06.07.2009
Cagnes-sur-mer : 448 euros de loyer pour un appartement déclaré insalubre
Le bas des immeubles, à l'état lamentable voit s'amonceler quelques ordures. Le hall et la cage d'escalier dégoulinent de crasse. Mais ce n'est rien. Ce n'est rien en regard de ce logement où est censée vivre une dame cardiaque de 79 ans.
Passé le seuil d'entrée, on est saisi par la forte odeur qui règne dans cet appartement situé au 5e étage d'un bâtiment du Point du Jour.
Dans les toilettes, le plafond moisi menace de s'effondrer. Dans une des chambres, une fenêtre est définitivement condamnée. « Si je l'ouvre, c'est fini je ne la referme plus, le cadre a trop gonflé à force d'être imbibé d'eau cet hiver ». Et partout dans cette pièce, quand on lève les yeux des traces noires de moisissure et de la tapisserie qui se décolle. Au sol, dans le salon, les pieds des meubles en bois sont rongés par l'eau. Et cette terrible odeur. Tenace. Qui s'infiltre partout. Et bouffe l'existence de Mireille.
C'est comme ça depuis le mois d'octobre dernier.
Depuis que, de la terrasse de l'appartement squatté du dessus, les grosses pluies de l'automne se sont infiltrées jusque dans les couvertures d'une chambre à coucher. «Je suis asthmatique. Et avec cette humidité et cette moisissure, je m'étouffe. Alors j'ai foutu le camp chez ma fille !»
« Je suis loin d'être la seule dans ce cas »
Son appartement a pourtant été déclaré en partie insalubre par l'expert. C'était il y a quelques mois. Et depuis ? C'est toujours pareil. Rien n'a changé. Ou plutôt si. « Ça continue de se dégrader à chaque fois qu'il pleut » se désole Mireille. Même si sa fille passe éponger l'eau après chaque grosse pluie. « Après l'expertise, l'assurance a envoyé une entreprise. Elle m'a dit qu'elle ne pouvait rien faire tant que l'étanchéité de la terrasse du dessus n'aura pas été faite. Mais c'est un appartement squatté... Et Côte d'Azur Habitat nous répond toujours que l'étanchéité sera faite, mais plus tard !
« Et vous savez, je suis loin d'être la seule dans ce cas-là ici. Ma voisine de palier a aussi été inondée chez elle et de guerre lasse elle est partie vivre ailleurs avec ses enfants. »
Mireille, elle, même si elle ne vit plus ici, continue pourtant de payer son loyer tous les mois. « 448 euros pour ce taudis. Et j'ai 1 000 euros de retraite par mois. En plus, même en n'étant plus là, je suis obligée de tout laisser brancher. Ici, dès que les compteurs s'arrêtent de tourner, les appartements ont tendance à être squattés. »
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| Tags : logement insalubre, marchands de sommeil |
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13.07.2008
Coraline P., victime ordinaire du mal-logement
La Voix du Nord - Depuis deux-trois nuits, Coraline P., enceinte de huit mois, dort dans un hôtel de Valenciennes, avenue Clémenceau. Un hébergement d'urgence obtenu par le 115, le SAMU social. Il y a un mois, le plafond de son appartement lui est proprement tombé sur la tête. Son propriétaire ? Aux abonnés absents.
Sous le tee-shirt ample, un ventre rebondi. Lequel ne laisse planer aucun doute. Pour quand, l'heureux événement ? « Le 10 août. » Mais Coraline en est certaine, avec un col ouvert, « il arrivera avant ». Et pas dans les meilleures conditions, si on veut bien se pencher ne serait-ce qu'une seconde sur la situation de la jeune femme.
Depuis, le propriétaire de la maison, divisée en deux locations, brille par son absence. La locataire du premier, une femme avec ses quatre enfants, a passé trois semaines à l'hôtel avant de trouver une place dans un foyer pour mères célibataires. De cette vie dans « le cellier », comme elle l'appelait elle-même, elle n'a emporté que deux valises. Et rien à sauver pour préparer l'arrivée « du petit ».
Le 19 février, un agent assermenté de la CAF était venu inspecter le logement. « Revoir la fermeture de la fenêtre en façade, revoir l'étanchéité du Velux® de la chambre, certaines prises électriques ne fonctionnent plus... », égrène son rapport. Date butoir fixé par la Caisse pour effectuer les travaux : le 15 octobre. L'intervention des pompiers, mi-juin, synonyme d'arrêté de péril pour la demeure, aura démontré que le mal était bien plus profond. • L. BR.
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| Tags : mal-logement, hébergement d'urgence, marchands de sommeil, foyer pour mères célibataires |
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07.07.2008
Retrouvé mort dans un habitat de fortune
H.B. | Le Parisien
Le cadavre calciné d'un homme a été retrouvé dans un cabanon. Les circonstances de la mort demeurent inconnues. Une enquête est ouverte.
APPELÉS pour un feu dans un cabanon de jardin, les sapeurs-pompiers ont découvert le corps d'un homme, samedi soir à Créteil. L'alerte est donnée vers 21 h 30 pour un incendie à l'angle de la rue de Mesly et de la rue Sébastien.
Derrière les maisons, dans un endroit difficile d'accès, les secours découvrent des abris de fortune construits avec du bois et de la tôle.
Une de ces cabanes est en flammes et le feu se propage aux deux autres situées à proximité.
Le loueur convoqué prochainement
Lorsque les sapeurs-pompiers parviennent à maîtriser le sinistre, ils trouvent un homme mort étendu sur un lit, au milieu des décombres.
Il s'agit vraisemblablement du locataire des lieux, son identification est en cours. Une autopsie sera pratiquée à
l'Institut médico-légal de Paris afin de déterminer les circonstances et la cause du décès.
Il s'agit notamment de définir si le feu est le seul élément à prendre en compte. Le laboratoire scientifique et technique de la
police s'est rendu sur les lieux pour effectuer des prélèvements.
Ces habitations précaires appartiennent à un propriétaire qui les loue aux personnes en difficulté.
Les occupants des deux autres pièces semblables étaient entendus hier par les policiers du SDPJ (service départemental de police
judiciaire) du Val-de-Marne, chargés de l'enquête. Le loueur devrait aussi être convoqué prochainement.
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| Tags : marchands de sommeil, précarité, logement insalubre |
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27.06.2008
Dal Nord-Pas-De-Calais investi l'hôtel de Ville D'hénin Beaumont
DAL investit (une fois de plus) l'accueil de l'hôtel de ville d'Hénin Beaumont
Pour la quatrième fois en deux ans, des membres et sympathisants de l'association DAL ont investi le hall de l'hôtel de ville durant toute la matinée.
"On est à 6 dans 42 m2. j'ai une petite fille et trois garçons qui sont collégiens et lycéens. Comment voulez-vous qu'ils réussissent dans ces conditions ? Ca fait trois ans qu'on fait des demandes et on est renvoyés comme une balle de tennis de la municipalité aux bailleurs". Zoubirz Zebbar est manifestement à bout.
Hier matin, lui et une bonne dizaine de sympathisants du DAL ont fait irruption dans le hall de la mairie pour réclamer une entrevue avec les élus locaux. "On a pas mal de dossiers sur lesquels on a du mal à avancer" justifie Philippe Deltombe, président régional du DAL. "La mairie ne répond pas à un courrier envoyé le 26 avril" renchérit Pierre Rose, secrétaire de l'association.
Les "dossiers" en question, Virginie Legrand en fait malheureusement partie, elle qui est mère de quatre enfants dont un handicapé et ont la maison qui ne dispose pas, selon elle, d'accès adapté. Cindy Wasteels, elle aussi, est en colère parce qu'elle vit avec trois membres (bientôt quatre) de sa famille en face de l'hôtel de ville dans un 30 m2.
Ces situations compliquées, Gérard Dalongeville ne les nie pas. Par contre, le DAL l'agace : "le constat, je le partage. Il manque de logements. Mais l'essentiel du logement insalubre, on le trouve dans le parc privé. C'est facile d'aller dans les mairies et d'avertir la presse, c'est plus courageux d'aller marchands de sommeil".
Hier vers midi, les membres du DAL ont "levé le siège" contre la promesse d'un rendez vous vendredi.
La voix du nord.
Dernières nouvelles : le rendez vous de de ce jour avec le directeur du CCAS est reporté, d'un commun accord, au lundi. Par contre, pas de nouvelles du maire et de sa première adjointe. C'est trop facile de dire que le DAL agace le maire. Il faut revenir à la réalité : le DAL ne s'attaque pas uniquement aux municipalités.
L'association a déjà mené des batailles sur Hénin contre des marchands de sommeil. On attend encore plus de courage de la part de la municipalité dans ce domaine.
LE SITE DU DAL NPDC
07:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : dal npdc, dal lille, marchands de sommeil, mal-logés, sans-abri |
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26.05.2008
Nogent-sur-Marne : Procès d'un marchand de mort
Deux hommes ont été condamnés hier pour avoir causé un incendie par négligence et n'avoir pas entrepris de travaux de remise aux normes.
PAS D'ALARME incendie ni de système de désenfumage, des chambres transformées en débarras, des cloisons en bois, des paliers encombrés et une installation vétuste... Tous les ingrédients étaient réunis pour entraîner un drame dans cet hôtel meublé de Nogent. Il a eu lieu le 24 janvier 2006.
Une femme de 54 ans a perdu la vie. Deux hommes étaient jugés hier devant le tribunal correctionnel de Créteil. Manuel Pinto, 58 ans, le gérant du bar-hôtel le Petit Cabaret, rue Paul-Bert, et un de ses pensionnaires, Joaquim, 43 ans, dans la chambre duquel le feu était parti. Aucun des deux n'était présent à l'audience. Le premier est gravement malade, le second ne donne plus signe de vie.
Le corps d'Andrée Lopez a été retrouvé par les pompiers un quart d'heure après leur arrivée, dans sa chambre au 4 e étage, sous les combles. Elle a succombé à une intoxication au monoxyde de carbone. « Accidentée de la vie », selon une avocate de la partie civile, elle payait 350 € pour loger dans cet hôtel vétuste. Le drame n'avait rien d'inéluctable.
« C'est un vendeur de mort »
Quatre mois plus tôt, la commission communale de sécurité de Nogent avait contrôlé le Petit Cabaret. Elle y avait constaté l'absence de tout système de sécurité et avait enjoint le gérant d'y remédier dans les trois mois. Rien n'avait été fait dans les délais. Même si, le lendemain du drame, un entrepreneur était attendu pour poser des portes antifeu...
Dans l'intervalle, les neuf pensionnaires avaient continué leurs branchements dangereux sur des prises uniques : fours micro-ondes, téléviseurs, réfrigérateurs, plaques de cuisson sans oublier les radiateurs. Le feu aurait démarré avec la surchauffe d'un de ces appareils ou à cause d'une cigarette mal éteinte. L'enquête ne l'a pas établi.
« Ce n'est pas le procès d'un marchand de sommeil classique, c'est un vendeur de mort », a grondé l'avocat des parties civiles. Le substitut du procureur s'en est pris aux « infâmes bouges de banlieue où les conditions de sécurité ne sont pas remplies » et a dénoncé la « responsabilité accablante » du gérant. L'avocat de ce dernier a plaidé un « délai ridicule pour les travaux » et a estimé que face à l'absence de réaction de son client, la mairie de Nogent aurait dû prendre un arrêté municipal de fermeture de l'hôtel. Il a encore précisé que Manuel Pinto n'avait pas les moyens de lancer ces vastes travaux de remise aux normes. Il tirait 900 € de son activité et logeait lui aussi sur place.
Le tribunal a condamné le gérant à vingt-quatre mois de prison avec sursis assortis d'une interdiction d'exercer la profession d'hôtelier pendant cinq ans. Le client imprudent écope pour sa part de dix mois avec sursis.
(LE PARISIEN /H.B.)
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14.05.2008
Un "marchand de sommeil" condamné
Un agent immobilier a été condamné aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Créteil à un an de prison avec sursis pour avoir loué, principalement à des sans-papiers, une dizaine de combles insalubres à prix d'or à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Sa peine de sursis a été assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans avec obligation d'indemniser les victimes (sept familles) ainsi que l'association Droit au logement (DAL). Le tribunal leur a accordé 146.400 euros de dommages et intérêts au total, plus 1.200 euros de frais de justice pour l'association.
La condamnation fait également état d'une amende de 12.000 euros. L'agent immobilier, propriétaire des combles, a aussi été reconnu coupable de "faux" pour avoir établi deux faux baux de location pour des locaux d'une surface permettant de toucher une allocation logement. Il a en revanche été relaxé d'avoir fourni pour un des plaignants un logement contraire à la dignité.
Source : AFP
14:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.03.2008
Ouverture du procès d'un «marchand de sommeil»
Un agent immobilier de Créteil poursuivi pour avoir loué, principalement à des sans-papiers, une dizaine de combles insalubres à prix d'or à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) doit comparaître mardi devant le tribunal correctionnel de Créteil.
Agé de 39 ans, l'agent immobilier, propriétaire de ces combles, est poursuivi pour faux et soumission de personnes vulnérables à des conditions d'hébergement indignes, a-t-on indiqué de source judiciaire.
Il avait été placé en garde à vue le 1er août dans le cadre de ce dossier et remis en liberté le lendemain soir. Mais le parquet de Créteil avait ouvert une enquête préliminaire pour poursuivre les investigations.
Selon Droit au Logement (Dal), qui voudrait se porter partie civile au procès, cet homme louait, majoritairement à des sans-papiers, 11 combles à Ivry-sur-Seine, dont la plus grande faisait 5 m2 (superficie avec hauteur sous plafond de 2,20 m) et la plus petite 1 m2, pour un loyer mensuel entre 400 et 500 euros.
Il établissait aussi pour ces combles de faux baux de location portant sur des chambres d'une superficie de 14 à 18 m2, lui permettant de toucher au nom de ses locataires une allocation logement qu'il ne déduisait pas de leur loyer, a expliqué Bruno Baudoin, du Dal.
Outre les combles, qu'il avait rachetés aux enchères et loués sans travaux, le prévenu serait propriétaire de deux agences immobilières et agréé par la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), selon le Dal.
Ses locataires, qui ont entretemps été régularisés, avaient alerté le comité d'Ivry du Dal, a poursuivi Bruno Baudoin. Ils ont ensuite porté plainte contre le «marchand de sommeil».
La préfecture a pris à l'automne 2007 un arrêté d'insalubrité visant les combles, à la suite duquel l'agent immobilier a demandé en référé l'expulsion de ses locataires. Il a été débouté le 25 février par le juge qui lui a ordonné de les reloger, selon Bruno Baudoin. Depuis, «il leur propose des logements soit insalubres soit déjà occupés», a-t-il ajouté.
Source Paris Match
06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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