n'y a souvent qu'un sanitaire pour plusieurs chambres, sans parler de la promiscuité due au surpeuplement !
Les familles concernées, souvent constituées de travailleurs précaires avec enfants n'ont pas le choix. Les logements sociaux étant en nombre insuffisant, avec des délais d'attente de plusieurs années pour obtenir un logement HLM !!! Elles se retrouvent donc contraintes de vivre dans ces conditions, qu'elles espèrent transitoire, sinon c’est la rue !!!
Ces locataires d'infortune sont les victimes de la politique du logement menée en France et dans ce département : destruction et ventes de logements sociaux, plans de «rénovations urbaines» qui sous couvert de parvenir à une meilleure mixité sociale livrent les familles les plus modestes aux mains des «marchands de sommeil», expulsions en augmentation...la liste est longue ; rappelons que le département des Yvelines comptabilise plus de 20 000 demandes de logement non satisfaites et que ce chiffre ne cesse d'augmenter !
Il faut aussi s’attaquer aux « marchands de sommeil » qui font fortune sur la crise du logement et lutter contre la spéculation immobilière et les loyers chers.
Avec seulement 7% de logements sociaux, le Député-maire de Maisons-Laffitte ne respecte pas la loi SRU (obligation de respecter un minimum de 20% de logements sociaux).
C'est pourquoi les familles, soutenues par le DAL et Un Toit Pour Tous, viennent interpeller le Maire de Maisons-Laffitte afin que leurs situations soient prises en compte et que des solutions rapides soient trouvées.
Nous demandons :
Relogement immédiat des familles, dans des logements décents
La fermeture des locaux, par un arrêté de logement insalubre ou indigne
La construction de réels logements sociaux à Maisons-Laffitte
Application de la loi de réquisition
06:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : un toit pour tous, fédération dal, mal logés, mal logement, habitat indigne, habitat insalubre |
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23.04.2008
Marseille : L’ANTICHAMBRE DE L’HABITAT DÉCENT
Droit au logement. Le collectif Vie et Terre obtient une 1ère proposition de relogement après un recours au DALO.
Il y a huit années que Saïd Ibrahim Madi a entamé sa course au logement. Un véritable marathon à la recherche d’un logement décent. La situation de Saïd Madi et de sa famille habitant un T2 au 259, de la rue de Lyon dans le 15e arrondissement n’est pas des plus confortables. Chaque année, le locataire fait des demandes auprès de plusieurs offices HLM, sans résultat. « Chaque année depuis 2003, le service d’hygiène me délivre un certificat d’insalubrité », précise-t-il en ajoutant que ses enfants ont développé des allergies et sont continuellement souffrants.
L’appartement de Saïd Madi est très loin des normes de salubrité définies par le règlement sanitaire. Les murs de son T2 exigu sont cloqués par l’humidité ; l’isolation thermique et l’absence de chauffage font gravement défaut. Des conditions de vie déplorables qui fragilisent le locataire qui, en plus d’un loyer élevé de 600 euros mensuels, doit faire face à des charges locatives importantes.
Pour tenter de remédier à la spirale sanitaire et financière du mal logement, le locataire fait appel au collectif associatif Vie et Terre, DAL (Droit au logement) et les Amis de la terre. En janvier 2008, il dépose un dossier DALO (Droit au logement opposable) auprès des instances préfectorales. Sa demande est jugée prioritaire et urgente par la commission de médiation départementale et il obtient pour la première fois dans l’histoire du collectif une proposition concrète de relogement.
Permanence du collectif associatif pour le logement tous les lundi à 15h au 40, rue Sénac (5e).
Seule ombre au tableau : le logement social proposé à Saint-André par Sud Habitat n’est pas encore disponible. Le locataire sortant n’est pas en mesure de libérer l’appartement et la date de son départ est prévue pour juillet mais « cela reste une échéance théorique et ne constitue pas une véritable garantie», précise Marc Gastaldello, animateur et porte-parole du collectif.
L’incapacité politique
Pourtant, Saïd Madi « a un très bon dossier. Il est l’exemple type de l’incapacité politique à rendre le droit au logement effectif », raconte le porte-parole contrarié. Contestant la portée de la loi DALO, il considère que le recours aux différents contingents de logements sociaux ne peut suffire à la résorption de la crise et en appelle à l’arrêt des expulsions et démolitions.
Au mois de juin, si le relogement n’a pas eu lieu, le dispositif de la loi DALO permet au locataire d’engager un dernier recours devant une juridiction administrative et l’État peut être condamné à payer une astreinte.
En attendant, la mise en échec du droit au logement représente « un coût non négligeable pour la collectivité », explique l’animateur du collectif. « Les propriétaires de logements insalubres s’enrichissent sur le dos de la CAF et les problèmes de santé engendrés par des conditions de vie malsaines entraînent des coûts à la sécurité sociale », continue le militant persuadé que l’action en faveur du droit au logement « fait économiser l’argent de la collectivité ».
Si la loi DALO constitue une avancée en terme de « droit fondamental », le logement reste malheureusement « une marchandise ordinaire, un bien réglementé », déplore le militant associatif.
EMMANUELLE BARRET - la MARSEILLAISE
05:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : habitat insalubre, DALO, Dal 13, Marseille, logement social |
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02.03.2008
HABITAT INSALUBRE : 85 000 enfants atteints de manière irréversible par le saturnisme infantile
• Vidéo Médecins du Monde sur le saturnisme http://www.medecinsdumonde.org/fr/nos_missions/france/sat...
• A consulter, l'excellent site de l'AFVS Association des Familles Victimes de Saturnisme
Face à l'exclusion, la pauvreté et la maladie, les enfants sont fragiles.
Selon le rapport du Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale (CERC), deux millions d'enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le nombre d'enfants atteints par l'intoxication au plomb est estimé à environ 85 000 en France.
En plus des activités menées par les missions saturnisme, un suivi pédiatrique est effectué dans les CASO. Médecins du Monde a depuis 1993 initié des missions de lutte contre le saturnisme, visant à repérer et protéger les enfants. La mission saturnisme de la mission banlieue intervient depuis 2003 dans les Hauts-de-Seine. La mission de Poitiers travaille depuis 1997 en lien avec les services hospitaliers pour inciter au dépistage et sensibiliser les familles.
Le saturnisme est une intoxication liée à l'ingestion de plomb contenu dans les peintures d'immeubles construits avant 1948. Lorsque l'immeuble est très dégradé, la peinture s'écaille et ces poussières peuvent être ingérées par les enfants, provoquant ainsi une intoxication atteignant le système nerveux central. Les conséquences sont irréversibles et il n'existe aucun traitement curatif. La seule solution contre le saturnisme infantile reste la prévention. L'intervention de MdM repose sur trois axes :
* le repérage des habitats insalubres et l'information des familles pour une amplification du dépistage
* le suivi des familles intoxiquées en vue de la protection des enfants soit par la réalisation de travaux dans le logement, soit par le relogement
* la mobilisation des acteurs locaux de la santé,de l'habitat et du droit, et le développement du travail en réseau pour une meilleure efficacité.
Ces actions sont faites en lien avec les services de l'Etat, les acteurs de santé, PMI, pédiatres, médecins scolaires et services d'hygiène des villes. La mission Banlieue a organisé en partenariat avec la Fondation Abbé Pierre un colloque au ministère de la Santé, le 7 novembre 2006, pour que tous les acteurs de la santé, du logement,du social travaillent ensemble pour mieux lutter contre le saturnisme.
Types d'interventions
Missions Saturnisme : repérage des immeubles insalubres, information des familles, dépistage des enfants, suivi des familles d'enfants intoxiqués en vue de la protection des enfants, mobilisation des acteurs locaux de la santé, de l'habitat et du droit. CASO : consultations pédiatriques, orientations vers les PMI.Tous les centres de soins accueillent des enfants
Perspectives
La mission Banlieue de MdM souhaite consolider les réseaux mis en place dans les Hauts-de-Seine afin de pérenniser la lutte contre le saturnisme infantile, afin de s'investir dans d'autres départements de la banlieue parisienne. La mission de Poitiers poursuit son activité en lien avec les services hospitaliers de la ville.
06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : HABITAT INSALUBRE, SATURNISME |
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08.12.2007
48 familles vivent dans 3 immeubles devenus dangereux
Un rassemblement de locataires des immeubles des 170, 172, 174, boulevard de l’Ariane, au bord du Paillon, protestaient devant le siège de l’OPAM contre des conditions d’habitation devenues dangereuses.
Depuis 1970, date de leur construction, ces trois tours de huit étages, soit 48 appartements, n’ont jamais fait l’objet de rénovation ! Les boiseries et les vitrages sont endommagés, ceci provoque des nuisances sonores et certains appartements ne sont même plus protégés des intempéries !Mme N. du 170 témoigne : « Non seulement j’ai 141 euros de charges par mois, mais, en plus, je dois acheter du pétrole pour me chauffer car le froid rentre par les fenêtres. Scandaleux ! Dans les charges, un salaire de gardien est compté et il n’y en a pas !! ».
Lors de la visite organisée pour la presse, nous avons pu constater l’humidité constante tout au long des huit étages. Des personnes handicapées ne peuvent plus sortir de chez elles à cause des fréquentes pannes d’ascenseur ! Lire l'article et les doléances des locataires
06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : habitat insalubre, charges locatives |
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