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22.07.2008

La CFDT signe à son tour la pétition contre le fichier EDVIGE

The Associated Press - La CFDT a annoncé mardi qu'elle signait la pétition pour l'abandon du fichier EDVIGE qui permet aux services de renseignements de collecter des informations sur tous les militants politiques, associatifs ou syndicaux, et sur toute personne ou groupe "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", à partir de l'âge de 13 ans.

Lancée le 10 juillet dernier par le collectif "Non à EDVIGE", la pétition avait recueilli mardi plus de 40.000 signatures dont celles de 272 organisations politiques, syndicales, et associatives, selon le décompte du collectif.

Dans un communiqué diffusé mardi, la CFDT déclare condamner la mise en place de ce fichier qui "permet de centraliser des informations relatives aux responsables et militants politiques, syndicaux ou économiques, mais aussi de ficher tout individu dès 13 ans, tout groupe ou organisation 'susceptible de porter atteinte à l'ordre public'".

Pour le syndicat, "la collecte d'informations relatives aux aspects physiques, au comportement ou à l'environnement personnel des militants pour des motifs aussi flous, tout comme le fichage des mineurs dès 13 ans sur la seule base de leur dangerosité supposée, est non seulement inquiétant mais proprement inadmissible".

La CFDT précise donc s'associer "au mouvement de protestation engagé par de nombreuses associations et organisations syndicales", et annonce qu'elle "signe la pétition pour l'abandon du fichier".

La CFDT appelle "l'ensemble de ses structures et de ses militants à relayer ce mouvement de contestation" et annonce qu'elle s'associe également au recours auprès du Conseil d'Etat que préparent le Syndicat des avocats de France (SAF), le Syndicat de la Magistrature (SM), la Ligue des droits de l'Homme (LDH), la CGT, la FSU et Solidaires.

Le décret créant EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) a été publié le 1er juillet à l'occasion de la mise en place de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui regroupe désormais les ex-Renseignements généraux (RG) et la DST (Direction de la surveillance du territoire).

Outre les données sur l'identité ou encore les coordonnées personnelles, le fichier permet de collecter sous certaines conditions des informations ayant trait à la santé ou à l'orientation sexuelle des personnes concernées. AP

LE SITE : www.nonaedvige.ras.eu.org

40.110

Mardi 22 juillet à 15 H 00, le site dédié à l'Appel "Non à Edvige" a déjà recueilli :
40 110 signatures
dont celles de 292 organisations
(Appel en ligne depuis le 10 juillet)

NB : le fichier Edvige, institué par un décret du 1er juillet 2008, généralise et systématise le fichage de tous les militants politiques, associatifs, syndicaux, et religieux ainsi que le fichage des délinquants "hypothétiques" - et non pas sur la base d'une infraction constatée - à partir de l'âge de 13 ans ...
Tous détails accessibles sur le site dédié.

Accès au site dédié
http://nonaedvige.ras.eu.org/

Enregistrement du soutien des organisations
contact@nonaedvige.ras.eu.org

21.07.2008

L'Association des Paralysés de France demande l'abandon du fichier policier Edvige

PARIS (AFP) — L'Association des Paralysés de France (APF) a dénoncé lundi dans un communiqué la mise en place du fichier Edvige qui consiste selon elle en un "fichage de militants qui ne dit pas son nom".

Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, ce fichier permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" et centralise les informations sur des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

"Ce fichage qui ne dit pas son nom met de fait en cause toutes les personnes qui aujourd'hui sont investies pour défendre des idées, des droits, des personnes", estime l'APF. "Ainsi, tous les acteurs de l'association quels qu'ils soient - élus, bénévoles, salariés ou adhérents - peuvent tomber sous le coup de ce fichier, de par leur fonction ou leurs actions", s'inquiète l'association.

Pour elle, un tel fichier "s'attaque aux fondements même de la démocratie et de la citoyenneté et constitue une régression des libertés individuelles et publiques".

L'APF soutient donc le collectif "Non à Edvige" et indique avoir signé l'appel "Pour obtenir l'abandon du fichier Edvige". Edvige, acronyme pour "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale", a suscité un tollé parmi de nombreuses organisations syndicales et de défense des droits de l'Homme.

14.07.2008

Poursuivre l'effort...

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Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux. Depuis le 10 juillet il y a 5855 signatures; poursuivons l'effort.

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org
SIGNER L’APPEL

11.07.2008

Fichier Edvige : le gouvernement déjà embarassé face à la montée de la mobilisation

Fichier Edvige: le ministère de l'Intérieur refuse de s'expliquer
SIGNER LA PÉTITION http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/index.php

Suite aux réactions entraînées par les révélations de Têtu sur le fichier « Edvige » (quotidien du 10 juillet), le magazine a pris contact avec le Ministère de l'Intérieur. Mais pour l'instant, Madame Alliot-Marie ne souhaite pas répondre aux interrogations qui entourent les raisons du fichage de l'état de santé et de l'orientation sexuelle de certains citoyens (quotidien du 9 juillet).

Têtu regrette le silence du ministère, car hier soir, jeudi 10 juillet, un appel public à signatures pour obtenir l'abandon du décret a été mis en ligne sur internet. En seulement quelques heures, plus de 1.000 signatures ont d'ores et déjà été recueillies. De nombreuses organisations syndicales, 14 associations de défenses des droits des gays et des lesbiennes et de lutte contre le sida, dont l'Inter-LGBT et Tjembé Rèd !, mais aussi les Verts, le PCF et le syndicat de la magistrature, entre autres, ont soutenu cet appel. Ils exigent « le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier « Edvige » qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l'Etat de droit ».

Par ailleurs, cinq syndicats (le Syndicat de la Magistrature, la CGT, la FSU, Solidaires, et le Syndicat des avocats de France), rejoints par la Ligue des droits de l'Homme, viennent d'indiquer qu'ils étaient en train de rédiger un recours, dans le but de contester l'existence du fichier devant le Conseil d'Etat. La Fédération nationale de l'Autre Cercle « s'élève avec force contre ce décret et condamne fermement l'attitude du Gouvernement qui n'a absolument pas pris en compte l'avis très réservé et les recommandations de la CNIL à son sujet ». Elle souhaite également se joindre à une telle initiative.

Dans un communiqué de presse, Aides s'inquiète de l'effet pervers d'un tel fichage sur le militantisme et le réseau associatif. « Quelles perspectives pour les 150 000 personnes séropositives en France, interroge l'association de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. La crainte de voir toutes leurs informations personnelles dans un fichier d'Etat empêchera certainement un grand nombre d'entre elles de pousser la porte de Aides et ainsi de bénéficier d'un accompagnement indispensable ».

Devant les inquiétudes de nombreux acteurs de prévention et de soutien aux malades, Têtu a donc également interrogé le cabinet de la Ministre de la Santé (photo), afin de savoir si son ministère avait été associé à la rédaction du décret. Mais la ministre ne souhaite pas non plus communiquer sur cette question « pour le moment », alors qu'un accueil glacial de Roselyne Bachelot aux Solidays avait l'avait obligée à écourter sa visite.

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Communication Force Ouvrière

Tous fichés!
LA PRÉSOMPTION D'INNOCENCE BATTUE EN BRÈCHE

Un nouveau flicage va être mis en place. Il recueillera des données sur des personnes âgées de 13 ans ou plus. Il concerne notamment les personnes «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique».

Bientôt, nous serons tous fichés par EDVIGE. EDVIGE pour «Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale» est ce fichier politico-policier institué par un décret publié le 1er juillet dernier au Journal officiel. Sous prétexte de lutter contre la délinquance des mineurs, il pourra contenir des «données à caractère personnel» concernant «des personnes physiques âgées de 13 ans et plus» avec notamment l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ainsi que les «signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement». Au delà de la délinquance juvénile, il pourra recueillir des informations «relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public». Il pourra retenir ainsi toutes données sur les personnes «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique», ou jouant un «rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif». EDVIGE sera rattaché à la Direction centrale de la sécurité publique et à sa nouvelle sous-direction de l'information générale (RG), dont les attributions iront donc du comptage des manifestants aux violences urbaines en passant par les conflits sociaux.

Ce qui a suscité l’indignation des organisations de défense des droits de l’homme, des parents d’élèves, du monde judiciaires et des syndicats. Ainsi, la confédération FO «s’indigne (…) que ces traitements puissent concerner des enfants de 13 ans, les cataloguant comme des délinquants potentiels». Elle «s’insurge également contre une nouvelle atteinte aux libertés individuelles des citoyens actifs et de leurs proches», qui «marque une brèche dans le principe républicain de la présomption d’innocence», et «qu’un lien soit établi entre l’implication des citoyens dans la société civile et d’éventuelles « atteintes à l’ordre public». Pour la CGT, ce fichier qui recense des «citoyens dont le seul tort est de s'intéresser à la vie de la cité», est une «nouvelle atteinte grave aux libertés individuelles et collectives et une entrave à l'action syndicale». Un «pas de plus vers une organisation totalitaire de la société», selon SUD.

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a dénoncé une «redoutable extension du fichage politico-policier» des citoyens. «En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité», a résumé le Syndicat de la magistrature (SM), selon qui, la police sera aussi autorisée à consulter EDVIGE en cas d'«enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions». Pour le SM, sans «aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu (…), EDVIGE sera un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne». En recensant de la sorte les enfants dès 13 ans, on les «étiquette d’avance comme de futurs délinquants», a déploré enfin la FCPE (parents d’élèves), s’indigne aussi que le décret «assimile (…) les militants associatifs, syndicaux ou politiques» a des personnes «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public».

Lorsqu’on sait que le but est d’informer le gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités, il y a en effet tout lieu de s’inquiéter d'une criminalisation systématique des rapports sociaux.

09.07.2008

EDVIGE : Appel public à signatures

Appel public à signatures
pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE
instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans,
par la police des délinquants hypothétiques
et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux

• Le site du Syndicat de la Magistrature

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

-sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

 
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