09.02.2010
Non merci, nous ne réquisitionnerons pas d’immeuble avec vous
À quelques semaines de la fin de la trêve hivernale, et du premier tour des élections régionales, voilà qu’on nous propose de participer à une réquisition d’immeuble.
Non merci !
Le patos ne fonctionne pas avec nous. C’est pour notre dignité, un droit à vivre “normalement” que nous luttons.
Cette réquisition, ne règlera pas notre problème de non logement. Elle nous fait courir le risque de nous retrouver devant les tribunaux, et de briser notre espoir de trouver ensuite un logement.
Nous luttons contre la mise en danger, que certains imbéciles, aux égos surdimensionnés, font courir à ceux qui n’ont déjà rien.
En effet, nous sommes loin de l’exemple de la Fédération DAL qui, à Paris, assume, en son nom, les réquisitions, et qui arrive à réunir assez de militants pour protéger ceux qu’elle soutient. Et qui négocie au plus haut
Mais pour quels résultats, que se passe t-il pour ces gens ? Expulsions, et relogement parfois, pas pour tous, à l’hôtel, en foyer principalement. La lutte est longue.
Nous avons investi 3 lieux depuis presque 2 ans. Et c’est en toute discrétion que vivent avec aucun confort, pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage (le plus souvent), 27 personnes, dont 5 enfants.
Dossiers de demande de logement, dossier Dalo, recherche d’emploi, de stages, de formation ; voilà le travail du Collectif auprès de ces personnes. Nous apportons des repas chauds, organisons des ballades, des ateliers d’information…
C’est pour nous une solution difficile, faute de solutions dignes. Mais on a la paix. Et notre espoir d’une vie simple est préservé. L'attente est longue.
Nous n’avons rien choisi. Ni la vie collective, ni la réquisition, ni la rue, ni le chômage, rien. Ce n’est pas notre style de vie. La misère nous a épuisé, éreinté, fatigué, mais pas au point de ne pas savoir ce que nous voulons.
Nous ne voulons pas de vous à nos côtés. C'est notre choix, notre liberté.
Reparlons des 1500 logements vacants sur Strasbourg dont vous nous râbachez les oreilles depuis un an.
La mise en place de la THLV nous montre que les logements qui pourront être remis sur le marché ne représentent qu’un faible pourcentage, car la loi demande une vacance de plusieurs années. Certains sont insalubres, d’autres sont trop éloignés des infrastructures.
Notre opposition à vos basses maneuvres sont confirmées, la réquisition des logements vacants ne règlera pas la situation de tous les non-logés, et mal-logés de Strasbourg.
Cette année, la municipalité de Strasbourg a entendu notre appel à la raison. Grâce au soutien financier de l’État, des logements vacants, destinés à la démolition, sont mis à la disposition d’associations pour l’hiver. On reste dans l’urgence c'est vrai, mais au-delà il y à un changement de mentalité, qui représente pour nous, la plus belle victoire. Maintenant, nous aimerions les entraîner à réfléchir aux solutions alternatives qui existent ailleurs, et qui ont fait leurs preuves, comme les containers par exemple.
Le dialogue est payant, lorsqu’il tient la route, et lorsqu’il n’oppose pas sans-cesse les uns aux autres.
Finalement, ce que nous demandons c’est, tout simplement, une vraie politique du logement. Avec une vision éclairée sur toutes les situations : chômeurs, précaires, vieux, jeunes, célibataires, familles nombreuses. Sans oublier, mais sans mettre de côté, sans les écarter, ni les stigmatiser : toutes les gueules cassées de la vie ! Des personnes comme les autres.
Nous vous souhaitons à tous un militantisme éclairé.
11:23 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : réquisition locative, thlv, logement vacant, mal logement |
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16.03.2008
OUVREZ OU ON DÉFONCE LA PORTE
Des milliers de familles vont être mise à la rue...
RÉAGISSEZ ! VOTEZ À GAUCHE
09:31 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : Expulsions locatives, logement vacant |
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11.03.2008
Les squatteurs du village fantôme menacés d'expulsion
VAL-D'OISE. Ils occupent, à Goussainville, des maisons dont plus personne ne voulait. Ces squatters qui vivent dans l'enfer du bruit des avions de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle sont aujourd'hui menacés d'expulsion.
BIENVENUE au Vieux-Pays, à Goussainville (Val-d'Oise). Au bout des pistes de Roissy, une dizaine de familles ont choisi d'occuper des maisons désertées. Toute la journée, les habitants, des familles nombreuses pour la plupart, supportent le bruit des avions qui décollent ou atterrissent toutes les minutes en période de pointe.
Une autre menace plane maintenant sur ces squatters pas comme les autres. Ils ont reçu lundi leur assignation à comparaître le 4 avril devant le tribunal de Pontoise. Ces maisons où plus personne ne voulait vivre sont devenues au fil des ans propriétés d'Aéroports de Paris. Avec l'extension progressive de Roissy, ADP a racheté progressivement à partir des années 1970 environ deux cents maisons, mais ne les a jamais entretenues. Peu à peu des squatters se sont installés puis ont retapé les maisons.
« C'est la première fois que nous sommes assignés en justice »
Dans les rues du village fantôme, le visiteur ne croise quasiment personne, s'étonne des fenêtres murées et des maisons effondrées. Ce décor de fin du monde ressemble à ces villages de chercheurs d'or désertés après l'épuisement du filon. Après avoir fermé les yeux pendant vingt ans sur la situation, l'entreprise veut aujourd'hui céder ce patrimoine à la ville pour 1 € symbolique. Le projet, qui prévoit une aide d'ADP de 2,3 millions d'euros dans le but de rénover le site, est d'ailleurs l'un des enjeux des municipales.
« C'est la première fois que nous sommes assignés devant un tribunal, dénonce Denise, installée depuis 1993. On avait proposé plusieurs fois à ADP de payer un loyer, mais on n'a jamais eu de réponse. Au bout d'un moment, on s'est dit que ça arrangeait tout le monde. » La pilule est d'autant plus difficile à avaler pour les « squatters » que certains d'entre eux paient une taxe d'habitation, ont le téléphone, l'eau et l'électricité. « Nous nous contentons d'appliquer la loi, rétorque-t-on à ADP. Ils ne paient pas de loyer ; ces familles sont en situation illégale. De toute manière, ce sera au tribunal de dire le droit
Source Le Parisien - Sébastien Thomas
06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Expulsions locatives, logement vacant |
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20.11.2007
Chut! le logement vacant est un sujet tabou
Alors que plus de 200 personnes veillent jour et nuit depuis 60 jours sur un trottoir de Paris
Alors qu'un campement s'est monté depuis samedi à Paris
Alors que des hommes sont morts de froid dans les rues, en France
Alors que tous les politiques s'accordent à dire qu'il faut faire quelque chose en urgence contre le mal logement
Alors que des crédits monumentaux sont accordés chaque années pour les sans logis et les mal logés
Alors ? Ben rien.
Pas un mot sur le fait que le Collectif SDF Alsace vient de gagner une petite victoire.
Neuhof, 22 rue du Commandant François
Depuis le mois de juin nous tentons de faire venir des locataires dans tous les F1 vides.
Ces logements sont vacants depuis 13 ans sans raison : bien que le quartier soit en "rénovation" pas de projet sur ce numéro 22...
Le bailleur Cus-Habitat avoue avoir 300 logements vides "qui demandent un coup de peinture"
Habitation Moderne : nous avons offert une liste de 200 adresses à la préfecture, à la ddass et même aux don quichotte...
Car notre projet qui n'intéressait, n'intéresse personne était soudain "copier-coller"... Mais même si on a ses "entrées" à la DDASS, ça ne suffit pas!
Drôle en fait, tout le monde voulait vivre au Neuhof...
Oui, le logement vacant semble sujet tabou! Méfiez-vous des médias qui ne disent pas tout
Et remerciez les de nous offrir le blog gratuit
11:12 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, mal logés, strasbourg, logement vacant |
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