08.01.2011
Jeudi Noir à Matignon / victoire mais la préfecture assiège illégalement le bâtiment
Rassemblement de soutien et de ravitaillement, samedi 8 janvier à partir de 15h, 22 avenue Matignon.
Bonsoir,
ce mail pour vous tenir informés de la situation dans le bâtiment avenue Matignon réquisitionné par Jeudi-Noir depuis fin décembre 2010 et de l'illégalité de l'attitude de la préfecture de police à l'égard des habitants (voir caméra cachée "home made" http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...)
La journée du 7 a été décisive pour l'occupation. Après moult rebondissements, Jeudi-Noir obtient sur le fil une énorme et inespérée victoire avec le démarrage d'une procédure au civil. Les habitants sont soulagés, le Matignon des mal-logés tiendra au moins 15 jours jusqu'à la décision de justice, voire plus si AXA le propriétaire, continue dans la voie constructive de la recherche d'une solution par le haut via une convention de bail précaire... De quoi réconcilier droit au logement et droit de propriété...
Mais depuis vendredi 7 janvier à 10h la préfecture organise - littéralement - le siège du bâtiment : les forces de l'ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. La préfecture essaie d'avoir "à l'usure" ce qu'elle ne peut obtenir légalement . Cela reste illégal. La demi-douzaine de policiers empêchent même tout ravitaillement : pas de nourriture, pas de produits de première nécessité.
Ainsi, les 30 militants-habitants de Jeudi-Noir qui occupent le Matignon des mal-logés sont assiégés illégalement.
Pourtant, cette occupation est légitime. Deux constats d'huissier (celui des habitants en date du 3 janvier et celui établi par Axa le propriétaire) attestent de notre présence et font de ce bâtiment de standing le domicile des 30 mal-logés militants.
Pendant ce temps, les loyers continuent d’augmenter, les prix à l’achat ont plus que doublé en 12 ans mais le gouvernement s’embourbe dans sa politique idéologique de soutien à l’accession et de mépris pour les locataires. Dernier exemple de la contre-politique du logement : en supprimant la rétroactivité des Aides personnalisées au logement (APL), il économise 240 millions d’euros en 2011 sur le dos des plus mal-logés.
Jeudi-Noir comprend que la préfecture et le gouvernement se sentent gênés aux entournures que des citoyens puissent pointer du doigt l'inaction des pouvoirs publics en réquisitionnant un bâtiment abandonné depuis 2006, avenue Matignon, à cinquante mètres de la place Beauvau et de l’hôtel Bristol, avec vue sur le palais de l’Elysée, et mettent ainsi le gouvernement sous surveillance... (voir communiqué "Jeudi-Noir s’installe à Matignon, avec vue sur l’Elysée" http://www.jeudi-noir.org/?p=1291)
En bloquant le ravitaillement en nourriture (Vidéo caméra cachée à l'appui... http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...), en empêchant les habitants d'acheter à manger, de circuler librement, d'accueillir leurs nombreux soutiens, et de se procurer des produits de première nécessite, la préfecture joue mesquin. "C'est illégal... et petit" ironise Maxim.
Jeudi-Noir appelle à un rassemblement de soutien et de ravitaillement (riz, pates, conserves, pain, esquimaux, chocolats, kinder délice, pq, mousseux, confettis..) , samedi 8 janvier à partir de 15h.
merci de faire tourner !
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24.03.2009
Un pied de biche pour Christine Boutin
69 rue de Sèvres : c'est l'adresse d'un bâtiment vide depuis dix ans.
Sa propriétaire le laisse vide, parce que millionnaire, vivant en Belgique et «travaillant» au Luxembourg –elle y possède une SCI-, vide ça lui plait bien. Rien de plus. Occupé depuis un an par une dangereuse bande d'étudiants et de jeunes actifs, le bâtiment a été retapé, remis à neuf : et maintenant ils y habitent. Mais la propriétaire le veut vide et attaque les occupants en justice. Elle a obtenu que ces habitants soient condamnés à 53 000 euros d'amende…
Elle a déjà réussi à faire saisir leurs comptes. Mais finalement, un bâtiment vide depuis dix ans en plein Paris, ça fait réagir, surtout quand la propriétaire s'acharne sur ses habitants. La mairie de Paris a demandé à la préfecture, parce que c'est la seule habilitée à le faire, de réquisitionner l'immeuble.
C'est-à-dire obliger la propriétaire à accepter de l'argent pour que son bâtiment serve à faire du logement. Mais la préfecture c'est l'Etat, et la ministre du Logement –vous n'allez pas le croire- est la sulfurante Christine Boutin qui [défraye la chronique-> http://www.liberation.fr/
Bien que parfois on entende de belles phrases comme «[pas d'expulsion sans relogement->http://www.
ou encore «[si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions->http://www.
On ne peut pas tout à fait dire à quel moment la situation a nécessité des réquisitions : quand les prix se sont mis à flamber (100% d'augmentation des prix du logement en dix ans à Paris), ou chaque jour quand un SDF meurt dans la rue, ou encore en pleine crise économique et que les Français vont avoir de plus en plus de mal à payer leur loyer… mais il semble que ça soit le moment.
Ecoutant le bon sens de certaines phrases de Christine Boutin, les militants du collectif Jeudi Noir ont alors réquisitionné eux-mêmes certains bâtiments vides, comme le 24 rue de la Harpe vide depuis quatre ans, ou encore signalé [quelques dizaines de bâtiments vides->http://maps.google.fr/
Est venue l'idée que si la ministre du Logement perdait le fil de son travail il fallait le lui rappeler, l'aider à prendre les choses en main. Boutin, telle la Marianne qu'a peinte [Delacroix->http://pagesperso-
Gavroche sur la tête, les militants, n'écoutant que leur courage, ont donné à la République les outils pour régler le problème du logement : après les [propositions politiques->http://tempsreel.
La République a les outils à ses pieds, elle n'a plus qu'à s'en saisir. Il parait que c'est une question de volonté politique, d'envie… vous avez dit envie ?
http://ministeredelacrise.
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30.08.2008
Jeudi Noir chez Christine Boutin: bilan affligé d’une heure de dialogue de sourds
C’est dans la plus républicaine des cordialités que Christine Boutin a reçu mardi après-midi une délégation du collectif Jeudi Noir. Ambiance charmante. Si Mme Boutin était ministre de la Politesse, nous serions comblés. Hélas, il paraît qu’elle est ministre du Logement.
Le collectif des galériens du logement était entré plein de bonnes intentions et de fols espoirs. Nous avions même proposé «10 mesures gratuites pour ministre sans le sou ni imagination»[1]. Mais force est de constater que ce n’est pas l’argent ou l’imagination qui font le plus défaut, mais la volonté politique de s’attaquer vraiment à la crise du logement. Petit bilan affligé d’une heure de dialogue de sourds…
Tout d’abord, le plus choquant : le projet de loi Boutin entend détricoter l’article 55 de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux aux communes, en y incluant l’accession à la propriété. Mme Boutin justifie ainsi cette attaque à la mémoire de l’abbé Pierre, qui avait contré in extremis une tentative semblable en 2006 : «Je n’ai pas envie de mettre les élus en accusation. De toute façon, tous les maires de France veulent loger leurs habitants.» Evidemment, comme la loi SRU était basée sur le constat irréfutable que certains édiles locaux ne voulaient pas loger les pauvres, il est assez logique de détricoter cette loi embarrassante… Et surtout, le but est de parvenir aux sacro-saints 70 % de propriétaires imposés par la promesse électorale de Nicolas Sarkozy. Même si la ministre murmure benoîtement qu’elle est opposée à cet objectif trop élevé : «Je ne veux pas dépasser ces 70 %. Je pense même que c’est un peu trop.» Le portrait de Nicolas Sarkozy a semblé vaciller un instant…
Ensuite, Jeudi Noir pensait organiser une collecte pour le budget de Christine Boutin, qui va diminuer cette année de 7 %. Mais il ne s’agit là que d’une «apparence» nous a rassurés cette dernière, qui nous a murmuré son astuce : «Ce qui me manque sur mon budget, je vais le récupérer sur le 1 % logement» (sic). Il suffisait d’y penser…
En parlant des abus du 1 % logement (frais de fonctionnement considérables, dépenses somptuaires, copinage etc etc.), nous nous demandions pourquoi elle s’est opposée à notre demande de création d’une commission d’enquête parlementaire : «Mais parce que le projet de loi va régler cette question. On a eu un accord avec le 1 %, c’est classé, c’est du passé.» Les patrons de l’UIMM qui gèrent le 1 % peuvent respirer, Christine Boutin veille sur eux. Mais est-ce que quelques parlementaires courageux s’attaqueront à cette forteresse ?
Enfin, Jeudi Noir était venu avec un cadeau pour sa ministre préférée : un bidon d’essence d’une valeur de 15 euros, symbole des coûts cachés de la maison à 15 euros (déplacements pour se rendre à son travail à cause de l’étalement urbain de ces demeures loin des centres-ville et chauffage pour ces maisons trop bon marché pour être bien isolées). Résultat : quatre cars de CRS et un labo anti-terroriste qui ont intercepté le colis piégé à base d’eau du robinet et une réplique mémorable de la ministre, confrontée au constat que de telles maisons sont bien peu écolos : «On n’est pas obligé d’être écologiste !» (re-sic).
En effet, on n’est même pas obligé d’être une ministre compétente. Inutile de dire que les mouvements de mal-logés vont se rencontrer la semaine prochaine pour préparer les mobilisations contre le projet de loi Boutin, et que la ministre de la Politesse aura intérêt à être un peu plus convaincante !
[1] Et en bonus l’abrogation du crédit d’impôt sur les emprunts immobiliers voté dans le paquet fiscal rapporterait même 4 milliards d’euros !
• Manuel Domergue • http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/
La version officielle de CriCri, sur le site du ministère... Il y à même une petite vidéo...
06:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : article 55 loi sru, loi sru, mal-logement, crédits immobilier, christine boutin, jeudi noir |
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02.05.2008
Brève occupation d'un immeuble du centre de Paris par le collectif Jeudi noir
PARIS (AFP) — Quelque 200 militants du collectif Jeudi noir ont brièvement occupé jeudi un immeuble du IXe arrondissement de Paris pour réclamer une régulation des loyers et un meilleur accès des jeunes au logement.
Les militants avaient pris possession en milieu d'après-midi de cet immeuble d'habitation du 16 boulevard Montmartre, qui appartient selon eux à un bailleur privé, Gecina.
Ils ont quitté les lieux dans le calme peu après 20H00 à la demande des policiers, massés en nombre devant l'immeuble et qui avaient reçu une demande du propriétaire pour les expulser. La police n'a procédé à aucune interpellation.
Jeudi noir a choisi d'occuper ce vaste bâtiment de style néo-classique car il était "vide depuis trois ans", a déclaré à l'AFP Julien Bayou, un des animateurs du collectif. "Le bailleur se passe de loyers", a-t-il ironisé.
Dans une ambiance festive, les militants ont déployé plusieurs banderoles sur la façade de l'immeuble rebaptisé "Cité Valérie Pécresse", sur lesquelles on pouvait notamment lire "Boutin barratin" ou "136.000 logements vides à Paris, 50 de moins".
Quelque 40 fourgons de policiers et de gendarmes mobiles étaient présents aux abords de l'immeuble, entraînant la fermeture d'un café adjacent et une courte interruption de la circulation sur le boulevard.
Plusieurs représentants d'organisations étudiantes (Unef, Fage, Fac verte), de partis politiques (MJS, jeunes Verts, JCR) ou encore d'Attac participaient à cette "réquisition", selon Julien Bayou.
"La réquisition n'est pas la panacée mais il faut se bouger, on en appelle à Christine Boutin", la ministre du Logement, a-t-il ajouté, en regrettant le "manque de volonté politique" à enrayer la crise du logement.
Pour les militants, "le gouvernement encourage la spéculation, avantage encore et toujours les propriétaires (4,5 milliards d'euros de baisses d'impôts), alors qu'il vend des HLM et refuse toujours le contrôle des salaires".
"C'est une opération réussie, médiatiquement ça permet de poser le problème", a estimé un des militants présents, après l'évacuation.
"Le recours à la police de la part de l'Etat, c'est la preuve qu'il n'a pas de réponse au problème du logement. C'est un signe d'échec de sa part", a de son côté jugé Jean-Marc, un étudiant en philosophie de 21 ans en haut-de-forme.
Les militants de Jeudi noir réclament la réquisition des logements vides, comme "mesure d'urgence", a-t-il expliqué. "Mais au-delà, ce qu'il faut c'est un véritable encadrement des loyers car la loi du marché ne permet pas de répondre au problème".
Pour Cécile Ganeval, une sexagénaire retraitée de l'action culturelle qui a participé à l'occupation avec son badge Attac sur la poitrine, "les jeunes ont raison de ce se faire entendre, il faut qu'on en parle.
Les militants de Jeudi noir ont reçu le soutien du maire socialiste du IXe arrondissement, Jacques Bravo, qui doit les recevoir en mairie vendredi pour s'entretenir du problème du logement des jeunes et de l'avenir de cet immeuble, selon Julien Bayou.
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18.04.2008
Debout les locataires de la terre…
…Jeudi Noir monte une grande coalition !
Depuis plus d'un an, Jeudi-Noir attire l'attention sur la situation du marché de l'immobilier, braque les projecteurs sur les méandres d'un secteur bien trop rentable pour être honnête, et met les deux pieds dans un plat auquel nous ne risquons pas de goûter avant longtemps...
Mais malgré les apparences, on sait faire autre chose que lancer des confettis ou ouvrir des bâtiments vides (au fait regardez notre dernier exploit).
Il est temps de passer la vitesse supérieure.
Contre la crise du logement, des solutions existent, nous avons des revendications simples que nous exposons régulièrement dans les médias ou dans les cabinets ministériels. Mais allez savoir pourquoi, nous ne sommes pas toujours entendus.
Pour monter un peu le volume, nous avons donc pris notre bâton de pèlerin et avons réussi à nous mettre d'accord sur une plate-forme commune avec toutes les organisations de jeunesse. Un truc de militant old school, quoi. Tenez-vous bien, les frères ennemis du syndicalisme tels que l'Unef, Sud-étudiants, la Fage, Fac Verte ou la Confédération étudiante se sont assis à la même table pour signer la même plate-forme. Encore plus fort, nous avons réuni les orgas de jeunes des partis des JCR à certains jeunes du Modem, en passant par les jeunes socialistes, verts et communistes ! Les jeunes du Nouveau centre (sic, ça existe!) se tâtent encore, ils tiquent un peu sur la réquisition citoyenne. N'oubliez pas que leur boss est quand même ministre de la Défense... Illustrations de l'ampleur de la crise du logement, nous avons été rejoints par des associations aussi différentes que le Mouvement rural des jeunesses chrétiennes ou AC Le Feu.
Et voilà donc Jeudi-Noir au centre de deux coalitions complémentaires : les mal-logés au sein du ministère de la Crise du logement, et les jeunes au sein de notre jolie plate-forme, pour faire entendre nos «dix et une propositions pour sortir les jeunes de la galère du logement», à l'approche d'une «loi Boutin» dans les cartons qui, on l'espère, ne se résumera pas à comment faire des économies sur le budget logement...
Revendication phare : le blocage des loyers. En effet, Sarko avait annoncé que l'augmentation annuelle des loyers serait désormais indexée sur l'indice des prix à la consommation. C'était plutôt une bonne nouvelle, sauf que, vu que l'inflation repart à des niveaux inégalés depuis vingt ans, on est bon pour des hausses de loyer de 3 % par an... Sans compter que les nouveaux baux, eux, ne sont pas encadrés DU TOUT !
Ensuite, des trucs pas chers mais qui peuvent rapporter gros : surtaxer les logements et bureaux vacants, voire les réquisitionner (Boutin l'avait promis pour cet hiver «si nécessaire», il faut croire que personne n'est mort dans la rue cet hiver ? Si elle veut on peut lui filer des conseils).
Et bien sûr une loi SRU à rendre contraignante pour que les maires délinquants fassent moins les malins quand le préfet délivrera les permis de construire à leur place et leur interdira de se représenter en 2014. Sans parler d'une vraie garantie contre les impayés, publique, qui sécurise les bailleurs en échange d'une interdiction des cautions, dépôts de garantie et expulsions locatives.
Pour le reste c'est ici.
Et pour passer à l'action si notre bonne volonté ne suffit pas, rendez-vous le 1er mai à 16 heures à l'église Saint-Eustache, place René-Cassin à Paris, pour une action qui va rester dans les mémoires...
• Manuel Domergue et Jean-Roch Letellier •
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10.04.2008
Logement : Propositions de Jeudi-Noir
Jeudi-Noir lance une pétition réunissant dix propositions « concrètes et décisives » sur la question du mal-logement. Parmi ces mesures, l’application de la loi SRU (obligation de construction de logements sociaux) figure en tête de liste. Viennent ensuite l’inéligibilité pour les maires « qui ne font aucun effort pour respecter la loi », le doublement de la taxe sur les logements vacants, l’application de la loi de réquisition de 1945, la construction massive de cités universitaires, l’éviction du parc social de locataires aux revenus trop élevés, le gel temporaire des loyers, le cautionnement solidaire à ?la place des cautions actuelles, la limitation des pièces justificatives qu’un bailleur peut demander, une taxe d’habitation en fonction des ressources ou encore l’élargissement des critères sociaux donnant accès aux bourses d’études. « Nous voulons juste étudier sans précarité », concluent les membres du collectif. SOURCE POLITIS
Signer la pétition : http://www.jeudi-noir.org
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08.04.2008
Dix et une propositions pour sortir les jeunes de la galère du logement !
Pour faire comme les jeunes de AC le Feu, la Cé, de fac verte, de la France qui se lève tôt, de Génération-Précaire, de Jeudi-Noir, des JCR, des jeunes radicaux de gauche, des jeunes verts, du MJCF, des MJS, de Prado, de RAIDH de RéSo, de Sud-étudiant, de l’Unef, et des militants jeunes des Alternatifs, d’Attac, du Modem, ... ou encore beaucoup d’autres à venir (ils sont encore timides)
Marre d’habiter dans 15m2 pour 700 euros ? Marre de travailler au McDo pour payer tes études et d’investir les trois quarts de tes revenus dans ton loyer ? Marre d’habiter à 2 heures de transport de ta fac ?
06:45 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Une quarantaine de jeunes actifs occupent un immeuble du IIIe arrondissement.
Métro : L’Impasse, 5 000 mètres carrés squattés
Les occupants ont aménagé l’immeuble, vide depuis plus de dix ans.
Niché au fond de l’impasse Saint-Claude, le bâtiment est vide depuis plus de dix ans. Avant, Pierre Cardin et Cacharel y avaient leurs ateliers, et d’autres entreprises occupaient les lieux. Depuis leur départ, les cinq étages ont été occupés par différents squatteurs, rapidement expulsés pour nuisances. Fin janvier, un groupe de trentenaires s’y est installé. Avec un état d’esprit très différent de leurs prédécesseurs, qui avaient pris les murs du site pour des toiles de peinture et qui n’hésitaient pas à improviser des soirées bruyantes.
Etudiants ou jeunes actifs
Depuis deux mois, ils sont une quarantaine à vivre ici. Il y a Julien, économiste, Claire, jeune maman de 23 ans qui termine ses études en littérature, José, développeur Web, Malik, diplômé en communication et en droit, Aurélie, maman d’une petite fille de six ans qui gagne quelque 1 000 euros par mois… Avant, ils vivaient en colocation, en sous-location, en squat ou en appartement excédant rarement les 10 m2 par habitant. “Pour trouver un appartement à Paris, il faut des revenus équivalant à trois salaires, un garant, une caution… Pour des étudiants ou des jeunes actifs, se loger est impossible. Alors quand des immeubles sont laissés vides…”, explique José.
Comme pour la rue de la Banque, les squatteurs veulent faire de l’impasse Saint- Claude une plateforme de revendications. “Nous demandons le blocage des loyers, l’implication de la collectivité dans l’aide au logement, le doublement de la taxe sur les logements vacants et son application sur les bureaux vacants”, indique Manuel.
L’indivision divise
A Paris, où la pénurie de logement est très forte, il est impensable de laisser un immeuble en déshérence”, estime José. Ils se disent prêts à partir, à la condition que l’immeuble soit repris en main. Pour eux, l’idéal serait que des logements sociaux y soient construits. “On ne fera pas d’histoires si on nous demande de partir quand les travaux commenceront. En restant ici pour l’instant, ça nous permet de mettre de l’argent de côté pour un futur logement”, commente Aurélie.
Pierre Aidenbaum, maire (PS) du IIIe, reconnaît n’avoir reçu aucune plainte des voisins concernant ce nouveau squat. “Je suis très vigilant sur la situation de cet immeuble. Comme il est en indivision, l’achat est compliqué. Je vais demander une procédure à la Ville pour abandon manifeste afin de pouvoir le préempter.” Quant aux occupants, le maire affirme qu’il étudiera de près les dossiers des demandeurs de logements sociaux qui y vivent.
Aurélie Sarrot
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02.04.2008
Pétition Jeudi-Noir : Dix et une propositions pour sortir les jeunes de la galère du logement
Jeudi-Noir ne fait pas que des fêtes dans des appartements trop chers, on travaille aussi sur le fond. Nous avons réuni sur des propositions concrètes et décisives la plupart des organisations de jeunesse.
Cet appel est porté par une pétition, et mènera à une grande action de mobilisation début mai.
Faites partie des premiers signataires, rendez-vous sur Jeudi-Noir.org
The Black Thursday team
contact@jeudi-noir.org
06:30 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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31.03.2008
Les Jeudis Noirs exigent le "tout devient possible"
Jeudi Noir, c’est la sortie du PAP, synonyme de la traque aux petites annonces immobilières type 15 m2 à 700 euros par mois. C’est aussi le nom d’un collectif de « galériens du logement » qui s’attaquent de façon festive au mal logement par des pendaisons de crémaillères sauvages, chassés-croisés avec les RG ou autre happening chez C.Boutin. Mais l’engagement et les squats sont sérieux. Ils veulent rompre les mécanismes de la bulle immobilière qui sévit depuis 10 ans et ont l’impression que le gouvernement « se donne du mal pour que les pauvres restent mal-logés ». Ils dénoncent les inégalités face au logement, surtout pour les jeunes locataires. « La précarité généralisée est d’abord expérimentée sur les jeunes, avant qu’elle ne s’étende vraisemblablement à tout le monde ». Voici leur plate-forme de propositions et leur pétition, soutenue par presque toutes les organisations étudiantes (de l’extrême gauche aux centristes), sauf par la droite universitaire…
Voir en ligne : http://www.jeudi-noir.org
Dix et une propositions pour sortir les jeunes de la galère du logement !
Marre d’habiter dans 15m2 pour 700 euros ? Marre de travailler au McDo pour payer tes études et d’investir les trois quarts de tes revenus dans ton loyer ? Marre d’habiter à 2 heures de transport de ta fac ? Nous avons décidé de ne plus nous laisser faire... Aujourd’hui la crise du logement nous empêche d’étudier et de travailler sereinement. Pourtant, 136.000 logements sont inoccupés à Paris, et la France compte 2 000 000 de logements vacants, selon l’Insee. On parle d’autonomie des universités mais il est bien plus urgent de se préoccuper de l’autonomie des jeunes. On nous donne le choix : la « génération Tanguy », obligée de rester chez ses parents pour pouvoir étudier, ou l’enchaînement des emplois sous-payés et abrutissants pour payer des loyers déraisonnables. Il faut mettre fin à la galère du logement des jeunes et forcer les pouvoirs publics à changer de cap.Le gouvernement vend les HLM, laisse des milliers de bâtiments vides et refuse le contrôle des loyers. Bref il avantage encore et toujours les propriétaires et entretient la spéculation et la bulle immobilière via des mesures inflationnistes : que valent les pauvres 155 millions d’euros annuels du plan « logement étudiant » de Pécresse en face des 4,5 milliards de baisse d’impôts pour les propriétaires ? Entre-temps, nos frigos restent désespérément vides. Les jeunes en ont assez de payer la bulle immobilière. Le « droit des propriétaires à s’enrichir » ne doit pas passer avant nos conditions de vie ! C’est pourquoi Jeudi Noir appelle les jeunes et les moins jeunes, tout ceux concernés par la galère de logement, à se mobiliser. Les militants venant d’aucun parti ni d’aucune organisation, ou venant de tout bords, de gauche comme de droite, les farouches comme les timides, doivent se rassembler autour de ces simples revendications, décisives, si mises en œuvre toutes ensemble. Arrêtons les demi-mesures !
- Application de la loi SRU : 20% de (vrais) logements sociaux, l’inéligibilité pour les maires qui ne font aucun effort pour respecter la loi, et la mise sous tutelle par la préfecture de leur politique du logement. -Doublement, et application aux bureaux, de la taxe sur les logements vacants.
- Application de la loi de réquisition de 1945.
- La construction massive de Cités U’, et la rénovation des vieilles cités sans augmentation de loyer. Aujourd’hui, seulement 1 étudiant sur 13 a accès à une chambre universitaire. Pour commencer, il faut rattraper le retard pris dans la construction de Cités U’ prévu dans le plan Anciaux
- Vérifier régulièrement la situation des locataires du parc social ; quadrupler les surloyers de solidarité ; donner congé aux locataires du parc social qui ont une résidence secondaire.
- Gel des loyers. Les loyers ont atteint des sommets inégalés. Nous demandons donc leur blocage temporaire, pour donner un peu d’air aux locataires. Il est question d’aligner l’indice de référence des loyers (IRL) sur l’inflation. Mais cela ne règlera rien : l’inflation est forte, et les loyers à la relocation ne sont toujours pas encadrés.
- Le cautionnement solidaire (GRL) doit s’appliquer à tous et remplacer les cautions actuelles. De plus, pour ne pas être une simple garantie des loyers chers, cette mesure doit être conditionnée à un contrôle des loyers.
- Une limitation simple et claire des pièces justificatives qu’un bailleur peut demander à un candidat. Il doit être formellement interdit au bailleur d’outrepasser ses droits en exigeant plus de papiers que nécessaire.
- Moduler la taxe d’habitation en fonction des ressources. -Elargissement des critères sociaux donnant accès aux bourses d’études, (et que l’Etat verse cet argent non plus en janvier ou février, mais dès la rentrée universitaire).
- Refiscalisation des intérêts d’emprunts immobiliers et des plus-values immobilières.
Pas de demi-mesures, c’est aussi : pas d’expulsions sans relogement, pas de privatisation du livret A, la principale source de financement des logements sociaux. Mais aussi, arrêter de brader du patrimoine immobilier de l’Etat, au mépris de la loi du 13 juillet 2006 « portant engagement national pour le logement » (ENL). Plutôt que vendre, il faut en faire du logement social, d’urgence, et durable.
Nous continuerons d’interpeller l’opinion publique par des actions festives et médiatiques. Si les pouvoirs publics ne prennent pas les mesures nécessaires, nous appliqueront nous-mêmes la loi de réquisition. Nous ré-ouvrirons des Cité U en réquisitionnant des immeubles laissés vides par leurs propriétaires, à l’image de la cité universitaire "Valérie Pécresse" ouverte le 12 octobre 2007 et fermée par une intervention musclée et illégale de la police cinq jours plus tard. Doit-on attendre d’être propriétaires pour que se règlent nos galères de logement ? Les solutions existent, soyons réalistes, exigeons le « tout devient possible ». Soutiens-nous en signant cette pétition et rejoins-nous sur nos réquisitions.
Pour signer : www.jeudi-noir.org
"Article issu de Bétapolitique www.betapolitique.fr"
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16.02.2008
Loyer, mon cul !
L’article de Libération («Loue studette contre pipe») aura, décidément, créé des vocations… Les premières, ce sont celles d’un certain nombre de messieurs qui, trouvant l’idée excellente, se sont tout à coup rendu compte des avantages insoupçonnés de la colocation. Le ministère, certes, vante les mérites de cette façon sympathique et bon marché de se loger, mais de là à penser que l’on pouvait réduire de jeunes femmes en esclavage sexuel… il y avait un pas à franchir.
Il l’a allègrement – et massivement – été, depuis que libération a mis au jour les pratiques « particulières » de certains propriétaires : les jeunes ont du mal à se loger, c’est terrible ; les jeunes filles ont du mal à se loger, pourquoi ne pas en profiter ? La crise du logement a trouvé une issue imprévue sur missive.info. : un coin où poser ses affaires contre services sexuels, la crise du logement résolue in culotta, c’était à faire. Voilà qui est fait.
L’autre vocation, ce fut celle des Jeudi-Noir, qui, décemment, ne pouvaient manquer l’occasion : rendez-vous est donc pris, à l’entrée de la rue de Varenne, jeudi à 14 heures.
Les participants arrivent tranquillement, et se rassemblent sous les augustes façades du musée Rodin. Sex & Sun sont avec nous. Mais tiens, voilà que se profilent des ombres calottées : les CRS, nos plus fidèles admirateurs, sont aussi de la partie, et nous observent en coin. Il faut dire qu’il y a de quoi se rincer l’œil : une petite dizaine de jeunes femmes en tenue affriolante, prenant des airs, résilles au vent et maquillage à la truelle sertissant les sourires, ça ne se voit pas tous les jours à l’ombre du dôme des Invalides ; Monsieur le Marché de l’Immobilier est venu présenter ses candidates en la personne de trois maquereaux ; le DAL est venu en soutien, pancartes à l’appui : «proxénètes en liberté !». Il y a aussi un individu de sexe non identifié qui ne cesse de se donner de grandes claques sur les fesses et fait peur aux enfants, mais se révèle être sympathique quand on franchit le cap. Comme diraient certains bailleurs sexuels : «C’est pas forcément facile au début, mais on s’habitue… et puis surtout, c’est gratos.»
Mais l’heure avance : ce n’est pas le tout de poser en petite tenue, il y a un combat à mener. Dignes émules de notre bon président, qui, de l’avis même de ses députés, frise le « glissement institutionnel » (Canard enchaîné du 13 février) à force de court-circuiter systématiquement tous les échelons démocratiques, nous avons décidé de venir directement tapiner sous les lambris du ministère du logement, qui prend paisiblement la poussière à quelques dizaines de mètres de notre point de rendez-vous. Quitte à se voir proposer n’importe quoi en échange d’une piaule, autant que ça se fasse avec des gens en vue : c’est moins risqué. Malheureusement, rapides comme l’éclair, les CRS ferment la rue. Nous en sommes réduits à hurler notre désarroi de trop loin pour que Boutin nous entende. Et rien n’y fait : un strip-tease torride, des slogans sans ambiguïtés, une musique envoûtante, des invites pressantes ne suffisent pas pour que le cabinet daigne répondre à nos insistants coups de fil. Il semblerait qu’un black-out discret mais total ait été instauré au standard depuis la parution de l’article mentionné plus haut. Bizarre…
Dans la joie et la bonne humeur, le groupe finit par se dissoudre : l’esplanade des Invalides et ses aguichantes pelouses tendent les bras aux langueurs déçues de ces m’ssieurs-dames. Aucun rencart n’aura été décroché cette fois, même dans les cabinets du ministère : Dieu sait pourtant si nous étions prêts à tout. Ce n’est que partouze remise.
Maigre réconfort : un agent de sécurité nous fait part du plaisir qu’il a eu à passer en notre compagnie cette après-midi, placée sous le signe du logement et du porte-jarretelles réunis : c’est plus marrant que Villiers-le-Bel, y’a pas à dire. Mais c’est tout aussi grave.
• Jean Roch (Jeudi Noir) •
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12.02.2008
ACTION - Jeudi-Noir fait le tapin et lance ses débats de campagne
Mercredi 13 février / Jeudi-Noir fait le tapin devant chez Mme Boutin > 14 h : rdv métro Varenne
Jeudi-Noir inaugure une nouvelle forme d'action pour mettre en lumière toutes les galères de la vie étudiante et des jeunes actifs du fait de la non-régulation du marché de l'immobilier.
Le déclencheur : cet article dans Libération "Loue studette contre pipe"
Le fond ? Selon l'Observatoire de la Vie Etudiante, ce sont 100 000 étudiants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et sept étudiants sur dix sont obligés de se restreindre dans leur budget alimentation par manque de revenus. Le nombre d'étudiants qui se prostituent pour se loger est évidemment délicat à comptabiliser. Mais "C'est vrai, le phénomène existe, confirme Guillaume Houzel, le président du conseil de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE)." (source)
La forme ? Voir cette vidéo...
Mercredi, les militants et militantes de Jeudi-Noir braveront le froid et paieront de leur personne pour réclamer de réelles mesures de régulation du marché de l'immobilier...
BOUTIN AIME LES JEUNES SUR LE TROTTOIR envoyé par jeudinoir
Pour que les étudiants et jeunes actifs ne soient plus réduits à choisir entre les appartements trop chers, les sordides, ou ceux "gratuits contre services plaisir"... cf Colocation contre Echange De Services ou "2pièces très sympa entièrement refait pour jolie fille"
Et des débats !
Se loger en ville : la campagne Du 19 février au 16 mars 2008
Pendant la campagne des municipales, le Ministère de la Crise du Logement organise une série de rencontres-débats réunissant experts, mal-logés, militants associatifs et politiques, pour repenser la vie à la ville.
Voir le programme en ligne : http://www.jeudi-noir.org/spip.php?article230
Mardi 19 février 2008 - 19H Quelles nouvelles politiques d'urbanisme sur Paris : tours, Grand Paris, etc. Au Ministère de la Crise du Logement, 24 rue de la Banque - Paris 2è - Métro Bourse
A mercredi pour l'action !
L'équipe de Jeudi-Noir
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26.01.2008
ACTION FESTIVE JEUDI-NOIR Samedi 26 janvier
ACTION FESTIVE JEUDI-NOIR Samedi 26 janvier
15 h : rdv métro Reaumur Sebastopol, angle bd Sebastopol / rue Reaumur, devant le Monoprix.
"40 euros le mètre carré, qui dit mieux ?" Disco King Copyright Cyril CAVALIE
Venez fêter avec nous l'indexation des loyers sur l'inflation, et militer pour l'indexation des baux à la relocation et une vraie régulation du marché.
Le gouvernement a promis d'indexer les loyers sur l'inflation, mesure que nous proposions depuis un an.
Il faut désormais encadrer les loyers à la relocation entre deux baux : + 7 % en moyenne à chaque changement de locataire !
* De même il faut abroger cet inepte crédit d’impôt de 3,7 milliards d’euros destiné aux accédants à la propriété, et utiliser ces fonds publics pour financer des logements accessibles.
Pour mettre en débat nos propositions, nous organisons une action pédagogique et festive pour illustrer la quête désespérée de quelques centimètres carrés à Paris…
Rendez-vous 15h M° Réaumur-Sebastopol (juste après la "parade déambulatoire" du Forum Social Mondial... M° Ménilmontant 12h... et avant de rejoindre la manifestation logement organisée par le collectif logement Paris 14, fin place Flora Tristan 17h)
A samedi,
L'équipe du Jeudi-Noir
Contacts
Jeudi-Noir : Leïla : 06 87 46 82 23 / Julien : 06 20 21 10 53 / infos@jeudi-noir.org - http://www.jeudi-noir.org
Jeudi Noir est un collectif de jeunes galériens du logement. Constitué fin octobre, il a pour objectif de dénoncer la situation du logement des jeunes actifs, de façon festive. Il réclame des politiques du logement enfin stabilisatrices. "Aux pouvoirs publics de se mobiliser. A nous de le leur rappeler".
http://www.jeudi-noir.org
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Contexte : Quelque chiffres pour cerner le malaise générationnel du logement
Merci à l'Observatoire des Inégalités !
Synthèse en 3 points...
I - La dépense du logement selon l'âge...
Le taux d’effort net (part du loyer sur le revenu), après allocations logement s’élève à 22 % du revenu des moins de 25 ans : il grève d’autant leur niveau de vie. Il n’est que de 4,5 % pour les 60 ans et plus. http://www.inegalit es.fr/
Quelques détails ici : http://www.inegalit es.fr/spip. php?article559
II - Cout annuel brut du logement selon l'âge :
Le montant annuel moyen des frais de loyer hors charges s’élevait à 3.356 euros pour les ménages dont la personne de référence était âgée de moins de 25 ans, 3.059 euros pour les 25-34 ans, alors qu’il descendait à 1.957 euros pour les 35-44 ans et ne cessait ensuite de décliner pour les tranches d’âges supérieures, atteignant 838 euros pour les 65-74ans
c'est ici : http://www.jeudi- noir.org/ spip.php? article22
III - Des générations moins bien payées :
En 1975, les salariés de 50 ans gagnaient en moyenne 15 % de plus que les salariés de 30 ans, les classes d’âge adultes vivant alors sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, l’écart est de 40 %.
En 1977, les salariés de 30 à 34 ans gagnaient 1,5 % de moins que la moyenne des salariés... 10 % de moins en 2000.
http://www.inegalit es.fr/spip. php?article57
==> Conclusion en forme de provocation par Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique à Exane BNP Paribas (Tel du standard : 01 44 95 40 00)
"Les baby-boomers n’hésitent pas à multiplier les engagements qui pèsent sur les autres classes d’âge. [Cela] illustre les choix d’une génération égocentrique et rentière qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être."
c'est ici : http://www.jeudi- noir.org/ spip.php? article43
05:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.11.2007
Logement des étudiants : Vous voulez passer à l'action ?
Logement des étudiants : Vous voulez passer à l'action ? Rdv Jeudi 22 novembre à 16h et appel à des actions partout en France
Les étudiants ont décidé de ne plus se laisser faire ! Aujourd'hui nous sommes écrasés par le poids de loyers déments. C'est la bulle immobilière, et les jeunes locataires en sont les premières victimes.
On parle d'autonomie des universités, mais il est urgent de se préoccuper de l'autonomie des jeunes : liberté de choisir ses études, dans de bonnes conditions, pour construire sereinement son avenir.
On ne peut pas s'émanciper et étudier si on est condamné à des emplois sous-payés ou abrutissants pour payer un loyer déraisonnable. Il faut mettre fin à la galère de logement des jeunes et forcer les pouvoirs publics à changer de cap.
Sarkozy et le gouvernement encouragent la spéculation, avantagent encore et toujours les propriétaires (baisse d'impôts de 4,5 milliards pour les propriétaires ! à comparer avec les 11 petits millions de rallonge de Pécresse pour les cités U…), vendent les HLM, laissent des milliers de bâtiments vides et refusent le contrôle des loyers.
Jeudi Noir sera reçu mardi 20 novembre à 10h au ministère de l'enseignement supérieur, mais, ne nous faisons pas d'illusions, le gouvernement aura besoin d'arguments rationnels ET de mobilisations des jeunes pour être convaincu de changer de cap...
Jeudi Noir et les étudiants mobilisés appellent donc d'ores et déjà à une action spectaculaire qui restera dans les mémoires…
Rdv jeudi 22 novembre à 16h rendez-vous à Paris : gare Saint Lazare (à côté du dôme)
Et nous appelons à des actions d'occupations partout en France
Étudiants, jeunes salariés, regroupez-vous, choisissez, dans votre ville, votre mode d'action (avec un petit mode d'emploi made in Jeudi Noir en images à chaque fois…) :
• occupations festives d'agences immobilières (dix copains, dix bouteilles, dix sacs de confetti : on entre et on arrose à l'œil !)
• occupations du CROUS de votre ville démo
• réquisition d'immeubles vacants (pour ceux qui s'en sentent !)
• fausses visites d'appartements ( un T1 loué à 800 euros : on y va à 1, puis 2, puis 10, puis 20, avec bouteilles, musique et confetti)
• …
Venez avec votre bonne humeur, vos confettis et vos potes !
Plus d'infos sur nos actions : www.jeudi-noir.org
Contacts : infos@jeudi-noir.org, 06 22 59 95 07 / 06 84 55 34 45 / 06 16 35 88 06
http://www.jeudi-noir.org
10:45 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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