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25.03.2012

Logements ? Quelques revendications. A vous de compléter

• Remettre sur le marché les logements vacants ... généraliser la Taxe sur les logements vacants ... conventionner les logements vacants, en accordant des aides aux propriétaires ... des processus longs qui ne représentent qu'une goutte d'eau.
Il ne s'agit pas d'être contre mais de ne pas en espérer plus qu'une goutte d'eau.


Il faut revenir à une politique du logement offensive.
• Construire en répondant à la demande : du vrai logement social (pas cher), du logement au coeur des villes et des quartiers, des tours, ... ;
• Encadrement des loyers ;
• Frapper la spéculation immobilière en réquisitionnant les biens. En priorité ceux de tous les organismes financiers : banques, assurances, mutuelles, ... Et les biens des collectivités.
• Plus d'expulsions locatives. C'est long, c'est couteux, c'est douloureux pour le locataire et pour le propriétaire privé. Renforcer les dispositifs de garantie locative, ...
• Présence de non-logés et de mal-logés dans toutes les commissions ayant trait au logement ;
• Veiller au respect des lois SRU, DALO et PARSA. Virer tous les incompétents hors la loi. De l'élu au Directeur de structures.

• Les marchands de sommeil. Un délit qui mérite des sanctions lourdes : mise en danger de la vie d'autrui, mise en danger de la collectivité. En effet, les taudis sont la source de maladies qui nous concernent tous. Et confiscation des biens qui iront dans le parc du logement social.

• Pendant qu'on y est ... que logement social ne soit plus un sac fourre-tout qui déguise la réalité. Et que part "social" on entende uniquement "logement pas cher".

Non-logés et mal-logés ensemble.

07.12.2011

Réunion en vue de la constitution d'un "Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits !"

Réunion 13 décembre 18 h 00 - nouveau local du DAL
29 avenue Ledru-Rollin - Métro : Ledru-Rollin ou gare de Lyon

UN CONTEXTE GENERAL DE CAPTATION DE L'EPARGNE POPULAIRE PAR LES BANQUES  

Le  débat, déjà très engagé, sur le rôle de l’épargne réglementée et  de la destination des fonds collectés, oppose différents acteurs : gouvernement, Banque de France, Caisse des dépôts et consignations, patronat bancaire, mouvement HLM mais aussi des associations et syndicats tels que le DAL, la CGT CDC ou bien encore SUD PTT …

 Alors que les banques disposent déjà de 35% des fonds collectés sur les livrets d’épargne réglementée (au lieu des 30% promis par Christine Lagarde au moment du vote de la LME en 2008), elles militent désormais activement, auprès de gouvernement, pour mettre la main sur environ 50% des fonds collectés (chiffre évoqué pour être aussitôt dénoncé par Gilles CARREZ, Rapporteur général du budget UMP de la Commission des Finances, durant l’audition en janvier 2011 à l’Assemblée nationale, de François Pérol, Président de la Banque Populaire et de la Caisse d’épargne et, au moment de l’audition Président de la Fédération bancaire française qui  défend les intérêts de  450 entreprises bancaires adhérentes de toutes origines - commerciales, coopératives ou mutualistes – françaises ou étrangères)

Pour connaître dans le détail la position des banques, voir l’audition de François Pérol – Commission des Finances de l’Assemblée nationale – Janvier 2011 :


Pour quelle raison les banques veulent-elles capter une part toujours plus grande de l’épargne populaire ?
L’enjeu financier est considérable (Montants des encours – avril 2011) :
·       Livret A : 203 milliards d’euros
·       LDD : 69 milliards d’euros·      
Total : 272 milliards d’euros

Officiellement, les banques invoquent la crise financière qui a conduit les autorités de régulation, avec les accords de Bâle III, à imposer des exigences nouvelles, codifiées, au secteur bancaire, s’agissant notamment de l’augmentation des fonds propres au regard des activités à risques. Or, il n’y a pas trente-six façons de procéder. La première consiste à augmenter le capital des banques ou à les fusionner pour leur assurer une solidité suffisante, ce qui suppose de diminuer, pendant cette période, la rémunération des actionnaires. La seconde réside dans l’utilisation de ressources telles que les fonds d’épargne, qui sont une spécificité française.
Les banques militent activement pour la seconde solution.
Le Crédit Agricole est l’établissement de la place le plus engagé dans cette bataille :

La résistance face aux banques est principalement organisée par associations et syndicats tels que le DAL, la CGT Caisse des dépôts et SUD PTT.

On lira ci-dessous leur communiqué commun annonçant la saisine des juridictions française et européenne suite au décret du 16 mars 2011 qui autorise les banques à faire main basse sur 13 milliards d’euros issus de l’épargne réglementée et cela sans aucune contrepartie pour la collectivité nationale (après avoir bénéficié de 40 milliards d’euros détournés de la CDC et donc soustraits au financement des missions d’intérêt général) :

Selon un communiqué de la CGT CDC du 28 juillet 2011 : « L’entrée en vigueur du décret du 16 mars 2011 en fixant à 35 % (plutôt que 30 %) la part conservée par les banques, a donc pour effet immédiat (au 30 juin 2011) d’augmenter de 13,5 milliards d’euros les liquidités disponibles pour les banques et donc de diminuer d’autant les capacités de prêts de la CDC au logement social (et autres missions d’intérêt général).
A titre d’illustration, ceci équivaut environ au volume total de prêts accordés en 2010 sur fonds d’épargne par la CDC.
Pire : si l’on revenait à la règle qui prévalait avant le 1er janvier 2009 : soit une centralisation intégrale du livret A et une centralisation à 6,5 % des fonds du LDD à la Caisse des dépôts (rappelons d’ailleurs que si la Commission européenne demandait l’ouverture de la distribution du livret A à la concurrence, elle n’a en revanche jamais remis en cause la centralisation intégrale de la collecte à la CDC au service du logement social qu’elle considère comme un « SIEG : service d’intérêt économique général) : l’encours disponible pour le financement des missions d’intérêt général serait de 210 milliards… soit 32 milliards d’euros de plus que la somme aujourd’hui centralisée à la CDC !!! »

L’Union sociale pour l’Habitat (mouvement HLM) et le financement du logement social à travers le Livret A

L’essentiel du mouvement HLM est regroupé au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH) présidée par Thierry Repentin, sénateur PS de Savoie. L'USH est une confédération composée de cinq fédérations. Elle dispose aussi de filiales, clubs et structures associées. Organisation professionnelle, elle représente quelque 800 organismes Hlm qui détiennent et gèrent 4,2 millions de logements en France.

L'USH remplit 3 missions :

·       La représentation nationale du secteur professionnel et des organismes auprès des pouvoirs publics, des grandes institutions et de l'opinion publique ;

·       L'étude des problèmes de l'habitat e0t l'élaboration de propositions pour une politique de l'habitat et de la ville ;

·       L'information, le conseil et l'assistance aux organismes, destinés à faciliter, à rationaliser et à développer leurs activités professionnelles.

http://www.union-habitat.org/

Préoccupations du mouvement HLM quant au Livret A

Dans une conférence de presse, de juin 2010, le Président de l’USH évoquait ses préoccupations au sujet du Livret A dans les termes suivants :

« A court terme, la collecte est abondante, du fait notamment de la crise financière qui détourne les épargnants de produits plus risqués, et de la concurrence entre banques pour conquérir la clientèle du Livret A. Mais le Mouvement Hlm a besoin d’un équilibre à long terme du financement du logement social, donc que la collecte reste abondante, centralisée en proportion suffisante et affectée par la Caisse des dépôts au logement social. Par conséquent, les banques, qui n’ont pourtant pas de missions de service public, doivent défendre cette épargne, y compris pour les gros épargnants, alors qu’elles peuvent être tentées, après avoir attiré cette épargne, de l’orienter vers d’autres produits plus rémunérateurs pour elles. Or, ce sont les « gros livrets » qui assurent l’abondance et la stabilité de la ressource pour le logement social.

Par ailleurs, le taux de centralisation n’étant pas fixé définitivement, l’assurance de cette centralisation n’est pas garantie : le taux de centralisation ne relevant pas de la loi, il y a un risque de pression permanente sur le Gouvernement pour en laisser une part plus importante à la disposition des banques.

Enfin, la CDC peut être sollicitée pour financer d’autres investissements : c’est aujourd’hui le cas pour l’hôpital, les bâtiments universitaires, des projets de transports… Pour le moment, les ressources le permettent, mais en cas de baisse de la ressource centralisée, la priorité au logement social doit être assurée. 

Il y a peu au congrès de l’USH (27 au 29 septembre 2011 à Bordeaux), le Président de l’USH a exprimé ses préoccupations dans les termes suivants (source LOCALTIS):

Un "risque persistant" sur le livret A

Thierry Repentin a également évoqué d'autres motifs d'inquiétude. Face aux rumeurs d'un assouplissement des règles de centralisation du livret A - afin de renforcer les fonds propres des banques -, il a en effet affirmé qu'"une autre cause d'incertitude économique est le risque persistant sur le Livret A". Selon lui, "l'opacité demeure totale sur l'utilisation des fonds non centralisés", dans la mesure où les banques ne respecteraient pas l'obligation légale de remettre un rapport annuel sur l'emploi de la part de la collecte qu'elles conservent et qui ne peut être consacrée qu'au financement des PME et des travaux d'économie d'énergie. Le mouvement HLM plaide donc pour un relèvement du plafond du livret A - fixé depuis 2008 à 15.300 euros - et pour "une centralisation complète du surplus d'épargne déposé".

Dans un domaine très voisin, le président de l'USH a également demandé la reprise de la distribution de l'éco-prêt - interrompue au printemps dernier - "au plus vite et dans des conditions équivalentes".

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262487073&cid=1250262485371000

Toutes les positions de l’USH sur le Livret A sont accessibles à partir du lien ci-dessous

http://union-habitat.org/hlm%5Cdripweb.nsf/PWEB3?openform&vue=Niveau3W&var=DOSSIERSD'ACTUALIT%C3%89-LIVRETA

PLATEFORME DES MOUVEMENTS SOCIAUX POUR LE LOGEMENT


Premiers Signataires (au 25 novembre 2011) :  CSF, DAL, CNL, ACDL, Advocacy, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL 75 et national, CGT, CNAFAL, Copaf, Fondation Copernic, FSU, Jeudi Noir, Sud Logement Social, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, SAF, AC !...

Texte intégral :

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/PF_MS.pdf

 Extraits  de la plateforme suceptibles d’être reliés à la question du pôle public financier.

 Le logement social, comme de nombreux autres secteurs, est en cours de privatisation. En 2003, la loi Borloo permet au MEDEF, et à des groupes financiers comme la Caisse d’épargne de prendre le contrôle des SA HLM (la moitié du parc). En 2009, la loi Boutin permet aux promoteurs de construire des logements sociaux, et leur ouvre la porte pour s’installer chez les bailleurs sociaux. Elle privatise l’autre moitié des bailleurs sociaux, les office HLM, et les oblige à changer de statut.

 Le livret A, via la collecte par la Poste et les Caisse d’Épargne, est centralisée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Il finance depuis 60 ans sous forme de prêts bonifiés, la construction de logements sociaux. En 2008, sa distribution est « banalisée » c’est à dire généralisée à toutes les banques. Aujourd'hui, les banques ont obtenu de garder à leur profit 35% de l’épargne populaire, voire 40. Plus de 37 milliards d’euros issus des livrets A sont désormais dans les caisses des banques, sans contrepartie, ou plutôt dans les circuits financiers spéculatifs et dans les poches des traders, des banquiers et des actionnaires.

 Revendications :

 1. Création nette de 150 000 logements sociaux par an (PLUS, PLAI) et instauration d’un suivi de la production par année de financement, afin de mettre en place une véritable transparence sur les logements sociaux. (traçabilité de la production et du financement des logements sociaux)

 2.Le maintien intégral de la ressource du livret A, restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations de l’épargne détournée à des fins spéculatives par les banques, afin de financer la réalisation des logements sociaux, et d’un programme massif de mise aux normes énergétiques des logements sociaux.

3. Droit à un logement décent : des mesures pour éradiquer le logement indigne et énergivore sans surcoût pour le locataire, prévoyant le relogement des occupants, quelque soit leur statut locatif.

LA SITUATION DRAMATIQUE DU LOGEMENT DANS LES OUTRE-MER

 Etude - IEDOM ET IEOM : L'habitat dans les outre-mer français : progrès, enjeux, disparités

 http://www.iedom.fr/IMG/pdf/noteie_habitat_022010.pdf

 Extraits

 INSALUBRITE

L’insalubrité touche de nombreux logements dans les DOM et les COM. Un rapport de 2006 estimait la proportion de logements insalubres à 26 % des résidences principales, contre 8 % en métropole en 2004

Cette insalubrité revêt des formes différentes : habitat illicite de fortune dans des zones sans infrastructures de base, souvent soumises aux risques naturels, habitat diffus ou poches d’habitats dégradés dans les centres villes. Selon le rapport du député martiniquais Serge Letchimy13, on compte 50 000 logements insalubres abritant plus de 150 000 personnes dans les quatre DOM. Ce rapport souligne le fait que les interventions au titre de la résorption de l’habitat insalubre (RHI) ont surtout concerné les grands quartiers d’habitat informel et insalubre ainsi que les bidonvilles, et très peu les centres urbains paupérisés.

TAUX DE PAUVRETE

Les taux de pauvreté sont sensiblement plus élevés dans les DOM (37,6 % des ménages à la Martinique, 45,8 % à la Guadeloupe, 49,7 % en Guyane et 52 % à La Réunion) qu’en métropole (13,2 %). En outre, le taux de pauvreté a augmenté et les inégalités de revenus se sont accentuées dans les DFA et à La Réunion entre 2001 et 2006, malgré un système fortement redistributif. Le taux de pauvreté a ainsi augmenté de plus de 4 points à la Guadeloupe et à la Martinique, de 1,5 point en Guyane et de 2 points à La Réunion

Les ménages les plus modestes ont vu leur niveau de vie stagner, voire décroître, même s’ils ont bénéficié des revalorisations des minima sociaux. Par ailleurs, si la population pauvre rassemble essentiellement des bénéficiaires de minima sociaux, elle comprend aussi un tiers de personnes ayant un emploi : la part des chômeurs, qui représentaient plus de la moitié des pauvres, a diminué au profit des personnes ayant un emploi sur la période considérée.

 LOGEMENTS SOCIAUX

Une demande non satisfaite de logements sociaux qui concerne 10 % de la population des DOM

En conséquence, la très grande majorité des ménages domiens est éligible à un logement social, leurs revenus étaient inférieurs ou égaux au plafond de ressources : en 2008, cela concerne 80 % des habitants des DOM et Mayotte, contre 69 % de la population métropolitaine en 2006.

Comme en métropole, l’offre de logements sociaux reste inférieure à la demande dans les DOM, mais l’ampleur de cette insuffisance est bien plus grande. En France métropolitaine, on dénombrait en 2006 1,2 million de demandes de logements sociaux, dont 550 000 issues de ménages déjà locataires HLM.

Dans les DOM en 2008, ce sont près de 166 000 personnes qui sont en attente de logement, soit près de 10 % de la population totale.

La demande annuelle de logements sociaux non satisfaite serait de l’ordre de 56 250 ménages, répartis de la façon suivante :

12 250 à la Guadeloupe, soit 8 % des ménages guadeloupéens ;

8 000 à la Martinique, soit 9 % des ménages martiniquais ;

13 000 en Guyane, soit 14 % des ménages guyanais ;

23 000 à La Réunion, soit 9 % des ménages réunionnais.

LA LUTTE CONTRE LE SATURNISME

Les données ci-dessous sont extraites du site de l'AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)

http://www.afvs.net/

Où y-a-t’il du plomb ?

Dans les peintures et les poussières des habitats anciens et dégradés (construits avant 1948)

http://www.afvs.net/spip.php?article13

Quelques chiffres

En 1999, une enquête de l’Inserm estimait à 85 000 le nombre d’enfants touchés par le saturnisme. Et la Drass d’Ile-de-France estimait à 70 000 le nombre d’enfants susceptibles d’être intoxiqués dans la région.

http://www.afvs.net/spip.php?article18

Qui est touché ?

Les enfants, les femmes enceintes, le nouveau-né pendant l'allaitement

http://www.afvs.net/spip.php?article14

Revendications de l'AFVS

Nous demandons l’expression d’une véritable volonté politique d’éradication du saturnisme et la mise en place d’un plan d’urgence doté de moyens financiers importants. Ce plan doit comporter deux volets, un volet médical et un volet logement, afin de couvrir l’ensemble de la problématique.

Nous demandons également la mise en place d’un système d’indemnisation des victimes à la hauteur des préjudices subis.

http://www.afvs.net/spip.php?article409

 

23.07.2010

AVIGNON Une manifestation en faveur de l'augmentation des logements sociaux

Les membres de la confédération nationale du logement ont décidé de manifester aujourd'hui même à Avignon, sur la place de l'Horloge. Motif de leur mécontentement : ces familles qui, en Vaucluse, sont en attente d'un logement.

Ils veulent dans le même temps dénoncer le désengagement de l'état dans ce domaine. Rendez-vous à 11 heures.

28.05.2009

Wolschheim : la famille sera relogée

Dans une précédente note, nous vous relations les mésaventures d'un couple habitant Wolsccheim

Aujourd'hui les interventions du bailleur social LOGIS DE L'EST, de l'adjoint Philippe Bies, du sous-préfet M. Boisson, du sous-préfet de Saverne que nous remercions, ont permis, de retarder d'un mois leur expulsion, afin de leur permettre d'emménager dans un appartement 3 pièces ...

Merci aussi au TS qui sur son temps libre s'occupe du dossier FSL ...

27.05.2009

Strasbourg / CUS : Logements par ci par là

• Strasbourg et l'autopromotion

L'objectif est d'expérimenter, sur des terrains vides, la réalisation de logements en autopromotion. Des familles conçoivent et réalisent leur logement au sein d'un bâtiment collectif sans passer par un promoteur.
Une première phase de consultation, permettra de désigner un projet lauréat et des projets nominés.
Puis, la deuxième phase servira à la mise au point technique, jusqu'à l'avant-projet détaillé. Au total, ce projet "10 terrains pour 10 projets" devrait permettre la création de 73 logements.

• Mundolsheim et le PLH

Heureusement que des municipalités "jouent le jeu" des gens, en laissant de côté leur connerie polititicienne.

Trois opérations sont envisagées à Mundolsheim : 11 logements à l'extrémité sud-ouest pour 2009-2011, 36 logements au sud du cimetière catholique pour 2012-2014 et 230 dans le nouveau lotissement projeté, au sud du lotissement du Haldenbourg.

• Quartier de Hautepierre le calme enfin

Après des années de frustations, des années à attendre un projet humain ... le calme semble être de retour. Mais le désengagement de l'état complique les choses.

La première tranche du projet (2009-2013), dont le principe et l'enveloppe n'ont été validés en février dernier par l'Anru, ne le sont qu'à hauteur de 30 millions d'euros, soit 25%...

Les mailles Eléonore et Brigitte dont les transformations sont prévues dans un plan Anru 2 devront attendre.

• Et les sans-abri ?

Rien, en dehors du fric public accordé pour la rue de l'ain ! lamentable. A se demander ce que fiche le service social de la ville ...

14:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, cus, logements, anru, plh, plu, hébergement d'urgence | | |  Facebook

25.05.2009

PTZ, éco PTZ, PTZ vert... : on y perd son latin !

> Le prêt à taux zéro (PTZ). - C'est le prêt à taux zéro classique qui s'adresse aux primo accédants pour l'achat d'une résidence principale neuve ou ancienne respectant les normes minimales d'habitabilité. Il est attribué sous condition de ressources et varie selon la zone géographique, le caractère neuf ou ancien du logement et la composition de la famille.

> Le prêt à taux zéro majoré. - Il s'agit d'une majoration du prêt à taux zéro classique attribuée sous trois conditions : être primo accédant d'un logement neuf, disposer de revenus inférieurs ou égaux à ceux des plafonds de ressources du logement social (PLUS) et bénéficier d'un montant minimal de participation d'une ou plusieurs collectivité(s) territoriale(s). Cette majoration varie de 10 000 à 15 000 E selon la zone géographique et la composition de la famille.

> Le PTZ vert. - Il s'agit en fait d'un complément du prêt à taux zéro classique d'un montant maximum de 20 000 E pour la construction ou l'acquisition d'un logement neuf ou en état futur d'achèvement respectant un niveau élevé de performance énergétique à savoir le label BBC (décret à paraître).

> L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ). - C'est un prêt destiné à financer les travaux de rénovation et d'amélioration de la performance énergétique dans toutes les résidences principales détenues par des personnes physiques et achevées avant le 1er janvier 1990. Le montant du prêt varie selon la nature des travaux. Trois cas sont possibles : le bouquet de travaux (prêt 20 000 ou 30 000 E maximum), le respect d'une performance énergétique après travaux (prêt 30 000 E maximum) et les travaux d'assainissement non collectif (prêt 10 000 E maximum). La durée d'amortissement du prêt varie selon le revenu de l'emprunteur, entre 3 ans minimum et 10 ans maximum.

> Le prêt à taux zéro - professeurs. - Ce prêt à taux zéro destiné à l'acquisition d'une résidence principale concerne les professeurs contraints de déménager ou de s'installer pour cause de mutation. Ce prêt sur 10 ans sera d'un montant de 30 000 E maximum s'ils sont locataires et de 15 000 E s'ils sont déjà propriétaires. Il sera disponible en septembre prochain.

> Le prêt à taux zéro pour les jeunes intitulé « prêt jeunes avenir- PJA ». - Ce prêt à 0 % de 5 000 E maximum concerne les jeunes salariés de 18 à 25 ans ainsi que les jeunes apprentis dès leurs 16 ans sous certaines conditions, pour leur permettre de financer les dépenses liées à l'accès à un nouvel emploi, notamment l'acquisition d'un moyen de locomotion, de matériels de travail, un déménagement ou le dépôt de garantie locatif. Les ressources du demandeur ou de sa famille ne doivent pas dépasser un plafond trimestriel de 3 000 E pour une personne seule, majoré de 1 500 E pour la deuxième personne du foyer... Ce prêt d'une durée de 2 à 5 ans a été récemment prorogé jusqu'au 31 décembre 2009.

La Voix du Nord

06:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ptz, éco ptz, ptz vert, prêt à taux zéro, immobilier, logements | | |  Facebook

22.05.2009

Le Conseil Municipal de la Ville de Strasbourg en direct sur internet lundi 25 mai

Dans la volonté de favoriser l’accès des citoyens à la politique de la cité, à l’image des villes dynamiques en terme de nouvelles technologies, le prochain Conseil municipal de la Ville de Strasbourg, en date du lundi 25 mai, fera l’objet d’un test de diffusion sur internet.

L’opération débutera dès 15h. La séance sera alors retransmise intégralement en direct sur www.strasbourg.eu.
Puis, le lendemain mardi 26 mai dans l'après-midi, il sera possible de revoir le Conseil en différé, avec un accès direct aux différents points de l’ordre du jour.
L’expérience sera renouvelée lors du conseil du 6 juillet. Le public sera invité à donner son avis sur le dispositif afin de le faire évoluer.

Pour suivre la séance rendez-vous sur cette page lundi 25 mai à partir de 15h.
Vous pourrez également laisser votre avis.

CI-DESSOUS L'ORDRE DU JOUR, QUI FAIT LA PART BELLE AU LOGEMENT.

REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL du lundi 25 mai 2009 à 15 h 00 en la Salle des Conseils
ORDRE DU JOUR


COMMISSION AFFAIRES GENERALES
1 Approbation des comptes de gestion 2008 de la Ville de Strasbourg et de l'Oeuvre Notre-Dame.
2 Désignation du conseiller municipal chargé de présider au vote des comptes administratifs de la Ville de Strasbourg et de l'Oeuvre Notre-Dame.
3 Approbation des comptes administratifs de la Ville et de l'Oeuvre Notre-Dame pour l'exercice 2008.
4 Passation d'avenants et attributions de marchés.
5 Communication concernant la conclusion de marchés pour l'attribution de travaux, fournitures et de services.
6 Avis de la Ville de Strasbourg sur des modifications de statuts, de délimitation de circonscription et de propriété de communautés cultuelles.
7 Attribution de subventions aux établissements cultuels strasbourgeois et aux associations.
8 Participation de la Ville de Strasbourg à la réhabilitation de la tombe d'Adèle RITON.
9 Création de l'assemblée des jeunes. Désignation.


COMMISSION URBANISME, AMENAGEMENT, LOGEMENT, TRANSPORTS
10 Avis et adhésion de la Ville de Strasbourg au 4ème Programme Local de l’Habitat de la Communauté urbaine (2009 – 2014).
11 Promotion d'opérations d'habitat innovant : lancement d'une consultation « 10 terrains pour 10 immeubles durables à Strasbourg ». Désignation.
12 Avis sur le lancement d'une concertation préalable sur le projet de rénovation urbaine de Hautepierre.
13 Valorisation d’actions de maîtrise de la demande en énergie par le dispositif des certificats d’économies d’énergie.
14 Transfert de propriété au Département du Bas-Rhin du collège de Strasbourg-Robertsau.
15 Acquisition d'une parcelle située entre les n° 11 et 13 rue de la Carpe-Haute à Strasbourg-Robertsau.
16 Prolongation du bail emphytéotique conclu au bénéfice de l'Association des Amis de l'Eglise protestante du Neuhof-Stockfeld.
17 Projet d'hébergement d'urgence, rue de l'Ain à Strasbourg-Elsau: - vente d'un terrain municipal à la CUS, - avis du Conseil municipal (article L 5211-57 du CGCT).
18 Projets de transactions immobilières de la Communauté urbaine de Strasbourg sur le territoire de la Ville de Strasbourg (avis du Conseil municipal art. L 5211-57 du CGCT).
19 Lancement par le Conseil Général du Bas-Rhin, maître d'ouvrage, de la concertation préalable relative au projet de transport en site propre 'Ouest' (Wasselonne-Strasbourg).
20 Service des Espaces Verts : conclusion de marchés annuels reconductibles trois fois pour l'exécution de travaux, fournitures et prestations de services pendant l'année 2010.


COMMISSION ECONOMIE ATTRACTIVITE ET RAYONNEMENT
21 Demande de subvention du Centre International d'Accueil et de Rencontre Unioniste de Strasbourg (CIARUS) dans le cadre de travaux de rénovation et de mise aux normes.
22 Versement de subventions et de bourses au titre des relations européennes et internationales.
23 Subvention aux Ateliers Chantiers d'Insertion (ACI).
24 Déclassement d'un délaissé suite aux travaux de réaménagement du stade du Bruckhof à Strasbourg-Neudorf.


COMMISSION SOLIDARITE EDUCATION ENFANCE
25 Programmation 2009 du Contrat Urbain de Cohésion Sociale.
26 Attribution de subventions aux associations dans le cadre du Fonds Local d'Animation des Quartiers (FLAQ).
27 Attribution de subventions de fonctionnement dans le cadre de l'intégration.
28 ANRU Meinau - Réhabilitation et Restructuration du Centre Médico-Social (CMS) de la Meinau.
29 Délégation de compétence du Conseil général du Bas-Rhin à la Ville de Strasbourg concernant le dispositif de Revenu de solidarité active.
30 Attribution de subventions au titre des solidarités et de la santé.
31 Accueil Coup de Pouce : subvention à l'association Famill'emploi services.
32 Attribution de subventions aux associations de la petite enfance.
33 Allocation de subventions à des associations socio-éducatives.
34 Attribution de subventions pour :  1) les Accueils de Loisirs sans Hébergement (acomptes) 2) les activités encadrées par des bénévoles. 
35 Attribution de subventions au titre de la prévention.
36 Attribution de subventions à divers organisateurs de manifestations.


COMMISSION CULTURE ET SPORT
37 Bourse Goncourt de la Nouvelle.
38 Construction d'un bâtiment vestiaire-foyer au stade Illwiesen, rue Van Eyck.
39 Mise en sécurité du Hall Jean Nicolas Muller.
40 Versement de subventions aux associations sportives strasbourgeoises.
41 Prestations de nettoyage des médiathèques municipales de Strasbourg – signature d’une convention transactionnelle.
42 Fourniture de documents destinés au prêt et/ou à la consultation sur place pour le réseau des médiathèques municipales, des bibliothèques des écoles maternelles, élémentaires et des structures d’accueils de la petite enfance de la Ville de Strasbourg.
43 Attribution de subventions pour des projets culturels.
44 Conception, réalisation, mise en page, exécution des supports de communication, campagnes génériques et évènementielles dans le domaine de la Culture.
45 Marché annuel à bons de commande reconductible trois fois de diffusion des documents de communication des Taps - Scènes strasbourgeoises.

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05.03.2009

UN AN APRÈS, LE CHANTIER PRIORITAIRE RESTE LETTRE MORTE

En janvier 2008, le Premier ministre s’est engagé à prendre des mesures immédiates pour les personnes sans abri et mal logées en lançant un « Chantier national prioritaire » pour les sans abris et mal-logés. Un an après, seules huit des cent mesures proposées sont appliquées, et les associations alertent sur l'évident désengagement de l'état.

Le collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées a proposé au gouvernement 100 mesures qu’il jugeait prioritaires et urgentes en matière de gouvernance, de prévention, d’hébergement et de logement. Pour pouvoir suivre la mise en œuvre de ces mesures, elles ont ensuite élaboré un baromètre trimestriel. A quelques jours de la fin de la trêve hivernale, un an après, le bilan est lamentable.

C’est dans le domaine de l’hébergement que l’application des mesure est à zéro.

Sur 16 propositions, pas une n’est aujourd’hui appliquée. Les pouvoirs publics ne tiennent pas leurs promesses concernant la prise en charge des sans-abri. "Accueil inconditionnel, non-remise à la rue, accompagnement personnalisé: des principes qui restent lettre morte", affirment les associations de lutte contre les exclusions dans un "baromètre des 100 mesures prioritaires" publié mercredi. Les DDASS sont de plus en plus nombreuses à diminuer de façon dastrique les subventions.

Les associations estiment que les pouvoirs publics ne tirent aucune leçon des plans hivernaux successifs. Le bilan de l'hiver 2008-2009 "ressemble tristement à celui des années précédentes: pas assez de places et trop d'interrogations quant au sort des personnes accueillies après la fermeture de ces lieux temporaires"

Logement : un désengagement politique dangereux
Le collectif, dans lequel figure Emmaüs, la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique ou encore la Fédération Nationale des associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS) dresse également un bilan de la politique du logement. Une politique « aveugle aux besoins sociaux ». Sur 35 mesures dans ce domaine, 3 seulement sont déjà entrées en application, et les associations dénoncent une coupe budgétaire.

Le plan de relance prévoit la construction de 10 000 logements supplémentaires, mais selon les signataires, il s’agira pour beaucoup de logements « intermédiaires », et pour moins de 50% de véritables logements sociaux. Quant à la prévention et la gouvernance, le désengagement est le même. « Précarisation des statuts d’occupation » et « répression » face au risque d’explosion des expulsions.

• Pendant ce temps là, Augustin Legrand des Enfants de Don Quichotte prépare un appel national à lever des campements ...

Deux ans après les promesses du gouvernement Villepin en janvier 2007 après le campement des Enfants de Don Quichotte sur le canal Saint-Martin, rien ne semble avoir vraiment changé.

Le Plan d'action renforcé en faveur des personnes sans-abri (PARSA), prévoyait notamment la disposition suivante: "Toute personne accueillie dans un centre d'hébergement d'urgence devra se voir proposer, en fonction de sa situation, une solution pérenne"

24.02.2009

Cagnes-sur-Mer : une maison relais en plein coeur de la cité

Enfin ! Après des années de doute et de projets non aboutis, l'ancienne menuiserie située au 5 et 7 rue de la Cabraire va enfin retrouver une nouvelle vie avec la réalisation d'une maison relais. C'est ce qui est ressorti du dernier conseil municipal qui s'est tenu mercredi soir, au cours duquel les élus ont décidé, à l'unanimité, de l'achat par la commune de ce bâtiment situé dans la vieille-ville au prix de 180 000 euros.

Il s'agit plutôt d'un rachat, puisque la Ville en était déjà propriétaire en 2003, avant de le revendre à l'association Saint-Vincent-de-Paul, à laquelle elle rachète aujourd'hui ce bâtiment.

La longue histoire du bâtiment de la Cabraire

Une longue histoire est en effet attachée à cet immeuble situé derrière la place Antony-Mars dans la cité historique.

Tout commence en 2001. L'association vençoise Vence Maghreb se montre intéressée par l'acquisition de l'ancienne menuiserie. Elle envisage d'y créer une salle de prière pour la communauté musulmane. Mais, sans doute face à certaines réticences de la population à la vue d'un tel projet au coeur de la cité historique, la municipalité de l'époque décide alors de préempter le local, et de le revendre en 2003 à l'association Saint-Vincent-de-Paul. Elle veut y faire des logements d'urgence pour les personnes dans le besoin. Mais ce projet capote, et ce bâtiment va continuer à se détériorer. Jusqu'à aujourd'hui, où la mairie décide, une nouvelle fois, de le racheter pour y créer une maison relais.

Reloger et resocialiser

Ce projet sera présenté en détail lors du prochain conseil municipal, mais Christian Iacono, le maire, en a présenté mercredi soir les grandes lignes : «Cette maison accueillera une quinzaine de studios pour des personnes en difficulté matérielles et morales. Mais nous voulons aussi en faire un lieu où ces gens puissent retrouver le lien social qui s'est souvent cassé, elles pourront notamment préparer et prendre leur repas en commun. Le bâtiment actuel offre la possibilité de créer six logements. Ce n'est, à mon sens, pas assez pour une maison relais. C'est pourquoi nous envisageons de surélever ce bâtiment ou d'acquérir un autre immeuble à proximité pour pouvoir faire un nombre suffisant de logements.»

Ce projet a été salué par l'opposition, et notamment par Catherine Alinat (PS) qui, tout en regrettant « le lourd passé de ce bâtiment », a reconnu « la grande utilité de ce projet pour Vence. Il va combler le besoin énorme, car pour l'instant, il n'existe, pour ce type de prestations, que le foyer de l'Entente Protestante. »

24.09.2008

Le mouvement HLM craint d'être victime de la crise financière mondiale

CANNES (AFP) — Les participants du 69ème congrès de l'Union sociale pour l'habitat (USH), grand-messe annuelle des organismes d'HLM, se sont inquiétés mardi de la crise financière mondiale qui pourrait avoir des répercussions indirectes sur son financement à long terme.

"La crise des subprime aux Etats-Unis a modifié rapidement et significativement le contexte financier dans lequel nous évoluons en entraînant une hausse des taux qui pèse sur les conditions de notre activité au travers de ses répercussions sur le taux du livret A", a avertit son président Michel Delebarre lors de la séance d'ouverture à Cannes.

La récente hausse à 4% du taux de rémunération du Livret A se traduit par un renchérissement des prêts aux organismes HLM. L'épargne déposée sur ces livrets est centralisée par la Caisse des Dépôts qui l'utilise pour accorder des emprunts à ces organismes en charge du logement social.

"Ajoutée à la reprise de l'inflation et des répercussions sur le pouvoir d'achat des ménages modestes, cette hausse du taux (du livret A, ndlr) renforce la difficulté de concilier le souci de préserver des loyers modérés et la nécessité d'assurer les équilibres économiques et financier de nos organismes", a souligné l'ancien ministre du Logement qui quittera ses fonctions en décembre après 10 années passées à la tête du mouvement.

M. Delebarre reconnaît qu'il n'a "pas beaucoup d'inquiétude sur le volume des dépôts dans les mois qui viennent" mais craint que le mécanisme d'ouverture du Livret A à l'ensemble des banques ne garantisse pas "un arbitrage en faveur du logement social".

D'autant que le mouvement HLM peine déjà à répondre aux immenses besoins de logements sociaux dans de nombreuses régions: ses 820 organismes HLM n'ont pu offrir en 2007 que 71.000 logements supplémentaires alors que 1,2 million demandes de logement sont en attente (dont 550.000 émanent de personnes déjà locataires).

Les organismes HLM affirment qu'ils ne peuvent assumer avec leurs seuls moyens toutes les tâches qui leur sont dévolues: investissements liés aux constructions nouvelles, mise en oeuvre des dossiers ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) et dépenses liées au Grenelle de l'environnement, notamment les 800.000 logements qui doivent bénéficier en 10 ans d'un programme d'amélioration thermique.

En outre, la population logée par les HLM se paupérise de plus en plus. Deux tiers des ménages logés en HLM ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds de ressources et près d'un tiers ont même des revenus inférieurs au seuil de pauvreté (contre 22% des locataires du parc privé).

La ministre du Logement, Christine Boutin, tentera de répondre à ces inquiétudes en s'exprimant jeudi lors de la séance de clôture, à moins de trois semaines de la présentation de sa loi au Parlement.

06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hlm, logements, boutin | | |  Facebook

30.07.2008

Logement:la chute de la construction compromet les objectifs du gouvernement

Par Julie CHARPENTRAT - PARIS (AFP) - Les chiffres de la construction continuent de nettement baisser, en raison de la crise économique et financière, rendant plus difficile à atteindre l'objectif du gouvernement de construire 500.000 logements par an.

Les mises en chantier ont baissé entre avril et juin, de 28,2% à 79.220 unités, et les permis de construire de 15,3%, à 115.880 unités, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie, après des reculs de 9,9% et 15,5% respectivement au premier trimestre.

Sur les 12 derniers mois, le nombre de mises en chantier est en repli de 6,5%, à 394.859 unités. Le nombre de permis recule de 11,5%, à 503.471 unités.

Pour la première fois depuis septembre 2005, le seuil des 400.000 mises en chantier n'est pas atteint, relève le ministère, alors que le gouvernement a pour ambition de faire construire 500.000 logements par an.

Pour Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC), ces chiffres ne "sont pas une surprise" car ils ne sont que "la conséquence du retournement du marché" intervenu fin 2007.

Néanmoins, note-t-il, "autant on pensait que le marché ralentirait, autant la crise financière a entraîné une chute encore plus forte" déjà visible au premier trimestre et qui s'accentue aujourd'hui.

"Les promoteurs sont aujourd'hui, quelle que soit leur taille, tétanisés par la conjoncture", estime Michel Mouillart, professeur à Paris X Nanterre.

Le fait que les banques aient "durci leurs conditions de crédit n'arrange rien et constitue clairement un facteur de blocage actuellement", ajoute Jean-François Gabilla.

Le marché des crédits immobiliers a baissé de 11% au premier semestre.

Qui plus est, la hausse du taux moyen des prêts immobiliers --si elle a été "faible" au deuxième trimestre-- "devrait s'accentuer" et ainsi "amplifier le ralentissement", ajoutent les analystes de la banque HSBC.

Autant dire que la situation ne devrait pas s'arranger d'ici la fin de l'année, même si le ministère relativise les chiffres, en rappelant qu'ils sont "sous-évalués" en raison de la réforme du permis de construire qui retarde les remontées d'information.

Jean-François Gabilla s'attend a une poursuite de la baisse au troisième et au quatrième trimestre, "probablement" dans les mêmes proportions car "on prendra de plein fouet" la baisse des ventes du deuxième trimestre, qui "commercialement n'a pas été bon".

Reste à savoir ce qui va se passer ensuite: "c'est surtout 2009 qui préoccupe", avance Michel Mouillart. "Si les autorisés (permis de construire, ndlr) continuent à fléchir, cela signifiera que 2008 n'est pas une parenthèse".

Le gouvernement affiche pourtant sa volonté de résorber le déficit de logements, notamment à travers le projet de loi de Christine Boutin présenté lundi et qui vise à "permettre à tous les Français d'être logés".

Le ministère du Logement souligne d'ailleurs mardi que la baisse des chiffres de la construction "doit être prise en compte dans les orientations de la politique du logement que le gouvernement entend mener, en partenariat avec l'ensemble des acteurs".

Mais, pour Michel Mouillart, cette baisse constitue "un mauvais signal pour les entreprises", et ce, "quelle que soit la volonté des uns et des autres" pour encourager la construction.

Et d'ajouter : "Si le tendance se poursuit, on ne peut pas exclure le risque de démobilisation et d'abandon de l'objectif" des 500.000 logements.

22.07.2008

350.000 logements manquent encore du confort de base

L'Insee publie les résultats d'une étude portant sur les logements en France métropolitaine en 2006. Ceux-ci révèlent des évolutions importantes dans la nature et la qualité de l'habitat. De façon générale, la taille moyenne des logements ne cesse de s'accroître. Elle est passée de 82 m2 en 1984 à 91 m2 en 2006. Mais cette évolution d'ensemble tient surtout aux maisons individuelles : une maison achevée après 2002 affiche ainsi en moyenne 10 m2 de plus qu'une maison achevée avant 1975. La superficie des appartements stagne en revanche depuis 1975. La taille des logements est également fortement corrélée avec l'âge. Une personne de plus de 60 ans dispose ainsi de 20 m2 de plus qu'une personne âgée de 20 à 40. Le statut familial constitue aussi un déterminant important : une personne seule (ce qui est le cas d'un nombre important de personnes âgées) dispose en moyenne de 30 m2 de plus qu'un cohabitant. Le troisième déterminant est la localisation géographique : la surface moyenne par personne est ainsi d'un peu moins de 32 m2 à Paris contre 46 m2 dans les communes rurales ou celles de moins de 5.000 habitants. Cet écart tient, pour une bonne part, à la très forte prépondérance du logement collectif dans la capitale.
Autre point positif révélé par l'étude Logement de l'Insee : la nette amélioration du confort des logements. Il reste cependant 353.000 logements dépourvus du confort sanitaire de base, c'est-à-dire manquant d'au moins l'un de ces trois éléments essentiels que sont les WC intérieurs (270.000 logements), une installation sanitaire de type baignoire ou douche (210.000 logements) et l'eau courante (un très faible nombre de logements). Dans près de 90% des cas, il s'agit d'habitations construites avant 1948. Ces logements manquant du confort sanitaire de base représentent 1,3% du parc, contre 2,2% en 2002 (612.000 logements) et 15% en 1984. Malgré cette amélioration spectaculaire de la qualité des logements, il subsiste 273.000 immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine. Ce dernier chiffre est même supérieur à celui enregistré en 2002 (267.000 logements), mais cette évolution s'explique essentiellement par un plus grand activisme dans les procédures de classement. Par ailleurs, 1,58 million de logements ne disposent d'aucun moyen de chauffage ou sont chauffés par des moyens sommaires (contre 1,98 million en 2002). Enfin, 9% des ménages sont logés en situation de surpeuplement (contre 16,8% en 1984 et 11,8% en 2002), avec une nette prédominance pour l'habitat collectif (15,8% contre 3,6% pour les logements individuels).
L'étude montre également la concrétisation progressive du souhait du président de la République de voir se développer une France de propriétaires : de 50,7% en 1984, la part des ménages propriétaires de leur logement est passée à 57,2% en 2006. <strong>Cette évolution n'est toutefois pas contradictoire avec des attentes accrues à l'égard du logement social. Le nombre de personnes ayant déposé ou renouvelé une demande de logement social au cours des douze derniers mois progresse ainsi régulièrement, passant de 3,4% de la population en 1984 à 4,3% en 2002 et 4,6% en 2006.</strong>

Jean-Noël Escudié / PCA

07:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logements, logement social, loi sru, christine boutin | | |  Facebook

13.07.2008

La polémique enfle sur l'assouplissement de la loi SRU

Le projet de loi de Christine Boutin, qui prévoit de comptabiliser les "accession aidée à la propriété" dans les 20% de logements sociaux obligatoires, suscite les protestations des associations et de l'opposition. Pour le PS, ce dispositif "trahit l'abbé Pierre".

La polémique enfle sur l'assouplissement de la loi SRU
AP La polémique enfle sur l'assouplissement de la loi SRU
Le projet de loi SRU de la ministre du Logement Christine Boutin a suscité une fois de plus les critiques, vendredi 11 juillet, cette fois-ci de la part de l'association de consommateurs et d'usagers CLCV. Présenté jeudi par la ministre, ce projet de loi, qui prévoit d'assouplir l'obligation de construire 20% de logement social par commune d'une certaine taille (loi SRU), a déjà suscité des désapprobations de la part du Parti socialiste, de la région Ile-de-France mais aussi de la Confédération nationale du logement et l'Union sociale pour l'habitat (qui regroupe les organismes HLM).

Quotas pas respectés
Dans un communiqué, la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) affirme que "l'actuelle crise de l'offre de logements nécessite d'atteindre les objectifs fixés par la loi, et non d'assouplir celle-ci pour satisfaire la réalité de certains". L'association fait allusion au fait que certaines communes ne respectent pas le quota de 20% de logements sociaux.
CLCV demande le "maintien des objectifs" de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) ainsi que le renforcement des "mesures de coercition et les sanctions à l'encontre des communes qui ne respectent pas leurs obligations".

Garanties
L'association a aussi réclamé la mise en place d'une "garantie du risque locatif" qui soit "universel et solidaire" et non pas sous forme d'assurance comme le prévoit le gouvernement.
Jeudi, le Parti socialiste, la région Ile-de-France mais aussi la Confédération nationale du logement et l'Union sociale pour l'habitat (qui regroupe les organismes HLM) ont eux aussi critiqué la modification de la loi SRU.
"Madame la ministre feint d'ignorer que l'accession à la propriété, dans notre pays, n'est malheureusement plus sociale, même lorsqu'elle est aidée!" écrivent les sénateurs PS dans un communiqué intitulé "L'abbé Pierre trahi par Christine Boutin". "L'Abbé Pierre a disparu, pas le devoir de vigilance", écrivent les sénateurs PS à propos du fondateur du Mouvement d'Emmaüs, mort en 2007.

Favoriser "l'accès au logement"
Jeudi, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, avait présenté les principaux points de son projet de loi qui doit, selon ses termes, favoriser "l'accès au logement".
"Nous sommes dans une situation où, paradoxalement, on ne construit pas suffisamment de logements en France", a déclaré Christine Boutin lors d'un point de presse.
Le texte, qui doit encore être présenté en Conseil des ministres le 28 juillet puis passer devant le Parlement mi-octobre, compte "quatre grandes priorités : construire plus de logements, favoriser l'accession populaire à la propriété, permettre l'accès au parc de logements HLM à plus de personnes et lutter contre l'habitat indigne", a expliqué la ministre.

Polémique sur la SRU
Alors que la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) prévoyait jusqu'à présent l'obligation pour les communes d'avoir 20% de logements sociaux, le nouveau texte envisage de comptabiliser désormais dans ces 20% les habitations en "accession aidée à la propriété" (comme la maison à 15 euros) et non plus seulement le logement social proprement dit.
Le texte prévoit aussi que les communes créent une place d'hébergement social par tranche de 2.000 habitants ou que les locataires de logements sociaux dont les revenus dépassent les plafonds légaux soient obligés de quitter les lieux dans les trois ans.

La "maison à 15 euros" coûtera 18 ou 19 euros par jour
Parmi les autres mesures prévues figurent : aider les copropriétés en difficultés, rénover des quartiers anciens dégradés, ou encore réduire à un an au lieu de trois le délai pour expulser un locataire qui ne paye pas ses loyers. Le projet de loi prévoit également un principe de "maison à 15 euros par jour", déjà lancé en avril. Il sera par ailleurs étendu aux appartements. Son prix sera toutefois plutôt de "18 ou 19 euros" par jour, du fait du prix de revient plus élevé de l'habitat collectif, selon Christine Boutin. Source challenge.fr

06:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loi sru, loi dalo, boutin, abbé pierre, ps, emmaüs, logements | | |  Facebook

09.07.2008

Quartiers anciens dégradés : réhabiliter mais en réintroduisant de la mixité sociale

Le Conseil économique et social (CES) "souscrit" au programme de réhabilitation des quartiers anciens dégradés, qui sera dans le projet de loi sur le logement du gouvernement, tout en mettant l'accent sur la nécessité de "réintroduire de la mixité sociale", dans un avis publié mardi.

Le CES regrette de n'avoir été saisi que sur l'article 12 - "Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés" - du projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion qui en compte 22. La ministre Christine Boutin doit présenter ce texte en Conseil des ministres le 28 juillet.

Dans cet avis, le CES "considère que la principale gageure" de ce programme, auquel il "souscrit", "sera de réintroduire de la mixité sociale, de ne pas chasser les populations en place et d'éviter la +gentrification+ (embourgeoisement, NDLR) des quartiers concernés".

"Rien n'est prévu sur la restauration des activités sociales, qui sont une part de la richesse des quartiers", a vivement regretté Henri Feltz, rapporteur de l'avis, lors d'une conférence de presse.

"Il faut remédier à cette carence", a-t-il insisté, "il est essentiel d'avoir des équipements sociaux, culturels, sportifs" dans un quartier pour tisser des liens entre habitants.

Les quartiers anciens visés "ont été forgés avant 1945, ils concentrent l'habitat indigne et des logements sociaux construits avant 1949 (...) Leur nombre est estimé entre 150 et 200" à travers le pays, indique le CES. Selon l'article 12 de la loi, cela représenterait 110.000 logements sur la période 2009-2016.

Le programme, tel que transmis au CES, présente une évaluation des moyens financiers à 2,5 milliards d'euros, qui seront gérés par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Sur ce sujet, le CES note que "des incertitudes devront être levées" notamment "le financement", la "répartition des rôles entre ANRU et l'ANAH (Agence nationale de l'habitat)" et "sur l'origine de ses fonds", notamment sur la part qui viendra du 1% logement.

Le CES relève par ailleurs que ne devraient être retenus que les projets de requalification de quartiers "soutenus par les collectivités qui accepteront d'apporter un financement au moins équivalent" à celui des pouvoirs publics, "ce qui porterait l'enveloppe à 5 milliards d'euros".

Le CES "estime nécessaire que le taux de financement soit modulé en fonction de la situation financière et fiscale" de ces collectivités pour "ne pas constituer un obstacle" à la réalisation de projets.

"La réaction des municipalités est un gros facteur d'incertitude pour la réalisation du plan", a souligné M. Feltz, rappelant que le projet de loi retenait les villes de plus de 10.000 habitants.

06:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anru, logements, logement insalubre | | |  Facebook

08.07.2008

Immobilier France : croissance reportée, crise confirmée

Ecrit par Anne Chartier pour prix-immo.com

Il y a quelques jours, la ministre de l’économie – Mme Lagarde – se voulait rassurante quant à l’état de santé du marché immobilier, prônant que « si les prix baissent c’est plutôt sain ; c'est un retour à la réalité qui interrompt des phénomènes spéculatifs, même si en France nous n'avions pas de bulle immobilière». Mais cette annonce n’a pas eu l’effet escompté car la banque centrale européenne vient d’annoncer l’augmentation des taux d’intérêt, ce qui laisse craindre un ralentissement supplémentaire du marché immobilier.
 
En effet, une hausse des taux d’intérêt a pour conséquence d’alourdir inévitablement les charges de remboursement des emprunteurs, les banques répercutant cette hausse dans leur activité. M. Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris X estime que cette décision ne fera que repousser le retour à la croissance du marché. Les experts du secteur s’inquiètent d’ailleurs de cette nouvelle action de la BCE car la hausse des taux est synonyme de baisse du volume de transactions immobilières. Les taux des prêts immobiliers dont la durée excède 25 ans avoisineront très vite les 5,30% voire les 5,35%, ce qui représenterait une augmentation des mensualités d’emprunt de l’ordre de 2%. Un coup de frein dans le pouvoir d’achat donc, pour les ménages détenteurs d’un crédit immobilier à long terme.
 
Selon M. Mouillart, le premier semestre de l’année 2008 s’est soldé par une chute de 12% de la conclusion de prêts immobiliers, ce qui est absolument catastrophique pour le secteur dont l’évolution s’apparente de plus en plus à la crise des années 90.
 
Mme Boutin, ministre du Logement a quant à elle avoué être inquiète de la tournure que prend le marché immobilier et reconnait que la hausse des taux a abouti à une diminution du pouvoir d’achat des acheteurs d’environ 12% depuis 2005 et de 2% entre avril et mai 2008. Elle refuse tout de même de parler de crise immobilière en France et envisage une reprise du secteur d’ici fin 2008 début 2009 dans la mesure où le manque de logements en France est estimé à 500.000 unités et que de façon logique, la demande va se rééquilibrer par rapport à l’offre.
 
Le nombre de mises en chantier a continué de chuter entre mars et mai (-21,6%) de même que le nombre de permis de construire (-20%). Une réunion va donc être organisée dans les prochaines semaines entre les acteurs de l’immobilier et les banques, pour essayer de trouver des solutions à la chute des ventes immobilières que ce soit dans le secteur résidentiel ou dans l’immobilier d’entreprise.
 
Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt accordé par le bouclier fiscal n’aura pas suffi à relancer la croissance du secteur immobilier français. Seuls les courtiers s’enrichissent de la situation, puisque les emprunteurs recourent de plus en plus à leurs services pour répondre à leurs difficultés de remboursement.
 
Le groupe immobilier Orpi, suivi de nombreux autres, réclament un « Grenelle de l’Immobilier » pour pallier la pénurie de logements à l’origine des tensions sur le marché français et redynamiser le marché de la construction.

Anne Chartier

23.06.2008

Educ pop “sardonique”

Educ pop “sardonique”, type “le plan B” (média sardonique critique des médias)

Bienvenue à SPECULAND !

Citoyennes, citoyens, profitons de la crise! Nous sommes menacés de ne plus pouvoir spéculer sur le secteur immobilier, et même les opportunités offertes par le système bancaire et financier mondial se raréfient. Certes, la spéculation sur les matières premières et les denrées alimentaires s'étend et devient prometteuse, mais cela ne suffit pas pour garantir la rentabilité financière de nos placements.

Ceux qui ont cru que le monde n'était pas une marchandise se trompent, tout ou presque est déjà à vendre et ce qui ne l'est pas doit le devenir pour sauver la croissance et l'emploi mais surtout les profits. Face au grand désarroi des marchés financiers, une seule solution s'impose : nous devons nous mobiliser pour trouver ensemble les marchés spéculatifs du futur.

Nous appelons tous les spéculateurs en herbe à se mobiliser du 14 au 22 juin, à l'occasion du Conseil européen, et à la veille de l'ouverture du G8, pour donner à nos dirigeants des idées de débouchés pour les marchés financiers aujourd'hui en danger :
- bourse aux droits individuels à polluer,
- vente au détail d'air pur,
- vente à la découpe d'HLM en carton,
- mise aux enchères de la dernière goutte de pétrole,
- atelier joaillerie sur grains de riz de luxe...

Nous vous invitons à faire preuve d'imagination pour ouvrir vos propres SPECULAND partout en France, devant les Bourses, lieux où se produisent les miracles des marchés financiers, pour sauver l'économie néolibérale !

Voir toutes les informations bientôt sur http://speculand.attac.org

 

08:43 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : g8, spÉculations, france, europe, logements, hlm, marchÉs financiers | | |  Facebook

14.06.2008

Icade négocierait la vente d'une grande part de ses logements, la société dément

SARCELLE LE FEUILLETON DRAMATIQUE CONTINU
D'après nos informations, les 4300 logements de Sarcelles seraient bien en cours de vente en blocs à des bailleurs sociaux, les noms les plus cités étant Emmaüs, Batigère et 3F. Le premier site vendu sera celui de Ravel (1032 logements)

12.06.2008

Les élus vont ils laisser faire la privatisation du logement social ?

Voir en pièce jointe l'article paru dans la Gazette du Val d'Oise sur la vente des logements sociaux d'Icade.

Il est étonnant de constater que ni la municipalité, ni les différents élus ou partis politiques de Sarcelles expriment leur position sur ce sujet !!!
Sont ils préoccupés par l'avenir du logement social sur notre ville, le devenir des locataires ? Comptent ils laisser faire ?????

Article la gazette
http://www.blogspirit.com/admin/blog/insert_media.php?evnt=showInsertFile&textbox=post_source

Contact :collectiflogement95@free.fr

11.06.2008

CAISSE DES DEPOTS (Icade) : Le Collectif Logement 95 EST interpellle les élus locaux et nationaux

Sur Sarcelles une première tranche de 1200 logements sont en vente dans la plus grande opacité. A terme ce sont 3700 logements qui sont concernés soit prés de 40% des logements sociaux de cette ville. Sur le Val d'Oise ce sont prés de 8000 logements qui sont menacés de perdre leur statut social et livré à des sociétés anonymes.

Il est scandaleux qu'ICADE cherche à se faire de l'argent sur le dos des locataires. Ces logements ont été financés par de l'argent public (la Caisse des Dépôts) et les loyers des locataires.

Le Collectif Logement 95 Est demande à ce que ces logements soient transférés à un organisme HLM Public pour qu'ils gardent leur statut social. Sur le Val d'Oise il existe un Office Public HLM : Val d'Oise Habitat, qui pourrait reprendre ces logements et assurer une mission de service public auprès des locataires. Nous demandons que les élus (Maire, Conseillers Généraux, Députés,...) interviennent auprès de la Caisse des Dépôts, du Ministère du logement et des finances pour empêcher la privatisation et la marchandisation de ces logements.


Voir articles ci dessous

Icade dément vendre son pôle logement
Pierre Tricoire

La filiale immobilière de la Caisse des Dépôts (CDC) a indiqué qu'elle allait vendre 14 500 logements, tout en démentant une information de La Tribune, faisant état de la vente de plus 40 000 logements.
Icade, la filiale immobilière de la CDC a déclaré lundi dans un communiqué qu'elle vendrait 14 500 logements, en démentant négocier la cession «d'un bloc de 30 000 à 35 000 logements». Selon La Tribune, le groupe envisagerait de vendre l'intégralité de son pôle logement, qui en représente plus de 40 000. «Icade indique qu'elle poursuit sa stratégie de vente de logements telle qu'elle l'a communiquée au marché et conformément aux orientations débattues en conseil d'administration», et rappelle que «cette politique consiste en la vente de 14.500 logements en bloc à des ESH (Entreprises sociales pour l'habitation)», précisant que «des promesses sont en cours de signature».

Interrogée par l'AFP, la CDC a expliqué que «quel que puisse être l'intérêt que présente ce patrimoine pour les bailleurs sociaux, Icade n'a reçu aucune proposition d'achat de la totalité de son patrimoine logements», réfutant ainsi les informations de La Tribune. Le quotidien affirmait que cette opération de vente du pôle logements serait «susceptible de rapporter à la foncière environ 3 milliards d'euros, soit la plus importante transaction de ces cinq années pour la Caisse des dépôts». «Un mandat aurait été donné à BNP Paribas pour trouver les acquéreurs» et «un pool de sociétés HLM serait sur les rangs», a précisé le journal. Le titre du groupe reculait de 1.39% à 90.72 euros.

Icade : Icade dément être en négociation sur la cession d´un bloc de 30 à 35 000 logements.
Paris, le 7 juin 2008

Icade dément être en négociation sur la cession d´un bloc de 30 à 35 000 logements.A la suite d´un article paru dans la Tribune.fr, Icade indique qu´elle poursuit sa stratégie de vente de logements telle qu´elle l´a communiquée au marché et conformément aux orientations débattues en Conseil d´administration. Cette politique consiste en la vente de 14 500 logements en bloc à des ESH (Entreprises Sociales pour l´Habitation) ; des promesses sont en cours de signature.Quelque puisse être l´intérêt que présente ce patrimoine pour les bailleurs sociaux, Icade n´a reçu aucune proposition d´achat de la totalité de son patrimoine logements.

A propos d´Icade
Icade, société d´investissement immobilier cotée, filiale de la Caisse des Dépôts, présidée par Serge Grzybowski, est un intervenant majeur du marché immobilier, dont les activités couvrent l´ensemble de la chaîne de valeur : l´investissement, la promotion et les prestations de services dans les secteurs du logement, des bureaux, des parcs tertiaires, des commerces et centres commerciaux et des équipements public-santé. Concevoir, développer, investir, détenir et arbitrer, exploiter et gérer sont les savoir-faire de la société. La maîtrise de ses différents métiers permet à Icade d´apporter des solutions adaptées aux besoins de ses clients et d´intervenir de manière globale sur les problématiques actuelles du secteur. En 2007, Icade a réalisé un chiffre d´affaires consolidé de 1 482 millions d´euros et un cash-flow net courant de 224 millions d´euros.
L´actif net réévalué de liquidation atteint 5 317 millions d´euros soit 108,4 euros par action.
Contact :Nathalie Palladitcheff Rémi Lemay Membre du comité exécutif, en charge des finances, Responsable communication financière et Externe, juridique et informatique+33 (0)1 41 57 71 05+33 (0)1 41 57 70 12 nathalie.palladitcheff@icade.fr; remi.lemay@icade.fr Copyright HuginInformation

09.06.2008

Icade négocierait la vente d'une grande part de ses logements, la société dément

30.000 à 35.000 logements vendus d'un bloc, sans appel d'offre ni consultation du conseil d'administration, seraient en passe d'être cédés à un pool de sociétés d'HLM dont 3F. Icade dément.

Icade, la foncière de la Caisse des Dépôts (CDC), pourrait annoncer la semaine prochaine la vente d'un important portefeuille de logements. La société envisageait ces derniers mois, la cession sur quatre ans d'un portefeuille comportant un peu plus de 14.000 logements. Projet qui intéresserait plusieurs organismes.

Selon nos informations, Icade pourrait finalement vendre une part plus importante de logements, représentant l'essentiel du pôle Icade Foncière. En l'occurence, 30.000 à 35.000 logements vendus d'un bloc, sans appel d'offre ni consultation du conseil d'administration seraient en passe d'être cédés à un pool de sociétés d'HLM dont 3F. Une réunion mercredi prochain est prévue à cet effet.

A la Caisse des Dépôts, on confirmait simplement vendredi "l'existence de négociations avec plusieurs organismes pour la vente des logements conventionnés". On n'exclut pas l'extension de ces négociations, même si pour l'heure aucun accord n'a été trouvé avec les partis intéressés. Mais ce week-end, la CDC envisageait de démentir...sans passer à l'acte pour l'instant.

Icade de son côté a publié samedi un communiqué pour démentir être en négociation sur la cession d'un bloc de 30 à 35.000 logements. "Quelque puisse être l'intérêt que présente ce patrimoine pour les bailleurs sociaux, Icade n'a reçu aucune proposition d'achat de la totalité de son patrimoine logements".

La société indique qu'elle "poursuit sa stratégie de vente de logements telle qu'elle l'a communiquée au marché et conformément aux orientations débattues en Conseil d'administration. Cette politique consiste en la vente de 14.500 logements en bloc à des ESH (Entreprises Sociales pour l'Habitation) ; des promesses sont en cours de signature."

latribune.fr

Familles monoparentales: des difficultés à travailler et à se loger

Par Julie DUCOURAU PARIS (AFP) - Les familles monoparentales, à large dominante féminine et en constante augmentation depuis les années 60, ont des conditions de travail plus fragiles et sont moins souvent propriétaires de leur logement que les couples avec enfants, selon une étude de l'Insee.

En 2005, 1,76 million de familles sont composées d'un seul adulte avec un ou plusieurs enfants de moins de 25 ans dans un même logement, soit 2,5 fois plus qu'en 1968, révèle l'Insee. A l'origine de cette évolution, des ruptures d'union beaucoup plus fréquentes alors qu'en 1962, 55% des parents à la tête d'une famille monoparentale étaient veufs (10% en 2005).

Au total, 18% des enfants de moins de 25 ans vivent en 2005 dans une famille monoparentale, contre 8% en 1968. Et dans 85% des cas, c'est une mère qui s'occupe d'eux.

Les pères à la tête d'une famille monoparentale, peu nombreux, le sont davantage lorsque les enfants sont grands, indique l'étude. Ainsi, 10% des enfants de 0 à 6 ans vivent avec leur père, un pourcentage qui passe à 18% chez les 17-24 ans.

Selon l'Insee, ces familles sont souvent dans une situation moins favorable sur le marché du travail et leurs revenus d'activité souvent plus faibles que ceux des couples avec enfants.

Les mères de famille monoparentale occupent moins souvent un emploi que les mères de famille en couple (68% contre 72%). Même constat du côté des hommes, avec 20% de pères seuls sans emploi contre 12% chez les pères en couple.

Alors qu'une mère seule sur deux a un poste à temps complet, contre trois-quarts des pères seuls, les principales contraintes pesant sur ces familles concernent les difficultés de garde d'enfants et l'impossibilité de compter sur le revenu du conjoint pour subvenir aux besoins de la famille.

Côté logement, les familles monoparentales subissent également des conditions plus difficiles et plus fragiles.

Ainsi, 20% des mères célibataires habitent un logement où il manque une ou deux pièces et seulement 36% des mères de famille monoparentale vivent dans une maison, contre 68% des couples avec enfants. Seules 28% sont propriétaires de leur logement, contre 63% des couples avec enfants.

Les hommes seuls sont en meilleure situation, avec une moitié d'entre eux propriétaires et/ou vivant dans une maison.

Signe des difficultés à vivre seul avec des enfants, 10% des familles monoparentales (contre 3% des couples) partagent leur logement avec d'autres personnes, habituellement un parent, souligne l'étude de l'Insee.

Parmi ces pères et mères de famille, souvent inactifs ou au chômage, 18% ont moins de 30 ans, certains vivent chez leurs parents avec leurs enfants, souvent dans des conditions de "surpeuplement" des habitations.

Enfin, d'un point de vue géographique, l'étude signale que les familles monoparentales sont moins nombreuses dans l'ouest et le centre de la France (moins de 17% des familles) qu'en Ile-de-France ou dans le sud (20 à 26% selon les régions).

07.06.2008

Strasbourg : le PS veut son Méga Stade

Méga Stade : Strasbourg aura l'EuroStadium

Par Collectif SDF Alsace , le 07/06/2008
Encouragez ce post !

Aujourd'hui la Ville de Strasbourg et la CUS avec l'approbation de l'Europe, dont-on se demande ce qu'elle fait là-dedans, ont prit une décision bien lointaine de la majorité des habitants qui les à élu. Construire un MÉGA Stade pour le racing.
Après avoir passé des années à critiquer le tandem qui dirigeait la Ville, pour ses méga-projets, "on" nous refile le méga stade sans complexe.

"l'EuroStadium aura une capacité de 42 710 places, l'équipement est destiné à remplacer le stade de la Meinau. Livraison espérée en 2013-2014. Un projet faramineux, pour une équipe reléguée en Ligue 2 !"

Mais le président strasbourgeois Philippe Ginestet explique largement dans la presse que "Le lancement d'un projet n'est pas lié à la bonne forme de l'équipe sinon nous serions mal partis".

Il faut croire que pour le Maire de Strasbourg, des centaines de personnes à la rue, des milliers de mal-logés sont "assez en forme" pour rester dans leur misère !

On dit que c'est le privé qui financera, mais la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg) passée au PS également, donnera le terrain, ce qui représente un fameux cadeau, au prix du foncier aujourd'hui.

La construction de logements sociaux est aussi une promesse "électorale". Pourquoi ne pas avoir posé la priorité là ?

Et que devient le projet d'ÉCOQUARTIER ? Et les extensions de Tram qui vont desservir les quartiers (et non les mégas-projets) ?

Le grand stade va faire plaisir à quelques élus, dont le Président de la CUS, Monsieur Bigot, et les logements sociaux auraient fait plaisir a des milliers de strasbourgeois qui ont le grand tord d'être pauvres. Le choix est vite fait...

Le Maire de Strasbourg qui se veut lui aussi, un "libéral", aurait pu choisir de soutenir la culture "non élitiste" : association "tôt ou tard", les ateliers ouverts, le syndicat potentiel, la cigogne enragée, les réalisateurs de films, le cirque, la fête de la musique, les garçons trottoirs, phil blood, le festigay, etc.

Les dés sont jetés...
La concertation est aux oubliettes !
Le Sport à Strasbourg sera pour ceux qui ont de l'argent; quel sera le prix des places ?
Le tram sera pour ceux qui pourront payer le prix des places.
Le sport dans les quartiers restera "lettre morte".

Alors pensez au moins, à proposer des formations aux jeunes, aux personnes sans emploi afin qu'ils soient employés pour le construction de ce stade.

13:34 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eurostadium, strasbourg, racing, logements, sans-abri | | |  Facebook

Paris : Un nouveau quartier remplacera les hangars

Benoit Hasse | Le Parisien
CE SERA la première réalisation du grand projet Paris Nord-Est (la reconquête des friches ferroviaires et industrielles aux limites des XVIII e et XIX e ) à sortir de terre. Un nouveau quartier baptisé « Chapelle-International » va être construit à la place de l'immense zone SNCF qui s'étend sur 4 ha entre les voies ferrées menant à la gare du Nord, la rue de la Chapelle et le boulevard Ney.

Le vaste site, pour l'instant sous-utilisé, accueillera d'ici à cinq ans des immeubles d'habitations (600 logements dont la moitié sociaux), des équipements publics (une crèche, une école, des locaux associatifs), et pas moins de 40 000 m 2 de locaux d'activités qui seront adossés aux voix ferrées pour servir d'écrans antibruit.

Le projet, qui pourrait transfigurer le très terne secteur de la porte de la Chapelle, a été présenté hier soir aux riverains à l'occasion d'une première réunion de concertation. Dans la petite salle surchauffée de l'école où se déroule la réunion, plus de cent personnes découvrent le projet avec attention. La représentante de la SNCF annonce que tout le fret ferroviaire sera regroupé sous un seul entrepôt le long des voies et que le trafic poids lourds sur la zone sera divisé par dix. L'aménageur du futur quartier (une filiale de la SNCF) complète en précisant que de nouvelles rues créées depuis le rond-point de la rue de la Chapelle, le boulevard Ney et dans le prolongement de l'impasse du Gué rendront le secteur plus accessible.

Dans l'assistance, c'est la satisfaction qui domine. Mais, quand vient l'heure des questions-réponses, plusieurs interrogations apparaissent. « Il faut une vraie concertation avec les comités de quartiers », lâche une militante associative. « Le stationnement est déjà impossible sur la rue de la Chapelle, ça ne va pas s'améliorer », embraye un commerçant inquiet. «
Pourquoi ne prévoit-on pas une station de RER sur le site ? », interroge son voisin. « Il y a déjà 32 % de logements sociaux dans le quartier et vous allez encore en rajouter. C'est trop. Les habitants du privé vont finir par fuir », conclut une femme sur un ton très polémique.

Le maire du XVIII e , Daniel Vaillant, a au contraire plaidé pour la mixité sociale dans le futur quartier. « L'arrivée de nouveaux habitants et de familles va relancer le commerce de proximité et l'attrait du secteur. C'est une chance pour tout le secteur de la Chapelle. »

Les phases de concertation puis d'enquête publique et d'études vont se poursuivre jusqu'en 2010. Le chantier démarrera dans la foulée. Il devrait s'achever en 2013

02.06.2008

Les priorités du nouveau maire de Neuilly

SOURCE LE MONDE

A peine installé dans le bureau qui fut celui de Nicolas Sarkozy à l'Hôtel de ville et voici le nouveau maire (divers droite) de Neuilly sous le feu de son opposition… UMP. L'adversaire le plus coriace de Jean-Christophe Fromantin est… le fils du chef de l'Etat : Jean Sarkozy. Étudiant en droit, le jeune conseiller général UMP mène l'offensive sur l'enfouissement de la RN 13 entre la porte Maillot et le pont de Neuilly. Selon lui, le nouveau maire ferait preuve d' "immobilisme". Derrière ces attaques, les municipales de 2014 se profilent-elles? Avec l'espoir d'une revanche pour l'UMP humiliée par le parachutage raté de David Martinon et l'élection d'un inconnu à la tête de la ville fief des Sarkozy.

Après Nicolas Sarkozy qui recevait ses visiteurs devant la cheminée, son labrador à ses pieds retenu par une corde, Jean-Christophe Fromantin privilégie la convivialité bon chic bon genre : le maire reçoit ses hôtes près des fenêtres, autour d'une table basse, sans protocole. Ce bureau fut l'un des plus convoités de France lors des municipales. Aujourd'hui, l'ambiance est studieuse et des piles de dossiers s'amoncèlent sur les meubles. Le maire, qui prend soin de ne jamais prononcer le nom des Sarkozy, dit ne subir "aucune pression"... Si la RN13 est, pour lui, "prioritaire", sa première tâche fut de s'ateler au logement social, "un enjeu pour l'image de Neuilly."

Avec 954 logements pour 5 000 demandes, Jean-Christophe Fromantin est conscient qu'atteindre les 20% de logements sociaux comme l'exige la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) "sera très difficile", faute de terrains pour construire. Dès son élection, il s'est attaqué au mode d'attribution du peu de logements disponibles. D'abord en modifiant la commission d'attribution des HLM. L'opposition municipale PS et divers droite d'Arnaud Teullé y siège désormais. Il a décidé aussi de changer les critères donnant droit à un logement social. Ainsi, il va lancer un questionnaire adressé à tous les locataires des immeubles appartenant à la ville "pour voir, au cas par cas, ceux qui ont droit à ces logements, afin de mettre de l'humanité, de la justice surtout, dans l'attribution et le bénéfice des logements sociaux. On le fera dans le respect des règles..."

Jean-Christophe Fromantin se veut-il le maire qui réveillera Neuilly ? "La ville a besoin d'évoluer, avoue-t-il. Je trouve terrible qu'elle agrège autant de talents dans tous les domaines artistique, économique, diplomatique… et renvoie une image aussi caricaturée. Je veux mobiliser les talents de ses habitants et faire de Neuilly une ville exemplaire humainement et économiquement." Ainsi, les Neuilléens pourront-ils mobiliser leurs relations, leurs réseaux et leur "richesse" pour une grande cause annuelle.

Jean-Pierre Dubois

 

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15.05.2008

Un article 55 "bis" de la loi SRU pour l'ensemble des constructions ?

LOCALTIS INFO - En Ile-de-France, la construction de tous les types de logements va devoir être quantifiée, planifiée... voire imposée aux collectivités. C'est ce que concluent les états généraux du logement en Ile-de-France. Une idée qui devrait trouver sa place d'ici quelques semaines dans le projet de loi de Christine Boutin.

Les états généraux du logement en Ile-de-France ont rendu le 13 mai leurs propositions qui, selon la ministre du Logement, Christine Boutin, "seront en très grande partie reprises par le projet de loi" de mobilisation pour le logement, annoncé pour un prochain Conseil des ministres courant juin. Les quatre groupes de travail mis en place en novembre dernier (qui, au delà du comité de pilotage réunissant des représentants de l'Etat, de la région, des départements, des maires et des organisations professionnelles, ont associé tous les acteurs de la chaîne de production de logements) se sont accordés pour mettre en avant la nécessaire territorialisation des objectifs de construction : pour atteindre les 60.000 logements par an, quelle que soit la catégorie de l'habitat, les maires devront remplir des objectifs définis en concertation avec l'Etat, la région et les départements, puis proposés par le préfet de région au comité régional de l'habitat. Les préfets auront ensuite la charge de vérifier que les documents de planification - programme local de l'habitat, plan local d'urbanisme ou Scot - serviront ces nouvelles ambitions.
Pour les rédacteurs de cette proposition, la démonstration est simple : alors que l'article 55 de la loi SRU impose un nombre de logements sociaux par rapport à un stock existant, la nouvelle règle imposerait aux élus de construire des logements. Il leur suffisait en effet jusqu'ici de ne pas donner de nouveaux permis de construire pour ne pas avoir à augmenter le nombre des logements sociaux. Dans le cas où une commune ne suivrait pas ces nouvelles directives, le préfet, s'inspirant du dispositif de l'article 55 de la loi SRU, pourrait prévoir des pénalités et se substituer aux élus récalcitrants pour préemption du foncier.

Et les logements sociaux ?
Favorable à la territorialisation, le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a en revanche dénoncé la proposition visant à supprimer les droits de mutation. "Il n'est pas question de supprimer tous les droits de mutation, a renchéri Christine Boutin, mais de supprimer ceux qui sont strictement liés à une nécessaire mobilité professionnelle. Les gens doivent pouvoir revendre leur logement sans être pénalisés pour aller travailler dans un autre département."
Reste à savoir si le nouveau dispositif de territorialisation gagnera en efficacité par rapport à celui de la loi SRU, qui fait débat depuis des années, et si son impact sera suffisant pour répondre à la forte carence en logements sociaux. Les acteurs du logement social, comme le mouvement HLM, devraient en tout cas être déçus de ne pas retrouver dans les propositions des états généraux du logement en Ile-de-France un plan d'urgence spécifique (voir article de Localtis : L'Ile-de-France va-t-elle bénéficier d'un régime d'exception ?, 15 novembre 2007).
Pour jouer pleinement son rôle de planification, le programme local de l'habitat (PLH) sera renforcé : les communes isolées de plus de 15.000 ou 20.000 habitants situées en zone centrale auront l'obligation de boucler un PLH. Ce dernier devra aussi trouver sa place dans les plans locaux d'urbanisme (PLU) avec, à la clef, de nouvelles évolutions législatives : respect du délai de mise en conformité du PLU et droit de regard des EPCI.
Les états généraux du logement en Ile-de-France n'ont pas négligé une problématique forte dans cette région : l'immobilier de bureaux, en prônant le renforcement des outils existants tels que les conventions d'équilibre habitat/activité. Des conventions intercommunales pour les EPCI ayant la compétence aménagement et logement devraient devenir obligatoires.
En parallèle, la nécessité d'aider financièrement les maires bâtisseurs est mise en avant, en utilisant les outils existants : dotation générale d'équipement, dotation globale de fonctionnement et fonds de solidarité entre les communes de la région Ile-de-France.

Un outil spécifique pour l'accession à la propriété
Dans la mesure où "le logement n'est pas un produit hors sol", de nouvelles réserves foncières et la délimitation de nouvelles zones d'aménagement différé devront voir le jour. Pour le groupe de travail ciblé sur le foncier, les outils existent mais des efforts de pédagogie auprès des élus restent à faire.
Pour fluidifier le marché, les efforts devront être faits sur différents produits comme les résidences et le logement familial. Les rédacteurs proposent la mise en place d'un outil spécifique à l'accession sociale à la propriété ciblée sur les classes moyennes (conditions de ressources, prix de vente encadrés, TVA à 5,5%, etc.). Dans cette optique, Christine Boutin a rappelé son intention de proposer à nouveau au Parlement l'utilisation du pass-foncier sur le logement collectif.
Agnès de Fleurieu, présidente de la section "droit, logement et société" du conseil général des Ponts et Chaussées et présidente du groupe de travail ciblé sur l'hébergement, s'est attachée à promouvoir la mobilisation de l'ensemble des contingents (Etat, communes et 1% logement). "L'application de la loi Dalo ne peut pas seulement s'appuyer sur le contingent préfectoral", a confirmé Christine Boutin. Elle a demandé que la location en meublé soit ouverte aux organismes HLM et aux Sem et s'est déclarée favorable à la création de produits spécifiques, "innovants et adaptés" pour du logement transitoire "car il n'est pas possible, aujourd'hui, d'imaginer leur disparition totale". Enfin, la généralisation d'une formule d'intermédiation locative (sous-location par des associations) serait de nature à fluidifier l'offre de logements.
Clémence Villedieu

16:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logements, logement social, loi sru, christine boutin | | |  Facebook

13.05.2008

La déprime gagne le marché du logement en France

LE MONDE - Après le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Espagne, la France va-t-elle à son tour être touchée par la déprime immobilière ? "Jamais, depuis dix ans, le marché n'a été aussi fragile ni le risque aussi élevé de le voir plonger dans les deux années à venir", alerte Michel Mouillart, économiste. L'Observatoire du financement du marché résidentiel, qu'il anime en partenariat avec l'institut CSA et Crédit Logement, constate une baisse de 8 % à 9 % de la distribution de nouveaux crédits immobiliers au cours du premier trimestre de 2008, comparé à celui de 2007.

Ce ralentissement était certes prévu, mais la décrue semble plus rapide qu'on l'attendait, en particulier dans le secteur du neuf. "Depuis le deuxième semestre 2007, nous sommes dans une phase de baisse du cycle immobilier, et nous nous attendons, en 2008, à une chute des ventes réalisées par les promoteurs de 10 % à 15 %, voire plus", annonce Christian Rolloy, PDG de Promogim. Ce qui ferait passer le nombre de logements neufs vendus par ces professionnels de 127 420 en 2007 à 110 000 ou 115 000 en 2008. Le promoteur Nexity a, lui, annoncé qu'il avait vendu, au premier trimestre, 14 % de logements en moins en volume et 10 % en valeur, par rapport à la même période de 2007.

Cette mévente se traduit par un allongement du délai de conclusion des transactions, passé de 6,3 mois en 2006 à 10,6 mois fin 2007. Les stocks de logements en commercialisation, dont ceux encore à construire, ont, en conséquence, grossi de 30 %, en passant de 78 000 fin 2006 à 102 000 fin 2007. Les promoteurs renoncent à lancer de nouveaux programmes, comme en témoigne la chute de 15,5 % du nombre de permis de construire délivrés et de 10 % des mises en chantier, enregistrée au premier trimestre 2008, par rapport au même trimestre de 2007.

L'objectif affiché par le gouvernement de 500 000 logements neufs en 2008 s'éloigne, le rythme paraissant plus proche de 425 000. Dans sa dernière publication, du 5 mai 2008, l'économiste de la banque HSBC Mathilde Lemoine revoit, elle aussi, ses pronostics. "La baisse des prix de l'immobilier pourrait être plus brutale que prévu, avec un recul des crédits à l'habitat de 7,5 %, en 2008, et un repli des prix de vente, dans le neuf, de 4 %, et dans l'ancien, de 3 %."

SMIC SOLVABILISÉS
Les premiers clients que les promoteurs voient disparaître sont les investisseurs dans l'immobilier locatif, qui ont représenté jusqu'à 50 % de leurs ventes. Paradoxalement, les ménages modestes, dont les revenus sont inférieurs à deux smic, sont, eux, plus présents que jamais (17 % des emprunteurs), solvabilisés par le prêt à taux zéro et les aides des collectivités locales. Car les maires sont soucieux de créer des logements à prix abordable pour leurs administrés et demandent souvent aux promoteurs de concevoir des programmes dont le prix du mètre carré ne dépasse pas, en province 2 000 ou 2 500 euros, et en Ile-de-France 3 000 euros, quitte à sacrifier un peu de surface et à renoncer aux parkings en sous-sol. Les promoteurs s'orientent aussi vers les zones de renouvellement urbain qui bénéficient d'une TVA réduite à 5,5 % et où le terrain est moins cher.

Sur le marché de l'ancien, le principal en matière résidentielle, les délais d'achat s'allongent aussi, mais les prix résistent, les vendeurs ayant du mal à renoncer à leurs prétentions. L'indice mensuel de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), publié lundi 12 mai, indique que les prix ont grimpé de 0,4 % en avril par rapport à mars, mais fléchissent de 1 % en un trimestre. L'indice oscille ainsi entre plus ou moins 1 % depuis neuf mois. " Nous sommes sur le fil du rasoir et l'année devrait s'achever avec des prix en hausse de 2 %, couvrant tout juste l'inflation", estime René Pallincourt, président de la Fnaim.

La langueur du marché n'est pas le fait d'une hausse des taux des crédits immobiliers, encore au niveau raisonnable de 4,6 %, ni d'une désolvabilisation des acquéreurs, mais d'une très grande prudence des banques, notamment mutualistes, à accorder des prêts relais, pourtant nécessaires dans les opérations d'achat-revente, soit près de 30 % des transactions. "Il y a là un risque majeur de blocage du marché, souligne Michel Mouillart, comme en 1992, où le nombre de transactions et la production de crédits immobiliers avaient reculé, par rapport au pic de 1989, de 25 %."

Isabelle Rey-Lefebvre

18.04.2008

Debout les locataires de la terre…

…Jeudi Noir monte une grande coalition !

Luzjeudinoir11 Depuis plus d'un an, Jeudi-Noir attire l'attention sur la situation du marché de l'immobilier, braque les projecteurs sur les méandres d'un secteur bien trop rentable pour être honnête, et met les deux pieds dans un plat auquel nous ne risquons pas de goûter avant longtemps...

Mais malgré les apparences, on sait faire autre chose que lancer des confettis ou ouvrir des bâtiments vides (au fait regardez notre dernier exploit).

Il est temps de passer la vitesse supérieure.
Contre la crise du logement, des solutions existent, nous avons des revendications simples que nous exposons régulièrement dans les médias ou dans les cabinets ministériels. Mais allez savoir pourquoi, nous ne sommes pas toujours entendus.

Pour monter un peu le volume, nous avons donc pris notre bâton de pèlerin et avons réussi à nous mettre d'accord sur une plate-forme commune avec toutes les organisations de jeunesse. Un truc de militant old school, quoi. Tenez-vous bien, les frères ennemis du syndicalisme tels que l'Unef, Sud-étudiants, la Fage, Fac Verte ou la Confédération étudiante se sont assis à la même table pour signer la même plate-forme. Encore plus fort, nous avons réuni les orgas de jeunes des partis des JCR à certains jeunes du Modem, en passant par les jeunes socialistes, verts et communistes ! Les jeunes du Nouveau centre (sic, ça existe!) se tâtent encore, ils tiquent un peu sur la réquisition citoyenne. N'oubliez pas que leur boss est quand même ministre de la Défense... Illustrations de l'ampleur de la crise du logement, nous avons été rejoints par des associations aussi différentes que le Mouvement rural des jeunesses chrétiennes ou AC Le Feu.

Et voilà donc Jeudi-Noir au centre de deux coalitions complémentaires : les mal-logés au sein du ministère de la Crise du logement, et les jeunes au sein de notre jolie plate-forme, pour faire entendre nos «dix et une propositions pour sortir les jeunes de la galère du logement», à l'approche d'une «loi Boutin» dans les cartons qui, on l'espère, ne se résumera pas à comment faire des économies sur le budget logement...

Revendication phare : le blocage des loyers. En effet, Sarko avait annoncé que l'augmentation annuelle des loyers serait désormais indexée sur l'indice des prix à la consommation. C'était plutôt une bonne nouvelle, sauf que, vu que l'inflation repart à des niveaux inégalés depuis vingt ans, on est bon pour des hausses de loyer de 3 % par an... Sans compter que les nouveaux baux, eux, ne sont pas encadrés DU TOUT !

Ensuite, des trucs pas chers mais qui peuvent rapporter gros : surtaxer les logements et bureaux vacants, voire les réquisitionner (Boutin l'avait promis pour cet hiver «si nécessaire», il faut croire que personne n'est mort dans la rue cet hiver ? Si elle veut on peut lui filer des conseils).

Et bien sûr une loi SRU à rendre contraignante pour que les maires délinquants fassent moins les malins quand le préfet délivrera les permis de construire à leur place et leur interdira de se représenter en 2014. Sans parler d'une vraie garantie contre les impayés, publique, qui sécurise les bailleurs en échange d'une interdiction des cautions, dépôts de garantie et expulsions locatives.

Jeudinoir1ermaiaffichea31_2 Pour le reste c'est ici.

Et pour passer à l'action si notre bonne volonté ne suffit pas, rendez-vous le 1er mai à 16 heures à l'église Saint-Eustache, place René-Cassin à Paris, pour une action qui va rester dans les mémoires...

• Manuel Domergue et Jean-Roch Letellier •

En direct du Ministère de la Crise du Logement 

05:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUDI NOIR, LOGEMENTS, LOGEMENT DES JEUNES | | |  Facebook

12.02.2008

ACTION - Jeudi-Noir fait le tapin et lance ses débats de campagne

Mercredi 13 février / Jeudi-Noir fait le tapin devant chez Mme Boutin > 14 h : rdv métro Varenne

Jeudi-Noir inaugure une nouvelle forme d'action pour mettre en lumière toutes les galères de la vie étudiante et des jeunes actifs du fait de la non-régulation du marché de l'immobilier.

Le déclencheur : cet article dans Libération "Loue studette contre pipe"

Le fond ? Selon l'Observatoire de la Vie Etudiante, ce sont 100 000 étudiants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, et sept étudiants sur dix sont obligés de se restreindre dans leur budget alimentation par manque de revenus. Le nombre d'étudiants qui se prostituent pour se loger est évidemment délicat à comptabiliser. Mais "C'est vrai, le phénomène existe, confirme Guillaume Houzel, le président du conseil de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE)." (source)

La forme ? Voir cette vidéo...
Mercredi, les militants et militantes de Jeudi-Noir braveront le froid et paieront de leur personne pour réclamer de réelles mesures de régulation du marché de l'immobilier...
BOUTIN AIME LES JEUNES SUR LE TROTTOIR envoyé par jeudinoir

Pour que les étudiants et jeunes actifs ne soient plus réduits à choisir entre les appartements trop chers, les sordides, ou ceux "gratuits contre services plaisir"... cf Colocation contre Echange De Services ou "2pièces très sympa entièrement refait pour jolie fille"

Et des débats !
Se loger en ville : la campagne Du 19 février au 16 mars 2008
Pendant la campagne des municipales, le Ministère de la Crise du Logement organise une série de rencontres-débats réunissant experts, mal-logés, militants associatifs et politiques, pour repenser la vie à la ville.

Voir le programme en ligne : http://www.jeudi-noir.org/spip.php?article230

Mardi 19 février 2008 - 19H Quelles nouvelles politiques d'urbanisme sur Paris : tours, Grand Paris, etc. Au Ministère de la Crise du Logement, 24 rue de la Banque - Paris 2è - Métro Bourse

A mercredi pour l'action !
L'équipe de Jeudi-Noir

06:15 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUDI NOIR, LOGEMENTS, LOGEMENT DES JEUNES | | |  Facebook

26.01.2008

ACTION FESTIVE JEUDI-NOIR Samedi 26 janvier

ACTION FESTIVE JEUDI-NOIR Samedi 26 janvier
15 h : rdv métro Reaumur Sebastopol, angle bd Sebastopol / rue Reaumur, devant le Monoprix.

"40 euros le mètre carré, qui dit mieux ?" Disco King Copyright Cyril CAVALIE

Venez fêter avec nous l'indexation des loyers sur l'inflation, et militer pour l'indexation des baux à la relocation et une vraie régulation du marché.

Le gouvernement a promis d'indexer les loyers sur l'inflation, mesure que nous proposions depuis un an.
Il faut désormais encadrer les loyers à la relocation entre deux baux : + 7 % en moyenne à chaque changement de locataire !

* De même il faut abroger cet inepte crédit d’impôt de 3,7 milliards d’euros destiné aux accédants à la propriété, et utiliser ces fonds publics pour financer des logements accessibles.

Pour mettre en débat nos propositions, nous organisons une action pédagogique et festive pour illustrer la quête désespérée de quelques centimètres carrés à Paris…

Rendez-vous 15h M° Réaumur-Sebastopol (juste après la "parade déambulatoire" du Forum Social Mondial... M° Ménilmontant 12h... et avant de rejoindre la manifestation logement organisée par le collectif logement Paris 14, fin place Flora Tristan 17h)

A samedi,
L'équipe du Jeudi-Noir

Contacts
Jeudi-Noir : Leïla : 06 87 46 82 23 / Julien : 06 20 21 10 53 / infos@jeudi-noir.org - http://www.jeudi-noir.org

Jeudi Noir est un collectif de jeunes galériens du logement. Constitué fin octobre, il a pour objectif de dénoncer la situation du logement des jeunes actifs, de façon festive. Il réclame des politiques du logement enfin stabilisatrices. "Aux pouvoirs publics de se mobiliser. A nous de le leur rappeler".
http://www.jeudi-noir.org

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Contexte : Quelque chiffres pour cerner le malaise générationnel du logement

Merci à l'Observatoire des Inégalités !

Synthèse en 3 points...

I - La dépense du logement selon l'âge...
Le taux d’effort net (part du loyer sur le revenu), après allocations logement s’élève à 22 % du revenu des moins de 25 ans : il grève d’autant leur niveau de vie. Il n’est que de 4,5 % pour les 60 ans et plus. http://www.inegalit es.fr/
Quelques détails ici : http://www.inegalit es.fr/spip. php?article559

II - Cout annuel brut du logement selon l'âge :
Le montant annuel moyen des frais de loyer hors charges s’élevait à 3.356 euros pour les ménages dont la personne de référence était âgée de moins de 25 ans, 3.059 euros pour les 25-34 ans, alors qu’il descendait à 1.957 euros pour les 35-44 ans et ne cessait ensuite de décliner pour les tranches d’âges supérieures, atteignant 838 euros pour les 65-74ans
c'est ici : http://www.jeudi- noir.org/ spip.php? article22

III - Des générations moins bien payées :
En 1975, les salariés de 50 ans gagnaient en moyenne 15 % de plus que les salariés de 30 ans, les classes d’âge adultes vivant alors sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, l’écart est de 40 %.
En 1977, les salariés de 30 à 34 ans gagnaient 1,5 % de moins que la moyenne des salariés... 10 % de moins en 2000.
http://www.inegalit es.fr/spip. php?article57

==> Conclusion en forme de provocation par Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique à Exane BNP Paribas (Tel du standard : 01 44 95 40 00)

"Les baby-boomers n’hésitent pas à multiplier les engagements qui pèsent sur les autres classes d’âge. [Cela] illustre les choix d’une génération égocentrique et rentière qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être."

c'est ici : http://www.jeudi- noir.org/ spip.php? article43

05:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUDI NOIR, LOGEMENTS, LOGEMENT DES JEUNES | | |  Facebook

24.12.2007

L'Espagne des propriétaires

L'Espagne notre belle mal-aimée, cette Espagne des propriétaires, de la nature massacrée par les promoteurs immobiliers... Cette Espagne qui fait un léger retour en arrière malgré la terrible misère, fait toujours rêver notre gouvernement. Quel est l'intérêt?

Barcelone : le refus du «parc thématique»… Et ailleurs. Plusieurs dizaines de milliers d’habitants chassés du centre-ville depuis vingt ans mais le brassage de la population demeure. Explications.
Une quinzaine d’étages dans les tons marronnasses avec des balcons peints d’un rouge vif aujourd’hui délavé : l’immeuble, construit dans les années soixante-dix, est esthétiquement sans charme. Il est pourtant l’une des cibles privilégiées de touristes étrangers désirant acquérir un pied-à-terre à Barcelone. Et pour cause : situation privilégiée sur le front de mer et vue imprenable. À 6 000 euros le mètre carré, c’est abordable pour des Anglo-Saxons aisés mais rédhibitoire pour le Barcelonais lambda. En retrait de la plage, les immeubles situés au coeur de Barceloneta (20 000 habitants), coincé entre le Vieux-Port et le port olympique créé à l’occasion des Jeux de 1992, sont, eux aussi, victimes de l’envolée des prix. Il ne reste plus guère de pêcheurs dans ce quartier maritime, mais encore des familles populaires, majoritairement propriétaires de leur logement qui dépasse rarement les 35 mètres carrés, aux revenus de plus en plus modestes. Vieillissement, paupérisation, dégradation de l’habitat, « décor » naturel et positionnement central : tous les ingrédients de la spéculation immobilière sont réunis. «À la vente, le prix du mètre carré s’établit à 5 000 euros. À la location, il faut compter entre 25 et 30 euros le mètre carré. On a même vu un 30 mètres carrés se louer 1 300 euros par mois. Quand ils prennent leur indépendance, les jeunes du quartier ne peuvent plus se loger ici», expose Carmen, responsable de Foment de Ciutat Vella (1) pour le quartier de Barceloneta.
En réponse, la mairie «va mettre en place une politique de préemption et on va louer à des jeunes pendant cinq ans à des loyers raisonnables ainsi qu’une politique de réserve foncière». Avec une telle inflation des prix de l’immobilier, l’intervention publique ne se produit-elle pas trop tard ? La mairie de Barcelone veut aussi rénover les habitations dégradées. «Des gens ont l’impression qu’on va les expulser du quartier. Ce n’est pas vrai», assure Carmen.
Pourtant, les habitants de Barceloneta ont en mémoire la destinée, dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, de leurs homologues du Barrio Chino, en plein coeur de la Ciutat Vella. En prévision de l’organisation des jeux Olympiques, la mairie de Barcelone, alors dirigée par le socialiste catalan Pasqual Maragall, avait lancé l’immense chantier de rénovation urbaine de la vieille ville, laissée à l’abandon pendant le franquisme. Autour des Ramblas, grande pauvreté, délinquance, prostitution puis consommation de drogues étaient alors le quotidien.
«Il y a vingt ans, la situation était très dangereuse. Nous avons sauvé le coeur de la ville. Certaines villes abandonnent leur centre-ville, c’est une conception libérale», se félicite l’actuel maire, Jordi Hereu. Le chantier fut quasi herculéen : de 1988 à 2005, réfection de 42 000 logements privés grâce à des aides publiques, destruction de 4 200 logements et construction de 2 600 nouveaux logements publics. L’habitat n’a constitué qu’un aspect des actions de requalification (17 %) derrière les équipements publics (36 %) et les espaces publics (19 %). En tout, 1,3 milliard d’euros ont été investis dans le centre-ville (38 % mairie, 23 % le gouvernement catalan, 13 % le gouvernement central et 9 % le Port de Barcelone).
Aujourd’hui, la Ciutat Vella accueille 113 000 habitants, soit 7 % de la population de la métropole catalane et présente un mariage réussi de forte densité (25 000 habitants au kilomètre carré, soit l’équivalent de Manhattan), de cadre agréable et de patrimoine valorisé. «La ville de Barcelone a tenu l’engagement qu’elle avait pris au commencement de ce processus lorsqu’elle avait garanti que tous les habitants seraient relogés dans le même district», assure l’adjoint à l’urbanisme, Ramon Garcia. Pourtant, un rapide coup d’oeil aux statistiques démographiques permet de constater qu’en vingt ans le coeur de ville a perdu plusieurs dizaines de milliers d’habitants repoussés, pour la plupart, dans une périphérie plus ou moins lointaine.
Dans une étude consacrée à Barcelone (2), des universitaires évoquent «une véritable chirurgie urbanistique que l’on pourrait presque définir comme un nettoyage social et ethnique». Mais, ajoutent-ils aussitôt : avant les opérations de rénovation, les résidents étaient des gens à très faible pouvoir d’achat ou à revenus précaires, à présent, «le brassage de la population y est plus marqué».
«Même si nous avons favorisé la mixité habitat-commerces, nous avons voulu éviter que la Ciutat Vella ne devienne un parc thématique sans résidents», revendique Jordi Hereu. Le revenu par habitant - l’un des plus faibles de la ville - confirme que l’hyper-centre est resté populaire. Et, malgré les plans de réhabilitation qui conduisent en général à la «gentrification», il demeure la porte d’entrée de l’immigration. Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, cette dernière est repartie à la hausse. Elle concerne principalement des jeunes hommes originaires d’Amérique du Sud ou du Maroc qui y implantent des commerces. Les Dominicains, par exemple, ont constitué des réseaux de travail solidaire qui fonctionnent comme de petites coopératives informelles. Conclusion de l’étude citée ci-dessus : «Autant de savoir-faire que les planificateurs n’ont pas prévu mais qui ont le don de transformer une ville tout autant que les travaux d’aménagement.»

(1) Société d’économie mixte créée par la mairie et chargée de la réhabilitation du centre-ville de la capitale catalane.
(2) Dans Villes internationales. Entre tensions et réactions des habitants. Éditions La Découverte.
Christophe Deroubaix

05:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barcelone, logements | | |  Facebook

 
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