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20.10.2008

Qu'est ce que l'argent ?

Une vidéopédagogique, longue mais très instructive  http://vimeo.com/1711304

06:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, récession, taux bancaires, bce, inflation | | |  Facebook

10.10.2008

Paris lance le microcrédit personnel

et voilà que le maire ps de paris permet aux pauvres de s'endetter, et de rester pauvres !

encore une opération rustine ; parle t-il de l'emploi, parle t-il des salaires, parle t-il du rsa, que fait-il pour le logement, ...

faut dire qu'il s'y connaît en emploi précaire, il y en à plein les couloirs de son pouvoir,

et les franchises médicales n'a t-il rien à dire ?

voilà pour toi le pauvre : la maladie à crédit, la facture à crédit... et les banques restent encore et toujours les gagnantes.

Paris lance le microcrédit personnel

La mairie de Paris lance un nouveau dispositif de prêt, à taux compris entre 2 et 4 %, pour les Parisiens et, à terme, pour les Franciliens.
Ces crédits seront octroyés pour des dépenses de santé ou des dettes spécifiques.

Sébastien Ramnoux

FAIRE un emprunt pour passer son permis de conduire, changer sa chaudière ou se payer une formation professionnelle : aujourd’hui, en pleine débâcle financière, de plus en plus de Français en ont besoin. Mais ils se voient souvent refuser des crédits, même les plus petits. Pour les aider, la mairie de Paris a lancé hier son microcrédit personnel.
Bertrand Delanoë a tenu à présenter ce dispositif qu’il avait annoncé durant sa campagne des municipales. Il s’agit d’octroyer de petits prêts, entre 300 € et 3 000 € (5 000 € en cas exceptionnel) sur trente-six mois à des personnes ne pouvant plus accéder à des prêts classiques. Le taux est imbattable : 4 %, et même 2 % grâce à une aide supplémentaire de la mairie de Paris, réservée aux Parisiens. Car ce dispositif, lancé hier dans le XVIII e arrondissement, concernera toute la capitale d’ici à la fin de l’année, puis l’Ile-de-France fin 2009.

Quatre banques partenaires

«Attention, il ne s’agit pas de prêt à la consommation ! On ne va pas prêter pour l’achat du nouvel écran plat ! explique Bernard Candiart, directeur du Crédit municipal de Paris, la banque publique parisienne (l’ancien mont-de-piété) chargée de piloter le microcrédit. Ces prêts sont octroyés pour des projets personnels, des dépenses vitales comme par exemple des soins, des dettes à la Sécurité sociale, des formations. »

Expérimenté à Angers depuis 2005, le microcrédit personnel prend une ampleur inégalée à Paris grâce à un partenariat avec quatre banques : la Banque postale, la Caisse d’épargne, le Crédit coopératif et Laser Cofinoga. Ces établissements font le prêt et prennent en charge le risque pour moitié, le reste venant de la Caisse des dépôts. « Avec un tel taux, il est clair que personne ne gagnera d’argent sur ces prêts. C’est normal, il n’était pas question de laisser penser que des banques allaient faire des bénéfices sur le dos des plus fragiles », poursuit Bernard Candiart. Le Crédit municipal de Paris espère octroyer mille microcrédits d’ici à un an, et mille autres en Ile-de-France.

Sur le terrain, les travailleurs sociaux seront chargés d’orienter les personnes susceptibles d’avoir besoin de prêt. « Ce sont surtout des emplois précaires, des temps partiels, des contrats aidés, mais aussi de plus en plus de gens payés au smic, explique Thierry, travailleur social dans le XVIII e . Depuis six mois, on en voit de plus aux services d’aides municipaux, pour la facture EDF par exemple. Aujourd’hui, avec 1 000 € ou 1 200 € par mois, certains ne peuvent plus joindre les deux bouts. Le microcrédit pourra les aider. »

Le Parisien

06.10.2008

INSEE : la conjonture

INSEE CONJONCTURE.pdf
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INSEE ANNEXE CONJONCTURE.pdf
1680 Ko   Afficher au format HTML Télécharger

03.09.2008

L'OCDE REVOIT LES OBJECTIFS DE CROISSANCE DE L'EUROPE À LA BAISSE; 1 % POUR 2008

L'Organisation pour la coopération et le développement économiques a fortement révisé à la baisse sa prévision de croissance 2008 pour la France, à 1% contre 1,8% auparavant, en raison des "mauvaises nouvelles arrivées au deuxième trimestre".

L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a fortement révisé à la baisse sa prévision de croissance 2008 pour la France, à 1% contre 1,8% auparavant, dans ses perspectives économiques intérimaires publiées mardi 2 septembre.
"L'essentiel de la révision est due aux mauvaises nouvelles arrivées au deuxième trimestre, où on a eu une croissance négative de -1,2% en rythme annualisé, alors que nous anticipions +0,9%", a expliqué Jean-Luc Schneider, directeur adjoint du département économique de l'OCDE, interrogé par l'AFP.
"C'est une grosse mauvaise surprise et cela nous a amenés à réviser à la baisse la croissance sur la deuxième moitié 2008", a-t-il précisé.
L'OCDE ne prévoit pas de "rebond faramineux" dès le troisième trimestre, et s'attend à ce que la France "croisse très peu pendant les deux prochains trimestres", a-t-il poursuivi.
Il a toutefois refusé de commenter les risques que le déficit budgétaire de la France dépasse la barre des 3% tolérée dans la zone euro, se contentant de dire qu'avec cette croissance réduite les objectifs budgétaires du gouvernement allaient être "plus difficiles à tenir".
Baisse de prévision dans toute la zone euro

A la veille de la parution du rapport de l'OCDE, le Premier ministre français François Fillon avait admis que la croissance hexagonale serait nettement plus faible qu'attendu, affirmant espérer seulement "un peu plus de 1%" cette année, ce qui laisse planer le doute sur la capacité de la France à freiner son déficit public.
Une révision des plus brutales puisque le gouvernement tablait jusqu'alors sur une croissance comprise entre 1,7% et 2,0%, mais plus proche de 1,7%, pour 2008.
La nouvelle prévision du gouvernement devrait être officiellement dévoilée le 24 septembre, lors de la présentation du prochain projet de budget en conseil des ministres.
L'OCDE a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance 2008 pour la zone euro à 1,3% contre 1,7%. Elle anticipe même une récession en Grande-Bretagne pour les deux derniers trimestres de l'année, avec une prévision de croissance à 1,2% contre1,8% précédemment.
En revanche, l'OCDE a revu en nette hausse ses prévisions pour les Etats-Unis, à 1,8% contre 1,2% auparavant.

L'Europe est plus proche de la récession que les USA

Pour l'OCDE, l'Europe est plus proche de la récession que les Etats-Unis.
Dans l'ensemble, le G7 (Allemagne, Italie, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Japon, Canada) va continuer à traverser une "phase de faiblesse de l'activité jusqu'à la fin de cette année", pronostique l'OCDE dans ses perspectives économiques mardi.
"La tempête sur les marchés de capitaux, le repli des marchés immobiliers et la cherté des matières premières continuent de peser sur la croissance mondiale", ajoute l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.
Mais la croissance américaine du deuxième trimestre a été presque deux fois plus forte que prévue à 3,3% en rythme annuel. L'OCDE anticipe désormais 1,8% de croissance cette année contre 1,2% auparavant.
Cette performance est due "en partie au commerce extérieur, en partie au stimulus fiscal qui a été perçu plus vite que prévu, voire anticipé par les consommateurs américains", explique Jean-Luc Schneider.
D'après lui, l'affaiblissement du dollar au premier semestre a notamment contribué à soutenir les exportations américaines, alors que celles de la zone euro ont au contraire été gênées par le net renchérissement de la monnaie unique.
S'ils ne peuvent être exclus outre-Atlantique, les risques de récession sont donc désormais bien plus forts en Europe qu'aux Etats-Unis.
L'analyse de l'OCDE est donc nettement plus optimiste pour la première économie du monde que celle du Fonds monétaire international, qui anticipe 1,3% de croissance cette année.
Les deux institutions convergent en revanche pour la zone euro, le Fonds prévoyant 1,4% pour 2008.

Article extrait du NouvelObs

07:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afp, croissance, euro, inflation, ocde, schneider, france | | |  Facebook

02.09.2008

Crédits immobiliers : taux en hausse, durée en baisse

Selon le tableau de bord mensuel de l’Observatoire Crédit Logement/CSA publié hier lundi, le taux moyen des crédits immobiliers s’est établi à 4,98% en août contre 4,89% en juillet, soit une augmentation de 33 points depuis le mois de mai.

Par contre, la durée des prêts diminue avec un peu moins de 221 mois en août (242 mois pour l’accession dans le neuf et 235 mois pour l’accession dans l’ancien). Si en 2007 l’allongement des durées avait été au total de l’ordre de 8 mois, le mouvement des durées a commencé à s’inverser dès l’automne 2007 pour amorcer un lent recul. Ce recul s’est accéléré depuis le début de l’année 2008 et il est désormais de près de 5 mois sur un an.

Le coût relatif moyen des opérations de crédit réalisées représente 3,69 années de revenus en août, contre 3,85 un an plus tôt, soit un coût relatif à son niveau le plus bas observé depuis la fin de l’année 2005.

Le niveau moyen des mensualités, pour un même capital emprunté, a augmenté de 7% depuis un an, mais il représente une hausse de seulement 2% si on prend en compte le crédit d’impôt en faveur de l’accession àla propriété.

Le marché des crédits immobiliers a baissé de près 11% en France au premier semestre, un recul qui s’explique par une restriction de l’offre de prêts de la part des banques.

28.08.2008

Les caisses de l'état ne sont pas vides pour tout le monde

Nicolas Sarkozy, Président de la Répubique et son épouse Carla Bruni, viennent de prendre possession de leur nouvelle voiture présidentielle.

Le choix se serait porté sur une Renault Vel Satis. Véhicule blindé, équipement multimédia dernier cri et longueur rallongée de vingt cinq centimètres.
Le prix de la "rallonge" est de 150.000 euros, pour le contribuable

07:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, france, inflation | | |  Facebook

Préparer la rentrée

Il était une fois quatre individus qu’on appelait

TOUT LE MONDE
QUELQU’UN
CHACUN
et PERSONNE

Il y avait un important travail à faire
et on a demandé à TOUT LE MONDE de le faire 
TOUT LE MONDE était persuadé que QUELQU’UN le ferait.
CHACUN pouvait l’avoir fait mais ce fut PERSONNE qui le fit.

QUELQU’UN se fâcha car c’était le travail de TOUT LE MONDE !
TOUT LE MONDE pensa que CHACUN pouvait le faire
et PERSONNE ne doutait que QUELQU’UN le ferait. 

En fin de compte, TOUT LE MONDE fit des reproches à CHACUN
parce que PERSONNE n'avait fait
ce que QUELQU' UN aurait pu faire.

Moralité :
Sans vouloir engueuler TOUT LE MONDE,
il serait bon que CHACUN fasse ce qu’il doit
sans nourrir l'espoir que QUELQU’UN le fera à sa place
car l'expérience montre que là où on attend QUELQU’UN
généralement, on ne trouve PERSONNE.

05:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, emploi précaire, france, sarkosy | | |  Facebook

27.08.2008

La construction de logements recule

En cette rentrée 2008, les résultats de la construction de logements marquent le pas. Comme dans le secteur des travaux publics, le rythme baisse mais toujours dans un volume d'activité soutenu.

A la lecture des chiffres transmis par le Meeddat sur l'ensemble des douze derniers mois (août 2007-juillet 2008), près de 494 000 logements ont été autorisés en France. Comparée à la même période un an auparavant _un millésime record_, cela représente une baisse sensible de 12,6%. Une baisse homogène puisqu'elle affecte dans les mêmes proportions le logement collectif (-13,5%) et le logement individuel (-12,7% au global ; -14,1% en individuel pur ; -8,8 en individuel groupé).
S'agissant des mises en chantiers sur la même période, leur nombre s’élève à 401 623, en repli de 6,6 % par rapport au chiffre constaté au cours des douze mois précédents. L'individuel pur souffre particulièrement (-10,1%) mais le ministère rappelle que des perturbations imputables à la mise en place de la réforme du droit des sols intervenue au 1er octobre 2007 peuvent encore affecter les statistiques sur les ouvertures de chantier. Reste que la Capeb, dans son bulletin de conjoncture publié en juillet, estime pour sa part que "les perturbations statistiques […] sont aujourd'hui largement résolues et que le recul des mises en chantier est bien réel." Si le coup de frein observé sur le marché du neuf était prévu, il vient s'ajouter à celui, plus surprenant, du marché de l'entretien-amélioration. Conclusion laconique de la Capeb : "le bilan 2008 sera moins satisfaisant que prévu."

Julien Beideler - lemoniteur.fr

25.08.2008

Medef et petit chèque transport

Malgré l'inflation et le ralentissement de l'activité,
Malgré la baisse du pouvoir d'achat,
Malgré les profits, bénéfices, stock option, ...,
Malgré le paquet fiscal,
Malgré les exonérations de charges,
Malgré les subventions,
Le Medef dit non au petit chèque transport !

18.08.2008

Ce matin, 10 % de plus sur le tabac à rouler. Les plus pauvres passent encore à la caisse...

13:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, hausse des prix, coût de la vie, france, sarkosy | | |  Facebook

15.08.2008

Décret no 2008-780 du 13 août 2008 relatif à la procédure applicable en cas d’impayés des factures d’électricité, de gaz, de chaleur et d’eau

 

DECRET IMPAYES FLUIDES

14.08.2008

Gaz, électricité. Comment bénéficier des tarifs sociaux

Les tarifs du gaz et de l’électricité devraient augmenter demain de 5 et 2 %. A cette occasion, le nombre de bénéficiaires des tarifs sociaux va être accru.

Mode d’emploi.
Les tarifs sociaux, qui vont être élargis à environ un million de ménages supplémentaires, permettent aux foyers modestes de réduire leur facture énergétique en fonction du nombre de personnes présentes dans le foyer. Ces tarifs sociaux sont accessibles aux personnes isolées dont les ressources sont égales ou inférieures à 620,48 euros par mois (7.747 euros par an) contre 460 euros avant le relèvement des plafonds de ressources annoncé la semaine dernière par le gouvernement. Ce plafond est majoré de 50 % s ’ il y a deux personnes dans le foyer, de 30 % pour la troisième et quatrième personne et de 40 % pour chaque personne au-delà de la quatrième.

Un courrier aux ménages concernés
Les organismes d’assurance-maladie transmettent aux distributeurs de gaz et d’électricité le nom des personnes concernées par ces réductions.

Les distributeurs adresseront à ces ménages une attestation à renvoyer. Pour les foyers concernés, il n’y a donc logiquement aucune démarche à engager. La tarification spéciale est accordée pour un an et est renouvelable chaque année. Le tarif électrique de première nécessité (TPN) a été mis en place au 1 e r janvier 2005. Il permet une réduction de la facture de 30 % pour une personne seule, de 40 % pour un adulte avec un ou deux enfants ou pour un couple avec un enfant et de 50 % pour un couple avec deux enfants et plus . Lorsque plusieurs contrats de fourniture d’électricité sont conclus au sein d’un même foyer, le tarif social ne s’applique qu’à un seul contrat. En revanche, le bénéfice de cette tarification sociale est compatible avec les aides de toute nature accordées aux personnes en situation de précarité comme les aides au paiement des factures impayées.

Un forfait pour le gaz
Le tarif social du gaz, prévu par la loi sur l’énergie de décembre 2006 et mis en place par un décret du 1er juillet dernier , prendra la forme d’un versement d’une aide forfaitaire qui atteindra 118 euros pour un foyer de quatre personnes se chauffant au gaz. Les foyers bénéficiant déjà du TPN (électricité) et raccordés au gaz en bénéficieront automatiquement.

Contact
Le numéro vert 0800.333.123 (appel gratuit) est accessible du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h, pour toute information complémentaire.

Source http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/economie/ga...

02.08.2008

EDF demande une hausse des tarifs

06:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edf, hausse des tarifs, inflation | | |  Facebook

01.08.2008

La fin du néolibéralisme

Par Joseph E. STIGLITZ
Le monde n'est pas tendre envers le néolibéralisme, ce fourre-tout d'idées basées sur la notion fondamentaliste que les marchés sont autocorrecteurs, qu'ils distribuent efficacement les ressources et servent l'intérêt général. C'est le fondamentalisme de marché qui a soutenu le thatchérisme, la « reaganomique » et le « consensus de Washington » favorables aux privatisations, à la libéralisation économique et à des banques centrales indépendantes préoccupées uniquement par l'inflation.
Après un quart de siècle d'expérimentations parmi les pays en développement, les perdants apparaissent clairement : non seulement ceux qui ont adopté une politique néolibérale ont perdu la course à la croissance, mais quand il y a eu croissance, elle a bénéficié de manière disproportionnée aux plus riches.

Lire la suite sur le site de l'UFAL - Union des FAmilles Laïques

27.07.2008

la bicoque à 15 euros c'est de la merde

La fameuse maison à 15 euros par jour dont on nous rabache les oreilles !
Les médias en grande majorité font, encore et encore, la propagande du gouvernement...

C'est la crise immobilière ! le pouvoir d'achat baisse ! il y à chaque jour un plan de licenciements

Qui va se lancer dans des crédits sur 25 à 30 ans ?
Qui peut-être certain de gagner au minimum 2000 euros par mois à vie, qui peut parier que l'inflation va disparaître, qui va miser sur un pouvoir d'achat qui va encore régresser, ... qui peut encore croire aux promesses du gouvernement ?
Ce gouvernement, est incapable d'assumer la situation, manquant de courage pour prendre les bonnes décisions...

Pour vous, c'est quoi l'innaceptable ?
Cette baraque est un piège, qui va fabriquer les retraités sur-endettés de demain !

09:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, sarkosy, régression, inflation, emploi, chômage, social | | |  Facebook

20.07.2008

L’indice des prix des personnes pauvres

L’indice des prix des personnes pauvres a été élaboré pour certains pays afin de simuler la manière dont l’inflation des prix des produits alimentaires affecte leur pouvoir d’achat. En général, l’indice des prix à la consommation de chaque pays est établi en utilisant un panier de biens qui reflète en théorie ce qu’une personne « normale » consomme. Mais les modèles de consommation des personnes pauvres sont différents de ceux du reste de la population. Qui plus est, la part de la consommation des personnes pauvres destinée aux produits alimentaires est plus importante que celle du consommateur moyen du même pays. Par conséquent, elles sont plus affectées par l’augmentation des prix que le reste de la population. « L’indice des prix des personnes pauvres », un indice des prix alternatif, réajuste les composants alimentaires et non alimentaires de l’indice des prix à la consommation afin de refléter la part plus importante des produits alimentaires dans la consommation des personnes pauvres.

LA SUITE SUR LE SITE DU GROUPE BANQUE MONDIALE

16.07.2008

Les dossiers noirs du gouvernement : Dix angles d’attaque

Par Martine Bulard

Pouvoir d’achat en berne
Les supermarchés à la rescousse
Chômeurs sous pression
Droits sociaux contre salaire
Les riches empochent
Les pauvres paient
Code du travail « dépoussiéré »
Immigrés, tests ADN, quotas
Une justice plus loin du peuple
Toujours moins d’Etat
Et ce n’est pas fini...

À LIRE  http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/BULARD/15964 - juin 2008

30.06.2008

Les prestations sociales victimes de la forte hausse de l'inflation

Source : www.annuaire-secu.com

Les prévisions ne sont guère encourageantes pour le niveau de l'inflation en 2008. Dans sa note de conjoncture publiée le 20 juin, l'Institut de la statistique compte sur une inflation moyenne en 2008 de 3,2 % (après 1,5 % en 2007), un niveau inobservé depuis plus de quinze ans. Du fait de la hausse de l'inflation et d'un revenu moins dynamique qu'en 2007, le pouvoir d'achat du revenu des ménages ne devrait que faiblement progresser. Cela ne fera pas l'affaire des bénéficiaires de prestations sociales. Les pensions ayant été relevées de 1,1 % au 1er janvier, vont bénéficier d'un coup de pouce de 0,8 % au 1er septembre. Mais on est loin du compte. Les retraités devront attendre 2009 pour obtenir un rattrapage, le gouvernement s'étant engagé à compenser strictement l'inflation constatée (1 % de hausse du montant des retraites représente 750 millions d'euros supplémentaires pour la seule branche retraite du régime général). "De nombreuses prestations sociales vont être concernées par ce décrochage peu courant avec l'inflation", prévient le quotidien Les Echos (23-06).
Le RMI, par exemple, n'a ainsi été revalorisés que de 1,6 % au début de l'année, soit la moitié du taux d'inflation attendu en 2008. L'écart est encore plus net pour les prestations familiales relevées de 1 % au 1er janvier. "Il reste à savoir si le gouvernement compensera strictement le manque à gagner l'an prochain pour toutes les prestations". Mais "le niveau durablement élevé de l'inflation pourrait en outre relativiser la portée des engagements de Nicolas Sarkozy sur la hausse de 25 % de l'AAH et du minimum vieillesse d'ici à 2012, la hausse intégrant l'inflation.
Les 1,7 million de demandeurs d'emploi indemnisés par l'Unedic vont également être pénalisés par la hausse des prix. Réunis en conseil d'administration le 24 juin, les partenaires sociaux chargés du régime ont en effet décidé de limiter la valorisation des allocations chômage à 2,5 % au 1er juillet, le patronat, dont la priorité est de réduire le coût du travail, refusant d'aller au-delà. Cette moindre valorisation semble, pour certains syndicats, d'autant plus choquante que les excédents dégagés par l'Unedic sont considérables (voir rubrique emploi).
Quant au SMIC, il augmentera de 0,9 %.au 1er juillet, selon un décret publié au JO du 28 juin. Le Salaire minimum avait bénéficié d'une revalorisation anticipée de 2,3 % au 1er mai en raison de l'inflation. Au total, l'augmentation du Smic, par rapport à juillet 2007, est de 3,2 %. Le SMIC mensuel brut s'élèvera au 1er juillet 2008 à 1 321,02 euros. Le ministre a également dévoilé un avant-projet de loi "en faveur des revenus du travail". Ce texte fixe au 1er janvier la date de revalorisation du SMIC, afin de permettre aux partenaires sociaux de disposer d'un délai plus important pour les négociations de branche, et encourage l'intéressement des salariés aux bénéfices des entreprises. Le projet e loi sera débattu avec les partenaires sociaux mardi 1er juillet (lors de la CNNC) et présenté en conseil des ministres à la mi-juillet. Parmi ce troisième train de mesures en faveur du pouvoir d'achat figure un nouveau crédit d'impôt pour les entreprises signant des accords d'intéressement aux bénéfices ou augmentant les primes distribuées. Cet avantage fiscal prendrait la forme d'un crédit d'impôt sur les sociétés égal à 20% du montant des primes d'intéressement nouvellement distribuées. Le gouvernement se propose également d'exonérer de cotisations patronales les entreprises versant une prime de 1500 euros maximum avant le 30 juin 2009, à charge pour l'Etat de compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale. Les sanctions à l'égard des entreprises qui n'ouvrent pas de négociation salariale seront un peu plus lourdes que prévu.

> http://www.lesechos.fr/journal20080623/lec1_france/474404...

> Note de conjoncture de juin :
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous...

> Commission nationale de la négociation collective : l'augmentation du Smic à l'ordre du jour
communiqué du ministère du Travail du 23 juin

> Avant-projet de loi « en faveur des revenus du travail » transmis aux partenaires sociaux par Xavier Bertrand :
http://wk-rh.fr/actualites/detail/3805/avant-projet-sur-l...

> Allocations chômage : la valorisation de 2,5 % au 1er juillet ne compense pas la hausse des prix - Les Echos du 25/06 :
http://www.lesechos.fr/journal20080625/lec1_france/474541...

> Communiqué du 24 juin de l'Unedic - Revalorisation des allocations au 1er juillet 2008 :
http://info.assedic.fr/assurance_chomage/travail/presse/1...

 

06:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, prestations sociales, rmi, assedic, unedic, cnnc | | |  Facebook

19.06.2008

AIDE ALIMENTAIRE : Matignon augmente le budget

Face à la hausse des prix alimentaires qui menace "les capacités d'intervention des associations", l'Etat a augmenté de 10 millions d'euros les crédits budgétaires consacrés à ces actions. 

Le gouvernement a décidé mercredi d'augmenter son budget consacré à l'aide alimentaire en France, pour faire face à la forte hausse des prix alimentaires ces derniers mois. L'Etat a augmenté de 10 millions d'euros les crédits budgétaires consacrés à ces actions, "soit un doublement" du Programme national d'aide alimentaire (PNAA), a indiqué Matignon à l'issue d'une réunion de ministres. Cette augmentation intervient alors que "la hausse du prix des denrées alimentaires menace les capacités d'intervention des associations", relève le communiqué de Matignon.

Le Premier ministre, François Fillon, compte aussi demander à l'Union européenne, dans le cadre de la présidence française commençant le 1er juillet, de "sauvegarder et développer" le Programme européen d'aide alimentaire aux démunis (PEAD). Quelque 3 millions de personnes en France reçoivent une aide alimentaire, provenant du PEAD pour 50,9 millions d'euros et du PNAA pour 10 millions. Quatre associations -la Fédération des banques alimentaires, le Secours populaire, les Restos du Coeur et la Croix-Rouge française- bénéficient de ces programmes, qui représentent près du tiers de l'aide qu'elles distribuent.

Les prix des produits alimentaires augmentent fortement en France ( 5% entre février 2007 et février 2008), en particulier pour les produits laitiers et à base de céréales, selon une étude publiée le 20 mai par l'Insee, l'Institut national de la statistique. (source AFP)

17.06.2008

Pouvoir d’achat : pour une échelle mobile des salaires et des allocations !

par Jérôme Méttelus

L’augmentation du coût de la vie frappe la masse de la population. Les plus pauvres sont aussi les plus durement touchés. Pour tous ceux qui survivent, qui n’ont aucune marge dans leur budget, l’augmentation en flèche des prix du logement, de l’énergie et des produits alimentaires a des conséquences désastreuses. Travailleurs pauvres, chômeurs, retraités, mères célibataires : ils sont toujours plus nombreux à fréquenter les soupes populaires et autres associations caritatives. D’autres – ou les mêmes – arpentent les marchés, en début d’après-midi, à la recherche de quelques fruits ou légumes abandonnés par les commerçants. Les dirigeants des hypermarchés demandent à leurs salariés d’asperger d’eau de javel les produits périmés qu’ils jettent, chaque jour, de façon à dissuader la masse croissante de pauvres qui tentent de les récupérer. Dans sa course aux profits, le capitaliste ne distingue pas l’homme du cafard.

En France, sixième puissance économique mondiale, la grande misère est de moins en moins confinée aux marges de la société : elle la ronge de toute part. Elle cesse d’être une exception. Plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (817 euros par mois). Parmi les travailleurs qui échappent à cet enfer, beaucoup se demandent avec angoisse : « pour combien de temps ? » Selon une enquête du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), un Français sur deux éprouve des difficultés à vivre avec les revenus de son foyer. 15 % d’entre eux ont des problèmes pour rembourser leurs dettes. Les budgets familiaux sont amputés de tout le « superflu », aussi modeste soit-il. Il n’y a que le gouvernement et son armée de « spécialistes » pour nous expliquer que le pouvoir d’achat augmente et que les Français ont tout simplement l’impression d’avoir plus de mal à joindre les deux bouts.

Des chiffres publiés récemment par la CGT [1] donnent un bon aperçu de l’évolution du coût de la vie au cours des dernières années. D’après ces chiffres, le poids des dépenses « pré-engagées » – loyer, crédits, impôts, assurances, etc. – représentait 45 % du budget des ménages en 2006, contre 41% en 2001. Chez les travailleurs les plus modestes, l’évolution est brutale : pour les 20 % des ménages les plus pauvres, ces dépenses incompressibles absorbaient 75% de leur budget en 2006, contre 50% en 2001 ! Pour ces ménages, sur la même période, le logement est passé de 31 à 44% de leur budget, et les assurances de 9 à 15%. Il est clair que, depuis 2006, le phénomène s’est encore aggravé, surtout du fait de l’augmentation rapide des prix de la nourriture. Dans le même temps, les quelques centaines de parasites qui contrôlent l’économie du pays ont vu leurs fortunes colossales franchir de nouveaux pics d’obscénité.

Une crise profonde du système capitaliste

De nombreux facteurs contribuent à l’appauvrissement rapide de la masse de la population : le renchérissement de nombreux biens, la stagnation des salaires (et dans certains cas, leur recul absolu), le développement du travail précaire, le chômage, etc. Les politiciens de droite et leurs économistes s’efforcent d’isoler certains facteurs et de leur trouver une explication conjoncturelle. Il y a, bien sûr, des éléments conjoncturels. Mais ce que les apologues de l’ordre établi refusent d’admettre, c’est que ce phénomène économique, pris dans son ensemble, est l’expression d’une profonde crise du système capitaliste, quelles qu’en soient les variations conjoncturelles. Autrement dit, les travailleurs font face à une tendance de fond qui ne s’inversera pas de sitôt, d’autant que les attaques du gouvernement – contre les retraites, les indemnités chômage, la sécurité sociale, etc. – ne peuvent qu’alourdir le fardeau.

Cette situation place les organisations des travailleurs – à commencer par les syndicats – devant leurs responsabilités. Nous ne devons pas nous bercer d’illusions, espérer que la crise sera « passagère » ou qu’une simple « concertation » avec l’adversaire de classe règlera le problème. Il sera impossible, non seulement d’améliorer, mais même de défendre le porte-monnaie des travailleurs sans un grand mouvement de masse. Nous ne prétendons pas que ce sera facile.

Mais premièrement, la multiplication des grèves sur la question des salaires, y compris dans le secteur privé, montre le potentiel de mobilisation qui existe.

Deuxièmement, il faut rompre au plus vite avec la politique des innombrables « tables rondes » par laquelle Sarkozy cherche – avec succès – à impliquer les directions syndicales dans la mise en œuvre des contre-réformes.

Troisièmement, il faut engager une agitation systématique sur une plate-forme revendicative susceptible de mobiliser de larges couches du salariat.

Parmi les revendications indispensables figure un mot d’ordre traditionnel du mouvement syndical, qui n’aurait jamais dû être abandonné : l’échelle mobile des salaires. L’évolution de tous les salaires et des allocations doit être indexée sur l’évolution du coût de la vie, qui doit être calculé par les organisations syndicales. Dans le même temps, le SMIC doit être porté à 1500 euros net, de façon à rattraper le retard accumulé depuis des années.

Le partage du travail existant

L’autre question centrale est celle du chômage, qui voue des millions de travailleurs aux pires difficultés, tout en exerçant une pression constante sur les salaires de ceux qui ont un travail. Face à ce fléau que la crise économique ne manquera pas d’aggraver, il faut exiger la réduction du temps de travail, sans perte de salaire. Sous prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat, le gouvernement Fillon augmente le temps de travail – au détriment des chômeurs. Dans les entreprises où les patrons veulent licencier, exigeons que le travail disponible soit partagé entre tous, sans perte de salaire. Cette répartition déterminera le temps de travail hebdomadaire.

Le poids écrasant des dépenses liées au logement, à la nourriture et à l’essence exige des mesures décisives : les grandes entreprises de ces secteurs – dont les actionnaires réalisent d’énormes profits – doivent être nationalisées sous le contrôle démocratique des salariés, et les prix soumis à la surveillance des organisations syndicales. Cela suppose également l’expropriation des capitalistes de la grande distribution. Par ailleurs, EDF et GDF, dont la privatisation a ouvert une interminable série d’augmentations tarifaires, doivent être réunifiés et intégralement re-nationalisés, sans indemnités pour les grands actionnaires. Enfin, ce programme de nationalisation – avec gestion démocratique – doit s’étendre à tous les organismes financiers qui vampirisent le budget des travailleurs : banques, assurances privées et entreprises de crédit à la consommation.

En ces temps de décomposition du système capitaliste, ces quelques mesures constituent le minimum nécessaire à la simple défense du niveau de vie des masses. Cependant, elles se heurteront à l’hostilité implacable de la classe dirigeante, qui leur opposera toute sa puissance économique et tout son pouvoir. Pour cette raison, ces revendications partielles ne peuvent avoir qu’un caractère transitoire. La mobilisation des travailleurs sur ces mots d’ordre doit être le prélude à une vaste offensive pour la nationalisation et le contrôle démocratique de tous les grands leviers de l’économie – c’est-à-dire de la lutte pour la transformation socialiste de la société.

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

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16.05.2008

Europe 2020 : Laboratoire européen d'Anticipation Politique

Juin/Juillet 2008 - Nouveau point d’inflexion de la crise systémique globale : Quand le mirage de la crise maîtrisée s’évanouit...
- Communiqué public GEAB N°25

Les apprentis sorciers sont condamnés à répéter les mêmes erreurs. Ainsi, en 2007, la tentative des autorités et des grands établissements financiers de camoufler la crise des subprimes [1] qui avait pourtant commencé à frapper durement les marchés en Février/Mars 2007 a abouti au choc brutal et durable de l’été 2007. Et nous allons vivre dans les prochaines semaines, un «remake» de ce scénario, avec l’aggravation de la crise financière des mois de Janvier-Mars 2008, dès le début de l’été 2008.

Dans ce numéro 25 du Global Europe Anticipation Bulletin, notre équipe a donc choisi d’analyser cinq des sept tendances en cours qui vont générer ce point d’inflexion de la crise systémique globale (les deux dernières tendances – Europe et Asie - seront analysées dans le GEAB N°26) :
Immobilier : Le plancher toujours plus bas
Bulle financière mondiale : Seule l’inflation progresse
Economie US : La récession s’installe
Déficits publics US : Le grand retour
Dollar : Le rebond qui n’existe pas
Europe : Découplage confirmé - Le coeur de l’Euroland résiste / Royaume-Uni en récession
Asie : Le ralentissement brutal en perspective

Par ailleurs, nous formulons également une série complète de recommandations stratégiques et opérationnelles pour se préparer au choc du début de l’été 2008 (sur abonnement).

Dans ce communiqué public, nous souhaitons expliquer comment la nouvelle période actuelle d’« euphorisation » des acteurs contribue à aggraver le choc à venir.
LIRE LA SUITE

02.05.2008

1er mai: les salaires au coeur des défilés dans le monde face à la crise alimentaire

MANILLE (AFP) - Des milliers de manifestants ont défilé jeudi 1er mai dans plusieurs capitales asiatiques pour demander de meilleurs salaires, en pleine crise alimentaire mondiale, alors que des heurts ont éclaté en Turquie.

Le 1er mai s'annonçait tendu à Istanbul où 20.000 policiers ont été mobilisés, après que les autorités ont interdit l'accès à la place Taksim, symbolique pour le mouvement syndical depuis que 34 manifestants y furent tués le 1er mai 1977.

Dès le début de la matinée, la police a dispersé à coups de grenades lacrymogènes et à l'aide de canons à eau des manifestants rassemblés devant le siège de l'un des plus grands syndicats du pays.

Plusieurs manifestants ont été blessés et "un nombre indéterminé arrêtés", selon le syndicat DISK.

A Jakarta, Manille, Séoul ou Tokyo, les travailleurs sont descendus dans la rue pour exiger des augmentations de salaires, afin de contrebalancer la montée des prix, notamment alimentaires.

Dans la capitale philippine, des rassemblements devaient converger, en fin de journée, non loin du palais de la présidente Gloria Arroyo, sous la surveillance de 3.000 policiers.

Le May One Movement a réclamé la démission de Mme Arroyo, l'accusant de ne pas avoir pris de mesures contre la hausse du prix du riz.

"Les travailleurs ont faim (et) réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes", a lancé Elmer Labor, le président de ce mouvement.

Des commandos d'élite de la police, armés de fusils d'assaut, avaient été déployés le long des grands axes menant à Manille.

A Jakarta, des milliers d'Indonésiens ont défilé dans les rues avec des banderoles proclamant "Baissez les prix alimentaires maintenant" ou "De meilleurs salaires pour les ouvriers et les paysans".

Nombre d'entre eux faisaient aussi part de leur inquiétude face à l'augmentation des prix de l'essence.

La poussée des prix des produits alimentaires a fait grimper l'inflation à plus de 8% en Indonésie.

La police avait déployé 10.000 hommes pour surveiller les défilés.

L'Indonésie compte environ 40 millions de pauvres sur 234 millions d'habitants. Près de la moitié de la population dispose de moins de deux dollars par jour, selon la Banque mondiale.

A Tokyo, où 12,000 personnes se sont rassemblées dans un parc, comme à Séoul, où des milliers de salariés se pressaient à un meeting, les syndicats ont exigé la sécurité du travail et de meilleurs salaires pour les millions de travailleurs précaires et employés à temps partiel.

En Thaïlande, 2.000 ouvriers ont manifesté à Bangkok près du siège du gouvernement, accusé de s'intéresser davantage aux questions constitutionnelles qu'au bien-être des travailleurs.

Et à Singapour, l'opposant Chee Soon Juan a organisé un rassemblement pour dénoncer l'augmentation du coût de la vie dans la ville-Etat.

En Chine, l'un des rares pays d'Asie où le 1er mai est chômé, aucun défilé n'était prévu, les Chinois profitant de la journée pour se promener en famille.

La Confédération syndicale internationale (CSI), plus grand syndicat mondial qui revendique l'affiliation de 168 millions de travailleurs de 155 pays, a dénoncé "les carences des +solutions du marché+ prônées par la gouvernance mondiale", soulignant que "100 millions de personnes de plus que l'an dernier n'ont pas assez à manger".

Dans un communiqué, elle a réclamé "que le travail soit au coeur d'une nouvelle mondialisation et que les institutions internationales répondent aux besoins réels des populations".

29.04.2008

Livret A : les mensonges du gouvernement et le silence assourdissant du Parti socialiste ...

Ci-dessous : la propagande gouvernementale (site du Premier ministre) selon laquelle (défense de rire ...) :

Préparé en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés et avec les parlementaires, le projet de loi "s'attaque à des verrous et à des blocages qui ne sont plus supportables dans notre société", a expliqué la ministre au Parisien du 25 avril.

Plus bas la conférence de presse hebdomadaire du PS (pas un mot sur le Livret A, le financement du logement social, l'accessibilité bancaire, les menaces sur la CDC et les réseaux des Caisses d'épargne et de la Poste). Espérons que les parlementaires PS seront plus diserts ...

Le projet de loi de modernisation de l'économie au service de la croissance et de l'emploi
Le projet de loi de modernisation de l'économie présenté au Conseil des ministres du 28 avril devrait rapporter à terme 0,3 % point de croissance supplémentaire. Pour enclencher une baisse des prix dans la grande distribution, ce texte renforce la concurrence entre les enseignes. Le développement des PME est facilité par un ensemble de mesures très fortes, de la réduction des délais de paiement à la suppression des effets de seuil.

Préparé en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés et avec les parlementaires, le projet de loi "s'attaque à des verrous et à des blocages qui ne sont plus supportables dans notre société", a expliqué la ministre au Parisien du 25 avril. L'ensemble des mesures du texte, qu'elles concernent la grande distribution ou l'entreprenariat individuel, devrait permettre la création de 50000 emplois par an pendant les cinq premières années.

La loi sur la modernisation de l'économie doit aussi bénéficier à tous les acteurs de l'économie, a expliqué Christine Lagarde lors de sa conférence de presse du 26 mars :
- aux entrepreneurs ;
- aux consommateurs, qui devraient voir les prix baisser sous l'action de la concurrence ;
- aux épargnants, qui pourront trouver leur livret A dans toutes les banques ;
- aux investisseurs étrangers, qui bénéficieront de conditions attractives pour venir en France.

Plus de concurrence dans la grande distribution
La loi de modernisation de l'économie vise à introduire plus de concurrence entre les acteurs, à faciliter l'entrée de nouveaux acteurs dans la grande distribution tout en renforçant les mécanismes de sanctions et de contrôle contre les abus.

- Les fournisseurs et les distributeurs pourront désormais négocier librement les conditions générales de ventes. "Grâce à cette libre négociation, les prix seront plus bas qu'avec le système actuel occulte de marges arrière, d'accords de prestations de services ou autres accords de coopération commerciale", explique la ministre.
- Les mécanismes d'autorisation pour l'implantation de nouvelles grandes surfaces sont supprimés jusqu'à une surface de 1000 m2 -contre 300 m2 auparavant-, ce qui va faciliter l'ouverture de magasins. "Les consommateurs pourront choisir, explique Christine Lagarde [...]. Plus il y a de joueurs, plus ils font jouer entre eux la concurrence, ça fait baisser les prix et c'est bon pour le pouvoir d'achat."
- Le fonds de soutien au petit commerce et à l'artisanat (FISAC) verra son champ d'intervention élargi et recentré sur les commerçants et artisans des centres-bourg et des centre-villes.
- Les commerçants pourront pratiquer deux semaines de soldes "libres" - les périodes nationales ne sont pas remises en cause.

Une autorité de la concurrence aux pouvoirs renforcés
Une autorité unique recherchera et sanctionnera les pratiques anticoncurrentielles. La DGCCRF intensifiera ses contrôles, et les abus dans les relations commerciales seront plus facilement appréhendés. Les niveaux des sanctions prévues seront beaucoup plus dissuasifs.

L'opération coup de poing sur les prix de l'alimentaire lancée par le Premier ministre en janvier avait déjà permis de mettre à jour des abus, et d'observer, dans certains cas, des répercussions excessives des coûts de matières premières par les industriels. Un observatoire des marges et des prix a également été créé en 2008. Il croise toutes les données disponibles afin d'analyser les variations des prix des produits alimentaires.

Développement des entreprises
Plus largement, la loi facilitera le développement des entreprises :
- les délais de paiement sont réduits à 60 jours (ou 45 jours fin de mois) et les indemnités de retard doublées ;
- les effets de seuil (liés à l'embauche d'un dixième ou d'un vingtième salarié) sont gommés par le maintien des exonérations pendant deux ans ;
- les instruments de capital-risque sont modernisés ;
- le fonctionnement des SARL est simplifié.

Premier pas vers un "small business act" à la française, le projet de loi permet aussi - à titre expérimental et pour une période de cinq ans - aux acheteurs publics :
- de réserver aux PME innovantes une part de leurs marchés publics dans la limite de 15 % de leurs montants annuels,
- ou de traiter ces PME innovantes de façon préférentielle (en cas d'écart faible entre plusieurs offres).

Entreprise individuelle
Ce projet de loi doit aussi permettre à chacun de se mettre à son compte en réduisant à son minimum la charge administrative et la fiscalité. Il crée un statut simplifié de l'entrepreneur individuel pour ceux qui lancent leur propre affaire ou veulent développer une activité indépendante sans pour autant créer leur société. Tout chômeur qui souhaite avoir une activité parallèle pourra déclarer son entreprise très simplement sur internet.

Forfait social et fiscal pour les entrepreneurs individuels
Surtout, le projet crée un forfait fiscal et social pour l'entrepreneur individuel. Celui-ci ne sera imposé qu'"à partir du jour où il rentre du chiffre d'affaires". Lorsqu'il arrête son activité, il arrête de payer des charges. Ce prélèvement forfaitaire sera optionnel et, au choix de l'entrepreneur, mensuel ou trimestriel. Le système est prévu pour être plafonné à 76 300 euros de chiffre d'affaires pour les activités d'achat-revente, et à 27 000 euros de chiffre d'affaires pour les activités de services.

Par ailleurs, le patrimoine personnel de l'entrepreneur est protégé, au-delà de sa seule résidence principale. Le projet de loi comprend aussi d'autres mesures pour :
- permettre la réinsertion par la création d'entreprise ;
- développer l'économie solidaire et le microcrédit.

Transmission des entreprises
- Pour favoriser la reprise d'entreprises, les salariés qui reprennent l'entreprise se voient exonérer de droits de transmission.
- Ces droits sont aussi abaissés pour les fonds de commerce.
- La déductibilité des intérêts d'emprunts pour les repreneurs voit ses conditions simplifiées et élargies.

Attractivité et accueil des talents étrangers
- L'accès au très haut débit (fibre optique) sera développé, afin qu'au moins 4 millions de ménages y soient abonnés d'ici à 2012.
- Le régime des "impatriés" est élargi. Limité jusqu'ici aux personnes déjà employées dans la même entreprise avant leur arrivée en France, il s'appliquera désormais aussi aux salariés recrutés directement à l'étranger.
- Les préfets pourront conférer sur une base individuelle à des dirigeants ou des entrepreneurs talentueux un titre de résident leur permettant de séjourner sur le territoire pendant dix ans.
- Il deviendra beaucoup plus simple de déposer, défendre et gérer son brevet, sa marque ou son dépôt de dessins et modèles.

Améliorer le financement de l'économie
- La généralisation de la distribution du livret A à toutes les banques, qui facilitera la vie quotidienne des Français, bénéficiera aussi à la construction de logements sociaux.
- La modernisation de la place de Paris permettra de mobiliser le secteur financier.

Un projet de loi qui préserve l'équilibre des finances publiques
Malgré l'ambition économique du projet de loi, il est "compatible avec les engagements de maîtrise des finances publiques", a insisté la ministre : son coût est estimé à 300 millions d'euros.

Le dossier des retraites, la consultation du gouvernement
Dans l'état actuel, il est hors de question d'accepter l'allongement à 41 ans des cotisations sociales, tant que des questions essentielles ne sont ni résolues, ni débattues.Depuis 2002, il y a une faible croissance et une faible création d'emplois avec beaucoup d'exonérations fiscales sur les retraites qui ne font qu'aggraver la capacité de financement du système de Sécurité sociale. S'y ajoutent les exonérations sur les heures supplémentaires qui ne fourniront aucune cotisation supplémentaire.

Tant que des négociations et des résultats ne sont pas obtenus sur le travail des seniors et sur leur taux d'activité, un des plus bas d'Europe, tant que la question de la pénibilité ne sera pas envisagée, alors que le différentiel de l'espérance vie s'accroît selon les catégories sociales à presque 10 ans, nous ne pouvons pas accepter l'augmentation de cotisation.

A partir de ce constat, nos propositions sont claires :
 Pour le travail des seniors, il est nécessaire que se mette en place tout de suite des pénalités contre les entreprises qui ne jouent pas le jeu, pénalités qui pourraient abonder le fonds national des retraites.

 Quant aux dividendes et aux bénéfices supplémentaires des entreprises publiques aujourd'hui, cela peut être un élément majeur de financement du régime de répartition.

 Il faut enfin une réelle discussion sur les nouvelles sources de financement de ce système par répartition. Il y a en particulier les stock-options et les parachutes dorés, les cotisations sur la participation et l'intéressement.

La loi de modernisation de l'Économie
Là encore, il y a une sorte d'inflation législative sans qu'il y ait aucune mesure concrète prise par le gouvernement pour le pouvoir d'achat des Français. Il y a 6 mois, rappelons –nous, nous avons eu le même débat avec la loi Chatel qui permettait d'ajuster les marges arrières sur la baisse des prix dans la grande distribution. Quel est le résultat de cette négociation ? Avant de parler de nouvelles mesures, où en sommes-nous de cette nouvelle loi, votée il y a à peine 6 mois ?
Nous sommes favorables à une plus grande transparence dans les négociations entre fournisseurs et grands distributeurs, et nous demandons au gouvernement de nous fournir un point sur le niveau des prix dans les grandes zones de distribution en France, puisqu'il diffère. Cela est complètement inacceptable car totalement injustifié. Nous demandons un point précis que cette question avant d'aller discuter la mise en place d'une nouvelle concurrence, ou de nouvelles implantations de centres de grande distribution.

On amuse les Français en leur faisant croire qu'une nouvelle loi sur la concurrence permettrait de faire baisser les prix à la consommation.
Au regard de la relance de l'inflation, on s'aperçoit que la précédente loi n'a eu aucun impact.
Nous réitérons donc notre demande de baisser la TVA sur les produits de première nécessité de 5,5 à 5, en négociant avec la grande distribution. Cette question qui est au cœur de l'augmentation des prix, doit faire l'objet d'une négociation entre l'État, la grande distribution et les fournisseurs. Cela fera baisser de façon mécanique les prix.
Car il faut savoir que grâce à l'inflation, l'État augmente ses recettes par le biais de la TVA. Il est temps que le gouvernement soit conscient de la situation et prenne des décisions efficaces pour faire baisser les prix.

Le RSA, les allocations et le pouvoir d'achat
On a l'impression d'un grand bricolage et d'un flou complet depuis les déclarations de Nicolas Sarkozy. Entre les positions de Martin Hirsch, celles de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, on est dans la cacophonie la plus complète.
Nous dénonçons de la façon la plus ferme qui soit le recours au redéploiement de la PPE pour assurer le financement du RSA. Ce sont finalement des smicards qui vont payer le RSA pour les Rmistes, ce qui est inacceptable et révélateur aussi de la méthode du gouvernement. Pour reprendre le sigle employé, c'est vraiment une politique pour « Rompre la Solidarité Active ». On fait payer les smicards pour financer les mesures en faveur des plus pauvres.
Pendant ce temps-là, le gouvernement a accordé, contrairement à ce que dit Me Lagarde, 14 milliards d'euros dans le paquet fiscal par exemple pour les plus grosses successions. On rompt ainsi l'équilibre d'une solidarité active qui vise ceux qui en ont le plus à permettre à ceux qui en ont le moins de pouvoir trouver un emploi et de supporter la crise que nous traversons.
Nous retrouvons la même politique avec les allocations familiales alors que l'on accorde plus qu'un seul versement à 14 ans plutôt que deux revalorisations à 11 et à 16 ans, ce qui permet à l'État d'économiser 2 à 300 millions d'euros . Mais c'est aussi un manque à gagner de 600 euros/an pour les plus modestes. C'est là encore il s'agit d'une politique qui vise à favoriser ceux qui en ont le plus au détriment de ceux qui en ont le moins.

Nous demandons par ailleurs un gel des prix du gaz. Les hausses successives pèsent lourd sur les budgets des plus modestes et nous ne pouvons accepter que cela continue.

International
- Réunion de l'Internationale socialiste
Nous nous sommes étonnés de ce qui est arrivé ce week-end à notre représentant à la réunion de l'Internationale socialiste, Karim Pakzad, kidnappé momentanément par le Hezbollah. Nous condamnons ces méthodes et apportons la solidarité à notre camarade, libéré depuis.

- Le voyage de Nicolas Sarkozy en Tunisie
Nous sommes favorables au dialogue et aux échanges, mais cela doit se faire par un rappel très clair aux valeurs et aux principes qui sont ceux de la France ; respect des droits de l'Homme, des libertés individuelles et en particulier celui de la liberté d'expression.

23.04.2008

NORD La crise, dans la région, on la vit au jour le jour

À Crespin, chez Guy et Marie-Christine Pichon, éplucher les factures est devenu une nécessité.

Dans une économie mondialisée, la surchauffe des marchés au niveau global se fait sentir jusqu'à l'échelon local. Dans les familles, chez les entrepreneurs, la tempête économique souffle dans la région.

C'est une famille comme il en existe probablement des milliers dans la région. Petits propriétaires ni riches à millions, ni dans le besoin. Mais le genre de famille qui a gardé l'habitude de tout compter, parce que tout compte. En francs plutôt qu'en euros. Et pas seulement pour les grosses sommes. Les Pichon, la petite cinquantaine, quatre enfants, vivent loin, très loin des salles de marchés où se fixe le prix de leur quotidien. Ils habitent et travaillent à Crespin, près de Valenciennes, à l'ombre de l'usine Bombardier. Cela dit, la marche de l'économie, ils connaissent et ont appris à vivre avec. « Une partie des activités de l'usine a été délocalisée en Tchéquie, ca leur coûte moins cher, raconte Guy, le père, 34 ans de boîte comme ouvrier qualifié et dont le salaire plafonne à 1 500 E par mois. Avant, on fabriquait le train de A à Z. Maintenant, on ne fait plus que l'assembler ».
Depuis quelques mois, les conséquences d'une économie mondiale un peu folle se font un peu plus sentir. Au purgatoire des classes moyennes, les Pichon tirent la langue et le diable par la queue. « Ca devient dément, s'emporte Marie-Christine, qui tient les cordons de la bourse familiale.

Le plaisir de Guy, c'est sa boîte de Vache qui rit®. Elle est à près de 3 E quand on la payait 6 francs avant ».
Et tout est à l'avenant. Le pain, la salade, la viande et les pommes de terre... « Heureusement que pour le gasoil, il y a la Belgique à côté. Mais même là-bas, ça augmente, et vu comme le prix du baril monte, ça va pas aller en s'améliorant »

« Un euro par-ci, un euro par-là »
À la bourse, la cotation des matières premières grimpe en flèche. Dans le chariot, c'est pareil. « Avant, avec cent francs, on faisait des courses et on avait de quoi vivre. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait avec 20 E ? », s'interroge le couple.
Résultat, on épluche les prospectus en famille pour débusquer les promotions, on se reporte sur le hard-discount du coin. Les temps changent, les comportements suivent. La ceinture se serre chaque jour un peu plus. « C'est l'accumulation qui est difficile à vivre, explique Guy.

Un euro par-ci, un euro par-là. Au final, le budget se réduit. Mon salaire lui, n'a augmenté que de 18 E en deux ans ».
Factures à l'appui, Marie-Christine met un peu de concret sur le mot inflation : « pour une consommation de 24 Kw/h de plus, on a pris 10 E d'augmentation en un an. L'abonnement téléphonique est passé de 15 à 16 E par mois l'an dernier ». L'échéancier de Gaz de France, lui, ne reflète pas encore la hausse de 10 % depuis le début de l'année. « Mais quand on va avoir le rattrapage en novembre sur notre consommation réelle, ça va faire mal », prédit le couple. Du coup, Guy songe à investir dans une cheminée à bois. Il n'y a pas de petites économies. La rigueur, ici, ne cache pas son nom.

Ressentiment
Du coup, le ressentiment guette. « Chaque jour on nous pond quelque chose. Au début de l'année, c'était la franchise médicale. Il y a quinze jours, c'était le billet famille nombreuse, la semaine dernière, les allocs et le chômage. On se demande ce qui va encore nous tomber dessus la semaine prochaine ». Travailler plus pour gagner plus alors ? « Vous plaisantez !, s'empourpre Guy. J'ai 34 ans de métier. Dont 26 posté. C'est pas 34 ans derrière un bureau. Les douleurs, on les sent ». « Quand vous prenez les nécrologies ici, tous les jours on en a qui partent à 55, 60 ans. Et on vient nous parler de reculer l'âge de la retraite », renchérit Marie-Christine.
Il y a quelques semaines, Guy est allé au cinéma. C'était pour aller voir les « Ch'tis ». Il a payé sa place, 8 E. Ça faisait des années qu'il ne s'était pas autorisé ce luxe. Alors la projection privée du film à l'Élysée, forcément, lui a un peu ôté l'envie de rire.
« Nous, ce qu'on aimerait, c'est juste un peu plus de justice sociale », lâche Guy, dans un demi-sourire. Un sourire, crispé, qui dissimule mal la colère. Cette colère de plus en plus caractéristique de ces classes moyennes que le manque de moyens déclasse.  •

03.03.2008

Fabius affirme que Paris s'est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales


PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s'est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d'impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c'est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l'Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu'on cache aux Français", a ajouté l'ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d'équilibrer ses comptes publics d'ici à 2010. La France doit "faire en sorte d'atteindre l'objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

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07.02.2008

Finance. Craignant le retour de l’inflation, la BCE maintient ses taux inchangés.

LIBERATION De notre correspondant à Bruxelles (UE)JEAN QUATREMER

La Banque centrale européenne reste inflexible malgré la tempête

La Banque centrale européenne (BCE), qui se réunit aujourd’hui à Francfort, devrait maintenir, sauf surprise, selon la plupart des économistes, son principal taux d’intérêt, le Refi, à 4 %, son niveau depuis juin 2007. Elle refuse donc de suivre la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a ramené son taux directeur de 4,25 % à 3,50 % le 22 janvier, puis à 3 % le 30 janvier pour relancer l’économie menacée par la crise des subprimes.

Pourquoi la BCE refuse-t-elle de baisser ses taux ?
La BCE est particulièrement préoccupée par le retour de l’inflation qui a atteint son plus haut niveau depuis 2002, à 3,2 % en janvier dans la zone euro. On est très au-dessus de l’objectif de 2 % que la BCE a défini, en 1998, comme étant la «stabilité des prix», son principal objectif selon les traités européens. Lors de la dernière réunion de la BCE, le 10 janvier, Jean-Claude Trichet, son président, a d’ailleurs brandi la menace d’une… hausse des taux : «nous sommes dans une position d’alerte». Le 22 janvier, il expliquait : «en toutes circonstances, […] la responsabilité de la Banque centrale est d’ancrer solidement les anticipations d’inflation afin d’éviter davantage de volatilité des marchés». Pourquoi une telle obsession ? Afin de maintenir les taux d’intérêt à long terme (qui sont librement fixés par les marchés) le plus bas possible : si vous craigniez que l’inflation s’emballe, vous prêtez votre argent à long terme à un taux plus élevé pour compenser ce risque Or, les taux à long terme sont les plus importants pour le financement des entreprises. En outre, la BCE n’a pas l’intention de baisser sa garde au moment où l’opinion est de plus en plus préoccupée par son pouvoir d’achat.

La BCE privilégie-t-elle la stabilité des prix sur la croissance ?
C’est une accusation très courante en France. Or, en pratique, la BCE a plutôt fait montre de pragmatisme. Dès le début de la crise des subprimes, elle a stoppé son cycle de hausse des taux entamé en décembre 2005 lorsque le Refi était à 2 %. Aujourd’hui, encore, sa politique n’est guère restrictive, le taux d’intérêt réel (c’est-à-dire en défalquant l’inflation) étant de 0,8 %. Surtout, la politique monétaire ne peut pas tout. En dépit de taux d’intérêt faibles, le potentiel de croissance de la France n’a, par exemple, pas augmenté, comme le montre son déficit commercial croissant vis-à-vis des autres pays de la zone euro. La BCE assure que si elle baisse ses taux alors que la productivité stagne, elle prend le risque d’alimenter l’inflation et d’entamer le pouvoir d’achat au pire moment. Pour Francfort, c’est donc plutôt aux gouvernements d’agir pour relancer la croissance.

La BCE a-t-elle pris la mesure de la gravité de la crise outre-Atlantique ?
Beaucoup (y compris parmi ses traditionnels opposants) reconnaissent à Jean-Claude Trichet sa bonne gestion de la crise des subprimes. Pour éviter une pénurie de crédit ( credit crunch) qui aurait asphyxié l’économie, il a en effet alimenté massivement les établissements financiers par des prêts à très court terme. En revanche, on peut s’interroger sur l’action de la Fed : car baisser massivement ses taux, c’est réamorcer la pompe à liquidités tout en augmentant l’inflation et donc encourager la création de nouvelles bulles. Le Prix Nobel d’économie 2006, l’Américain Edmund Phelps, critique d’ailleurs vertement la Fed.

Une baisse des taux en Europe est-elle à exclure ?
Sans doute pas, surtout si la croissance s’essouffle plus que prévu. Mais la BCE, si soucieuse de son indépendance face aux gouvernements, ne va pas laisser passer l’occasion de montrer qu’elle n’est pas à la traîne d’une grande sœur qu’elle accuse en privé d’avoir aidé à la création d’une bulle immobilière dévastatrice.

06:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, France, Inflation, Croissance, BCE | | |  Facebook

18.01.2008

EUROPE : LOGEMENT, POUVOIR D'ACHAT... L'INÉGALITÉ GRANDIT

Petite question : combien de temps la BCE va-t-elle pouvoir tenir le coup avec l'Espagne qui va plonger dans le rouge facon subprime (toute la cote et l'Andalousie sont pleines de prêts à taux variables comme en Californie début 2007) et qui va taper sur les casseroles pour se faire entendre ? Et la Grèce, et l'Irlande, et l'Italie, et la France ?
Dans les villes en Italie du sud, on trouve normal d'avoir du €3000/m2 alors que le salaire moyen est à €700/mois ... Et la France qui monte, qui monte...
On nous a menti : la crise du subprime arrive, elle est aussi pour nous. Ce n'est donc jamais assez pire ?

09:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, subprime, pouvoir d'achat, europe, strasbourg | | |  Facebook

Logement : l'Espagne confirme un coup de frein de la hausse des prix en 2007

La hausse des prix du logement a connu un net coup de frein en Espagne en 2007, pour se situer "sous les 5%", soit proche du taux de l'inflation, contre une progression de 9,1% en 2006, a annoncé jeudi la ministre du Logement, Carme Chacon.
La hausse des prix du logement se situe "environ au niveau de l'inflation", a déclaré Mme Chacon à l'issue d'un acte officiel à Madrid.
L'inflation espagnole a atteint 4,3% sur un an fin décembre en données harmonisées avec les statistiques européennes.

Plus d'informations sur le BTP en Europe avec Le Bulletin européen du Moniteur

09:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : INFLATION, PRIX DU LOGEMENT | | |  Facebook

 
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