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29.07.2009

LA POSTE : Communiqué de l'Association des maires ruraux de France

CONTRE LA PRIVATISATION DE LA POSTE

Conférence de presse du Comité national le 29 juillet 2009

lundi 27 juillet 2009 par Appel pour la poste
Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

Invitation à une conférence de presse

Le Comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal organise une conférence de presse nationale le 29 juillet 2009 à partir de 11 heures à la Bourse du Travail, rue du Château d’Eau à Paris 11ème. Elle doit se tenir le même jour que le conseil où sera examiné le projet de loi de privatisation postale.

A cette occasion, le Comité présentera le matériel de campagne et les modalités de la votation citoyenne qui se déroulera dans le cadre de la consultation nationale sur la privatisation de La Poste samedi 3 octobre 2009.

Nous vous remercions de votre présence.

contacts : 06 82 19 56 05 – 06 85 76 20 91 – 06 81 15 04 33 - 06 80 35 69 5

N'hésitez pas à consulter le site du Comité national

http://www.appelpourlaposte.fr/

07:02 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation de la poste | | |  Facebook

04.07.2009

Privatisation de La Poste, le gouvernement essaie de passer en force

auteur-e(s) : Attac France

Le gouvernement vient d’annoncer que le projet de loi sur le changement de statut de La Poste serait présenté au Parlement vers la mi-octobre. La Poste serait transformée en société anonyme (SA), 100 % publique. Il s’agit de la première étape, la plus décisive, vers la privatisation. En effet, une fois le passage de La Poste en SA effectué, rien ne sera plus facile que d’ouvrir son capital à des actionnaires privés, voire de la privatiser totalement. Les exemples de France Télécom, d’EDF et de GDF sont là pour l’attester. La transformation en SA a toujours été le prélude à une privatisation. À chaque fois, le gouvernement s’était engagé à n’en rien faire et l’avait même inscrit dans la loi. Cela ne l’a pas empêché de privatiser ces entreprises dès que l’occasion lui en a été donnée.

Le scénario est donc écrit. La question est de savoir s’il va passer dans la réalité. Il y a environ un an, un Comité national contre la privatisation de la Poste s’est constitué avec l’objectif d’obtenir un référendum sur l’avenir de La Poste. Bien que extrêmement large et malgré un démarrage encourageant, le Comité national n’a pas réussi à développer une campagne de masse permettant de mettre en difficulté le gouvernement sur ce sujet, ce qui explique que ce dernier ait décidé de passer en force. Au-delà des responsabilités des uns et des autres dans cette situation, le Comité national a décidé d’organiser fin septembre début octobre (la date sera précisée sous peu) une consultation nationale, une votation citoyenne, sur le changement de statut de La Poste.

Il s’agit d’organiser dans un temps réduit, au maximum, quelques jours, une consultation populaire de grande ampleur. Pour cela des contacts ont lieu avec les associations d’élus pour essayer d’avoir leur accord pour une telle initiative, les partis politiques membres du Comité étant, a priori, d’accord. Mais une telle initiative ne peut marcher que si elle est concrètement organisée à la base en liaison avec les mairies. Les comités locaux d’Attac peuvent jouer un rôle dans ce processus et ce de deux façons. D’abord en prenant l’initiative, là où cela n’a pas été encore fait, de constituer un large rassemblement unitaire, puis en prennant contact avec les maires pour discuter avec eux de cette initiative.

La période des vacances n’est pas très favorable pour commencer à préparer une telle campagne. Mais, au vu des échéances, tout risque de se jouer au mois de septembre. Il s’agit donc d’anticiper au maximum ce que l’on peut faire dès maintenant. Le comité national va discuter dans les jours qui viennent d’un matériel qui sera mis à disposition de ceux qui le souhaite et vous serez tenus régulièrement au courant des initiatives prises. Vous trouverez ci-joint le communiqué du Comité national.
Des exemplaires du matériel 4 pages co-écrit par Attac, Aitec et Copernic sont encore disponibles au siège.

Attac France,
Montreuil, le 2 juillet 2009

06:51 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation, france télécom, edf, gdf | | |  Facebook

11.03.2009

La crise économique et financière sape les bénéfices de La Poste

LE MONDE | Les bénéfices de La Poste, le plus gros employeur après l'Etat, ont fondu sous l'effet de la crise. Ils devraient s'établir autour de 530 millions d'euros pour l'année 2008, ce qui représente une baisse de plus de 40 % par rapport à 2007 (943 millions) et de 47 % par rapport au résultat escompté dans le budget (près d'1 milliard d'euros). Ces chiffres, examinés lors d'un comité d'audit, lundi 9 mars, seront soumis jeudi au conseil d'administration. Ils reflètent l'extrême sensibilité de l'opérateur public postal à la conjoncture économique.

Les flux de courrier - qui baissent de manière continue d'environ 3 % l'an un peu partout en Europe à cause de la concurrence d'Internet - varient en fonction de l'activité économique. Fin novembre 2008, alors que la crise financière se transmettait à l'économie réelle, que les entreprises commençaient à restreindre leurs échanges, l'entreprise publique avait averti que les résultats ne seraient pas conformes aux prévisions. Elle anticipait cependant encore un bénéfice net part du groupe de 600 millions à 700 millions d'euros

Pour l'Etat, les résultats de La Poste, qui reste bénéficiaire dans un environnement économique déprimé, constituent malgré tout une bonne nouvelle. Ils devraient lui permettre d'empocher un dividende d'environ 106 millions d'euros au titre de 2008. La Poste s'est, en effet, engagée à reverser à son actionnaire public 20 % de ses bénéfices en 2008, une contribution bienvenue pour les finances publiques, mises à mal par l'effort de relance.

Ce pourcentage sera porté à 25 % en 2009, une année qui, au vu des résultats commerciaux des deux premiers mois, s'annonce tendue. La baisse du trafic postal (- 13 % en janvier) devrait s'accentuer, du fait de la chute de la publicité, de même que l'activité colis

Dans les services financiers, l'octroi de crédits immobiliers tourne au ralenti, en raison d'une moindre demande. Or, La Banque postale doit compenser, depuis le 1er janvier, la perte du monopole du Livret A, qu'elle partageait avec les Caisses d'épargne. Un partenariat est en cours de finalisation avec la Société générale, pour développer le crédit à la consommation. Il doit aboutir à la création d'une filiale commune, dont la majorité du capital appartiendra au groupe public

A La Poste, où l'on admet un second semestre 2008 difficile coïncidant avec l'aggravation de la crise, le ton se veut serein. "Nous souffrons comme les autres mais résistons plutôt mieux que les autres", estime un dirigeant.

L'attention de l'état-major est captée par la préparation du passage au statut de Société anonyme (SA), dont le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a avalisé le principe, en décembre 2008. Ce statut doit permettre à La Poste de toucher le chèque de 2,7 milliards d'euros promis par l'Etat, pour financer son développement.

Le texte de loi est quasiment terminé. Il n'attend plus que l'Etat
"le bleuisse", souligne un proche du dossier, qui mise sur le passage du texte au Parlement après les élections européennes de juin et l'adoption du statut de SA au 1er janvier 2010. Sans surprise, comme l'avait dit M. Sarkozy, le texte stipule que la future SA sera à capitaux 100 % publics. Quelques points restent à organiser, comme l'affiliation des postiers, fonctionnaires et salariés de droit privé, aux caisses de retraite et, comme le veut La Poste, la possibilité de procéder à une augmentation de capital réservée aux salariés.

Anne Michel - le Monde

17.11.2008

Privatiser la Poste C'EST NON !

Alors qu’aux Etats-Unis, Bush est contraint de nationaliser in extremis des établissements financiers en faillite, Sarkozy veut faire cadeau aux actionnaires d’une entreprise publique utile qui marche, La Poste. Nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices. On croit rêver ! La riposte s’organise, le PCF en est !

Signez l’appel commun pour la Poste

La Privatisation de la Poste : c’est NON !

A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes. Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de service public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation. Cette politique est la même qui a amené notre planète au bord du gouffre avec la crise financière que nous connaissons. Cela suffit. Nous ne pouvons continuer comme cela. Les moyens existent dans notre pays et en Europe pour garantir à chacune et chacun le droit d’égal accès aux secteurs permettant une vie digne. La communication en fait partie.

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Bruche communiste

06:39 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : privatisation de la poste, grève, la poste, référendum | | |  Facebook

12.11.2008

Pour en finir avec les crises financière

Les Amis du Monde Diplomatique

En partenariat avec JUSTICE et LIBERTES et ATTAC

V o u s i n v i t e n t à l a c o n f é r e n c e d e FREDERIC LORDON

Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris

Chercheur au CNRS et au CEPREMAP

Economiste -- Ecrivain

Thème :

Jusqu'à quand ?

Pour en finir avec les crises financière

Mardi, 18 novembre 2008 à 19h3

Patio de l'Université Marc Bloc

Amphithéâtre n°

22, rue René Descartes

Strasbourg

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

09.11.2008

Qu'est ce que l'argent ?

Vous vous demandez comment il est possible de trouver 2000 milliards d'euros pour soutenir le système bancaire et pourquoi ?
Alors regardez cette vidéo : http://vimeo.com/1711304
Vous regarderez votre banquier différemment la prochaine fois que vous rentrerez dans son agence.

Cette vidéo a fait l'objet de critiques :
http://www.rue89.com/mon-oeil/2008/10/13/largent-dette-video-star-du-net-a-une-sale-petite-odeur
http://aurelien.bompard.org/site/+L-Argent-Dette-de-Paul-Grignon+
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_crédit
http://fr.wikipedia.org/wiki/Réserves_obligatoires

Toujours à propos de la crise financière, les entretiens avec Frédéric Lordon :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1510

et
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1555

24.10.2008

Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes

Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes qui ont fait augmenter les intérêts de leurs dettes, ont reconnu les dirigeants de l'Union sociale pour l'habitat (USH), jeudi lors d'une conférence de presse.

"Je crois que cet impact est limité pour les HLM parce que nous avons appelé les gens à la prudence" a déclaré Jean-Pierre Caroff, président des Offices publics de l'habitat (OPH, ex-Offices publics HLM).

"Quand vous parliez du Livret A on disait que vous étiez ringards", a ironisé Maurice Carraz, directeur général des OPH.

La quasi-totalité des emprunts (environ 90%) des quelque 90 milliards d'euros d'encours des organismes HLM sont souscrits auprès de la Caisse des dépôts (CDC), ont souligné les dirigeants du mouvement HLM qui gère 4,5 millions de logements.

Pour les organismes concernés - une dizaine d'offices publics et une dizaine d'entreprises Sociales pour l'habitat (ESH, ex-sociétés anonymes d'HLM) - ces produits financiers, devenus "toxiques" car basés sur des taux variables ou des indices "exotiques", représentent environ 20% à 30% de leurs dettes, ont reconnu les responsables du mouvement HLM. Le montant total des sommes en jeu n'est pas connu.

La renégociation avec les banques, notamment Dexia et les Caisses d'Epargne, qui avaient proposé ces produits financiers complexes, ont débuté.

"On peut renégocier la dette en cours", a souligné M. Caroff.

Le président de l'USH, Michel Delebarre, a même cité le cas d'un procès gagné, en première instance, par un organisme de Toulouse contre une banque, dont le nom n'a pas été révélé, pour "mauvais conseil".

23.10.2008

Le rapport qui accable la direction de la Caisse d'Epargne

NOUVELOBS.COM | 22.10.2008 | 09:36

Exclusif Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne. La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque selon un rapport dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie.

Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE). La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque. Le rapport de l'inspection générale des Caisses d'Epargne, qui a été remis aux membres du Conseil de surveillance de la CNCE, et dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie, est totalement accablant. Non seulement pour le jeune trader, qui a totalement déraillé, mais aussi pour sa hiérarchie directe et le directeur financier de la banque qui l'ont laissé dans une solitude totale, et n'ont pas été capables de donner l'alerte assez tôt. Il y a eu "un nombre important de défaillances de contrôle interne", des "alertes ignorées " et "cette dérive dans la gestion n' (a pas été) perçue à temps " peut-on lire à la quatrième page de ce rapport de treize pages.

Des fonds propres pour gagner de l'argent

Voilà donc comment les choses se sont vraiment passées. Comme toutes les banques du monde, les Caisses d'épargne font ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elles utilisent leurs fonds propres pour gagner de l'argent sur les marchés.
Le 3 avril 2008, Nicolas Mérindol, le directeur général de la CNCE, à la demande de Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide l'arrêt de ces activités de trading sur compte propre.
Décision entérinée par le directoire de la banque le 23 juin 2008, et notifiée à la Banque de France le 8 août. Théoriquement, la petite équipe de huit personnes qui compose la salle de marché de l'Ecureuil (rien de comparable avec les salles de marchés des grandes banques) est donc censée gérer l'extinction progressive de ce compte jusqu'à la fin de l'année 2008.
Jusqu'à fin août, rien d'anormal.

Propre initiative

Tout dérape à partir du 15 septembre. L'un des trois traders, chargé des dérivés actions, enfreint l'interdiction de poursuivre des activités de trading. Il s'engage de sa propre initiative et pour des montants très importants dans une stratégie risquée qui expose fortement sa banque. Il commence à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours). Il parie sur une réduction de la volatilité et une hausse des marchés. Or, les marchés s'effondrent et deviennent hyper volatils. Les positions prises par le jeune trader à plusieurs reprises au cours du mois de septembre « l'exposent de manière croissante aux chocs extrêmes ».

Défaillance de toute la chaîne hiérarchique

Le 2 octobre, le comité des risques de marché de la CNCE constate une forte dégradation de la situation. Mais ne réagit pas. Toute la chaîne hiérarchique est défaillante. La direction des Caisses d'Epargne, occupée par les problèmes de Natixis, la banque de financement et d'investissement, détenue conjointement par les Caisses d'Epargne et les Banques populaires, ne surveille pas étroitement sa salle de marché. Elle aurait du mettre en place un système de contrôle transitoire. Elle ne le fait pas. Elle se repose entièrement sur la hiérarchie des traders. C'est un peu comme si les pilotes de l'avion allaient faire un petit tour, en comptant sur le personnel de cabine en cas de problème. Malheureusement, le responsable du compte propre, chef direct du trader qui a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre, n'est pas très présent en cette fin septembre. L'ambiance de la salle de marché est d'ailleurs assez morose puisque tous savent qu'à la fin de l'année, elle aura disparue. Abandonné à cette solitude, le jeune trader a-t-il eu un coup de déprime? Un coup de fatigue ? S'ennuie-t-il au point de jouer les apprentis sorciers ?

"Le risque est désormais limité à la prime investie"

Le 7 octobre, en raison des volumes inhabituels de trading. Une première alerte est envoyée auprès du responsable de la gestion financière. Convoqué le trader prétend "accompagner au mieux les positions de décembre à leur échéance". Deuxième alerte le 9 octobre.
A 12H17, le trader précise que "des positions à échéance novembre ont été coupées, qu'il n'y a plus de risque sur les positions optionnelles à la baisse et que le risque est désormais limité à la prime investie". Deux déclarations que le rapport déclarera à posteriori l'inspection qualifie de "mensongères" dans son rapport. A ce moment là, il serait encore possible de couper les positions et de limiter les dégâts. Mais l'engrenage infernal se poursuit. Le vendredi 10 octobre, à 13H30, le directeur financier est averti de la situation. Les pertes sont alors estimées à 100 millions d'euros. Et lui non plus ne bouge pas…Au lieu de demander au trader de quitter immédiatement son desk, ses supérieurs continuent à lui faire confiance ! Ils le laissent gérer tout seul son portefeuille toute la journée sans regarder la nature exacte de ses positions et des pertes qu'elles peuvent engendrer.

Le jeune trader se montre particulièrement abattu

Selon le rapport, le jeune trader se montre particulièrement abattu ce vendredi soir. Ses responsables lui suggèrent d'aller se reposer sans lui demander d'autres explications et sans chercher à analyser son portefeuille. Pire, ils ne mettent pas non plus à profit le week-end pour recenser les positions du trader et imaginer des scénarii de sortie de crise. Ce manque de réactivité paraît proprement hallucinant. Surtout en pleine crise financière, et après le choc Kerviel, qui a coûté 5 milliards d'euros à la Société Générale. En tout cas ces deux jours perdus vont augmenter l'addition de 150 millions d'euros supplémentaires aux Caisses d'épargne, selon les estimations des inspecteurs. En effet, le 13 octobre, les indicateurs de volatilité actions sont retombés. Pas pour longtemps. Ils recommencent à grimper les jours suivants. Pas de chance pour les Caisses d'Epargne.

Le jeune homme leur remet sa démission

Ce n'est que le 13 octobre à 11H55 que les supérieurs hiérarchiques du trader fautif comprennent la gravité de la situation. Le jeune homme leur remet sa démission. Il vient de calculer ses pertes : 120 millions d'euros. Branle-bas de combat dans les étages de direction. Les positions n'ont pas été coupées. Il faut d'urgence déboucler les opérations. L'écureuil pourrait le faire avec les équipes de sa banque d'investissement Natixis, mais il redoute que la moindre rumeur sur le marché ne pousse les opérateurs à fondre sur eux comme une proie. Il n'y a aucune pitié sur les marchés. La CNCE décide donc de prendre ses contreparties à l'extérieur de la maison. Le débouclage des opérations débute le 15 octobre et s'achève le 17 octobre. Comme l'avait annoncé le site du Nouvel Observateur dès lundi matin, les pertes finales se rapprochent de 700 millions d'euros. Elles atteignent 695 millions d'euros très exactement.
Toute la hiérarchie directe du trader a démissionné.

Lâché par l'Elysée

Lâché par l'Elysée, et les patrons de caisses régionales, Charles Milhaud, le président de la CNCE, a du lui aussi abandonner son fauteuil après 44 années passées dans les Caisses. En revanche, son directeur général, Nicolas Mérindol, a réussi à se maintenir à l'intérieur de la maison, et vise même la direction du Crédit foncier. Assez étonnant quand on sait à quel point il siégeait peu au comité de risque. Directement chargé des risques, Julien Carmona a immédiatement proposé sa démission, qui a été refusée. Il restera également dans la banque.
Il faudra encore attendre les conclusions des enquêteurs de la Commission bancaire pour avoir une vue complète de la chaîne des responsabilités. Par ailleurs, d'après nos informations, toutes les banques de financement et d'investissement françaises, ont perdu beaucoup l'argent dans leurs activités de trading depuis quinze jours en raison de la forte volatilité des marchés. Et c'est d'ailleurs la vraie raison qui aurait poussé Christine Lagarde, la ministre de l'économie, à débloquer 10,5 milliards d'euros en catastrophe pour les banques françaises.

Odile Benyahia-Kouider

14.10.2008

la fourmi râle : 360 Milliards d'euros !

http://afp.google.com/article/ALeqM5hr5SJuuijwudU8n7f4-yKVAD53WA

360 milliards...
Le trou de la sécu, rappelez moi, c'est de l'ordre de 15 milliards, non ?
Mais ça n'est pas pour sauver les banques, non, c'est pour les français qu'il fait ça le petit Nicolas.
D'ailleurs la bourse ne s'y est pas trompée qui clôture avec plus de 11% de hausse, un record !
De l'argent pour l'école, pour les services publics, la santé ? Vous n'y pensez pas, l'état est "au bord de la faillite", c'est Fillon qui disait ça, non ? Par contre pour le bouclier fiscal, 15 milliards, pas de problème. Le système financier est menacé, 360 milliards...
Mais on va chercher qui a réalisé ces dernières années des plus values fabuleuses et on va les faire particper à l'effort... Non ? Ah oui, mais il y aura des contreparties... "Ainsi, cette garantie ne se fera pas "sans contrepartie" et sera donc "payante à un prix normal du marché", a insisté le président. Ses bénéficiaires devront aussi respecter des "obligations" notamment en matière d'éthique, allusion aux "parachutes dorés" accordés aux dirigeants." Les banquiers sont morts de trouille !

Rassurez-vous, l'état s'en sortira... en continuant les réformes ! C'est à dire en demandant au plus grand nombre de se serrer encore plus la ceinture.
L'indécence de ce mec et de ses sbires n'a aucune limite !
C'est à gerber !
Bon j'aurai une bonne raison de plus d'aller manifester dimanche à Paris pour l'Ecole.
On pourrait bien lui trouver quelques milliards qui trainent, non ?
Voir l'appel qu'on peut aussi signer : http://www.uneecole-votreavenir.org/
Peut-être à dimanche ;-)
La fourmi Michel

11.10.2008

La crise financière, immorale jusqu’au bout !

Source / auteur : http://www.solidaires.org/

La crise financière, immorale jusqu’au bout !

Les images de petits traders, le regard rivé sur la descente vertigineuse des indices boursiers de la planète et de leurs collègues, petits banquiers chassés la corbeille sous le bras du siège de leur banque sont devenues le spectacle favori des médias ces jours ci. Il est aisé pour certains politiques et économistes de faire porter la crise du capitalisme sur des financiers véreux ou des patrons bénéficiaires de parachutes dorés. Que de tels personnages existent, c’est vrai. Qu’ils soient écoeurants, c’est vrai. Mais cela ne disculpent d’aucune manière les politiques qui les ont soutenus et même encouragés. Monsieur Sarkozy a beau jeu de dénoncer le scandale des subprimes. Il oublie que c’est lui qui voulait, il y a un an, développer le crédit hypothécaire (c’est la même chose) en France. Un bal des faux-culs dont nous risquons bien d’être les dindons de la farce !

 

Une perte de 3 milliards nationalisée !

Comment accepter qu’en une journée, le gouvernement Français toujours prompt à pointer les déficits publics trouve 3 milliards d’€ pour participer au renflouement de la banque DEXIA ? Rappelons que cette institution bancaire au service du financement des collectivités locales était publique avant d’être privatisée, pour acquérir plus d’autonomie, être libre de se lancer à l’international. Ca nous rappelle un certain discours ! La somme destinée à sauver les impécunieux banquiers correspond curieusement à celle que cherchent les patrons de La Poste pour se développer... à l’international !
DEXIA était ainsi libre de se payer FSA (Financial Security Assurance Inc.), un réassureur de crédit américain dans une relation « gagnant gagnant ». C’est perdu ou plutôt c’est la collectivité qui y perd sur sa feuille d’impôt !

Les capitalistes, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît... !

Le 1er octobre, le premier ministre Fillon proposait une solution miracle pour sauver ses amis banquiers : puisque ses concitoyens n’ont plus confiance dans les banques et jouent la carte de la prudence en épargnant massivement sur le Livret A (près de 20 milliards d’€ supplémentaires prévus fin 2008 sur les comptes de la Caisse des Dépôts, Livret A + Livret bleu capitaliseront près de 160 milliards d’€), il allait rééquilibrer tout cela et refaire descendre les « excédents d’épargne » vers le bilan des banques aux abois.
Après une levée de boucliers, c’est le Président de La République qui a tranché en offrant les fonds du Livret Développement Durable en pâture, près de 60 Milliards dont les banques disposent déjà en grande partie. Belle arnaque quand on sait que le 1er janvier 2009 Livret A, Livret Bleu et LDD seront « fusionnés », bien malin qui pourra distinguer les fonds « sécurisés » de ceux engouffrés dans le bilan des banques.

Plus de fondations, les travaux continuent !

C’est dans ce contexte que se joue l’avenir de La Poste, avec un gouvernement aveugle et sourd aux réels besoins de la société. Plus que jamais la volonté de privatiser La Poste apparaît comme un verrou idéologique à faire sauter pour les tenants du libéralisme le plus forcené. Les privatiseurs sont parfaitement conscients des conséquences directes de leur stratégie sur l’emploi, sur la cohésion sociale, sur les territoires. Ils savent comme ils savaient parfaitement que la bulle spéculative des subprimes américaines allait tôt ou tard éclater. Ce sont les mêmes qui croient encore aux vertus salutaires du marché. Facile avec un salaire annuel de 500 000€ !
La crise actuelle est un exemple plus parlant que tous les longs discours : le changement de statut de La Poste est un non-sens absolu ! La mobilisation contre sa privatisation est toujours plus d’actualité.

Le samedi 22 novembre, grande journée de manifestations !

Postiers, usagers, tous ensemble !

22.09.2008

Privatisation de La Poste : toute la population a le droit de dire NON

Des grèves et manifestations de postiers ont lieu ce 23 septembre contre la privatisation de La Poste.


Sommaire

Le gouvernement est gêné par le début de mobilisation et par les prises de positions très larges contre cette nouvelle privatisation et en faveur d’un référendum. De plus, la crise financière et les menaces de faillites qui font courir le gouvernement américain au secours des grands groupes privés, constituent un arrière-plan difficile pour convaincre du bien-fondé d’un tel projet.

Le Président Sarkozy, prompt à la manœuvre, tente de mettre en place un contre-feu par la constitution d’une énième commission dans laquelle les citoyens ne sont même pas représentés. Celle-ci devra rendre ses conclusions le 20 novembre. La calendrier initial n’est pour l’instant pas remis en cause. Une loi est prévue au début 2009 qui transposerait la directive postale européenne et ouvrirait le capital en transformant l’entreprise en Société Anonyme (SA).

L’Union Européenne (UE) patronne ces décisions de privatisation les unes après les autres

Transport aérien, rail, énergie, télécommunications, postes... tout est organisé pour remettre en cause les droits des populations à des biens publics. La concurrence généralisée multiplie les offres marchandes mais remet en cause l’égalité d’accès aux services et fait monter les prix des services de base. La concurrence dans le domaine postal a déjà produit de nombreux effets :
- hausse des tarifs et baisse de la qualité de la distribution des colis ;
- dégradation des distributions de courrier sous l’effet des exigences de productivité, et filialisation de la distribution de la presse ;
- banalisation du Livret A avec la volonté de détourner l’épargne populaire de son affectation actuelle pour financer le logement social ;
- séparation de la Banque postale pour en faire une banque comme une autre et menace sur le droit aux services bancaires pour les populations les plus pauvres ;
- dégradation des conditions d’accès pour le public et fermeture de nombreux bureaux de poste, désastreuses, notamment dans le monde rural et les quartiers défavorisés.

Cette politique est celle que prône l’UE depuis vingt-cinq ans. Pendant ce temps, le recul des services publics contribue à l’augmentation des inégalités et à l’appauvrissement. Des populations entières sont dépossédées de services au nom du sacro-saint besoin de rentabilité à 2 chiffres des multinationales. Quelle place auront demain, dans un tel système, l’égalité d’accès des individus, l’accès des plus pauvres au service bancaire et l’aménagement du territoire ?

L’enseignement majeur de la crise financière : ne les laissons pas faire !

La privatisation nous amène sur une voie terriblement dangereuse. L’ouverture du capital même minoritaire organise la pression de capitaux privés dont les exigences de rentabilité sont contradictoires avec les missions de service public. La crise financière montre à quel point le marché est aveugle sur les risques, à partir du moment où les profits escomptés sont alléchants. Vouloir organiser aujourd’hui le transfert de l’épargne placée sur le Livret A qui sert à la construction du logement social, vers des produits financiers plus classiques est tout simplement criminel.

En quelques années, le secteur des télécommunications dans tous les pays est passé en totalité sous la coupe des capitaux privés. L’euphorie de la bulle financière dans les années 2000 a été suivie d’une grande dégringolade qui a mis en faillite de nombreuses entreprises. Et les suppressions d’emplois accompagnent, depuis, la construction de multinationales gigantesques. Un pays comme l’Italie est menacé de perdre aujourd’hui son entreprise de transport aérien et son opérateur historique de télécommunications qui seraient rachetés par des sociétés privées possiblement étrangères. La banque postale allemande vient d’être rachetée par une grande banque allemande. L’entreprise postale hollandaise TNT a menacé de se retirer du marché allemand si un salaire minimum était mis en place pour les postiers allemands... C’est bien cette évolution et ces menaces qui sont aujourd’hui rendues possibles avec une ouverture du capital de La Poste

La Poste, un bien qui doit rester public

Voilà les raisons qui amènent Attac à s’engager dans le collectif national contre la privatisation de La Poste. Cette question, concerne en tout premier lieu les salarié-es de La Poste, mais pas exclusivement. Dans un village, un quartier, la poste est une pièce essentielle de la vie sociale et du lien communautaire, comme l’est l’école ou un moyen de transport collectif. Livrer La Poste aux intérêts financiers c’est menacer à court terme notre environnement social.

La privatisation de trop ! Exigeons un référendum !

Depuis cette annonce, nombreux sont celles et ceux, dans les associations de consommateurs, organisations syndicales, collectivités locales, journaux, partis politiques qui pensent que c’en est assez et que nous devons nous unir pour arrêter cette machine infernale à remettre en cause les droits.

La privatisation de la poste est notre affaire à tous. Après une commission sur l’eau, sur l’audiovisuel, sur l’électricité, nous ne nous contenterons pas de la commission sur La Poste inventée par les équipes de communication de Nicolas Sarkozy.

C’est pourquoi Attac France s’engage à porter le débat public sur ces enjeux pour que les citoyens puissent se prononcer par référendum.

http://france.attac.org/spip.php?article8892

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Grève unitaire contre la privatisation de La Poste

Les fédérations CGT, Sud-PTT, CFDT, FO, CFTC et CGC ont décidé le 2 septembre d’appeler l’ensemble des postières et des postiers à la grève nationale et unitaire avec manifestations le 23 septembre 2008

"L’unité des organisations syndicales contre ce projet isole la Poste et le gouvernement", assurent les fédérations, pour qui "l’ampleur de l’action le 23 septembre sera une étape importante pour mettre en échec la privatisation", et estiment que "chaque gréviste va compter". Par ailleurs, interrogé sur BFM, Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT s’est déclaré "a priori" favorable à un référendum sur le prochain changement de statut de La Poste, jugeant "légitime" que les Français se prononcent sur l’avenir d’une entreprise de service public. "Nous considérons que les entreprises publiques sont la propriété collective de la nation. Ce sont les Français qui les ont construites, ce sont les Français qui les ont financées. Il serait légitime de demander l’avis de l’ensemble des Français". Précisons que l’article 11 de la Constitution permet au président de la République, sur proposition du gouvernement ou du Parlement, de soumettre à référendum un projet de loi portant "sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et aux services publics qui y concourent".

Privatisation de La Poste : exigez un référendum !

Signez en ligne la pétition initiée par Marianne pour réclamer l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur l'ouverture au privé du capital de la Poste. Laurent Neumann, directeur de la rédaction de Marianne, explique cette initiative.

http://www.marianne2.fr/Privatisation-de-La-Poste-exigez-un-referendum-!_a91324.html?preaction=nl&id=5908665&idnl=25521

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04.09.2008

La Poste : l’idée du référendum fait une première tournée prometteuse

L’appel lancé hier par Libération pour un référendum sur l’ou verture du capital de la Poste fait son chemin. Une consultation des Français sur cette privatisation partielle (une idée initiée par les syndicats FO-com qui a reçu le soutien de la CFTC et de Sud-PTT) «serait légitime», a expliqué hier Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT. «Nous considérons que les entreprises publiques sont la propriété collective de la nation. Ce sont les Français qui les ont construites, ce sont les Français qui les ont financées. Il serait légitime de demander l’avis de l’ensemble des Français», a-t-il expliqué sur BFM.

Sans se prononcer pour une consultation populaire, les leaders des partis de l’ex-gauche plurielle - à l’exception des Verts - réunis hier, au sein de leur «comité de liaison», ont décidé de lancer une pétition contre l’ouverture du capital de la Poste, prévue en 2011. «Il faut qu’on lève des millions de signatures par rapport à un mauvais projet qui aboutirait à retirer la présence des services publics sur le territoire», a assuré François Hollande. Quant à Jean-Pierre Chevènement (MRC), il a évoqué une réunion «constructive» sur la «dangereuse privatisation» de l’entreprise.

lire la suite sur libé

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30.08.2008

Evolution de La Poste en Société Anonyme

Communiqué de La Poste

Jean-Paul Bailly, Président du groupe La Poste a informé ce matin (28 août 2008) son conseil d'administration de sa décision d'adresser dans les prochains jours au gouvernement un dossier sur la transformation de l'entreprise publique en Société Anonyme en vue d'une augmentation de capital.

Alors que La Poste sera confrontée à l'ouverture totale à la concurrence sur l'ensemble de ses activités au 1er janvier 2011, celle-ci doit pouvoir jouer à armes égales avec ses concurrents en France comme à l'étranger. La Poste doit poursuivre sa politique d'investissements industriels en faveur de la modernisation et de l'amélioration de l'efficacité de ses métiers (courrier, colis, banque, enseigne) pour être un grand groupe européen leader dans ses activités. En dépit du bilan très positif de ces dernières années, La Poste ne dispose que d'une enveloppe très limitée de croissance externe qui ne lui donne pas les moyens d'assurer la politique de développement ambitieuse et nécessaire de ses métiers et de saisir les opportunités.

En effet, La Poste souhaite assurer le développement de toutes ses activités et en particulier :

. compléter la gamme de services du Courrier en France et se mettre en position d'acquérir ou de développer des opérateurs alternatifs de courrier en Europe ;
. compléter le dispositif Express européen (Allemagne, Espagne, Italie notamment) et procéder à quelques acquisitions ciblées hors d'Europe ;
. compléter certains des pôles de compétence de la Banque ;
. poursuivre la modernisation de son réseau de points de contacts.

En tant qu'établissement public, La Poste ne dispose pas aujourd'hui des moyens de financement dont disposent ses concurrents dont la quasi-totalité opèrent sous statut de société commerciale et qui pour beaucoup d'entre eux ont d'ores et déjà ouvert leur capital.

Une ouverture du capital de La Poste par augmentation, c'est-à-dire en donnant au Groupe de nouvelles ressources financières, se fera dans le cadre suivant :

. les missions de service public, telles que définies dans les lois de 2005 et 2008 et réaffirmées par la signature le 22 juillet dernier entre l'Etat et La Poste du contrat de service public 2008-2012, seront maintenues et développées : le service universel du courrier, la présence territoriale, l'accessibilité bancaire et la distribution de la presse ;
. la situation des personnels restera inchangée, fonctionnaires comme salariés ;
. La Poste restera une entreprise publique, l'Etat conservant une majorité de son capital.

Jean-Paul Bailly a confirmé son objectif de faire du groupe La Poste, un groupe de services de proximité, multi-métier, multicanal et leader européen. Il a réaffirmé sa volonté de conserver l'unité et la cohésion du groupe La Poste, et de poursuivre le développement de chacune de ses activités (courrier, colis, banque et enseigne), car le portefeuille d'activités actuel, cohérent et équilibré, fait la force et la vraie stabilité du Groupe.

A propos du groupe La Poste

Entreprise publique depuis 1991, La Poste exerce de nombreuses activités, structurées en quatre métiers : le courrier, le colis express, La Banque Postale et l'Enseigne La Poste. En 2007, 71 % de l'activité du Groupe ont été réalisés sur des marchés en totale concurrence. Avec plus de 280 000 collaborateurs, La Poste est la première entreprise employeur de France et contribue à près de 1 % du PIB national. Chaque année, les plus de 17 000 points de contacts de La Poste accueillent 45 millions de clients particuliers et 3,5 millions de clients entreprises. L'appareil industriel de La Poste lui permet de traiter et d'acheminer 30 milliards d'objets par an. En 2007, La Poste a réalisé un chiffre d'affaires de 20,8 milliards d'euros, en croissance de 3,8 %, dont 16,1 % à l'international.
Au coeur des échanges depuis toujours, La Poste est une entreprise proche de chacun, accessible à tous et un acteur incontournable du développement de la société. A l'horizon 2012, La Poste a pour ambition de devenir un groupe européen de services qui fait du développement responsable sa finalité profonde.

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22.08.2008

Les syndicats de La Poste veulent mobiliser contre la "privatisation"

Par Céline CASTELLA - PARIS (AFP) - Les syndicats de La Poste veulent mobiliser dès la rentrée contre le changement de statut de l'entreprise publique, dans lequel ils voient une "privatisation", synonyme à leurs yeux d'une dégradation du service aux usagers et de l'emploi des postiers

La direction de La Poste doit présenter en septembre son "projet de changement de statut" visant à transformer l'établissement en société anonyme dès 2009, avant une ouverture de capital de 10 à 20%.

Pour les syndicats, il s'agit de "privatisation": "le changement de statut puis la mise en bourse sont toujours une étape vers la privatisation", selon Joëlle Roeye (CGT). Son syndicat, le premier de La Poste, affirme avoir rassemblé 73.000 signatures sur une pétition contre le projet.

Cinq syndicats (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant près de 95% du personnel, ont convenu d'organiser une "journée d'action nationale" à la rentrée. Pour sa part, FO a réclamé au gouvernement un référendum sur le sujet.

Leur première crainte concerne les menaces qui pèsent selon eux sur l'emploi des 280.000 postiers, dont 60% de fonctionnaires, les autres relevant du droit privé.

"La Poste est le premier employeur public et la question de l'emploi est posée. Privatisation est malheureusement toujours synonyme de suppressions d'emploi, on l'a vu à France Télécom", souligne Mme Roeye.

"Nous voulons obtenir des garanties, notamment sur le maintien du statut des fonctionnaires et pour les contractuels", explique Alain Barrault (CFDT), pour lequel le degré de la mobilisation sera "primordial".

Autre sujet d'inquiétude: l'avenir du service public.
"Prétendre que des actionnaires accepteraient de rogner sur leurs dividendes pour financer le service public est une hypocrisie ou une naïveté", affirme FO.

Le contrat de service public signé en juillet par La Poste et l'Etat n'a pas rassuré les syndicats et représente au contraire pour certains un "désengagement" financier de l'Etat.
Le texte confirme pourtant les quatre grandes missions de La Poste: service universel (distribution du courrier six jours sur sept au même tarif partout en France), acheminement de la presse, accessibilité bancaire (ouverture d'un compte pour tout citoyen) et aménagement du territoire.

La direction réaffirme sa volonté de maintenir 17.000 points de contact sur tout le territoire.
Mais pas forcément des bureaux de plein exercice qui offrent un plus grand nombre de services que les relais ou agences par lesquels ils sont souvent remplacés, rétorquent les syndicats.

Selon Mme Roeye, "on compte 5.100 agences et relais pour 11.860 bureaux de poste alors qu'on avait 17.000 bureaux en 2002". Une tendance qui "va s'accélérer avec la privatisation", estime Régis Blanchot (Sud-PTT).

Le projet "signe la réduction du service public pour les usagers déjà en cours: on a vu ces dernières années des services gratuits devenus payants", selon M. Blanchot.

Le suivi du courrier en cas de changement d'adresse "coûtait 16 euros pour un an et aujourd'hui, les postiers sont poussés à vendre un pack accompagné de cinq enveloppes pré-affranchies pour 50 euros par an!", s'indigne le responsable syndical, pour lequel "ce type d'augmentations masquées risquent de se multiplier".

Un point sur lequel la CFDT est plus mesurée: "à partir du moment où la concurrence existe et où on n'a pas réussi à l'empêcher, il y a concurrence sur les prix et on peut pas tout faire gratuit", estime M. Barrault.

26.07.2008

L'ouverture du capital de la Poste se précise

Le projet de transformation de La Poste en société anonyme (SA), qui doit être présenté au gouvernement en septembre, prend forme. Il bénéficie d'une écoute très favorable au sommet de l'Etat, où le statut d'établissement public est vu comme un sujet de friction potentiel avec la Commission européenne et, surtout, comme un handicap pour nouer des alliances internationales et réaliser des investissements lourds.

La Poste française est, avec son homologue du Luxembourg, la dernière en Europe à conserver un statut d'établissement public. Le statut de SA permet d'augmenter le capital d'une entreprise selon ses besoins, et de payer des acquisitions par échange de titres.

Resté secret pendant plusieurs mois, ce projet défendu par le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, qui en fait désormais la priorité de son mandat, a été baptisé du nom de code "Convention". Il doit permettre à La Poste d'ouvrir son capital à des investisseurs, publics ou privés, qui lui apporteront l'argent nécessaire pour financer sa croissance, dans un marché totalement ouvert à la concurrence à partir de 2011.

Si l'objectif est connu (lever 2 à 3 milliards d'euros, sous la forme d'une augmentation de capital), il reste à arrêter les modalités de l'opération. La banque d'affaires Rothschild, conseil du projet, estime que La Poste vaut autour de 10milliards d'euros.

Selon nos informations, une piste privilégiée consisterait, une fois La Poste transformée en SA (à la faveur d'une loi qui pourrait être votée en 2009 voire en 2010), à ouvrir son capital à hauteur de 20% environ sous la forme d'une augmentation de capital, et à la mettre en Bourse. Exactement comme cela a été fait pour EDF et GDF.

Comparée à l'opération de gré à gré, une mise en Bourse présenterait la vertu de la transparence. Elle permettrait aussi, selon un connaisseur du projet, de "créer une référence de marché", c'est-à-dire de mieux connaître la valeur de La Poste. Cela faciliterait ensuite la conclusion d'alliances stratégiques. Le gouvernement aimerait emprunter la voie suivie pour constituer le géant de l'énergie GDF-Suez, qu'il considère comme une réussite industrielle. Dans ce schéma, qui reste une hypothèse de travail, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) aurait sa place. Elle pourrait se voir proposer d'"accompagner" l'ouverture du capital, en en prenant une fraction, une perspective à laquelle le directeur général de l'institution publique, Augustin de Romanet, se dit, en privé, plutôt favorable.La CDC n'a cependant reçu aucune sollicitation directe. De leur côté, les salariés se verraient proposer entre 2% et 3% du capital. Quel que soit le schéma retenu, l'Etat restera majoritaire dans le capital, comme l'exige le préambule de la Constitution pour tout "service public national".

Les travaux avançant vite, La Poste prépare les postiers au changement de statut. Une partie de l'encadrement "supérieur", 15 000 personnes au total sur près de 300 000, est convoquée, du 18 au 21 août, à des réunions de travail avec le cabinet de conseil en ressources humaines Altedia. Ces réunions doivent permettre aux dirigeants de l'entreprise publique de sonder le climat social.

La Poste sait qu'elle ne pourra rien entreprendre sans l'adhésion des postiers. Eprouvés par dix années de restructuration, ceux-ci redoutent d'être soumis à des contraintes de rentabilité insupportables. Ils sont  soutenus par les syndicats, qui promettent une mobilisation forte, à la rentrée, "contre la privatisation de La Poste et la mort du service public postal". SUD-PTT a appelé à une journée d'action intersyndicale  "allant bien au-delà des frontières de l'entreprise", le 4 septembre.

Pour leur part, si beaucoup adhèrent à l'idée d'ouvrir le capital, les 400 cadres dirigeants restent marris de ne pas avoir été mis au courant d'un projet déjà très avancé, alors qu'ils avaient été réunis, le 1er juillet, pour un séminaire stratégique.

"Bourse ou pas Bourse, le jour où le marché postal sera ouvert à la concurrence, des pressions fortes s'exerceront sur le corps social", estime un artisan du projet. Dans un document interne diffusé aux cadres, baptisé "Eléments de langage sur l'évolution de la forme juridique de l'entreprise", la direction de La Poste se justifie : "Si nous voulons continuer à financer le développement des métiers (…), saisir les opportunités de croissance externe pour être une des postes qui structurent le marché européen, il nous faut des moyens supplémentaires, affirme cette note de quatre pages. Nous ne pouvons plus nous tourner vers l'Etat (difficile en période de restrictions budgétaires) et il n'est pas possible d'augmenter notre endettement  (nous ne pouvons emprunter plus sans hypothéquer l'avenir)."

Ainsi engagée, la privatisation partielle de La Poste, qui participe à l'aménagement du territoire, constituera l'un des sujets chauds de la rentrée. Le Parti socialiste a annoncé qu'il créerait "un comité de riposte, avec les élus locaux, pour sauvegarder le service public". A l'UMP aussi, les élus, mieux disposés à l'égard du projet, seront vigilants. Pour le député Jean Proriol (Haute-Loire), rapporteur de la loi postale de 2005, si "la Poste doit rester dans la sphère publique", il y a "des raisons objectives de faire bouger cet outil industriel bientôt confronté à une compétition rude".

Anne Michel LE MONDE

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26.04.2008

LIVRET A : Le Collectif reçu au Ministère des Finances

Communiqué du Collectif PAS TOUCHE LE LIVRET A

LIVRET A : Le Collectif reçu au Ministère des Finances

Nous en appelons au Président de la République
Le Collectif a été reçu, aujourd’hui, par des membres du cabinet de Christine Lagarde. Cette entrevue n’a fait que renforcer nos plus vives inquiétudes quant à l’avenir du financement du logement social, les conditions d’accessibilité bancaire pour les exclus, le rôle et la place de la CDC au service de l’intérêt général et le devenir des réseaux ainsi que le niveau de l’emploi au sein des Caisses d’Epargne et de la Poste.

Le Ministère ne nous a pas démenti quand lui avons signifié :
*que le mouvement HLM ne soutient pas le projet du gouvernement,
*qu’aucune association de consommateurs n’a été concertée,
*qu’aucune association d’élus locaux n’a été consultée,
*qu’aucune association caritative ne cautionne la charte de bonne conduite, sans valeur juridique contraignante pour les banques, sur la question sensible de l’accessibilité bancaire,
*que la commission européenne n’exige pas la remise en cause de la centralisation complète des fonds du livret A auprès de la CDC.

Au contraire, les conseillers de la ministre nous ont appris d’une part que le projet de loi serait présenté dès lundi au conseil des Ministres et d’autre part que la seule disposition qui permettait de sauvegarder un niveau de centralisation minimale des fonds d’épargne populaire à la CDC pour financer le logement social avait été supprimée par le Conseil d’Etat lors de son examen.

Le résultat est clair : ce projet de loi s’attache essentiellement à développer l’intérêt des banquiers au détriment de l’intérêt général.

Le Collectif « Pas touche au livret A » signe aujourd’hui la pétition du mouvement HLM : « Ne réformons pas le Livret A dans la précipitation ».

Cette pétition a déjà reçu la signature de, notamment, la totalité des Présidents d’associations d’élus locaux, de celle du Président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, de deux anciens DG de la CDC, d’un représentant de la Fondation Abbé Pierre…

Rien n’est joué. Il n’est pas trop tard pour intervenir : le ministère nous a informé que le projet de loi ne sera pas examiné par le Parlement avant la fin mai. La mobilisation des politiques et du corps social est encore possible.

Le Collectif « Pas touche au livret A » appelle solennellement le Président de la République à entendre le sens profond de cette démarche, et à retirer le volet Livret A du projet de loi de Modernisation de l’Economie qui sera examiné lundi au Conseil des Ministres.

Le Collectif appelle le Président de la République à ouvrir sans délai une table ronde élargie à l’ensemble des parties prenantes (associations de locataires et de consommateurs, associations d’élus locaux, associations en charge d’insertion, mouvement HLM, Collectif notamment).

Le Collectif appelle solennellement l’ensemble des responsables syndicaux, associatifs et politiques (au niveau local et national) à soutenir la démarche du Collectif « Pas touche au livret A ».

Le Collectif sera présent le 29 avril devant le Sénat à l’occasion de l’audition de Nelly KROES, commissaire européenne à la concurrence, à laquelle il a adressé une demande d’entrevue.

Le Collectif annonce d’ores et déjà d’autres actions, et, après l’occupation de la Fédération Française des Banques, multipliera ses actions surprises.

Paris, le 24 avril 2008

Pièce jointe : Pétition « Ne réformons pas le Livret A dans la précipitation »

Collectif «Pas touche au Livret A»
Intersyndicale du secteur semi-public économique et financier : CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS (CFDT, CGT, FO) - CAISSES D'EPARGNE (CFDT, CGT, SUD, FO) - LA POSTE (FEDERATION SUD PTT) - IXIS (CGT) - CAISSE NATIONALE DE PREVOYANCE (CGT) - BANQUE PALATINE (CGT) - CREDIT FONCIER (CFDT, CFE/CGC, CGT, FO, SUD) - BANQUE DE FRANCE (CFDT, CGT, FO, SIC, SNABF SOLIDAIRES) - IEDOM ET IEOM (CGT) - AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (CFDT, CGT) - OSEO (CGT) - UBIFRANCE (CGT) - NATEXIS BANQUES POPULAIRES (CGT) et AC !! - AC le feu - AITEC.IPAM - ANECR - APEIS - Association Française des Victimes du Saturnisme (AFVS) - ATTAC - AutreMonde - CGT Crédit Lyonnais Ile de France - Collectifs Anti Libéraux - Collectif LBO - Collectif SDF Alsace - Confédération Paysanne - Coordination Anti Démolition des Quartiers Populaires - Comité des Sans Logis (CDSL) - Confédération Nationale du Logement (CNL) - Droit au Logement (DAL) - Droits Devant !! - Fédération CGT Finances - Fédération Nationale des Collectifs de Défense des Services Publics - Euromarches - Fondation Copernic - FSU - Indecosa/CGT - Jeudi Noir - Ligue des Droits de l'Homme (LDH) - Ministère de la Crise du Logement - Mouvement National des Chômeurs et Précaires - Réseau Alerte Inégalités - Résistance Sociale - SNP-FO - SNUP-CDC - UNEF - Union Syndicale Solidaires

Relancer l’action sur Livret A

Relancer l’action sur Livret A

La pétition sur internet s’endort...
Il faut la signer bien sûr encore, mais il faut aussi être plus offensif sur cette question décisive pour le logement social.

<strong>Propositions d’actions immédiates</strong>
1. Faire pression sur le gouvernement pour qu’il obtienne que les conditions du fonctionnement du livret A soient maintenues (c’est-à-dire les conditions d’ouverture, de retrait immédiat de sommes quelconques, etc.) même si les banques privées, nationales ou étrangères, sont autorisées à collecter l’épargne du livret A. L’aspect "monopole" n’est pas le caractère décisif en la matière.

2. Faire pression au parlement pour que la gestion de cette épargne soit démocratisée en liant davantage le contrôle de la collecte et celui de l’affectation des prêts (participation des collectivités territoriales, etc.).

3. Faire une campagne pour que le livret A soit bien perçu comme un placement éthique de solidarité :

• Ouvrir un site internet "Je soutiens le logement social", appeler à des soutiens institutionnels, partis, syndicats, etc., donner toutes les informations sur cette question, indiquer le suivi des actions et les impacts de celles-ci, etc. ;

• Faire signer une charte de soutien au financement public du logement social (Je me sers de mon livret A comme premier niveau d’épargne, je vérifie que ma banque respecte le cahier des charges du livret A, je refuse que la Commission européenne empêche un financement public du logement social, je refuse que l’État place en Bourse une partie de cette épargne et alimente la spéculation, je vote pour les candidats qui soutiennent cette charte et le financement public du logement social, etc.) ;

• Totaliser les apports individuels sur le site internet : montants de l’épargne déposée volontairement sur les livrets A (compteur permanent) en réponse à l’appel.

4. S’appuyer sur la mobilisation pour élargir la campagne sur l’application de la SRU, sur la gestion des logements sociaux, sur les aides aux locataires. (On peut imaginer une carte maintenue régulièrement à jour sur le taux de logements sociaux par commune, les logements en construction, etc. et faire ainsi pression sur les élus pour qu’ils respectent la loi.)

JeanNimes

Ne dites pas à Augustin de ROMANET qu’il est Directeur Général de la Caisse des dépôts, il se croit conseiller au cabinet de Madame LAGARDE !

COMMUNIQUÉ DE LA CGT

Ne dites pas à Augustin de ROMANET qu’il est Directeur Général de la Caisse des dépôts, il se croit conseiller au cabinet de Madame LAGARDE !

Qu’elle le déplore ou s’en satisfasse, la CGT n’ignore pas l’importance fondamentale du mandat de Directeur Général de la CDC, garant avec le Parlement, de la continuité du statut et des missions publics ainsi que de l’autonomie républicaine de notre Etablissement. Elle est, de ce fait, totalement consciente que toute mise en cause de cette fonction éminente risque de fragiliser l’ensemble de l’institution publique, notamment dans le contexte actuel, particulièrement lourd de menaces pour l’avenir de la CDC.

C’est pourquoi elle ne peut qu’être affligée des déclarations et des décisions récentes de M. de ROMANET, nommé Directeur Général par Jacques CHIRAC depuis plus de 13 mois, qui sans doute, pour la première fois dans l’histoire presque bicentenaire de la Caisse des dépôts, ne cesse d’affaiblir l’Institution qu’il est censé diriger en multipliant les bévues et les actes d’allégeance à un pouvoir gouvernemental aux abois.

<strong>Des déclarations récentes affligeantes :</strong>
Interrogé le 21 avril sur la radio BFM, A de ROMANET a ainsi déclaré que « la banalisation du livret A peut être la meilleure des choses » contredisant ainsi sans vergogne : une bonne partie du mouvement social réuni dans le collectif « Pas touche au livret A », le mouvement HLM et « son appel à ne pas réformer dans la précipitation » signé, entre autres, par deux anciens Directeurs Généraux de la Caisse ; une déclaration importante de la Commission de surveillance de la CDC en 2006 … et ses propres services qui indiquent tous sans aucune ambiguïté que la perspective de banalisation de la distribution du livret A ajoutée à la remise en cause très grave du principe de centralisation intégrale des fonds d’épargne réglementée à la CDC (le projet de loi de modernisation de l’économie prévoit de fait, de baisser le niveau de centralisation du livret A à moins de 70 %) conduirait inévitablement à une baisse préoccupante des ressources nécessaires pour faire face aux besoins croissants de financement du logement social.

S’agissant de « la gestion des retraites publiques » qui constitue l’une des plus anciennes activités de la CDC et qui occupe près de la moitié des personnels de l’Etablissement public, Augustin de ROMANET n’a pas hésité à déclarer le 17 avril, alors qu’on ne lui demandait rien : « ...si d’autres veulent faire ce travail à notre place, qu’ils le fassent ! », ajoutant plus loin une conclusion extrêmement dynamique et motivante du type : « soit la Caisse rend service et c’est bien, soit on n’a pas besoin d’elle et c’est bien aussi ». Voilà une déclaration vraiment « opportune » alors que la « mission MONGIN » mandatée par le Ministre des Finances réfléchit à la constitution d’une caisse de retraite centrale unique pour l’ensemble des fonctionnaires.

Si, par ces propos, le Directeur général a voulu signifier au gouvernement et à l’Elysée, qui n’en demandait pas tant, qu’il ne s’opposerait pas à un démantèlement éventuel de la CDC sur la base d’une « filialisation » d’au moins deux de ses missions fondamentales : c’est parfaitement réussi.

Si l’on complète ses propos récents, des déclarations hésitantes et même parfois ambigües sur l’avenir de la participation de la CDC au capital de filiales aussi essentielles que la CNP et ICADE, on pourrait logiquement en déduire que, au delà du démantèlement de notre groupe public d’intérêt général, A.de ROMANET est prêt à sacrifier des composantes du groupe pour faire allégeance à la demande du Président de la République de transformer la CDC en fonds souverain au bénéfice illusoire de la protection du capitalisme français.

<strong>Une grande « passivité » vis-à-vis du projet de Loi de modernisation de l’économie qui pourtant prévoit de banaliser le statut et la gouvernance de la Caisse des dépôts :</strong>
Il n’est un secret pour personne que Bercy et les marchés ont instrumentalisé l’affaire EADS pour fomenter une mise sous contrôle de la Caisse des dépôts en remettant en cause ses missions, son statut et surtout son autonomie. C’est un des « objets manifestes » du projet de loi de modernisation de l’Economie qui sera présenté en Conseil des Ministres à la fin de ce mois. Sans revenir sur les dispositions relatives au livret A, déjà évoquées, et qui mettent en cause la pérennité de la mission de sécurisation de l’épargne populaire et de financement du logement social, le projet place clairement la Caisse des dépôts et ses opérations sous le contrôle de la Commission bancaire au même titre que n’importe quelle banque privée banalisée alors qu’elle en était explicitement exclue par la loi du fait de son statut et de ses missions publiques.

Quant à la composition de la Commission de surveillance, il est certes prévu qu’’elle accueille un sénateur de plus mais elle s’ouvre surtout à « trois personnalités qualifiées », qui auront de fait le statut d’administrateur banalisé, l’un d’entre eux étant nommé par le Ministre des Finances qui est pourtant déjà représenté par le Directeur du Trésor ! Alors que la singularité du statut de la CDC est de la placer sous l’autorité du Parlement, garant de son autonomie vis-à-vis du pouvoir exécutif, c’est donc un projet de loi (rédigé par Bercy sans concertation avec les parlementaires) qui envisage de modifier sa gouvernance et son statut. Et le Directeur général ne trouve rien à redire et même approuve ces mutations majeures ! L’essentiel est sans doute pour lui de préserver son affectation !

<strong>Une grande activité partisane dans les nominations des Directeurs :</strong>
Nous ne reviendrons pas sur la liste impressionnante de nominations partisanes (toutes issues du même sérail) effectuées dans le groupe comme dans l’Etablissement public par le Directeur général depuis son arrivée. Mais on ne peut passer sous silence les efforts intenses qu’il accomplit depuis quelques semaines pour obtenir l’aval de l’Elysée sur sa décision de « débarquer », Dominique MARCEL, « numéro 2 » et Directeur des finances et de la stratégie, qui au-delà de sa compétence notable sur certains dossiers chauds comme celui d’EADS ou d’EIFFAGE, est le dernier Directeur « marqué » à gauche et est, de ce fait, le garant de la tradition d’équilibre républicain qui a toujours présidé à la constitution de la Direction de la Caisse des dépôts.

<strong>Une gestion calamiteuse des relations sociales qui aboutit au plus long conflit social de l’histoire de la Caisse des dépôts :</strong>
Recrutement d’un DRH totalement « décalé » par rapport à la culture, à la rémunération moyenne et aux statuts des agents de la CDC, indifférence ou mépris vis-à-vis des personnels et de leurs représentants syndicaux, simulacres de négociation, mesures unilatérales, fuites diverses et même recours à des « gros bras violents» pour protéger ses sorties … c’est dans ce registre de comportements et d’actes que le Directeur Général a situé jusqu’alors sa conception et sa pratique du dialogue social, tranchant ainsi avec l’action de ses prédécesseurs, qui tout en refusant souvent d’accéder aux revendications exprimées, n’ont jamais refusé le contact direct avec les personnels. . Cette attitude conjuguée à une forte montée des inquiétudes quant à l’avenir de la CDC ne pouvait que produire le développement d’un profond malaise social qui se traduit notamment par l’enlisement du plus long conflit social de l’histoire de la Caisse des dépôts.

Passivité coupable vis-à-vis des menaces qui pèsent sur l’avenir de groupe public, de ses missions essentielles et de son autonomie républicaine, déclarations incohérentes ou ambigües, intrigues et coups tordus dans les nominations de directeurs, dysfonctionnement du comité de Direction, mépris du personnel et approfondissement du malaise social … il est plus que temps que M. de ROMANET corrige le tir et prenne enfin la mesure de son poste et de ses responsabilités.

Paris, le 24 avril 2008

29.03.2008

Pour la première fois, La Poste va verser un dividende à l'Etat

C'est une bonne nouvelle pour La Poste et pour son actionnaire, l'Etat. En 2007, l'année de la crise financière, l'entreprise publique dirigée par Jean-Paul Bailly a réalisé des bénéfices de 943 millions d'euros, en hausse de 16,1 % par rapport à 2006.

Le conseil d'administration devait se réunir, jeudi 27 mars, pour avaliser le versement à l'Etat, pour la première fois de son histoire, d'un dividende de 141 millions d'euros. Une contribution bienvenue pour les finances publiques.

LES OBJECTIFS 2008-2012
Rentabilité. Le plan «performance et confiance» vise à atteindre la rentabilité des «meilleurs groupes postaux européens» et «retrouver une solidité financière». La Poste vise une marge d'exploitation de 8,5 % en 2012 et un résultat d'exploitation de 2 milliards d'euros.

Investissements. En 2008, 1,3 milliard d'euros d'investissements internes sera engagé. La Poste veut aussi «saisir de nouvelles opportunités d'acquisition dans le respect de ses équilibres financiers».

Pour la première fois également, La Poste, en réorganisation permanente depuis dix ans, est aussi rentable que la Deutsche Post allemande, présentée depuis toujours comme "le modèle". Sa marge d'exploitation (résultat d'exploitation rapporté au chiffre d'affaires) passe de 4,2 % en 2006 à 6,2% en 2007. Sa dette s'est allégée d'un peu plus d'1 milliard d'euros, à 6,2 milliards.
Avec un chiffre d'affaires en hausse de 3,4 % en 2007, à 20,8 milliards d'euros, La Poste a profité de tous ses métiers : malgré la baisse du trafic postal liée à Internet (– 1 %, hors effet de l'élection présidentielle), les revenus du courrier ont augmenté de 2,2 % (11,5 milliards d'euros), notamment grâce au marché des entreprises. Les revenus de l'activité colis et des envois en express progressent de 8 % (4,5 milliards d'euros) et ceux des services financiers de 2,2 % (4,7 milliards).

Créée il y a deux ans, La Banque postale, qui doit se cantonner, jusqu'à la fin 2009, à la collecte d'épargne et à la distribution de crédits immobiliers, s'est bien tenue dans un paysage financier très chahuté. Elle gère désormais plus de 250 milliards d'euros d'épargne (+ 4,5 %) et 23 milliards d'euros d'encours de crédits.

Fait notable, La Banque postale n'a pas investi dans des produits adossés aux fameux crédits immobiliers américains à risques, les subprimes, mais a, au contraire, profité de la crise financière pour prêter de l'argent aux banques en mal de liquidités. Cette activité de prêts interbancaires lui aurait rapporté près de 100 millions d'euros.

"Recours acccru à l'intérim"
Ces bons résultats de 2007, toutefois, n'enlèvent rien à l'ampleur des défis qui attendent La Poste dans les années à venir : d'abord, la perte du monopole du Livret A au 1er octobre 2008; ensuite, l'ouverture totale du marché du courrier, à compter du 1er janvier 2011. Les réformes seront accélérées, afin de moderniser une entreprise dont la man½uvrabilité reste insuffisante, aux yeux de ses dirigeants, dans le contexte de mise en concurrence de toutes ses activités.

Pour faire face, les dirigeants de l'entreprise publique entendent accélérer les réformes. Dans l'activité courrier, de nouvelles "plate-formes industrielles" seront installées pour moderniser les circuits de traitement : 6 sont déjà opérationnelles, 10 autres sont annoncées en 2008, dont une à la Roche-sur-Yon capable de traiterjusqu'à 30 millions de plis par an pour les entreprises.

Le réseau de bureaux de poste aussi poursuivra sa mue. La Poste veut continuer à en transférer la gestion à des partenaires, communes ou commerçants. Sur les 17 000 points de vente que maintient aujourd'hui La Poste sur le territoire, il ne reste plus aujourd'hui que 12 000 "vrais" bureaux de poste, dont 4 500 de plein exercice, distribuant toute la palette des services postaux et financiers. En 2008, plusieurs centaines de bureaux seront rénovés, pour améliorer le service aux clients, encore souvent critiqué.

L'accélération des réformes à La Poste ne va pas sans déstabiliser le personnel. Les guichetiers se disent un peu perdus face à la nouvelle politique "d'enseigne", qui les conduit à vendre, en même temps que les timbres, des services à la personne, la carterie et des gadgets. Les facteurs se plaignent de tournées à rallonge, avec des salaires souvent proches du SMIC. Pour 2007, l'intéressement des postiers n'excédera pas 102 euros bruts quand celui des salariés de La Banque postale atteint 2 800 euros en moyenne.

"La Poste se banalise, augmente ses tarifs, s'éloigne des usagers. L'incompréhension est d'autant plus forte que la précarité de l'emploi augmente, avec un recours accru à l'intérim", commente Régis Blanchot, du syndicat SUD-PTT. En 2007, La Poste maison mère a supprimé 7 000 postes, ramenant ses effectifs de 271 937 à 264 781 personnes.
Anne Michel - LE MONDE

19.03.2008

Le « rôle social » de La Poste menacé (10000 bureaux de poste menacés!)

L'HUMANITE - Politique - Article paru le 17 mars 2008

Service public . Dans un rapport, la Cour des comptes accuse les bureaux de poste d'être un « handicap » concurrentiel pour la Banque postale.

La Poste compte encore aujourd'hui 14 665 points de contact avec la population et 13 000 bureaux proprement dits. Jean-Paul Bailly, son PDG, porte le funeste projet de ne garder que 3 000 bureaux de plein exercice. Politiquement explosif, cet objectif vient de trouver un précieux soutien. En effet, la Cour des comptes a remis aux députés un rapport sur «la création de la Banque postale et ses deux premières années de fonctionnement», dans lequel elle préconise de réduire le réseau pour augmenter les atouts concurrentiels de la Banque postale. La Cour «conforte ceux qui veulent fragmenter l'entreprise nationale», dénonce FO communication dans un communiqué. «Nous refusons cette concurrence. La poste est un service public de proximité et doit le rester», prévient Colette Duynslaeger, secrétaire général de la Fédération CGT des activités postales et des télécommunications, qui milite pour «l'unicité de tous les services».

Le rapport de la Cour des comptes n'y va pas par quatre chemins. Le document assure que «le réseau, dans sa configuration actuelle, constitue un handicap pour l'ensemble des activités commerciales de La Poste». Il préconise donc «un réseau resserré». La Cour propose aussi d'éviter que la banalisation du livret A ne laisse à la Banque postale, née en 2005, que les «populations à risque», et se plaint que «le coût moyen des fonctionnaires employés par La Poste reste supérieur à celui des salariés de droit privé». En conclusion, le rapport de 72 pages considère que « la réforme de 2005 ne constitue qu'une étape », la filiale bancaire étant « pénalisée de manière concurrentielle par des singularités liées à son mode de fonctionnement qui repose sur une étroite symbiose avec le groupe La Poste ».

« Ce rapport est une bombe », a réagi Régis Blanchot, du syndicat SUD PTT, pour qui cette lecture « en dit long sur le sort que l'État et les dirigeants de La Poste réservent au service public postal ». SUD PTT dénonce aussi une volonté de « banaliser le livret A », la Cour dénonçant des « comportements non rentables » dus à la gratuité du service et à l'obligation légale d'ouvrir un livret à toute personne qui en fait la demande. «Il est bien connu que les populations défavorisées ont pour loisir principal d'encombrer les files d'attente des bureaux parce que cela ne coûte rien », ironique le syndicat. La banalisation du livret, aujourd'hui seulement délivré par La Poste et la Caisse d'épargne, «est directement visée par la directive européenne », explique Colette Duynslaeger qui voit dans la disparition de ces spécificités une «remise en question de l'accessibilité aux plus démunis et un moindre financement pour le logement social».

La Cour des comptes suggère «une clarification du statut bancaire de La Poste» et semble accorder un feu vert au plan d'essaimage des fonctionnaires qui augurent d'une «privatisation par la gestion du personnel», dénonce la responsable CGT. Jean-Paul Bailly a en effet annoncé ne pas remplacer un départ en retraite sur trois, dans une situation où la plupart des embauches s'opèrent déjà sous contrat privé.

Reste que les syndicats défendent le rôle social de cette «banque pas comme les autres». La CFE-CGC rappelle, par exemple, que la Banque postale «a aussi l'obligation de jouer un rôle social auprès des populations les plus défavorisées et les plus éloignées». L'UNSA considère quant à elle qu'il est «impératif de maintenir, voire de développer le réseau de bureaux de poste afin de ne pas déliter le lien social en France».
Paule Masson

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02.03.2008

Les plus pauvres sous haute surveillance

Communiqué de la CGT
La Cnaf et La Poste viennent de passer une convention concernant les bénéficiaires des minima sociaux sous le parrainage du ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

Cette convention, sous l'habillage de « simplifier l'accueil et l'accompagnement des bénéficiaires des minima sociaux », a pour finalité l'échange d'informations entre les Caf et les services de La Poste. Plusieurs articles traitent de l'échange de données personnelles des publics considérés, et, ce faisant, portent atteinte aux droits fondamentaux de la confidentialité de la correspondance à laquelle a droit tout citoyen de notre pays.

Le fait que les personnels des Caf ainsi que les postiers soient assermentés garantit la déontologie de leurs professions, ils jouissent ainsi de la confiance de la population, ils créent par ailleurs du lien social particulièrement précieux. La CGT refuse de voir ces personnels transformés en auxiliaires de police du fait de leur connaissance de terrain et des dossiers des personnes.

Derrière un objectif louable, mieux servir les allocataires de la Caf, la convention met en œuvre un traitement spécifique des plus démunis et confirme la stratégie de La Poste qui ne vise plus à traiter ses clients ou usagers de manière égalitaire mais différenciée selon que l'on pourra payer un service spécial ou passer une convention.

Concernant l'accueil des bureaux de poste, il est envisagé un étalement sur plusieurs journées du paiement des prestations ce qui pourrait accentuer la réduction d'effectifs voulue par La Poste et qui sont affectés actuellement au traitement de cette affluence. De ce point de vue la présente convention est loin de s'intégrer dans une politique globale de lutte contre l'exclusion et de meilleure insertion sociale et économique des personnes alors que La Poste supprime près de 10 000 emplois/an et que les Caf en ont perdu environ 1 200 sur quatre ans.

De la même manière, il est proposé une réflexion sur le traitement des courriers « NPAI » (n'habite plus l'adresse indiquée). Ceux-ci sont aujourd'hui sacrifiés au nom de la rentabilité et des réductions d'effectifs, et traités avec des délais démesurés. C'est pourtant un élément important de la qualité du service public. Ce texte légitime une fois de plus des échanges de fichiers entre les Caf et La Poste, pour identifier des défauts d'adresses qui auront pour conséquence la suppression des minima sociaux pour nombre de bénéficiaires. Cette conception qui consiste à marginaliser les plus pauvres, rejoint la proposition du gouvernement qui veut installer un "livret pour les plus démunis" à la place du livret A banalisé. Elle va à l'encontre des notions de service public basé sur l'égalité de traitement des usagers et l'accessibilité pour tous.

Dans quelle société vivons-nous qui entretient un climat délétère, qui n'agit que pour creuser le fossé entre une minorité de plus en plus riche et une grande majorité de plus en plus pauvre ? Soutenue par le gouvernement, cette convention participe à la stigmatisation d'une partie de la population la plus défavorisée en ne voulant voir dans ces allocataires que d'éventuels fraudeurs. Selon la Cnaf, les fraudes représentent 35 millions d'euros sur 64 milliards de prestations versées. Il n'est pas question d'ignorer ces fraudes et de ne pas accepter les contrôles, mais de relativiser leur importance.

Encore une fois, le gouvernement affiche sa détermination à médiatiser la question des fraudes pour ne pas répondre aux vraies questions sociales posées par les salarié-e-s, les personnes en précarité et exclues de l'emploi, les retraité-e-s.

Cette convention est loin de répondre à l'affichage trompeur d'un meilleur traitement des publics en difficulté. Pour la CGT, une véritable politique ambitieuse d'insertion doit se traduire par la création de milliers d'emplois, y compris publics, par une augmentation significative du montant des minima sociaux et un accompagnement personnalisé de leurs bénéficiaires vers un emploi stable et bien rémunéré.

 
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