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15.04.2009

Logements anciens: les prix devraient chuter de 10% en 2009

PARIS (AFP) — Après des années euphoriques et des hausses vertigineuses, les prix de l'immobilier ancien, rattrapés par la crise économique, devraient chuter en moyenne de 10% en 2009, suite à l'effondrement du nombre des transactions, selon les notaires et les agents immobiliers.

Les prix dans l'immobilier ancien ont déjà baissé de 9,8% au premier trimestre 2009, comparé à la même période de 2008, et cette tendance devrait se poursuivre sur le reste de l'année, a annoncé mardi la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), mardi lors d'une conférence de presse.

"Les vendeurs ont accepté le fait que les prix ont baissé et qu'ils devaient proposer leur bien à un niveau de prix inférieur à celui qu'il s'était fixé initialement", a expliqué René Pallincourt, président de la Fnaim.

Cette chute des prix fait suite à un effondrement des ventes.

"Le nombre de transactions a chuté de 37,5% en janvier et février 2009 par rapport aux 2 premiers mois de 2008 et même, pour la seule Ile-de-France, de 47% en janvier", ont annoncé les responsables du Conseil supérieur du notariat, lors d'une autre conférence de presse le même jour.

Pour l'ensemble de l'année 2008, la baisse n'avait été que de 17% (667.000 en 2008 contre 802.000 en 2007), tous biens confondus (garages et caves inclus).

"Ce coup de tonnerre sur les ventes, exceptionnel et jamais observé en France, est la traduction de la tétanisation des acheteurs à partir de septembre", selon Me Pierre Bazaille, notaire et président de l'Institut national de l'immobilier.

Aussi, Me Bazaille envisage un plongeon d'environ 10% des prix pour 2009 alors que les prix ont encore augmenté de 1,3% en 2008 par rapport à 2007, selon l'indice Notaires-Insee.

Le décrochage des prix a débuté au dernier trimestre 2008, avec une baisse de 2,8% par rapport au trimestre correspondant de 2007, soit la première baisse depuis le premier trimestre 1997, fin de la précédente crise immobilière dans l'Hexagone, soulignent les notaires.

"Ce reflux des prix est une bonne nouvelle tant les envolées des dernières années avaient déconnecté le marché immobilier de la réalité économique", estime Alexandre Mirlicourtois, directeur des prévisions au cabinet XerFi. Les prix dans l'ancien "ont progressé de 148,7% entre 1997 et 2007", rappelle-t-il alors que les revenus des ménages "ne s'élevaient que de 51,3% et que l'inflation restait bloquée à 16,7%" sur la même période.

Mais le faible taux d'endettement des Français, le nombre peu élevé de propriétaires (57% contre 67% dans la zone euro) et la pression démographique (1 million de ménages en plus entre 2010 et 2015) "devraient être assez puissants pour stopper, puis renverser le cycle baissier à partir de 2010", estime M. Mirlicourtois.

La ministre du Logement Christine Boutin estime, dans une déclaration à l'AFP, que le redémarrage du marché immobilier se fera "à la fois en redonnant confiance pour les transactions dans l'ancien mais aussi en développant une offre de logements neufs".

En attendant "les quelque 40.000 agences immobilières souffrent et les emplois y sont menacés", souligne Henry Buzy-Cazaux, délégué général de la Fnaim.

Sur les 150.000 personnes oeuvrant dans la transaction immobilière (propriétaires d'agences, gérants, VRP, salariés, agents commerciaux), 15.000 à 22.500 sont menacés de perdre leur emploi en 2009, à cause notamment de la structure de rémunération liée pour un important pourcentage aux transactions réalisées, affirme M. Buzy-Cazaux.

04.08.2008

Immobilier France : les experts sonnent l’alarme

Alors que la crise immobilière bat son plein en France sur le marché résidentiel et commercial, la société Courtois vient grossir les inquiétudes des professionnels de l’immobilier en affirmant que la crise financière mondiale « continue à se propager avec un impact réel sur l’immobilier ».

Selon les dernières informations publiées par le groupe d’intérêt économique Immostat – Organisme de collecte et d’analyse d’informations issues d’AtisReal, CB Richard Ellis, Jones Lang LaSalle et DTZ Jean Thouard – le marché immobilier d’entreprise accuse une sérieuse baisse depuis le début de l’année. Les chiffres sont plutôt alarmants dans la mesure où le volume total des investissements effectués dans la région parisienne chute de 60% en un an. Et la tendance est plutôt similaire dans les autres régions de France.

http://prix-immo.com/actualite-du-marche-immobilier/5-imm...

30.07.2008

Immobilier europe : krach général

L’Europe est décidemment frappée par une crise immobilière relativement dramatique. Le Royaume Uni n’en finit pas de constater amèrement la chute des ventes et des prix chaque mois. De leurs côtés, l’Espagne a connu sa première faillite immobilière et la France s’inquiète de plus en plus de la baisse des investissements en immobilier d’entreprise et d’habitation.

Les faits marquants de ce mois pour le Royaume Uni tournent essentiellement autour de l’évolution des prix de l’immobilier : en effet, selon l’organisme Hometrack – le cabinet de renseignements immobiliers n°1 au Royaume Uni – le prix moyen d’une maison a dégringolé de 4,4% pour le seul mois de juillet, une baisse record depuis la mise au point de cette étude en 2001 dans la mesure où la baisse annuelle s’élève à 20%. Les experts estiment que le marché britannique est très fragile, tout comme celui des Etats-Unis, car tous deux présentent des caractéristiques identiques : bulle spéculative, fort endettement des ménages, économie préalablement favorable, des banques qui multipliaient les accords de prêts etc. Or, cette bulle immobilière ne cessait de prendre de l’ampleur depuis l’an 2000. Aussi l’on peut comprendre qu’aujourd’hui, l’effondrement des marchés britannique et américain soit « violent ». Les similitudes entre les deux marchés expliquent que les diverses crises (crise de liquidité, hausse des taux d’intérêt, confiance en baisse) qui touchent les Etats-Unis aient contaminé le marché britannique.

Toutefois, le Royaume Uni n’est pas le seul touché du vieux continent : l’Espagne, la France et l’Irlande font tout autant grise mine. En réalité, toutes les économies qui ont vu les prix de l’immobilier flamber au cours des dernières années ont été impactées par la crise. En Espagne, c’est un véritable retournement de situation : après une inflation immobilière de plus de 200% en dix ans, le marché s’effondre avec 850 000 logements à vendre en moyenne. L’économie espagnole est complètement ébranlée par cette crise car le bâtiment et la construction ont été pendant dix ans le propulseur de l’économie (18% du PIB en 2007). L’Irlande est elle aussi grandement affectée par cette crise. Viennent ensuite le Danemark où l’on constate une baisse importante d’activités, l’Italie où le ralentissement s’amorce et la France qui voit les prix de plus en plus baisser actuellement.

Les ménages et entreprises européens boudent le marché de l’immobilier de manière grandissante, craignant que leur investissement ne soit pas rentable, trop onéreux et risqué. A l’heure actuelle, seule l’Allemagne est relativement épargnée par la crise puisqu’aucune bulle immobilière ne s’est emparée du marché ces dernières années et que d’autre part, les Allemands louent plus qu’ils n’achètent leur bien immobilier.

Il est encore bien trop tôt pour prédire un retour au calme du marché.

Anne Chartier pour prix-immo.com

26.05.2008

Baisse des prix des logements attendue en France, selon les notaires

LA TRIBUNE - La proportion de professionnels pessimistes sur l'évolution du marché immobilier et foncier dans l'Hexagone ne cesse d'augmenter.

La Tendance Immonot élaborée par un panel de notaires indique ce vendredi qu'une majorité de notaires prévoit dans les deux mois à venir une baisse des prix des logements et des terrains.

Pour les logements, "la proportion d'opinions négative passe ainsi de 53% à 65%, plus aucun professionnel ne prévoyant une reprise de la hausse" estime cette étude.

Tendance intéressante pour les acheteurs en puissance : 66% des notaires interrogés conseillent désormais la revente d'un premier bien avant d'en acquérir un nouveau.

Comme quoi la tendance à l'amélioration des conditions de marché, un temps attendue par les notaires, n'a pas l'air de se confirmer, bien au contraire.

Latribune.fr

10:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marchÉ immobilier, marchÉ foncier | | |  Facebook

30.04.2008

Fraises espagnoles, un bilan écologique et social catastrophique

• bon quoi ? Un article sur les fraises espagnoles ! Que fabrique sdf Alsace ? En fait nos fidèles lecteurs le savent bien, l'Espagne, notre voisine va mal : crise financière, crise immobilière, sans abri, pauvreté, culture intensive, travail au noir... Cette situation n'est pas sans conséquences pour nous ; les fraises en sont une illustration ! Et puis, avouez que les articles de POLITIS sont vraiment excellents.> Ne soyez pas des touristes passifs ni des consommateurs idiots !

PAR Claude-Marie Vadrot, Politis.fr
Devant le succès de l’article de Claude-Marie Vadrot sur les fraises espagnoles publié le 12 avril 2007, Politis.fr vous en propose une version actualisée en accès libre.

Non seulement les fraises importées d’Espagne n’ont aucun goût, mais elles représentent une catastrophe environnementale et sanitaire. Voici de quoi vous en dégoûter à tout jamais…

D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 90 000 tonnes de fraises [1]. Enfin, si on peut appeler fraise ces gros trucs rouges, encore verts autour de la queue parce que cueillis avant d’être murs, et ressemblant à des tomates ; avec d’ailleurs à peu prés le goût des tomates. Si le seul reproche envers ces « fruits » était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre 2 et 3 euros le kilo dans les marchés et les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 kilomètres en camion. A dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 10 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux, migrateurs et nicheurs d’Europe.

Il aura fallu qu’une équipe d’enquêteurs du WWF s’intéresse à la marée montante de cette fraise hors-saison, pour que commence à être révélée l’aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française dont une partie, d’ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques quand elle provient également de serres chauffées. Ce qu’on découvert les envoyés spéciaux du WWF et ce que confirment les écologistes espagnols illustre la mondialisation bon marché.

Cette « agriculture » couvre près de 6 000 hectares dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % seulement de ces cultures sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’il s’agisse d’une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont enfournés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver pour avancer leur production. A l’automne, la terre sableuse est nettoyée, stérilisée, la microfaune détruite, avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone signée en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d’ammoniaque est aussi un poison : il bloque les alvéoles pulmonaires en entraînant de violentes douleurs. Il a longtemps servi de gaz de combat et a été utilisé pour la dernière fois par Ali Hassan Al-Madjid dit Ali le Chimique, au Kurdistan, contre les Chiites et contre les Iraniens pour le régime de Saddam Hussein, ce qui lui a valu l’année dernière une condamnation à la peine de mort…

Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d’œuvre marocaine ou roumaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, se réchauffant le soir en brûlant les résidus des serres en plastique qui recouvrent les fraisiers au cœur de l’hiver. Un écolo de la région raconte l’explosion des maladies pulmonaires et de affections de la peau. Les plants poussent sur un autre plastique noir et reçoivent une irrigation goutte à goutte qui transporte les engrais, des pesticides et des fongicides. Pour le lecteur dont l’appétit ne serait pas encore coupé, continuons.

Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié a été installés de façon illégale et dont 80 % tirent plus d’eau qu’ils ne sont autorisés à le faire : en moyenne 4500 m3 par hectare. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine d’individus dans la région. Leur seule nourriture, les lapins, sont en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastiques, le noir et le blanc, sont soit emportés par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés soit de retourner chez eux, soit de s’exiler ailleurs en Espagne. Pour se faire soigner à leurs frais après avoir respiré les produits nocifs.

La production et l’exportation de la fraise espagnole -l’essentiel étant vendu avant la fin de l’hiver et en avril- représente ce qu’il y a de moins durable comme agriculture et bouleverse ce qui reste dans le public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc où les industriels espagnols de la « fraise » commencent à s’installer. Avant de venir de Chine d’où sont déjà importés des pommes encore plus traités que les pommes françaises.

Dommage que les consommateurs se laissent prendre, comme ils se laissent prendre aux asperges « primeur » en provenance de la même région et bénéficiant des mêmes soins chimiques. Au lieu d’attendre quelques semaines que les producteurs de proximité offrent les mêmes produits sur des marchés de proximité.
Notes

[1] Pour une consommation française marchande annuelle de 130 000 tonnes

PAR Claude-Marie Vadrot, Politis.fr

23.04.2008

Les problèmes de l'Espagne vont être durables

L'économie espagnole ralentit rapidement. Même le gouvernement, qui misait sur une décélération en douceur de la croissance du produit intérieur brut (PIB) - de 3,8 % en 2007 à 3,1 % en 2008 - s'apprête à réviser à la baisse sa prévision. Mais son annonce récente d'un plan de relance de 10 milliards d'euros est davantage ce qui convient à un trou d'air conjoncturel qu'aux déséquilibres économiques de plus en plus profonds du pays.

Les experts parlent maintenant d'une croissance comprise entre 1,8 % et 2,5 % en 2008. Et les estimations continuent à baisser au fur et à mesure que les groupes immobiliers font faillite et que les prix des maisons baissent. Des prix qui vont continuer à diminuer, en raison du stock de maisons invendues. Selon Goldman Sachs, il faudrait attendre 2010 pour que le marché absorbe les 650 000 logements vides.

Le gouvernement récemment réélu de José Luis Rodriguez Zapatero est en bonne position pour affronter un ralentissement temporaire. Il a dégagé un excédent budgétaire de 2 % du PIB en 2007. Les nouvelles mesures - incluant des mesures fiscales, des investissements en infrastructures ou des aides à des emprunteurs en difficulté - apporteront 9 milliards d'euros, ou 0,9 % du PIB, à l'économie.

La combinaison d'un programme de relance et de revenus fiscaux en baisse pourrait conduire à un déficit public cette année ou la suivante, mais cela n'est pas trop alarmant. L'Espagne part d'une position budgétaire plus solide que les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Malheureusement pour l'Espagne, ses problèmes vont probablement durer. Une part trop grande de sa croissance rapide est venue de la construction, avec beaucoup de crédits fournis par les étrangers. Avec la pénurie globale de crédit qui s'intensifie, l'Espagne découvre le fait que la construction et le tourisme ne suffisent pas à rendre un pays durablement riche.

Le gouvernement pourrait avoir à faire davantage pour atténuer l'impact du ralentissement. Il en a les moyens. Mais le plus grand défi est de sevrer le pays de sa dépendance au marché immobilier. L'essentiel de ce changement viendra du secteur privé. Mais le gouvernement doit aussi avoir sa part. Les réformes qu'il devra mettre en oeuvre sont sans doute plus douloureuses, politiquement, qu'envoyer des chèques.

Fiona Maharg-Bravo et Edward Hadas - LE MONDE

05:37 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Espagne, plan de relance, marché immobilier | | |  Facebook

 
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