La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

20.01.2009

SANS-ABRI : STRASBOURG CHERCHE UNE STRATÉGIE !

La fin de la trêve hivernale approche et l'on peut se demander ce qui a été prévu par nos élus pour y faire face.

Le plan froid suivra et cette année encore, toutes les personnes "mises à l'abri" le temps de l'hiver, vont se retrouver à la rue sans qu'aucune proposition ne leur soit faite.

Y'a t-il un pilote pour anticiper une situation qui se répète chaque année et qui s'amplifie ?

La machine à exclure marche à plein rendement mais si cette évidence est énnoncée sans cesse, dans toutes les rencontres, réunions, débats, et autres, pas de solutions avancées, pas de propositions.

En réalité si tous les constats sont énoncés, si la situation est bien connue et si rien ne change véritablement c'est parce qu'il n'y à pas de stratégie, aucune mesure n'est prévue en dehors de cette période de froid. Nos élus ont choisi de "faire face" au problème qui se posera à un moment connu, en attendant le suivant...

Le Parsa a enfin donné les moyens à quelques associations de réhabiliter les locaux minables qui accueillaient les personnes;

Certains centres sont passés de l'urgence à la stabilisation;

D'autres seront mis à neuf, d'autres verront le jour, un jour le projet chalets se fera... En attendant le 15 mars se rapproche, les licenciements enflent, ...

ça c'est ce qu'on vous rabâche, pour que vous soyez assuré que "les choses avances"...

Ce dont on ne parle pas est que le Parsa avec la "stabilisation" a rejetté à la rue définitivement des personnes qui "n'ont plus leur place" dans ces structures "neuves";

Le Parsa a creusé le retard prit en matière d'hébergement;

Et la misère gagne...

Des solutions existent, partout en france des projets innovants font leurs preuves, à strasbourg le projet "action neuhof" initié par le collectif sdf donne de bons "résultats"... mais chut, ça emmerde, ça dérange... Mais payer 150 chambres d'hôtel pendant des mois, laisser 10500 logements sans locataires, ça ne dérange pas ...

19.01.2009

un petit coucou d'un monsieur, Henri, qui vient hélas de nous quitter ...

LA BEAUTE D’UN SILENCE

Parfois, dans la vie, nous traversons des moments difficiles

Alors, nous aimerions bien trouver un ami, ou une amie,

ou bien, tout simplement pourquoi pas, un inconnu,

qui veuille bien nous écouter sans rien dire,

oui, simplement écouter

 

Il suffirait tout simplement d’un regard plein de tendresse

ou bien d’un léger sourire,

les lèvres à peine entrouvertes, comme un mot d’amour

et pourquoi pas une légère caresse du bout des doigts qui viendrait

effleurer le visage et irait à la rencontre d’une larme sortie sans demander la permission.

Ce serait beau ce silence …

Seul le cœur est capable d’écouter la beauté d’un silence.

12.01.2009

Les «nouveaux contestataires» sont parmi nous

Contestation. Enseignants, parents, usagers des trains,ils se battent pacifiquement pour refuser des réformes ou garder leur gares...

A Gourdon, ils manifestent depuis des mois, avec le soutien d'élus.
A Gourdon, ils manifestent depuis des mois, avec le soutien d'élus.

A leur façon, ils « résistent ». Ils disent «non» Emules de José Bové, les anti-OGM fauchent, à Toulouse, les militants du Droit au Logement réquisitionnent. Ici et là, des enseignants refusent d'appliquer les directives ministérielles. Dans le Lot, à Livernon, des parents d'élèves ont occupé vendredi l'école primaire parce qu'ils refusent de voir leurs enfants enregistrés sur le Fichier Base-élèves. Une « entreprise de fichage de la population afin de contrôler les récalcitrants ou les esprits divergents », jugent ces parents, soutenus par le maire. Ils se réuniront lundi et se rassembleront à nouveau le 14 janvier. Toujours dans le Lot, à Gourdon, à Souillac, des usagers des trains, avec l'appui des élus, disent fermement « non » à la suppression de certains arrêts (lire ci-dessous). Ailleurs, ce sont des électriciens d'EDF qui rétablissent en douce le courant coupé… Ces gens-là, citoyens ordinairement paisibles, ne sont pas des révolutionnaires prônant l'insurrection. Il n'empêche : il y a dans l'air de France comme un vent de révolte, de rébellion, de désobéissance, d'insoumission

LIRE LA SUITE

08.01.2009

STRASBOURG PEINE CAPITALE

Et revoilà que la presse municipale nous pond un article où les élus disent "le dispositif de la veille sociale" fonctionne bien.

Tout va bien, avec des gens sous tentes par - 10 degrés, d'autres qu'on entassent dans 1 algéco, ceux qui vivent dans des bunkers, des cabanes, sous les ponts, sous les autoroutes, en caravanes, en box de parking, dans les caves, halls d'immeubles, parkings du centre, sans oublier la chaise...

C'est tellement pire qu'avant que les mots nous manquent.

Où êtes-vous pour dire aveec nous que ça ne va pas du tout ?

que se passe t-il à strasbourg ?

avec ce temps de merde, certains vont sortir de leurs trous, que direz-vous ?

faut-il attendre un drame pour que vous réagissiez ?

05.01.2009

Strasbourg : pas de précipitation

C'est le titre d'un article paru hier dans la presse municipale locale... le conseil de notre maire à ceux qui s'intéressent aux projets euromachin et eurotruc...

Heu, par -5 degrés pour les sans-abri notre conseil est :

• PRÉCIPITEZ-VOUS DANS L'IMMENSE HALL DE LA CUS SUPER CHAUFFÉ ;

• PRÉCIPITEZ-VOUS DANS LES 88 TERRASSES DE CAFÉ QUI ONT REçU L'ACCORD DE LES CHAUFFER ;

• PRÉCIPITEZ-VOUS DANS LES RARES ACCUEILS ASSOCIATIFS ;

ET POUR LA NUIT PRÉCIPITEZ-VOUS DOUBLEMENT POUR TENTER D'AVOIR UNE CHAISE OU UN MATELAS JETTÉ DANS UN COIN (ce service est assuré par de gentils travailleurs anti sociaux)

Dal Toulouse : à St-Sernin. Les squatters font déjà partie du quartier

Logement. Depuis samedi une vingtaine de sans abris squattent un immeuble ouvert par le DAL au centre de Toulouse.

Les militants du DAL filtrent les entrées pour éviter toute mauvaise surprise. Photo DDM, T.B.
Les militants du DAL filtrent les entrées pour éviter toute mauvaise surprise. Photo DDM, T.B.

15 h 30, dimanche devant la porte cochère de l'immeuble toulousain, réquisitionné depuis samedi par le DAL 31 : trois bonnes sœurs en tenue réglementaire interpellent le militant pour le droit au logement qui filtre les entrées.

- « C'est très bien ce que vous faites. Nous cherchons à entrer en contact avec des familles dans le besoin. »

- « Mais je vous en prie, passez ce soir, nous partagerons la soupe. »

Toute la journée les témoignages de sympathie se sont multipliés à l'égard de la vingtaine de sans-logis, dont quatre enfants, désormais installés pour l'hiver dans un vieil immeuble inhabité depuis 2002, situé en face de l'institut des sciences politiques de Toulouse. « Certains nous laissent leur téléphone pour que nous puissions les prévenir rapidement au cas où la police tenterait de nous évacuer. D'autres vont venir ce soir avec leur casserole de soupe. Un voisin nous a apporté un canapé clic-clac. Nous sommes vraiment bien soutenus par le voisinage. » Florian est un militant satisfait. Le nouveau squat est en passe de gagner la bataille de la sympathie de la population du quartier. À partir de ce matin, c'est en direction de la mairie de Toulouse et de la communauté urbaine du grand Toulouse que le DAL va concentrer ses efforts. « Nous allons leur demander officiellement de faire jouer leur droit de préemption sur l'immeuble et de le transformer en logement très social destiné aux travailleurs pauvres, aux RMistes et aux personnes privées d'emploi. » Pour le moment, hormis la visite impromptue et présentée comme rigoureusement informelle d'une élue Vert venue discrètement aux nouvelles, le Capitole dont l'adjointe responsable du logement n'était pas joignable hier, ne s'est pas encore positionné sur les suites qu'il compte donner à cette réquisition. En attendant, la vie collective s'organise pour durer dans l'immeuble réquisitionné. Hier après midi, s'est tenue la première réunion dans la grande salle commune, avec à l'ordre du jour la gestion du quotidien, la propreté des parties communes, l'eau, l'électricité : une vraie réunion de colocataires… mais sans loyer. »

04.01.2009

tournée des copains 1

Hier notre "tournée des copains" a rencontré 7 personnes, dont 2 enfants de 7 et 15 ans.

Nous avions de la soupe que nous avons faite nous même et moulinée pour la transporter en thermos

Nous avions aussi du café, de l'eau chaude pour les infusettes de thé et de tisane et aussi un petit thermos de chocolat avec du vrai lait

Et du bon pain, complet et aux céréales

• nos produits sont intentionnellement de qualité, car dans la rue la santé en prend un coup ;

• tout vient de la solidarité d'autres personnes de strasbourg ;

• nous ne demandons pas de subvention, ni d'aide alimentaire car sinon on mange partout les mêmes choses, tout le temps et les subventions ç'est du fric pourri ;

• on n'a rien à voir avec les maraudes des associations parce que notre objectif n'est pas de convaincre les gens d'aller en hébergement (dortoir ou chaise) contre leur avis, même si on en parle ;

• au sujet des enfants vous êtes quelques uns à vouloir nous convaincre qu'en faisant le 115 on peut soit donner un autre nom, soit dire qu'on a perdu ses papiers, mais nous on veut nos droits et le baratin c'est être complice de toute cette merde. Alors on laisse les gens décider et si la rue préserve mieux leur dignité et leur intégrité on va pas être contre ;

Rencontres :

La vedette, cette imbécile a fait un scandale chez une gentille assos. Son as lui a dit "si vous vous séparez de M, je vous trouve un hébergement tout de suite". Elle se pense grillée, c'est foutu...

Le fiancé : si elle veut, elle y va, moi je m'en fiche, plutôt crever que d'y aller... et un soulagement dans ses yeux lorsqu'elle dit "je te quitte pas" ;

Champion, a trouvé un boulot pour 1 semaine chez une nana, il repeint son appart, 5 euros de l'heure la bouffe la baignoire et la télé ...

Le caviste : "habite" une cave, vient d'hériter d'un autre chien, ça fait 3. L'a sauvé d'un mec qui le frappait. Le chien est peureux mais il n'a pas résisté à la soupe et aux croquettes ;

Clodo : porte bien son surnom car il pu, il boit, il gueule...

Le type et les 2 gosses : ça nous fait chier, on a du mal à supporter

À part ça à strasbourg comme dit le CCAS tout va bien et comme personne ne contredit... Si vous rencontrez une personne à la rue faite le 115 et armez vous de patience.

Un immeuble réquisitionné au centre de Toulouse

Un immeuble réquisitionné au centre de Toulouse

La réquisition d’un immeuble vacant au centre de Toulouse, occupé discrètement depuis le 20 décembre dernier, par plusieurs dizaines de familles sans logis et de sans abri, avec le concours du DAL Toulouse , a été rendue publique cet après midi à l’issue d’une marche dans le centre ville.

Ce grand immeuble situé 42 place Anatole France qui comporte 40 logements était vide depuis 2004, et appartient a une propriétaire privée détenant de nombreux logements à Toulouse.

Les occupants sont des sans abris, des jeunes en galère qui ont constitué l’association “la hutte ô Piafs”, des familles sans logis vivant une précarité permanente. La communauté Emmaüs d’Escalquens a livré des meubles dans l’après midi.

Depuis deux semaines, les occupants ont défriché et nettoyé les lieux. Les bâtiments sont anciens mais en bon état. Ils ne présentent aucun danger.

Deux banderoles ont été accrochées sur la façade :

Ministère de la Crise du logement – Annexe de Toulouse

“la hutte ô piafs”

Les occupants souhaiteraient en faire notamment un lieu d’accueil pour des familles en précarité, et des sans logis avec ou sans chiens. Ce grand immeuble pourrait accueillir des logements sociaux.

Tandis que la vague de froid s’abat sur le pays, nous exigeons l’application de la Loi de réquisition des logements vacants nombreux dans les centres villes des grandes agglomérations et l’arrêt de toute expulsion en particulier des habitants du 42 rue Anatole France.

03.01.2009

LE DAL TOULOUSE REVEILLE LES ELUS SUR LA SITUATION DES MAL LOGES EN RÉQUISITIONNANT

LE DAL TOULOUSE VIENT DE RÉQUISITIONNER

JEAN-BAPTISTE EYRAULT ÉTAIT PRÉSENT À L'OUVERTURE

Le dal de Toulouse vient d'ouvrir un squat dans le centre ville pour loger une dizaine de familles. Cet immeuble était vide et laissé à l'abandon par son propriétaire depuis 2002. Une manifestation avait été organisée  avant l'action pour rappeler aux éluEs que ce n'est pas parce que l'hiver est présent que ceux-ci doivent hibernés. Des centaines de personnes dorment dehors notamment dans le camp aménagé de la rue des raisin.. N'oublions que la température descend la nuit et une toile de tente n'est pas LA SOLUTION. De même, ce n'est pas parce que des gens ont un logement que leur demande de relogement ne doit pas être examinée et satisfaite (insalubrité, surpopulation, loyer trop cher, ...). Il faut qu'une vraie politique du logement soit entreprise  et qu'un arrêt de la spéculation immobilière soit engagé montrant ainsi une vraie volonté politique.

Sans-abris : les 110 millions de cricri

110 millions d'euros prévus que Cricri promet de dépenser en 2009 pour l'humanisation de l'hébergement des SDF.

En se basant sur le chiffre de la fondation abbé pierre, soit 100 000 sans-abri, cela fait 1.100 euros par SDF. Allez les associations "courage".

01.01.2009

DES CHIFFRES POUR BIEN DEMARRER L'ANNEE

Personne ne s'accorde sur les chiffres des personnes sans-abri, alors 100 000, 200 000 ou 350 000 ?

Le gouvernement continue de refuser qu'une étude sérieuse soit réalisée. Devinez pourquoi...

• Selon le collectif Les Morts de la rue, 360 sans-abri seraient morts en France en 2008. Ils étaient 280 en 2007 ;

• De 100 000 à 350 000 personnes qui vivent soit dans la rue, soit en hébergement d’urgence (non pérenne) ;

• Un quart des personnes sans abri sont accompagnées d’enfants ;

• Un tiers des personnes en centre d’hébergement et à la rue ont un emploi, le « travailleur pauvre » (employé, ouvrier, précaire)

• Plus de 1 million de personnes sont privées de domicile personnel :

- 50 000 logent à l’hôtel ;

- 41 000 dans des cabanes ;

- 100 000 vivent à l’année en camping ;

- 150 000 personnes sont hébergées par un tiers faute d’autres solutions ;

- 142 500 personnes sont coincées en structures d’hébergement et d’insertion ;

A ces chiffres il faut ajouter :

145 000 personnes qui sont dans l’attente de leur expulsion et qui viendront grossir le flot des sans-abri et des mal logés ;

• Entre 20 000 et 30 000 personnes qui sortent de prison sont sans abri ;

• les personnes en souffrance psychique ou à comportements addictifs ;

• Les jeunes en rupture familiale ou issu d’une prise en charge institutionnelle (aide sociale à l’enfance, protection judiciaire de la jeunesse…) ;

• Les demandeurs d’asile ;

• Les sans-papiers ;

31.12.2008

Fillon demande qu'aucune demande d'hébergement ne soit refusée le soir du réveillon

Compte tenu des températures froides, le Premier ministre, François Fillon, a demandé hier aux ministres concernés de faire en sorte qu'aucune demande d'hébergement de SDF ne soit refusée, spécialement mercredi soir, lors du réveillon.

« Cela se traduit par un renforcement des équipes mobiles de «maraudes» et par une augmentation de 10.714 places par rapport aux 99.600 déjà ouvertes et par l'ouverture de lieux d'accueil 24 heures sur 24 », a souligné Matignon.

Le gouvernement et Christine Boutin ne cessent de sortir d'énormes mensonges. La com de Fillon est l'aveu qu'en temps normal, les refus d'hébergement sont nombreux. Il suffit de relire l'enquête solen que le collectif a largement diffusée, pour savoir que la moitié des demandes d'hébergement ne sont pas satisfaites et que dans 73% des demandes c'est par le manque de places disponibles. Ces refus portent sur 111 600 demandes de places.
Gymnases, dortoirs, casernes ne pallient même pas au manque réel de places en France. Et ces dortoirs infâmes ne sont ouverts que quelques mois dans l'année, alors qu'un sans-abri meurt chaque jour en France.

PLAN FROID : PUB SUR LE BAS-RHIN ET MENSONGES

On peut lire dans la presse très très locale que si 34 départements viennent d'activer le plan grand froid, le Bas-Rhin a lui anticipé depuis le 19 décembre avec une étape intermédiaire, celle du « temps froid ».

Ben oui, la modestie ici n'a pas de mise ! Remplir ses obligations, accomplir son travail, mettre des gens à l'abri comme l'exige la loi, 10 jours avant les autres, c'est anticiper, vu qu'ailleurs en france ça glande un maximum, ça mérite sa pub.

Ensuite la pub explique que ce dispositif permet une ouverture progressive de 125 places supplémentaires. Progressive c'est au compte goutte quoi, histoire de maîtriser l'anticipation. Evidemment, collant à la communication devenue nationale, ce journal précise que 50% de ces places sont vacantes à ce jour, soit 62,5 places.

Zut le papelard oublie de rappeler que sur ces 125 places un bon tiers c'est de la chaise (42 chaises) ... Donc 62 places libres moins 42 chaises... Putain 20 places de plus pour un département ? Et bizare, c'est un peu plus loin qu'on peut lire que deux lieux « d'accueil jour » prolongent leur ouverture la nuit; avec les fameuses chaises mais ça le plubiciste ne le précise pas !

Et tiens c'est marrant on apprend que ces deux lieux sont ouverts la nuit uniquement pour permettrent une mise à l'abri des personnes ne souhaitant pas être hébergées !

On est vraiment qu'une bande de pignoufs au Collectif ; mea cul bas et tête haute

Dire qu'on a soupconné tous ces gentils acteurs de l'action sociale (ville et ddass) de remplacer en partie les 100 places perdues cette année en ne proposant que de la chaise, alors qu'en fait la DDASS paye un 4 pièces au président d'une asso de sdf et la ville a offert des algécos qui abritent 15 sdf (au lieu des 50 prévus au départ de ce projet) ; soit 16 places de plus. whouaaaaaaaa

Ha la la, faut dire aussi que nous on préfère lire la feuille de chou, et avec des lectures comme ça, c'est sur que ça ne nous arrange pas !

Donc on en était ou, ha oui :  - 100 + 16 + 62 restent 22 places manquantes + 42 chaises ha oui y'a 20 chaises en rabe ! Sauf que les expulsions ont bien marché et que y'a des emplois qu'ont plus marché et que y'a des gens dans des coins planqués, et des "campeurs" et des "caravaniers" et tout et tout...

• Le Collectif SDF Alsace a largement diffusé L'enquête SOLEN, sans oublier la presse locale ... MAIS NI LE GOUVERNEMENT, NI NOS PETITS POUVOIRS LOCAUX NE SOUHAITENT LA DIFFUSION DE CES CHIFFRES.

DANS LE BAS-RHIN LES REFUS D'HEBERGEMENT REPRESENTENT 95 % DES DEMANDES. CES REFUS SONT FAITS PAR MANQUE DE PLACES, ET REPRESENTENT 7585 DEMANDES !

Des jamais contents, des médisants, voilà ce qu'on est ! ET ON LE PROUVE en revenant sur la commission de prévention des expulsions qu'une certaine association veut créer avec LE monsieur logement de la cus AVEC UNE CITATION "quand on ne veut pas régler un problème on créé une commission" ! Et tous ces gens là pourront commissionner tranquillement le cul sur une chaise; justement on en a en rabe.

Allez vivement l'année prochaine : elle sera pire et nous aussi

Angoulème : le maire PS sur la lancée de son prédécesseur UMP légifère contre les nuisances dues aux plus démunies avec un arrêté anti-pauvres

Un arrêté anti-pauvres : article de Bakounine dont on vous conseillait le blog revoltes.net la semaine dernière. MERDE ! Mettez ce putain de blog en signet !


 

Découverte d’un arrêté anti-pauvres. Cet arrêté réglemente la présence des "SDF" dans les rues du centre-ville d’Angoulême.

Angoulême n’est pas une ville bien riche. Les ouvriers ou employés, ceux qui le sont encore, sont vernis à côté de leurs voisins qui ont perdu leur emploi dans la forte désindustrialisation subie ces dernières décennies. Petits salaires, chômage, précarité et RMI sont des points forts de l’économie locale. Le Conseil général de la Charente a été l’un des premiers en France à expérimenter le RSA bien avant que ce nouveau machin ne se fasse connaître. Le Conseil général de la Charente est proche de la cessation de paiement notamment en raison des montants versés au titre du RMI/RSA d’une part, et d’autre part de l’APA aux nombreux vieillards désargentés qui peuplent le département.

Et c’est dans ce biotope de pauvres que le maire légifère contre les nuisances dues aux plus pauvres ! As-tu entendu parler d’un arrêté qui réglementerait la présence des personnes soumises à l’ISF dans les rues du centre-ville de Neuilly ? La présence massive de sacs Vuitton devient insupportable et les riverains se plaignent des nuisances olfactives occasionnées par l’excessive concentration de Chanel N°5. Sans compter la prolifération des diamants, matière inflammable, qui augmente dangereusement les risques d’incendie.

Le quotidien "Charente libre" nous apprend que le texte de Philippe Lavaud, maire (socialiste), « reprend point par point celui que son prédécesseur UMP Philippe Mottet avait l’habitude de signer chaque début d’été depuis 2000. » On laisse à d’autres le soin de dire tout le mal que l’on pense de cette continuité politique.

Wikipédia nous apprend que monsieur Philippe Lavaud est « Vice-président de la commission [...] de l’Économie sociale et solidaire, [...] du Dialogue social du Conseil régional de Poitou-Charentes » (on peut rire si ça soulage). Les pauvres d’Angoulême ont bien de la chance ! Tu imagines ce qu’ils vivraient si leur maire n’était pas pétri d’un idéal social et solidaire axé sur le dialogue du même métal ?

Au XXe siècle les socialistes ont eu un Jaurès dont les discours sont restés dans les mémoires. Eh bien lisons maintenant un socialiste moderne et rénovateur du XXIe siècle :

« Sont interdites toutes occupations abusives et prolongées des rues, accompagnées ou non de sollicitations ou quêtes à l’égard des passants, lorsqu’elles sont de nature à entraver la libre circulation des personnes ou bien de porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public. Est en outre interdite la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation. Enfin, la consommation de toute boisson alcoolisée est également prohibée, en dehors des cafés et restaurants ».

« Le regroupement des chiens même tenus en laisse et accompagnés de leurs maîtres est interdit. Le non-respect de cette disposition entraînera l’intervention de la fourrière canine aux frais des contrevenants ».

"Charente libre" observe que le texte, appliqué à la lettre, « risquerait de causer de gros ennuis aux SDF. » C’est bien de l’écrire mais c’est une analyse un peu limitée.

Prenons le paragraphe sur les chiens pour illustrer notre propos. Imagine que les maîtres des chiens "regroupés" sont Madame Jeanine, la veuve du pharmacien, qui tire trois roquets criards. Monsieur Gaston et ses deux caniches qui puent. Et puis Mademoiselle Fernande, l’ancienne institutrice au grand cœur, chez qui cinq chiens plus ou moins bâtards ont trouvé refuge. Tu crois que la police va faire intervenir la fourrière lors de leur (longue) discussion dans la rue au sujet du temps qui n’est plus de saison que la pauvre Madame Isabelle en est encore au lit avec la bronchite ? Même si les chiens sont d’humeur follement aboyeuse ? Même si le trois-quart berger allemand de Mademoiselle Fernande souhaite bouffer les deux caniches en dessert après une douzaine de passants en plat de résistance ?

Tu crois que Mademoiselle Fernande pourrait se faire tonfer à donf ? Tu crois que Monsieur Gaston pourrait prendre trois mois fermes pour outrage et rébellion ? Tu crois que Madame Jeanine pourrait hériter de trois ans de mise à l’épreuve avec ses cent-vingt heures de TIG (travail d’intérêt général) ?

Si je te sens, aimable lecteur, un tantinet dubitatif, c’est qu’ici la loi est conçue ouvertement pour ne s’appliquer qu’à certains de nos concitoyens. C’est encore pire que l’inégalité devant la loi illustrée par La Fontaine (selon que vous serez puissant ou misérable...) Peux-tu penser sérieusement que cela ne révolte pas les zonards victimes de cette discrimination flagrante ?

On continue l’analyse du texte "socialiste". Un arrêté municipal a force de loi.

Ici la loi est hypocrite. Pas un mot au sujet des cinquante mille lits supprimés en psychiatrie au cours des vingt dernières années. C’est un gauchiste qui écrit : « Malaise quand les premiers bâtiments qui ont été mobilisés pour des places de stabilisation sont d’anciens pavillons de psychiatrie désaffectés... Ceux qui pour une part sont à la rue, quand ils auraient nécessité une hospitalisation dans un service de santé mentale, se retrouvent des années plus tard dans les anciens hospices, avec les soins en moins... » (Martin Hirsch)

Pas un mot sur la pénurie de places en accueil d’urgence. C’est un terroriste anarcho-autonome d’ultrahypergauche qui râle contre les refus répétés du 115 : « Malaise quand, après avoir maraudé avec le SAMU social, on constate encore qu’on refuse un hébergement à des personnes à la rue qui veulent se mettre à l’abri, faute de disponibilité. » (Martin Hirsch, idem)

Pas un mot sur les porcheries d’accueil d’urgence, sur un système ubuesque ou sur le rocher de Sisyphe des travailleurs sociaux. C’est la Cour des comptes, ce repaire de couteaux entre les dents, qui écrit : « Les obstacles à l’accès aux droits sont autant, et même davantage, liés aux défaillances politiques et institutionnelles qu’aux facteurs de vulnérabilité des personnes concernées ».

Ici la loi est hypocrite. Pas un mot sur une politique qui encourage le pourrissement de la situation. Il faut des épouvantails dans les rues. Il faut des morts dans les journaux. Il faut faire peur pour que les autres acceptent. De bosser pour des cacahuètes. Le retour à l’état social du XVIIIe siècle. Les suicidés au travail "trop fragiles". Toutes les indignités imaginables et inimaginables. « La société est une société d’oppression et de gestion des limites de l’acceptable. Elle ne tient pas à soulager la souffrance des personnes sans-abri, mais avant tout à mettre en scène une leçon de moralité publique. » (Patrick Declerck)

Pas un mot sur les 18-25 ans, qui n’ont plus droit à l’ASE, aide sociale à l’enfance [1], et pas encore droit au RMI. Pas le moindre mot sur tous ces gosses qui n’ont pas de famille et sortent sans parachute de foyers éducatifs ou de familles d’accueil.

Pas un mot sur la difficulté à trouver un emploi même maigrement rémunéré.

Pas un mot sur le mal-logement ou sur la crise du logement.

Dans un arrêté anti-pauvres, il faudrait aussi évoquer les étrangers avec ou sans papiers, les saisonniers et précaires, les chômeurs, les expulsés, les femmes battues, les errants, les anciens taulards, les vieillards qui se cachent pour faire les poubelles le soir.

Philippe Lavaud, maire "socialiste" d’Angoulême, n’a pas un mot pour tout cela...

Populisme : École littéraire qui cherche à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple. (Le Robert)

Toutes les maraudes de Bakounine

Notes

[1] Précision pour le lecteur pointilleux : L’ASE peut éventuellement perdurer jusqu’à 21 ans. Il faut notamment que notre jeune manifeste une excellente capacité à courber l’échine, sache se nicher dans les bonnes cases du travail social et sache tenir un discours "cohérent", c’est à dire adapté aux circonstances. Oui, on voit des jeunes, de vrais pros, qui y parviennent.

Rencontre

Hier, j'ai rencontré un vieil homme, encore un, qui attendait l'ouverture d'un centre commercial pour se réchauffer après une nuit vraiment glaciale. Tout son corps était raidi par le froid.

"Non, non, ça suffit, je refuse les hébergements" a t-il dit ". "On m'a envoyé au Fritzkiner et aux Remparts, je n'ai jamais été aussi mal accueilli quelque part, c'était humiliant"... "Et pour pas grand chose au final, un petit lit inconfortable enveloppé de plastique, et tous ces gens, tout ce bruit, je n'ai pas fermé l'oeil" ...

"A la mairie on ne m'a m'a pas du tout aidé, au contraire même, c'est comme si ils m'avaient donné le coup de pied au cul qui m'éjectait dé - fi - ni - ti - ve - ment" ... "bailleur, politiques, associations tout ça c'est bonnet blanc et blanc bonnet"

Il a travaillé toute sa vie, sa retraite ne lui permettait plus de payer le loyer; il a été expulsé juste avant la trêve hivernale pour 1200 euros de dette. "Je refuse d'être mélangé aux autres, surtout aux jeunes"... "Je ne suis pas un clodo" a t-il ajouté dans un souffle.

Mais que se passe t-il dans ces lieux d'accueil ?

Nous parviennent de plus en plus de critiques.

manifestation du droit au logement toulouse (Dal) pour samedi 3 janvier 14h place du capitole

Trouver et garder un logement est déjà difficile et va devenir de plus en plus dur dans les circonstances économiques actuelles. C'est pourquoi je vous transmets cet appel à manifestation du droit au logement toulouse (Dal) pour

samedi 3 janvier 14h place du capitole

Nous avons absolument besoin de monde pour faire pression sur les élus, alors si vous sentez concerné par  la cause du logement merci de diffuser ce message ...

DAL Toulouse : http://www.daltoulouse.org/

Les pieds sur terre - France-Culture avec Augustin Legrand

émission du mardi 30 décembre 2008 - 30 minutes

Promenade dans les rues de Paris avec Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, à la rencontre de sans abris et de mal logés : l'occasion d'un bilan de l'action associative et de son engagement personnel, entre militantisme et combat sacrificiel.

Un reportage d'Amaury Chardeau
Réalisation : Jean-Christophe Francis

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/

Pour écouter : http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/PIEDS/PIEDS20081230.ram

30.12.2008

si t'es mort c'est de ta faute "pauv'con"

Pour christine boutin, les sans-abri morts de froid partout en france, se sont tous vu proposé un hébergement mais l'ont refusé.

Donc, si ces personnes sont mortes, c'est bien de leur faute à elles. Rien à voir avec les chiffres de l'enquête Solen : 73 % des refus d'hébergement le sont PAR MANQUE DE PLACES soit 111 600 places ...

Ben merde, elles devraient tous les envoyer à strasbourg, parce que chez nous les associations proposent des chaises et là franchement, qui pourrait refuser une proposition aussi généreuse ?

A l'ouverture des centres commerciaux vous pourrez remarquer des personnes transies de froid, c'est de leur faute. Le gentil 115 qui n'est plus saturé (?) et les gentilles maraudes et les gentilles associations leur ont proposé une chouette place en dortoir avec de gentils travailleurs sociaux pour les accueillir et leur proposer un café. De quoi ils se plaignent ? Ils passent la nuit au chaud et le matin ils retournent "visiter" strasbourg et ses jolies loupiottes à 245.000 euros.

Il y à un type, un vieux de 48 ans qui est à la rue depuis la perte de son emploi et son divorce qui nous à dit "pas envie de cotoyer tous ces gens, vous le voudriez-vous ?" "et puis si c'est pour être emmerdé à 22 heures et se retrouver dehors à 8 heures, je préfère qu'ils me foutent la paix".

Hé oui, qu'est ce que vous voudriez pour vous, que vous nous faites subir ?

MIGRANTS, SDF… ON CREVE DE FROID EN FRANCE !

Après un premier rassemblement lundi 29 décembre 2008 aux Allées de Verdun près de la Gare de l’Est à Paris et Place de Norvège à Calais, le 9ème Collectif des sans-papiers, en coordination avec l'Association Salam et le Comité des Sans Logis, appelle à un deuxième rassemblement à Paris, mercredi 31 Décembre 2008, à 14H30, devant la DASS.

Ce nouveau rassemblement entend dénoncer d’une part, des pratiques politiques aussi iniques qu'inhumaines : violences policières, chasses, rafles, arrestations, et mise en détention incessantes de migrants originaires de différents pays (Afghanistan, Irak, Iran, Erythrée, Ethiopie…), à Calais comme ailleurs.

Il entend dénoncer ensuite et surtout, de la façon la plus ferme et vigoureuse possible, les conditions de vie catastrophiques des migrants de tout le littoral Nord et de l’intérieur des terres, contraints de dormir comme des chiens, dans la rue, dans des forêts baptisées "jungle", sur de vieilles plages abandonnées.

Ou bien encore, comme à Paris, en plein de coeur de Paris, de dormir dans des jardins publics, dans des jardins d'enfants ! Des jardins que l'on aura pris la peine, le soir venu, de fermer à clé, de façon à ce qu'aucun riverains ne soient scandalisés par le spectacle de centaines d'Afghans allongés à même le sol, ou bien encore cherchant un peu de chaleur dans les recoins des jeux pour enfants.

Or il se trouve qu’en ces jours de fête de Noël, la France connaît une vague de grand froid. Or il se trouve qu’en ces jours de fêtes de Noël, on crève encore de froid en France. En 2008 ! Ainsi, une personne sans-domicile fixe a disparu il y a trois jours à Saint Ouen, deux autres personnes nous ont quitté dans la nuit de dimanche à lundi.... Ces disparitions font suite à celles d’une dizaine de personnes ces derniers mois. Jours de défaite pour la France.

Faudrait-il qu’à cette liste des naufragés, des oubliés, se rajoutent les noms des centaines de migrants qui gèlent dans les parcs de Paris, les dunes de Dunkerque ? Ils sont en danger de mort - et il ne s’agit pas là d’une inflation sémantique ! La France se doit donc de porter assistance à personne en danger !

Nous appelons à ce que les pouvoirs publics fassent preuve de responsabilité politique et fournissent immédiatement un lieu où les migrants puissent trouver refuge et s’abriter du froid.

Nous appelons à ce que des gymnases, salles polyvalentes etc. soient ouverts dans les délais les plus brefs, partout où c’est nécessaire, de façon à ce que soient mis hors de danger les personnes exposées à une mort certaine.

Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens à notre disposition pour faire aboutir ces demandes légitimes.

Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation aussi urgente que nécessaire.

Arrêt des rafles, chasses à l’Homme et expulsions.

Un hébergement pour tous.

RASSEMBLEMENT A PARIS MERCREDI 31 DECEMBRE 2008 A 14H30 DEVANT LA DASS, 75, rue Tocqueville à Paris. M° Malesherbes.

Premiers signataires : 9ème Collectif des sans-papiers, Association Salam, Comité des Sans-Logis…

Contacts :

9ème Collectif : 0650435722 /0603698851

Association Salam : 0626386619

CDSL : 0683662478

09.11.2008

L'émission RESF sur FPP de mercredi 5 novembre 2008 en ligne

Après un hommage à Michel Motu, avec l'enregistrement de la « Lecture publique des noms des migrants morts aux frontières de l'Europe », lors du Cercle de Silence de Paris, vendredi 17 octobre, il sera question du sommet et du contre sommet de Vichy, avec un reportage réalisés sur place avant, pendant et après la manifestation, et les interventions téléphoniques de Jean-Paul Varin, de Verts de Vichy et de Gilles Lemaires, de Attac et de RESF.

Bonne écoute.

RADIO RESF : www.resf.info/radio
RESF est sur FPP 106.3 à Paris et rfpp.net dans le monde tous les mercredi de 15 h à 16 h
Archives émissions disponibles en téléchargement sur http://resf.info/radio-resf

09:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resf, migrants, droits de l'homme, attac | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu