11.01.2009
11% des enfants vivent dans un logement surpeuplé, soit un enfant sur dix
57 % des enfants vivent dans un logement dont le ménage est propriétaire. Cette proportion augmente avec l’âge des enfants, leurs parents accédant progressivement à la propriété au cours de leur vie. À la naissance, 45 % des enfants résident dans un foyer propriétaire ; ils sont 63 % à 17 ans.
Le surpeuplement du logement est plus fréquent en location : il concerne 17 % des enfants, contre 5 % quand le ménage est propriétaire. Dans les familles monoparentales, un enfant sur cinq habite un logement où il manque au moins une pièce, selon l’indicateur usuel de peuplement, contre un sur dix pour les enfants vivant avec un couple. Pour 3 % des enfants, ce sont deux pièces qui manquent.
La proportion d’enfants demeurant dans un logement surpeuplé est la plus forte dans les espaces les plus urbanisés, en particulier à Paris et dans la petite couronne, dans l’agglomération lyonnaise et sur le littoral méditerranéen ( carte ). 25 % des enfants vivent dans un logement surpeuplé en Île-de-France. Viennent ensuite Provence - Alpes - Côte d’Azur (19 %), Corse (17 %) et Languedoc - Roussillon (12 %). C’est en Bretagne et dans les Pays de la Loire que les enfants habitent le moins souvent en logement surpeuplé (avec moins de 5 % des enfants concernés).
• l'enquête est à lire et télécharger sur le site de L'Insee
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06.10.2008
INSEE : la conjonture
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19.07.2008
À TÉLÉCHARGER indice des loyers,indice du niveau de vie
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11.06.2008
Le collectif "Les autres chiffres du chômage" dénonce les méthodes de l'Insee
Depuis sa création en décembre 2006, ce collectif d'associations remet en cause la définition du taux de chômage selon l'ANPE, qui ne prend en compte que la catégorie 1 des demandeurs d'emplois inscrits à l'ANPE, soit "moins de la moitié des demandeurs d'emplois", selon Thomas Coutrot, membre d'ACDC.
En septembre 2007, l'Etat a décidé que les statistiques officielles du chômage seraient celles de l'Insee.
L'Institut national de la statistique a arrêté de publier les chiffres mensuels du chômage selon la définition du Bureau international du travail, pour ne publier que des statistiques trimestrielles, tirées de son enquête sur l'emploi.
Seul défaut de cette nouvelle méthodologie, selon ACDC : l'Insee ne considère pas comme chômeurs les personnes qui maintiennent leur inscription à l'ANPE mais ne signalent pas d'autres démarches actives de recherche d'emplois. "Exclure ces personnes a permis à l'Insee de faire baisser d'un point le taux de chômage", souligne Thomas Coutrot.
Le problème, selon le collectif, est désormais la mesure de la précarité de l'emploi, davantage que celle du taux de chômage. "Le 5 juin, l'Insee a modifié le mode de calcul du taux de sous-emploi" qui indique la proportion de personnes à temps partiel voulant travailler davantage. Ce taux, qui augmentait régulièrement depuis 2003, est brutalement passé de 5,6 % au dernier trimestre 2007 à 4,4 % au premier trimestre 2008. ACDC soupçonne un simple changement de formulation dans le questionnaire de l'Insee d'être à l'origine de cette baisse.
En prenant part au groupe de travail du CNIS sur les statistiques sociales, ACDC a avancé quelques propositions pour affiner la mesure de la précarité en France.
ACDC a également proposé de publier des données régulières sur les salariés travaillant dans des conditions néfastes pour la santé. Mais cette suggestion n'a été que partiellement approuvée par le CNIS, qui l'a restreinte à la publication de statistiques sur les salariés travaillant la nuit, le week-end ou plus de 45 heures par semaine.
"Les autres chiffres du chômage" est donc "doublement déçu" de sa participation au groupe de travail du CNIS : "d'une part, parce que nos propositions sur les bas salaires et sur l'emploi inadéquat n'ont pas été retenues, et d'autre part, parce que l'Insee ne tient aucun compte des travaux du CNIS et procède à des changements de méthodologie, sans prévenir ceux qui doivent remettre des recommandations sur ces sujets". C'est en lisant la presse que les membres du groupe de travail ont ainsi appris, la semaine dernière, que l'Insee avait modifié sa méthode de calcul du taux de sous-emploi. "On se demande bien à quoi sert le CNIS quand l'Insee procède de cette façon, sans consulter personne".
De la présentation, mercredi, du rapport du groupe de travail sur les statistiques sociales, Thomas Coutrot attend que le CNIS réponde à l'attitude "désinvolte" de l'Insee et ouvre le débat sur la précision des données sur le chômage et la précarité de l'emploi.
Mathilde Gérard LE MONDE
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| Tags : chÔmage, acdc, cnis, insee, france, sous-emploi, emploi |
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