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24.05.2010

La mort rode dans les rues de Strasbourg

La mort rôde chaque jour, dans les rues de Strasbourg

La semaine dernière un homme de 27 ans mourait de la rue à Strasbourg, dans une indifférence quasi générale. En dehors de quelques relations et du Travailleur Social qui tissait petit-à-petit un lien avec lui, personne n'a bronché.

Nous avons mis cette information en ligne sur Facebook sans obtenir un petit clic solidaire de toutes les personnalités politiques présentes sur ce réseau social. À l'évidence un commentaire du style "il fait beau" à plus de chance de les faire réagir.

Depuis le 31 mars tous les hébergements d'urgence ont fermé comme chaque année, alors que c'est connu de tous, "La rue tue toute l'année".

C'est plus de 400 places qui sont concernées sur Strasbourg. Une partie de ces places accueillaient des familles avec enfants. Un petit nombre d'entre elles, a été relogé dans des hôtels (lire l'unique et discret article à ce sujet).

Strasbourg ! peine Capitale, peine maximale !

Une municipalité, une Communauté Urbaine, extrêmement ambitieuse. Il n'y a pas une semaine sans l'annonce de son grand projet à coup de millions d'euros : golf, rallye automobile, foot, maison de l'Europe, etc. Tout pour le bien-être de quelques catégories, tout pour les touristes.

Tous ces projets sont accompagnés de la sempiternelle justification des "retombées". Mais quel Alsacien peut encore douter que lorsqu'il y a des retombées financières elles ne vont pas dans des poches déjà pleines ? (info1)

Strasbourg et la CUS refusent de trouver une solution pérenne et stable pour seulement 400 personnes. Usant des mêmes artifices que la précédente municipalité, la municipalité PS/Verts pratiquent un mépris teinté de bons sentiments.

L'État ne remplie plus son rôle protecteur ? N’est ce pas le rôle de tous les élus ?

Toujours ces mêmes jeux de pase-passe politique ou, au final, tout le monde s'entend à ne rien faire, et pire pour certains à laisser faire.

Les associations

• Depuis deux ans chaque hiver des associations ont accepté de "proposer" des chaises pour que les personnes y passent la nuit.

Si elles refusaient, que se passerait-il ? Si elles se réunissaient pour refuser que se passerait-il ?

Mais il est de bons tons de se tirer dans les pattes et de se désigner ; celle là fait de la chaise !

• Nous avons enfin pu prouver, démontrer avec un exemple concret, que le 115 de Strasbourg et des associations pratiquent la liste noire. Cette liste est un moyen de repérer les personnes qui ont fait du grabuge ou qui seraient susceptibles d'en faire.

Il y a une marge entre se protéger, blâmer une personne pour des problèmes de comportements et condamner arbitrairement.

Car la liste noire est bien une condamnation sans limite dans le temps à se voir refuser tout hébergement, toute aide.

Les associations ont depuis longtemps cédées, pliées à ce que ce vilain état demandait : des chiffres. Depuis longtemps elles sélectionnent à l'entrée, avec une nette préférence pour les "moins abîmés".

Nous vous conseillons de lire le rapport Michalot sur les pratiques d'hébergement, qui, au passage questionne aussi sur les pratiques des travailleurs sociaux.

Quotas, chiffres, fric, charges ... Et ceux qui devraient mettre l'humain en avant, l'étouffent, le piétinent. Ceux dont le "métier" est d'ouvrir des portes aux plus fragiles, les leurs claquent au nez.

Le marché de la misère à de beaux jours devant lui ... mais nos jours sont comptés ... À moins que nous décidions de prendre notre destin en main loin de toute cette hypocrisie assassine.

Le droit au logement ? Les droits de l'homme ?

Pas de doute c'est bien aux pouvoirs politiques, à tous les niveaux, État, Régions, Départements, Villes, qu'incombent la défense des droits de l'Homme.

Nous tous, citoyens de tous bords les élisons pour cela.

C'est pourquoi tous les citoyens et toutes les associations civiles devraient faire pression sur tous les élus sans exception et leur réclamer des comptes.

Quelle association "militante" n'a pas son élu, ou des militants qui affichent clairement leur appartenance à un parti politique?.

Il ne s'agit pas de leur refuser le droit, comme tout citoyen à s'impliquer activement. La question est : Sont-ils intègrent ? Oeuvrent-ils au sein de ces associations pour le bien des gens uniquement ? Sans propagande ? Sans prosélytisme ?

La réponse se trouve dans les choix d'actions, les cibles et les résultats de ces associations.

Qui sommes-nous ?

• Elle a 26 ans. Violée depuis l'âge de 14 ans, successivement par son père, son beau-père. Puis battue par son mari pendant six ans. Elle s'est vue proposer un hébergement collectif dans lequel, elle n'a jamais pu s'intégrer. Renvoyée à la rue sans proposition de rechange.

• Il a 36 ans. Après le décès de sa femme, il a plongé dans la douleur et dans l'alcool. Renvoyé du boulot. À la fin des assedics ... Rien. Il a dû attendre quatre mois pour obtenir le RSA ... Il a perdu son appartement. Son assistante sociale lui dit sans cesse "je ne peux rien faire" ... Il est à la rue

• Elle a 46 ans, veuve, handicapée physique. Elle est douce, généreuse, pleine d'amour pour la vie, pour les gens. Jamais d'emploi pour elle, même pas les pires. Et les formations lui sont refusées ... À cause de son âge pense-t-elle... Elle touche 660 euros au titre de l'AAH. Sa tutelle sensée la "protéger" lui retire chaque mois 550 euros pour les frais de loyer, charges, etc.

• Elle est EVS pour l'éducation nationale, c'est sa 2e année. 611 euros net parmois. Tout s'est bien passé, elle est félicitée par les gentils profs tous les jours. La semaine dernière, ils lui ont dit "tu nous manqueras, on espère que tu trouveras quelque chose l'année prochaine". Alors qu'on annonce des fermetures de Classes d'Inclusion Scolaire ;

• Elle vit dans un 2 pièces avec ses 3 enfants. Aucune proposition de HLM depuis 7 ans. Aucun logement du privé dans ses moyens. Elle fait un 3/4 de temps en tant qu'agent de caisse. Ses gosses, dit-elle, lui échappe et elle a peur pour eux.

• Elle est femme de ménage dans une gentille entreprise de ré-insertion ... Des horaires de dingues, prévenue au dernier moment pour 2 heures de ménage à l'autre bout de la ville, contrôle, surveillance, brimades ...

Annexes et Infos

(info 1) à quoi servent les impôts ?

1/ Marché de Noël : Ville 1 Million d'euros et autres bricoles. On nous parle des retombées financières estimées à 160 Millions d'euros pour les hôteliers, les commerçants, sncf, navettes, autocaristes... les Strasbourgeois se sont vus proposés quelques petits boulots très mal payés. Vendeur de bougies par moins dix degrés !

2/ le sommet de l'Otan : 16 Millions d'euros, un coût dévoilé à minima. 1.500.000 d'euros pour Strasbourg et CUS. À cela s'ajoutent la mise à disposition du Palais des congrès et ses dîners fastueux. Les lieux d'accueil des sans-abri étaient fermés ! Ajoutez aussi la fermeture des gymnases, d'infrastructures, des lycées et d'entreprises !!!

3/ Golf de la Sommereau : Environ 5 Millions d'euros, dans un premier temps. Les impôts des pauvres pour les loisirs des riches.

4/ Rallye automobiles 2010 : pour le moment 1,3 Million d'euros sont prévus. Région : 360.000, Cus : 300.000, Strasbourg : 300.000, CG67: 300.000, CG 68 : 200.000, Mulhouse : 100.000 ... pour le moment !! Certaines villes n'osent dévoilées leur participation. Et bien sûr on ajoute : mise à disposition d'infrastructures, aménagements divers, gros salaires des coureurs, des organisateurs ...

Anecdote

Les associations qui distribuent des repas sont submergées par toujours plus de demandes. La population qui fréquente les lieux de distribution a augmentée : chômeurs, emplois précaires, femmes isolées, étudiants, retraités...

La SOCIÉTÉ "Strasbourg événement" qui organise la foire de Strasbourg en septembre, a prévenu qu'elle n'offrirait pas, comme les précédentes années, le déjeuner aux maires après leur sympathique AG... Qu'à cela ne tienne ! Le maire de Strasbourg s'est spontanément proposé de payer, aux frais des contribuables Alsaciens.

 

15.01.2010

« Souvent, la mort ne les effraie plus »

Yann Benoist, ethnologue - Propos recueillis par V. Md. - source Le Parisien

Yann Benoist, 31 ans, est un ethnologue qui s’intéresse au monde des naufragés de la vie. Pendant plus de deux ans, il a observé les SDF, en particulier ceux qui sont emmenés au Cash (centre d’accueil, de soins et d’hébergement) de Nanterre (Hauts-de-Seine). Il en a tiré l’ouvrage « Sans-logis de à Nanterre », paru aux Editions l’Harmattan.

Pourquoi préfèrent-ils passer la nuit dehors plutôt que dans un centre?
Yann Benoist.
Deux raisons : les sans-abri doivent répondre à leurs besoins immédiats, par exemple manger, travailler, faire la manche, s’alcooliser, se droguer. Ce sont des activités routinières qui prennent beaucoup de temps car la fatigue de la rue ralentit le rythme. Pour être au plus près de ces activités dès le réveil, ils considèrent que la rue est plus adaptée que le centre d’hébergement. Souvent, quand il s’agit des plus abîmés, la ne les effraie plus. Le froid paraît être un danger secondaire.

Coucher sur un trottoir, est-ce un choix?
Pas du tout. Il s’agit là d’une idée reçue. Quand un SDF dit « j’ai choisi cette vie », cela ne correspond jamais à la réalité. Dormir dehors, c’est l’exclusion maximale, une mise à nu. Pour lui, c’est très mal perçu parce qu’il expose son être, il se sent pénétré par le regard des passants. Dormir dehors, c’est donc une nécessité ultime, une façon d’échapper à une contrainte qu’ils trouvent pire, en l’occurrence la vie au centre d’hébergement.

Que reprochent-ils à ces structures?
Ils trouvent que l’offre y est trop coercitive. C’est ce que j’ai constaté au Cash de Nanterre. Les horaires sont stricts, on leur confisque leurs affaires jusqu’au lendemain, l’alcool est interdit, on leur attribue un numéro de chambre, on leur rase parfois la s’ils ont des poux. C’est terriblement infantilisant et liberticide. Il n’y a plus d’intimité.

Si on leur proposait des chambres individuelles, y aurait-il encore des gens qui dormiraient dehors?
Il y en aurait beaucoup moins mais il y en aurait encore. Il resterait ceux qui, tellement détruits, n’ont pas la capacité d’avoir un autre mode de vie. C’est un peu comme les prisonniers qui ont fait trente ans de taule et qui, libérés, n’arrivent pas à sortir de leur prison. Zéro SDF qui dort dehors, c’est impossible, sauf si on venait à les ramasser de force, une aberration totale.

d'autres articles à lire : Le Parisien

10.01.2010

Alors que l'hiver se fait plus rugueux, les centres d'hébergement d'urgence sont déjà pleins. ...

Les jeunes sont de plus en plus nombreux dans la rue

La Voix du Nord - « Il y a de plus en plus de personnes qui appellent pour la première fois au niveau du 115, c'est un fait majeur, analyse Alexis Lefrancq, directeur de la CAOH. Des jeunes principalement. » Rupture familiale, rupture de couple, violences conjugales, perte de logement lié à une perte d'emploi, quelques salariés, des couples, les raisons qui ont plongé toutes ces personnes dans une précarité sociale sont aussi nombreuses que les profils. L'association estime entre 25 % et 27 % le taux de jeunes de moins de 25 ans.

Parmi l'ensemble des personnes nécessitant un hébergement d'urgence, on trouve également des hommes et des femmes présentant des troubles psychologiques, des pathologies, des familles endettées ou des addictions à l'alcool, les drogues. « On a des personnes qui refusent d'intégrer toute forme de collectivité. Elles n'ont jamais connu de structure d'urgence, remarque encore le directeur. On a aussi des personnes qui connaissent très bien ces structures mais qui en ont marre. Un ras-le-bol. On a aussi des salariés, qui n'ont pas le même profil. Certaines aussi sont orientés sur Valenciennes alors qu'ils sont en difficulté sur le territoire. » On dit l'été plus meurtrier que l'hiver. Certes le froid n'est pas en cause, mais l'hygiène, la chaleur, la déshydratation sont des causes à ne pas négliger. D'autant plus que nombre de centres ferment leurs portes à ce moment, les expulsions reprennent, et les jeunes en difficultés familiales n'hésitent plus à quitter leur domicile. En été, on est pus facilement mis à la rue. • F. GR.

22.12.2009

Alain, Pascal, Moussa, Sarah...: 12 décès de personnes SDF appris en 7 jours

(EXCELLENTE) SOURCE MEDIAPART - Nous avons appris en une semaine 12 décès de personnes SDF, portant à 338 les décès appris en 2009. Nous sommes de tout coeur avec leurs proches, familles, amis, travailleurs sociaux, bénévoles.

En période de froid, on parle davantage de ces décès. Mais toute l'année, jour après jour, vivre à la rue tue. Les centres d'urgence ouverts par grand froid ne répondent pas aux besoins de stabilité, de durée, de sécurité et d'intimité dont ont besoin les personnes vivant à la rue.

  • Alain, 50 ans, est mort le 9 décembre 2009 à Reims. Alain est mort dans un bloc d'immeuble.
  • un homme, 37 ans, est mort le 11 décembre 2009 à Vannes. Cet homme est mort dans des sanitaires publics en face de la gare. il était bien connu des assos et du quartier.
  • Pascal, 50 ans, est mort le 12 décembre 2009 à Lorient. Pascal vivait à la rue depuis plus de 10 ans. souvent devant la Poste. Pascal aimait rendre service. Pascal était bien connu des habitants de Ploemer et Lorient.
  • Moussa, 60 ans environ, est mort le 12 décembre 2009 à Nanterre. Moussa s'est battu pour la France. Moussa ne voulait plus aller au gros centre d'hébergement à proximité. Il préférait s'abriter dans un petit coin à l'abri des regards.
  • Sarah, 36 ans, est morte le 14 décembre 2009 à Paris 10. Sarah a été emmenée par les pompiers et est morte à l'hôpital. Sarah a vécu des années à la rue et y a des amis.
  • Frédérique, dit Frédo, 35 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Bordeaux. Frédo est mort sous le porche de l'Athénée municipale. Frédo n'avait pas de place en foyers avec son chien. Frédo est peut-être mort de froid.
  • Un homme, 60 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Avignon. Cet homme est mort dans un local à proximité de la voie ferrée. Cethomme est peut-être mort de froid.
  • Un homme, 32 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Villeneuve St Georges. Cet homme est mort dans les parties communes d'un immeuble.
  • Un homme, 50 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Chateauroux. Cet homme est mort dans un garage. Il avait refusé l'offre d'hébergement faite par le samu social.
  • Un homme, 28 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Marseille. Cet homme, Polonais ou Hongrois, est mort sous une porte cochère, rue François Bazin, dans le quartier Belzunce à Marseille.
  • Deux personnes, un homme 46 ans et sa compagne 58 ans, sont morts le 19 décembre 2009 à Grand Champ dans le Morbihan. Cet homme, cette femme, qui vivaient dans une caravane, sont morts intoxiqués au dioxyde de carbone.

De plus d'autres personnes sont mortes du mal logement. Nous ne les ajoutons pas au nombre des décès, mais dénonçons également leur mort due à la misère.

  • Un homme, 36 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Buaige St Vaast, Pas de Calais. Cet homme au chômage vivait dans une caravane dépendant du logement de sa mère. Le froid est la cause de sa mort.
  • Un homme, 57 ans, est mort le 20 décembre 2009 à Corbeil-Essonne. Cet homme est mort brûlé dans l'appartement qu'il squatait. L'origine du feu est apparemment un branchement électrique bricolé

Ces décès sont ceux que nous apprenons, et en aucun cas la totalité des décès. N'hésitez pas à nous communiquer ceux que vous apprendriez.

Collectif Les Morts de la Rue
72 rue Orfila
75020 PARIS
01 42 45 08 01
06 82 86 28 94
mortsdelarue@free.fr

et sur facebook
en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants

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19.08.2009

SANS-ABRI « Ils ne meurent pas de la météo mais de la rue »

Vivre dans la rue, c'est aussi dur l'été que l'hiver. Peut-être même plus encore avec les beaux jours : les places d'hébergement se réduisent comme peau de chagrin et les travailleurs sociaux sont moins nombreux.


« Chaque hiver, Évelyne Dhéliat (présentatrice de la météo sur TF1, ndlr) appelle ses spectateurs à faire le 115. C'est bien, mais l'été personne ne le dit, alors que l'urgence est la même ! », lance Marie, infirmière au SAMU social. Quelle que soit la saison, les SDF doivent se nourrir, se doucher et dormir. Sauf que l'été, les centres d'hébergement proposent moins de places ou ferment. Quant aux centres d'urgence ouverts en période hivernale, ils ferment le 1er avril.
« L'hiver concentre les attentions : on ouvre des centres d'hébergement d'urgence - comme dans les locaux de la cité administrative de Lille. On a plus de couvertures, plus de dons. Les gens ont ce réflexe. Mais pas l'été », poursuit Marie.

L'été, les gelures laissent place aux coups de chaud ; les hypothermies à la déshydratation. « On ne meurt pas de la météo mais de la rue ! Été comme hiver, il y a autant de morts. À la différence que l'hiver, les médias guettent le premier mort de froid », s'exclame l'infirmière.

« Le plus souvent, les SDF souffrent des mêmes maladies que nous. Sauf qu'avec la rue, les symptômes s'aggravent plus vite et ils ne se soignent pas à temps ».

Moins d'hébergements, moins d'effectifs
Quant aux conditions de vie, elles restent également inchangées. « Chaque jour quand on vit, s'endort et se réveille dans la rue, on se demande où manger, où dormir, où se laver ? Où aller aux toilettes aussi ! Vivre à la rue c'est aussi dur l'été que l'hiver. L'arrivée du printemps n'y change strictement rien ! », s'emporte Olivier Vilt, de l'Abej, association lilloise venant en aide aux sans-abri.
Les mêmes problèmes donc, mais avec moins de moyens. « Le matin quand j'arrive j'ai dix places à proposer, pour plus d'une centaine d'appels dans la journée. En général, je n'ai plus rien dès 8h30. L'été, on manque de places », regrette Samia, « écoutante » pour le 115. La situation est encore plus difficile pour les couples ou les familles : encore moins de places disponibles. Ce jour-là, Samia a dix places familles (soit 10 lits ). Elle a reçu 31 appels de familles de trois, quatre, parfois sept enfants. « Les habitués le savent. On ne les voit que l'hiver. L'été, ils ont arrêté d'appeler le 115 », raconte Stéphane, éducateur spécialisé pour le SAMU social. « Et on arrête d'appeler le 115 pour eux, enchérit Linda, également éducatrice spécialisée. Quand il commence à geler, les gens vont nous appeler pour signaler quelqu'un qui dort dehors.
Mais l'été, la même personne, pour le même sans-abri, ne nous appelle pas ».
Or, les aléas météo ne disparaissent pas avec l'arrivée des beaux jours. Les SDF doivent affronter « les changements de températures. Rien qu'entre le jour et la nuit, l'écart est important », indique Marie. Ils doivent aussi subir la pluie, voire de grosses averses. Ils s'adaptent alors, en installant par exemple un grand parapluie de pêche au-dessus de la tente, pour la rendre moins perméable.
« On s'inquiète davantage pour les nouveaux arrivants : ils ignorent les lieux à ne pas fréquenter ; ils ne savent pas choisir un squat bien caché et à l'abri du vent et de la pluie. Ils ne savent pas non plus trouver de la nourriture », explique Linda. « On essaie de les prendre en charge très tôt. Car plus on reste dans la rue, plus il est difficile d'en sortir ».
Mais là encore, les effectifs sont en baisse, congés obligent. Au SAMU social, en juillet-août, il y a moitié moins d'écoutants. Alors même que « les appels durent plus longtemps. On ne peut pas décrocher, se contenter d'un "on n'a rien" et raccrocher ! On écoute davantage, on explique, on dit de rappeler demain, etc... », détaille Linda. « On devrait avoir des renforts l'été aussi ! »

L'été, les distributions de soupe se poursuivent
Moins d'écoutants... et moins d'équipes sur le terrain. Une seule patrouille de deux personnes part à la rencontre des sans-abri - au lieu de quatre au plus fort de l'hiver - pour vérifier que tout va bien, « surtout s'ils n'ont pas appelé depuis longtemps à force d'entendre des "on n'a pas de place" ».
Durant ces « maraudes », l'équipe estivale continue de distribuer eau, soupe, ou café selon les envies et besoins. Des couvertures pour les nuits.
« On en profite pour discuter avec eux aussi et les écouter. Tout comme l'hiver ».

SOPHIE GUESNÉ > region@nordeclair.fr - NORD ECLAIR

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08.12.2008

Décès d'un SDF à Marseille et MENSONGES D'ÉTAT

L'homme de 31 ans a été retrouvé mort dimanche, probablement de froid, dans le parc de l'école d'horticulture, dans le 8e arrondissement de Marseille.

Une enquête commandée il y a quelques mois par le ministère du logement, et que le Collectif SDF Alsace a largement distribuée, montre que la moitié des demandes d'hébergement en France ne sont pas satisfaites, et ces refus s'expliquent dans 73% des cas par le manque de places disponibles.

Christine Boutin ment donc, lorsque pour lancer une opération de sauvetage parquage des sans-abris elle affirme que la raison "vient de leur refus des places proposées" et le gouvernement ment lorsqu'il affirme ouvrir suffisament de places.

Le 115 et cette "veille sociale" dont on nous rabâche les oreilles sa fonction principale est devenue la distribution de places, "ils" appelent ça le dispatching. Une fois les quelques places distribuées en pratiquant le "turn over", c'est à dire après 1 à 3 jours dans des lieux inomables, la remise à la rue, personne n'est capable de dire ce que deviennent les personnes qui devraient être suivies... La responsabilité implique aussi les municipalités.

Quel est le rôle des associations d'aide dans ces dysfonctionnements ?

Peut-on à la fois être subventionné et protester ? Non. La condamnation du DAL Paris montre que le gouvernement, lui, a compris que seuls les collectifs et les réseaux sont la force d'opposition et, de propositions

FRANCE HEBERGEMENT

FRANCE 115

23.11.2008

Un homme sans-abri retrouvé mort dans le Bois de Vincennes

Un homme de 50 ans sans domicile fixe a été retrouvé mort samedi en début d'après-midi dans le Bois de Vincennes à Paris (XIIe). L'homme, âgé de 50 ans, vivait depuis plusieurs mois sous un abri qu'il s'était confectionné. Une enquête a été confiée au commissariat du XIIe afin de déterminer les circonstances du décès de cet homme qui était suivi par les services sociaux.

Le froid, qui est tombé dans la région parisienne en début de journée, pourrait être à l'origine de ce décès.

C'est la 2e personne qui meurt de froid ce mois ci au bois de vincennes, où vivent "plus de 200 personnes" pratiquement toutes sont "suivies" par les services sociaux. On annonce l'ouverture prochaine de 120 places, même pas assez pour ce groupe là...

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21.11.2008

Reims : Une pétition pour virer les SDF

Six heures du mat', le journal L'Union de la Marne arrive sur ma réception, en "1", un article m'interpelle...

"Une pétition pour virer les SDF!"

Page 2...

Allons lire...

J'ai déjà ma petite idée sur ce que je vais y trouver : des gens qui veulent qu'on déplace "le problème" pour retrouver leur tranquilité...

Mais je ne demande qu'à être surprise, peut-être que les riverains aborderont le sujet d'une manière différente...

Ma lecture commence...

Une photo d'un square... lugubre... mais ça me semble normal, l'hiver rend tout triste.

J'apprends que plus personne ne veut mettre les pieds dans le square Saint André, malgré ses toboggans, ses jeux en bois et ses nombreux bancs...

La faute à qui?

Aux SDF, nous dit l'Union de la Marne... (là, je ne sais pas pourquoi une pensée me traverse l'esprit : il est loin le congrès du PS...).

Insultes, incivilités, gestes agressifs, bruit, chiens pas muselés, musique, bagarres, cris etc...

Les riverains, il est précisé que ce sont des personnes âgées, n'y vont pas de main morte, chacun y va de sa petite histoire...

Une femme dit qu'elle se fait raquetter, une autre que les marginaux envoyent les enfants chercher de l'alcool, d'autres parlent de lits installés dans le square...

Ils sont remontés...

Alors, et bien ils "pétissionnent" et ils ont déjà 230 signatures, ils sont contents, ça marche pas mal ça... la pétition.

Une autre pensée me traverse l'esprit : "C'est peut-être la première fois que ces riverains ont eu l'occasion de parler entre eux, ça pourrait presque être une belle histoire..."

Le journaliste est allé voir ces fameux SDF, ils étaient alcoolisés et lui ont dit "Dégage" (c'est pas bien ça) mais ils n'étaient pas virulents.

L'article se termine comme cela, aucun riverain n'a abordé le manque de places dans les centres d'hébergement ou, le manque de structures pour les accueillir...

C'est bien ce que je pensais en commençant ma lecture, les gens veulent qu'ils aillent ailleurs mais, n'ont pas évoqué le fait qu'ils dérangeront aussi d'autres personnes...

Bah non... du moment qu'ils sont pas en bas de chez eux...

Egoisme quand tu nous tiens...

Mais! Que vois-je un encadré grisé, peut-être une réflexion du journal ou du journaliste sur le sujet...? Non décidé

Ah non, pas de bol...

C'est juste précisé que la ville de Reims va réorganiser la Police Municipale afin de remédier au "problème".

Une "brigade spéciale" ils appellent ça...

Et puis, le journal précise qu'il y a un autre grand parc un peu à l'extérieur de la ville qui va réouvrir, ils vont pouvoir y aller les SDF...

Ils vont être contents...

• par JESS sur le post.fr

07:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, mort de la rue, services sociaux, précarité, france | | |  Facebook

05.11.2008

Pauvreté - En six mois, 145 SDF sont décédés

Souvent anonymes, les sans-abri meurent dans l’indifférence. Leur espérance de vie : 48 ans.

Serge venait d’avoir 50 ans. Il est mort lundi, « suicidé par le froid ». Au petit matin, son corps a été retrouvé par ses amis, à Clichy-la-Garenne, en banlieue parisienne. Il gisait près de la place des Martyrs. Son nom ne sera pas gravé sur un monument commémoratif. Car il n’est pas mort pour la France, seulement mort en France, dans ses rues. Au moins connaît-on son identité, ce qui est loin d’être le cas de tous les sans-abri qui meurent chaque année en pleine rue, « comme des chiens », ou des suites de pathologies contractées au fil de leurs années d’errance. Ces six derniers mois, le collectif Les Morts de la rue en a dénombré 145 ! Un petit bataillon, décimé en silence. Une armée des ombres qui se meurt dans l’indifférence générale.

Trois ans de galère, une nuit pour en finir

Serge n’était donc pas un inconnu, y compris pour les services sociaux, notamment de la DDASS. Trois ans de « galère » lui auront été fatals. Voilà quelques jours, il avait dit son ras-le-bol à ses compagnons d’infortune. Sa vie, dont personne n’aurait voulu, ne méritait à ses yeux plus d’être vécu. Il a donc décidé d’aller dormir à même le sol, dans l’herbe. Mais cette nuit-là, torse nu. L’hypothermie lui a fait le reste.

Depuis 2002, le collectif les Morts de la rue tient une morbide comptabilité, celle des sdf qui décèdent dehors ou aux urgences, voire dans un centre d’hébergement, finalement victimes des maladies et du manque de soins au long cours. L’association fédère une myriade d’adhérents, du Secours catholique à Emmaüs, de l’Armée du Salut au Recueil social de la RATP. Ces structures font un constat unanime : trop souvent, on meurt « dans » la rue ou l’on meurt « de » la rue. Bilan invisible, environ 300 décès annuels. L’âge moyen des victimes est de 48 ans. Celui de l’espérance de vie en France s’élève à 80 ans.

Au cimetière des indigents

La Ville lumière attire les pauvres hères. Ils sont ainsi nombreux ceux dont l’existence précaire finit par échouer aux marges de la capitale. Leurs dépouilles sont inhumées sous une plaque de béton, parfois anonyme, au « cimetière des indigents » de Thiais. Le 26 septembre, les bénévoles du collectif organiseront à Paris une célébration sous forme d’« hommage laïque » en leur mémoire. Leurs noms, pour ceux qui sont connus, seront publiquement égrenés. La manifestation se déroulera place des Innocents. A Clichy-la-Garenne, rien n’est prévu place des Martyrs. Par Philippe Cohen-Grillet pour France Soir

LIRE LA SUITE - ITW de Christophe Louis, président du collectif les Morts de la rue sur France Soir

06:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, mort de la rue, services sociaux, précarité, france | | |  Facebook

14.08.2008

Pour un SDF, mieux vaut mourir en hiver qu'en été

Les morts de la rue donnent une identité aux SDF décédés

Pour un SDF, mieux vaut mourir en hiver qu'en été. Sous ce titre provocateur, Luc Bronner revient, dans l'édition du Monde datée de ce mardi 12 août 2008, sur le décès d'Aurélien L., "galérien" de 30 ans, décédé le 16 juillet dernier à Paris, en tombant accidentellement dans le canal Saint-Martin, "probablement après avoir consommé de l'alcool". Le journaliste souligne l'anonymat dans lequel cet Ariégeois est mort au coeur de l'été :

Aurélien L. n'est pas mort à la bonne saison. En décembre ou en janvier, le décès d'un SDF est un sujet d'actualité - une brève pour commencer, un papier ensuite si le nombre de morts atteint une "masse critique" suffisante. En juillet ou au mois d'août, non. Ainsi va la vie médiatique, guidée par une jurisprudence implicite qui donne de l'importance à tel ou tel fait en fonction de la saison.

Le jeune homme a été enterré dans un cimetière de la banlieue parisienne le 25 juillet, en présence de sa famille, de travailleurs sociaux et de "compagnons" de la rue. D'autres mourront sans identité et sans cortège. Luc Bronnet rappelle l'action de l'association Les morts de la rue qui estime que "aucune personne de la rue ne doit être oubliée une deuxième fois dans la mort". Elle publie sur son site Internet un relevé des SDF décédés (comme d'autres font des relevés d'ancêtres) avec leurs nom et prénom, leur âge et leur lieu de naissance, lorsque ces informations sont connues. Sinon l'inscription "un homme" ou "une femme", au mieux un surnom, est indiquée. Depuis le début de l'année, l'association a recensé 136 décès.

Avec la ville de Paris, Les morts de la rue assurent aussi des funérailles citoyennes pour les morts isolés. Elles concernent les personnes de la rue décédées, mais également tous les morts abandonnés, qu’ils soient de la rue ou pas. La liste des inhumations réalisées depuis 2004 est disponible sur le site Internet de Paris. Ces défunts sont généralement enterrés au cimetière parisien de Thiais, surnommé le "cimetière des pauvres" : on y trouve les seules "tranchées gratuites" de Paris (104e et 105e divisions). Là, les corps sont alignés côte à côte, pour un temps provisoire, dans un quasi-anonymat.
source http://geneinfos.typepad.fr/geneinfos/2008/08/pour-un-sdf...

06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort de la rue, sans domicile fixe, sans abri | | |  Facebook

23.05.2008

LUNDI 16 JUIN : PARIS : HOMMAGE AUX MORTS DE LA RUE

A l'initiative du collectif "les morts de la rue" une cérémonie en hommage aux 170 personnes decédées des suites de leur vie à la rue ,aura lieu le lundi 16 JUIN à 19 H 15,place de la concorde à PARIS.
Cette célébration laïque se déroulera entre le cours de la reine et l'avenue Edouard Tuck.
Rappelons,que les personnes vivantes à la rue ont une moyenne de vie de 48 ans, alors que l'espérance de vie nationale est de 81 ans.
Depuis 2OO1, le collectif "les morts de la Rue" regroupe une quarantaine d'associations dont certaines à vocation nationales,oeuvrant dans le domaine de la lutte contre les précarités.
Des cérémonies identiques se déroulent également cette année à LILLE,RENNES,LYON,MARSEILLE,TOULON,TOULOUSE mais aussi à BRUXELLES et en POLOGNE.

Daniel DERIOT

14:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort de la rue, sans domicile fixe, sans abri | | |  Facebook

02.05.2008

Un SDF meurt après avoir été repêché de la Seine

Un sans domicile fixe, âgé de 59 ans, est décédé jeudi matin à Corbeilles (Essonne), quelques heures après avoir été repêché dans la Seine à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).

L'homme, originaire de Montereau-Fault-Yonne, a été découvert mercredi à 20h30 dans la Seine par un pompier volontaire, alerté par le chien de la victime qui se trouvait à proximité de la berge.

«C'est difficile de savoir combien de temps il est resté dans l'eau», mais le corps était en hypothermie, selon un policier.

Le pompier a tenté de ramener cet homme à la vie en pratiquant les premiers gestes de secours. Son coeur battait faiblement quand il a été conduit à l'hôpital de Corbeilles, où son décès a été constaté jeudi matin. LE PARISIEN

07:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort de la rue, sans domicile fixe, sans abri | | |  Facebook

14.04.2008

Lille : un sans-abri est mort dans la rue

Un Sans-abri âgé de 49 ans a été retrouvé mort dimanche vers 11h30 dans un jardin public de La Madeleine. Une enquête a été ouverte au groupe d'action judiciaire (GAJ) du commissariat de La Madeleine, et une autopsie devrait être pratiquée pour déterminer les causes de la mort.

Après le Décès d'un jeune SDF à Poitiers le 09 mort d'un oedème pulmonaire dans un squat...

 

16:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

24.03.2008

Un sans abri mort vraisemblablement de froid à Chalon-sur-Saône

CHALON-SUR-SAÔNE (AFP) — Un marginal d'une cinquantaine d'années a été retrouvé mort, très vraisemblablement de froid, dimanche matin, au bord d'un canal, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), a-t-on appris auprès des policiers.

L'homme, qui n'est pas SDF, contrairement aux premières informations données, était domicilié à Chalon-sur-Saône.

Un automobiliste a retrouvé l'homme assis contre la porte d'un garage, a-t-on ajouté se même source.

Un enquête a été ouverte pour déterminer la cause de la mort, mais l'hypothèse d'une mort due au froid est privilégiée, puisque la nuit dernière les températures étaient inférieurs à 0 degré et accompagnées de bourrasques de vent froid et de petites chutes de neige occasionnelles.

Les résultats des examens ne devraient toutefois pas être connus avant mardi, a précisé la police.

06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

15.02.2008

La mort d'un troisième sans-abri hier, à Nantes

Un homme de 37 ans a été retrouvé mort dans sa chambre, dans le foyer qu'il occupait pour la nuit, jeudi à Nantes. Comme chaque soir, il avait fait le 115 en quête d'un hébergement. Ce soir-là, il avait pu trouver une chambre au chaud, au « 24 bis », foyer d'hébergement d'urgence nantais, rue des Olivettes, qui accueille 18 personnes (la moitié en urgence et l'autre en « continuité » pour plusieurs nuits). Il était à l'abri du froid pour cette fois, mais ça ne préserve pas du reste. « C'était quelqu'un qui s'alcoolisait et prenait aussi des médicaments », explique le directeur du foyer. Un cocktail néfaste qui a pu être la cause de son décès. Les circonstances exactes de sa mort n'ont pas été déterminées.

C'est la troisième fois qu'une personne sans abri décède en une dizaine de jours. Il y a tout juste une semaine, le 8 février, Gwenaël Le Floch, 22 ans, était retrouvé mort, dans un buisson à La Chapelle-sur-Erdre, des suites d'une hypothermie, aggravée par une malnutrition. Et le 3 février, Jean-Baptiste Verdon, 69 ans, était lui aussi retrouvé mort, dans un quartier de Nantes. Cette fois, la situation est différente : ce n'est pas le froid qui a tué. Néanmoins, à la rue, l'alcool est souvent le compagnon de la misère, car pour tenir, il faut boire. « La détresse et la misère amènent les sans-abri à consommer de l'alcool et des médicaments. Et puis, parfois aussi, cela mène à la folie », ajoute Philippe Couchou, directeur du foyer 24 bis, dépendant de l'association Les eaux vives.
Vanessa RIPOCHE. Ouest-France

07:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

13.02.2008

Neuf ans après, le meurtrier d'un sans-abri est condamné à un an de prison ferme

Auteur: Michaël Hajdenberg - MediaPart

Le verdict a stupéfié les associations d’aide aux sans-abris et n'a pas intéressé les médias. Pour avoir tué un SDF, un agent de nettoyage du métro lillois vient d'être condamné à un an de prison ferme et quatre ans avec sursis.

"On ne demandait pas la perpétuité, explique calmement Patrick Pailleux, de l’ABEJ (Association baptiste pour l’entraide et la jeunesse). http://www.abej-lille.com Mais il a quand même tué quelqu’un, et d’une façon moralement extrêmement choquante."

Le verdict, qui date de fin décembre 2007, n'a été appris qu'avec retard par les associations, et au terme d'un procès demeuré confidentiel. Les faits, eux, remontent au 23 juin 1999. A 1 heure du matin, Hervé Lahaye, un SDF handicapé mental d’une cinquantaine d’années, dort dans le métro lillois. Des agents d’une société de nettoyage le jettent dehors de force. Hervé Lahaye, aviné, revient s’adosser à la porte du métro fermé. Mais les agents ne veulent pas qu’il reste dormir là. L’un d’eux va chercher dans le camion de la société de l’alcali, un ammoniac puissant, et jette le composé chimique sur ou autour du clochard, sans qu’il soit vraiment possible de le préciser. «Il en a juste versé à proximité de Hervé Lahaye pour le faire fuir, certifie Hervé Corbanesi, l’avocat de l’agent. Mon client n’avait pas du tout la haine des clochards, il les aidait même parfois en leur offrant une cigarette.»

Toujours selon son avocat, «ce chef de service zélé et toujours très bien noté», âgé de 45 ans au moment des faits, aurait ressenti ce soir-là «le besoin impérieux de rendre la place nette. Or l’homme représentait un obstacle à son travail bien fait». Selon l’avocat, le SDF, «très alcoolisé», se serait endormi. Puis dans son sommeil, il se serait roulé dans la flaque du produit. Au petit matin, un Lillois découvre Hervé Lahaye mort, étouffé par les vapeurs du produit, la peau brûlée.

Une enquête est ouverte. Quelques mois plus tard, l’agent de nettoyage, qui ne s’était pas présenté à la police, est placé en détention provisoire, poursuivi pour homicide, puis libéré au bout d’un an. La juge d’instruction «égare» ensuite le dossier, selon certains, l’ «oublie» selon d’autres. Ne le reprend, en tout cas, que quelques années plus tard. Fin 2007, soit 9 ans après les faits, l’agent comparaît donc enfin devant la cour d’assises de Douai. «C’est un délai exceptionnel», admet Me Corbanesi.

Pour l’ABEJ, le fait qu’il n’y ait pas eu de famille, pas de proche, a bien évidemment joué: «Nous étions scandalisés par les faits. Nous attendions le procès. Mais nos statuts ne nous permettaient pas de nous porter partie civile. Et petit à petit, l’affaire est tombée dans l’oubli.» A tel point que quand le dossier est enfin instruit, la prescription de trois ans met à l’abri les trois autres agents initialement poursuivis pour non assistance à personne en danger et non dénonciation du crime. Convoqués à l’audience comme témoins, ces agents ont entendu l’avocat expliquer qu’ils «n’avaient jamais eu de formation sur la dangerosité de ces produits».

L’avocat général a lui estimé que l’agent de nettoyage était «un honnête homme qui avait eu un moment de faiblesse». En face, il n’y avait pas de partie civile. Pas de famille. Pas d’associations. Et donc pas de plaidoirie. Ce n’est qu’après coup que Patrick Pailleux et l’ABEJ ont appris le verdict de la cour d’assises de Douai. La peine de prison ferme couvre juste la durée de détention provisoire de l’époque. «Les faits avaient été requalifiés, explique Me Corbanesi. Mon client n’était plus poursuivi pour homicide mais pour coups volontaires avec arme ayant provoqué la mort sans intention de la donner. Mais c’est vrai qu’il était quasiment impossible de renvoyer mon client en prison près de dix ans après les faits ».

Ce jugement ne satisfait pas du tout Cécile Rocca de l’association Les morts de la rue. www.mortsdelarue.org/ « C’est à se demander ce que vaut la vie d’un SDF. Si elle a le même prix que celle de tout être humain ». Pour l’APEJ, qui ne comprend pas cette « justice inquiétante », l’histoire, passée inaperçue, « aurait dû faire au moins autant de bruit que la polémique autour du maire d’Argenteuil qui a voulu chasser des SDF avec du Malodor ». Patrick Pailleux souffle : « Un homme s’est servi d’un produit pour nettoyer une tâche. Comme si Hervé Lahaye, un être humain vulnérable, était une tâche dans notre société. »

06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

11.02.2008

Hommage à André, SDF, mort de froid dans le bois

Un rassemblement s'est déroulé en souvenir du sexagénaire en fauteuil roulant, qui est mort dans la nuit du 7 au 8 janvier dans l'indifférence.

09:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

Le jeune sans-abri est mort de faim et de froid

Dim. 10 02 08 - Nouveau coup dur du côté des sans-abri. Hier, le corps d'un homme de 22 ans était retrouvé à La Chapelle-sur-Erdre. Il a succombé à une hypothermie et à la malnutrition.
Dimanche dernier, Jean-Baptiste Verdon, 69 ans, est mort de froid près d'un supermarché nantais. Sans logis depuis de longues années, l'ancien ouvrier refusait de rejoindre les foyers d'hébergement d'urgence. Vendredi, nouveau drame sur le front des SDF de l'agglomération nantaise. Cette fois, c'est un tout jeune homme de 22 ans que les gendarmes ont découvert, mort, dans un buisson. Gwenaël Le Floch, conclut le premier examen de corps, est décédé des suites d'une hypothermie, aggravée par une malnutrition.

Nouvelle d'autant plus glaçante que la situation de la victime était connue de tous les intervenants possibles. Mairie, services sociaux, associations... et même des gendarmes et des policiers municipaux, qui se relayaient en période de froid pour lui rendre visite deux fois par jour, là où il stationnait. Gwenaël Le Floch refusait de s'éloigner des lieux où son père avait fini ses jours. Il dormait là, près du rond-point des Vignes de La Chapelle-sur-Erdre, dans un buisson. Selon plusieurs témoignages concordants, il refusait catégoriquement toute aide et tout secours. Gravement atteint de troubles psychiatriques, il avait déjà été hospitalisé d'office à deux reprises.

La sonnette d'alarme déjà tirée
Le drame met une nouvelle fois en lumière les carences en matière d'accueil des SDF. Certes, ni Jean-Baptiste Verdon ni Gwenaël Le Floch n'acceptaient les mains tendues. <strong>Un refus qui n'a rien d'étonnant, soulignent des travailleurs sociaux spécialistes de la question, puisque les structures ne sont pas adaptées à tous les cas. Et particulièrement pas à ceux qui souffrent de maladie mentale. « Que faire dans un foyer d'urgence avec la dame qui hurle dans la nuit ? Il y a de plus en plus de gens avec des problèmes psy à la rue. Aujourd'hui, faute de lits, on sort de plus en plus rapidement de l'hôpital psychiatrique. On les retrouve dans les hébergements d'urgence, dans le meilleur des cas. Et ça pourrit la vie de tous les acteurs de ce secteur. On est vraiment démuni. » Manque d'établissements spécialisés, manque de financement pour en créer...

Selon nos informations, le déficit de prise de charge de Gwenaël Le Floch avait pourtant été dénoncé par des associations d'aide aux sans-abri. La sonnette d'alarme avait été tirée à maintes reprises. Cette « chronique d'une mort annoncée », confie une source proche du dossier, a consterné tous ceux qui, au quotidien, avaient tenté d'aider le jeune homme.</strong>

Agnès CLERMONT. Ouest-France

06:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE, TRAVAILLEURS SOCIAUX | | |  Facebook

25.01.2008

Un SDF meurt de froid à Orléans

Un sans domicile fixe de 43 ans a été retrouvé mort hier jeudi matin à Orléans, il serait décédé des suites d'une hypothermie ... au pied de l'immeuble dont il avait été expulsé.

05:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

05.01.2008

Un SDF retrouvé mort

Un sans domicile fixe a été retrouvé mort dans la rue hier matin à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), vraisemblablement décédé de cause naturelle, a-t-on appris de source policière. Il a été "trouvé" entre 2 voitures !

04:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

21.12.2007

Hommage à l'inconnu mort cette nuit

Collectif Les Morts de la Rue « En accompagnant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants »
La rue a encore tué. Au bout d'une nuit glacée, les services de la Ville de Paris ont retrouvé ce matin un cadavre sur la plus belle place du monde. Mort symbolique ! Le Collectif Les morts de la rue, qui réunit un grand nombre d'associations s'occupant des personnes vivant ou ayant vécu à la rue, qui a recensé plus de 200 morts depuis un an en toutes saisons, met en garde l'opinion publique contre l'argument climatique. Nous ne sommes pas responsables de la cause immédiate, le froid. Et nous ne savons d'ailleurs rien de cet homme qui dormait sur une palette, sans couverture ni papiers sur lui. Mais une chose est sûre, il est mort dans la solitude et l'abandon. Les morts du froid ne représentent que la partie visible de l'iceberg.
A ce titre, cet inconnu fait partie de l'immense cortège des accidentés de la vie sociale qui sont, actuellement, dans notre société, et à plus ou moins long terme, en danger de mort par la perte du lien social. De cela, c'est-à-dire de leur logement et de leur accompagnement, dont on parle tant ces jours-ci, nous sommes responsables. Nous invitons donc tous les citoyens qui en ont conscience, à rendre hommage à cet inconnu qui, au delà de la mort, nous le rappelle.

Nous nous réunirons, à sa mémoire et déposerons des fleurs
Ce vendredi 21 décembre 2007
A 17 heures
A l'angle de la place de la Concorde et Cours de la Reine.

12:05 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

20.12.2007

UN SDF MORT SEUL ABANDONNÉ

PARIS (Reuters) - Un SDF a été retrouvé mort ce matin place de la Concorde à Paris, couché sur une palette en bois, apprend-on auprès de la préfecture de police. Il a été découvert vers 8h40 par des employés des parcs et jardins de la ville de Paris qui ont constaté qu'il n'avait pas de couverture en dépit du froid très vif de ces derniers jours.

Hommage associatif au SDF retrouvé mort

Le collectif "Les Morts de la rue", qui réunit plusieurs associations d'aide aux sans-abri, appelle à rendre hommage vendredi à 17 heures au sans-domicile fixe retrouvé mort jeudi matin place de la Concorde à Paris. Dans son communiqué, le collectif "met en garde l'opinion publique contre l'argument climatique. Nous ne sommes pas responsables de la cause immédiate, le froid. Et nous ne savons d'ailleurs rien de cet homme qui dormait sur une palette, sans couverture ni papiers sur lui. Mais une chose est sûre, il est mort dans la solitude et l'abandon. Les morts du froid ne représentent que la partie visible de l'iceberg." Le rassemblement est prévu à l'angle de la place et de l'avenue de la Reine.

19:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

SDF: plus de 200 morts en un an, lettre ouverte à Mme Boutin (association)

PARIS, 19 déc 2007 (AFP) - Plus de 200 personnes de la rue ont connu une "mort prématurée" en un an, affirme mercredi dans un communiqué le collectif "Les Morts de la Rue", qui dresse un "constat accablant" des "promesses non tenues" de l’Etat dans une lettre ouverte à Christine Boutin.
Le collectif dit être "indigné" par les affirmations de la ministre du Logement qui, attaquée par les associations sur la prise en charge des sans-abri, a estimé qu’il y avait "aujourd’hui la réponse" pour l’hébergement des sans-abri en urgence. "Nous sommes confrontés chaque jour à la mort prématurée des personnes de la rue que nous tentons d’aider (plus de 200 depuis un an) et cela nous donne envie d’hurler ! Tous ces morts trahissent la douleur atroce de la vie à la rue !", écrit le collectif. "La situation est insupportable pour tous. Prendre des années de retard, c’est accepter encore des centaines ou des milliers de morts", poursuit-il. Ces 200 morts, a précisé l’association à l’AFP, regroupe uniquement les personnes dont l’association a eu connaissance et ne représentent donc qu’"une très petite part de la réalité". "Il n’y a pas de statistiques autres que les nôtres concernant ces morts. Tout se passe comme si la société escamotait une réalité insupportable", déplore le collectif.

05:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE | | |  Facebook

Un SDF retrouvé mort dans la voiture où il dormait à Vanves

NANTERRE, 19 déc 2007 (AFP) - Un homme de 62 ans sans domicile, a été retrouvé mort mardi dans sa voiture, à l’intérieur d’un box automobile à Vanves (Hauts-de-Seine), a-t-on appris mercredi de sources policière et municipale, qui n’indiquaient pas de causes précises au décès. C'est son divorce qui l'a entraîné dans la rue...

05:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MORT DE LA RUE, SDF, SANS-DOMICILE | | |  Facebook

 
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