20.03.2012
Crime d'état impuni
Alors que la liste des morts de la rue s'allonge et que partout en France des hébergements ferment malgré la pénurie de places.
Le préfet de Paris, Daniel Canepa, a annoncé hier que les centres d’hébergement d’urgence (CHU) ne fermeraient pas tous en même temps, comme prévu, le 31 mars, fin de la « trêve hivernale ».
Nous ne sommes pas dupe sur cette décision très opportune qui ne concerne que la capitale et quelques hébergements...
• Liste des morts de la rue sur le site du Collectif des Morts de la Rue
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20.03.2010
Caen : Les chalets prêts à héberger des SDF en insertion
Les travaux sont terminés au 13, rue de La Cotonnière, à l'extrémité nord du quartier du Chemin-Vert. L'équipe est au complet : les premiers usagers seront accueillis dans un peu plus d'une semaine. Visite.
Nathalie Charles a « hâte que ça ouvre ». Cette assistante sociale de formation a travaillé auprès des sans-domicile fixe et des étrangers hébergés en centre d'accueil des demandeurs d'asile. Elle vient à peine de boucler sa mission en tant que coordinatrice du Schéma départemental d'accueil des gens du voyage. Là, au 13, rue de La Cotonnière, elle dirigera le « Village » à destination des sans-abri, sorte de passerelle entre la rue et le logement. « L'équipe sera au complet lundi : deux intervenants sociaux, une animatrice, cinq agents d'accueil et deux veilleurs de nuit. »
Un total de 50 places
Le chantier a duré sept mois. En entrant, on tombe sur un bâtiment collectif d'un étage. En plus des bureaux, le « centre d'urgence » compte 22 places dans 18 chambres au confort spartiate. Quatre s'adressent à des couples. Des salles d'eau sont prévues pour des personnes à mobilité réduite. « L'accueil démarrera le soir, à 17 h, jusqu'au matin, 9 h. Un repas, le soir, et le petit-déjeuner seront proposés. Les usagers auront la possibilité de réserver », indique Romain Marot, directeur d'Adoma, ex-Sonacotra, à la tête du projet.
Pour atteindre les chalets, il faut sortir du bâtiment. Derrière, le Village proprement dit, « centre de stabilisation », propose 28 places réparties dans 14 chalets mitoyens. Soit sept constructions faites pour durer. Quatre studios sont destinés aux personnes à mobilité réduite. Un chalet, divisé en deux T1 ou F1 bis, est aménagé pour deux couples. Tous les autres logements comportent deux chambres et un espace commun.
Toute personne sans logement, « capable de vivre en autonomie, en semi-collectivité et de s'inscrire dans un projet d'insertion », pourra s'y poser durant une période de trois mois renouvelable quatre fois. « On ne s'installe pas à vie ici. » Les demandes passeront par un service social, avant d'être évaluées en équipe ici. Une pré-liste est d'ores et déjà établie par le biais des services existants dédiés aux SDF : CAO, Cap'Horn, Trait d'union, Boussole... Pas question, après installation, de « leur sauter dessus dès le premier jour. Le contrat resigné tous les trois mois permettra de faire le point ».
Contre 1 € et 2 €
Hommes et femmes, sans enfant, y feront étape, « contre 1 € par jour pour ceux dont les ressources varient entre 400 et 700 € et 2 € au-delà ». Les chiens sont accueillis. Le site, qui paraît isolé, est desservi par la ligne n° 10 de bus. Un supermarché se trouve à proximité.
L'objectif numéro un du Village de la Cotonnière : « Que cette structure fonctionne de manière sereine » avec un réseau et un lien étroit avec les bailleurs sociaux, indispensables pour prendre le relais. « Nous déploierons tous les moyens nécessaires pour remettre les gens sur les rails. »
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25.02.2010
Toulouse : l'Armée du Salut, demande l'expulsion de 12 sans-abri
Pas de salut pour «SDF sans Frontières»
L'armée du Salut, lève une grande collecte nationale pour aider les personnes à la rue pour cette année 2010.
Pourtant à Toulouse, l'Armée du Salut, demande l'expulsion de 12 sans-abri occupant le 39 rue des 7 troubadours.
Jusqu'alors ce lieu servait de bureau et de logement au Major de l'Armée du Salut, mais surtout il était utilisé comme accueil de jour pour les sans abri du quartier et alentours.
Un collectif «les SDF sans frontières», trouvant ce local inoccupé, l'a investit le 8 janvier pour y mettre à l'abri 12 d'entre eux n'ayant pu obtenir de place d'hébergement par le biais du 115.
Depuis, les membres du collectif ont d'une part entreprit des démarches individuelles pour être relogés, d'autre part réfléchit à un projet collectif pour que ce local retrouve sa vocation première : un lieu d'accueil pour personnes à la rue.
Malheureusement, l'Armée du Salut ne l'entend pas de cette oreille. En réalité, cette dernière comptait réaliser une bonne opération financière en vendant ce bâtiment (situé en plein centre de Toulouse) à une société civile immobilière, qui, on s'en doute, y fera des logements de standing.
La vente s'est faite courant janvier mais elle n'est pour le moment pas réalisable, le logement ayant été vendu « libre de tout occupant ».
Qu'a cela ne tienne, l'Armée du Salut vient d'entamer une demande d'expulsion pour les « SDF sans frontières ».
Le procés aura lieu vendredi 26 février, au Tribunal d'Instance à 9 heures
Faisant fi de sa mission première : aider les personnes dans le besoin.
La priorité est de faire une bonne opération financière, qu'importe que l'Armée du Salut soit membre du Collectif National des Associations Unies qui refuse toute expulsion.
C'est pourquoi nous avons contacté les instances nationales de l'Armée du Salut, afin que cette vente et cette demande d'expulsion soient stoppées et qu'aucune des personnes qui occupent le lieu ne soient remis à la rue sans solution pérenne de relogement.
La réponse de son président est : « on expulse, le droit prime sur nos valeurs ». Le Président de l'Armée du Salut, de mauvaise foi, nous explique qu'ils ne sont plus propriétaire : Ah bon ?
Alors pourquoi demande t-elle l'expulsion ? Seul le propriétaire peut le faire.
Nous exigeons que le projet autogestionnaire des «SDF sans frontières» soit entendu et que l'Armée du Salut les accompagne pour les aider à ré-ouvrir au plus vite ce local pour les personnes sans abri.
Rendez-vous le 26 février à 9H au Tribunal
d'Instance (avenue Camille Pujol)
Non à la spéculation immobilière...
Non aux expulsions...
Un toit c'est la loi...!!
06:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29.01.2010
Grève historique pour les sans-abri
Par Laurent Burlet, Julie Lotz pour LYON CAPITALE
Depuis le début de l'hiver les professionnels de l’hébergement d’urgence dénoncent la non application de la loi sur le droit au logement. Aujourd'hui "c'en est trop", ils se sont mis en grève ce jeudi 28 janvier. Une première dans l'histoire de leur profession.
Ils ont mis leurs menaces à exécution. Ils ont fait une pétition, puis rencontré le préfet (lire article). A chaque fois les demandes sont les mêmes : la création de deux centres d’hébergement supplémentaires et le respect de la loi sur le droit au logement. Sans réponse, les travailleurs sociaux de l’urgence ont décidé de faire grève. Le Samu Social n’a pas circulé dans les rues et de nombreux centres d’hébergement ont fermé leur porte dans l’après-midi. Une première pour la profession.
Dès 14 heures, en provenance de toutes associations (Notre-Dame des-Sans-Abri, Régis, Entretemps, CAO,...), ils sont rassemblés dans la rue Dunoir en face de la préfecture de Lyon. 200 travailleurs environ, recouverts d'une couvertures de survie, affrontent le froid, aux côtés d’élus de gauche, de militants syndicaux, de citoyens mais aussi de sans-abri.
“J’ai 25 ans de métier, témoigne une travailleuse social de Villefranche. On a déjà fait grève pour nos conventions collectives. Mais c’est la première fois que nous descendons dans la rue pour le droit des personnes qu’on accueille”. Un autre manifestant prend la parole : "On pourrait continuer longtemps comme ça, à déplorer les difficiles possibilités de réinsertion, assister, impuissants, à l'affaiblissement physique et psychique des personnes que nous rencontrons, à en parler en réunion, à pleurer lors des enterrements. Sauf que c'en est trop".
"Qui sommes-nous pour choisir le destin d'humains ?"
"Il n'y a rien de plus dur, dans la vie d'un travailleur social, que de mettre quelqu'un dans la difficulté, et de ne pas pouvoir alléger le poids de son quotidien". Ce témoignage d'un travailleur du 115 est lu au micro. De nombreuses banderoles, chacune étant la marque de son institution, s’agitent dans la foule. Toutes revendiquent le respect du droit au logement tel que le stipule la loi de Mobilisation pour le Logement et de Lutte contre l'Exclusion (dite loi MOLLE). Son article 73 indique que : "toute personne sans abri [...] a accès [...] à un dispositif d'hébergement d'urgence" "et [peut] y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée".
Or, le manque de places dans les structures d’hébergement d’urgence est évident à Lyon.
Et les travailleurs sociaux ne sont pas satisfaits des mesures prises par le préfet à l’égalité des chances, en charge du dossier. Comme l'ouverture d'un nouveau centre à Monplaisir, qui a permis l'accueil de soixante personnes supplémentaires mais qui fermera à la fin de l’hiver. Ou son engagement, en décembre dernier, à payer des nuits d'hôtels à toutes les personnes sans logis.
Mais il y avait encore 72 personnes qui n’avaient pas trouvé de solutions d’hébergement lundi dernier malgré leur appel au 115. “C’est pour cela que nous demandons l’ouverture de deux centres d’hébergement d’une capacité de cent places, explique Maud Bigot du Samu Social. Il faut aussi davantage de coordination entre les associations et les services de l’Etat pour faire sortir les personnes des foyers vers du logement social”.
Fluidité du système d’hébergement d’urgence et renforcement des structures d’accueil, tel est le mot d’ordre de ces travailleurs sociaux. "Positionner une famille dans un foyer, aujourd'hui à Lyon, c'est en mettre une autre dehors, dans la rue. Qui sommes-nous pour choisir du destin d'humains ?", s’interroge un travailleur au micro. Dans la foule, des personnes qui se disent là "en temps que citoyens" scandent, aux côtés de quelques SDF : "Avoir un toit, c'est un droit". Bruno, SDF depuis 3 ans, déclare : "Je suis là aujourd'hui pour que toutes les personnes sans abri, surtout les familles avec des enfants, puissent trouver un toit pour être au chaud".
"Le mépris de la préfecture"
Aux côtés des travailleurs sociaux, des associations (Les Enfants de Don Quichotte, l’Alpil et la Fondation Abbé-Pierre) et des syndicats (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) sont engagés depuis plus d’un an sur le respect de la loi sur le droit au logement. Une délégation les représentant a été reçu à la préfecture. Une vingtaine de minutes. “Le préfet à l’égalité des chances Francis Vuibert en charge du dossier n’a pas souhaité nous recevoir, raconte Steve Hervé, professionnel de l’hébergement. On a transmis nos revendications à son directeur de cabinet mais qui n’est pas décisionnaire. C’est du mépris”.
Désormais ces travailleurs sociaux demandent à être reçu par le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, “garant de l’application de la loi sur l’ensemble du territoire”. En attendant, ils promettent d’accompagner les SDF à “faire valoir leurs droits devant les tribunaux”. Le Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits (CLRD) ainsi que les syndicats devraient se charger de rédiger ces recours.
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Les SDF et leurs amis devant la préfecture du Rhône
| Écrit par Gérald Bouchon POUR LYON PREMIERE INFO |
| Les professionnels de l'urgence sociale étaient en grève ce jeudi: 150 d'entre eux ont manifesté à Lyon, pour protester contre le manque de places d'hébergement d'urgence, qui les oblige à laisser des SDF à la rue, contrairement aux exigences de la loi Dalo. Cette première journée de grève, unique en France, pourrait être suivie d'autres mouvements si... les revendications ne sont pas entendues. Les professionnels de l'urgence sociale à lyon vont prendre contact avec des confrères dans d'autres villes pour lancer un mouvement national. Environ 150 personnes ont manifesté jeudi devant la préfecture du Rhône, sous la neige, drapés dans des couvertures de survie. Parmi eux, des salariés de plusieurs lieux d'accueil d'urgence et du 115, des personnes sans domiciles fixes et de simples citoyens, signataires d'une pétition lancée en décembre pour réclamer l'ouverture de deux nouveaux centres d'hébergement d'urgence dans le Rhône. Cette pétition a recueilli plus de 3.500 signatures. Les professionnels de l'urgence sociale veulent pouvoir assurer la continuité de l'hébergement, c'est à dire garder dans les centres d'urgence les personnes qui le souhaitent jusqu'à ce qu'on puisse leur proposer autre chose, comme l'exige la loi DALO. "Actuellement nous les renvoyons à la rue, par manque de place, ce qui les oblige à se battre chaque jour à nouveau pour obtenir une place"ont déploré les manifestants. Les grévistes, soutenus par plusieurs syndicats et les Enfants de Don Quichotte, ont dénoncé un manque cruel de places cet hiver, et le recours à des nuits d'hôtel, "réponse à court terme et très coûteuses". Selon eux, 30 à 120 personnes composent le 115 chaque nuit sans obtenir de solution. |
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23.01.2010
PAU : Emmaüs a rappelé que la misère est toujours là
PLACE CLEMENCEAU. Les Compagnons de Lescar se sont rassemblés hier afin de rappeler les engagements du fondateur d'Emmaüs, mort voici trois ans
C'est sans prévenir, mais en se faisant remarquer, que les compagnons d'Emmaüs se sont invités, hier matin, sur la place Clemenceau. « Parce que la misère ne prévient pas », lançait Germain, le responsable de la communauté de Lescar, la plus grande de France avec 130 compagnons affiliés.
Hier, pour rappeler le troisième anniversaire de la mort de l'abbé Pierre, beaucoup se sont réunis pour installer une tente, d'immenses phrases-slogans et diffuser des paroles du fondateur des communautés d'Emmaüs.
Lutter contre l'exclusion
Car si la misère ne prévient pas forcément, elle est toujours là. C'est aussi ce que voulait rappeler Germain, patron emblématique de la structure lescarienne, qui a tenté de faire venir le préfet et la maire sur la place, au moment de la distribution symbolique de la garbure populaire. Mais en vain.
« Si on s'est installés ainsi, c'est aussi pour rappeler que la misère persiste dans ce pays. Malgré le fameux RSA qui est, pour moi, une sorte de rente sans avenir. Nous avons de plus en plus de monde à la communauté, des SDF, beaucoup de jeunes. Ce ne sont pas des marginaux, mais des originaux. Et plus on avance, plus on se rend compte qu'il faut se réapproprier l'utopie de l'abbé Pierre, et inventer d'autres alternatives pour la lutte contre l'exclusion ». SOURCE SUD-OUEST
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13.11.2009
Le Collectif des mal-logés en colère "s'invite" chez Benoist Apparu
AFP - PARIS — Une centaine de membres du Collectif des mal-logés en colère "s'est invitée" vendredi à la mi-journée au secrétariat d'Etat au Logement, boulevard St Germain, pour demander un rendez-vous à Benoist Apparu, a-t-on appris de sources concordantes.
Le Collectif, coutumier d'occupations surprises, entendait surtout réagir à l'annonce, en début de semaine,par le secrétaire d'Etat du suivi de chaque sans-abri par un "référent". Il entendait aussi, et de façon plus générale, attirer l'attention sur les "millions de mal-logés" y compris les personnes qui ont été reconnues prioritaires au titre de la loi Dalo et qui sont toujours en attente de logement.
Dans un communiqué, le Collectif affirme notamment : "en quoi un référent personnel changerait-il quoi que ce soit ? L'immense majorité des mal-logés sont suivis par des travailleurs sociaux et cela ne change absolument rien à leur problème de logement car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM".
Le service de presse de M. Apparu a confirmé la présence du Collectif "dans l'enceinte" du secrétariat d'Etat. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet et une conseillère sociale. Promesse leur a été faite qu'une réunion sera prochainement organisée en préfecture "pour examiner les demandes individuelles".
M. Apparu s'est également engagé à recevoir une délégation du Collectif courant décembre.
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Strasbourg : le laboratoire de Benoist Apparu
Apparu secrétaire du logement s'est plié à la tradition de la communication hivernale sur les personnes privées de logement.
Deux jours après le silence est retombé sur toutes ces personnes totalement abandonnées de tous les politiques sans exception.
Pas un mot, pas même une petite polémique, sur ces âneries assassinent.
De ci, de là, des associations s'expriment, le mécontentement aimable ne ferait pas même frémir une aile de libellule... Mais à Strasbourg RIEN.
Pourquoi ce silence ?
À Strasbourg les projets d'hébergement retenus pour le plan froid 2009-2010, sont ceux qui vont à l'économie. Certaines associations embauchent des surveillants/veilleurs depuis 2 ans déjà.
Apparu envoie des jeunes en qualité de référent social pour encadrer des sans-abri, ce qui colle parfaitement à ces expériences strasbourgeoises, comme celle de gardiens de chaises, qui est, finalement plutôt bien passée l'hiver dernier.
Quand au programme de réinsertion, c'est clairement fini, puisque les rares travailleurs sociaux vont servir au mieux de caution sociale et de gratte papier. À Strasbourg le "bon projet" est celui qui propose 1 seul travailleur social pour 60 personnes.
Apparu met en place, des superviseurs qui auront un oeil de gestionnaire sur deux ou trois structures en même temps...
Les petites structures sont de plus en plus, bouffées par les plus grosses, ce qui "explique" que certaines n'hésitent pas à aller dans le pire, le pas cher.
Les fondations, comme la fondation Auteuil, raflent de plus en plus de marchés. Et justement Strasbourg accueille cette fondation depuis 2 ans déjà, et sa présidente est immédiatement devenue "professeur" à l'ESTES, sans que quiconque bronche ...
Quand aux hébergements, obligation de passer par les "partenaires sociaux"
Le 115 qui est saturé, débordé, est devenu incontournable. Si une personne qui appelle en urgence parce qu'elle est a la rue, n'est pas connue d'eux elle crève dehors.
Elle devra se faire enregistrer pour espérer un hébergement d'urgence, qui comme on le sait ne dure qu'une ou maximum 3 nuits.
Le premier arrivé sera le premier hébergé.
À ce sujet rien de changé, sinon que ce que nous dénonçons en vain, s'affiche sans complexe, après avoir été expérimenté à Strasbourg.
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01.11.2009
CE N'EST PAS LA TRÊVE HIVERNALE POUR TOUT LE MONDE
PAS DE TRÊVE POUR LA MORT DANS VOS RUES !
280 MORTS DE LA RUE RECENSÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE : morts de froid, morts de faim, morts de maladie, ...
Combien doivent mourir pour qu'enfin les personnes privées d'un hébergement ou d'un logement soient prises en compte ?
PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI S'INSTALLENT DANS DES MAISONS, DES BÂTIMENTS POURTANT ABANDONNÉS ;
PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI VIVENT EN CARAVANE ;
ET POUR CEUX QUI RENCONTRENT UNE DIFFICULTÉ (perte d'emploi, maladie, décès, divorce...) LA TRÊVE EST DE COURTE DURÉE.
Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés.
La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.
Qui somme nous ?
* 22 % des personnes privées de logement, sont des femmes ;
* 1 femme sans-abri sur 3 est accompagnée d'enfants ;
* 25 % des personnes sans-abri travaillent, en CDD, en intérim ou autre petit boulot, les emplois précaires dominent, et font augmenter le nombre de personnes jeunes sans-abri ;
Ce sont le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux à prix très modérés qui les maintiennent à la rue, et l'absence totale de solutions alternatives.
Pourtant, en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique. Un chiffre en augmentation de plus de 150% en dix ans.
En 2009 en France : 3,5 millions de mal logés, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s'acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont aujourd'hui en situation d'impayés.
Le pire est à venir : la crise financière mondiale et ses conséquences sur tous les secteurs, notamment l’immobilier, aggravent encore la situation.
La loi DALO : En juin, plus de 7.000 ménages pourtant désignés comme prioritaires pour un logement n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal.
Que font nos municipalités, nos départements, nos régions pour pallier au désengagement réel de l'État ?
Des solutions existent ...
"notre seul tort, est d'être pauvre"
08:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.09.2009
Collectif Morts de la rue : au moins 215 SDF décédés depuis début 2009
L'ALSACE - Au moins 215 SDF sont morts en France depuis le 1er janvier 2009, dont dix au cours de la semaine du 21 septembre, a annoncé aujourd'hui le collectif Morts de la rue.
«Nous avons appris, cette semaine, les décès de dix personnes SDF», a ajouté le collectif dans un communiqué.
«Depuis le début de l'année, nous avons appris 215 décès», a-t-il précisé, soulignant que cette liste n'était «pas exhaustive» : «Il s'agit de décès que nous apprenons souvent par hasard», a-t-il expliqué, en appelant les citoyens à lui faire parvenir tout décès qu'ils apprendraient.
Le collectif prévoit d'«honorer ces morts», et d'agir ainsi «aussi pour les vivants», lors d'un rassemblement le 25 novembre place du palais Royal à Paris.
Parmi les 215 SDF décédés depuis début 2009, le collectif rapporte le cas de Georghe, un Rom de 39 ans mort en février à l'hôpital, ou celui d'un homme de 72 ans non identifié décédé le 22 septembre à Annecy «à l'entrée d'un parking», après avoir vécu «plusieurs années à la rue».
En 2008, le collectif avait dénombré les décès d'au moins 337 SDF, soit près d'un par jour.
Il recense les décès des personnes effectivement mortes dans la rue, mais aussi des conséquences d'une vie «à la rue» : «Nous considérons qu'un SDF qui prend une chambre d'hôtel un soir et y décède meurt de la rue», a expliqué à l'AFP Cécile Rocca, coordinatrice du collectif.
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06.03.2009
La mort de 12 sans-abris
Depuis une semaine, nous avons appris la mort de 12 personnes SDF. Nous assurons leurs proches de notre soutien.
7 sont morts en 2009, portant à 43 le nombre de Morts de la rue appris depuis le début de l'année.
- A. 45 ans, est mort le 12 janvier 2009 à Paris. A. n'avait pas été pris en charge à sa sortie d'hôpital en décembre, faute de place.
- Bernard, 71 ans, est mort le 15 janvier 2009, à Paris 15. Bernard avait fait un séjour en communauté Emmaüs il y a quelques années.
- D. 46 ans, est mort le 18 janvier 2009 dans une camionnette, à Paris 14. Il n'a pas été pris en charge à la sortie d'hôpital en juin précédent
- O. 46 ans est mort le 25 janvier 2009 à Paris. O. était pris en charge en centre d'hébergement d'urgence, faute de lit d'infirmerie qu'aurait nécésssité nécessitait sa santé.
- Miroslaw, 42 ans, a été retrouvé le 27 février 2009, dans la chambre d'hôtel où une association le logeait, à Paris 20ème
- Un homme a été retrouvé longtemps après sa mort, le 2 mars 2009, dans une grotte aménagée à Aix en Provence
- Dee, une femme âgée, est morte le 13 février 2009 à l'hôpital de Nanterre. Dee "habitait" le trottoir non loin du carrefour des quatre chemins à Colombes
En 2008
Nous apprenons, longtemps après 5 décès en 2008, portant à 384 le nombre de décès appris cette année là, de:
- Michel, 55 ans, est mort en juin 2008 à l'hôpital, Paris 12ème, ses amis ont été présents.
- Nacerdin, 57 ans, est mort en juin 2008, à l'hôpital, Paris 12ème. Nacerdin était connu d'associations, sa famille n'a pas été retrouvée.
- Un homme non identifié a été retrouvé le 29 juillet 2008 à Sarguemines, en état de décomposition, nu, dans le jardin d'une maison squattée.
- Michel, 54 ans, est mort en octobre 2008 à l'hôpital, Paris 12 ème. Michel touchait l'allocation adulte hadicapé.
- Christian, 61 ans, est mort en octobre 2008 à l'hôpital, Paris 12ème. Christian touchait une retraite, vivait un contexte familial difficile, des associations l'accompagnaient
Nous apprenons ces décès souvent de manière fortuite, par voisinage. Les personnes mortes de la rue sont beaucoup plus nombreuses. Merci de nous faire savoir les décès que vous apprenez.
Nous apprenons d'autres disparitions, recherches, témoignages que nous ne pouvons vérifier et ne sont donc pas notées ici.
Vous pouvez retrouver les décès déjà appris en 2009, et en 2008 sur le site du Collectif Les Morts de la Rue
72 rue Orfila
75020 PARIS
01 42 45 08 01
06 82 86 28 94
mortsdelarue@free.fr
en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants
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23.02.2009
UN HOMME SANS DOMICILE EST MORT CETTE NUIT À STRASBOURG
CETTE NUIT VERS 1 HEURE DU MATIN LE FEU S'EST DÉCLARÉ DANS LA CAVE D'UN IMMEUBLE SITUÉ QUARTIER CRONENBOURG
LE CORPS D'UN HOMME ENTIÈREMENT CALCINÉ A ÉTÉ TROUVÉ ...
16:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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09.01.2009
Comptage hebdomadaire des SDF morts
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27.12.2007
Ce matin à Sète, un homme SDF a été retrouvé mort de froid
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