03.04.2011
la France est un des pays les plus riches
Contrairement à ce qu'on nous raconte, nous rabâche, tant à droite qu'à gauche, la France est un pays très riche qui héberge de nombreux milliardaires.
La richesse mondiale totale serait de 194 000 milliards de dollars en 2010, selon le rapport Global Wealth Databook (en anglais) du Crédit Suisse. Elle est répartie entre 4,4 milliards d’adultes, soit une moyenne de 43 800 dollars par individu.
Le dixième le plus riche de la population mondiale détient 83 % de la richesse. L’Amérique du Nord et l’Europe possèdent plus de 60 % de cette richesse. La France est l’un des pays qui compte le plus de millionnaires.
A l’opposé, la moitié des individus les plus pauvres ne détient que 1 % du patrimoine. Cela veut dire qu’un grand nombre d’habitants de la planète ne possèdent quasiment rien...
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| Tags : précarité, patrimoine, crédit suisse, pauvreté, observatoire des inégalités |
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22.01.2009
Conditions de détention : les autorités en charge des services pénitentiaires à l’abri des poursuites
Source / auteur : Observatoire international des prisons
La Section française de l’Observatoire international des prisons (OIP) déplore vivement la solution retenue ce jour par la Cour de cassation dans l’affaire Donat, aux termes de laquelle sont déclarées inapplicables à l’hébergement des personnes détenues les garanties apportées à la protection de la dignité humaine par le législateur. Dans le silence de la loi, l’arrêt dégage un régime d’exception en ce qui concerne la prise en charge matérielle des individus privés de liberté par décision de justice
Ce faisant, le juge judiciaire met les autorités responsables des services pénitentiaires à l’abri de toute poursuite à raison de l’état indigne, voire insalubre, des cellules dans lesquelles croupissent une majorité de détenus en maisons d’arrêt. Selon un document interne du ministère de la Justice de juillet 2007, « la majorité de ce patrimoine [pénitentiaire] est ancien (54 % des bâtiments ont été construits avant 1920) et n’est plus conforme aux normes d’hygiène et de sécurité obligatoires pour l’hébergement des personnes écrouées [...] un établissement sur deux est antérieur à 1920 ; certains datent du 13è siècle ; vingt-cinq établissements sont identifiés comme devant fermer au plus vite ».
L’OIP considère que si la situation très dégradée des établissements pénitentiaires met en jeu la responsabilité collective de la société française, il incombait aux juridictions nationales de veiller à la prééminence du droit en prison, en s’assurant notamment que n’étaient pas pénalement répréhensibles la décision prise par les autorités publiques de ne pas prendre les mesures immédiates nécessaires à la protection de la dignité des détenus, alors qu’elles étaient dûment informées de leur sort indigne. L’association estime que l’immunité juridictionnelle ainsi consacrée dans une affaire mettant en cause de possibles traitements inhumains et dégradants place notre droit en violation du droit international. Aussi, elle appuiera dans les prochains jours des actions devant la Cour européenne tendant à la condamnation de la France pour violation du droit d’accès au juge et de l’obligation positive d’identifier et de punir les auteurs de traitements inhumains ou dégradants.
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| Tags : observatoire des inégalités, logement social, immobilier, jeunes ménages, classes moyennes |
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17.01.2009
Les conditions de logement des jeunes adultes
Observatoire des inégalités
29 % des jeunes déclarent occuper un logement trop petit, autant ont du mal à chauffer leur habitation faute de moyens...
Peu de jeunes de 18 à 29 ans déclarent vivre dans des logements qui ne disposent pas des éléments de base du confort sanitaire. La plupart sont équipés de douches, baignoires et WC. Seuls 0,4 % ne disposent pas d’eau courante, 0,1 % n’ont pas d’installations sanitaires (douche, petite ou grande baignoire).
En revanche, 29 % des jeunes déclarent occuper un logement trop petit, autant ont du mal à chauffer leur habitation faute de moyens, et 17 % ont des retards de paiement. Tous les jeunes sont concernés, mais à l’intérieur de la jeunesse, les écarts sont grands : 29 % des ménages appartenant au quart le plus modeste ont des retards de paiement, contre 5 % des plus aisés, 36 % des premiers disposent d’un logement trop petit, contre 20 % des seconds.
On n’observe ici que des fractions très larges de la population. Le quart le plus modeste rassemble des jeunes ménages en grande difficulté, contraints à vivre en squat ou de se faire héberger temporairement par des amis, ainsi que des jeunes de milieux modestes, mais qui disposent d’un logement plus durable. Le quart le plus aisé rassemble des classes moyennes mais aussi des jeunes qui vivent dans des logements de standing, parfois financés par les parents.
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12.02.2008
"La chasse aux 'assistés' est-elle déclarée ?", par Dominique Perrin (Challenges)
LES associations de lutte contre le chômage (AC!, Apeis, MNCP) ainsi que le Dal (Droit au logement) commencent à se mobiliser contre un décret passé sans tambour ni trompette. Ce décret du 28 janvier, publié au Journal officiel le 30, permet désormais aux agents de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) de vérifier le train de vie des allocataires du RMI ou autres minima sociaux lors des contrôles à domicile. Après une conférence de presse organisée le 5 février au "Ministère de la crise du logement", rue de la Banque à Paris, les associations de lutte contre le chômage devaient se réunir, lundi 11 février au soir, pour accroître leur mobilisation et réfléchir à des actions en justice.
Le texte en lui-même ne va pas révolutionner l’attribution du RMI (1,255 million d'allocataires), de l’allocation de parent isolé (API) ou autres prestations, car les contrôles poussés sont rares: 320.000 par an. Et le responsable de la mission de lutte contre la fraude à la Cnaf, Daniel Buchet, constate: "les cas de fraudes sont très rares: quelques dizaines ou une centaine par an". Soit, selon lui, 35,1 millions d’euros de fraude par an sur 60 milliards d’euros de budget (0,05%). Des chiffres dérisoires par rapport aux 30 milliards d’euros, montant total de la fraude estimé par son nouveau pourfendeur: Eric Woerth, ministre du Budget.
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Mais ce décret a une lourde signification politique. Directeur de l’Observatoire des inégalités, Louis Maurin proteste: "on renverse la charge de la responsabilité de la pauvreté. On signifie aux pauvres: ‘la société en a fait assez, c’est à vous de vous prendre en main’. C’est un discours qui date des années 1980 avec l’arrivée de Reagan aux Etats-Unis". Pourtant la société en fait de moins en moins pour les bénéficiaires de prestations sociales. Les chiffres le prouvent, la solidarité envers ceux qui se retrouvent soudain dans le besoin ne semble plus être une priorité en France. La chasse à l’assistanat est-elle ouverte? La revalorisation des minima sociaux au début d’année a été bien maigre: 1,6% pour le RMI et 1% pour les prestations familiales, alors que l’inflation a atteint 2,6% en 2007. En 2008, c’est clair, les plus pauvres verront leur maigre pouvoir d’achat faiblir. Et comparé aux salaires des Français, le montant du RMI ne se porte guère mieux. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le RMI valait 34,9% du revenu médian lors de sa création en 1990. Il n’en vaut plus que 30% aujourd’hui. Henri Sterdyniak, de l’OFCE, note qu’il s’agit d’une politique de long terme et s’interroge : "la baisse tendancielle du niveau des prestations est-elle le choix caché de la politique sociale française depuis 1984? Pourquoi ce choix n’est-il pas assumé et discuté démocratiquement?".
Députée PS en Haute-Garonne et rapporteuse du groupe socialiste sur le projet de loi de fusion ANPE-Unedic, Monique Ibora s’énerve : "ce décret est un scandale. Avec son concept de politique de civilisation, Nicolas Sarkozy endort les gens et agit de façon très primaire en détricotant les protections sociales". D’après elle, ses références multiples à la gauche lui servent de caution pour pratiquer une politique libérale. Et la fusion ANPE-Unedic participe de cette même politique de "précarisation généralisée". Louis Maurin rapproche lui "l’esprit" du décret de la volonté de contrôler davantage les chômeurs. Le 3 janvier, le président de la République Nicolas Sarkozy a en effet souhaité durcir la loi Borloo de 2004 en demandant un "calendrier" pour la mise en place de "sanctions" à l’encontre des demandeurs d’emploi qui refuseraient "deux offres acceptables".
Contacté par Challenges, Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, défend le gouvernement et le décret: "la fraude est inhérente à tous les systèmes de redistribution, ce qui ne veut pas dire que nous devons la tolérer s’agissant du RMI". Mais ajoute cependant: "nous devons sortir de la vision caricaturale du Rmiste fraudeur". Pour lui il n’y a guère de différence entre une personne bénéficiant indûment du RMI et un cadre supérieur fraudant le fisc. Ça va mieux en le précisant.
par Dominique Perrin, journaliste à Challenges, lundi 11 février.
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* La CSG rapporte plus que prévu à la Sécu
* L'arrêté du 28 janvier 2008
06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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