La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

17.05.2012

Le patronat bancaire et des assurances attaque le Livret A ... que va répondre le gouvernement ?

Le gouvernement dira ce qu'il a à dire face à la montée au créneau de tout le patronat bancaire et des assurances contre le doublement du plafond du Livret A
 
 
Hier encore Pérol (BPCE) qui remet le couvert une nouvelle fois :
 
 
Comme il l'a fait il y a quelques jours :
 
 
Ou bien encore le gouverneur de la Banque de France, Noyer :
 
 
Et aujourd'hui la Fédération bancaire française qui regroupe l'ensemble du patronat bancaire :
 

Faut-il doubler le plafond du Livret A ?

Le doublement du plafond du Livret A est une mesure inadaptée au problème du logement social, qui tient de la rareté du foncier. Cette mesure représente un coût pour les finances publiques, avantage les épargnants les plus aisés et aura pour effet de réduire la capacité des banques françaises à financer l'économie.

François Hollande a préconisé pendant la campagne pour l'élection présidentielle de "doubler" le plafond du Livret A. Ces fonds seraient affectés à la construction de logements sociaux et étudiants.

Dans ses 60 engagements, M. Hollande souhaite que soient construits dans le quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, grâce au doublement du plafond du livret A.

 

11.12.2011

Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits !

Réunion en vue de la constitution d'un
"Collectif pour un Pôle public financier
au service des Droits !",
 
Réunion 13 décembre 18 h 00 - nouveau local du DAL
29 avenue Ledru-Rollin - Métro : Ledru-Rollin ou gare de Lyon
à l'invitation (voir texte complet au bas de ce mail)
 
 de Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Jean-Philippe GASPAROTTO (CGT CDC), Nicolas Galépidès (SUD PTT), Patrick Mony (Responsable associatif), Loïc Daguzan (Ancien secrétaire du Collectif "Pas touche au Livret A !")
 
INSCRIVEZ-VOUS !
INSCRIVEZ-VOUS !

 Liste des inscrit(e)s (mise à jour au 10 décembre) - VOIR PLUS BAS

----------------------------------------------------

La Banque publique d'investissement (Projet du PS et accord PS -EELV)

Eléments de débat
Le projet de création d'une banque publique d'investissement est le 1er des 30 engagements du parti socialiste pour les élections 2012. C'est dire son importance :

 NB : après recherche, il n'existe aucun engagement du Parti socialiste ni d'EELV à ce jour d'une quelconque concertation préalable, au dépôt d'un projet de loi,  avec les usagers et les personnels des établissements qui seraient - pour une partie d'entre eux- regroupés au sein de cette banque publique d'investissement ou associés à cette banque publique d'investissement - Caisses des dépôts et consignations, OSEO, Banque de France, Banque postale et éventuellement Caisses d'épargne. On se souvient que la funeste réforme des Caisses d'épargne de 1999 qui fut menée, au pas de charge, par DSK sans aucune concertation véritable avec les représentants du personnel des Caisses d'épargne puisque c'était une commande de Charles Milhaud auprès du Parti socialiste ... Réforme qui a conduit à abandonner le statut "à but non lucratif" des Caisses et qui a été suivie par de multiples scandales financiers dont NATIXIS fut le plus emblématique et par la banalisation du Livret A . Dans le cas présent, la "commande" vient - semble t-il -  des présidents des conseils régionaux socialistes et de la volonté de "desserrer" l'étau budgétaire compte tenu des engagements européens)

Pour le PS, la banque publique d'investissement sera mobilisée dans les régions, en copilotage avec les élus au plus près des acteur-s économiques pour anticiper, mettre en réseau, reconvertir, relocaliser.  "Elle assurera l’effet de levier par le regroupement de la filiale entreprises de la Caisse des dépôts et consignations, d’Oséo, du Fonds stratégique d’investissement, de l’Emprunt national, des structures régionales de capital investissement, des dispositifs d’accompagnement des entreprises de La Banque Postale et de la Banque de France. L’effet réseau sera stimulé grâce à une mobilisation de la banque au plus près du terrain sous forme de fonds régionaux"  

Ce projet - même s'il n'y a pas d'annonce officielle à ce jour - est susceptible d'entraîner une réforme de Caisses d'épargne (modification du capital en vue de participer à la création de fonds publics régionaux associés aux conseils régionaux)

  Ce projet ne s'assimile pas à un pôle public financier.

 1) Le projet de banque publique d'investissement vise à "desserrer l'étau budgétaire"
Déclarations Benoît Hamon ( Porte-parole PS) - Dépêche Reuters 1er avril 2011
Le projet "surprendra par la volonté de desserrer l'étau des contraintes" budgétaires, a estimé Benoît Hamon. "Ce qui est important, c'est de dire que ces contraintes sont imposées par le système libéral et qu'on peut les desserrer", a-t-il fait valoir.

Jusqu'alors, le PS parlait d'un "pôle public d'investissement industriel" baptisé 2P2I. "On parlera demain de banque publique d'investissement", a précisé le porte-parole.

"Nous voulons demain que, pour qu'on garde nos entreprises (...) et qu'on évite les délocalisations, qu'il puisse y avoir un instrument financier qui programme ces investissements à moyen et long terme, ce que le secteur financier privé ne fait pas', a-t-il dit.

Texte intégral de la dépêche :

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/le-ps-veut-creer-une-banque-publique-d-investissement-01-04-2011-1314230_240.php


2) C'est un projet porté par les Présidents de conseils régionaux socialistes :
 
 
"Nouvel outil financier proposé par Martine Aubry, la future Banque publique d’investissements offrira un soutien immédiat aux PME-PMI, grandes oubliées de la politique de l’UMP. Adossé à des fonds régionaux d’investissements pour les PME, cet établissement financera les entreprises fragilisées par la raréfaction des crédits. Conditionnées à des impératifs de protection de l’environnement et de développement de l’emploi, de nombreuses mesures régionales de ce type ont montré leur pertinence et leur efficacité, tel le fonds pour l’énergie de la Picardie."
 
Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire
Laurent Beauvais, président de la région Basse-Normandie
François Bonneau, président de la région Centre
Marie-Guite Dufay, présidente de la région Franche-Comté
Claude Gewerc, président de la région Picardie
Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France
Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie
Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées
René Souchon, président de la région Auvergne
 
Texte intégral de la déclaration commune :
 
 
 
Voir également la prise de position d'Alain Rousset, Président de l'Association des régions de France (regroupe les conseils régionaux) ,  président de la région Aquitaine et Député de la 7ème circonscription de la Gironde. Il est en charge des entreprises et de la production dans l’équipe campagne de François Hollande pour la présidentielle de 2012.
 
 
 
 3) Le projet de banque publique d'investissement forgé par le PS figure désormais dans l'accord PS - EELV
A - Le projet du Parti socialiste :
1.1.1Réindustrialiser le pays et muscler nos entreprises

Il n’y a pas d’économie forte sans industrie forte ; il n’y a pas d’industrie dynamique sans puissance publique active – l’État, mais aussi les collectivités territoriales et l’Europe. C’est pourquoi nous créerons une 

Banque publique d’investissement. Elle assurera l’effet de levier par le regroupement de la filiale entreprises de la Caisse des dépôts et consignations, d’Oséo, du Fonds stratégique d’investissement, de l’Emprunt national, des structures régionales de capital investissement, des dispositifs d’accompagnement des entreprises de La Banque Postale et de la Banque de France. L’effet réseau sera stimulé grâce à une mobilisation de la banque au plus près du terrain sous forme de fonds régionaux mutualisant les moyens des Conseils régionaux, des métropoles et des agglomérations (collectivités en charge du développement économique), des pôles de compétitivité, des filières territoriales et des grappes d’entreprises, des universités, ainsi que des partenaires du développement local, notamment le réseau consulaire, les branches professionnelles et les organisations syndicales. Faisons confiance aux acteurs locaux, ce sont eux qui connaissent le mieux le tissu économique.

Attendue par les acteurs,

La suite sur :

http://www.parti-socialiste.fr/static/10142/nouveau-modele-de-developpement-international-agriculture-institutions-les-textes-adoptes-par-le-ps-123578.pdf?issuusl=ignore

B - L'accord PS - EELV
 Une Banque publique d'investissement, mutualisant l'ensemble des moyens de financement des entreprises, permettra de consolider leurs fonds propres pour qu'elles grandissent, innovent, exportent. Elle sera déclinée sous forme de fonds régionaux, en lien avec les Régions et les intercommunalités, les pôles de compétitivité, les clusters d'entreprises. Une agence des PME y sera organisée. Ses financements seront prioritairement orientés vers la transition écologique de l'économie et seront démultipliés par des dotations budgétaires annuelles, le livret Développement Durable élargi et par des emprunts à bas taux auprès de la Banque européenne d'investissement (BEI). Parce que le temps n'est plus à l'expérimentation, une loi-cadre organisant le développement du tiers secteur d'économie sociale et solidaire sera votée. Au total, ces évolutions profondes favoriseront la création de 600 000 emplois verts dans l'isolation thermique, les énergies renouvelables, les infrastructures et les équipements ferroviaires, les transports en commun, l'agriculture biologique. Dans le même temps, nous agirons pour réparer les dégâts humains et territoriaux de la désindustrialisation : en faisant entrer la puissance publique au capital deentreprises viables ou sur un secteur stratégique en proie à des difficultés conjoncturelles, en instaurant un principe « délocaliseur-payeur » pour revitaliser les sites et reclasser les personnes, enconditionnant les fonds accordés (maintien et création d'emplois, réduction des émissions de CO2,plan de formation, prévention des maladies professionnelles), en facilitant l'accès de la commande publique aux PME, en favorisant la reprise d'activité par les salariés.
 
Le texte intégral de l'accord PS - EELV :
 
4) Le projet de banque publique d'investissement est susceptible d'entraîner une réforme du statut des caisses d'épargne
 Je n'insiste pas sur ce point déjà développé dans un précédent envoi. On peut se référer sur cette question à la pièce jointe (article de la lettre confidentielle : la Lettre A)

 5) Ce projet ignore un certain nombre d'établissements dont les missions mériteraient d'être prise en compte dans un tel projet

 a) UBIFRANCE (soutien à l'export)

  b) L'Agence Française de développement (Pays en voie de développement et outre-mer)

c) IEDOM et IEOM (instituts représentant la Banque France et exerçant les fonctions de banque centrale en outre-mer)

d) CREDIT FONCIER : l'éventuelle réforme du statut des Caisses d'épargne pose nécessairement la question de la réforme du statut du Crédit Foncier pour le faire renouer avec sa mission historique d'intérêt général  : l'accession sociale à la propriété

 http://www.creditfoncier.fr/editorial/Home_Partic...

6) Ce projet ne s'assimile pas à la création d'un pôle public financier

 Sur ce point particulier, on peut se référer utilement à la position développée par Denis Durand pour le PCF :

 -------------------------------------------------

 Liste des inscrits (mise à jour du 10 décembre 2011)
 
------------------------------------------------------------
 
Réunion en vue de la constitution d'un
"Collectif pour un Pôle public financier
au service des Droits !",
 
Réunion 13 décembre 18 h 00 - nouveau local du DAL
29 avenue Ledru-Rollin - Métro : Ledru-Rollin ou gare de Lyon
 
A l'invitation (voir texte complet au bas de ce mail)
 
 de Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Jean-Philippe GASPAROTTO (CGT CDC), Nicolas Galépidès (SUD PTT), Patrick Mony (Responsable associatif), Loïc Daguzan (Ancien secrétaire du Collectif "Pas touche au Livret A !")
 
INSCRIVEZ-VOUS !
INSCRIVEZ-VOUS !
 

 Liste des inscrit(e)s (mise à jour au 10 décembre) :

 

Marion Jenkinsson - Doctorante en droit public - Ancien travailleur du SAMU social de Paris

Militante impliquée dans les questions de mal-logement et d'inclusion financière (droit au compte notamment)

 Pauvreté et exclusion : le CNLE et l’ONPES tirent la sonnette d’alarme ( BLOG DE GEORGE GLOUKOVEZIOFF - Docteur en économie et spécialiste des questions d’inclusion financière des particuliers)

Ça ne m’était encore jamais arrivé mais je mets ci-dessous mon blog à la disposition du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) et de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) - dont je suis membre - afin de relayer leurs recommandations pour tenter de faire face à l’évolution alarmante de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Lire l’article »

 

PATRICIA TEJAS - Secrétaire générale de la Fédération CGT Finances

Ni les salariés, ni les épargnants, ni les collectivités publiques ne doivent subir les conséquences du choix du démantèlement de DEXIA Des exigences pour l’emploi ; des propositions pour le financement des collectivités publiques

http://www.finances.cgt.fr/spip.php?article1348

 

Véronique OMBRELADJIAN - Agent BANQUE DE FRANCE

Le Surendettement des particuliers

Avis et Rapport 2007 du Conseil économique et social présenté par Mme Pierrette Crozemarie

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000707/0000.pdf

 

Michel LAMY - Secrétaire du Comité central d'entreprise du Crédit Foncier de France

Ancien secrétaire national confédéral CFE/CGC en charge des questions économiques, membre du Conseil économique, social et environnemental, membre du Conseil national de l'information statistique

Exposé de Michel Lamy sur la concurrence internationale :
 

Des droits de douane sous une égide internationale

Alors que peut on faire en terme de droits de douane ? Au lieu de passer son temps à savoir jusqu’où on va monter les concessions, il faut penser que les droits de douanes peuvent être un instrument extrêmement utile. Il est utile d’abord pour un certain nombre de pays pauvres. 

 

(...)

 

Des droits de douane reversés dans la scolarisation

Mais cet argent par contre, il ne faudrait pas le confisquer. L’argent payé en droit de douane, celui qui serait reçu par les Etats occidentaux, devrait à notre sens, être reversé à une instance de type UNESCO qui les utiliserait pour augmenter la scolarisation des enfants dans les pays pauvres.

 

CLAUDE VILAIN - Militant Europe Ecologie Les Verts -Paris

(indisponible sur la réunion du 13)

Consultant en santé publique, fonctionnaire de l’Organisation Mondiale de la Santé

Le site de la commission économie, social, services publics d'EELV :

http://economie.eelv.fr/

 
Marie-Paule GEORGEL Conseillière générale représentant le personnel de la Banque de France 
(indisponible sur la réunion du 13)
 
 
Alain MILLE - Secrétaire du SPUCE-CFDT, Syndicat du Secteur Semi-Public d’Ile De France  (Banque de France, Caisses d’Epargne, Crédit Foncier de France, Agence Française de Développement).
 
 
JEAN-CLAUDE CHAILLEY - Secrétaire général de Résistance sociale
 
Résistance sociale est une association qui permet la rencontre et le débat de militants syndicaux, politiques et associatifs des différentes sensibilités de la gauche. Le but est que cet échange, fait sans arrières pensées, sur des bases sincères et sans la barrière de leur organisation respective, permette à chacun d’approfondir sa réflexion au contact des autres et fasse ainsi avancer collectivement la gauche.

Site internet : http://www.resistancesociale.fr/

 

MARC BAGNOLI - CGT BANQUE DE FRANCE

Le site internet de la CGT BANQUE DE FRANCE :

http://www.cgtbanquedefrance.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

 

Muriel DENEANU - Déléguée nationale CGT NATIXIS

 
La CGT Natixis se rebiffe contre les bonus (L'Humanité - 27 mai 2011)

Hier, des syndicalistes ont interpellé les actionnaires sur les bonus extravagants attribués au titre de l’année 2010, en invitant les dirigeants du groupe à plus de décence et de justice.

http://www.humanite.fr/26_05_2011-la-cgt-natixis-se-rebiffe-contre-les-bonus-473061

 
Bruno AGUIRRE - Secrétaire général SNP-FO Caisses d'épargne
 
Le site internet du SNP-FO Caisses d'épargne :
 
 
 
Claude BERTRAND - Délégué syndical national CFDT Groupe Caisse d'Épargne
 
Le site internet du syndicat :
 
 
Patrice FAUCHEUX - CGT CREDIT FONCIER

Le Crédit Foncier de France, créé en 1852, aux Caisses d’Epargne depuis 1999. Cet établissement qui dispose d’un réseau commercial national a progressivement délaissé ses missions de financement social du logement et de financement du logement social. L’absorption d’Entenial né de la fusion de la Banque La Hénin et du Comptoir des Entrepreneurs, a été une étape supplémentaire dans la banalisation de l’établissement qui est devenue banque AFB en 2005.

Attaché aux missions historiques de service public du CFF, le syndicat CGT demeure affilié à la Fédération des Finances CGT

La suite sur : http://www.cgt-caisses-epargne.fr/-Credit-Foncier-.html

 
Jean-Christophe CHAUMERON, Retraité, ancien secrétaire général-adjoint de la Fédération CGT Finances, ancien trésorier d'ATTAC
 
Les positions de la Fédé CGT Finances étant accessibles par un lien indiqué plus bas, voici la position d'ATTAC (tribune commune de Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey, Dominique Plihon, membres du conseil scientifique d'ATTAC)
 
"Pour un pôle financier public"
 
 
 
COLLECTIF SDF ALSACE (soutiendra les inititatives)
 
La parole des SDF et des mal-logés
 
 
 
 
Laurent MAUDUIT, journaliste MEDIAPART
 
"Je fais mon possible pour venir le 13 décembre. En tout état de cause, je suis partant pour que l'on fasse un espace de débat dédie sur Mediapart sur le sujet..."  
 
La notice biographique de Laurent Mauduit sur le site Médiapart : http://www.mediapart.fr/biographie/27
 
 
Isabelle LEROUX-MEUNIER, CGT BANQUE DE FRANCE RENNES
 
"Je suis bien évidemment intéressée par la création de ce nouveau collectif, mais n'étant pas sur Paris...Merci de continuer à me tenir au courant"
 
Journal CGT Banque de France - Octobre 2009 - " PME - Quel financement pour l'emploi et le développement économique"
Au colloque organisé le 4 juin dernier par la CGT à son siège confédéral de Montreuil, syndicalistes du secteur financier et de l’industrie, chefs d’entreprises, responsables politiques ont confronté leurs points de vue avec ceux des principaux dirigeants des institutions fi nancières publiques. Une rencontre qui a fait événement, et qui, d’ores et déjà, fait date.

A partir de la page 10 : D'autres solutions sont possibles ! - CGT BANQUE DE FRANCE

  • www.cgtbanquedefrance.org/index.php?option=com...task...
     
Edouard ORBAN - SUD PTT  MARSEILLE
 
"Excellente initiative. Marseillais je ne pourrai être présent à votre invitation, mais nous la suivrons de près et vous accompagnerons  dans les mobilisations qu'elle exigera"
 
BULLETIN SUD PTT - OCTOBRE 2011 : Dexia, la CDC et La Banque Postale Retour au service public ?
 
Pour Sud, la création d’un pôle financier public doit, urgemment,être mise à l’ordre du jour.
 
 
 
Ferroudja BESSIN-BOUDJEMAI - directrice de mission - SCET-Pôle Développement Projets
 
"Je serai tout a fait heureuse de partager avec vous , les grandes interrogations qui se dessinent pour l'avenir du groupe CDC , et pour être en ordre de marche face aux décisions qui vont être prises dans les prochains mois. Dans l'espoir que l'expérience de la privatisation de Dexia dans les annees 90 a servi de leçon."
 
Pour en savoir plus sur la SCET : filiale de la SNI du groupe Caisse des Dépôts, activité de conseil auprès des Collectivités Territoriales et de leurs SEM, en métropole et en outre-mer, dans les métiers de l’aménagement, de la gestion des services et de l’immobilier.
 
 
 
CFDT CREDIT FONCIER (Catherine Mellet-Gueguen)
 
"Ok pour nous pour participer à ce collectif et aux discussions. Dans la mesure du possible ( journée grève SNCF +++) nous viendrons le 13 12…."
 
Déclaration Catherine Mellet-Guegen à l'AFP 23 novembre 2011, annonce d'un plan social au Crédit Foncier (réduction de 12% des effectifs)
 
 
 
Jean-Louis CORVAISIER (Fédération CGT Finances)
 
Le dossier complet du "pôle public financier" vu par la Fédération CGT Finances :
 
 
 
Catherine Lévy, sociologue CNRS (Résau d'Alerte sur les inégalités)
 
Fiche biographique sur wikipedia :
 
Fiche de présentation du Réseau d'Alerte sur les Inégalités sur wikipédia :
 
 
Francine BAVAY - Elue Conseil régional Ile de France -  Europe Ecologie Les Verts
 
"Je ne pourrai pas être là car c'est pendant notre débat budgétaire mais tu peux d'ores et déjà considéré que je suis des votres"
 
Fiche biographique wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Francine_Bavay
 

Eva Joly répond aux questions d’Attac sur la crise et les questions financières :

" Enfin pour contourner les marchés financiers et réduire ainsi leur pouvoir actuel je suis favorable à la création d’un grand Livret Vert en complément du Livret A, géré par un pole financier public dont la mission serait de financer à bas taux les investissements verts des ménages (isolation des bâtiments…) et des entreprises"

http://limousin.eelv.fr/2011/11/04/eva-joly-repond-aux-questions-d%E2%80%99attac-sur-la-crise-et-les-questions-financieres/

 Jean-Marie ROUX (Fédération CGT Finances)

Indisponible le 13 décembre
 
"L'initiative proposée est très intéressante et pertinente dans la période actuelle"
  
Interview Jean-Marie Roux : « Il faut constituer un pôle financier public » - Rouge 13/11/2008 
 
 
 
Nous vous tiendrons régulièrement informés des nouveaux inscrits intéressés par la constitution d'un Collectif "Pour un pôle public financier au service des Droits !"
 
Naturellement pas besoin d'avoir une fiche wikipédia, d'avoir rédigé un article ou répondu à un interview pour en faire partie ...
 
Amicalement
 
Loïc
  
De la part de : Jean-Baptiste Eyraud (DAL) - Jean-Philippe Gasparotto (CGT CDC) -  Nicolas Galépidès (SUD PTT)), Patrick Mony (Responsable associatif), Loïc Daguzan (Ancien secrétaire du Collectif « Pas touche au Livret A ! »)

 

 Invitation pour la constitution d'un

« Collectif pour un pôle public financier 
au service des Droits ! »
13 DECEMBRE - 18 h 00

Au nouveau siège du DAL

29 avenue Ledru-Rollin (Métro : Ledru-Rollin ou Gare de Lyon)
Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Bonjour, vous recevez cette invitation soit parce que vous avez été à une époque sur la liste de diffusion du Collectif « Pas touche au Livret A ! »(voir pour rappel – au bas de ce mail – composition du Collectif « Pas touche … ») soit parce que, pour une raison ou pour une autre, vous êtes sur nos listes de diffusion.

Suite à une discussion informelle , nous avons convenu entre nous de lancer le principe de la constitution d’un nouveau collectif.

Un collectif  qui pourrait s'intituler (à discuter avec vous) : "Collectif pour un pôle public financier au service des Droits !".

Nous vous proposons de débattre ensemble de l'intérêt de mettre en place ce nouveau collectif qui nous paraît nécessaire dans le contexte actuel :

- une crise financière (mais aussi économique, sociale, écologique) sans précédent qui appelle à la mobilisation de l'ensemble des outils économiques et financiers publics et semi-publics spécialisés (ou qui pourraient le redevenir par une évolution ou une modification de leur statut : la Poste, Caisses d'épargne et Crédit Foncier notamment)

- la nécessité impérative de rendre effectifs un certain nombre de Droits et de financer la satisfaction d'un certain nombre de besoins sociaux, notamment sans prétendre à l'exhaustivité :

  • Le droit au logement :  faire du droit au logement un droit réel (construction massive de logements sociaux, éradication de  l'habitat indigne, plans nationaux de lutte contre le saturnisme et de désamiantage,  programme national d'entretien, de rénovation et de construction de foyers logements pour les jeunes travailleurs, les travailleurs immigrés, les personnes en insertion et les familles en grande précarité ....). De tels objectifs ne peuvent être atteints que par une réappropriation publique des fonds collectés à travers l'épargne populaire (35% des fonds du livret A et du LDD sont aujourd'hui abandonnés au libre usage des banques)
  • Le droit au développement territorial : Le pôle public financier pourrait jouer un rôle de premier ordre au bénéfice  des quartiers défavorisés, du monde rural et de l’outre-mer, espace le plus déshérité du territoire national (projet à discuter de mie en place de fonds publics régionaux en lien avec les conseils régionaux). Il pourrait également apporter une contribution majeure au financement des collectivités territoriales (qui assument 75% de l’investissement public) et travailler  en complémentarité avec la future Agence de financement des investissements locaux (créée par les élus locaux en réaction, notamment, au scandale des emprunts « toxiques »)
  • Le droit au financement des PME et des acteurs de  l’économie sociale et solidaire (ESS): Compte tenu des difficultés rencontrées pour se financer auprès du secteur bancaire traditionnel, les  PME et les acteurs de l’ESS pourraient être fortement soutenus par le pôle public financier dans le cadre d’un réel renforcement de la cohésion sociale et territoriale.
  • Le droit à l’inclusion financière : l’inclusion financière dépend de la qualité de l’accès des particuliers aux services bancaires depuis le compte jusqu’au crédit en passant par les moyens de paiement modernes. Le droit au compte, les frais bancaires, le microcrédit ou le surendettement sont ainsi au cœur de cette problématique et donc de l’inclusion sociale de l’ensemble des citoyens. Le pôle public financier pourrait jouer un rôle renforcé afin d'offrir une effectivité plus grande au droit à l'inclusion financière
  • Le droit au développement durable par le financement de la conversion écologique de l’économie : Le financement et les actions menées dans le cadre de l’ensemble des droits précités pourraient s’inscrire, de manière progressive et résolue, dans une logique de développement durable. Les plafonds du Livret A (15 300€) et du Livret de développement durable (6 000€) pourraient être réévalués pour faire face aux besoins nouveaux de financement dans le cadre de la conversion écologique de l'économie

La création d’un pôle financier public constituerait une réponse immédiate à l’urgence sociale créée par la crise.

Cependant, elle n’épuiserait pas la question de la prise en compte de l’intérêt général dans la définition de la stratégie générale des banques. Il conviendrait donc de prolonger la réflexion en ce sens.

Il convient de souligner que diverses forces politiques comptent mobiliser plus fortement les institutions économiques et financières publiques et semi-publiques :

  • - EELV, le Parti de Gauche et le PCF sont favorables au principe de mise sur pied d'un pôle public financier (même si les approches ne sont pas strictement identiques). En outre, EELV est favorable également à un pôle public bancaire autour de la Poste
  • - le PS s'est déclaré favorable à la mise en oeuvre d'une banque publique d'investissement tournée vers le financement des PME

La campagne présidentielle qui s'ouvre constitue un moment approprié du débat public pour faire avancer le principe d'un pôle public financier, discuter de ses missions et des moyens à mettre en oeuvre.

Seraient a priori visés (à discuter ensemble) par la constitution de ce pôle public financier :

  • - la Caisse des dépôts
  • - le Fonds stratégique d’investissement (21ème fonds souverain mondial, filiale de la Caisse des dépôts)
  • - la Poste
  • - la Banque de France (et les instituts rattachés en outre -mer : IEDOM et IEOM)
  • - les Caisses d'épargne
  • - le Crédit Foncier
  • - la Caisse nationale de Prévoyance
  • - l'Agence Française de développement
  • - OSEO
  • - UBIFRANCE
  • ....

Si vous êtes intéressés par la réunion à laquelle nous vous invitons très amicalement,

merci de faire part de votre intérêt pour cette démarche à l’adresse mail suivante :

Très cordialement

 Jean-Baptiste, Jean-Philippe, Nicolas, Patrick et Loïc

Pour rappel, composition du Collectif « Pas touche au Livret A ! » : Intersyndicale du secteur semi-public économique et financier : CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS (CFDT, CGT, FO) - CAISSES D'EPARGNE (CFDT, CGT, SUD, FO) - LA POSTE (FEDERATION SUD PTT) - IXIS (CGT) - CAISSE NATIONALE DE PREVOYANCE (CGT) - BANQUE PALATINE (CGT) - CREDIT FONCIER (CFDT, CFE/CGC, CGT, FO, SUD) - BANQUE DE FRANCE (CFDT, CGT, FO, SIC, SNABF SOLIDAIRES) - IEDOM ET IEOM (CGT) - AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (CFDT, CGT) - OSEO (CGT) - UBIFRANCE (CGT) - NATEXIS BANQUES POPULAIRES (CGT) et AC !! - AC le feu - AITEC.IPAM - ANECR - APEIS - Association Française des Victimes du Saturnisme (AFVS) - ATTAC - AutreMonde - CGT Crédit Lyonnais Ile de France - Collectifs Anti Libéraux - Collectif LBO - Collectif SDF Alsace - Confédération Paysanne - Coordination Anti Démolition des Quartiers Populaires - Comité des Sans Logis (CDSL) - Confédération Nationale du Logement (CNL) - Droit au Logement (DAL) - Droits Devant !! - Fédération CGT Finances - Fédération Nationale des Collectifs de Défense des Services Publics - Euromarches - Fondation Copernic - FSU - Indecosa/CGT - Jeudi Noir - Ligue des Droits de l'Homme (LDH) - Ministère de la Crise du Logement - Mouvement National des Chômeurs et Précaires - Réseau Alerte Inégalités - Résistance Sociale - SNP-FO

07.12.2011

Réunion en vue de la constitution d'un "Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits !"

Réunion 13 décembre 18 h 00 - nouveau local du DAL
29 avenue Ledru-Rollin - Métro : Ledru-Rollin ou gare de Lyon

UN CONTEXTE GENERAL DE CAPTATION DE L'EPARGNE POPULAIRE PAR LES BANQUES  

Le  débat, déjà très engagé, sur le rôle de l’épargne réglementée et  de la destination des fonds collectés, oppose différents acteurs : gouvernement, Banque de France, Caisse des dépôts et consignations, patronat bancaire, mouvement HLM mais aussi des associations et syndicats tels que le DAL, la CGT CDC ou bien encore SUD PTT …

 Alors que les banques disposent déjà de 35% des fonds collectés sur les livrets d’épargne réglementée (au lieu des 30% promis par Christine Lagarde au moment du vote de la LME en 2008), elles militent désormais activement, auprès de gouvernement, pour mettre la main sur environ 50% des fonds collectés (chiffre évoqué pour être aussitôt dénoncé par Gilles CARREZ, Rapporteur général du budget UMP de la Commission des Finances, durant l’audition en janvier 2011 à l’Assemblée nationale, de François Pérol, Président de la Banque Populaire et de la Caisse d’épargne et, au moment de l’audition Président de la Fédération bancaire française qui  défend les intérêts de  450 entreprises bancaires adhérentes de toutes origines - commerciales, coopératives ou mutualistes – françaises ou étrangères)

Pour connaître dans le détail la position des banques, voir l’audition de François Pérol – Commission des Finances de l’Assemblée nationale – Janvier 2011 :


Pour quelle raison les banques veulent-elles capter une part toujours plus grande de l’épargne populaire ?
L’enjeu financier est considérable (Montants des encours – avril 2011) :
·       Livret A : 203 milliards d’euros
·       LDD : 69 milliards d’euros·      
Total : 272 milliards d’euros

Officiellement, les banques invoquent la crise financière qui a conduit les autorités de régulation, avec les accords de Bâle III, à imposer des exigences nouvelles, codifiées, au secteur bancaire, s’agissant notamment de l’augmentation des fonds propres au regard des activités à risques. Or, il n’y a pas trente-six façons de procéder. La première consiste à augmenter le capital des banques ou à les fusionner pour leur assurer une solidité suffisante, ce qui suppose de diminuer, pendant cette période, la rémunération des actionnaires. La seconde réside dans l’utilisation de ressources telles que les fonds d’épargne, qui sont une spécificité française.
Les banques militent activement pour la seconde solution.
Le Crédit Agricole est l’établissement de la place le plus engagé dans cette bataille :

La résistance face aux banques est principalement organisée par associations et syndicats tels que le DAL, la CGT Caisse des dépôts et SUD PTT.

On lira ci-dessous leur communiqué commun annonçant la saisine des juridictions française et européenne suite au décret du 16 mars 2011 qui autorise les banques à faire main basse sur 13 milliards d’euros issus de l’épargne réglementée et cela sans aucune contrepartie pour la collectivité nationale (après avoir bénéficié de 40 milliards d’euros détournés de la CDC et donc soustraits au financement des missions d’intérêt général) :

Selon un communiqué de la CGT CDC du 28 juillet 2011 : « L’entrée en vigueur du décret du 16 mars 2011 en fixant à 35 % (plutôt que 30 %) la part conservée par les banques, a donc pour effet immédiat (au 30 juin 2011) d’augmenter de 13,5 milliards d’euros les liquidités disponibles pour les banques et donc de diminuer d’autant les capacités de prêts de la CDC au logement social (et autres missions d’intérêt général).
A titre d’illustration, ceci équivaut environ au volume total de prêts accordés en 2010 sur fonds d’épargne par la CDC.
Pire : si l’on revenait à la règle qui prévalait avant le 1er janvier 2009 : soit une centralisation intégrale du livret A et une centralisation à 6,5 % des fonds du LDD à la Caisse des dépôts (rappelons d’ailleurs que si la Commission européenne demandait l’ouverture de la distribution du livret A à la concurrence, elle n’a en revanche jamais remis en cause la centralisation intégrale de la collecte à la CDC au service du logement social qu’elle considère comme un « SIEG : service d’intérêt économique général) : l’encours disponible pour le financement des missions d’intérêt général serait de 210 milliards… soit 32 milliards d’euros de plus que la somme aujourd’hui centralisée à la CDC !!! »

L’Union sociale pour l’Habitat (mouvement HLM) et le financement du logement social à travers le Livret A

L’essentiel du mouvement HLM est regroupé au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH) présidée par Thierry Repentin, sénateur PS de Savoie. L'USH est une confédération composée de cinq fédérations. Elle dispose aussi de filiales, clubs et structures associées. Organisation professionnelle, elle représente quelque 800 organismes Hlm qui détiennent et gèrent 4,2 millions de logements en France.

L'USH remplit 3 missions :

·       La représentation nationale du secteur professionnel et des organismes auprès des pouvoirs publics, des grandes institutions et de l'opinion publique ;

·       L'étude des problèmes de l'habitat e0t l'élaboration de propositions pour une politique de l'habitat et de la ville ;

·       L'information, le conseil et l'assistance aux organismes, destinés à faciliter, à rationaliser et à développer leurs activités professionnelles.

http://www.union-habitat.org/

Préoccupations du mouvement HLM quant au Livret A

Dans une conférence de presse, de juin 2010, le Président de l’USH évoquait ses préoccupations au sujet du Livret A dans les termes suivants :

« A court terme, la collecte est abondante, du fait notamment de la crise financière qui détourne les épargnants de produits plus risqués, et de la concurrence entre banques pour conquérir la clientèle du Livret A. Mais le Mouvement Hlm a besoin d’un équilibre à long terme du financement du logement social, donc que la collecte reste abondante, centralisée en proportion suffisante et affectée par la Caisse des dépôts au logement social. Par conséquent, les banques, qui n’ont pourtant pas de missions de service public, doivent défendre cette épargne, y compris pour les gros épargnants, alors qu’elles peuvent être tentées, après avoir attiré cette épargne, de l’orienter vers d’autres produits plus rémunérateurs pour elles. Or, ce sont les « gros livrets » qui assurent l’abondance et la stabilité de la ressource pour le logement social.

Par ailleurs, le taux de centralisation n’étant pas fixé définitivement, l’assurance de cette centralisation n’est pas garantie : le taux de centralisation ne relevant pas de la loi, il y a un risque de pression permanente sur le Gouvernement pour en laisser une part plus importante à la disposition des banques.

Enfin, la CDC peut être sollicitée pour financer d’autres investissements : c’est aujourd’hui le cas pour l’hôpital, les bâtiments universitaires, des projets de transports… Pour le moment, les ressources le permettent, mais en cas de baisse de la ressource centralisée, la priorité au logement social doit être assurée. 

Il y a peu au congrès de l’USH (27 au 29 septembre 2011 à Bordeaux), le Président de l’USH a exprimé ses préoccupations dans les termes suivants (source LOCALTIS):

Un "risque persistant" sur le livret A

Thierry Repentin a également évoqué d'autres motifs d'inquiétude. Face aux rumeurs d'un assouplissement des règles de centralisation du livret A - afin de renforcer les fonds propres des banques -, il a en effet affirmé qu'"une autre cause d'incertitude économique est le risque persistant sur le Livret A". Selon lui, "l'opacité demeure totale sur l'utilisation des fonds non centralisés", dans la mesure où les banques ne respecteraient pas l'obligation légale de remettre un rapport annuel sur l'emploi de la part de la collecte qu'elles conservent et qui ne peut être consacrée qu'au financement des PME et des travaux d'économie d'énergie. Le mouvement HLM plaide donc pour un relèvement du plafond du livret A - fixé depuis 2008 à 15.300 euros - et pour "une centralisation complète du surplus d'épargne déposé".

Dans un domaine très voisin, le président de l'USH a également demandé la reprise de la distribution de l'éco-prêt - interrompue au printemps dernier - "au plus vite et dans des conditions équivalentes".

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262487073&cid=1250262485371000

Toutes les positions de l’USH sur le Livret A sont accessibles à partir du lien ci-dessous

http://union-habitat.org/hlm%5Cdripweb.nsf/PWEB3?openform&vue=Niveau3W&var=DOSSIERSD'ACTUALIT%C3%89-LIVRETA

PLATEFORME DES MOUVEMENTS SOCIAUX POUR LE LOGEMENT


Premiers Signataires (au 25 novembre 2011) :  CSF, DAL, CNL, ACDL, Advocacy, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL 75 et national, CGT, CNAFAL, Copaf, Fondation Copernic, FSU, Jeudi Noir, Sud Logement Social, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, SAF, AC !...

Texte intégral :

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/PF_MS.pdf

 Extraits  de la plateforme suceptibles d’être reliés à la question du pôle public financier.

 Le logement social, comme de nombreux autres secteurs, est en cours de privatisation. En 2003, la loi Borloo permet au MEDEF, et à des groupes financiers comme la Caisse d’épargne de prendre le contrôle des SA HLM (la moitié du parc). En 2009, la loi Boutin permet aux promoteurs de construire des logements sociaux, et leur ouvre la porte pour s’installer chez les bailleurs sociaux. Elle privatise l’autre moitié des bailleurs sociaux, les office HLM, et les oblige à changer de statut.

 Le livret A, via la collecte par la Poste et les Caisse d’Épargne, est centralisée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Il finance depuis 60 ans sous forme de prêts bonifiés, la construction de logements sociaux. En 2008, sa distribution est « banalisée » c’est à dire généralisée à toutes les banques. Aujourd'hui, les banques ont obtenu de garder à leur profit 35% de l’épargne populaire, voire 40. Plus de 37 milliards d’euros issus des livrets A sont désormais dans les caisses des banques, sans contrepartie, ou plutôt dans les circuits financiers spéculatifs et dans les poches des traders, des banquiers et des actionnaires.

 Revendications :

 1. Création nette de 150 000 logements sociaux par an (PLUS, PLAI) et instauration d’un suivi de la production par année de financement, afin de mettre en place une véritable transparence sur les logements sociaux. (traçabilité de la production et du financement des logements sociaux)

 2.Le maintien intégral de la ressource du livret A, restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations de l’épargne détournée à des fins spéculatives par les banques, afin de financer la réalisation des logements sociaux, et d’un programme massif de mise aux normes énergétiques des logements sociaux.

3. Droit à un logement décent : des mesures pour éradiquer le logement indigne et énergivore sans surcoût pour le locataire, prévoyant le relogement des occupants, quelque soit leur statut locatif.

LA SITUATION DRAMATIQUE DU LOGEMENT DANS LES OUTRE-MER

 Etude - IEDOM ET IEOM : L'habitat dans les outre-mer français : progrès, enjeux, disparités

 http://www.iedom.fr/IMG/pdf/noteie_habitat_022010.pdf

 Extraits

 INSALUBRITE

L’insalubrité touche de nombreux logements dans les DOM et les COM. Un rapport de 2006 estimait la proportion de logements insalubres à 26 % des résidences principales, contre 8 % en métropole en 2004

Cette insalubrité revêt des formes différentes : habitat illicite de fortune dans des zones sans infrastructures de base, souvent soumises aux risques naturels, habitat diffus ou poches d’habitats dégradés dans les centres villes. Selon le rapport du député martiniquais Serge Letchimy13, on compte 50 000 logements insalubres abritant plus de 150 000 personnes dans les quatre DOM. Ce rapport souligne le fait que les interventions au titre de la résorption de l’habitat insalubre (RHI) ont surtout concerné les grands quartiers d’habitat informel et insalubre ainsi que les bidonvilles, et très peu les centres urbains paupérisés.

TAUX DE PAUVRETE

Les taux de pauvreté sont sensiblement plus élevés dans les DOM (37,6 % des ménages à la Martinique, 45,8 % à la Guadeloupe, 49,7 % en Guyane et 52 % à La Réunion) qu’en métropole (13,2 %). En outre, le taux de pauvreté a augmenté et les inégalités de revenus se sont accentuées dans les DFA et à La Réunion entre 2001 et 2006, malgré un système fortement redistributif. Le taux de pauvreté a ainsi augmenté de plus de 4 points à la Guadeloupe et à la Martinique, de 1,5 point en Guyane et de 2 points à La Réunion

Les ménages les plus modestes ont vu leur niveau de vie stagner, voire décroître, même s’ils ont bénéficié des revalorisations des minima sociaux. Par ailleurs, si la population pauvre rassemble essentiellement des bénéficiaires de minima sociaux, elle comprend aussi un tiers de personnes ayant un emploi : la part des chômeurs, qui représentaient plus de la moitié des pauvres, a diminué au profit des personnes ayant un emploi sur la période considérée.

 LOGEMENTS SOCIAUX

Une demande non satisfaite de logements sociaux qui concerne 10 % de la population des DOM

En conséquence, la très grande majorité des ménages domiens est éligible à un logement social, leurs revenus étaient inférieurs ou égaux au plafond de ressources : en 2008, cela concerne 80 % des habitants des DOM et Mayotte, contre 69 % de la population métropolitaine en 2006.

Comme en métropole, l’offre de logements sociaux reste inférieure à la demande dans les DOM, mais l’ampleur de cette insuffisance est bien plus grande. En France métropolitaine, on dénombrait en 2006 1,2 million de demandes de logements sociaux, dont 550 000 issues de ménages déjà locataires HLM.

Dans les DOM en 2008, ce sont près de 166 000 personnes qui sont en attente de logement, soit près de 10 % de la population totale.

La demande annuelle de logements sociaux non satisfaite serait de l’ordre de 56 250 ménages, répartis de la façon suivante :

12 250 à la Guadeloupe, soit 8 % des ménages guadeloupéens ;

8 000 à la Martinique, soit 9 % des ménages martiniquais ;

13 000 en Guyane, soit 14 % des ménages guyanais ;

23 000 à La Réunion, soit 9 % des ménages réunionnais.

LA LUTTE CONTRE LE SATURNISME

Les données ci-dessous sont extraites du site de l'AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)

http://www.afvs.net/

Où y-a-t’il du plomb ?

Dans les peintures et les poussières des habitats anciens et dégradés (construits avant 1948)

http://www.afvs.net/spip.php?article13

Quelques chiffres

En 1999, une enquête de l’Inserm estimait à 85 000 le nombre d’enfants touchés par le saturnisme. Et la Drass d’Ile-de-France estimait à 70 000 le nombre d’enfants susceptibles d’être intoxiqués dans la région.

http://www.afvs.net/spip.php?article18

Qui est touché ?

Les enfants, les femmes enceintes, le nouveau-né pendant l'allaitement

http://www.afvs.net/spip.php?article14

Revendications de l'AFVS

Nous demandons l’expression d’une véritable volonté politique d’éradication du saturnisme et la mise en place d’un plan d’urgence doté de moyens financiers importants. Ce plan doit comporter deux volets, un volet médical et un volet logement, afin de couvrir l’ensemble de la problématique.

Nous demandons également la mise en place d’un système d’indemnisation des victimes à la hauteur des préjudices subis.

http://www.afvs.net/spip.php?article409

 

03.01.2011

Livret A : une nouvelle étape vers la privatisation de l’épargne populaire

Communiqué du collectif « Pas touche au Livret A ! »

Après la « généralisation » de la distribution du livret A à toutes les banques commerciales opérée en 2008, une nouvelle étape vers la privatisation de l’épargne populaire est désormais ouverte.

Alors que les patrons des grandes banques (BNP, Crédit Agricole, Société générale, BPCE…) font pression pour détourner dans leurs caisses, sans contrepartie ni contrôle, une partie croissante des 260 milliards de ressources d’épargne populaire (Livret A et LDD) , le gouvernement vient de leur donner raison en édictant un projet de décret en forme de jack pot pour lle milieu bancaire. En effet, ce décret ne les les oblige plus à centraliser à la Caisse des dépôts un encours global au moins égal à 125 % du montant global de prêts accordés par la CDC pour la construction et la réhabilitation de logements sociaux, tel que stipulé par la loi de Modernisation de l’Economie de 2008 (LME).

Pourtant, toutes les évaluations réalisées, tant par la Cour des Comptes que par l’Union sociale pour l’habitat, ou par la Caisse des dépôts font état de la nécessité absolue de centraliser à la CDC plus de 70 % de cette épargne, au risque de mettre en cause à court terme le financement et donc la réalisation de programmes de constructions. Ceci est d’autant plus scandaleux que la Ministre de l’économie, mme LAGARDE s’était engagée à plusieurs reprises devant les parlementaires à fixer un taux de centralisation à la CDC de 70 % lors du débat sur la loi LMEen 2008.

Dans ce contexte, le collectif « Pas touche au livret A » qui rassemble depuis 2007 ,à la fois des syndicats de salariés des établissements collecteurs, centralisateurs ou utilisateurs de l’épargne populaire, des associations de locataires et de mal logés, des organisations citoyennes de défense des services publics .. revendique le strict respect des garanties prévues par la loi LME et donc la mise en œuvre d’un double plancher de centralisation égal : à 70 % du total de la collecte livret A + LDD et à 100 % de l’encours d’épargne sur livret A.**

Fort de cette revendication et de notre représentativité, nous demandons, ce jour, à être reçu en délégation par les commissions des finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat dans le cadre des auditions qu’elles ont prévues sur ce sujet, les 11 et 12 janvier 2011."

Intersyndicale du secteur semi-public économique et financier : CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS (CFDT, CGT, FO- SNUP.CDC.FSU) - CAISSES D’EPARGNE (CFDT, CGT, SUD, FO) - LA POSTE (FEDERATION SUD PTT) - CAISSE NATIONALE DE PREVOYANCE (CGT) - BANQUE PALATINE (CGT) - CREDIT FONCIER (CFDT, CFE/CGC, CGT, FO, SUD) - BANQUE DE FRANCE (CFDT, CGT, FO, SIC, SNABF SOLIDAIRES) - IEDOM ET IEOM (CGT) - AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (CFDT, CGT) - OSEO (CGT) - UBIFRANCE (CGT) - AC !! - AC le feu - AFOC - AITEC.IPAM - ANECR - APEIS - Association Française des Victimes du Saturnisme (AFVS) - ATTAC - AutreMonde - CGTCrédit Lyonnais Ile de France - Collectifs Anti Libéraux - Collectif LBO - Collectif SDF Alsace - Comité Actions Logement - Confédération Paysanne - Coordination Anti Démolition des Quartiers Populaires - Comité des Sans Logis (CDSL) - Confédération Nationale du Logement (CNL) - Droit au Logement (DAL) - Droits Devant !! - Fédération CGT Finances - Fédération Nationale des Collectifs de Défense des Services Publics - Euromarches - Fondation Copernic - FSU - Indecosa/CGT - Jeudi Noir - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ministère de la Crise du Logement - Mouvement National des Chômeurs et Précaires - Réseau Alerte Inégalités - Résistance Sociale - SNP-FO - SNUP-CDC - UNEF - Union Syndicale Solidaires

06:31 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livret a, logement, logement social, épargne populaire, hlm | | |  Facebook

12.04.2009

Transfert de Livret A: plainte du Crédit Agricole contre la Caisse d'Epargne

AFP - Le Crédit Agricole a annoncé dimanche avoir déposé des plaintes contre la Caisse d'Epargne pour des "entraves aux transferts des livrets A" depuis la fin du monopole de leur distribution le 1er janvier dernier.

Selon un communiqué de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), "la Caisse d'épargne, la Banque postale et le Crédit mutuel, qui ont perdu le 1er janvier 2009 leur privilège de distribution du Livret A, ne respectent pas leurs obligations légales et réglementaires et déploient un véritable arsenal défensif pour freiner ou empêcher les transferts vers d'autres établissements".

"Alors que ces transferts devraient se dérouler dans des délais strictement limités et selon des procédures réglementées, de nombreux clients ayant choisi de demander le transfert à leur banque éprouvent des difficultés à voir leur ordre exécuté dans de bonnes conditions", affirme le Crédit Agricole.

Selon ce communiqué, "les demandes des clients sont rejetées dans des proportions très importantes, qui peuvent atteindre plus de 20% des dossiers présentés à la Caisse d'épargne."

"Nous sommes face à des opérations globales d'intimidation de la clientèle", a déclaré Joseph d'Auzay, directeur général de la FNCA, au Journal du Dimanche, qui a révélé l'existence de ces plaintes.

"Après avoir vainement tenté d'obtenir le respect des dispositions réglementaires, le Crédit agricole a donc décidé d'agir pour que cessent ces pratiques" et "des plaintes contre la Caisse d'épargne ont été déposées auprès des tribunaux de commerce" par le Crédit agricole du Languedoc, le Crédit agricole d'Ile-de-France et la Fédération nationale du Crédit agricole.

Les caisses régionales de Crédit Agricole ont également officiellement saisi les directeurs des succursales de la Banque de France tandis que la FNCA a "attiré l'attention" des services de la répression des fraudes sur ces "pratiques d'entrave à la libre concurrence", indique le communiqué.

Fin février, l'Association française des usagers de banque (Afub) avait déjà accusé les distributeurs "historiques" du Livret A d'opposer des "résistances" aux demandes de transfert. Elle avait aussi dénoncé les "pratiques de flibustiers" de certains nouveaux distributeurs, notamment des "ouvertures forcées".

Depuis le 1er janvier, le Livret A peut être distribué par tous les établissements bancaires.

La FNCA cite notamment des "exigences illégales" des opérateurs historiques, des "déplacements imposés" dans les agences des Caisses d'Epargne "contraires à la réglementation" ou encore des "délais légaux non respectés" (15 jours au maximum).

Le communiqué fait également état de "tentatives pour forcer la main des clients" ainsi que de "facturations indues" alors que la réglementation prévoit la gratuité des transferts de Livret A.

Le groupe Caisse d'Epargne n'était pas joignable dimanche à la mi-journée pour réagir à ces affirmations.

16:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caisse d'épargne, crédit agricole, livret a | | |  Facebook

03.03.2009

L'accès aux soins toujours plus en danger

Collectif Les Malades Solidaires - Triste et tragique réalité mais les faits sont là. Plus de 40% de français ont renoncés ou repoussés à des soins en 2008. Après avoir rencontré des milliers de personnes ces derniers mois, les témoignages sont édifiants et en cette fin d'année, nous parlerons très sérieusement de crise sanitaire.

La santé sujet tabou ?
Un peu de nouvelles de nos actions.                         

http://www.lesmaladessolidaires.com/blog,a-l-assemblee-nationale-ce-2-mars,114378.html

21.01.2009

France / Eco : réflexions sur le "Livret A"

Fitch Ratings a publié une étude consacrée à la réforme du populaire "Livret A", entrée en vigueur ce mois-ci, qui affectera essentiellement le Groupe Caisse d'Epargne, le Crédit Mutuel et La Banque Postale, la distribution de ce produit étant désormais ouverte à leurs concurrentes exerçant en France.

"En abandonnant l'exclusivité qu'elles détenaient sur la distribution des Livrets, le GCE, le CM et LBP perdent une clientèle captive", souligne Janine Dow, Directeur Senior à la division Institutions financières de Fitch. "Alors que ces banques ne conservaient pas les fonds collectés via le Livret mais les reversaient à la Caisse des dépôts et consignations, institution financière publique notée 'AAA (Xetra: 722800 - actualité) ', le Livret A donnait accès à un vaste gisement de clients qui étaient autant de cibles potentielles pour la vente d'autres produits. Seul le CM semble avoir enregistré quelque succès dans ce domaine, alors que plus de 50% des particuliers clients du GCE et de LBP ne détiennent pas d'autre produit bancaire que le Livret A".

"Le point positif est que les banques distribuant le Livret pourront conserver une partie des fonds collectés via ce dispositif (environ 28%, soit 62 MdsE à fin septembre 2008), ce pourcentage devant être révisé en 2011. Ceci constitue un avantage appréciable pour toutes les banques françaises et représente, pour les principales banques commerciales du pays qui en étaient auparavant privées, la possibilité d'accéder à une source supplémentaire de dépôts stables, notamment en ces temps de pénurie de liquidités", précise Janine Dow.

Fitch estime que la réforme sera particulièrement pénalisante pour le GCE dont les efforts engagés de longue date pour faire des détenteurs de Livret A des clients plus rentables n'ont pas vraiment porté leurs fruits. Fitch pense également que cette réforme va accentuer le rôle de LBP en tant que banque accessible à tous dans la mesure où de nombreux détenteurs du Livret A disposent de faibles revenus et présentent peu d'intérêt pour les autres banques commerciales

à télécharger la synthèse de Fitch qui donne accès au rapport lui même (lien en page 2 la pièce jointe)

16.01.2009

Le taux du Livret A divise l'Elysée et Matignon

EPARGNE Nicolas Sarkozy limite la baisse du taux à 2,5 % alors que François Fillon voulait 2 %

LE MONDE - c'est le demi point de la discorde. François Fillon voulait 2 %. Nicolas Sarkozy a imposé que le taux de rémunération du livret A, fixé au niveau record de 4 % depuis le mois d'août 2008, soit abaissé "seulement" à 2,5 % à compter du 1er février. Pour ne pas désespérer les Français en divisant par deux la rémunération de leur produit d'épargne préféré.

Deux stratégies s'opposent à la tête de l'Etat : celle du premier ministre, qui est dans la rationalité économique et trouve logique que la rémunération de l'épargne populaire baisse quand l'inflation recule. Celle du président de la République, qui s'inquiète de l'effet psychologique d'une telle décision et ne veut pas mécontenter les Français, alors que des menaces existent sur le pouvoir d'achat et que le chômage s'envole. "Nous avons une approche prudente du dossier", affirme-t-on à l'Elysée. Le gouvernement essaie de rattraper l'effet désastreux du couac, alors que François Fillon devait présenter ses voeux à la presse jeudi midi tandis qu'un remaniement ministériel était imminent. "Qu'il y ait un débat au sein du gouvernement, cela devrait vous réjouir. Vous n'arrêtez pas de dire qu'il n'y a qu'une autorité, qu'il n'y a pas de débat, pas de discussion", a expliqué jeudi 15 janvier le porte-parole du gouvernement Luc Chatel sur RTL. "Le gouvernement va prendre en compte le fait de rémunérer justement l'épargne populaire, mais en même temps de permettre des conditions d'accès au logement social qui soient les meilleures", a poursuivi M. Chatel.

Pour laisser la fièvre retomber, il n'est pas exclu que l'annonce officielle de la décision, qui doit intervenir après une recommandation du gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, soit légèrement retardée. Le taux de rémunération du livret A, détenu par 46 millions de Français pour un montant colossal de 130 milliards d'euros, est censé être fixé par une formule automatique qui tient compte des taux d'intérêts sur les marchés financiers et de l'inflation. Cette règle a été définie en 2003 pour faciliter la tâche des responsables politiques, toujours en peine de décider des baisses de rémunération impopulaires.

Avec la récession et la chute du cours des matières première, la hausse des prix est redescendue à 1 % en décembre 2008, selon les chiffres de l'Insee mercredi. La banque de France fait alors son calcul, comme le prévoit la loi : le taux du Livret A doit être ramené à 2 %. C'est l'hypothèse sur laquelle les observateurs tablent alors.

En début de soirée, François Fillon la défend publiquement. "La règle s'appliquera sans coup de pouce", annonce le premier ministre sur Public Sénat. "Quand l'inflation est à 3 %, le livret A est à 4. Si l'inflation est à 1 %, le livret A doit baisser d'autant", assure le Premier ministre. Tentative de passage en force ou désaccord ? A l'Elysée, on confirme au Monde vers 21 heures qu'il y aura bien un coup de pouce et que c'est le taux de 2,5 % qui s'appliquera.

Jeudi matin, Matignon restait injoignable tandis que les conseillers de Nicolas Sarkozy faisaient mine de ne pas comprendre les déclarations publiques du locataire de Matignon. "C'est Fillon qui s'est trompé. Peut-être a-t-il fait un lapsus. Lui et le président ont décidé ensemble de fixer le taux à 2,5 % lors de leur tête à tête mercredi avant le conseil des ministres", assurait-t-on à l'Elysée. Cette décision avait suscité la réprobation de la Banque de France et de Bercy, qui ont essayé mercredi de renverser la décision.

Selon eux, l'arbitrage de l'Elysée va pénaliser ceux qui empruntent sur les ressources du Livret A, et dont le coût de financement dépend du taux de livret : les organismes HLM et une partie des PME. Ne pas baisser les taux serait incohérent, à l'heure où ces acteurs sont invités à soutenir la croissance et à un moment où la banque centrale européenne (BCE), qui se réunissait jeudi, continue de baisser ses taux. Quant à la rémunération réelle du livret A, elle sera avec la chute de l'inflation bien plus généreuse en 2009 que les 0,8 % de 2008. François Fillon comptait, jeudi matin, sur le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer pour lui sauver la face. Il espère que ce dernier jugera raisonnable, eu égard à la baisse brutale impliquée par le retournement de conjoncture, de se contenter dans un premier temps d'une baisse du taux à 2,5 %.

Sur le fond, la Banque de France estime qu'aucune circonstance exceptionnelle ne justifie de déroger à la règle. Matignon espère un feu vert exceptionnel. Il sera ensuite temps de changer une règle, jugée trop peu fréquente et donc brutale. Elle mécontente à la fois les politiques et les économistes.

Arnaud Leparmentier avec Anne Michel

06.01.2009

EN 2009 CE SERA PIRE

• Restos du cœur

Plus de 700 000 personnes ont été accueillies en 2008, 90 000 de plus qu’il y a cinq ans, et toujours plus de personnes âgées, de mères ­seules et de travailleurs pauvres

• Fédération des banques alimentaires

Elle a enregistré en octobre dernier une hausse des demandes de 8 %, soit 100 000 personnes supplémentaires.

Parmi elles, 15 % ont un emploi, 14 % sont des retraités et 18 %, des chômeurs indemnisés.

• Secours catholique

60 % des familles aidées sont monoparentales.

• Secours populaire

Reçoit maintenant des cadres, des commerçants et des agriculteurs

• Médecins du monde

Depuis la création de la Cmu on ne les voyaient plus, les franchises médicales et l'augmentation des loyers et des charges les font revenir : travailleurs pauvres, adultes handicapés, personnes en longue maladie, retraités, ...

• En 2008, près de 400 sans-abri sont morts dans la rue ;

• Dans le même temps, la crise du logement s’aggrave :

- le gouvernement à diminué le budget logement de 7%,

- le Livret A, réservé au financement du logement social, est lourdement ponctionné afin de secourir les banques – plutôt que les victimes des loyers chers –

• Et la répression arrive :

L'Association Droit au logement et les Enfants de Don quichotte sont condamnés. Le jugement de « délit d’encombrement de la voie publique » crée de facto une nouvelle sanction, applicable à n’importe quel sans-abri ;

L'Association Droit au logement qui organise une marche pacifiste pour obtenir (enfin) un rendez-vous à Matigon est expulsée par les forces de l'état : 5 blessés ;

12.11.2008

Pour en finir avec les crises financière

Les Amis du Monde Diplomatique

En partenariat avec JUSTICE et LIBERTES et ATTAC

V o u s i n v i t e n t à l a c o n f é r e n c e d e FREDERIC LORDON

Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris

Chercheur au CNRS et au CEPREMAP

Economiste -- Ecrivain

Thème :

Jusqu'à quand ?

Pour en finir avec les crises financière

Mardi, 18 novembre 2008 à 19h3

Patio de l'Université Marc Bloc

Amphithéâtre n°

22, rue René Descartes

Strasbourg

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

09.11.2008

Qu'est ce que l'argent ?

Vous vous demandez comment il est possible de trouver 2000 milliards d'euros pour soutenir le système bancaire et pourquoi ?
Alors regardez cette vidéo : http://vimeo.com/1711304
Vous regarderez votre banquier différemment la prochaine fois que vous rentrerez dans son agence.

Cette vidéo a fait l'objet de critiques :
http://www.rue89.com/mon-oeil/2008/10/13/largent-dette-video-star-du-net-a-une-sale-petite-odeur
http://aurelien.bompard.org/site/+L-Argent-Dette-de-Paul-Grignon+
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_crédit
http://fr.wikipedia.org/wiki/Réserves_obligatoires

Toujours à propos de la crise financière, les entretiens avec Frédéric Lordon :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1510

et
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1555

24.10.2008

Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes

Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes qui ont fait augmenter les intérêts de leurs dettes, ont reconnu les dirigeants de l'Union sociale pour l'habitat (USH), jeudi lors d'une conférence de presse.

"Je crois que cet impact est limité pour les HLM parce que nous avons appelé les gens à la prudence" a déclaré Jean-Pierre Caroff, président des Offices publics de l'habitat (OPH, ex-Offices publics HLM).

"Quand vous parliez du Livret A on disait que vous étiez ringards", a ironisé Maurice Carraz, directeur général des OPH.

La quasi-totalité des emprunts (environ 90%) des quelque 90 milliards d'euros d'encours des organismes HLM sont souscrits auprès de la Caisse des dépôts (CDC), ont souligné les dirigeants du mouvement HLM qui gère 4,5 millions de logements.

Pour les organismes concernés - une dizaine d'offices publics et une dizaine d'entreprises Sociales pour l'habitat (ESH, ex-sociétés anonymes d'HLM) - ces produits financiers, devenus "toxiques" car basés sur des taux variables ou des indices "exotiques", représentent environ 20% à 30% de leurs dettes, ont reconnu les responsables du mouvement HLM. Le montant total des sommes en jeu n'est pas connu.

La renégociation avec les banques, notamment Dexia et les Caisses d'Epargne, qui avaient proposé ces produits financiers complexes, ont débuté.

"On peut renégocier la dette en cours", a souligné M. Caroff.

Le président de l'USH, Michel Delebarre, a même cité le cas d'un procès gagné, en première instance, par un organisme de Toulouse contre une banque, dont le nom n'a pas été révélé, pour "mauvais conseil".

23.10.2008

Le rapport qui accable la direction de la Caisse d'Epargne

NOUVELOBS.COM | 22.10.2008 | 09:36

Exclusif Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne. La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque selon un rapport dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie.

Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE). La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque. Le rapport de l'inspection générale des Caisses d'Epargne, qui a été remis aux membres du Conseil de surveillance de la CNCE, et dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie, est totalement accablant. Non seulement pour le jeune trader, qui a totalement déraillé, mais aussi pour sa hiérarchie directe et le directeur financier de la banque qui l'ont laissé dans une solitude totale, et n'ont pas été capables de donner l'alerte assez tôt. Il y a eu "un nombre important de défaillances de contrôle interne", des "alertes ignorées " et "cette dérive dans la gestion n' (a pas été) perçue à temps " peut-on lire à la quatrième page de ce rapport de treize pages.

Des fonds propres pour gagner de l'argent

Voilà donc comment les choses se sont vraiment passées. Comme toutes les banques du monde, les Caisses d'épargne font ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elles utilisent leurs fonds propres pour gagner de l'argent sur les marchés.
Le 3 avril 2008, Nicolas Mérindol, le directeur général de la CNCE, à la demande de Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide l'arrêt de ces activités de trading sur compte propre.
Décision entérinée par le directoire de la banque le 23 juin 2008, et notifiée à la Banque de France le 8 août. Théoriquement, la petite équipe de huit personnes qui compose la salle de marché de l'Ecureuil (rien de comparable avec les salles de marchés des grandes banques) est donc censée gérer l'extinction progressive de ce compte jusqu'à la fin de l'année 2008.
Jusqu'à fin août, rien d'anormal.

Propre initiative

Tout dérape à partir du 15 septembre. L'un des trois traders, chargé des dérivés actions, enfreint l'interdiction de poursuivre des activités de trading. Il s'engage de sa propre initiative et pour des montants très importants dans une stratégie risquée qui expose fortement sa banque. Il commence à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours). Il parie sur une réduction de la volatilité et une hausse des marchés. Or, les marchés s'effondrent et deviennent hyper volatils. Les positions prises par le jeune trader à plusieurs reprises au cours du mois de septembre « l'exposent de manière croissante aux chocs extrêmes ».

Défaillance de toute la chaîne hiérarchique

Le 2 octobre, le comité des risques de marché de la CNCE constate une forte dégradation de la situation. Mais ne réagit pas. Toute la chaîne hiérarchique est défaillante. La direction des Caisses d'Epargne, occupée par les problèmes de Natixis, la banque de financement et d'investissement, détenue conjointement par les Caisses d'Epargne et les Banques populaires, ne surveille pas étroitement sa salle de marché. Elle aurait du mettre en place un système de contrôle transitoire. Elle ne le fait pas. Elle se repose entièrement sur la hiérarchie des traders. C'est un peu comme si les pilotes de l'avion allaient faire un petit tour, en comptant sur le personnel de cabine en cas de problème. Malheureusement, le responsable du compte propre, chef direct du trader qui a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre, n'est pas très présent en cette fin septembre. L'ambiance de la salle de marché est d'ailleurs assez morose puisque tous savent qu'à la fin de l'année, elle aura disparue. Abandonné à cette solitude, le jeune trader a-t-il eu un coup de déprime? Un coup de fatigue ? S'ennuie-t-il au point de jouer les apprentis sorciers ?

"Le risque est désormais limité à la prime investie"

Le 7 octobre, en raison des volumes inhabituels de trading. Une première alerte est envoyée auprès du responsable de la gestion financière. Convoqué le trader prétend "accompagner au mieux les positions de décembre à leur échéance". Deuxième alerte le 9 octobre.
A 12H17, le trader précise que "des positions à échéance novembre ont été coupées, qu'il n'y a plus de risque sur les positions optionnelles à la baisse et que le risque est désormais limité à la prime investie". Deux déclarations que le rapport déclarera à posteriori l'inspection qualifie de "mensongères" dans son rapport. A ce moment là, il serait encore possible de couper les positions et de limiter les dégâts. Mais l'engrenage infernal se poursuit. Le vendredi 10 octobre, à 13H30, le directeur financier est averti de la situation. Les pertes sont alors estimées à 100 millions d'euros. Et lui non plus ne bouge pas…Au lieu de demander au trader de quitter immédiatement son desk, ses supérieurs continuent à lui faire confiance ! Ils le laissent gérer tout seul son portefeuille toute la journée sans regarder la nature exacte de ses positions et des pertes qu'elles peuvent engendrer.

Le jeune trader se montre particulièrement abattu

Selon le rapport, le jeune trader se montre particulièrement abattu ce vendredi soir. Ses responsables lui suggèrent d'aller se reposer sans lui demander d'autres explications et sans chercher à analyser son portefeuille. Pire, ils ne mettent pas non plus à profit le week-end pour recenser les positions du trader et imaginer des scénarii de sortie de crise. Ce manque de réactivité paraît proprement hallucinant. Surtout en pleine crise financière, et après le choc Kerviel, qui a coûté 5 milliards d'euros à la Société Générale. En tout cas ces deux jours perdus vont augmenter l'addition de 150 millions d'euros supplémentaires aux Caisses d'épargne, selon les estimations des inspecteurs. En effet, le 13 octobre, les indicateurs de volatilité actions sont retombés. Pas pour longtemps. Ils recommencent à grimper les jours suivants. Pas de chance pour les Caisses d'Epargne.

Le jeune homme leur remet sa démission

Ce n'est que le 13 octobre à 11H55 que les supérieurs hiérarchiques du trader fautif comprennent la gravité de la situation. Le jeune homme leur remet sa démission. Il vient de calculer ses pertes : 120 millions d'euros. Branle-bas de combat dans les étages de direction. Les positions n'ont pas été coupées. Il faut d'urgence déboucler les opérations. L'écureuil pourrait le faire avec les équipes de sa banque d'investissement Natixis, mais il redoute que la moindre rumeur sur le marché ne pousse les opérateurs à fondre sur eux comme une proie. Il n'y a aucune pitié sur les marchés. La CNCE décide donc de prendre ses contreparties à l'extérieur de la maison. Le débouclage des opérations débute le 15 octobre et s'achève le 17 octobre. Comme l'avait annoncé le site du Nouvel Observateur dès lundi matin, les pertes finales se rapprochent de 700 millions d'euros. Elles atteignent 695 millions d'euros très exactement.
Toute la hiérarchie directe du trader a démissionné.

Lâché par l'Elysée

Lâché par l'Elysée, et les patrons de caisses régionales, Charles Milhaud, le président de la CNCE, a du lui aussi abandonner son fauteuil après 44 années passées dans les Caisses. En revanche, son directeur général, Nicolas Mérindol, a réussi à se maintenir à l'intérieur de la maison, et vise même la direction du Crédit foncier. Assez étonnant quand on sait à quel point il siégeait peu au comité de risque. Directement chargé des risques, Julien Carmona a immédiatement proposé sa démission, qui a été refusée. Il restera également dans la banque.
Il faudra encore attendre les conclusions des enquêteurs de la Commission bancaire pour avoir une vue complète de la chaîne des responsabilités. Par ailleurs, d'après nos informations, toutes les banques de financement et d'investissement françaises, ont perdu beaucoup l'argent dans leurs activités de trading depuis quinze jours en raison de la forte volatilité des marchés. Et c'est d'ailleurs la vraie raison qui aurait poussé Christine Lagarde, la ministre de l'économie, à débloquer 10,5 milliards d'euros en catastrophe pour les banques françaises.

Odile Benyahia-Kouider

14.10.2008

la fourmi râle : 360 Milliards d'euros !

http://afp.google.com/article/ALeqM5hr5SJuuijwudU8n7f4-yKVAD53WA

360 milliards...
Le trou de la sécu, rappelez moi, c'est de l'ordre de 15 milliards, non ?
Mais ça n'est pas pour sauver les banques, non, c'est pour les français qu'il fait ça le petit Nicolas.
D'ailleurs la bourse ne s'y est pas trompée qui clôture avec plus de 11% de hausse, un record !
De l'argent pour l'école, pour les services publics, la santé ? Vous n'y pensez pas, l'état est "au bord de la faillite", c'est Fillon qui disait ça, non ? Par contre pour le bouclier fiscal, 15 milliards, pas de problème. Le système financier est menacé, 360 milliards...
Mais on va chercher qui a réalisé ces dernières années des plus values fabuleuses et on va les faire particper à l'effort... Non ? Ah oui, mais il y aura des contreparties... "Ainsi, cette garantie ne se fera pas "sans contrepartie" et sera donc "payante à un prix normal du marché", a insisté le président. Ses bénéficiaires devront aussi respecter des "obligations" notamment en matière d'éthique, allusion aux "parachutes dorés" accordés aux dirigeants." Les banquiers sont morts de trouille !

Rassurez-vous, l'état s'en sortira... en continuant les réformes ! C'est à dire en demandant au plus grand nombre de se serrer encore plus la ceinture.
L'indécence de ce mec et de ses sbires n'a aucune limite !
C'est à gerber !
Bon j'aurai une bonne raison de plus d'aller manifester dimanche à Paris pour l'Ecole.
On pourrait bien lui trouver quelques milliards qui trainent, non ?
Voir l'appel qu'on peut aussi signer : http://www.uneecole-votreavenir.org/
Peut-être à dimanche ;-)
La fourmi Michel

11.10.2008

La crise financière, immorale jusqu’au bout !

Source / auteur : http://www.solidaires.org/

La crise financière, immorale jusqu’au bout !

Les images de petits traders, le regard rivé sur la descente vertigineuse des indices boursiers de la planète et de leurs collègues, petits banquiers chassés la corbeille sous le bras du siège de leur banque sont devenues le spectacle favori des médias ces jours ci. Il est aisé pour certains politiques et économistes de faire porter la crise du capitalisme sur des financiers véreux ou des patrons bénéficiaires de parachutes dorés. Que de tels personnages existent, c’est vrai. Qu’ils soient écoeurants, c’est vrai. Mais cela ne disculpent d’aucune manière les politiques qui les ont soutenus et même encouragés. Monsieur Sarkozy a beau jeu de dénoncer le scandale des subprimes. Il oublie que c’est lui qui voulait, il y a un an, développer le crédit hypothécaire (c’est la même chose) en France. Un bal des faux-culs dont nous risquons bien d’être les dindons de la farce !

 

Une perte de 3 milliards nationalisée !

Comment accepter qu’en une journée, le gouvernement Français toujours prompt à pointer les déficits publics trouve 3 milliards d’€ pour participer au renflouement de la banque DEXIA ? Rappelons que cette institution bancaire au service du financement des collectivités locales était publique avant d’être privatisée, pour acquérir plus d’autonomie, être libre de se lancer à l’international. Ca nous rappelle un certain discours ! La somme destinée à sauver les impécunieux banquiers correspond curieusement à celle que cherchent les patrons de La Poste pour se développer... à l’international !
DEXIA était ainsi libre de se payer FSA (Financial Security Assurance Inc.), un réassureur de crédit américain dans une relation « gagnant gagnant ». C’est perdu ou plutôt c’est la collectivité qui y perd sur sa feuille d’impôt !

Les capitalistes, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît... !

Le 1er octobre, le premier ministre Fillon proposait une solution miracle pour sauver ses amis banquiers : puisque ses concitoyens n’ont plus confiance dans les banques et jouent la carte de la prudence en épargnant massivement sur le Livret A (près de 20 milliards d’€ supplémentaires prévus fin 2008 sur les comptes de la Caisse des Dépôts, Livret A + Livret bleu capitaliseront près de 160 milliards d’€), il allait rééquilibrer tout cela et refaire descendre les « excédents d’épargne » vers le bilan des banques aux abois.
Après une levée de boucliers, c’est le Président de La République qui a tranché en offrant les fonds du Livret Développement Durable en pâture, près de 60 Milliards dont les banques disposent déjà en grande partie. Belle arnaque quand on sait que le 1er janvier 2009 Livret A, Livret Bleu et LDD seront « fusionnés », bien malin qui pourra distinguer les fonds « sécurisés » de ceux engouffrés dans le bilan des banques.

Plus de fondations, les travaux continuent !

C’est dans ce contexte que se joue l’avenir de La Poste, avec un gouvernement aveugle et sourd aux réels besoins de la société. Plus que jamais la volonté de privatiser La Poste apparaît comme un verrou idéologique à faire sauter pour les tenants du libéralisme le plus forcené. Les privatiseurs sont parfaitement conscients des conséquences directes de leur stratégie sur l’emploi, sur la cohésion sociale, sur les territoires. Ils savent comme ils savaient parfaitement que la bulle spéculative des subprimes américaines allait tôt ou tard éclater. Ce sont les mêmes qui croient encore aux vertus salutaires du marché. Facile avec un salaire annuel de 500 000€ !
La crise actuelle est un exemple plus parlant que tous les longs discours : le changement de statut de La Poste est un non-sens absolu ! La mobilisation contre sa privatisation est toujours plus d’actualité.

Le samedi 22 novembre, grande journée de manifestations !

Postiers, usagers, tous ensemble !

02.10.2008

LIVRET A : 2 RÉACTIONS

Jean-Luc Berho, secrétaire confédéral de la CFDT, vice-président de l'UESL (Union d'économie sociale du logement), réagissait ce matin, sur France Info,  au projet du gouvernement sur le Livret A :  "venir taper dans la caisse sans prévenir, ça va encore destabiliser le logement social".

Copé: l'Etat doit "sécuriser" le Livret A

Source : AFP

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a estimé que l''utilisation des surplus du Livret A envisagée par le premier ministre pour financer l'économie doit être totalement "sécurisée" par "une garantie de l'Etat" ou "de la Caisse des dépôts".

Pour faire face "à une crise de crédits majeure", "il faut trouver des ressources" mais sans "perdre de vue que tout cela doit être sécurisé", a déclaré M. Copé sur RMC.
"Si on met ce tuyau en place (...) ça doit se faire dans une logique de sécurisation complète du Livret A, par une garantie de l'Etat ou d'établissements qui dépendent de l'Etat comme la Caisse des dépôts", a-t-il ajouté.

06:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livret a, logement social, hlm, caisse des dépôts | | |  Facebook

01.10.2008

Pour résoudre le problème de liquidité des banques françaises, le gouvernement envisage de piocher dans le surplus des fonds du livret A

  • Crise financière : la piste du livret A

    Cyrille Lachèvre et Marie Visot

    Pour résoudre le problème de liquidité des banques françaises, le gouvernement envisage de piocher dans le surplus des fonds du livret A.

    Au lendemain d'un lundi noir, marqué par le rejet du plan Paulson aux États-Unis, la renationalisation des banques Fortis et Dexia en Europe et le plongeon des Bourses, les pouvoirs publics ont lancé mardi la mobilisation générale pour rassurer les Français sur la situation bancaire. «Aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance-vie ne peut être touché » par la crise, a assuré sur LCI le ministre du Budget, Éric Woerth, invitant les gens à «ne pas paniquer outre mesure» . Un message relayé sur RTL par le gouverneur de la Banque de France pour qui le système financier français «est l'un des plus sûrs du monde», dans lequel «il faut avoir une confiance totale». Christian Noyer l'assure : «Il n'y a pas de drame devant nous», alors que les marchés et les particuliers s'interrogent sur le nom de la prochaine banque qui pourrait s'effondrer. Et Christine Lagarde, la ministre de l'Économie - au sortir d'une nuit passée à négocier le sauvetage de Dexia - de s'agacer : «Il faut enrayer la machine à rumeurs et la Bourse casino.»

    Ce discours rassurant masque pourtant de réelles inquiétudes au sein de l'exécutif. Ces appréhensions ont fait jour lors de la réunion qui s'est tenue dans la matinée à l'Élysée. Nicolas Sarkozy a reçu, entouré de François Fillon, Christine Lagarde et Christian Noyer, les principaux banquiers et assureurs français. «Les discussions nous ont permis d'entendre de la part des banques leur appréciation de la situation» , a sobrement commenté Christine Lagarde. Une appréciation très sombre, de l'avis de plusieurs participants pour qui les banques ont fait part au chef de l'État de difficultés grandissantes pour trouver des liquidités sur le marché. «Jusqu'à présent, les banques françaises arrivent à se refinancer, mais il est clair que, jour après jour, l'obstacle devient de plus en plus difficile à franchir alors que la crise s'étend en Europe», résume un haut fonctionnaire

    Financer les entreprises

    L'essentiel de la réunion à l'Élysée - qui a vocation à se renouveler chaque semaine - a donc porté sur les moyens de résoudre ces problèmes de liquidités, qui ont provoqué la chute, en quelques jours, de Fortis et Dexia. Les décisions pourraient être présentées d'ici à la fin de la semaine, jeudi lors d'une nouvelle réunion à l'Élysée ou vendredi lors du sommet informel qui sera organisé à Paris entre les quatre pays européens membres du G7 en présence de Jean-Claude Trichet, José Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker. L'objectif du gouvernement est de s'assurer que les banques continuent de financer les entreprises - et surtout les PME. «Nous n'avons pas de statistiques récentes indiquant un credit crunch aux entreprises, mais, compte tenu de la situation, tout indique que les banques sont obligées de durcir considérablement leurs prêts», notent plusieurs hauts fonctionnaires.

    Parmi les pistes à l'étude à l'Élysée, la plus spectaculaire consisterait à utiliser une partie des fonds du livret A pour assurer le bon financement de l'économie. Le livret A ayant joué le rôle de valeur refuge ces derniers mois, il a bénéficié d'un afflux de liquidités. «Cet afflux, un peu exceptionnel, dépasse largement les besoins de financement du logement social», explique une source gouvernementale. Bercy étudie donc la possibilité de faire profiter les banques d'une partie de ce surplus pour soulager leurs problèmes de liquidité et leur permettre de continuer à financer les entreprises. Le mécanisme précis n'est pas encore arrêté. L'idée générale consisterait à investir une partie des fonds du livret A disponibles dans des emprunts - type certificats de dépôts - qui seraient émis par les banques pour une durée limitée. Les établissements financiers bénéficieraient ainsi de ressources stables sur moyen terme leur permettant de continuer à financer l'économie. Une manière de rétablir la confiance.

    Parmi les autres pistes également étudiées en faveur des PME : l'augmentation des interventions d'Oséo Garantie, un système par lequel l'établissement public partage le risque de financement avec les banquiers, en garantissant pour un certain pourcentage (40 % ou 70 %) le remboursement du financement, ou bien en cofinançant l'investissement avec les banques.

    Enfin, l'Élysée devrait rappeler lors de la réunion de vendredi que le dernier Ecofin à Nice a fixé à la Banque européenne d'investissement l'objectif d'accorder 15 milliards d'euros de prêts aux PME sur deux ans (2008-2009). Ce niveau de prêt représente une augmentation d'environ 50 % par rapport à 2007, où la banque a prêté 5,2 milliards aux PME par l'intermédiaire de banques privées.

    La réunion à l'Élysée a aussi été l'occasion de transmettre un appel à «la générosité» de la Banque centrale européenne - selon l'un des participants : «il faut qu'elle élargisse l'accès à ses liquidités» (lire ci dessous) - et de mettre le sujet de l'adaptation des normes comptables prudentielles applicables aux banques au sommet de la pile des dossiers de la présidence française de l'Union.

07:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livret a, caisse d'épargne, logement social | | |  Facebook

28.09.2008

Nouvelles inquiétudes autour du Livret A

Plusieurs sources évoquent des "pressions" qui seraient actuellement exercées sur le gouvernement par les banques commerciales qui pourront distribuer le Livret A à compter de 2009.
Ces banques, en manque de liquidités, s'appuient sur le phénomène de surcollecte dont bénéficient aujourd'hui les 3 distributeurs historiques : La Poste, les Caisses d'Épargne, le Crédit Mutuel (de nombreux épargnants, fuyant la Bourse, réorientent massivement leur épargne sur des produits réglementés et sans risque, et en premier lieu sur le Livret A) pour réclamer un accès plus large aux fonds collectés sur le Livret.
A ce stade, serait déjà évoquée la possibilité de leur permettre d'accéder à ce supplément de liquidités en les transformant en "prêts à l'accession sociale à la propriété".
Autant de masses financières qui ne seraient plus orientées vers le financement du logement social ..

02.09.2008

La CGT exige des mesures pour garantir l’avenir des Caisses d’Epargne et de leurs salariés

A la fin 2006 les dirigeants des Groupes des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires ont pris la lourde responsabilité de faire coter en bourse leurs activités en créant Natixis.

Ainsi, les Caisses d’Epargne tournent délibérément le dos à leur fonction historique et à leur rôle économique au profit de l’intérêt général, en soumettant leur avenir aux appétits des investisseurs boursiers.

Le mot d’ordre devient profits à tout prix et le Groupe Caisse d’Epargne mène une mutation de ses politiques commerciales, sociales et organisationnelle pour y répondre :

  • Politique commerciale agressive de vente au détriment du conseil, et tri de la clientèle selon sa rentabilité

  • Marginalisation des missions d’intérêt général des Caisses d’Epargne et acceptation complice de la banalisation du livret A.

  • Dilapidation des résultats obtenus par le travail des personnels pour combler les pertes engendrées par les opérations spéculatives - recapitalisation de Natixis et reprise de CIFG.

  • Recherche de la taille critique pour les caisses en multipliant les fusions au risque de mettre en péril leur santé économique et financière.

  • Utilisation des salariés comme principale variable d’ajustement afin de redresser les résultats et rassurer les marchés (rappel : 5300 suppressions d’emplois annoncées dans les Caisses d’Epargne, fermetures d’agences … et suppressions de 1650 postes chez Natixis et ses sous-traitants en France)

La CGT combat toutes les suppressions d’emplois dans le Groupe Caisse d’Epargne et le Groupe Natixis. La CGT considère que ce n’est ni aux salariés ni aux clients de faire les frais des politiques menés par les dirigeants du Groupe.

Personne ne comprendrait que les principaux dirigeants qui ont conduit le groupe à une telle situation dramatique pour les salariés, pour la clientèle, qui mettent en péril l’avenir même des Caisses d’Epargne par leurs choix irresponsables, restent impunément en place. La CGT des Caisses d’Epargne exige la mise à l’écart des principaux dirigeants du groupe.

La CGT des Caisses d’Epargne demande au pouvoir politique de mettre en place une nouvelle orientation économique pour le groupe renouant avec sa raison d’être historique, en le recentrant sur ses missions d’intérêt général, en le soustrayant aux appétits des marchés et en l’intégrant dans un véritable service public bancaire, de l’épargne et du crédit pour les particuliers, les entreprises et les collectivités territoriales.

 

Contact : Jean-Paul KRIEF DSN CGT Caisse d’Epargne Tél : 0681183555 0475939585 E mail : krief.cgt@free.frFrançois DUCHET DSN CGT Groupe Natixis Tél 0634467031

18.07.2008

Communiqué des sénateurs socialiste : Livret A de la menace à la catastrophe

République Française - Groupe Socialiste

COMMUNIQUE DE PRESSE

Livret A : de la menace à la catastrophe

Le sort en est jeté. La menace est devenue réalité au cours de la commission mixte paritaire sur le projet de loi de modernisation de l’économie réunie jeudi 17 juillet matin : non seulement le Livret A pourra être distribué par n’importe quelle banque mais en plus les fonds collectés ne seront plus centralisés au profit du logement social que dans des proportions très incertaines. Ces dispositions vont bien au-delà de l’injonction de la Commission européenne à banaliser la distribution du produit d’épargne préféré des Français.

Les sénateurs socialistes déplorent que tous leurs amendements aient été refusés par la majorité parlementaire. Ils auraient pourtant permis d’inscrire dans la loi un taux de centralisation minimum à la Caisse des dépôts et consignations à hauteur de 70 % des fonds collectés. Il est pour le moins curieux en effet que le gouvernement se soit répandu en assurances orales à ce sujet tout en refusant fermement de l’intégrer dans la loi. On voit, avec la privatisation de Gaz de France, ce que vaut la parole gouvernementale, y compris lorsqu’elle est assénée avec force conviction !

Daniel RAOUL et Thierry REPENTIN, membres titulaires de la commission mixte paritaire, ont également défendu la gratuité de toutes les opérations financières réalisées sur un Livret A (relevés de compte, virements, prélèvements, retraits à partir d’1.50 €…). Là encore, la majorité parlementaire a préféré offrir des liquidités aux banques sans aucune contrepartie sociale : c’est Noël en juillet !

Enfin, le non-report du coût de l’accessibilité bancaire sur les prêts destinés à financer le logement à loyer modéré a été rejeté lui aussi. Il aurait pourtant été juste que ce coût soit supporté par une contribution des banques plutôt que par le logement social.

Avec l’adoption du texte issu de la commission mixte paritaire, la majorité sacrifie l’épargne populaire en même temps que le logement pour tous sur l’autel de la finance. Les parlementaires socialistes refusent que le maintien à flot des grands établissements bancaires soit plus important que le pouvoir d’achat des ménages et l’avenir des finances publiques. Lorsque les ressources du Livret A se tariront, siphonnées par d’autres placements plus avantageux pour les banques car non centralisés, c’est vers l’Etat et les collectivités locales que se tourneront les organismes HLM pour financer les indispensables programmes de construction. Scénario absurde : il faudra alors réinventer l’ingénieux dispositif que la majorité vient de démanteler.

Le coup de grâce sera vraisemblablement porté par le Gouvernement qui a déjà annoncé qu’il retirerait le recours de la France contre la décision de la Commission européenne, finissant de renier les engagements de J. Chirac. Les parlementaires socialistes demeureront fidèles à leur bataille pour le Livret A et poursuivront leur soutien aux recours engagés par quatre associations nationales d’élus locaux, abandonnés par l’Etat.

17.07.2008

Taux du Livret A à 4 % : les conséquences sur le monde du HLM...

Livret A : le taux passera de 3,5 à 4% au 1 août 2008/conséquences sur le monde HLM

Confirmée ce matin par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le taux du livret A va être augmenté au 1er août. On s’attendait généralement à 3,75%, ce sera 4% au 1er août.

Ce demi-point d’augmentation qui va se répercuter sur la dette HLM (encours variable concerné) de l’ordre de 100 Milliards d’Euros va coûter aux dits organismes HLM et autres SEM (logement locatif social) la bagatelle d’un demi-milliard d’Euros en année pleine !! (source Jipébienne pour les montants et le calcul)

Selon l’USH (source AFP-Google) les conséquences sont moins graves (en montant) Citation : L’Union sociale pour l’habitat (USH), qui regroupe 820 organismes HLM, estime que la dette de ses adhérents auprès de la Caisse des dépôts devrait avec cette hausse se trouver alourdie de 335 millions d’euros au cours des deux prochaines années. "Sur une opération de construction de logement social qui fait en moyenne 110.000 euros, il faudra mettre 6.500 euros en plus", indique ainsi Luc Legras, chargé de mission à la délégation générale de l’USH. "Ça risque de rendre difficile les opérations nouvelles", remarque-t-il. "D’autant que cela s’ajoute à la hausse des coûts de construction dans le bâtiment". Selon M. Legras, les organismes HLM devront à terme répercuter ces hausses de coûts sur leurs locataires s’ils ne veulent pas voir leur marge de manoeuvre se réduire. "Or les locataires voient déjà leurs charges augmenter en raison de la hausse des coûts de l’énergie", souligne-t-il.

CAWA http://www.cawa.fr/ 

10.07.2008

La Poste: journée d'action des syndicats contre le changement de statut

PARIS (AFP) — Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant près de 95% du personnel, ont convenu mercredi d'organiser une "journée d'action nationale" à la rentrée pour protester contre la "privatisation de La Poste", a indiqué la CGT à l'AFP.

"Nous nous sommes mis d'accord sur une action début septembre contre la privatisation de La Poste et nous devons nous revoir pour en définir les modalités début septembre également", a indiqué Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la CGT-Poste, précisant que son syndicat souhaitait "une journée de grève".

Ces "organisations syndicales refusent un processus qui conduirait inexorablement à la privatisation du service public postal", a ajouté Mme Duynslaeger, lisant le communiqué commun rédigé à l'issue de la rencontre.

Le président de La Poste avait annoncé mardi à la CGT que le changement de statut de cet établissement public, qui doit devenir une société anonyme, serait inscrit dans une loi en 2009 et pourrait être suivi d'une ouverture de capital de 10 à 20%. La transformation en société anonyme est présentée par le groupe comme une nécessité pour faire face à la libéralisation totale du marché du courrier prévue en 2011.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a pourtant souligné mercredi n'avoir encore été "saisie d'aucun projet spécifique" concernant cette modification de statut, tout en estimant que l'établissement devait "évoluer" dans un environnement "qui évolue très vite".

"Je ne suis saisie aujourd'hui d'aucun projet spécifique", a dit la ministre interrogée par la radio BFM sur le projet de la direction de La Poste de transformer le groupe en société anonyme.

Mais "La Poste, comme toute entité doit évoluer dans un environnement qui lui-même évolue très vite", a ajouté la ministre. Elle a précisé qu'elle rencontrerait "prochainement" le président de La Poste Jean-Paul Bailly.

"La Poste restera une entreprise publique", a indiqué Mme Lagarde. "On est très attaché à la mission de service public de la Poste et ces missions là sont réaffirmées", a-t-elle insisté.

La ministre a également souligné la nécessité que "les personnels (soient) associés à ce développement" et cette évolution de La Poste, alors que les syndicats de l'établissement public ont exprimé leur inquiétude et doivent se réunir mercredi matin pour définir les "modalités" d'une action.

Le ministre du Budget Eric Woerth a pour sa part estimé mercredi sur LCI que "l'ouverture du capital (de La Poste) est quelque chose d'important, ça amène aussi des moyens supplémentaire, ça confronte au secteur privé".

Jean-Paul Bailly a d'ores et déjà tenté de rassurer ses 280.000 salariés dans un message téléphonique expliquant qu'une "telle évolution est indispensable" et jugeant "erroné" de "parler de privatisation" puisque la mission de service public de La Poste interdit à l'Etat de descendre en-dessous de 50% du capital. "L'Etat restera au minimum à 80%" du capital, a assuré M. Bailly à la CGT.

La Poste doit tenir jeudi un Conseil d'administration qui abordera notamment la question du statut.

La Poste emploie 280.000 personnes, dont plus de 60% de fonctionnaires, les autres relevant du statut de droit privé.

09.07.2008

Le président de La Poste, Jean-Claude Bailly, a confirmé à la CGT le projet de changement de statut évoqué dans la presse.

"Jean-Claude Bailly nous a confirmé qu'il y aura un changement de statut en 2009 accompagné par une ouverture de capital entre 10 et 20%", a déclaré à Reuters Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la Fédération CGT des activités postales et de télécommunications, à l'issue d'une rencontre avec le P-DG de La Poste.

Une source proche du dossier avait confirmé mardi que La Poste pourrait procéder à une ouverture d'environ 20% de son capital afin de récolter deux à trois milliards d'euros nécessaires au financement de son développement.

Dimanche sur Europe 1, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant avait indiqué que le projet de changement de statut de La Poste, que son président Jean-Paul Bailly présentera prochainement au gouvernement, méritait "l'intérêt", validant ainsi un article du Monde paru vendredi.

Colette Duynslaeger a annoncé qu'une rencontre avec l'ensemble des organisations syndicales de La Poste aurait lieu jeudi matin pour "s'exprimer ensemble sur les perspectives d'actions".

"Il n'est pas question de laisser faire cette privatisation. Nous organiserons la riposte", a-t-elle dit.

Même appel à la riposte de la part d'Olivier Besancenot, postier et porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire. Il a dénoncé dans une interview au site internet Mediapart, mardi, "une privatisation déguisée" annonciatrice, comme dans d'autres pays, de "dizaines de milliers de suppressions d'emplois" et d'augmentation des tarifs.

Jessica Mead, édité par Jacques Poznanski

07.07.2008

Sénat : le débat sur le Livret A n'est pas fini

"Malgré l'avis de la commission spéciale et du Gouvernement, le Sénat a enfin prévu que la rémunération versée aux banques pour la collecte des fonds des livrets ne pourrait être imputée sur les prêts aux organismes HLM, évolution du texte qui nécessite un examen complémentaire dans les prochains jours compte tenu de ses répercussions sur l'équilibre financier du fonds d'épargne de la CDC. "

Livret A : le Sénat conforte le financement du logement social

Au cours de sa séance du vendredi 4 juillet, le Sénat a achevé l'examen des articles 39 et 40 du projet de loi de modernisation de l'économie consacrés à la réforme de la distribution du livret A. Tout en maintenant les grands équilibres du texte, tenant notamment aux règles de centralisation auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) des fonds du livret A et du livret de développement durable (LDD), et de rémunération des établissements bancaires distribuant ces produits, ainsi qu'au rôle de la Banque Postale en matière d'accessibilité bancaire par le livret A, le Sénat a renforcé les garanties apportées par la loi au financement du logement social.

A ce titre, plusieurs amendements ont été adoptés à l'initiative de la commission spéciale afin de garantir le volume de crédits consacrés aux opérations de construction du parc locatif social. En particulier, le Sénat a souhaité renforcer les dispositions relatives à l'Observatoire de l'épargne réglementée, qui sera explicitement chargé d'assurer le suivi de l'adéquation prévisionnelle et réelle de la ressource centralisée au volume des prêts aux organismes HLM. La composition de cet Observatoire, présidé par le Gouverneur de la Banque de France, a également été définie dans la loi : elle comprendra ainsi deux députés et deux sénateurs, des personnalités qualifiées dans les domaines du logement social ou de l'accessibilité bancaire, et des hauts fonctionnaires. Enfin, l'Observatoire sera amené à émettre un avis sur le décret de fixation du taux de centralisation des fonds du livret A et du LDD.

Par ailleurs, le débat aura permis au Sénat de réaffirmer que les intérêts tirés de ces deux produits d'épargne demeureront exonérés du paiement de l'impôt sur le revenu et l'aura conduit à renforcer les sanctions applicables à la multidétention. Malgré l'avis de la commission spéciale et du Gouvernement, le Sénat a enfin prévu que la rémunération versée aux banques pour la collecte des fonds des livrets ne pourrait être imputée sur les prêts aux organismes HLM, évolution du texte qui nécessite un examen complémentaire dans les prochains jours compte tenu de ses répercussions sur l'équilibre financier du fonds d'épargne de la CDC.

La commission spéciale estime donc que le livret A, produit d'épargne le plus populaire des Français, sortira renforcé de cette réforme. En effet, sa distribution par un plus grand nombre d'établissements bancaires permettra de le diffuser encore plus largement au sein de la population.

Vous pouvez consulter le dossier législatif relatif à la loi de modernisation de l'économie sur le site du Sénat :
http://www.senat.fr/dossierleg/pjl07-398.html

03.07.2008

Communiqué du collectif "Pas touche au livret A" . La LME prévoirait la fiscalisation des livrets A à compter du 1er janvier 2009

COLLECTIF PAS TOUCHE AU LIVRET A

Intersyndicale du secteur semi-public économique et financier : CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS (CFDT, CGT, FO) - CAISSES D'EPARGNE (CFDT, CGT, SUD, FO) - LA POSTE (FEDERATION SUD PTT) - IXIS (CGT) - CAISSE NATIONALE DE PREVOYANCE (CGT) - BANQUE PALATINE (CGT) - CREDIT FONCIER (CFDT, CFE/CGC, CGT, FO, SUD) - BANQUE DE FRANCE (CFDT, CGT, FO, SIC, SNABF SOLIDAIRES) - IEDOM ET IEOM (CGT) - AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (CFDT, CGT) - OSEO (CGT) - UBIFRANCE (CGT) - NATEXIS BANQUES POPULAIRES (CGT)

AC !! - AC le feu - AFOC - AITEC.IPAM - ANECR - APEIS - Association Française des Victimes du Saturnisme (AFVS) - ATTAC - AutreMonde - CGT Crédit Lyonnais Ile de France - Collectifs Anti Libéraux - Collectif LBO - Collectif SDF Alsace - Comité Actions Logement - Confédération Paysanne - Coordination Anti Démolition des Quartiers Populaires - Comité des Sans Logis (CDSL) - Confédération Nationale du Logement (CNL) - Droit au Logement (DAL) - Droits Devant !! - Fédération CGT Finances - Fédération Nationale des Collectifs de Défense des Services Publics - Euromarches - Fondation Copernic - FSU - Indecosa/CGT - Jeudi Noir - Ligue des Droits de l'Homme (LDH) - Ministère de la Crise du Logement - Mouvement National des Chômeurs et Précaires - Réseau Alerte Inégalités - Résistance Sociale - SNP-FO - UNEF - Union Syndicale Solidaires

Communiqué

Duperie, leurre ou maladresse, le projet de Loi de Modernisation de l'Economie prévoirait entraînerait la fiscalisation des livrets A, produit d'épargne fétiche des français, à compter du 1er janvier 2009 !

Le Sénat a entamé, le 30 juin dernier, la première lecture du projet de modernisation de l'Economie. Le texte amendé et voté par l'Assemblée Nationale contient toujours des clauses très contestables prévoyant tous azimuts, la privatisation de la distribution du Livret A, la fin de la centralisation intégrale des fonds à la Caisse des dépôts et  le siphonage de plus de 60 milliards d'encours par les banques commerciales sans aucune contrepartie ou encore la banalisation partielle de la CDC, financeur du logement social,  via sa mise sous contrôle par la Commission bancaire …

Son examen vigilant nous a permis de déceler, notamment une disposition ambigüe et très surprenante contenue dans la partie III de l'article 39 du projet LME. Celle-ci prévoit de modifier l'article 157 du Code Général de Impôts, qui recense l'ensemble des formes d'épargne défiscalisée (livret jeune, Livret d'Epargne Populaire, LDD…) en indiquant que ne rentreraient pas dans le revenu imposable, « les intérêts des sommes inscrites sur les livrets A ainsi que ceux des sommes inscrites sur les comptes spéciaux sur livret du Crédit mutuel ouverts avant le 1er janvier 2009 ». Ainsi, le texte envisage-t-il  implicitement de fiscaliser les intérêts des nouveaux livrets ouverts à compter du 1er janvier prochain !

Paradoxal, pourrait-on penser, de la part d'un gouvernement dont le principal argument pour ouvrir la distribution du L.A  repose  sur l'idée que la fin du monopole permettra de développer encore le nombre de livrets même si 50 millions de français en sont déjà titulaires !

Pas tant que ça, si l'on considère que l'exécutif assimile « idéologiquement » le Livret A à une « épargne stérile » et que la perspective  d'augmentation de son taux d'intérêt à 4% (net d'impôt) en août pourrait rendre  ce produit bien plus attractif que certains produits d'assurance ou autres types de placements financiers.

Ainsi « l'opération LME » aboutirait à un double effet au bénéfice exclusif des banques commerciales : d'une part, la récupération des fichiers clients titulaires de gros Livret A (proches du plafond de 15 300 euros)  et des liquidités correspondantes puisque désormais, celles ci ne seront plus obligées de centraliser les fonds d'épargne à 100 % à la CDC et pourront même récupérer ainsi 60 milliards d'euros d'encours du jour au lendemain, sans contrepartie ; d'autre part, l'extinction de l'avantage fiscal concurrentiel pour les nouveaux livrets A permettant de limiter la concurrence avec les autres produits financiers banalisés. Cette interprétation est d'autant plus fondée que madame LAGARDE refuse dorénavant obstinément d'inscrire dans la loi un objectif de centralisation des fonds à la CDC de 70 %, et cela en contradiction complète avec ses engagements précédents.

Si l'on ajoute à ces considérations, le fait que le projet de loi  LME réserve à la seule Banque Postale la mission d'accueil des populations les plus précarisées et que cette réforme risque de fragiliser la pérennité du réseau postal   en zone rurale ou dans les quartiers défavorisés ; qu'il a supprimé le caractère public du groupe Caisse des dépôts à l'occasion d'un amendement parlementaire et qu'il place désormais ses opérations financières sous le contrôle de la Commission bancaire, comme n'importe quelle banque privée,  ce qui aura pour conséquence de remettre en cause les opérations de construction de logements sociaux jugées financièrement trop risquées au regard du marché et sans doute d'alourdir la charge des collectivités  locales et des organismes HLM …

Les conséquences de la loi LME sur les missions de protection de l'épargne populaire, de lutte contre l'exclusion bancaire et  de financement du logement social confiées au livret A et à la CDC, risquent donc  fort d'être fatales. Il n'est pas trop tard.

Nous appelons les sénateurs à être particulièrement actifs et vigilants sur ces questions traitées dans le cadre des articles 39 à 41 de la LME et à rétablir les conditions d'un fonctionnement pérenne du système livret A et de la CDC au service de l'intérêt public.

Paris, le 3 juillet 2008


Contacts presse :
Jean-Philippe GASPAROTTO : 06 07 94 11 20
Nicolas GALEPIDES : 06 08 64 77 17

Le Livret A sera-t-il subrepticement soumis à l'impôt ?

Le Livret A sera-t-il bientôt soumis à l'impôt ?
Officiellement, il n'en est pas question. Le gouvernement a réaffirmé son attachement aux caractéristiques actuelles du livret d'épargne préféré des Français - ouvert sans condition, gratuit et défiscalisé - dans le cadre du débat sur sa généralisation à toutes les banques, le 1er janvier 2009. Interrogée sur l'avenir des niches fiscales, en mai, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a précisé que le "propre du livret A est d'être un livret d'épargne défiscalisée", et assuré qu'il "n'est pas envisagé d'ouvrir cette question à aucun titre".

Pourtant, un petit vent d'inquiétude se lève parmi les défenseurs de l'épargne populaire. S'étant livrés à une lecture attentive du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), tel qu'il a été adopté par l'Assemblée nationale le 17 juin, des sénateurs socialistes sont tombés sur une disposition ambiguë. Une petite phrase modifie le point 7 de l'article 157 du code général des impôts qui prévoit la défiscalisation des intérêts servis sur les livrets de Caisse d'épargne. Elle est ainsi rédigée : "(ne sont pas imposés) les intérêts des sommes inscrites sur les livrets A ainsi que des sommes inscrites sur les comptes spéciaux sur livret du Crédit mutuel ouverts avant le 1er janvier 2009".

Les sénateurs socialistes s'interrogent : la mention "ouverts avant le 1er janvier 2009" vaut-elle seulement pour les Livrets bleus, ce qui ne ferait qu'entériner la disparition de ceux-ci au profit des nouveaux livrets A "banalisés" ? Ou, comme pourrait aussi signifier le texte, se rapporte-t-elle aussi aux nouveaux Livrets A ? Dans ce cas, tous les livrets ouverts après le 1er janvier 2009 pourraient être soumis à l'impôt. En clair, s'agit-il d'une maladresse sémantique ? Ou les sénateurs ont-ils levé un lièvre ?

Dans le doute, et pour éviter qu'une loi mal rédigée ne permette de fiscaliser les livrets A, sans débat au Parlement, des sénateurs (Thierry Repentin, Nicole Bricq, Jean-Pierre Godefroy...) ont déposé un amendement pour que "le Livret A reste exonéré d'impôt".

Jean-Philippe Gasparotto (CGT), secrétaire du comité de groupe de la Caisse des dépôts et consignations et animateur du collectif Pas touche au Livret A, soutient l'initiative. Il ne croit pas à une maladresse : "La droite a toujours considéré le Livret A comme une épargne stérile, fonctionnant mal, et le gouvernement veut changer le système du logement social. Sans compter qu'avec un Livret A à 4 % voire à 4,5 % en août, cela va poser problème pour l'assurance vie". M. Gasparotto remarque que "d'autres surprises" se sont glissées dans la loi, à la faveur de débats tardifs, comme la suppression du caractère public du groupe Caisse des dépôts dans un amendement du député UMP Nicolas Forissier. "Celle-là, souligne-t-il, n'a encore été vue, ni dénoncée, par personne".

Anne Michel
Article paru dans l'édition du 04.07.08 - Le Monde

Livret A (LME) : "l'avenir du livret A, un combat de 1er ordre" pour les sénateurs PS

Le groupe PS du Sénat indique mercredi dans un communiqué qu'il entend "faire de l'avenir du Livret A un combat de premier ordre" à l'occasion de l'examen au Sénat du projet de loi de modernisation de l'économie.

PARIS, 2 juil 2008 (AFP)

 

Le groupe PS du Sénat indique mercredi dans un communiqué qu'il entend "faire de l'avenir du Livret A un combat de premier ordre" à l'occasion de l'examen au Sénat du projet de loi de modernisation de l'économie (LME).

Pour le PS, "la réforme du Livret A se révèle davantage comme une confiscation de liquidités au profit des établissements bancaires que comme une vision de long terme sur le financement d'un service d'intérêt général".

Ce débat est "de nature hautement symbolique dans un texte qui, sous couvert de modernisation, conduit une vaste entreprise de dérégulation".

"Le gouvernement choisit de mettre fin à la centralisation à la Caisse des Dépôts et Consignations des fonds collectés" qui "assurent environ 70 % du financement de chaque opération de logement social dans notre pays", ajoute le communiqué.

Les élus PS indiquent qu'ils"défendront des amendements visant à préserver la ressource disponible pour la construction de logements à loyers modérés" et considèrent "indispensable que le Livret A garde ses caractéristiques actuelles en matière d'accessibilité bancaire : gratuité des opérations et ouverture sans condition".


La LME prévoit la généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques. Jusqu'à présent, trois établissements en avaient le monopole : Caisse d'Epargne, Banque Postale et Crédit mutuel pour le Livret Bleu. L'article de la LME sur le livret A devrait être discuté jeudi.

06:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livret a, lme, sarkosy, politique ultra libérale | | |  Facebook

23.06.2008

LA CDC PRIVATISÉE

SCANDALEUX !!!

Lors de l’examen en première lecture du projet de loi LME, l’Assemblée Nationale a adopté en catimini un amendement supprimant le caractère public du groupe Caisse des dépôts sans que ne régissent ni la Direction générale de la CDC ni les parlementaires pourtant chargés de sa surveillance !

Le 17 juin dernier, l’Assemblée Nationale a donc voté l’ensemble de la Loi de modernisation de l’économie (LME). Ce faisant, il a entériné un certain nombre de dispositions scandaleuses concernant notamment tant le livret A que la Caisse des dépôts :

  • La distribution du livret A serait ouverte à toutes les banques privées européennes.

  • Les fonds du livret A ne seront plus centralisés à 100 % à la Caisse des dépôts (l’encours centralisé devra seulement atteindre 125 % de l’enveloppe des prêts au logement social). Ainsi 50 à 60 milliards d’euros d’épargne populaire défiscalisée se trouveront à la libre disposition des banques privées.

  • Quant à la Caisse des dépôts, elle se trouverait désormais placée sous le contrôle de la Commission bancaire et de ses critères d’évaluation concurrentiels au même titre que n’importe quelle banque privée banalisée.

  • Sa Commission de surveillance pourrait accueillir 3 personnalités qualifiées issus du milieu économique et financier dont le statut et les attributions seront identiques à celles d’administrateurs de sociétés anonymes.

  • Enfin, l’ensemble des personnels de la Caisse des dépôts, y compris les fonctionnaires de l’Etat qui en composent les deux tiers, seront soumis aux dispositions du code du travail relatives à l’épargne salariale, à l’intéressement et au PERCO. Ce qui risquerait à terme de remettre en cause leur statut de fonctionnaire et le caractère d’Administration centrale de la CDC elle-même.

Pour catastrophiques et scandaleuses qu’elles soient, l’ensemble de ces dispositions était bien présent dans le projet de loi LME présenté en Conseil des ministres par le Ministre des finances. Il n’en est pas de même, en revanche d’un amendement n° 254 présenté comme simplement « rédactionnel » par son auteur, M.FORISSIER, mais qui a pour conséquence de supprimer le caractère public du groupe Caisse des dépôts et de réviser ses missions. Le problème, c’est que cet amendement a été voté et intégré à la loi LME sans soulever la moindre protestation d’aucun parlementaire (ni ceux de l’opposition qui ont eu le tort de faire confiance au rapporteur qui l’a présenté comme un simple ajustement rédactionnel ; ni le Président de la Commission de surveillance qui l’a voté…) et qu’il n’a pas eu l’air d’émouvoir la Direction Générale de la CDC, qui a ce jour n’a pas réagi et se garde bien d’informer à ce sujet. Pourtant les faits sont têtus (comme en atteste le tableau comparatif joint en annexe)


L’Union des syndicats CGT du groupe Caisse des dépôts appelle l’ensemble des personnels du groupe CDC à se mobiliser et à protester contre ce processus de privatisation scandaleusement anti-démocratique. Elle alerte les Sénateurs mais aussi l’ensemble des forces vives et des citoyens attachés à la continuité du service public financier essentiel porté par le groupe CDC. Le Parlement doit se reprendre. Cette manœuvre scélérate tout comme l’ensemble des autres dispositions de la loi LME citées plus haut doivent être repoussées par les sénateurs dès la première lecture prévue au Sénat à partir du 30 juin prochain.

Paris, le 20 juin 2008

Contact : JP GASPAROTTO (06 07 94 11 20).


BLEU : Mots supprimés par l’amendement n° 254 voté en première lecture (à gauche)

ROUGE : Mots ajoutés

VERT : Mots modifiés


La Caisse des dépôts et consignations et ses filiales constituent un groupe public au

service de l'intérêt général et du développement économique du pays. Ce groupe remplit des missions d'intérêt général en appui des politiques publiques conduites par l'Etat et les collectivités locales et peut exercer des activités concurrentielles.

La Caisse des dépôts et consignations et ses filiales constituent un groupe au service de l’intérêt général et du développement économique du pays. Ce groupe remplit des missions d’intérêt général en appui des politiques publiques conduites par l’État et les collectivités territoriales et peut exercer des activités concurrentielles.


Dans ce cadre, la Caisse des dépôts et consignations est plus particulièrement chargée de la gestion des dépôts réglementés et des consignations, de la protection de l'épargne populaire, du financement du logement social et de la gestion d'organismes de retraite.


Elle contribue également au développement économique local et national, particulièrement dans les domaines de l'emploi, de la politique de la ville, de la lutte contre l'exclusion bancaire et financière, de la création d'entreprise et du développement durable.


La Caisse des dépôts et consignations est un établissement spécial chargé d'administrer les dépôts et les consignations, d'assurer les services relatifs aux caisses ou aux fonds dont la gestion lui a été confiée, et d'exercer les autres attributions de même nature qui lui sont légalement déléguées.

La Caisse des dépôts et consignations est un établissement spécial chargé d’administrer les dépôts et les consignations, d’assurer les services relatifs aux caisses ou aux fonds dont la gestion lui a été confiée et d’exercer les autres attributions de même nature qui lui sont légalement déléguées.


Elle est chargée de la protection de l’épargne populaire, du financement du logement social et de la gestion d’organismes de retraite.


Elle contribue également au développement économique local et national, particulièrement dans les domaines de l’emploi, de la politique de la ville, de la lutte contre l’exclusion bancaire et financière, de la création d’entreprise et du développement durable.


La Caisse des dépôts et consignations est un investisseur de long terme et contribue, dans le respect de ses intérêts patrimoniaux, au développement des entreprises.






10:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cdc, caisse des dÉpÔts et consignations, livret a | | |  Facebook

13.06.2008

eh bien oui, c'est foutu ! foutu le logement social ! foutu le droit au compte des plus pauvres

eh bien, c'est foutu, car l'amendement n° 1, qui annule l'amendement n°21, a été adopté hier soir.
Christine Lagarde n'a pas attendu pour riposter, le patron doit être fier d'elle !
Nous savions que le gouvernement ne lâcherait pas; tout ce paquet de fric pour le logement des pauvres alors que les banques jouent à spéculer et qu'il faut renflouer les caisses... Vous n'y pensez pas !

 
ART. 39
M. Luc Chatel, secrétaire d’État – L’amendement 1 est défendu.

M. Michel Bouvard, vice-président de la commission des finances – Avis favorable.

M. François Brottes – Cette seconde délibération remet en cause un vote très majoritaire de l’Assemblée. Nous persistons à penser que la Cour de justice des communautés européennes n’ayant pas encore examiné le recours formé par la France à ce sujet, la réforme de la distribution du livret A n’était pas urgente. De plus, le fait que notre pays ne respecte pas le pacte de stabilité et de croissance montre que le Gouvernement sait s’affranchir des règles de l’Union quand il y trouve quelque intérêt (Protestations sur les bancs du groupe UMP). Dans cette affaire, une fois de plus, l’Europe a bon dos… La réalité, c’est que l’obligation qui nous est faite découle de la manière dont la directive postale a été transposée. Le Gouvernement, qui a fait le choix d’instaurer un livret A à deux vitesses, ne dit pas la vérité quand il affirme qu’à partir du 1er janvier 2009 chaque Français pourra choisir sa banque : ce seront les banques qui choisiront leurs clients, et les plus modestes seront dirigés, qu’ils le veuillent ou non, vers la Banque postale (M. Copé proteste). Eussiez-vous été présent lors du débat sur ce point que nous vous aurions peut-être convaincu, Monsieur Copé…

M. Jean-François Copé – Celle-là, je vous la resservirai !

M. François Brottes – Lors de ce débat, on a créé une illusion ; la vérité, c’est que seule la Banque postale sera tenue d’offrir un Livret A. Notre autre inquiétude, dont je pense que M. Michel Bouvard la partage en partie, tient aux risques que la fin de la centralisation à la CDC des ressources issues du livret A et du LDD fait peser sur la politique de la ville et sur le financement du logement social. Pour ces raisons, nous voterons contre l’amendement.

M. Michel Bouvard – Il faut pouvoir continuer de financer le logement social et de mener une politique de la ville. L’amendement y contribue car il rétablit la règle de centralisation unique tout en incluant les prêts aux organismes de logement social attribués au titre de la politique de la ville dans le taux plancher de centralisation. Le souci de cohérence devrait donc vous conduire à le voter.

M. François Brottes – Nous nous abstiendrons.

L'amendement 1, mis aux voix, est adopté.

L'article 39, ainsi modifié, mis aux voix, est adopté.
 
Adopté

AMENDEMENT N° 1 présenté par le Gouvernement
----------
ARTICLE 39
Substituer aux alinéas 13 à 17 de cet article les trois alinéas suivants :

« Art. L. 221-5. – Une quote-part du total des dépôts collectés au titre du livret A et du livret de développement durable régi par l’article L. 221-27 par les établissements distribuant l’un ou l’autre livret est centralisée par la Caisse des dépôts et consignations dans le fonds prévu à l’article L. 221-7.

« Le taux de centralisation des dépôts collectés au titre du livret A et du livret de développement durable est fixé de manière à ce que les ressources centralisées sur ces livrets dans le fonds prévu à l’article L. 221-7 soient au moins égales au montant des prêts consentis au bénéfice du logement social et de la politique de la ville par la Caisse des dépôts et consignations au titre de ce même fonds, affecté d’un coefficient multiplicateur égal à 1,25.

« Un décret en Conseil d’État pris après avis de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations précise les conditions de mise en œuvre des deux alinéas précédents. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

La rédaction issue de l’adoption de l’amendement n° 21 conduit à un mécanisme de centralisation des fonds à la CDC très complexe, peu prévisible, et facteur d’instabilité. L’amendement propose de rétablir une règle de centralisation unique pour le Livret A et le LDD, tout en ajustant, par rapport au texte initial du Gouvernement, la rédaction pour notamment inclure, dans le calcul du taux plancher de centralisation, les prêts aux organismes de logement social attribués au titre de la politique de la ville. Il s’agit ainsi de rétablir le texte qui avait été adopté par la Commission des Finances et la Commission des Affaires économiques.

12.06.2008

LES DÉPUTÉS UMP ET NOUVEAU CENTRE ONT VOTÉ POUR LA MORT DU LOGEMENT SOCIAL ET LA FIN DU DROIT AU COMPTE

L'Assemblée vote la généralisation du livret A

Reuters

Les députés, qui poursuivaient mercredi l'examen du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), ont adopté les dispositions relatives à la réforme du livret A.

L'Assemblée a adopté l'article du projet de loi qui, répondant à une décision de la commission européenne de mai 2007, prévoit de généraliser la distribution du livret A à toutes les banques.

Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR) on vote contre, estimant que cette réforme "menace le financement du logement social".

Les députés ont adopté plusieurs dispositions de la commission des Finances qui visent à mieux encadrer le dispositif comme l'amendement qui prévoit que les sommes collectées au titre du livret A et non centralisées à la Caisse des dépôts et consignations soient affectées au financement des PME.

Le livret A, qui est né le 22 mai 1818 avec la création de la Caisse d'épargne de Paris, était jusqu'ici distribué par la Caisse d'épargne et la Banque postale, le Crédit mutuel distribuant depuis décembre 1975 le livret bleu.

Selon un rapport de la commission des Finances de l'Assemblée, le livret A -et son frère jumeau le livret bleu- demeure le produit d'épargne préféré des Français du fait de ses nombreux attraits (défiscalisation, hauteur du plafond de dépôt etc.).

Aussi compte-t-on aujourd'hui 45 millions de détenteurs de livret A ou bleu et en mars 2008, les encours du livret A atteignaient 124,7 milliards d'euros, soit 7,9% de hausse en un an, tandis que ceux du livret bleu atteignaient 21,7 milliards d'euros.

Le principe de l'affectation des sommes collectées au titre du livret A au financement du logement social s'est confirmé au cours des décennies, et notamment au lendemain de la seconde Guerre mondiale, en même temps que la Caisse des dépôts se voyait confier des responsabilités pour gérer ces sommes.

Dans la soirée, l'Assemblée devait engager l'examen du titre II du projet de loi -"mobiliser la concurrence comme nouveau levier de croissance" qui comporte notamment des mesures concernant l'urbanisme commercial.

Comme celle qui porte de 300 à 1.000 mètres carrés le seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation d'implantation de nouvelles grandes surfaces.

L'examen de ce texte devrait s'achever au plus tard lundi prochain, l'Assemblée devant se prononcer par un vote solennel mardi prochain sur l'ensemble de ce projet de loi que le Sénat examinera à son tour à partir du 30 juin.

Emile Picy, édité par Pascal Liétout

10:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, nc, france, sarkosy, ultra libÉralisme, livret a, hlm | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu