22.01.2011
Communiqué : Plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010 : Info ou Intox ?
C’est avec un certain culot que Benoit APPARU, secrétaire d’Etat au logement, a annoncé hier à la presse le financement de plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010, soit un niveau inégalé depuis plus de 30 ans. Hélas, la réalité est tout autre et ce chiffrage nécessite quelques explications supplémentaires. Ce « bidonnage » pourrait être amusant s’il ne servait à masquer un sujet aussi grave que les difficultés croissantes d’accès au logement de la population ; qu’il s’agissent des ménages modestes, des jeunes et des personnes âgées, des travailleurs migrants et même des « classes moyennes » dans les métropoles !
Le chiffrage annoncé (131 509) provient en fait de la concaténation des volumes de prêts programmés par la Caisse des dépôts en 2010 sur la ressource des fonds d’épargne (c'est-à-dire les ressources d’épargne populaire (LA, LDD, LEP) qu’elle centralise partiellement). Il y a évidemment un décalage temporel important (3 à 4 ans) entre la programmation d’un financement de programme et la livraison effective de logements ; en outre, pour des raisons diverses, un certain nombre de programmes autorisés et financés (entre 5 et 10 %) n’aboutit jamais.
Selon les chiffres produits par la CDC, seuls 50,2 % des prêts consentis en 2010 concernent des Prêts locatifs à usage social (PLUS), c'est-à-dire de « vrais HLM ». Près de 30 % constituent des PLS qui en fait s’adressent aux populations ayant des conditions de ressources 20 % supérieures au plafond exigé pour les HLM (qui couvre pourtant de 60 % des ménages). Les 20 % restant concernent les PLAI, c'est-à-dire essentiellement de petits logements (studios et 2 pièces) réservés aux personnes en difficulté et accompagnées d’un dispositif d’insertion et de suivi social.
A l’intérieur de ce volume global et en l’absence de tout fléchage ou traçabilité des financements, on ne peut discerner les programmes correspondants en fait à des reconstructions de logements sociaux démolis dans le cadre des opérations ANRU par exemple ou de ceux qui sont devenus obsolètes ou insalubres (rappelons qu’une bonne partie du parc social a plus de 50 ans). Il est en effet bon de souligner que chaque année des dizaines de milliers de logements sociaux disparaissent soit par suite de démolitions, soit par suite d’opérations d’accessions sociales (l’objectif fixé par le gouvernement est de 40 000 par an) soit par suite de « déconventionnements »…
Enfin, il faut aussi noter que 2010 fut l’année de réalisation de la cession en bloc, par ICADE (ex-SCIC) de près de 30 000 logements à vocation sociale en région parisienne à un consortium d’OLS (organismes HLM) ; opération réalisée et financée sur fonds d’épargne (au bénéfice des actionnaires publics et privés d’ICADE, filiale de la CDC) mais ne changeant rien, dans les faits, à la situation des demandeurs de logements sociaux. C’est également en 2010 que furent réalisées les opérations dites de rachat de VEFA (ventes en l’état futur d’achèvement) ; c’est à dire le rachat en bloc, moyennant une décote légère, à des promoteurs privés par des organismes HLM (OLS) de programmes de constructions de logements…ces opérations dont l’objectif réel était le « sauvetage » économique de certains promoteurs suite à crise financière de la fin 2008 devaient concerner globalement 30 00O logements, suivant les déclarations réitérées par N.SARKOZY.
Conclusion :
S’il est incontestable que le volume de prêts consentis en 2010 par la CDC sur fonds d’épargne a très fortement progressé en 2010 pour atteindre un niveau inégalé depuis longtemps, il est tout aussi patent que ceci correspondra dans les faits , et hors éléments exceptionnels, au financement de la construction d’environ 30 à 40 000 logements sociaux réellement nouveaux , soit le rythme observé effectivement depuis une vingtaine d’années.
Ce alors, que le nombre de demandeurs de logements sociaux vient d’atteindre les 1,2 millions, que le nombre de sans logis et de mal logés atteint des niveaux records (plus de 3 millions) et que le poids des dépenses de logement dans le budget des ménages ne cesse de croitre dangereusement.
Dans ce contexte catastrophique, il y a fort à parier que les motivations du secrétaire d’état au logement à se dresser un tel satisfecit sont multiples ; nous en relèveront deux :
Masquer les effets du désengagement de l’Etat en matière d’aide à la pierre : la contribution de l’Etat au financement du logement social en 2011 ne devrait pas dépasser 500 millions d’euros (soit pour le coup, un record à la baisse inégalé).
Laisser croire, alors que la bataille sur le niveau de centralisation à la CDC des fonds d’épargne populaire fait rage entre les banques et la Caisse des dépôts, que cette dernière dispose d’ores et déjà de ressources suffisantes pour répondre aux besoins actuels et futurs de logement sociaux.
Paris, le 21 janvier 2011
Contact : jean-philippe Gasparotto (06 07 94 11 20)
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11.01.2011
fait chier
la neige, le verglas et maintenant la pluie. Remarque l'été aussi est chiant, on transpire, on pue...
ouais à bien y réfléchir toutes les saisons sont merdiques pour le sans logement.
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10.01.2011
2011 sera pire
Les entreprises du CAC 40 font des records de dividendes, les banques responsables de la crise sont aidées avec l'argent du contribuable à qui le gouvernement prend, prend, prend sans discontinuer...
Vivre quelque part
• Hausse des loyers
• Hausse de l'électricité et du gaz
• Hausse des assurances et des mutuelles
Manger
• Hausse des denrées alimentaires : lait, blé, céréales, huile, sucre, viande, ...
• Hausse du prix de l'eau
S'habiller
• Hausse du coton
Se soigner
• Hausse des franchises médicales, des actes médicaux,
• Non remboursement de beaucoup de médicaments et des transports en ambulance
Se déplacer
• Hausse des transports
• Hausse des carburants : gasoil, essence, ...
S'informer, s'inscrire à Pôle-emploi, ...
• Hausse des offres triplay (tel, internet, tv)
L'avenir des enfants
• Hausse de la papeterie
• Hausse des inscriptions en Fac
Et puis
• Hausse du tabac,
• Hausse de la taxe d'habitation
• Retraite volée
Plus d'emploi à plein temps! Partout la création d'emplois est précaire...
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09.01.2011
Incendie et magouilles autour du squat La Friche RVI
Episode numéro 1
Frichards sur le parking, la lutte s’organise ! >> Récapitulatif !
Comme vous le savez surement un incendie a ravagé une partie de nos locaux il y a peu… et donc notre voix fut portée par d’autres canaux … mais dès aujourd’hui vous pouvez à nouveau suivre les aventures resoparking sur le blog :D
Récapitulatif :
Dans la nuit du 19 au 20 décembre, un incendie dont la cause reste a identifier à ravagé 2000m² du site de la friche RVI, lieu autogéré pluridisciplinaire et unique qui pendant 8 ans a accueilli nos pratiques, nos rêves et nos vies.
Dans les heures qui ont suivi le sinistre, un important dispositif policier a bouclé le site, matraques à la main, pendant que les commissions d’experts envoyées par le grand lyon, propriétaire du site, posaient un arrête de péril sur toute la friche, interdisant toute utilisation des 33 000 metres carrés qui n’ont pas été détruits…
De nos affaires, créations, matériaux et outils, nous n’avons pu récupérer que le strict minimum, sous l’étroite et insupportable surveillance de la flicaille. Les portes se sont fermées dernière nous, soudées au fur et a mesure que les derniers camions sortaient.
Cet incendie en arrange plus d’un.e: une procédure d’expulsion était en cours depuis cet été, et la mairie blessée dans son orgueil n’avait toujours pas digérée que la mobilisation des frichard.e.s ait pu arracher un délai de 6 mois à un tribunal particulièrement clément. De même, la promotion immobilière rode autour de ce site gigantesque, en partie classé, dans un quartier en pleine restructuration. D’ailleurs ce 5 janvier on a vu apparaître Rue Feuillat un permis de démolir signé le 17 décembre…
Depuis ce 20 décembre nous voilà exilé.e.s sur notre parking, avec charrettes et camions, casseroles et bidons, chiens et chats, et comme les chantiers collectifs tiennent chaud, nous avons rebati.e.s une miette de friche a l’ombre de notre vieille usine maintenant silencieuse. Nous essayons d’y rebâtir un avenir sur les cendres, car nous ne souhaitons pas en rester là. On ne peut ignorer la manière étrange dont résonne ensemble cet incendie, la menace de la loi LOPPSI et notre nouveau village de camions et de cabanes, que nous voudrions une occupation de l’espace publique.
Nous sommes convaincu.e.s que la période est cruciale et que si nous n’agissons pas maintenant nous le regretterons amèrement, nous ne voulons pas que le déchirement que nous avons vécu.e.s a voir nos vies détruites par les flammes et piétinées par les bottes des keufs soit peine perdue et fasse les beaux jours des promoteurs immobilier qui transforment nos villes en prisons.
Peu à peu, le camp s’est ‘organisé et aurait voulu proposer des activités publiques, remettre en route certains ateliers et intercaler des temps de réunion pour définir la suite, que l’on voudrai aussi flamboyante que la nuit où nous avons du quitter notre lieu de vie et d’échange.
Entre-temps, nous avons besoin de soutien humain et matériel, et invitons cordialement au peuplement de notre nouvelle petite zone de non droit, accès à l’eau et à l’électricité aléatoire,
vue privilégiée sur 8 ans de graff sur les murs, abondance de bouffe de récupe et de chaleur humaine autour des braséros.
VOIR LES TEMOIGNAGES DES HABITANTS DE LA FRICHE :
http://www.friche-rvi.org/V3/?s=videos
***
Episode numéro 2
Enquête en cours sur les causes officielles de l’incendie
Selon le fonctionnaire de la république en charge de l’enquête, la police privilégie largement la cause accidentelle même si les fastueuses fêtes de fin d’année ont donné une (di)gestion lente de ce qui a pu se passer.
Selon eux donc un problème électrique du à des compteurs électriques surchargés (ndlr: dans un endroit peu peuplé). Nous n’aurons les résultats finaux qu’apparemment dans deux mois, des auditions doivent avoir lieu d’ici la fin de semaine et fin janvier.
****
Episode numéro 3

Ci-dessus les permis de démolir affichés ce 6 janvier 2011
Incroyable mais vrai
Ce matin même, c’est-à-dire le 5 janvier 2011, 2 permis de démolir ( attribués par monsieur le maire de Lyon respectivement à la S.E.P.R – Société d’Enseignement Professionnel du Rhône – pour 12736,13m2 et à la F.C.M.B – Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment – pour 8643 m2) ont été affichés rue feuillat, sur les murs de la friche… Qu’y-a-t-il d’exceptionnel ? Les deux permis ont été délivrés ( ce que les frichards et frichardes ont donc appris le jour même de l’affichage ) le 17 décembre 2010, soit 3 jours avant l’incendie de la Friche dont les causes restent indéterminées…
On a déjà dit à quel point la procédure de sécurisation du lieu et l’absence de communication de la mairie normalement due aux sinistrés nous était apparues comme l’administration minutieuse d’une énième expulsion de squat, lors même que nous n’avons jamais été sans droit ni titre. On a déjà dit également que la mairie et la S.E.P.R étaient de toute évidence particulièrement « ennuyées » (pour ne pas dire plus) d’avoir « perdu » leur procès, laissant 6 mois de délai aux frichards et frichardes, ce qui, de fait, allait ralentir l’édification de leurs projets sur le site. Ce qui est assez surprenant, c’est que la mairie, par l’affichage de ces permis de démolir à l’évidence non-antidatés, ne semble pas s’inquiéter outre mesure d’alimenter elle-même le climat de suspicion entourant cet incendie et par là même alimenter notre sensation d’être traiter comme de la merde ou des rats à chasser.
La mairie est grande, la mairie se sent forte, pleine de son bon droit, la mairie n’en a strictement rien à branler de nous autres, pauvres déchets dont « le squat à brulé » (dixit le maire du troisième dont on se demande bien d’où il tire ses informations). La nouveauté ici c’est qu’elle nous le dit explicitement.
Dont acte.
Sources :
http://www.friche-rvi.org/
http://reso.dontexist.org/
05:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.01.2011
Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles
INSEE / Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles
La situation dans les années 2000
Pierrette Briant, Nathalie Donzeau, division Logement, Insee
Résumé - En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d'hébergement social ou dans un logement bénéficiant d'un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d'hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers).
En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.
Sommaire
Qualifier et quantifier la privation de logement ou de confort
Si une grande majorité des ménages ont profité de l'amélioration du parc de logements depuis 50 ans, certains en sont restés exclus. Les situations de grande difficulté vont de l'absence de logement à la privation de confort, mentionnées dans la loi Dalo (encadré 1). Ces situations sont souvent délicates à repérer (sources) et ne peuvent donc être mesurées que de manière approchée par les statistiques.
133 000 personnes sans domicile dont 33 000 sans abri ou hébergées pour des durées très courtes
Des établissements sociaux, spécialisés dans l'hébergement d'urgence, accueillent des personnes sans abri, dormant habituellement dans un lieu non prévu pour l'habitation. Ces structures complétées par les nuitées d'hôtel, offrent un hébergement inconditionnel, mais d'une durée limitée (de quelques jours à quelques semaines). Les passages entre la rue ou les abris de fortune et les centres d'urgence sont donc fréquents. Au total, 33 000 personnes étaient dans l'une ou l'autre de ces situations dans la deuxième moitié des années 2000 en France métropolitaine. Il s'agit d'une population masculine, urbaine, et pour près de la moitié, francilienne. D'autres établissements sociaux (centres d'hébergement et de réinsertion sociale, établissements d'accueil mère-enfant, centres dédiés aux demandeurs d'asile etc.) accueillent pour des durées plus longues des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et de logement : ils hébergent 66 000 personnes dont 30 % de mineurs et 40 % de femmes (ces dernières ne représentent que 21 % des personnes sans abri et en centre d'urgence). L'Île-de-France concentre le quart des places, un autre quart est réparti entre Rhône-Alpes, Provence - Alpes - Côte d'Azur et Nord - Pas-de-Calais. Par ailleurs, 34 000 personnes environ étaient accueillies dans des logements ou des chambres conventionnés à l'aide au logement temporaire , en places d'urgence ou de plus longue durée.
38 000 personnes à l'hôtel et au moins 79 000 hébergées chez des particuliers
Outre les personnes sans domicile, d'autres encore n'ont pas de logement personnel : elles résident à l'hôtel à leurs frais ou sont hébergées par un parent ou un ami. En 2006, 38 000 personnes vivaient à l'hôtel. Une partie d'entre elles, que l'on ne peut dénombrer, relevaient de la catégorie précédente des personnes dont le loyer est pris en charge au titre de l'hébergement social, mais toutes ont en commun des conditions de logement médiocres, les chambres ne disposant pas de sanitaires dans la majorité des cas et ne permettant pas de cuisiner. Un quart de ces chambres abritent plus d'une personne. Ce type d'hébergement est essentiellement francilien et masculin. On compte très peu de personnes âgées, mais des enfants en proportion presque équivalente à la moyenne métropolitaine (17 % des résidants à l'hôtel ont moins de 18 ans contre 22 % dans la population métropolitaine).
Une solution en principe moins onéreuse est de se faire héberger chez un parent, un ami ou une connaissance. En 2002, sans compter les étudiants, 79 000 personnes de 17 à 59 ans résidaient dans des ménages avec lesquels elles n'avaient pas de lien familial direct (ascendant ou descendant). Elles indiquaient ne pas avoir les moyens financiers d'occuper un logement indépendant. Ces situations touchent plus particulièrement des hommes, des Franciliens et des jeunes ; 43 % de ces personnes travaillaient, le plus souvent en tant qu'ouvriers ou employés.
À ce « noyau dur », on peut ajouter les enfants (ou petits-enfants) qui vivent chez leurs parents ou grands-parents, faute de pouvoir accéder à l'autonomie résidentielle. Sont probablement dans ce cas une majorité des plus de 25 ans revenus au domicile familial après quelques mois dans un logement indépendant. En excluant les étudiants et ceux qui ont tout juste achevé leurs études, 282 000 enfants adultes, plutôt des hommes, pouvaient être considérés en hébergement contraint en 2002. Pour ces personnes, plus encore que pour les hébergés du « noyau dur », être hébergé et occuper un emploi, y compris de niveau cadre, peuvent aller de pair.
Enfin, parmi les personnes de 60 ans et plus résidant chez un tiers, 50 000 expliquaient notamment leur situation par une rupture familiale, un deuil, des difficultés financières ou de santé. Contrairement aux situations précédentes, 53 % d'entre elles vivaient dans des communes rurales et il s'agissait plus souvent de femmes.
Plus d'un million de ménages dans des habitations de fortune, des logements sans confort ou surpeuplés
Difficultés de logement et difficultés financières
Occuper en titre un logement ne signifie pas que la qualité de celui-ci est satisfaisante. Ainsi en 2006, 40 000 logements, abritant 85 000 personnes, étaient qualifiés par leurs occupants, à l'occasion du recensement, d'habitations de fortune dont les trois quarts étaient des constructions provisoires ou des mobile homes (sans possibilité de mobilité) ; 20 % n'avaient ni douche ni baignoire ; environ 10 % étaient surpeuplés , soit 10 fois plus que la moyenne.
À un degré moindre que les habitations de fortune, certains logements peuvent néanmoins représenter un danger pour la santé ou la sécurité de leurs habitants, ou manquer des équipements élémentaires. Par analogie avec les critères édictés par la loi Dalo, on considérera comme « privés de confort » les logements situés dans des immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine ou ayant au moins deux défauts parmi les suivants : installation de chauffage insuffisante ou mauvaise isolation, infiltrations d'eau, électricité non conforme, absence d'installation sanitaire ou de coin cuisine.
En 2006, selon l'enquête Logement, 947 000 logements, soit 3,6 % des résidences principales, abritant 2,1 millions de personnes, étaient concernés. Certains défauts sont relativement rares : 1 % des ménages ont déclaré que leur immeuble était insalubre ou menaçait de tomber en ruine (tableau 2). Les sanitaires ou le coin cuisine manquent surtout à Paris. D'autres défauts sont plus fréquents : les infiltrations d'eau concernaient 5 % des logements et la perception de froid liée à une installation de chauffage insuffisante ou une mauvaise isolation, 9 %. Ces défauts concernent plus souvent les logements les plus anciens et, dans une moindre mesure, les logements collectifs.
Enfin, un peu plus de 183 000 logements (0,7 % de l'ensemble) étaient surpeuplés, abritant 800 000 personnes, surtout dans l'agglomération parisienne (2,4 %) où les petits logements sont nombreux et les loyers élevés.
Surpeuplement et privation de confort ne vont pas forcément de pair puisque leur cumul ne concernait que 28 000 logements en 2006. Les catégories les plus touchées sont néanmoins les mêmes : les locataires du parc privé, les ménages du bas de l'échelle des niveaux de vie, les familles monoparentales.
Difficultés de logement et difficultés financières
1,1 million de ménages, occupants en titre de leur logement, soit 2,9 millions de personnes, souffraient ainsi de mauvaises conditions de logement (soit surpeuplement soit privation de confort). Avec les 133 000 sans-domicile et près de 117 000 autres personnes sans logement personnel dans une acception restreinte (chambres d'hôtel et « noyau dur » de l'hébergement contraint), elles composent la population qui ne peut accéder à un logement satisfaisant, soit au total, 3,2 millions de personnes.
On pourrait y inclure tout ou partie des 110 000 personnes qui vivaient dans des habitations mobiles terrestres (gens du voyage, forains...) dont les conditions de logement sont liées à la qualité des infrastructures d'accueil dans les communes.
L'analyse pourrait également être élargie aux ménages dont le logement ponctionne fortement les ressources. Ainsi, un million de ménages à faibles ressources déclaraient avoir des difficultés à régler leurs dépenses en logement ou être en situation d'impayés ; 144 000 d'entre eux cumulaient ces difficultés et le fait d'occuper un logement inconfortable ou surpeuplé et, parmi ces derniers, 41 000 avaient fait une demande de logement HLM, que ce soit pour entrer dans le parc HLM (24 000) ou y rester en changeant de logement (17 000 ménages).
Enfin, en 2006, plus de 100 000 ménages à faibles ressources (41 000 pour la seule agglomération de Paris) attendaient depuis au moins trois ans un logement social.
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Jeudi Noir à Matignon / victoire mais la préfecture assiège illégalement le bâtiment
Rassemblement de soutien et de ravitaillement, samedi 8 janvier à partir de 15h, 22 avenue Matignon.
Bonsoir,
ce mail pour vous tenir informés de la situation dans le bâtiment avenue Matignon réquisitionné par Jeudi-Noir depuis fin décembre 2010 et de l'illégalité de l'attitude de la préfecture de police à l'égard des habitants (voir caméra cachée "home made" http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...)
La journée du 7 a été décisive pour l'occupation. Après moult rebondissements, Jeudi-Noir obtient sur le fil une énorme et inespérée victoire avec le démarrage d'une procédure au civil. Les habitants sont soulagés, le Matignon des mal-logés tiendra au moins 15 jours jusqu'à la décision de justice, voire plus si AXA le propriétaire, continue dans la voie constructive de la recherche d'une solution par le haut via une convention de bail précaire... De quoi réconcilier droit au logement et droit de propriété...
Mais depuis vendredi 7 janvier à 10h la préfecture organise - littéralement - le siège du bâtiment : les forces de l'ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. La préfecture essaie d'avoir "à l'usure" ce qu'elle ne peut obtenir légalement . Cela reste illégal. La demi-douzaine de policiers empêchent même tout ravitaillement : pas de nourriture, pas de produits de première nécessité.
Ainsi, les 30 militants-habitants de Jeudi-Noir qui occupent le Matignon des mal-logés sont assiégés illégalement.
Pourtant, cette occupation est légitime. Deux constats d'huissier (celui des habitants en date du 3 janvier et celui établi par Axa le propriétaire) attestent de notre présence et font de ce bâtiment de standing le domicile des 30 mal-logés militants.
Pendant ce temps, les loyers continuent d’augmenter, les prix à l’achat ont plus que doublé en 12 ans mais le gouvernement s’embourbe dans sa politique idéologique de soutien à l’accession et de mépris pour les locataires. Dernier exemple de la contre-politique du logement : en supprimant la rétroactivité des Aides personnalisées au logement (APL), il économise 240 millions d’euros en 2011 sur le dos des plus mal-logés.
Jeudi-Noir comprend que la préfecture et le gouvernement se sentent gênés aux entournures que des citoyens puissent pointer du doigt l'inaction des pouvoirs publics en réquisitionnant un bâtiment abandonné depuis 2006, avenue Matignon, à cinquante mètres de la place Beauvau et de l’hôtel Bristol, avec vue sur le palais de l’Elysée, et mettent ainsi le gouvernement sous surveillance... (voir communiqué "Jeudi-Noir s’installe à Matignon, avec vue sur l’Elysée" http://www.jeudi-noir.org/?p=1291)
En bloquant le ravitaillement en nourriture (Vidéo caméra cachée à l'appui... http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...), en empêchant les habitants d'acheter à manger, de circuler librement, d'accueillir leurs nombreux soutiens, et de se procurer des produits de première nécessite, la préfecture joue mesquin. "C'est illégal... et petit" ironise Maxim.
Jeudi-Noir appelle à un rassemblement de soutien et de ravitaillement (riz, pates, conserves, pain, esquimaux, chocolats, kinder délice, pq, mousseux, confettis..) , samedi 8 janvier à partir de 15h.
merci de faire tourner !
06:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.02.2010
Non merci, nous ne réquisitionnerons pas d’immeuble avec vous
À quelques semaines de la fin de la trêve hivernale, et du premier tour des élections régionales, voilà qu’on nous propose de participer à une réquisition d’immeuble.
Non merci !
Le patos ne fonctionne pas avec nous. C’est pour notre dignité, un droit à vivre “normalement” que nous luttons.
Cette réquisition, ne règlera pas notre problème de non logement. Elle nous fait courir le risque de nous retrouver devant les tribunaux, et de briser notre espoir de trouver ensuite un logement.
Nous luttons contre la mise en danger, que certains imbéciles, aux égos surdimensionnés, font courir à ceux qui n’ont déjà rien.
En effet, nous sommes loin de l’exemple de la Fédération DAL qui, à Paris, assume, en son nom, les réquisitions, et qui arrive à réunir assez de militants pour protéger ceux qu’elle soutient. Et qui négocie au plus haut
Mais pour quels résultats, que se passe t-il pour ces gens ? Expulsions, et relogement parfois, pas pour tous, à l’hôtel, en foyer principalement. La lutte est longue.
Nous avons investi 3 lieux depuis presque 2 ans. Et c’est en toute discrétion que vivent avec aucun confort, pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage (le plus souvent), 27 personnes, dont 5 enfants.
Dossiers de demande de logement, dossier Dalo, recherche d’emploi, de stages, de formation ; voilà le travail du Collectif auprès de ces personnes. Nous apportons des repas chauds, organisons des ballades, des ateliers d’information…
C’est pour nous une solution difficile, faute de solutions dignes. Mais on a la paix. Et notre espoir d’une vie simple est préservé. L'attente est longue.
Nous n’avons rien choisi. Ni la vie collective, ni la réquisition, ni la rue, ni le chômage, rien. Ce n’est pas notre style de vie. La misère nous a épuisé, éreinté, fatigué, mais pas au point de ne pas savoir ce que nous voulons.
Nous ne voulons pas de vous à nos côtés. C'est notre choix, notre liberté.
Reparlons des 1500 logements vacants sur Strasbourg dont vous nous râbachez les oreilles depuis un an.
La mise en place de la THLV nous montre que les logements qui pourront être remis sur le marché ne représentent qu’un faible pourcentage, car la loi demande une vacance de plusieurs années. Certains sont insalubres, d’autres sont trop éloignés des infrastructures.
Notre opposition à vos basses maneuvres sont confirmées, la réquisition des logements vacants ne règlera pas la situation de tous les non-logés, et mal-logés de Strasbourg.
Cette année, la municipalité de Strasbourg a entendu notre appel à la raison. Grâce au soutien financier de l’État, des logements vacants, destinés à la démolition, sont mis à la disposition d’associations pour l’hiver. On reste dans l’urgence c'est vrai, mais au-delà il y à un changement de mentalité, qui représente pour nous, la plus belle victoire. Maintenant, nous aimerions les entraîner à réfléchir aux solutions alternatives qui existent ailleurs, et qui ont fait leurs preuves, comme les containers par exemple.
Le dialogue est payant, lorsqu’il tient la route, et lorsqu’il n’oppose pas sans-cesse les uns aux autres.
Finalement, ce que nous demandons c’est, tout simplement, une vraie politique du logement. Avec une vision éclairée sur toutes les situations : chômeurs, précaires, vieux, jeunes, célibataires, familles nombreuses. Sans oublier, mais sans mettre de côté, sans les écarter, ni les stigmatiser : toutes les gueules cassées de la vie ! Des personnes comme les autres.
Nous vous souhaitons à tous un militantisme éclairé.
11:23 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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27.01.2010
Solidarité écologique : le grenelle de l'Environnement peut mieux faire !
• Par fondation-abbe-pierre
Si la Fondation se réjouit de l'engagement national qui est désormais pris contre la précarité énergétique sur 2010-2017 pour traiter 300 000 logements, elle regrette que les moyens alloués un un tel plan soient minimes (1 milliard d'euros alors qu'1,7milliard serait nécessaire). Une nouvelle fois, le Gouvernement ne se donne pas les moyens d'une véritable politique du logement...
De plus, certaines propositions de la Fondation inclues dans son rapport sur la précarité énergétique remis à MM Apparu et Létard début janvier, n'ont pas été reprises, notamment celle concernant l'interdiction à terme de louer des "passoires thermiques"...
Le Gouvernement a promis de prendre en compte cette mesure très prochainement : la Fondation restera vigilante et fera pression si besoin est !
• Publié sur blog-du-mal-logement
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15.01.2010
Logement : le DAL ouvre une nouvelle permanence à Lille
L'association Droit au logement (DAL) a ouvert ce jeudi une nouvelle permanence pour faire face à la demande. Insalubrité, loyers impayés, problèmes de chauffage, charges locatives, elle prendra en charge les problèmes avec les bailleurs sociaux.
SOURCE METRO FRANCE - Le combat contre les expulsions et l'habitat insalubre s'intensifie. Pour faire face à une demande de plus en plus accrue, l'association Droit au logement (DAL) a ouvert ce jeudi une seconde permanence dans la métropole lilloise.
Située à Fives, elle sera spécialisée autour des quartiers et des problèmes avec les bailleurs sociaux. Deux bénévoles sont présent chaque jeudi pour accueillir le public de 14 h à 17 h. Celle du 68 de la rue du Marché à Wazemmes deviendra plus généraliste.
Insalubrité, impossibilité de payer le loyer, problème d'électricité, d'eau, ou de chauffage, charges locatives... Ce jeudi, une dizaine de dossiers ont été réceptionnés par les bénévoles du DAL : « Avec la pénurie de logements sociaux dans la métropole, nous avons de plus en plus de demandes, témoigne Bernard Florczak. Mais, nous connaissons les bons interlocuteurs et nous sommes crédibles pour faire valoir les droits. Cela accélère parfois les procédures ».
Repères
- Permanence Fives : chaque jeudi, de 14 h à 17 h, résidence Jacquet, bâtiment E, au rez-de-chaussée de l'entrée 9, rue Eugène-Jacquet à Fives.
- Permanence Wazemmes : au 68, rue du Marché.
- Contact : Bernard Florczak au 06 23 55 18 52.
06:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : dal, droit au logement, dal lille, mal logement, logements sociaux |
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