La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

07.11.2011

Conférence-Débat sur le logementle 25 nov


 

 

 

Dès maintenant réservez votre soirée

LE 25 NOVEMBRE A 19h 30

A COLMAR

(Salle encore en pourparlers…)

 

S.O.S. LOGEMENT !

 

Murielle MAFESSOLI – Directrice de l’ORIV

Patrick MEYER – Délégué Régional de la Fondation ABBE PIERRE

Gislhaine RIVET – membre du Bureau National de la L.D.H.

Simone ROESCH – responsable du DAL 68

                                http://www.divorce-mediationfamiliale68-asfmr.org/spip/plugins/beespip/themes/bordeaux_beige_alternate/images-interface/logo2.JPG                                              

 

     http://u.jimdo.com/www31/o/sba023d6f5e7e9205/emotion/crop/header.jpg?t=1300955820                                                     http://www.association-espoir.org/images/logo_espoir2.gif        

 

                                                               image d'avatar

                    

                  Mouvement d’Elles                                Le Portail                                      


--
Appel des Appels 67
http://appeldesappels67.blogspot.com

16.03.2009

Philippe, t'as pas 10500 ?

Le logement et les sans-logis.
Nous faisons suite à la rencontre logements vides organisée par les Verts et à la manif contre les expulsions qui suivait.
Pas un cheveux de travers, pas une opposition, et en matière de revendication, seul l'affaire des squatteurs expulsés dernièrement, a été évoquée lors de cette rencontre. Le Collectif les a soutenu ces jeunes squatteurs en diffusant l'info... Et nous espérons qu'ils essaieront de créer le dialogue qui a manqué avant de se laisser entraîner dans un bras de fer.

Pourtant, une heure après, certains participants, transformés en manifestants, brandissaient des pancartes "réhabilitez les 10500 logements vides" et "louez les 10500 logements vides", un membre jouant avec son porte voix, exigeait que "la municipalité fasse son travail"...

La municipalité, était bien représentée à la réunion, pourquoi ne pas l'avoir interpellée?

Partout en France des manifestations "non aux expulsions" et partout en France, une sorte d'unanimité à exposer le désengagement de l'état, à réclamer la baisse ou le gel des loyers, à dénoncer les hausses de loyer et les marchands de sommeil, à exiger 20 % de logements sociaux, etc. Le gouvernement actuel malgrè les mécontentements, malgrè les grèves, malgrè les manifestations, n'en fait qu'à sa tête et vote lois, décrets qui détruisent le logement social, jette les travailleurs sur le pavés, détruit l'hôpital ...

A Strasbourg on demandait les 10500 !
Outre le fait qu'ils sont des biens privés, un tiers seulement peut être mis sur le marché rapidement soit environ 3500. Avec ça, on ne va pas loin ! Mais encore faut-il que ces logements soient conventionnés pour y loger des personnes à faibles revenus.

Bref, vous l'aurez compris, le collectif ne se veut ni expert, ni analyste; mais on nous prend pour des cons avec des revendications irréalisables, pour ne pas dire mensongères. Le gouvernement à de beaux jours devant lui à Strasbourg, la division aussi.

Le Collectif interpelle régulièrement la municipalité : sur le plan hivernal, sur le plan chaise, sur la situation des sans-abris pendant le sommet de l'Otan, ... Et nous sommes vigilants aux engagements qu'elle prend !

Alors c'est quoi ces petits jeux ?
Notre combat concerne la vie de centaines de personnes à Strasbourg. Et nous trouvons le sujet trop préoccupant et trop grave pour faire et dire n'importe quoi. Le Collectif n'approuve pas, ne cautionne pas ces méthodes. Et surtout, pour nous, passe avant tout le respect des personnes. Ces finasseries desservent la cause des personnes sans-abris et mal logées.

Dans ce combat contre les problèmes de logement, le collectif constate que la situation du non-logement reste encore mal connue, et mal perçue. Un des organisateurs de cette rencontre, sur sa lancée, a dit "on sait très bien que les SDF ne peuvent être pris comme ça et mis dans un logement".
Et pourquoi pas ? Le Collectif l'a fait et ça marche bien pour nous... Des associations gèrent des appartements depuis des années, et ça se passe bien aussi.

Alors, de quoi parle t-on ?
Là nous faisons un parallèle immédiat avec la dernière annonce de Christine Boutin « pas d’expulsions sans solutions de relogement ou d’hébergement ».
Si un accompagnement social est effectué, pourquoi exclure les non-logés du logement ? Si un accompagnement est proposé aux personnes expulsées pourquoi les héberger dans des centres d’urgence ou dans des hôtels qui coûtent très cher ?.

L’Etat doit investir dans les logements très sociaux, voilà notre principale revendication.
L'État doit payer ses dettes à L'ANRU;
Toutes les  personnes doivent être logées car " un toit c'est un droit";
Il faut construire des logements très sociaux qui seront loués très peu chers, plein d'emplois seront créés;
Il faut humaniser les centres d’hébergement pour accompagner les sans-abris au quotidien;
Il faut plus de moyens aux associations, car il est essentiel de travailler sur la prévention et l’accompagnement des personnes démunies (sans-abris et endettées);
Il faut appliquer le gel des loyers et contrôler les charges;
Et, nous exigeons bien sûr que le préfet applique la loi de réquisition : sur tous les biens vacants de l'état, sur les biens des grands propriétaires, et sur les logements du patrimoine ...

23.01.2009

Mise en oeuvre du DALO dans les territoires : une journée de réflexion au sein du réseau des acteurs de l’habitat

Le  Mouvement HLM a constitué en septembre 2007 un "réseau des acteurs de l'habitat" qui organise des journées thématiques. Celle du 28 novembre dernier avait pour thème "la mise en oeuvre du droit au logement opposable dans les territoires".

Un thème particulièrement bien choisi car en effet, c'est pour l'essentiel au monde HLM et aux élus locaux qu'incombera la charge de fournir le logement DALO en cause...

Les documents exposés et les débats sont enfin sur le site du réseau.

http://www.acteursdelhabitat.com/spip.php?article119

06:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loi dalo, logement opposable, mal-logement | | |  Facebook

PERSONNE DEHORS : ENQUETE SUR LE NON-RECOURS AU DISPOSITIF D’HEBERGEMENT

Une étude menée à Lyon par le réseau PERSONNE DEHORS vient d'être publiée. Elle va changer votre regard non seulement sur toutes ces personnes, si différentes des images véhiculées, et qui sont abandonnées, poussées, remises à la rue, mais également sur la "non" façon quasi générale qu'on les politiques de (ne pas) s'en occuper...

La parole des personnes directement concernées à enfin une grande place dans cette enquête, là encore les raisons des refus d'hébergement sont évoquées, sans fard... Elles n'ont pas grand chose à voir avec le bourrage de crane que nous subissons...

Une sorte de réquisitoire, que PERSONNE DEHORS ne pouvait éviter... Une évidence.

Un travail très précis et sans maquillage avec des exemples chiffrés qui prouvent qu'on mesure très mal le problème, que rien n'est anticipé et que les procédures administratives ne sont jamais sans conséquence...

• Citation de la présentation faite par Marc Uhry de la Fondation Abbé Pierre à Lyon

"... Une étude remarquable à plusieurs titre sur l’absence d’hébergement à Lyon, réalisée par le réseau "Personne Dehors !", avec l’appui de la MRIE et le soutien de la Fondation Abbé Pierre.

Ce travail est inédit à trois points de vue, raison pour laquelle sa dimension locale peut avoir un intérêt pour d’autres territoires :

1- 73 lieux d’accueil ont participé à l’identification des ménages en besoin immédiat de réponse (publics et associatifs, lieux d’hébergement, médicaux, accueils de jour,...), à travers une méthode originale de recueil de la parole des usagers et des professionnels.

2- Alors que le "115" recense 70 à 80 personnes sans réponse chaque jour, l’étude en pointe photographiquement et nominativement 1 000, mais les organismes n’ont pas vu tous les ménages en situation extrême d’habitat qu’ils connaissaient sur les 15 jours de l’enquête. La question qui reste est celle du multiple du chiffre, mais on est très très loin des perceptions habituelles. La typologie des ménages rencontrées est également très éloignées des images d’Epinal sur le clochard, le demandeur d’asile et le malade mental...

3- L’étude s’est intéressée aux motifs du non-recours. Pour une fois, un large panel de personnes a donné des explications, loin des fariboles idéologiques régulièrement servies sur la désocialisation ou le choix de la liberté. Bien sûr la pénurie est pointée, mais c’est surtout le fonctionnement du dispositif lui-même qui dissuade, ce qui est ennuyeux quand il vise à assurer un droit minimum : procédures d’accès kafkaïennes, qualité de service, stigmates sociaux, etc. Les motifs de refus sont une occasion rare d’interroger l’organisation de notre "sécurité sociale de l’habitat", sur une base objectivée, édifiante mais dépassionnée, pour en améliorer la pertinence. Rien n’est parfait, mais c’est travail réellement nourrissant.

N’hésitez pas à vous en saisir et à faire tourner !

contact : Cécile Flandinet / Véronique Gilet

personne.dehors@gmail.com

• le réseau " Personne Dehors !

• la mission régionale d’information sur l’exclusion (Rhônes-Alpes

L'ENQUETE À TÉLÉCHARGER

 



Article le progrés

Samu social : «Il faut rénover le système»

Le non-recours au 115 est une « situation d’échec ». Diversifier les structures s’impose afin de s’adapter à des profils très différents.

C’est une enquête qui bouscule les idées reçues. Sous l’égide de la fondation Abbé-Pierre et de la mairie de Lyon, le réseau « Personne dehors !» et la Mission régionale d’information sur l’exclusion (MRIE) ont recensé 1 000 personnes sans logement sur l’agglomération pour connaître les raisons du non-recours aux dispositifs d’hébergement d’urgence.

La nuit précédant le questionnaire, 44 % des ménages ont dormi chez un ami ou de la famille, plus d’un tiers se sont retrouvés à la rue ou en squat, et seulement 14 % ont eu recours au 115.

« Pour la première fois, des usagers ont été interrogés, leur parole a été prise en compte, ce qui a permis de dépasser les réponses idéologiques », a confié, mardi, à Lyon, Stéphane Rullac, chercheur en sciences sociales. Jusqu’à présent, en effet, étaient invoqués la « désocialisation » chère au Dr Emmanuelli, fondateur du Samu social de Paris, ou bien le besoin, pour les SDF, d’utiliser leur liberté.

Mais il ressort de l’enquête auprès des usagers que ceux-ci sont « comme nous, en quête de bien-être ». La plupart sont très critiques vis-à-vis des conditions d’hébergement proposées. Pêle-mêle sont dénoncés la promiscuité, la violence, les vols, le manque d’hygiène…

Eloquents, par exemple, sont les propos de cet homme : « Je refuse d’aller au 115, on ne peut pas y faire sa cuisine, on vit avec des alcooliques, on n’a pas de chambre à soi ».  20% des ménages sondés citent l’insécurité comme frein au recours au 115.

Le manque de « lieu à soi » est fréquemment rappelé, et le fonctionnement en mode collectif indispose nombre d’entre eux. Certains déplorent encore la faible possibilité d’accueil des animaux, l’accès difficile pour les handicapés, le manque de place pour l’accueil de familles ou de couples.

Beaucoup regrettent, aussi, des durées d’hébergement trop courtes :  « Je veux un endroit pour rester, pas pour partir deux jours après », dit cet autre. Dans ce contexte de pénurie, les centres d’hébergement d’urgence ne sont pas en mesure d’offrir l’accompagnement social nécessaire et permettant aux personnes de sortir de l’urgence.

Pour Stéphane Rullac, le « non-recours au 115 traduit une situation d’échec, le défi est de rénover le système, il va falloir faire autrement et normaliser la réponse en considérant les gens comme des individus, et non comme un groupe homogène de SDF ».

Diversifier les structures, les concevoir à taille plus réduite afin de tenir compte de la diversité des profils, voilà les pistes esquissées par les professionnels pour changer le 115.

Yves Alègre

Le Progrès 2007

16.10.2008

Revue de presse de la caravane du mal logement

Kepasakonlakasa

L’internationale du logement : Caravane Irun-Paris
mercredi 15 octobre 2008 par Webmaster DAL Dax
Irun. Caravane Irun-Paris pour la défense du droit à un logis décent. Le DAL y a retrouvé l’association Kepasakonlakasa qui elle aussi, défend le droit pour tous à un Logement digne. Elle intervient en Guipuzcoa, l’une des régions où l’immobilier est le plus cher d’Espagne. Le problème ne s’arrête pas aux frontières. Il est grandement partagé outre Bidassoa, comme l’ont souligné les représentants de Kepasakonlakasa. >>>

La Caravane part

Départ de la Caravane d’Emmaüs Lescar-Pau
mercredi 15 octobre 2008 par Webmaster DAL Dax
Après une nuit dans la communauté Emmaüs de Lescar-Pau, qui a pris le parti du mouvement social depuis plusieurs années et a apporté son soutien à la caravane. Sans logis mal-logés, locataires, militant(e)s du DAL, du CDSL et d’Emmaüs Lescar-Pau, qui ont connu la galère du logement, l’expulsion, la rue, 25 cyclistes, après une conférence de presse, donnée sur le tas,se lancent, suivis par un bus au couleurs de la caravane, une cantine roulante et un camion atelier vélo. >>>

Pas de HLM privées

Interview de Jean-Batiste Eyraud, porte parole de la Fédération DAL
mardi 14 octobre 2008 par Webmaster DAL Dax
Sud Ouest : Pourquoi une caravane de la crise du logement ? Jean-Baptiste Eyraud : L’idée est partie du comité local DAL de Dax qui voulait organiser une marche pour les sans-abri de Dax vers Paris. « La caravane des mal-logés, des sans-logis, des locataires » prendra le départ ce matin de la communauté Emmaüs de Lescar. Elle sera à Bayonne jusqu’à mercredi puis Dax, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Tours, Orléans, Les Mureaux. Fin du parcours à Neuilly, le 26 octobre. Une marche sera organisée de Neuilly à Paris avec une demande d’audience au gouvernement. >>>

30.08.2008

Jeudi Noir chez Christine Boutin: bilan affligé d’une heure de dialogue de sourds

C’est dans la plus républicaine des cordialités que Christine Boutin a reçu mardi après-midi une délégation du collectif Jeudi Noir. Ambiance charmante. Si Mme Boutin était ministre de la Politesse, nous serions comblés. Hélas, il paraît qu’elle est ministre du Logement.

Le collectif des galériens du logement était entré plein de bonnes intentions et de fols espoirs. Nous avions même proposé «10 mesures gratuites pour ministre sans le sou ni imagination»[1]. Mais force est de constater que ce n’est pas l’argent ou l’imagination qui font le plus défaut, mais la volonté politique de s’attaquer vraiment à la crise du logement. Petit bilan affligé d’une heure de dialogue de sourds…

Tout d’abord, le plus choquant : le projet de loi Boutin entend détricoter l’article 55 de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux aux communes, en y incluant l’accession à la propriété. Mme Boutin justifie ainsi cette attaque à la mémoire de l’abbé Pierre, qui avait contré in extremis une tentative semblable en 2006 : «Je n’ai pas envie de mettre les élus en accusation. De toute façon, tous les maires de France veulent loger leurs habitants.» Evidemment, comme la loi SRU était basée sur le constat irréfutable que certains édiles locaux ne voulaient pas loger les pauvres, il est assez logique de détricoter cette loi embarrassante… Et surtout, le but est de parvenir aux sacro-saints 70 % de propriétaires imposés par la promesse électorale de Nicolas Sarkozy. Même si la ministre murmure benoîtement qu’elle est opposée à cet objectif trop élevé : «Je ne veux pas dépasser ces 70 %. Je pense même que c’est un peu trop.» Le portrait de Nicolas Sarkozy a semblé vaciller un instant…

Ensuite, Jeudi Noir pensait organiser une collecte pour le budget de Christine Boutin, qui va diminuer cette année de 7 %. Mais il ne s’agit là que d’une «apparence» nous a rassurés cette dernière, qui nous a murmuré son astuce : «Ce qui me manque sur mon budget, je vais le récupérer sur le 1 % logement» (sic). Il suffisait d’y penser…

En parlant des abus du 1 % logement (frais de fonctionnement considérables, dépenses somptuaires, copinage etc etc.), nous nous demandions pourquoi elle s’est opposée à notre demande de création d’une commission d’enquête parlementaire : «Mais parce que le projet de loi va régler cette question. On a eu un accord avec le 1 %, c’est classé, c’est du passé.» Les patrons de l’UIMM qui gèrent le 1 % peuvent respirer, Christine Boutin veille sur eux. Mais est-ce que quelques parlementaires courageux s’attaqueront à cette forteresse ?

Enfin, Jeudi Noir était venu avec un cadeau pour sa ministre préférée : un bidon d’essence d’une valeur de 15 euros, symbole des coûts cachés de la maison à 15 euros (déplacements pour se rendre à son travail à cause de l’étalement urbain de ces demeures loin des centres-ville et chauffage pour ces maisons trop bon marché pour être bien isolées). Résultat : quatre cars de CRS et un labo anti-terroriste qui ont intercepté le colis piégé à base d’eau du robinet et une réplique mémorable de la ministre, confrontée au constat que de telles maisons sont bien peu écolos : «On n’est pas obligé d’être écologiste !» (re-sic).

En effet, on n’est même pas obligé d’être une ministre compétente. Inutile de dire que les mouvements de mal-logés vont se rencontrer la semaine prochaine pour préparer les mobilisations contre le projet de loi Boutin, et que la ministre de la Politesse aura intérêt à être un peu plus convaincante !

[1] Et en bonus l’abrogation du crédit d’impôt sur les emprunts immobiliers voté dans le paquet fiscal rapporterait même 4 milliards d’euros !

• Manuel Domergue • http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/

La version officielle de CriCri, sur le site du ministère... Il y à même une petite vidéo...

18.08.2008

Modification n°28 du Plan d'Occupation des Sols de Strasbourg : enquête publique

Enquête publique sur la modification n°28 du POS de Strasbourg, portant sur la création d’un emplacement réservé pour permettre l’implantation d’une structure d’hébergement d’urgence, rue de l’Ain... Autrement dit le projet chalets !
http://www.strasbourg.fr/actus/actus?StartIndex=0&Ite...

15.08.2008

À RUEIL UN MUR EST CONSTRUIT AUTOUR D'UNE CITÉ

Pour la Ville de Rueil et le bailleur social, France Habitation, ce mur fait partie d'un plan décidé en 2004 ! Voilà l'unique raison évoquée...
Tous les habitants du rez-de-chaussé et des premiers étages n'auront plus que ce mur devant les yeux, certains habitants parlent de ghettoïsation.
"Ils veulent cacher la misère", lançait aujourd'hui un habitant en montrant le mur.
D'une hauteur de trois à quatre mètres selon les endroits, il devrait être terminé au mois de septembre.

10:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rueil, cité, pauvreté, misère, banlieue, mal-logement, france | | |  Facebook

09.08.2008

Toulouse : L'arrêté anti-expulsion suspendu par le juge

Logement. Le tribunal administratif a suspendu un arrêté du maire interdisant les expulsions de locataires en difficulté économique. La commune voulait protéger les plus démunis.

Le tribunal administratif de Toulouse a suspendu l'exécution, ce 29 juillet, d'un arrêté municipal interdisant toute expulsion de locataires, dans la Ville rose, pour des motifs économiques et sociaux. Cet arrêté avait été pris le 14 mai dernier par le maire de Toulouse, sur proposition de l'adjointe au logement communiste Martine Croquette.

L'ordonnance délivrée dans la torpeur de l'été par le juge administratif vient remettre en cause une décision qui avait, déjà, provoqué une belle polémique lors de la séance du conseil municipal du 25 avril dernier. L'annonce de cet arrêté était saluée alors par des applaudissements mais aussi par des huées de militants de Droit au Logement qui manifestaient, estimant : « Pendant que vous prenez cet arrêté, les expulsions continuent ».
Protéger les publics en grande détresse

« Il s'agit d'interdire toute expulsion de personnes en grande difficulté, qui n'ont vraiment plus les moyens, en toute bonne foi, de payer leur loyer, expliquait Pierre Cohen, nous voulons indiquer ainsi, face à l'État, notre volonté d'accompagner ces publics en grande détresse ».

La réponse de l'État n'a pas tardé, puisque le préfet de la Haute-Garonne a saisi le tribunal administratif en référé pour faire annuler l'arrêté, au motif que, selon lui, la loi « ne permettait pas au maire de (le) prendre » et que « seul le juge judiciaire peut surseoir à l'exécution d'une décision d'expulsion ». Le préfet a même estimé que « l'arrêté viole le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs ».

Le juge administratif, qui se prononcera au fond ultérieurement, a suspendu l'arrêté litigieux, estimant qu'il y avait « un doute sérieux » sur sa légalité.

Le droit contre les bons sentiments, en quelque sorte, ou tout au moins contre la protection des plus démunis.

« Il faut attendre le jugement au fond » commentait hier Claude Touchefeu, adjointe (PS) au maire, actuellement en congés, de même que Martine Croquette. « Nous voulions éviter par cette mesure de banaliser l'expulsion : on n'enlève pas un logement comme on saisit une TV ».

D'autres communes ont pris des arrêtés anti-expulsion similaires qui ont eux aussi vu leur légalité mise en doute.

Reste que « la situation du logement à Toulouse est très tendue, du fait du volume de logements vacants (de 2 à 20 000) et du peu de HLM disponibles pour reloger les exclus en urgence », argumente Claude Touchefeu, « nous travaillons avec les bailleurs pour relancer la construction sociale et mobiliser le parc existant. Un système de caution solidaire est aussi à l'étude ».
Source la depeche

13.07.2008

Coraline P., victime ordinaire du mal-logement

La Voix du Nord - Depuis deux-trois nuits, Coraline P., enceinte de huit mois, dort dans un hôtel de Valenciennes, avenue Clémenceau. Un hébergement d'urgence obtenu par le 115, le SAMU social. Il y a un mois, le plafond de son appartement lui est proprement tombé sur la tête. Son propriétaire ? Aux abonnés absents.

Sous le tee-shirt ample, un ventre rebondi. Lequel ne laisse planer aucun doute. Pour quand, l'heureux événement ? «  Le 10 août.  » Mais Coraline en est certaine, avec un col ouvert, «  il arrivera avant ». Et pas dans les meilleures conditions, si on veut bien se pencher ne serait-ce qu'une seconde sur la situation de la jeune femme.

C'est arrivé pendant la nuit du 15 au 16 juin. Au petit matin, dans son misérable 50m² (loué comme un F3 !) de la rue de Saint-Vaast à Anzin, de l'eau - chaude - dégoulinait de partout. Le faux plafond ? Un pieux souvenir. À terre, les dalles de « placo » avaient fait souffler un vent de panique dans son petit chez soi et sur ses maigres meubles. « Le frigo avait claqué, l'ordinateur et le lecteur DVD portable aussi, le fauteuil était mort, comme la télé... L'eau coulait le long du conduit électrique, ça faisait des étincelles de partout. Le disjoncteur différentiel n'avait pas fonctionné . » Le genre d'accident, heureusement et pour cette fois sans conséquences, à ranger sur le triste rayon des chroniques du mal-logement ordinaire.

Depuis, le propriétaire de la maison, divisée en deux locations, brille par son absence. La locataire du premier, une femme avec ses quatre enfants, a passé trois semaines à l'hôtel avant de trouver une place dans un foyer pour mères célibataires. De cette vie dans «  le cellier », comme elle l'appelait elle-même, elle n'a emporté que deux valises. Et rien à sauver pour préparer l'arrivée «  du petit ».

Le 19 février, un agent assermenté de la CAF était venu inspecter le logement. « Revoir la fermeture de la fenêtre en façade, revoir l'étanchéité du Velux® de la chambre, certaines prises électriques ne fonctionnent plus... », égrène son rapport. Date butoir fixé par la Caisse pour effectuer les travaux : le 15 octobre. L'intervention des pompiers, mi-juin, synonyme d'arrêté de péril pour la demeure, aura démontré que le mal était bien plus profond. • L. BR.

23.06.2008

comité solidaires des droits

Comité solidaires pour tous les droits : santé, vie courante, éducation, culture, alimentation....
Cela se passe au coin de nos vies, presque sous nos yeux : un voisin menacé d’expulsion, une petite fille isolée dans la cour de récréation, une mère que plus personne n’écoute, des frères et soeurs placés séparément aux quatre coins du département... Chaque jour, blottie dans l’indifférence, l’injustice est là.

Fermer les yeux pour ne pas voir ceux que la société condamne à l’assistance, c’est accepter pour d’autres ce que l’on n’accepterait pas pour soi ou les siens.

Que faire ? Voir l’inacceptable, écouter son indignation et oser se mobiliser. Comment ? Ensemble.

Parce que la solidarité est le seul chemin vers le droit d’être un Homme. Mais la misère isole ceux qui veulent la combattre. Ils existent, pourtant, ceux qui veulent agir contre l’exclusion. Ils ne se voient pas mais ils sont là, tout près : le boulanger, l’instituteur, la vieille dame souriante... autant de citoyens ordinaires qui sont prêts à faire quelque chose, mais pas tout seuls.
--------------------------------------------------------
• TOUS SOLIDAIRES POUR LE DROIT AU LOGEMENT !

Votre responsabilité pour le droit au logement est d’abord locale, auprès de vos candidats, dans votre rue, votre quartier, votre commune et auprès de vos voisins, bien ou mal logés.
"Surtout en s’associant entre personnes qui vivent l’exclusion et personne d’autres milieux, de tous milieux. En agissant avec les premiers concernés, plutôt que pour eux. Car ceux qui subissent l’exclusion au quotidien pour y résister ont une expérience et un savoir indispensables." (Résistances, le journal du refus de la misère, 17 octobre 2007)
Chacun, là où il est, peut se mobiliser avec d’autres citoyens, d'autres associations pour agir contre le mal-logement !
---------------------------------------------------------
Contacter les Comités "Solidaires pour les droits !" de votre Département
Plus d'info : http://www.atd-quartmonde.asso.fr/article.php3?id_article...

11.02.2008

Handicap : les familles attendent beaucoup mieux

Trois ans après la loi du 11 février 2005, le quotidien des handicapés a peu changé. Aides, démarches, accès à l'information... Tout reste à faire pour améliorer leur sort. Les associations, mécontentes et déçues, appellent à manifester le 29 mars devant l'Elysée.

ATTENDUE par 5 millions de handicapés et leurs familles, la loi sur le handicap de 2005, destinée à faciliter leur intégration, fête aujourd'hui ses trois ans. Un anniversaire que les associations ne célébreront pas forcément dans l'allégresse. Comme la Fnath (Fédération nationale des accidentés de la vie) qui s'est déclarée hier « insatisfaite et inquiète ».

Même si elles reconnaissent certaines avancées, la loi n'a selon elles pas encore assez changé les choses. Un jugement confirmé par un baromètre (publié aujourd'hui) réalisé auprès des malades par BVA pour l'Association française contre les myopathies. La simplification voulue par la loi ? Une personne interrogée sur deux assure que la création d'un guichet unique (les maisons départementales pour les personnes handicapées, MDPH) pour toutes les demandes de renseignements et les dossiers de prise en charge, n'a rien changé. L'accès à l'information ? Il ne s'est amélioré que pour 28 % des sondés. Et à condition d'être aidé : « J'ai beau être membre de l'Association des paralysés de France, je ne comprendrais rien aux formulaires si j'allais à la MDPH sans l'assistante sociale. Le personnel n'y est pas assez formé », confirme Jocelyne, 49 ans, une habitante d'Herblay (Val-d'Oise) clouée dans un fauteuil par une sclérose en plaques.

Lenteurs et disparités
L'accès aux financements pour le logement, une aide à domicile, un fauteuil ou un simple aménagement intérieur, n'a pas non plus gagné en rapidité.
Les nouvelles MDPH se sont vite trouvées engorgées, jusqu'à l'embouteillage parfois. A l'automne, 22 000 dossiers étaient en attente à Paris. Dans une même région, selon le département, les handicapés voient leurs dossiers plus ou moins vite traités : rapide en Savoie, lent à Grenoble. Parfois, comme Jocelyne, on laisse tomber devant la paperasse et on aménage une rampe d'accès à ses frais... Côté finances, les « surcoûts liés au handicap », sont jugés trop lourds : pour 42 % des sondés, une partie du financement reste à leur charge, à un niveau jugé « inacceptable » par beaucoup. Pour protester contre cette inertie, un collectif regroupant une quarantaine d'organisations nationales a appelé à une manifestation le 29 mars, jusqu'à l'Elysée.
Source Claudine Proust pour le Parisien

06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Handicap, mal-logement, loi sur le handicap, sarkosy | | |  Facebook

05.02.2008

Ces terrains que l'Etat peut vendre

Paru dans le JDD Dimanche 03 Février 2008 - Par Marie QUENET

Un inventaire de sites publics susceptibles d'être libérés et urbanisés est en cours. Nicolas Sarkozy l'a annoncé avant Noël: l'Etat va lancer un "plan de vente des terrains de son domaine et de celui de ses établissements publics", pour construire 60 000 logements nouveaux d'ici à 2012. Les préfets ont jusqu'au 15 février pour lister les terrains disponibles.

Il y a urgence: la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) est entrée en vigueur le 1er janvier, et déjà plus de 25.500 formulaires ont été retirés - et près de 5 000 dossiers déposés - en région parisienne.

Il faut donc passer à la vitesse supérieure. A l'automne 2005, l'Etat avait déjà commandé un inventaire des terrains publics pouvant être cédés ou réaménagés pour faire du logement. Résultat: la moitié des sites recensés aura été "mobilisée" sur la période 2006-2008, permettant la mise en chantier de 30 000 logements (15 000 en région parisienne). L'objectif est de faire deux fois mieux pour la période 2008-201 !

L'ancien hôpital du Vésinet, une réserve de 22 hectares
Les services de l'Etat planchent. "Près de 660 sites, couvrant 1 500 hectares, sont susceptibles d'être libérés et urbanisés entre 2008 et 2012, estime Dominique Figeat, délégué à l'Action foncière. En région parisienne, on a repéré environ 250 sites (440 hectares). Le but est d'y construire 35 000 des 60 000 logements annoncés."

"Il existe encore des gisements importants, renchérit Jean-Pierre Beysson, le délégué interministériel chargé du développement de l'offre de logement (Didol). D'abord, les emprises ferroviaires. Ensuite, les terrains de l'armée. Enfin, en Ile-de-France, on mène une réflexion sur la mobilisation des réserves autoroutières". Ainsi, 25 hectares achetés pour réaliser l'A87, dans le Val-de-Marne (qui ne verra pas le jour), ont été déclassés en 2007.

Où se situent les terrains mobilisables? A Paris, on ne recense que 33 sites disponibles (26 hectares) pour l'opération 2008-2012. Des chantiers vont pouvoir démarrer dans les entrepôts Mac Donald (1 000 logements prévus), sur les anciennes emprises ferroviaires des Batignolles (3 500 logements) ou de la porte d'Auteuil (500)... D'autres sites devraient être cédés. Par exemple, quelques casernes ou un terrain appartenant à la RATP, rue de la Croix-Nivert (15e).

Les Yvelines caracolent en tête de l'inventaire (200 hectares potentiels). On y trouve, par exemple, 22 hectares entourant l'ancien hôpital du Vésinet. Mais aussi, 4,3 hectares de terrains ferroviaires à Saint-Germain-en-Laye, un no man's land. Voire 60 hectares au camp militaire de Satory, mais le maire (UMP) de Versailles, Etienne Pinte, jugerait le site peu adapté au logement. La Seine-Saint-Denis, elle, compterait 170 hectares mobilisables. L'Etat entend, par exemple, céder 4 hectares à Rosny-sous-Bois (350 logements prévus), 5 hectares à Noisy-le-Grand (1 200 logements), ainsi que 25 hectares destinés à l'A103, qui ne se fera pas. L'Essonne enfin offre un gisement de 70 hectares. Le dock des alcools à Ris-Orangis est ainsi en cours de vente (600 logements).

Autant de chantiers qui prendront du temps. Car il faut surmonter des difficultés techniques - ces terrains sont généralement pollués, non desservis, non équipés... ils sont souvent non constructibles. Or, le temps presse. Rien qu'à Paris, on estime qu'il y aurait entre 40 000 et 60 000 personnes susceptibles de faire valoir leurs droits au logement opposable.

 

06:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrimoine foncier, mal-logement, logement social | | |  Facebook

28.01.2008

Rapport mal-logement 2008 - fondation Abbé Pierre

La Fondation Abbé Pierre présentera son Rapport mal-logement 2008, le vendredi 1er février prochain, à 9 h 30, à la Mutualité (Paris, Ve).

Alors que son Rapport mal-logement 2007 dénonçait une crise du logement historique et l’inadaptation des politiques publiques mises en œuvre, la Fondation Abbé Pierre commentera notamment dans son 13e rapport la persistance de la crise du logement qui touche notre pays. Une persistance qui induit un pouvoir d’achat en baisse, entraînant une hausse considérable de la part du budget des ménages consacré au logement.

Le rapport 2008 mettra notamment en évidence le véritable "parcours du combattant" que connaissent les demandeurs de logement, et principalement les ménages modestes qui peinent de plus en plus à trouver un logement décent. En outre, une réflexion a été menée sur le devenir du parc à loyer accessible. Certains préconisant d’ailleurs la suppression des HLM, alors même que le parc social demeure très insuffisant.

Le secteur de l’hébergement a également fait l’objet d’une étude approfondie. Amortisseur de la crise, l’hébergement, aujourd’hui, ne joue plus son rôle faute de places disponibles, d’une part. Faute, d’autre part, de pouvoir assumer sa fonction initiale de sas entre la rue et le logement, en raison de la carence de solutions de logements pérennes susceptibles d’être proposées aux publics concernés.

L’impact de la loi DALO (droit au logement opposable) sur le logement des ménages défavorisés sera — bien entendu — largement abordé, à quelques semaines de son entrée en vigueur. Il sera notamment question de s’interroger sur les moyens de son application, compte tenu du manque de logements accessibles généralement constatée.

Et comme chaque année, la Fondation Abbé Pierre dressera le tableau de bord du mal-logement en France, avant de faire ses propres propositions. Une manière de réaffirmer, à l’instar de son fondateur disparu il y a un an, que le logement est, plus que jamais, "une question de dignité".

06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Mal-logement, Fondation Abbé Pierre | | |  Facebook

09.01.2008

Le CES fait 80 propositions pour réunifier et réconcilier la Ville

Les mesures proposées par le Conseil économique et social dans un avis portent aussi bien sur le logement, l'école, la culture que l'accès à l'emploi

Le Conseil économique et social fait 80 propositions dans un avis qui a été présenté mardi à la presse par son rapporteur Gérard le Gall. Conscient que malgré les lois de rénovation urbaine (2003) et de programmation pour la cohésion sociale (2005) et malgré les mesures prises après les émeutes de novembre 2005 "la vie quotidienne reste difficile et s'est même aggravée à certains égards", le CES propose une série de mesures touchant justement à la vie quotidienne.
Pour l'école, il préconise notamment de lutter contre l'absence de mixité sociale dans les écoles, de réduire le nombre des élèves par classe, d'organiser un suivi scolaire personnalisé. Pour la famille, il propose de développer les services à la personne, les solidarités intergénérationnelles, de renforcer les services publics. Il estime aussi que "la politique culturelle doit considérer les quartiers déshérités comme une priorité au plan des moyens humains et financiers".

Concernant le logement et la rénovation urbaine, il insiste d'abord sur la nécessité d'investir "massivement" pour le logement, suggère de revoir "la pertinence des démolitions et de s'assurer des conditions de relogement des habitants des programmes voués à la démolition et surtout de faire appliquer par les maires l'obligation de construire du logement social.

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi qu'il présenterait "début février" le plan Banlieues déjà reporté à fin janvier. La secrétaire d'Etat à la politique de la ville Fadela Amara avait indiqué que la présentation aurait lieu à Vaux--en-Velin (Rhône) mais M. Sarkozy a indiqué qu'il ira en banlieue mais "pas forcément" dans cette ville symbole. (Source AFP)

Précisions sur la Dalo
Le Conseil s’inquiète de la mise en œuvre du droit au logement opposable et il souhaite que les bénéficiaires prioritaires du droit au logement opposable ne soient pas relogés dans les ZUS, où sont déjà concentrées les populations les plus en butte aux difficultés sociales. Il demande que l'attribution de l'ensemble du logement social soit organisée à l'échelle de l'agglomération et que soit facilitée la coordination en amont, à l'échelle intercommunale, de la gestion des ménages prioritaires.
Enfin, si la rénovation des logements est nécessaire, elle n'est pas suffisante pour assurer une amélioration durable. Il convient de renforcer la dimension d'aménagement présente dans les projets de l'ANRU, et de veiller à sa prise en compte jusqu'à l'échelle de l'agglomération. La satisfaction des besoins de mobilité des habitants est de ce point de vue essentielle.
Pour ce qui concerne l’emploi, l’avis souligne c'est un enjeu majeur, compte tenu des difficultés d'emploi des habitants des ZUS. «Pourtant, la politique conduite apparaît peu lisible», et «l’incertitude pèse sur le devenir de mesures comme les maisons de l'emploi», souligne le rapport. Six propositions sont formulées sur ce thème:
- Mettre en place un programme national d'action ciblé sur les quartiers;
- Relancer la mise en place des maisons de l'emploi;
- Encourager financièrement les initiatives associatives en faveur de la réinsertion professionnelle;
- Anticiper en matière de formation sur les évolutions du tissu économique du bassin d'emploi;
- Favoriser l'insertion/réinsertion des jeunes très éloignés de l'emploi;
- Agir contre les discriminations qui touchent les jeunes quel que soit le niveau de diplôme.

 Projet d'avis à télécharger

06.01.2008

La France n'est plus

La France n'est plus pays des droits de l'homme;
La France n'est plus terre d'accueil et d'asile;
La France n'est plus justice;
La France n'est plus.
Car le mieux vivre et le bien-être des français n'est pas compatible avec la nouvelle france.

Depuis le début de l'année le droit opposable au logement a été ouvert à tous les sans-toit et mal-logés. Une nouvelle loi est née, une de plus.
Beaucoup de monde à l'air de s'en féliciter et parle d'avancée sociale puis termine leur discours en nous disant quelle ne sera pas applicable. La limite de cette loi est que nous manquons de logements à loyers modérés "point barre".

À Strasbourg le tandem (une maire et un président de communauté urbaine) se félicite d'avoir construit des logements sociaux; mais vous ne pouvez plus ignorer que ce terme "logements sociaux" est un fourre-tout dans lequel se retrouvent aussi le logement pour les classes moyennes, classes plus, etc. Tous les logements que ce tandem a construit sont inaccessibles à ceux qui ont besoin d'un toit en priorité, à savoir les fauchés.
La réalité est ainsi, la vérité de Strasbourg est ainsi : cruelle, cynique et peu aimable.

À Strasbourg on se félicite aussi de la rénovation de tous les quartiers; mais ce terme de rénovation cache la démolition systématique de tous les HLM. Je suis 100% pour la rénovation et 200 % pour le relogement de tous les strasbourgeois aux mêmes conditions !

Strasbourg : Pas de construction de HLM et démolition de HLM.
La politique de notre tandem est claire, à Strasbourg la municipalité ne veut pas de fauchés, pas de pauvres. Et pour ces gens là, pauvre c'est combien? À partir de quelle somme tu peux rester dans ta ville?
COMBIEN tu dois avoir par mois pour ne pas être chassé de ta Ville?
Et vous, fidèles lecteurs de nos blogs et post, vous savez qu'il a fallut batailler pour que la Préfecture mette, à la hâte, les formulaires à la disposition de tous les bas-rhinois. Là aussi, mépris, cynisme, ...font "la loi".

Mais qui sont-ils ces fauchés, ces pauvres, ces miséreux que l'on chasse de Strasbourg?
Vous vient-il à l'esprit qu'il s'agit de ceux qui touchent les minima sociaux? Bien sûr, mais pas seulement.
Vous-avez entendu parlé des travailleurs pauvres?
Ceux qui gagnent le smic, les intérimaires, tous les contrats mi-temps, contrats précaires,etc.
Ce sont les retraités
Ce sont les jeunes
Ce sont les chômeurs
Et les personnes malades...
La france des rejetés est immense, la Strasbourg des rejetés aussi.

Comment ça marche la dalo?
• Tous les sans-domiciles et les mal logés, doivent faire une demande de logement auprès du préfet (encore lui). Pour ça, il faut coller aux conditions de demande de logements sociaux, il faut en avoir fait la demande, avoir son numéro unique. Il faut que cette demande de logement n'ait rien donnée (à Strasbourg l'attente est de 2 ans minimum).
Soit environ 25.000 demandes en attente pour nous alsaciens pauvres dans une région riche.

• En cas de rejet, on pourra aller devant la Commission de médiation qui doit être composée pour moitié de représentants d'associations qui bossent dans l'hébergement et le logement et pour l'autre moitié de représentants de l'Etat de la Ville et du bailleur soit disant social (article 7).
En cas de refus (article 9), si on a pas déjà craqué, on a encore la possibilité de recourir devant un juge administratif, qui pourra délivrer une ordonnance d'hébergement ou de logement à l'administration. Le juge pourra mettre une astreinte qui n'ira pas dans les poches des sans-domiciles et des mal-logés comme j'ai pu l'entendre dire, en effet cette astreinte sera placée dans un fonds régional en faveur du logement. En clair, l'Etat "devra" payer une amende à l'Etat. Tu parles qu'au Collectif on y croit !

• Mais attention une autre possibilité de laisser tomber à été pensée; car cette possibilité de faire appel au juge administratif ne sera possible qu'à partir du 1er décembre 2008. On a le temps de crever, de s'épuiser, de lâcher prise...

Et si vous êtes un coriace ou un acharné (comme mon AS) à cela (rigolez) s'ajoute encore des conditions évidement (article 11). "Dans les cas des communes membres d'un établissement public de coopération intercommunale de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants, dont la population est au moins égale à 1 500 habitants en Île-de-France et à 3500 habitants pour les autres régions et dans lesquelles le nombre total de logements locatifs sociaux représente, au 1er janvier de l'année précédente, moins de 20 % des résidences principales."

La transparence, la clarté n'est pas pour la nouvelle france; de ce côté là rien de changé ! Le charabia style hec, comprenne qui pourra mais surtout pas toi le "pauvre" !

• Ce n'est pas fini : le droit est encore restreint puisque jusqu'en 2012, ne seront prises en compte que les demandes de personnes prioritaires ; être dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, logé dans des locaux impropres à l'habitation, avoir à sa charge des enfants mineurs, des personnes âgées ou handicapées ou être handicapé soi-même.

La nouvelle france nous a tranché ou répertorié en 6 catégories; je trouve ça minable et injuste. Car à mon avis, et vous le connaissez, il y à un seul et même problème qui touche un grand nombre de français : le mal-logement.
Mais je m'aperçois que certaines associations choisissent, elles aussi de nous saucissonner, de nous couper les uns des autres... Elles participent ainsi à rendre cette loi infaisable. Le front-uni de lutte contre le mal-logement est mal barré !

Vous appréciez sûrement vous-aussi la "justice" de ce système, puisqu'il faudra faire des choix entre les différents cas, la commission va devoir faire du triage. Les bailleurs sociaux connaissent bien cette pratique sans oubliez le clientèlisme qui fonctionne très bien à Strasbourg aussi.

Etant donné le grand nombre de demandeurs et le petit nombre de logements existants, les associations ont intérêt à déposer avec tous les sans-logis et mal-logés le maximum de dossiers afin de faire s'écrouler ce système, très bien pensé pour décourager.
Sur elles reposent aussi de veiller à empêcher le plus possible ces pratiques indignes : triage et clientélisme.

Comment rendre ce droit applicable ?
Immédiatement : Appliquer la loi de réquisition, demander l'arrêt desexpulsions locatives. Obliger les communes à respecter leur quota de 20% de logements sociaux. Convaincre les propriétaires du privé de louer, utiliser tous les moyens qui existent : grl, fsl, locapass. Défendre leLivret A...
Puis, se lancer dans la construction de logements HLM.


À Strasbourg, toutes les autorités administratives sont responsables. Leur cynisme est sans limite. Strasbourg bat tous les records : démolitions, patrimoine bradé, expulsions, vacances, triage, clientélisme...
Certaines associations en faveur du droit au logement ont aussi leur part de responsabilité en laissant ce droit être inapplicable, notamment à Strasbourg.

C'est pourquoi le Collectif SDF Alsace en appelle encore et toujours aux mêmes associations qui oeuvrent dans l'hébergement et le logement. Veillez à ce que la commission se constitue, ne laissez pas la place...

13:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : DALO, MAL-LOGEMENT, LOGEMENT SOCIAL, HLM, STRASBOURG | | |  Facebook

17.12.2007

Mal-logement: Fillon recevra les associations

François Fillon recevra mardi à Matignon les associations d'aide aux mal-logés, aux côtés de Christine Boutin, afin de faire le point sur le dispositif d'hébergement des sans-abri. Cette reprise en main du dossier par Matignon intervient à la suite d'une opération avortée des Enfants de Don Quichotte pour installer un camp de tentes près de Notre-Dame de Paris. "Il s'agit de tirer le bilan des travaux engagés par la conférence de consensus organisée par la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) les 29 et 30 novembre derniers, et de faire le point sur les réponses qui peuvent être apportées aux besoins des personnes sans abri, notamment dans le cadre du Plan d'action renforcé pour les personnes sans abri (PARSA)", précisent dimanche les services du Premier ministre dans un communiqué.

04:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mal-logement | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu