11.06.2008
APRES LE COLLOQUE DE DIJON SUR LA PROSTITUTION
Sortir le client de l’impunité et le responsabiliser
La prostitution existe parce qu’il paye !
Les associations réunies à Dijon les 31 mai et 1er juin derniers par le Comité Permanent de Liaison des associations abolitionnistes (CPL) engagées dans la lutte contre le proxénétisme ont fait un tour récapitulatif des politiques de lutte contre le système prostitutionnel.
Elles ont mis en évidence le rôle central que joue le « client de la prostitution » dans la persistance de ce système esclavagiste qu’il nourrit de son argent. Ceux qui ont recours à la prostitution sont de fait les prostitueurs.
Elles ont donc unanimement estimé que le « client » devait être désigné par la loi et faire l’objet d’une sanction pénale, assortie d’un dispositif de prise de conscience.
Certes la tentative du Procureur de la République Eric de Montgolfier de faire reconnaitre comme racoleur le « client » lui-même constitue un renversement, qui a d’ailleurs été repoussé. Mais la loi contre le racolage s’appuie sur une base que les abolitionnistes récusent, à savoir la responsabilité de la personne prostituée tombée dans le piège de l’acheteur de sexe, niant au passage la violence que cela représente. Le « racolage » est un délit, or c’est le recours à la prostitution qui devrait en être un, si on s’en tient à la philosophie de l’ordonnance de 1960, où l’on pouvait croire que les personnes prostituées avaient gagné le droit de ne pas l’être.
Les participants au forum ont pris en compte les législations déjà adoptées ou en préparation par plusieurs pays d’Europe : Suède, Norvège, Ecosse, concernant la pénalisation du « client » prostitueur.
Quant aux pays qui avaient légalisé partiellement la prostitution pensant la contrôler, nombreux sont ceux qui font aujourd’hui le constat d’échec de cette politique. Au point que certains en viennent finalement à vouloir se retourner contre le « client », comme il est discuté actuellement en Hollande.
Le Comité Permanent de Liaison des associations abolitionnistes du proxénétisme réclame désormais aux parlementaires Français la mise hors la loi du « client » prostitueur
Ils doivent légiférer.
ATTAC
Collectif Féministe contre le viol
Collectif Féministe Rupture
Comité Permanent de Liaison des associations abolitionnistes du proxénétisme
Dialogue de Femmes
Fondation Scelles
Mouvement Français pour le Planning Familial
Mouvement Jeunes Femmes
Mouvement du Nid de Montpellier
Mouvement le Cri
RAJFIRE
Contact : 03.80.43.06.17 ou 01.45.82.73.00
Information transmise par Daniel DERIOT
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| Tags : prostitution, le comité permanent de liaison des associations abolitionnistes |
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