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30.01.2012

Loi Camping : le député Léonard renonce

Le député J.Louis Léonard, s'engage à retirer l'article régressif sur les camping et à soutenir la levée à titre “transitoire” de l'interdiction de résider dans un camping

A l'issue d'une manifestation ayant réuni samedi après midi 300 personnes à Chatelaillon Plage (Charente maritime) contre l'interdiction de résider dans un camping plus de trois mois, le député maire Mr Jean Louis Léonard a reçu une nouvelle fois une délégation de DAL fédération, DAL 17, HALEM, soutenus par Mgr Gaillot et le LDH.

Il s'est engagé à retirer l'article du projet de loi qui menace les habitants de camping à l'année, et à autoriser à titre transitoire la domiciliation dans un camping. Il s'agit d'entériner une situation de fait qui concerne environ 70 000 personnes, et traduit l'aggravation de la crise du logement, provoquée par la cherté des loyers et de l'immobilier, ainsi que le climat spéculatif. Les habitants de camping qui y ont établi leur résidence faute de mieux, fréquement après un accident de la vie, sont trop souvent privés des droits civiques et sociaux élémentaires rattachés à la notion de domicile, ou ont des difficultés pour y accéder (Droit de vote, scolarisation, accès aux prestations sociales, ...)

Cette annonce du député maire, auteur de la Loi a été faite en présence de journalistes locaux  et par un communiqué publié sur le site du député. Elle lève l’opposition du DAL et HALEM à la poursuite de l’examen de ce projet de loi. L’AG des habitants de camping des environs de Toulouse , qui s’est tenue  samedi partage cette oritentation.

Nous restons vigilants  après cette première avancée : Nous poursuivons la lutte et militons pour encourager les habitants de camping et d’habitats précaires à se faire entendre, oubliés de la campagne électorale comme tant d’autres sans-droit. Nous demandons qu'un statut plus protecteur soit élaboré pour les habitants de camping, et d’habitations précaires ou de fortune, créant un droit au maintien dans les lieux et un droit au relogement, notamment dans le cadre d’améliorations indispensables de la procédure DALO.

DAL 17 Mehdi  06 58 56 54 16

HALEM Paulot : 06 18 94 75 16

DAL fédération : 06 09 59 19 74

08.03.2011

PERBEN veut créer l’expulsion accélérée pour “escroquerie par défaut de paiement du loyer”

 

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • <http://www.droitaulogement.org/>

COMMUNIQUE
Paris le  7 mars 2011


A l’approche de la fin de la trêve hivernale des expulsions et des manifestations du 12 mars,  
PERBEN veut créer l’expulsion accélérée pour “escroquerie par défaut de paiement du loyer”.
Apparu prépare une communication au Conseil des ministre du 9 mars ...

Mr PERBEN, député du Rhône et ancien garde des Sceaux, a présenté le 2 mars une proposition de loi visant l’expulsion sans délai, sans recours , pendant la trêve hivernale, des locataires en situation d’impayé de loyer http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion305....

Qualifiés “d’escrocs”, les locataires en situation d’impayés de loyer perdraient la trêve hivernale, conquête de l’Abbé Pierre, ainsi que les délais mis en place pour le  relogement.  Perben propose même “en cas de récidive”, relevée  par un fichier des impayés géré par l’ANIL et créé pour l’occasion, de procéder à une expulsion expéditive, sans passer par le juge, sur simple décision du Préfet .
Pour donner un semblant de change, Perben  propose la création d’un fichier des marchands de sommeil (sur signalement du locataire, donc inéquitable), lesquels pourraient être “jugés dans un délai d’un mois” ... une poignée de propriétaires sont chaque année condamnés ...

Justifiant cette proposition brutale par l’augmentation du contentieux locatif et du nombre d’expulsions effective, par “un renforcement  des garanties en faveur des locataires”, et par la prétendue mauvaise foi des locataires, Mr PERBEN oublie de préciser que ce désastre est causé par la flambée des loyers, et des prix de l’immobilier :

Effectivement, entre 2000 et 2010, les loyers à la relocation ont augmenté de 90% et ceux de l’immobilier de 107% . Les charges , l’énergie  et le coût des besoins primaire ont aussi flambé,  tandis que  la pauvreté, le chômage, la précarisation des statuts du travail ont entrainé une baisse  de revenus des ménages modestes.
Ces faits objectifs sont la véritable cause de l’augmentation du contentieux locatif.

La hausse des expulsions locatives suit, depuis près de 30 ans, la hausse des loyers et  la précarisation des statuts locatifs. Elle a presque doublé ces dix dernières années, avec la flambée inédite en France des loyers et de l’immobilier.

Cette initiative vient soutenir les attaques menées depuis quelques années  par les bailleurs et leurs défenseurs, pour confisquer aux locataires, du parc locatif privé et du parc  HLM, les dernières protections dont ils disposent, en matière de stabilité du logement, et contre la mise à la rue  sans relogement ou en hiver.

Cette proposition rejoint celles des rapports Attali, “d’assouplir les procédures d’expulsion”, afin de développer “la mobilité” (traduire par “la précarité”) des locataires, et complète les différentes mesures de dégradation de la protection des locataires prises depuis 2002,   par Borloo, Boutin, et Apparu .

Il s’agit de distiller la petite musique d’une prétendue “culpabilité” des locataires en difficulté de paiement. Qualifiant le locataire “d’escroc”,  ou ou faisant de l’impayé de loyer une “escroquerie”,  sanctionnant  “la récidive”, Perben fait délibérément entrer les rapports locatifs dans la champ du pénal.
La France a abolit la contrainte par corps pour dette de loyer en 1850, serions nous en train d’y revenir ?
Faudra t’il menacer les locataires de prison pour qu’ils payent des loyers exorbitants, ou se mettent tout seuls à la rue comme à l’époque des “déménagement à la cloche de bois” ? .

A quelques jours de la fin de la trêve hivernale des expulsions, cette proposition de loi sonne comme une véritable provocation, dont la finalité est de soutenir la cherté des loyers et de l’immobilier, et de satisfaire la cupidité insatiable des acteurs du marché locatif et immobilier.

Contre la hausse des expulsions, il n’y a désormais qu’une solution :   baisser les loyers, et les prix du foncier et de l’immobilier. Il s’agit  de remettre le prix du logement à un niveau accessible à tous :
Logement moins cher = moins d’expulsions, de misère, et plus de justice

Pour l’arrêt des expulsions sans relogement
Pour la baisse des loyers, des charges et des prix de l’immobilier
Pour l’application de la loi de réquisition et le respect de la loi DALO
Pour l’arrêt des démolitions, de la vente et de la marchandisation des HLM
Pour la réalisation massive de logements sociaux
Pour l’obligation d’héberger jusqu’au relogement de toute personnes à la rue

MANIFESTATIONS Samedi 12 mars
Dans toute la France
À Paris, 14h30 Place de la République



Agenda de la semaine contre les expulsions et la crise du logement :


  • Plus de 25 manifestations sont prévues dans toute la France samedi 12 mars, à l’initiative d’une trentaine d’organisations pour exiger l’arrêt des expulsions, la réalisation massive de logements sociaux, et des mesures de lutte contre le logement cher. Droit Au Logement qui depuis 20 ans manifeste contre le retour des expulsions sans relogement y a œuvré activement . A Paris, la manifestation se déroulera à 14h30 place de la République.
Petit déjeuner de presse par les organisateurs, jeudi 10 mars, à 9h, au Ministère de la CRISE du logement, 24 rue de la Banque, Paris 2e.
(+ d’infos sur le site de RéSEL
http:/www.stopauxexpulsions.org/)

  • Mercredi 9 mars à 11h, une initiative surprise avec des personnes menacées d’expulsion est mise en place, RV à la sortie du métro Pyramides.

  • La décision du Conseil Constitutionnel sur l’article 90 (ex 32 terA), de la Loi Hortefeux-LOPPSI 2 est attendue pour vendredi 11 mars au matin. Elle prévoit l’expulsion arbitraire et expéditive, sans jugement et en 48h, des occupants d’habitat non conforme aux règles de l’urbanismes, et leur destruction, y compris sur leur propre terrain. Plus de 100 000 personnes sont menacées, sans compter toutes celles expulsées sans relogement, ou mises à la rue à la fin de leur hébergement  ... Point presse à 14h, sortie du métro Palais Royal.

  • mercredi 9 et jeudi 10 mars, procès de l’incendie du Bd Vincent Auriol Paris 13e, qui en Août 2005, avait fait 17 morts, après celui de l’hôtel Opéra,en Avril, et quelques jours avant celui de la rue du Roi Dorée (paris 3e). Sur les lieux de l’incendie, sans pitié pour les victimes et leur famille, Sarkozy avait mis en cause  les familles africaines :  “pourquoi ont elles autant d’enfants” ou “pourquoi veulent elles vivre absolument à paris”, avant de décider d’expulser les habitants d’immeubles insalubres, allumant ainsi la révolte des jeunes dans les cités de banlieues...

 


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/



DAL fédération est membre des réseaux :
Contre la LOPPSI 2/logement :  
NOVOX : Réseau international des mouvements  de lutte des “sans” http://www.novox.org/
RéSEL : Réseau stop aux expulsions de logement” http:/www.stopauxexpulsions.org/
ATTTAC : Association altermondialiste contre la spéculation financière

22.11.2009

Faits d’hiver !

Source DAL Nord-Pas-De-Calais - A Lambersart, une personne refuse de quitter son logement. La démolition de l’immeuble attendra.

Grâce à de nouvelles dispositions légales, les locataires vont devoir aider les propriétaires  pour le financement des travaux visant à réduire la consommation d’énergie. Pour montrer que Borloo et Apparu ont une fibre sociale, ils s’engagent à généraliser l’implantation de compteurs individuels pour le chauffage qui ne représentent que 10% du parc des immeubles. Dans ce domaine, les délais n’ont pas été indiqués ! « un coup à droite, un coup à gauche » ! NON : « un coup à droite, peut-être un coup de l’autre côté ! C’est cela la justice. Tout le monde sait que les locataires sont riches.

A Lambersart, un monsieur de 98 ans avait  des problèmes de chaudière qui a été changée en décembre 07 mais n’a jamais fonctionné correctement. Intervention de huissier, d’avocat ; le tribunal botte en touche. L’expert vient six mois après ; la chaudière est remise en route ; le locataire doit payer 2000 € ; la chaudière ne fonctionne toujours pas bien (il faut remettre de l’eau tous les deux jours !!!). La propriétaire fait la morte. Il faut dire qu’elle habite Paris. Le Monsieur locataire est assez jeune pour attendre et supporter le froid !

A Hénin, un monsieur a une amie ; cet amie a un fils ; ce fils est marié, a une femme une enfant et une qui vient d’arriver ce mois-ci. Je résume : 6 personnes pour un logement de 2 personnes !! Bien sûr, comme le fils a eu un mot trop haut avec un employé de bailleur social, il est perçu comme dangereux. Il est rayé en rouge pour une attribution de logement social. La demande date d’au moins deux ans. La jeune famille n’a pas de raison de se plaindre : elle a un toit !!!!

A Waziers, une dame a un logement trop grand. Son loyer est trop élevé. Elle demande un logement plus petit. Comme elle a un impayé  de loyer, on lui dit qu’on s’occupera de sa demande de mutation de logement lorsqu’elle aura remboursé sa dette ! La quadrature du cercle ! Cela dure depuis plus de 2 ans. Il y a de quoi déprimer.

A Hénin, une dame a comme ressource 400 €. Quand on retire l’eau, l’électricité, le gaz, le loyer, il lui reste 50 € pour manger !  Elle fait ses demandes de mutation depuis trop longtemps et en vain. Elle connaît pourtant une maison vide rue Portenart. Elle sait qu’il y a des possibilités du côté de Bois Bernard … Cette dame est déjà passée par des périodes de dépression.

En conclusion très partielle :

- Les élus font leur boulot

- Les employés de bailleurs font leur boulot

- Les propriétaires sont tous corrects

- Les locataires sont trop exigeants.

Tout va bien. L’hiver va bien se passer.

04.09.2009

Première depuis 1998 : les loyers « atterrissent »

Logement : L’heure est à l’attentisme.

L'HUMANITÉ - En cette période de crise, l’inquiétude exacerbée des ménages rejaillit nettement sur le marché de l’immobilier. Ainsi, pour la première fois depuis quinze ans, l’activité du locatif privé marque un net recul.

Premier signe : la mobilité des familles se réduit : à 25,7 % en 2009, elle atteint son taux le plus bas depuis 1998. De 2006 à 2009, l’activité du marché a reculé de 12 points et, cette année, « ce sont donc plus de 180 000 candidats à un logement locatif privé qui n’auront pas réalisé leur projet », explique l’observatoire des loyers CLAMEUR (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux).

Désormais, en France, les locations nouvelles se font à 40 % à un niveau de loyer inférieur ou égal au plafond de loyer du PLS, c’est-à-dire en programme de logements sociaux intermédiaires. « Ce qui influe sur le marché locatif ce ne sont pas les taux d’intérêt et l’évolution des crédits mais l’emploi et la montée du chômage », décrit Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Nanterre et directeur scientifique de CLAMEUR. En cette période de morosité, les loyers baissent de 0,8 % sur un an. Une première depuis la crise du début des années 1990.

Seuls les studios et les appartements d’une pièce se maintiennent à la hausse

- même timide - avec + 0,1 % depuis début 2009 (contre + 3,5 % en moyenne entre 1998 et 2009). La baisse est surtout conséquente lorsque la surface augmente : - 0,5 % pour les deux-pièces et - 2,3 % pour les quatre-pièces. « Le marché se bloque surtout sur

les beaux produits car les projets de mobilité sont remisés », note Michel Mouillart. Les ménages sont également plus exigeants. « Si le bien présente des défauts ou des dégradations, la demande se fera plus hésitante. »

Par conséquent, « l’effort d’amélioration se relève alors à haut niveau » afin également de réduire les risques de vacance. Pourtant, les propriétaires ne sont pas assurés du retour sur investissement, et ce d’autant plus que les loyers baissent. Au final, « les niveaux de loyers ne permettent plus, dans la plupart des villes petites ou moyennes, d’entretenir ou d’améliorer le parc privé ». Les bailleurs devraient donc se réjouir des décrets issus du Grenelle de l’environnement qui prévoient désormais que locataires et propriétaires partagent les travaux d’économies d’énergie via une augmentation des charges.

Lina Sankari

http://www.humanite.fr/2009-09-03_Societe_Premiere-depuis-1998-les-loyers-atterrissent

11.12.2007

Le logement HLM est foutu, tous à la rue!

L’Etat et le secteur HLM sont tombés d’accord sur un objectif de cession annuelle de 40.000 logements sociaux à leurs locataires, qui donnera lieu à la signature d’une convention le 18 décembre, a annoncé lundi la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin. L’accord, négocié entre l’Etat et l’Union sociale de l’Habitat (USH), prend en compte l’objectif gouvernemental de 40.000 ventes par an de logements sociaux aux locataires HLM, a indiqué Mme Boutin lors d’une conférence de presse, précisant que cet objectif pourrait être atteint à l’horizon 2009-2010. Pour cela, le mouvement HLM s’engagera à "accroître chaque année de 40.000 le stock de logements HLM disponibles à la vente, à partir de 2008", à condition que le stock total de logements mis en vente ne dépasse pas le nombre de nouveaux logements sociaux financés dans l’année". Par ailleurs, l’accord prévoit de développer les activités de promoteur des organismes gestionnaires du logement social comme constructeur de maisons individuelles, ainsi que des mesures permettant de renforcer de la mobilité au sein du parc HLM. Lors de la délocalisation de son ministère à Lyon, fin septembre, Mme Boutin n’avait pu trouver un accord avec le secteur HLM sur la vente de 40.000 logements sociaux à leurs locataires. Elle avait fixé au 15 décembre la date butoir pour trouver un accord avec le secteur du logement social.

Mais voilà, que veut dire logement social maintenant?
Non, désolé de noircir le paysage il ne s'agit pas de logements pour les fauchés, les pauvres. Aujourd'hui logement social est un fourre tout dans lequel... les loyers repoussent des millions de personnes... à la rue!
Nous manquons de HLM et le gouvernement les vend quand il ne les démoli pas!
Exigeons l'arrêt de la vente, l'arrêt des démolitions et la construction de H.L.M.!

08:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hlm, loyers, logement social | | |  Facebook

 
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