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22.01.2011

Communiqué : Plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010 : Info ou Intox ?

C’est avec un certain culot que Benoit APPARU, secrétaire d’Etat au logement, a annoncé hier à la presse le financement de plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010, soit un niveau inégalé depuis plus de 30 ans. Hélas, la réalité est tout autre et ce chiffrage nécessite quelques explications supplémentaires. Ce « bidonnage » pourrait être amusant s’il ne servait à masquer un sujet aussi grave que les difficultés croissantes d’accès au logement de la population ; qu’il s’agissent des ménages modestes, des jeunes et des personnes âgées, des travailleurs migrants et même des « classes moyennes » dans les métropoles !

Le chiffrage annoncé (131 509) provient en fait de la concaténation des volumes de prêts programmés par la Caisse des dépôts en 2010 sur la ressource des fonds d’épargne (c'est-à-dire les ressources d’épargne populaire (LA, LDD, LEP) qu’elle centralise partiellement). Il y a évidemment un décalage temporel important (3 à 4 ans) entre la programmation d’un financement de programme et la livraison effective de logements ; en outre, pour des raisons diverses, un certain nombre de programmes autorisés et financés (entre 5 et 10 %) n’aboutit jamais.
Selon les chiffres produits par la CDC, seuls 50,2 % des prêts consentis en 2010 concernent des Prêts locatifs à usage social (PLUS), c'est-à-dire de « vrais HLM ». Près de 30 % constituent des PLS qui en fait s’adressent  aux populations ayant des conditions de ressources 20 % supérieures au plafond exigé pour les HLM (qui couvre pourtant de 60 % des ménages). Les 20 % restant concernent les PLAI, c'est-à-dire essentiellement de petits logements (studios et 2 pièces) réservés aux personnes en difficulté et accompagnées d’un dispositif d’insertion et de suivi social.
A l’intérieur de ce volume global et en l’absence de tout fléchage ou traçabilité des financements, on ne peut discerner les programmes correspondants en fait à des reconstructions de logements sociaux démolis dans le cadre des opérations ANRU par exemple ou de ceux qui sont devenus obsolètes ou insalubres (rappelons qu’une bonne partie du parc social a plus de 50 ans). Il est en effet bon de souligner que chaque année des dizaines de milliers de logements sociaux disparaissent soit par suite de démolitions, soit par suite d’opérations d’accessions sociales (l’objectif fixé par le gouvernement est de 40 000 par an) soit par suite  de « déconventionnements »…
Enfin, il faut aussi noter que 2010 fut l’année de réalisation de la cession en bloc, par ICADE (ex-SCIC) de près de 30 000 logements à vocation sociale en région parisienne à un consortium d’OLS (organismes HLM) ; opération réalisée et financée sur fonds d’épargne (au bénéfice des actionnaires publics et privés d’ICADE, filiale de la CDC) mais ne changeant rien, dans les faits, à la situation des demandeurs de logements sociaux.  C’est également en 2010  que furent réalisées les opérations dites de rachat de VEFA (ventes en l’état futur d’achèvement) ; c’est à dire le rachat en bloc, moyennant une décote légère, à des promoteurs privés par des organismes HLM (OLS) de programmes de constructions de logements…ces opérations dont l’objectif réel était le « sauvetage » économique de certains promoteurs suite à crise financière de la fin 2008 devaient concerner globalement 30 00O logements, suivant les déclarations réitérées par  N.SARKOZY.


Conclusion :

S’il est incontestable que le volume de prêts consentis en 2010 par la CDC sur fonds d’épargne a très fortement progressé en 2010  pour atteindre un niveau inégalé depuis longtemps, il est tout aussi patent que ceci correspondra dans les faits , et hors éléments exceptionnels, au financement de la construction d’environ 30 à 40 000 logements sociaux réellement nouveaux , soit le rythme observé effectivement depuis une vingtaine d’années.

Ce alors, que le nombre de demandeurs de logements sociaux vient d’atteindre les 1,2 millions, que le nombre de sans logis et de mal logés atteint des niveaux records (plus de 3 millions) et que le poids des dépenses de logement dans le budget des ménages ne cesse de croitre dangereusement.

Dans ce contexte catastrophique, il y a fort à parier que les motivations du secrétaire d’état au logement à se dresser un tel satisfecit sont multiples ; nous en relèveront deux :

Masquer les effets du désengagement de l’Etat en matière d’aide à la pierre : la contribution de l’Etat au financement du logement social en 2011 ne devrait pas dépasser 500 millions d’euros (soit pour le coup, un record à la baisse inégalé).

Laisser croire, alors que la bataille sur le niveau de centralisation à la CDC des fonds d’épargne populaire fait rage entre les  banques  et  la Caisse des dépôts, que cette dernière dispose d’ores et déjà de ressources suffisantes pour répondre aux besoins actuels et futurs de logement sociaux.


Paris, le 21 janvier 2011

Contact : jean-philippe Gasparotto (06 07 94 11 20)

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20.11.2009

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

Collectif des Mal-logés en Colère - Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros

Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

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15.07.2009

Assemblée et Icade

  • Cession du parc locatif de la société Icade (proposition de résolution) :

    Proposition de résolution de Mme Marie-Hélène Amiable tendant à la constitution d'une commission d'enquête sur la société Icade et sur les conditions de la cession de son parc locatif, n° 1736
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1736.asp

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28.06.2009

senat et icade

Proposition de résolution tendant à la constitution d'une commission d'enquête sur la société Icade et sur les conditions de la cession de son parc locatif

Texte de Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 23 juin 2009

Lire le dossier ( http://www.senat.fr/dossierleg/ppr08-478.html

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10.06.2009

LE PARISIEN - Haro sur la vente de 32 000 logements

La vente du patrimoine d’Icade, qui possède 32 000 logements en Ile-de-France, se traduira par une baisse des recettes fiscales pour les villes, qui crient au scandale.

NB : ICADE est une filiale de la Caisse des dépôts

Nathalie Perrier (avec Anne-Laure Abraham) | 08.06.2009, 07h00

C’est un « scandale d’Etat », ose Philippe Laurent, le maire (sans étiquette) de Sceaux (Hauts-de-Seine). Six mois après l’annonce de la vente du patrimoine immobilier d’Icade en Ile-de-France, soit 32 000 logements dont plus de 8 000 en Seine-Saint-Denis*, la colère des élus ne faiblit pas.

Une délégation de l’Association des maires d’Ile-de-France (Amif) composée d’une trentaine d’élus est reçue aujourd’hui par Eric Woerth, le ministre du Budget. Au menu : les conséquences fiscales de cette cession. La plupart de ces appartements devraient en effet perdre leur statut de logements intermédiaires pour devenir des logements sociaux. A ce titre, ils bénéficieront de l’exonération de la taxe foncière sur le bâti foncier pendant quinze, voire vingt-cinq ans, ce qui, inéluctablement, se traduira pour les communes concernées par un manque à gagner.

« Nous touchons 13 millions d’euros de taxe sur le foncier bâti. A eux seuls, les 2 700 logements Icade nous rapportent 1,1 M€. Même si l’Etat compensera pour partie, cette vente se traduira par 600 000 € de recettes en moins par an ! », s’inquiète Marie-Hélène Amiable, maire communiste de Bagneux (Hauts-de-Seine).

« On nous asphyxie ! »

« On nous prive de nos moyens, on nous asphyxie ! » dénonce Marie-Carole Ciuntu, la maire UMP de Sucy-en-Brie, qui a calculé un manque à gagner de 500 000 € par an.

Le plus scandaleux reste, aux yeux de certains élus, le prix de vente des logements. « Icade vend ses 32 000 logements deux milliards neuf cent mille euros. En 2006, avant l’entrée du groupe en Bourse, ses 42 000 logements (NDLR : 10 000 logements ont été vendus depuis) avaient été estimés à un milliard quatre cent vingt mille euros . Autrement dit, il y a une énorme plus-value ! C’est d’autant plus choquant que ces logements ont été construits avec l’argent de l’Etat », dénonce Stéphane Peu, élu à Saint-Denis et président de l’office HLM Plaine Commune Habitat. De fait, les bailleurs privés ne se bousculent pas et la seule offre de reprise émane d’un consortium de bailleurs sociaux conduit par la Société nationale immobilière (SNI), une filiale de la Caisse des dépôts, comme Icade.

A Sceaux, l’office HLM Sceaux Habitat a ainsi proposé de racheter les 700 logements Icade de la commune au prix de 1 600 € le mètre carré. Icade réclame 2 600 € le mètre carré. « Ces logements sont vétustes et nécessitent des travaux importants de réhabilitation. Cela porte le mètre carré à 3 200-3 400 €. Or, aujourd’hui, on sort du logement social neuf au même prix ! », s’insurge Philippe Laurent. Interpellée mardi à l’assemblée par Marie-Hélène Amiable, Christine Boutin, la ministre du Logement, a botté en touche : « Ces logements n’ont jamais été financés grâce à des aides de l’Etat. Il s’agissait de financement de la Caisse des dépôts. » La ministre recevra d’ailleurs la délégation d’élus mercredi après-midi pour aborder les zones d’ombre de ce dossier.


* En Seine-Saint-Denis, Icade possède 2 700 logements à Epinay, 1 469 à Rosny, 649 à Saint-Denis, 620 à Gagny, 601 à Montreuil, 595 à Bondy, 482 à Bobigny, 430 à Tremblay, 343 au Blanc-Mesnil, 150 à Noisy-le-Sec.

06:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : icade | | |  Facebook

29.05.2009

Icade : scandale d’État

Par Philippe Laurent, maire (DVD) de Sceaux.

C’est une histoire triste et insupportable d’injustice. Une histoire dont les victimes seront, comme toujours, des familles modestes, identifiées, impuissantes. Une histoire dont profiteront des épargnants ou des spéculateurs, anonymes, dont la plupart ne savent même pas où elle se déroule. Une histoire banale. Sauf qu’en l’occurrence, l’État (gouvernement et Parlement) est complice, et donc coupable. Coupable de duplicité et de lâcheté. Coupable d’irresponsabilité politique, malgré les appels à la raison des élus locaux concernés. Un scandale d’État.

Dans les années cinquante et soixante, la SCIC, filiale de Caisse des dépôts et consignations, elle-même bras armé de l’État - qui en est l’unique « actionnaire » et en perçoit les dividendes - dans les domaines économiques et du logement, engage de vastes programmes de construction de logements accessibles aux familles modestes. Bien entendu, les aides à la construction de l’époque et les fonds d’épargne sont sollicités. Certaines communes mettent tout ou partie des terrains à disposition. À Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, est ainsi édifiée dans le quartier des Blagis la résidence des Bas-Coudrais, conçue par les architectes Eugène Beaudoin et Challier, Fournier, Andrault. Près de huit cents logements, avec une école et un centre commercial, dans lesquels les familles s’installent avec enthousiasme en 1956. Depuis plus de cinquante ans, la résidence n’a pas changé. Modèle d’équilibre urbain, d’une rare qualité architecturale pour l’époque, elle est protégée par les documents d’urbanisme et figure dans le projet de zone de patrimoine architectural, urbain et paysager en cours d’élaboration par l’équipe municipale, avec le soutien des locataires.

Les bâtiments et les espaces publics n’ont pas changé… sauf qu’ils sont fort mal entretenus (10 % des logements font l’objet d’un constat d’insalubrité) et que les loyers ont flambé, avec des augmentations à la relocation qui ont parfois atteint 150 % en quelques années. Sceaux, son domaine, ses équipements, ses écoles et ses lycées, est attractif… Icade, nouveau nom de la SCIC, en profite. L’État aussi, qui voit ses dividendes augmenter. Le maire proteste et souhaite, au nom de l’équilibre, qu’au moins une partie significative des logements, financés par l’argent public, soient conventionnés. Rien n’y fait. La volonté politique municipale est tenue en échec par la stratégie financière de l’État, qui, à travers ses filiales, veut engranger le maximum de dividendes. Le même État qui vient faire la leçon à la Ville qui voit son taux de logements sociaux chuter de 23 à 11 % ! Fin 2005, le conseil municipal vote, à l’unanimité, une demande au préfet de déclaration d’utilité publique de l’acquisition de cette résidence en vue de son conventionnement. Le préfet refuse. La Ville porte l’affaire devant le tribunal administratif. Le recours est rejeté, sous prétexte d’une atteinte intolérable à la propriété privée. Des logements construits avec l’argent public que les élus souhaitaient voir rejoindre le parc social !

Mais il faut dire qu’entre-temps l’ancien directeur général de la Caisse des dépôts avait laissé sa filiale Icade s’introduire en Bourse, tout ceci discrètement et avec l’aval du gouvernement et de la commission de surveillance de la Caisse, dans laquelle siègent des parlementaires de tous bords, qu’on n’a pas entendus. Si bien que la politique d’Icade, ancien bras armé de la Caisse, et donc de l’État, dans le logement social, est aujourd’hui sous la surveillance de quelques fonds de pension étrangers, qui veillent au grain… et aux plus-values, en se moquant éperdument du sort des familles logées. Les dits fonds de pension ont exigé la vente du parc de logements. La vaillante Caisse des dépôts elle-même, bien que majoritaire à plus de 60 %, vit dans la crainte permanente d’une accusation d’abus de position dominante par les « gnomes irlandais » des fonds de pension. Résultat : elle ne dit plus rien et laisse faire. L’État lui-même n’en est pas mécontent : la vente annoncée des quelque trente mille logements lui rapportera (en impôts et plus-values) autour de 1,5 milliard d’euros. Qui va acheter ces fameux logements ? Les bailleurs sociaux sont intéressés. Ils ont formé un consortium. Mais ils ne paient pas assez cher. Discussion. Manipulation. Secret. Les logements de Sceaux sont exclus du consortium. Le prix qu’en demande Icade est supérieur au coût de la construction neuve ! Impossible à financer, sauf subventions publiques à hauteur de 80 %, sans compter le coût, énorme, de la rénovation. L’État refuse de participer, au motif que cela ne crée pas de logements nouveaux ! Résultat : il faudrait que les collectivités locales apportent au bas mot cent cinquante millions d’euros pour re-conventionner sept cents logements, les rendre habitables et disponibles pour des familles à revenu modeste. Des logements déjà financés par de l’argent public il y a cinquante ans, totalement amortis. Des millions qui iront aux fonds de pension, aux dirigeants d’Icade (qui détiennent quelques stock-options) et… à l’État lui-même. Scandale d’État, on vous dit. Et un dossier emblématique du mélange des genres, proprement insupportable pour un libéral sincère.

Tribune libre - L'HUMANITÉ

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21.05.2009

ICADE: Mobilisation contre la vente spéculative des logements sociaux

Suite à la réunion du vendredi 15 mai concernant la vente des logements sociaux d'ICADE, nous vous communiquons un bref compte rendu de cette réunion ainsi que les engagements et décisions pris : cliquez sur le lien suivant: http://ac.cqfd.over-blog.com/article-31540361.html
Vous y trouverez
- une lettre ouverte adressée à Nicolas SARKOZY : http://ac.cqfd.over-blog.com/article-31538217.html
Nous vous appelons à la diffuser largement, à la faire signer et à la poster (c'est dispensé de timbrage)
Nous vous invitons à signer la pétition en ligne en cliquant le lien suivant: http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=1fd7928b4ee8b239c03da16d902a5cf0
Nous vous appelons à diffuser ces informations à toutes les personnes de votre connaissance et à faire suivre ce message à votre carnet d'adresse.

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28.04.2009

CNL CONTRE LA VENTE SPECULATIVE DU PATRIMOINE D'ICADE

La Confédération Nationale du Logement a organisé un rassemblement contre la vente spéculative du patrimoine locatif d’Icade en Ile-de-France, aujourd'hui mardi 28 avril devant le ministère du logement. La CNL dénonce une nouvelle fois cette cession inacceptable et exige la concertation avec les locataires, le gel des loyers et l’utilisation des produits de la vente pour la réalisation de travaux de réhabilitation.

Icade, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a pris unilatéralement la décision de vendre la totalité de son parc locatif en Ile-de-France, soit 34 000 logements.
Pour la CNL, cette forme de vente est doublement scandaleuse.
D’une part, Icade cherche à enrichir ses actionnaires en réalisant une juteuse opération financière basée sur la vente d’un patrimoine construit avec des fonds publics. D’autre part, le bailleur fait preuve d’un manque total de transparence et de considération vis-à-vis de ses locataires.
Icade n’a organisé aucune concertation avec les associations de locataires et laisse ces derniers dans le flou en ce qui concerne les futurs loyers, voire même leur avenir dans leur logement.

Dans l’intérêt des locataires d’Icade, la CNL exige donc :
la concertation entre les représentants des locataires, les préfets et les repreneurs avant toute signature de contrat de vente,
la priorité donnée à la reprise par des bailleurs sociaux,
l’engagement pris par le repreneur d’instaurer un gel des loyers, et donc la non application du supplément de loyer de solidarité, pour une durée de six ans et ce au même niveau que le dernier mois précédant la vente,
la remise, aux acheteurs, des produits de cession perçus par la CDC afin qu’ils puissent réaliser les travaux non exécutés par Icade et attendus depuis longtemps par les locataires.

La CNL invite donc au rassemblement le plus large le 28 avril. Rendez-vous est donné à 17 h 30 au métro Rue du Bac.


La CNL demande :

Le gel des loyers, pas de hausse en 2009.
La construction annuelle de 150 000 logements véritablement sociaux à un loyer modéré.
Un rattrapage de 20 % des aides personnelles au logement.
Des subventions majorées pour les travaux d'amélioration de l'habitat et les économies d'énergie.

La création d’un Service public du logement et de l’habitat.

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10.04.2009

Icade confirme ses négociations exclusives avec le Crédit Immobilier de France pour la vente de son pôle administration de biens

Comme latribune.fr le révélait mercredi soir, le CIF va récupérer un réseau d'agences de 400 personnes. Une structure dédiée devrait être créée à l'occasion.

Les candidats pour la division administration de biens d'Icade, la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts, étaient finalement assez nombreux en dépit d'une conjoncture plutôt morose pour tous les métiers de l'immobilier mais comme latribune.fr l'a révélé mercredi soir, Icade est entrée en négociation exclusive avec le Crédit Immobilier de France, CIF. Elle l'a confirmé ce jeudi.

Ce pôle administration de biens, essentiellement basé en Ile de France, comprend environ 400 personnes, que le Crédit Immobilier de France devrait donc récupérer.

A l'automne 2008, Icade avait annoncé sa volonté de se séparer de ce pôle qu'elle considérait de trop faible taille pour être conservé en l'état. Parmi les candidats en lice figurait Nexity. Le groupe dirigé par Alain Dinin avait, en effet, regardé le dossier en vue de le rapprocher de son pôle administration de bien constitué autour de Lamy.

Le Crédit Immobilier de France est déjà à la tête d'un important réseau d'agences. Au regard des derniers chiffres disponibles, son réseau figure ainsi à la cinquième place nationale.

Si tout se passe bien, le CIF devrait donc intégrer les agences d'Icade à l'intérieur d'une nouvelle structure dédiée. Reste maintenant à Icade à négocier la vente de son pôle logements, un très gros morceau qui devrait prendre encore de longs mois avant d'aboutir, compte tenu des tenants et aboutissants politiques.

Pascale Besses-Boumard pour la Tribune.fr

 

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07.04.2009

Controverse sur le prix des 32 000 logements mis en vente par Icade

LE MONDE |

nnoncée le 11 décembre 2008, la cession par Icade de son portefeuille de 32 000 logements vient de franchir une étape importante. Un consortium de 25 bailleurs sociaux, emmené par la Société nationale immobilière (SNI), a remis, le 2 avril, une offre de prix, dont le montant n'a pas été précisé. Cette transaction, exceptionnelle par sa taille, met en relation deux filiales de la Caisse des dépôts : la SNI et Icade, qui a mandaté BNP Paribas et Messier & associés pour conduire les discussions.
Le consortium est, à l'heure actuelle, le seul candidat au rachat, le "1 % logement" ayant décidé, en début d'année, de ne pas se mettre sur les rangs. Sa proposition intervient alors que plusieurs élus ou dirigeants d'organismes HLM s'interrogent sur la valeur de ce patrimoine situé, pour l'essentiel, en Ile-de-France et loué à des niveaux intermédiaires - de 6 à 10 euros du mètre carré, en général.

Au 31 décembre 2008, le rapport annuel d'Icade estimait la valeur de ces 32 000 logements à 2,93 milliards d'euros. Trois ans plus tôt, l'ensemble du patrimoine de la foncière (qui était alors plus étoffé qu'aujourd'hui) avait été évalué à 1,426 milliard d'euros, quelques mois avant son introduction en Bourse. Le marché immobilier a certes progressé entre 2006 et 2008, mais pas dans de telles proportions.

Président de Plaine Commune Habitat, un office HLM intercommunal au nord de Paris, Stéphane Peu s'est ému de cette hausse dans une lettre adressée, le 23 mars, au président de la SNI, André Yché. "Aucun organisme, aucune société immobilière en France ne peut se prévaloir d'une telle valorisation financière, a fortiori dans le contexte économique (actuel)", écrit-il.

D'après de bons connaisseurs du dossier, il est possible que le patrimoine d'Icade ait été anormalement sous-évalué en 2005 pour faciliter le succès de l'entrée en Bourse, le 12 avril 2006, orchestrée par Etienne Bertier, alors PDG. "Mais la valeur de ce parc dépend aussi de la vocation des logements, explique un professionnel. S'ils sont sociaux, leur rentabilité est faible - de 2 % à 3 % - donc leur valeur aussi. S'ils sont vendus par immeuble ou par appartement, aux occupants ou à des bailleurs qui ont la possibilité d'augmenter les loyers, cela triple carrément leur prix, comme l'ont démontré quelques récentes transactions qu'Icade a réalisées sur ce patrimoine."

LE JUSTE PRIX

Plusieurs sources proches du dossier font effectivement remarquer que, au cours des dernières années, Icade a vendu des logements à des prix dépassant la valeur d'expertise. Mais il ne s'agit que de quelques opérations au cours desquelles la société foncière a fait monter les enchères en jouant sur la concurrence entre bailleurs, objecte le "patron" d'un organisme HLM.

Quel est le juste prix ? Chez Icade, un porte-parole admet qu'une décote de 10 % à 15 % serait acceptable, ce qui ramènerait les cours à leur niveau de décembre 2008, voire en dessous. Mais certains actionnaires, comme le fonds d'investissement New Ireland Insurance, qui détient 3,15 % du capital, seraient plutôt d'avis de récupérer la meilleure plus-value de la vente de ce patrimoine, avant de sortir du capital. Une perspective qui indispose bon nombre de bailleurs : "Nous ne pouvons permettre à Icade, pour ne pas dire à ses actionnaires, de réaliser une opération de rentabilité financière totalement injustifiée", estime M. Peu.

Bertrand Bissuel et Isabelle Rey-Lefebvre

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20.03.2009

VENTE ICADE : LES MAIRES (PCF ET PS) RESTENT MOBILISÉS

Neuf maires* des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise lancent un nouveau cri d'alarme à propos d'Icade, qui s'apprête à vendre ses 35 000 logements franciliens. Depuis l'annonce de cette décision, en novembre dernier, élus et associations se mobilisent pour que le bailleur vende ses appartements à des offices HLM.

«Ces logements sont occupés par des familles aux revenus modestes ou moyens. Nous espérons qu'Icade ne cherche pas, parce qu'elle est une société cotée en Bourse, à faire une opération financièrement rentable. (...) Nous demandons que le prix de vente de ces logements permette aux bailleurs sociaux d'acquérir ce patrimoine afin de leur redonner leur vocation locative sociale», insistent les maires dans un communiqué commun. En début de mois, l'office HLM des Hauts-de-Seine avait confirmé son intérêt pour racheter le parc des 8 600 logements Icade du département.

(*) Dans les Hauts-de-Seine : Marie-Hélène Amiable, député-maire PC de Bagneux; Pascal Buchet, (PS) de Fontenay-aux-Roses, Catherine Margaté (PC) de Malakoff. Dans le Val-de-Marne : Alain Audoubert, maire PC de Vitry-sur-Seine, Jean-Jacques Bridey, (PS) de Fresnes et président de l'Office départemental HLM. En Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec député PCF, président de Plaine Commune, Catherine Peyge maire PC de Bobigny et Dominique Voynet, sénatrice-maire Verts de Montreuil. Dans le Val d'Oise, François Pupponi député-maire PS de Sarcelles.

Olivier Bureau | Le Parisien

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14.06.2008

Icade négocierait la vente d'une grande part de ses logements, la société dément

SARCELLE LE FEUILLETON DRAMATIQUE CONTINU
D'après nos informations, les 4300 logements de Sarcelles seraient bien en cours de vente en blocs à des bailleurs sociaux, les noms les plus cités étant Emmaüs, Batigère et 3F. Le premier site vendu sera celui de Ravel (1032 logements)

12.06.2008

Les élus vont ils laisser faire la privatisation du logement social ?

Voir en pièce jointe l'article paru dans la Gazette du Val d'Oise sur la vente des logements sociaux d'Icade.

Il est étonnant de constater que ni la municipalité, ni les différents élus ou partis politiques de Sarcelles expriment leur position sur ce sujet !!!
Sont ils préoccupés par l'avenir du logement social sur notre ville, le devenir des locataires ? Comptent ils laisser faire ?????

Article la gazette
http://www.blogspirit.com/admin/blog/insert_media.php?evnt=showInsertFile&textbox=post_source

Contact :collectiflogement95@free.fr

11.06.2008

CAISSE DES DEPOTS (Icade) : Le Collectif Logement 95 EST interpellle les élus locaux et nationaux

Sur Sarcelles une première tranche de 1200 logements sont en vente dans la plus grande opacité. A terme ce sont 3700 logements qui sont concernés soit prés de 40% des logements sociaux de cette ville. Sur le Val d'Oise ce sont prés de 8000 logements qui sont menacés de perdre leur statut social et livré à des sociétés anonymes.

Il est scandaleux qu'ICADE cherche à se faire de l'argent sur le dos des locataires. Ces logements ont été financés par de l'argent public (la Caisse des Dépôts) et les loyers des locataires.

Le Collectif Logement 95 Est demande à ce que ces logements soient transférés à un organisme HLM Public pour qu'ils gardent leur statut social. Sur le Val d'Oise il existe un Office Public HLM : Val d'Oise Habitat, qui pourrait reprendre ces logements et assurer une mission de service public auprès des locataires. Nous demandons que les élus (Maire, Conseillers Généraux, Députés,...) interviennent auprès de la Caisse des Dépôts, du Ministère du logement et des finances pour empêcher la privatisation et la marchandisation de ces logements.


Voir articles ci dessous

Icade dément vendre son pôle logement
Pierre Tricoire

La filiale immobilière de la Caisse des Dépôts (CDC) a indiqué qu'elle allait vendre 14 500 logements, tout en démentant une information de La Tribune, faisant état de la vente de plus 40 000 logements.
Icade, la filiale immobilière de la CDC a déclaré lundi dans un communiqué qu'elle vendrait 14 500 logements, en démentant négocier la cession «d'un bloc de 30 000 à 35 000 logements». Selon La Tribune, le groupe envisagerait de vendre l'intégralité de son pôle logement, qui en représente plus de 40 000. «Icade indique qu'elle poursuit sa stratégie de vente de logements telle qu'elle l'a communiquée au marché et conformément aux orientations débattues en conseil d'administration», et rappelle que «cette politique consiste en la vente de 14.500 logements en bloc à des ESH (Entreprises sociales pour l'habitation)», précisant que «des promesses sont en cours de signature».

Interrogée par l'AFP, la CDC a expliqué que «quel que puisse être l'intérêt que présente ce patrimoine pour les bailleurs sociaux, Icade n'a reçu aucune proposition d'achat de la totalité de son patrimoine logements», réfutant ainsi les informations de La Tribune. Le quotidien affirmait que cette opération de vente du pôle logements serait «susceptible de rapporter à la foncière environ 3 milliards d'euros, soit la plus importante transaction de ces cinq années pour la Caisse des dépôts». «Un mandat aurait été donné à BNP Paribas pour trouver les acquéreurs» et «un pool de sociétés HLM serait sur les rangs», a précisé le journal. Le titre du groupe reculait de 1.39% à 90.72 euros.

Icade : Icade dément être en négociation sur la cession d´un bloc de 30 à 35 000 logements.
Paris, le 7 juin 2008

Icade dément être en négociation sur la cession d´un bloc de 30 à 35 000 logements.A la suite d´un article paru dans la Tribune.fr, Icade indique qu´elle poursuit sa stratégie de vente de logements telle qu´elle l´a communiquée au marché et conformément aux orientations débattues en Conseil d´administration. Cette politique consiste en la vente de 14 500 logements en bloc à des ESH (Entreprises Sociales pour l´Habitation) ; des promesses sont en cours de signature.Quelque puisse être l´intérêt que présente ce patrimoine pour les bailleurs sociaux, Icade n´a reçu aucune proposition d´achat de la totalité de son patrimoine logements.

A propos d´Icade
Icade, société d´investissement immobilier cotée, filiale de la Caisse des Dépôts, présidée par Serge Grzybowski, est un intervenant majeur du marché immobilier, dont les activités couvrent l´ensemble de la chaîne de valeur : l´investissement, la promotion et les prestations de services dans les secteurs du logement, des bureaux, des parcs tertiaires, des commerces et centres commerciaux et des équipements public-santé. Concevoir, développer, investir, détenir et arbitrer, exploiter et gérer sont les savoir-faire de la société. La maîtrise de ses différents métiers permet à Icade d´apporter des solutions adaptées aux besoins de ses clients et d´intervenir de manière globale sur les problématiques actuelles du secteur. En 2007, Icade a réalisé un chiffre d´affaires consolidé de 1 482 millions d´euros et un cash-flow net courant de 224 millions d´euros.
L´actif net réévalué de liquidation atteint 5 317 millions d´euros soit 108,4 euros par action.
Contact :Nathalie Palladitcheff Rémi Lemay Membre du comité exécutif, en charge des finances, Responsable communication financière et Externe, juridique et informatique+33 (0)1 41 57 71 05+33 (0)1 41 57 70 12 nathalie.palladitcheff@icade.fr; remi.lemay@icade.fr Copyright HuginInformation

09.06.2008

Icade négocierait la vente d'une grande part de ses logements, la société dément

30.000 à 35.000 logements vendus d'un bloc, sans appel d'offre ni consultation du conseil d'administration, seraient en passe d'être cédés à un pool de sociétés d'HLM dont 3F. Icade dément.

Icade, la foncière de la Caisse des Dépôts (CDC), pourrait annoncer la semaine prochaine la vente d'un important portefeuille de logements. La société envisageait ces derniers mois, la cession sur quatre ans d'un portefeuille comportant un peu plus de 14.000 logements. Projet qui intéresserait plusieurs organismes.

Selon nos informations, Icade pourrait finalement vendre une part plus importante de logements, représentant l'essentiel du pôle Icade Foncière. En l'occurence, 30.000 à 35.000 logements vendus d'un bloc, sans appel d'offre ni consultation du conseil d'administration seraient en passe d'être cédés à un pool de sociétés d'HLM dont 3F. Une réunion mercredi prochain est prévue à cet effet.

A la Caisse des Dépôts, on confirmait simplement vendredi "l'existence de négociations avec plusieurs organismes pour la vente des logements conventionnés". On n'exclut pas l'extension de ces négociations, même si pour l'heure aucun accord n'a été trouvé avec les partis intéressés. Mais ce week-end, la CDC envisageait de démentir...sans passer à l'acte pour l'instant.

Icade de son côté a publié samedi un communiqué pour démentir être en négociation sur la cession d'un bloc de 30 à 35.000 logements. "Quelque puisse être l'intérêt que présente ce patrimoine pour les bailleurs sociaux, Icade n'a reçu aucune proposition d'achat de la totalité de son patrimoine logements".

La société indique qu'elle "poursuit sa stratégie de vente de logements telle qu'elle l'a communiquée au marché et conformément aux orientations débattues en Conseil d'administration. Cette politique consiste en la vente de 14.500 logements en bloc à des ESH (Entreprises Sociales pour l'Habitation) ; des promesses sont en cours de signature."

latribune.fr

 
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